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LA UNE Reléguant les questions politiques et organiques au second plan, le procès Khalifa a pesé hier sur la rencontre du SG du RND avec les journalistes qui ont fait à leur manière le procès de l’ancien Premier ministre. Le décor y a étroitement contribué. Debout, il s’est prêté en toute franchise au jeu des questions-réponses.

27/01/07

 

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Enquête

Drogue en milieu scolaire

Un phénomène qui prend de l’ampleur

Nos écoles sont-elles envahies par la drogue ? A quel point nos écoliers s’adonnent-ils à la toxicomanie ?

L’association des parents d’élèves de la wilaya d’Alger minimise, la Forem dramatise et le ministère de l’Education nationale est inscrit aux abonnés absents. Qu’en est-il en réalité ? Sur cette question cruciale, les avis des uns et des autres diffèrent.

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Lors d’une réunion avec les coordinateurs

de wilaya

Ouyahia : «L’affaire Khalifa n’est pas  politique»

Reléguant les questions politiques et organiques au second plan, le procès Khalifa a pesé hier sur la rencontre du SG du RND avec les journalistes qui ont fait à leur manière le procès de l’ancien Premier ministre. Le décor y a étroitement contribué. Debout, il s’est prêté en toute franchise au jeu des questions-réponses......Lire

ghjghj

 Les Titres

 

Affaire Khalifa Bank Après d’autres responsables des Finances

Medelci témoignera ce matin

 

L’affaire BCIA jugée dès aujourd’hui

Un procès pour un autre P-DG en fuite

 

Drogue en milieu scolaire

Un phénomène qui prend de l’ampleur

 

Utilisés comme leurre par des mendiants

Des enfants soumis à l’esclavage 

 

UEFA

Michel Platini élu président

 Le Trait d'Abi

 Divers

 

 Construction maghrébine

La zone de libre-échange piétine

Comment accroître le niveau des échanges communs qui n’est pas plus de 3%, quand toutes les conditions manquent ?

Les ministres maghrébins du Commerce ont plaidé jeudi  à Tunis pour une consolidation du processus de construction de l’édifice maghrébin, par un renforcement de l’intégration économique régionale «progressive» dans le respect des intérêts mutuels. Réunis dans le cadre de la 8e session du Conseil ministériel maghrébin chargé du commerce, les représentants des cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie) ont passé en revue les résultats des travaux des experts portant sur des objectifs de création d’une zone de libre- échange, de création d’une communauté économique maghrébine, d’une coordination des politiques commerciales et douanières et d’une mise en place d’un cadre juridique approprié susceptible de permettre la levée progressive des contraintes gênant actuellement les échanges commerciaux. Les participants ont également étudié les mécanismes visant à harmoniser les politiques commerciales des Cinq dans le cadre de l’espace euro-méditerranéen, notamment avec la création d’une zone de libre-échange à l’horizon 2010, et des négociations commerciales multilatérales en cours à l’Organisation mondiale du commerce. Cela dit, ce processus, notamment pour ce qui a trait à la zone de libre-échange reste tributaire de beaucoup de facteurs. Les ministres maghrébins ont souligné, dans ce contexte, le «rôle important» attendu du secteur privé, considéré comme le «moteur» de cette dynamique économique, et ont salué la création d’une Union maghrébine des hommes d’affaires, dont l’annonce devra se faire, a-t-on affirmé, le 17 février prochain à Marrakech (Maroc), en marge de la célébration du 18e anniversaire de la création de l’UMA. Les ministres du Commerce des pays de l’UMA ont reconnu que le volume actuel des échanges économiques et commerciaux inter-maghrébins sont «très faibles» et représentent moins de 3% du volume global de leurs échanges extérieurs et restent «en-deçà des ambitions des pays maghrébins».A titre comparatif, ont été évoqués les taux de 60% réalisés dans les échanges commerciaux pour les pays de l’Union Européenne, 56% pour les pays d’Amérique du Nord, 23% pour les pays du Sud-Est asiatique (ASEAN) et de 15% pour les pays d’Amérique du Sud (Mercosur). Les participants ont, en outre, appelé à la poursuite de la concertation dans le but de parachever le processus de construction maghrébine et de «mettre en place le cadre juridique approprié pour la création d’un espace économique maghrébin intégré, selon une approche globale qui tienne compte des spécificités économiques et commerciales de chaque pays». Un groupement économique, animé par des opérateurs, industriels et commerçants, des secteurs privé et public, sur lequel sont portés de grands espoirs et qui devrait permettre, «par l’unification des approches et la défense des intérêts mutuels, d’affronter la compétition des autres groupements économiques et de faire face aux défis de la mondialisation», a indiqué le ministre du Commerce, El Hachemi Djâaboub. Le ministre a salué la création prochaine de l’Union maghrébine des hommes d’affaires et a souhaité qu’«elle serve de cadre de rencontre entre hommes d’affaires et de la finance, pour concrétiser des projets économiques et qu’elle constitue une force de proposition pour les décideurs afin de lever toute entrave aux rouages de la machine économique». Les travaux de cette session se sont déroulés en présence du secrétaire général de l’UMA, Habib Benyahia. La précédente session du Conseil ministériel maghrébin chargé du commerce s’était tenue à Alger en 2001.

Amine B.

 

 L’affaire BCIA jugée dès aujourd’hui

Un procès pour un autre P-DG en fuite

La justice est actuellement en train d’égrener un chapelet d’affaires liées à des scandales financiers et celui de la Banque commerciale et industrielle d’Algérie, dont l’agrément a été retiré en 2003 – le seul procès aux relents d’«argent pourri» à être jugé hors de Blida et Chéraga –, doit s’ouvrir aujourd’hui, après moult reports, à Oran. L’affaire, éclatée au grand jour en mai 2003, portant sur un détournement évalué par les experts à plus de 1 300 milliards de centimes, devait être jugée le

6 novembre 2006. Ce jour-là, 57 personnes étaient citées à comparaître pour dilapidation et complicité, dont 37 étaient en détention provisoire et 11 en fuite, dont Ahmed Kherroubi, Président fondateur du groupe et deux autres qui étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Entre-temps, l’Hexagone a décidé d’en extrader un, plusieurs mois après son arrestation par Interpol, en l’occurrence A.F.B., ex-directeur général de BCIA.

La salle d’audience était pleine à craquer et ne pouvait même plus contenir tout ce monde, constitué aussi d’une centaine d’avocats, de parents des mis en cause ainsi que des journalistes. Le procureur général près la cour d’Oran, Belkacem Zeghmati, avait même déclaré alors à l’APS que les accusés encouraient «jusqu’à 10 ans de prison ferme». Hélas, cette affaire qui a tenu les gens en haleine pendant des années a été reportée à une date ultérieure, «pour exiguïté des lieux», à la demande des avocats de la défense et même de la partie civile, en l’occurence la BEA, qui jugeaient les conditions non réunies, quittant la petite salle d’audience en guise de protestation.

L’autre fait à noter est que le procès intervenait au moment où Ahmed Kherroubi, le président fondateur de la banque privée, déclarait à travers une lettre remise à différentes rédactions par son avocat que «le parquet d’Oran a violé la procédure», demandant «une commission d’enquête parlementaire indépendante». Il avait accusé le parquet d’Oran d’avoir censuré la Cour suprême en soutenant que «des fonctionnaires liés à l’affairisme veulent, par institutions judiciaires interposées, détruire la vie d’un homme qui n’a rien à se reprocher».

Mais les précisions apportées par

M. Kharroubi n’étaient pas passées sous silence. Les réactions ne s’étaient en effet pas faites attendre, certains économistes ayant cru «déceler des contre-vérités qui enfoncent plus qu’elles ne défendent cette institution bancaire privée». Un cadre de la BEA ira jusqu’à mettre au défi la direction de la BCIA de prouver que les «traites avalisées» étaient «établies sur la base de solides garanties apportées par les clients», estimant que «l’affaire de la Sotrapla, autour de laquelle la BCIA veut bâtir sa défense, n’est, en fait, que la partie visible de l’iceberg». «La loi a même été bafouée dès le départ», dira la même source, évoquant ce que l’on appelle dans le jargon financier «les capitaux appelés», soutenant que certains associés n’ont pas tenu la promesse de verser leur quote-part dans le capital social de la Sarl ou de l’Eurl, au moment de la capitalisation de l’entreprise. La banque devait ensuite s’acquitter de cette obligation en puisant dans les dépôts des clients.

Toujours est-il, le procès de la BCIA aura lieu enfin aujourd’hui. C’est ce qu’a déclaré le Procureur général près la cour de justice d’Oran, Belkacem Zeghmati, lors d’une conférence tenue mardi dernier, en soulignant que deux salles d’audience sont envisagées pour ce faire, sans préciser l’emplacement de la seconde salle. Il expliquera que «le choix sera fait en concertation avec le bâtonnat d’Oran» pour réunir le cadre adéquat au bon déroulement du procès. Le magistrat a précisé encore que sur les 57 mis en cause (d’ex-fonctionnaires de la BCIA et de la BEA ainsi que des commerçants), quatre comparaîtront en qualité de témoins, ces derniers ayant introduit un pourvoi en cassation auprès de la Cour suprême. Les débats, eux, seront dirigés par le même président de la dernière audience et en présence du même représentant du ministère public désigné par le parquet général, soulignera par ailleurs le procureur général qui estimera que «plusieurs jours seront nécessaires à l’examen de ce dossier». Pour rappel, l’affaire en question, qui volerait le temps d’une journée la vedette à la grosse affaire Khalifa, a éclaté en mai 2003 suite de la plainte de la direction régionale de la BEA, ce qui a valu à la BCIA un retrait d’agrément et une liquidation judiciaire.

E. Ikram

 

 Les réfugiés sahraouis menacés par la famine

Le PAM et le HCR enquêtent sur le terrain

Au lieu des aides alimentaires sollicitées par le Croissant-Rouge sahraoui pour palier à la situation critique des réfugiés dans les camps de Tindouf, c’est une  délégation mixte du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et du Programme alimentaire mondial (PAM), qui a été dépêchée dans les camps depuis jeudi, avec pour mission de faire l’évaluation de la famine qui y sévit depuis le dernier trimestre 2006.

Comme le rapporte l’agence de presse sahraouie (SPS), Cette mission de 12 jours intervient suite à la suspension de l’aide humanitaire internationale pilotée par les organismes spécialisés de l’ONU et financée par les pays donateurs. Les membres de la délégation auront donc à constater de visu et à faire  le point sur

«la terrible situation alimentaire et les conditions nutritionnelles dans les camps de réfugiés».

Le dérapage de la situation est lié, rappelle t-on, à la «récente interruption de l’approvisionnement alimentaire». 

Le CRS ne cesse, depuis octobre 2006, de tirer la sonnette d’alarme et de sensibiliser la communauté internationale sur le sort de plus de 165 000 réfugiés.

«L’Etat d’urgence est décrété dans les camps depuis le mois de janvier, vu que la population n’a reçu en ce mois de janvier, seulement1 kg de riz, 1 kg de pâtes et 2 boîtes de thon par personne». Le CRS, comme le rapporte l’agence de presse sahraouie, a déclaré que «les denrées alimentaires de base, telles que la farine, l’huile, le sucre et les légumes secs n’ont pas été distribués». L’impact de la rupture des aides alimentaires reste des plus néfastes sur la santé des milliers de réfugiés souffrant de malnutrition. 

«Le taux d’anémie a considérablement augmenté chez les femmes, les enfants et les vieillards du camps», avait éploré le CRS dans son message de SOS. Il est à signaler par ailleurs qu’une aide européenne de 10 millions d’euros avait été promise aux réfugiés sahraouis en octobre 2006, mais que l’acheminement des aides devait transiter par le PAM. Ce dernier avait dépêché novembre  dernier une délégation devant constater l’urgence de la situation dans les camps et trancher définitivement sur le nombre exact de réfugiés à aider.

Habiba Ghrib

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Nabil  Benali

Quelle

stratégie ?

La légèreté et surtout la confusion avec lesquelles le gouvernement gère le dossier de la stratégie industrielle sont inquiétantes à plus d’un titre. Tout semble se dérouler comme si le problème tourne autour de quelques correctifs de ce qui a été entrepris par le passé dans l’industrie nationale. On nous présente aussi l’affaire comme s’il était juste question de choisir entre ouverture du capital, partenariat ou simple dissolution à opérer au cas par cas dans le secteur public, ou encore qu’il faille opter pour un investissement massif dans certaines filières au détriment d’autres où la réussite serait moins probable. Pour dire vrai, le discours tout en généralités développé jusque-là cache très mal le tâtonnement auquel se livre le gouvernement qui ne s’en sort plus avec un dossier dont la finalisation est renvoyée de conseil en conseil, visiblement à la recherche d’une synthèse impossible entre protection et ouverture tous azimuts. Le PT et l’UGTA ont eu tout leur temps pour affûter leurs armes et exiger l’annulation des opérations de cession, le retour au Plan en lieu et place d’un ministère de la Participation et, avec des mots différents, le départ du ministre-économiste. Mais tout cela n’est, en fait, qu’un débat sur la privatisation et non pas sur la stratégie industrielle. En faisant fixation sur une intervention limitée de l’Etat ou non, axée sur le sauvetage ou l’abandon à leur sort de ses usines, les opposants à l’option ultralibérale ne font pas mieux que tomber dans le piège tendu par le gouvernement, lequel ne semble pas du tout avoir conscience de l’importance de ce qu’il promet. Car on continue à évoquer la stratégie industrielle exactement comme on parlait de la mise à niveau et de la restructuration dans les années 1990. Le non-dit, c’est que dans un pays sous-développé, une stratégie industrielle constitue la seule voie du développement, l’unique moyen d’une évolution pas seulement économique, mais aussi sociale et culturelle qui doit nécessairement détruire les structures sociales existantes et reconstruire d’autres, plus modernes, dans le sillage d’une transformation généralisée impulsée par l’Etat. L’Exécutif de Belkhadem serait plutôt en train de commettre une belle erreur en réduisant à un simple dossier ce qui, dans d’autres pays, constitue le cœur et les reins de la politique économique. Dans le cas de l’Algérie, le fait est encore plus vérifiable que l’effort de développement national a cessé dès le déclin de l’industrie. Il y a donc un grand risque pour que le débat sur cette stratégie tant attendue accouche de quelques mesures marginales. Tel fut le cas, n’est-ce pas, avec l’Accord d’association avec l’UE et l’adhésion avec                         l’OMC, des chantiers stratégiques engagés hier et oubliés aujourd’hui comme s’ils n’existent même pas.

N. B.

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