Alger

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Utilisés comme leurre par des mendiants

Des enfants soumis à l’esclavage 

Accidents de la circulation

L’hécatombe se poursuit

Logements

Des projets pour Alger

 

 27/01/07

 

 Utilisés comme leurre par des mendiants

Des enfants soumis à l’esclavage 

La situation d’extrême précarité à laquelle sont confrontés des citoyens les pousse à avoir recours à la mendicité pour tenter de survivre.

Il est devenu courant, dans les centres urbains en particulier, de rencontrer ces très nombreux spectacles de mendiants, le plus souvent des femmes, accompagnés de bébés ou de jeunes enfants, dont le rôle est apparemment de susciter la pitié et la compassion des passants et les amener, ainsi, à donner quelques pièces de monnaie.

Si dans certains cas, la situation d’extrême précarité à laquelle sont confrontés des citoyens, cela les pousse à avoir recours à la mendicité pour tenter de survivre, il n’en reste pas moins que pour d’autres, la mendicité est une activité pratiquée comme n’importe quel autre métier. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à exploiter des enfants pour attendrir le cœur des passants. L’usage avilissant qu’ils font de jeunes enfants pour parvenir à cette fin ne pourrait toutefois être accepté.

Dans la plupart des cas, lorsqu’on observe attentivement ces scènes malheureuses, on découvre que les petits sont comme tenus en laisse pour les empêcher de s’éloigner, un tant soit peu, de la personne qui les utilise en guise de leurre. Sur une partie de la passerelle, particulièrement fréquentée menant de l’Agha à la station de Tafourah envahie, chaque jour, par de nombreux mendiants vient, de temps à autre, s’installer un couple sollicitant la charité qu’accompagne, chaque fois, un gamin étroitement emmailloté exposé, bien en évidence, sur le haut des escaliers comme une sorte de petite momie, dont seul le visage inexpressif est apparent. A environ deux kilomètres de là, sur une autre passerelle, celle enjambant l’avenue de l’ALN, à partir du Hamma vient, aussi, chaque jour s’installer une mendiante accompagnée de petits, dont on observe que certains d’entre eux ont normalement l’âge d’être scolarisés et auquel il est défendu de s’éloigner. 

Dans divers endroits de la capitale, particulièrement ceux où sont observés les plus importants flux de passants, de même qu’à proximité immédiate des grandes stations d’autobus, il est courant de voir des mendiants serrant étroitement dans leurs bras des bébés n’ayant pas dépassé une année d’âge ou bien être entourés d’une marmaille d’enfants qu’ils mettent, parfois, à contribution pour aller, directement, solliciter une obole. Quand on observe que dans certains cas, ces tout petits ont sensiblement le même âge, on se prend à penser à ces personnes, qui ont fait de la mendicité une sorte de profession rémunératrice et qui pour augmenter d’autant leurs gains, font en sorte de louer auprès de parents indignes, de petits membres de leur famille pour leur servir dans leurs activités. Il s’agit là d’un phénomène criminel avéré, dont de nombreux médias ont eu, à diverses reprises, à en faire état et à dénoncer. 

Concernant l’exploitation de jeunes enfants, il faut relever qu’il existe dans les alentours d’Alger, un véritable réseau, une sorte de clan, dont l’essentiel des activités est consacré à la mendicité. De bon matin, qu’il pleuve ou qu’il vente, ses membres, des femmes et de toutes jeunes filles, envahissent les rues principales et des quartiers de la ville pour faire la récolte de piécettes ou de vêtement qu’elles s’entêtent à quémander auprès des âmes charitables. La réalité oblige à dire que cette situation, comme toutes les pratiques citées plus haut, ne sont rien moins qu’une forme avilissante d’esclavage qui ne dit pas son nom et qui attend toujours d’être éradiquée. Elle est d’autant plus déshonorante que l’Algérie a été, avec 191 autres Etats, signataire de la Convention internationale des droits de l’homme et celle des droits de l’enfant, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Entre autres dispositions relatives à la protection de l’enfant contre les formes d’exploitation sexuelle et l’usage de drogues et de psychotropes, cette convention invite dans son article 32, les Etats à reconnaître ses droits à être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques «ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social».

Il est clair que les jeunes enfants qui sont forcés à se livrer à des activités dommageables à leur santé et à leurs intérêts, d’une manière générale, n’ont certainement pas conscience d’être exploités. Et même s’ils prenaient conscience de leur état, comment pourraient-ils pouvoir se

défendre ? C’est aux pouvoirs publics qui ont tout le loisir de pouvoir observer, dans la rue, les nombreuses scènes d’exploitation de certaines franges de la population juvénile de faire en sorte qu’elles prennent, définitivement, fin.

Pour pouvoir prêter assistance à cette dernière, lorsqu’elle est confrontée à l’exploitation et à la brutalité de ceux qui sont sensés en avoir la charge, il devrait être possible aux citoyens de pouvoir disposer d’un numéro vert leur permettant de signaler les situations de détresse et d’atteinte que cette frange extrêmement fragile de la population sont, parfois, obligées de subir en toute résignation.        

Ahmed Mahieddine

 

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Accidents de la circulation

L’hécatombe se poursuit

Les routes de la capitale continuent de tuer à un rythme inquiétant. Dans un bilan rendu public il y a quelques jours, par la Gendarmerie nationale, le nombre de victimes enregistrées pendant l’année 2006 a connu une hausse par rapport à l’année 2005. Ainsi, si en 2005, le nombre de décès survenus sur les routes de la capitale était de 149 morts, il sera de 162 durant l’année passée. Ce qui signifie que 13 nouvelles victimes ont été enregistrées. Ce même corps de sécurité a relevé, par ailleurs, une baisse de 224 personnes dans le nombre de blessés. Ainsi, il a été question de 1 809 blessés durant l’année 2006, contre 2 033 pendant l’année qui l’a précédé. Mais il n’empêche, que les chiffres demeurent toujours horrifiants et les routes font toujours le malheur de milliers de familles algériennes. Malgré le déploiement des éléments de la Gendarmerie nationale et l’intransigeance montrée par cette dernière dans le traitement des affaires liées à la circulation routière, force est de constater que le facteur humain est la première cause des accidents. L’excès de vitesse, le non-respect de la distance de sécurité, les dépassements dangereux ainsi que la conduite en état d’ivresse ont été, d’après ce même bilan, les premiers facteurs ayant conduit à ces accidents. Cependant, et grâce aux amendements apportés au code de la route, ainsi que les campagnes de sensibilisation, de prévention et de répression adoptées ces derniers mois, une baisse considérable a été enregistrée dans le nombre d’accidents. A ce titre, on a recensé  112 accidents de moins durant l’année 2006, comparativement à l’année qui l’a précédée. Le nombre d’infractions enregistrés est à son tour en nette hausse. C’est le constat établi  suite aux opérations de contrôle effectuées par la Gendarmerie nationale au niveau de la capitale. Ainsi, 13 826 retraits de permis de conduire ont été opérés en 2006, contre 6 523 retraits, seulement, a été constaté durant l’année 2005. Cela explique, à plus d’un titre, le pourquoi d’un code de la route plus coercitif   auquel ont eu recours les autorités pour faire face aux accidents de la circulation qui causent des milliards de dinars de perte au trésor public chaque année.

Aomar Fekrache

 

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Logements

Des projets pour Alger

Les représentants des quelques promoteurs immobiliers qui ont participé aux journées d’informations organisées, trois jours durant (du lundi au mercredi derniers), par le P/APC de la commune de Belouizdad M. Boudouhane, au centre culturel Lakhdar Rabah ont fait état de projets que leurs sociétés comptent réaliser au niveau d’Alger.

En effet, les promoteurs immobiliers qui étaient présents au centre culturel de Belouizdad ont tenu à informer, par le truchement de leurs représentants, de leurs projets, lesquels sont achevés, en cours d’achèvement ou seront lancés incessamment.

L’agence nationale d’amélioration et de développement du logement (AADL) lancera, ultérieurement, d’après ses représentants, un projet de construction de 2 000 logements sociaux participatifs (LSP), dans la commune de Rouiba. Quant aux autres projets, déjà entrepris, les représentants de cette agence ont affirmé que certains projets sont arrivés à terme, alors que d’autres sont toujours en cours de réalisation. Pour ce qui est de ceux qui ont été conduits à terme, la représentante de l’AADL a évoqué les 527 logements d’El Achour, lesquels ont été parachevés en 2002 ainsi que ceux de Ouled Fayet 1. En ce qui concerne ceux du site Ouled Fayet 2, nos interlocuteurs ont souligné que cette tranche sera, bientôt finie et livrée. S’agissant des logements qui sont toujours en chantier, les représentants de ce promoteur immobilier ont cité, à titre d’exemple, les 580 logements de Bachedjarah, pour lesquels il y a lieu de signaler que seul quelques immeubles sont actuellement achevés.

Les représentants de l’OPGI de la commune de Dar El Baïda ont fait savoir à leur tour qu’un projet de construction de 2 500 logements (LSP) sera lancé dans le cadre du quinquennat. «Actuellement, cette perspective est en pleine étude», ont-il souligné. Dans cette optique, le chargé de communication de l’OPGI de Dar El Beida a été plus précis. Il a déclaré que ces logements seront répartis sur le territoire de cinq communes. Ce représentant a précisé, par ailleurs, que la péréquation de ces logements sera effectuée au niveau des communes de Souidania (800 logements), Cherarba (500 logements), Aïn El Benian (300 logements), Sidi Moussa (200 logements), Birtouta (700 logements). D’autre part, notre interlocuteur a indiqué qu’un autre projet de construction de quelque 126 logements sociaux participatifs est déjà lancé et que les listes des acquéreurs sont élaborées.

Quant à l’OPGI d’Hussein Dey, celui-ci assure la promotion de 4 716 logements sociaux participatifs, envisagés sur le territoire de la capitale. Ces derniers sont répartis sur les communes de Draria (1 690), Rouïba (250), Chéraga (1 555), Sidi M’hamed (24), Hydra (190), El Harrach (367), Kouba (80) et 60 logements à Bab El oued.                            

 Salah Harirèche

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