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Utilisés comme leurre par des mendiants
Des enfants
soumis à l’esclavage
La situation
d’extrême précarité à laquelle sont confrontés des citoyens les
pousse à avoir recours à la mendicité pour tenter de survivre.
Il est devenu
courant, dans les centres urbains en particulier, de rencontrer ces
très nombreux spectacles de mendiants, le plus souvent des femmes,
accompagnés de bébés ou de jeunes enfants, dont le rôle est
apparemment de susciter la pitié et la compassion des passants et
les amener, ainsi, à donner quelques pièces de monnaie.
Si dans certains
cas, la situation d’extrême précarité à laquelle sont confrontés des
citoyens, cela les pousse à avoir recours à la mendicité pour tenter
de survivre, il n’en reste pas moins que pour d’autres, la mendicité
est une activité pratiquée comme n’importe quel autre métier. Pour
ce faire, ils n’hésitent pas à exploiter des enfants pour attendrir
le cœur des passants. L’usage avilissant qu’ils font de jeunes
enfants pour parvenir à cette fin ne pourrait toutefois être
accepté.
Dans la plupart
des cas, lorsqu’on observe attentivement ces scènes malheureuses, on
découvre que les petits sont comme tenus en laisse pour les empêcher
de s’éloigner, un tant soit peu, de la personne qui les utilise en
guise de leurre. Sur une partie de la passerelle, particulièrement
fréquentée menant de l’Agha à la station de Tafourah envahie, chaque
jour, par de nombreux mendiants vient, de temps à autre, s’installer
un couple sollicitant la charité qu’accompagne, chaque fois, un
gamin étroitement emmailloté exposé, bien en évidence, sur le haut
des escaliers comme une sorte de petite momie, dont seul le visage
inexpressif est apparent. A environ deux kilomètres de là, sur une
autre passerelle, celle enjambant l’avenue de l’ALN, à partir du
Hamma vient, aussi, chaque jour s’installer une mendiante
accompagnée de petits, dont on observe que certains d’entre eux ont
normalement l’âge d’être scolarisés et auquel il est défendu de
s’éloigner.
Dans divers
endroits de la capitale, particulièrement ceux où sont observés les
plus importants flux de passants, de même qu’à proximité immédiate
des grandes stations d’autobus, il est courant de voir des mendiants
serrant étroitement dans leurs bras des bébés n’ayant pas dépassé
une année d’âge ou bien être entourés d’une marmaille d’enfants
qu’ils mettent, parfois, à contribution pour aller, directement,
solliciter une obole. Quand on observe que dans certains cas, ces
tout petits ont sensiblement le même âge, on se prend à penser à ces
personnes, qui ont fait de la mendicité une sorte de profession
rémunératrice et qui pour augmenter d’autant leurs gains, font en
sorte de louer auprès de parents indignes, de petits membres de leur
famille pour leur servir dans leurs activités. Il s’agit là d’un
phénomène criminel avéré, dont de nombreux médias ont eu, à diverses
reprises, à en faire état et à dénoncer.
Concernant
l’exploitation de jeunes enfants, il faut relever qu’il existe dans
les alentours d’Alger, un véritable réseau, une sorte de clan, dont
l’essentiel des activités est consacré à la mendicité. De bon matin,
qu’il pleuve ou qu’il vente, ses membres, des femmes et de toutes
jeunes filles, envahissent les rues principales et des quartiers de
la ville pour faire la récolte de piécettes ou de vêtement qu’elles
s’entêtent à quémander auprès des âmes charitables. La réalité
oblige à dire que cette situation, comme toutes les pratiques citées
plus haut, ne sont rien moins qu’une forme avilissante d’esclavage
qui ne dit pas son nom et qui attend toujours d’être éradiquée. Elle
est d’autant plus déshonorante que l’Algérie a été, avec 191 autres
Etats, signataire de la Convention internationale des droits de
l’homme et celle des droits de l’enfant, adoptée par les Nations
Unies le 20 novembre 1989. Entre autres dispositions relatives à la
protection de l’enfant contre les formes d’exploitation sexuelle et
l’usage de drogues et de psychotropes, cette convention invite dans
son article 32, les Etats à reconnaître ses droits à être protégé
contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun
travail comportant des risques «ou susceptible de compromettre son
éducation ou de nuire à son développement physique, mental,
spirituel, moral ou social».
Il est clair que
les jeunes enfants qui sont forcés à se livrer à des activités
dommageables à leur santé et à leurs intérêts, d’une manière
générale, n’ont certainement pas conscience d’être exploités. Et
même s’ils prenaient conscience de leur état, comment pourraient-ils
pouvoir se
défendre ? C’est
aux pouvoirs publics qui ont tout le loisir de pouvoir observer,
dans la rue, les nombreuses scènes d’exploitation de certaines
franges de la population juvénile de faire en sorte qu’elles
prennent, définitivement, fin.
Pour pouvoir
prêter assistance à cette dernière, lorsqu’elle est confrontée à
l’exploitation et à la brutalité de ceux qui sont sensés en avoir la
charge, il devrait être possible aux citoyens de pouvoir disposer
d’un numéro vert leur permettant de signaler les situations de
détresse et d’atteinte que cette frange extrêmement fragile de la
population sont, parfois, obligées de subir en toute résignation.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Accidents de la circulation
L’hécatombe se
poursuit
Les routes de la
capitale continuent de tuer à un rythme inquiétant. Dans un bilan
rendu public il y a quelques jours, par la Gendarmerie nationale, le
nombre de victimes enregistrées pendant l’année 2006 a connu une
hausse par rapport à l’année 2005. Ainsi, si en 2005, le nombre de
décès survenus sur les routes de la capitale était de 149 morts, il
sera de 162 durant l’année passée. Ce qui signifie que 13 nouvelles
victimes ont été enregistrées. Ce même corps de sécurité a relevé,
par ailleurs, une baisse de 224 personnes dans le nombre de blessés.
Ainsi, il a été question de 1 809 blessés durant l’année 2006,
contre 2 033 pendant l’année qui l’a précédé. Mais il n’empêche, que
les chiffres demeurent toujours horrifiants et les routes font
toujours le malheur de milliers de familles algériennes. Malgré le
déploiement des éléments de la Gendarmerie nationale et
l’intransigeance montrée par cette dernière dans le traitement des
affaires liées à la circulation routière, force est de constater que
le facteur humain est la première cause des accidents. L’excès de
vitesse, le non-respect de la distance de sécurité, les dépassements
dangereux ainsi que la conduite en état d’ivresse ont été, d’après
ce même bilan, les premiers facteurs ayant conduit à ces accidents.
Cependant, et grâce aux amendements apportés au code de la route,
ainsi que les campagnes de sensibilisation, de prévention et de
répression adoptées ces derniers mois, une baisse considérable a été
enregistrée dans le nombre d’accidents. A ce titre, on a recensé
112 accidents de moins durant l’année 2006, comparativement à
l’année qui l’a précédée. Le nombre d’infractions enregistrés est à
son tour en nette hausse. C’est le constat établi suite aux
opérations de contrôle effectuées par la Gendarmerie nationale au
niveau de la capitale. Ainsi, 13 826 retraits de permis de conduire
ont été opérés en 2006, contre 6 523 retraits, seulement, a été
constaté durant l’année 2005. Cela explique, à plus d’un titre, le
pourquoi d’un code de la route plus coercitif auquel ont eu
recours les autorités pour faire face aux accidents de la
circulation qui causent des milliards de dinars de perte au trésor
public chaque année.
Aomar Fekrache
Haut
Logements
Des projets
pour Alger
Les représentants
des quelques promoteurs immobiliers qui ont participé aux journées
d’informations organisées, trois jours durant (du lundi au mercredi
derniers), par le P/APC de la commune de Belouizdad M. Boudouhane,
au centre culturel Lakhdar Rabah ont fait état de projets que leurs
sociétés comptent réaliser au niveau d’Alger.
En effet, les
promoteurs immobiliers qui étaient présents au centre culturel de
Belouizdad ont tenu à informer, par le truchement de leurs
représentants, de leurs projets, lesquels sont achevés, en cours
d’achèvement ou seront lancés incessamment.
L’agence nationale
d’amélioration et de développement du logement (AADL) lancera,
ultérieurement, d’après ses représentants, un projet de construction
de 2 000 logements sociaux participatifs (LSP), dans la commune de
Rouiba. Quant aux autres projets, déjà entrepris, les représentants
de cette agence ont affirmé que certains projets sont arrivés à
terme, alors que d’autres sont toujours en cours de réalisation.
Pour ce qui est de ceux qui ont été conduits à terme, la
représentante de l’AADL a évoqué les 527 logements d’El Achour,
lesquels ont été parachevés en 2002 ainsi que ceux de Ouled Fayet 1.
En ce qui concerne ceux du site Ouled Fayet 2, nos interlocuteurs
ont souligné que cette tranche sera, bientôt finie et livrée.
S’agissant des logements qui sont toujours en chantier, les
représentants de ce promoteur immobilier ont cité, à titre
d’exemple, les 580 logements de Bachedjarah, pour lesquels il y a
lieu de signaler que seul quelques immeubles sont actuellement
achevés.
Les représentants
de l’OPGI de la commune de Dar El Baïda ont fait savoir à leur tour
qu’un projet de construction de 2 500 logements (LSP) sera lancé
dans le cadre du quinquennat. «Actuellement, cette perspective est
en pleine étude», ont-il souligné. Dans cette optique, le chargé de
communication de l’OPGI de Dar El Beida a été plus précis. Il a
déclaré que ces logements seront répartis sur le territoire de cinq
communes. Ce représentant a précisé, par ailleurs, que la
péréquation de ces logements sera effectuée au niveau des communes
de Souidania (800 logements), Cherarba (500 logements), Aïn El
Benian (300 logements), Sidi Moussa (200 logements), Birtouta (700
logements). D’autre part, notre interlocuteur a indiqué qu’un autre
projet de construction de quelque 126 logements sociaux
participatifs est déjà lancé et que les listes des acquéreurs sont
élaborées.
Quant à l’OPGI
d’Hussein Dey, celui-ci assure la promotion de 4 716 logements
sociaux participatifs, envisagés sur le territoire de la capitale.
Ces derniers sont répartis sur les communes de Draria (1 690),
Rouïba (250), Chéraga (1 555), Sidi M’hamed (24), Hydra (190), El
Harrach (367), Kouba (80) et 60 logements à Bab El
oued.
Salah
Harirèche
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