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Représentation théâtrale au TNA
Le Dernier
conteur ou le dilemme d’une époque
Ecrite par le
dramaturge marocain Abdelkrim Berchid et mise en scène par le
Tunisien Mounji Benbrahim, la pièce théâtrale «El Hakawati El Akhir»
(le Dernier conteur) a été présentée au TNA Mohieddine Bachtarzi
lors de cinq soirées consécutives.
Servie par un
décor scénographique de Zerrouki Boukhari et une musique du non
moins connu Noubli Fadel Noubli, l’œuvre dramaturgique «El Hakawati
El Akhir», qui étrenne le programme théâtral dans le cadre de la
manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007», a été
présentée cinq soirées successives (du lundi dernier à hier) devant
un public clairsemé, – excepté lors de la générale. Vingt et un
comédiens ont foulé les tréteaux pour camper les rôles d’une
histoire empruntée du patrimoine populaire maghrébin, constituant
une intrigue autour de personnages clé de la mémoire collective qui
reconvoque les couleurs d’un temps révolu. Dans un espace scénique
structuré, le scénographe s’est pleinement investi dans cette œuvre
pour installer dans l’œil du spectateur, une lecture visuelle,
dépouillée de tout décorum codifié. L’œuvre théâtrale nous livre une
succession d’images sous-jacentes dans la place du souk public, un
réceptacle important qu’occupait, jadis, «El-Hakaouati» avec ses
récits insolites et haletants. Le conteur qu’imprègne le comédien
Abdelhalim Zeribie, dont la faconde nous rappelle le «goual» des
hommes de théâtres algériens, dont Abdelkader Alloula et
Abderrahmane Kaki, égrène à perte de salive les non-dits d’une
époque ou le dilemme est omniprésent.
Egrenant dans une
atmosphère gaie les contes, l’auteur Berchid nous invite à une
ultime virée dans la place à travers la «réincarnation» de son
«Dernier conteur» en prise avec un monde que supplantent les
machines, le béton, etc. Musicien, sage populaire, guide
touristique, écrivain public… constituent les protagonistes qui font
partie d’un autre monde. Ceux-là mêmes qui, désormais, se voient
astreints à composer avec la donne d’une ère nouvelle, non sans
affronter les enjeux de la mondialisation.
Hacène K.
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Danse folklorique palestinienne
La troupe Debka
enchante le public médéen
La troupe
palestinienne de danse folklorique «Debka», s’est produite mercredi
soir, à Médéa, à l’occasion de la manifestation «Alger, capitale de
la culture arabe», où elle a exécuté plusieurs danses qui reflètent
la réalité du peuple palestinien sous l’occupation israélienne,
faisant vibrer le nombreux public de Médéa. La troupe de danse,
baptisée également Ibdaâ, a présenté un spectacle très rythmé et
fort émouvant, exécuté par une vingtaine de jeunes danseurs et
danseuses, issus du camp de réfugiés de Aïcha, dans la ville de Beit
Lahm, en Cisjordanie (Palestine). Les spectacles reflètent, selon
M. Khaled Saïri,
directeur de la troupe, la «souffrance qu’endure le peuple
palestinien depuis plusieurs décades, en particulier les réfugiés et
les expatriés, mais expriment également ce désir de liberté et
d’indépendance auquel il reste profondément attaché, à travers sa
lutte quotidienne contre l’occupant», a-t-il indiqué. «Testament»,
«Geôle», et «Camp», sont les titres des représentations offertes au
public, accompagnées de danse et de musique folklorique
palestiniennes. Celles-ci résument un siècle de «souffrance,
d’humiliation, de deuil et d’errance, à travers une approche
poétique et artistique porteuse d’un message d’espoir et de paix».
Le «Testament», traduit le «lien profond» entre le citoyen
palestinien et sa terre natale, et son désir de se réapproprier les
biens spoliés par les colons israéliens. Les conditions de détention
de milliers de prisonniers palestiniens sont parfaitement illustrés
dans «Geôle», qui met en exergue les pratiques humiliantes et
arbitraires de l’occupant israélien. Le «Camp», troisième tableau
présenté, lors de cette soirée, se veut une plaidoirie pour le droit
au retour des millions d’expatriés, condamnés à l’errance et à
l’exil permanent. Le spectacle n’omettra pas de rappeler une autre
vérité, l’espoir que nourrit chaque citoyen palestinien de
recouvrer, un jour, son indépendance et sa liberté.
R. C.
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«Indigènes» nominé aux Oscars
Le standard de
Tessalit production explose
Le téléphone de
Tessalit production n’arrête pas de sonner ! Et pour cause : Le film
Indigènes, de Rachid Bouchareb, a été nominé mardi dernier pour
l’Oscar 2007 du meilleur film étranger. «Nous sommes émus et
extrêmement contents ! Je pense que Rachid Bouchareb est heureux car
il s’est tant investi», explique la secrétaire de la boîte, Mme
Diane. Notre discussion a été plusieurs fois interrompue, il fallait
bien répondre aux nombreux appels téléphoniques! «Le réalisateur, le
producteur et même les acteurs ne sont pas là aujourd’hui, ils sont
trop sollicités depuis, essayez de rappeler plus tard»,
ajoute-t-elle. Depuis sa sortie, en septembre 2006, Indigènes
enchaîne les succès. L’année dernière, il a obtenu, au Festival de
Cannes, le prix collectif d’interprétation masculine. Le film réunit
talent, histoire et émotion, il dénonce l’injustice faite aux
soldats venus des colonies et rend hommage au rôle actif qu’ils ont
joué dans la libération de la France, lors de la Seconde Guerre
mondiale. Tourné au Maroc et en France, il suit les pas de Saïd (Jamel
Debbouze), Abdelkader (Sami Bouajila), Messaoud (Roshdy Zem) et
Yassir (Samy Naceri) de jeunes «Nord-Africains» qui, en 1943,
s’engagent dans l’armée française pour libérer la «mère patrie» de
l’ennemi nazi. Peu évoqué dans les manuels scolaires, l’engagement
de ces 130 000 tirailleurs, goumiers et tabors algériens, marocains
et tunisiens sera déterminant pour le succès de la campagne d’Italie
et la victoire des Alliés. Pour l’oscar du meilleur film étranger,
qui se déroulera le 25 février à Los Angeles, il représentera
l’Algérie, le réalisateur en a décidé ainsi. Un film n’a pas de
nationalité mais il prend celle de son réalisateur, et Rachid
Bouchareb, qui a la double nationalité, lui a donné la sienne, celle
qu’il a choisie. Lors de la conférence de presse qu’il avait animée
en Algérie, en 2006, suite à la sortie de son film, il avait évité
tout débat sur ce sujet, il a voulu éviter toute prise de position
politique. «Je voulais montrer la réalité qu’avaient vécue ces
tirailleurs et qui a longtemps été occultée. Pourquoi vouloir donner
au film une nationalité ? «Il n’a ni l’une, ni l’autre», avait-il
répondu, gêné, à une question d’une journaliste qui souhaitait
savoir si Indigènes était un film algérien ou français. Ni l’une ni
l’autre mais peut- être les deux à la fois. Un tel choix a pourtant
suscité des remous, l’on se demande comment il n’a pas choisi la
France qui l’a financé à 90 % ou le Maroc ? Une nouvelle fois,
Bouchareb, par ses idées, déclenche la polémique autour des
questions pertinentes, qui incitent à la réflexion.
Irane Belkhedim
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Galerie Arts en liberté
Présentation du
«Dictionnaire des artistes algériens»
Le chercheur
Mansour Abrous a présenté jeudi dernier, à la galerie Arts en
liberté, son dernier ouvrage intitulé «Dictionnaire des artistes
algériens (1917-2006)», paru chez les éditions l’Harmattan. Cet
ouvrage de 242 pages qui plaide la restitution de l’art algérien, à
travers lequel figurent 1 700 biographies
(1 324
plasticiens, 118 spécialistes de l’art musulman, 151 designers et
112 photographes) et quatre-vingt-dix années de production
artistique (1917-2006). «L’Algérie est froissée, ses porteurs de
lumière, ses artistes essaient de la dresser au soleil, face à la
lumière. Et dans cet effort, aujourd’hui, ils savent qu’ils ne sont
pas nombreux», est-il écrit dans le synopsis. S’il fallait fixer une
parole, ce serait bien la seule d’ailleurs, en direction de notre
jeunesse gorgée de désespoir, note l’auteur, soulignant qu’«en
Algérie, il y a urgence à l’utopie». Diplômé de psychologie
(Université de Paris-Nanterre) et d’esthétique (Université Paris
Sorbonne), Mansour Abrous a enseigné à l’Ecole supérieure des
beaux-arts d’Alger. Il est directeur de la culture de la ville de
Créteil (France). Aussi, il est l’auteur des ouvrages, à savoir «Les
Artistes algériens Dictionnaire biographique 1917-1999» (Casbah éd.,
Alger 2002), «Contribution à l’histoire du mouvement étudiant
algérien : 1962-1982» (éd. L’Harmattan, Paris 2002) et «l’Annuaire
des arts en Algérie 1962-20»02» (Alger 2004).
H. K.
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