Culture

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Représentation théâtrale au TNA

Le Dernier conteur ou le dilemme d’une époque

Danse folklorique palestinienne

La troupe Debka enchante le public médéen

«Indigènes» nominé aux Oscars

Le standard de Tessalit production explose

Galerie Arts en liberté

Présentation du «Dictionnaire des artistes algériens»

 

 27/01/07

 

 Représentation théâtrale au TNA

Le Dernier conteur ou le dilemme d’une époque

Ecrite par le dramaturge marocain Abdelkrim Berchid et mise en scène par le Tunisien Mounji Benbrahim, la pièce théâtrale «El Hakawati El Akhir» (le Dernier conteur) a été présentée au TNA Mohieddine Bachtarzi lors de cinq soirées consécutives.

Servie par un décor scénographique de Zerrouki Boukhari et une musique du non moins connu Noubli Fadel Noubli, l’œuvre dramaturgique «El Hakawati El Akhir», qui étrenne le programme théâtral dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007», a été présentée cinq soirées successives (du lundi dernier à hier) devant un public clairsemé, – excepté lors de la générale. Vingt et un comédiens ont foulé les tréteaux pour camper les rôles d’une histoire empruntée du patrimoine populaire maghrébin, constituant une intrigue autour de personnages clé de la mémoire collective qui reconvoque les couleurs d’un temps révolu. Dans un espace scénique structuré, le scénographe s’est pleinement investi dans cette œuvre pour installer dans l’œil du spectateur, une lecture visuelle, dépouillée de tout décorum codifié. L’œuvre théâtrale nous livre une succession d’images sous-jacentes dans la place du souk public, un réceptacle important qu’occupait, jadis, «El-Hakaouati» avec ses récits insolites et haletants. Le conteur qu’imprègne le comédien Abdelhalim Zeribie, dont la faconde nous rappelle le «goual» des hommes de théâtres algériens, dont Abdelkader Alloula et Abderrahmane Kaki, égrène à perte de salive les non-dits d’une époque ou le dilemme est omniprésent.

Egrenant dans une atmosphère gaie les contes, l’auteur Berchid nous invite à une ultime virée dans la place à travers la «réincarnation» de son «Dernier conteur» en prise avec un monde que supplantent les machines, le béton, etc. Musicien, sage populaire, guide touristique, écrivain public… constituent les protagonistes qui font partie d’un autre monde. Ceux-là mêmes qui, désormais, se voient astreints à composer avec la donne d’une ère nouvelle, non sans affronter les enjeux de la mondialisation.            

Hacène K.

 

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Danse folklorique palestinienne

La troupe Debka enchante le public médéen

La troupe palestinienne de danse folklorique «Debka», s’est produite mercredi soir, à Médéa, à l’occasion de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe», où elle a exécuté plusieurs danses qui  reflètent la réalité du peuple palestinien sous l’occupation israélienne, faisant vibrer le nombreux public de Médéa. La troupe de danse, baptisée également Ibdaâ, a présenté un spectacle très rythmé et fort émouvant, exécuté par une vingtaine de jeunes danseurs et danseuses, issus du camp de réfugiés de Aïcha, dans la ville de Beit Lahm, en Cisjordanie (Palestine). Les spectacles reflètent, selon

M. Khaled Saïri, directeur de la troupe, la «souffrance qu’endure le peuple palestinien depuis plusieurs décades, en particulier les réfugiés et les expatriés, mais expriment également ce désir de liberté et d’indépendance auquel il reste profondément attaché, à travers sa lutte quotidienne contre l’occupant», a-t-il indiqué. «Testament», «Geôle», et «Camp», sont les titres des représentations offertes au public, accompagnées de danse et de musique folklorique palestiniennes. Celles-ci résument un siècle de «souffrance, d’humiliation, de deuil et d’errance, à travers une approche poétique et artistique porteuse d’un message d’espoir et de paix». Le «Testament», traduit le «lien profond» entre le citoyen palestinien et sa terre natale, et son désir de se réapproprier les biens spoliés par les colons israéliens. Les conditions de détention de milliers de prisonniers palestiniens sont parfaitement illustrés dans «Geôle», qui met en exergue les pratiques humiliantes et arbitraires de l’occupant israélien. Le «Camp», troisième tableau présenté, lors de cette soirée, se veut une plaidoirie pour le droit au retour des millions d’expatriés, condamnés à l’errance et à l’exil permanent. Le spectacle n’omettra pas de rappeler une autre vérité, l’espoir que nourrit chaque citoyen palestinien de recouvrer, un jour, son indépendance et sa liberté.           

R. C.

 

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«Indigènes» nominé aux Oscars

Le standard de Tessalit production explose

Le téléphone de Tessalit production n’arrête pas de sonner ! Et pour cause : Le film Indigènes, de Rachid Bouchareb, a été nominé mardi dernier pour l’Oscar 2007 du meilleur film étranger. «Nous sommes émus et extrêmement contents ! Je pense que Rachid Bouchareb est heureux car il s’est tant investi», explique la secrétaire de la boîte, Mme Diane. Notre discussion a été plusieurs fois interrompue, il fallait bien répondre aux nombreux appels téléphoniques! «Le réalisateur, le producteur et même les acteurs ne sont pas là aujourd’hui, ils sont trop sollicités depuis, essayez de rappeler plus tard», ajoute-t-elle.  Depuis sa sortie, en septembre 2006, Indigènes enchaîne les succès. L’année dernière, il a obtenu, au Festival de Cannes, le prix collectif d’interprétation masculine. Le film réunit talent, histoire et émotion, il dénonce l’injustice faite aux soldats venus des colonies et rend hommage au rôle actif qu’ils ont joué dans la libération de la France, lors de la Seconde Guerre mondiale. Tourné au Maroc et en France, il  suit les pas de Saïd (Jamel Debbouze), Abdelkader (Sami Bouajila), Messaoud (Roshdy Zem) et Yassir (Samy Naceri) de jeunes «Nord-Africains» qui, en 1943, s’engagent dans l’armée française pour libérer la «mère patrie» de l’ennemi nazi. Peu évoqué dans les manuels scolaires, l’engagement de ces 130 000 tirailleurs, goumiers et tabors algériens, marocains et tunisiens sera déterminant pour le succès de la campagne d’Italie et la victoire des Alliés. Pour l’oscar du meilleur film étranger, qui se déroulera le 25 février à Los Angeles, il représentera l’Algérie, le réalisateur en a décidé ainsi. Un film n’a pas de nationalité mais il prend celle de son réalisateur, et Rachid Bouchareb, qui a la double nationalité, lui a donné la sienne, celle qu’il a choisie. Lors de la conférence de presse qu’il avait animée en Algérie, en 2006, suite à la sortie de son film, il avait évité tout débat sur ce sujet, il a voulu éviter toute prise de position politique. «Je voulais montrer la réalité qu’avaient vécue ces tirailleurs et qui a longtemps été occultée. Pourquoi vouloir donner au film une nationalité ? «Il n’a ni l’une, ni l’autre», avait-il répondu, gêné, à une question d’une journaliste qui souhaitait savoir si Indigènes était un film algérien ou français. Ni l’une ni l’autre mais peut- être les deux à la fois. Un tel choix a pourtant suscité des remous, l’on se demande comment il n’a pas choisi la France qui l’a financé à 90 % ou le Maroc ? Une nouvelle fois, Bouchareb, par ses idées, déclenche la polémique autour des questions pertinentes, qui incitent à la réflexion.

Irane Belkhedim

 

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Galerie Arts en liberté

Présentation du «Dictionnaire des artistes algériens»

Le chercheur Mansour Abrous a présenté jeudi dernier, à la galerie Arts en liberté, son dernier ouvrage intitulé «Dictionnaire des artistes algériens (1917-2006)», paru chez les éditions l’Harmattan. Cet ouvrage de 242 pages qui plaide la restitution de l’art algérien, à travers lequel figurent 1 700 biographies

(1 324 plasticiens, 118 spécialistes de l’art musulman, 151 designers et 112 photographes) et quatre-vingt-dix années de production artistique (1917-2006). «L’Algérie est froissée, ses porteurs de lumière, ses artistes essaient de la dresser au soleil, face à la lumière. Et dans cet effort, aujourd’hui, ils savent qu’ils ne sont pas nombreux», est-il écrit dans le synopsis. S’il fallait fixer une parole, ce serait bien la seule d’ailleurs, en direction de notre jeunesse gorgée de désespoir, note l’auteur, soulignant qu’«en Algérie, il y a urgence à l’utopie». Diplômé de psychologie (Université de Paris-Nanterre) et d’esthétique (Université Paris Sorbonne), Mansour Abrous a enseigné à l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger. Il est directeur de la culture de la ville de Créteil (France). Aussi, il est l’auteur des ouvrages, à savoir «Les Artistes algériens Dictionnaire biographique 1917-1999» (Casbah éd., Alger 2002), «Contribution à l’histoire du mouvement étudiant algérien : 1962-1982» (éd. L’Harmattan, Paris 2002) et «l’Annuaire des arts en Algérie 1962-20»02» (Alger 2004).

H. K.

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