|
Evènement
L’EEPAD et l’ONDA
signent une convention pour lutter contre le piratage
Désormais, l’EEPAD
devra payer des droits d’exploitation publique des programmes
audiovisuels, travaux créatifs et des œuvres artistiques que gère l’ONDA.
En outre, ce dernier accordera à l’EEPAD une licence de
communication au public, conformément à l’article 99 de l’ordonnance
03/05 portant sur la protection des droits d’auteurs et des droits
voisins.
L’Etablissement
d’enseignement professionnel à distance (EEPAD) et l’Office national
des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA) viennent de signer
une convention pour contrecarrer le piratage en Algérie et protéger
la créativité. Un pas prometteur. Désormais l’EEPAD devra payer des
droits d’exploitation publique des programmes audiovisuels, travaux
créatifs et des œuvres artistiques que gère l’ONDA. En outre ce
dernier accordera à l’EEPAD une licence de communication au public
conformément à l’article 99 de l’ordonnance 03/05 portant sur la
protection des droits d’auteurs et des droits voisins. «Nous voulons
sécuriser le contenu que propose l’EEPAD», affirme d’emblée le
directeur général de l’EEPAD, M. Nouari Harzallah, lors de la
signature de cet accord lundi passé à Alger. Il ajoute qu’il faut
multiplier de telles démarches pour lutter contre le piratage.
«J’invite les autres opérateurs à faire la même chose», lâche-t-il.
Pour sa part, le directeur de l’ONDA, Abdelhakim Taoussar, souligne
que l’accord conclu entre les deux parties s’inscrit en droite ligne
du combat que mène son institution pour le respect des droits
d’auteurs. «Cette première expérience permettra d’engager le débat
et définira les modalités à mettre en œuvre pour que l’Algérie
s’intègre et s’inscrive dans sa totalité dans la légalité vis-à-vis
des obligations qu’elle doit assumer», précise-t-il. Au passage il
rappelle tous les engagements que l’Algérie a pris, qui sont
conformes aux conventions internationales et qui doivent être
respectés. Le responsable de l’ONDA a dénoncé à maintes reprises les
dégâts causés par ce phénomène qui prend des proportions peu
communes. Les chiffres sont révélateurs : en 2004, les dégâts causés
par le piratage sont estimés à 578 millions de DA. Un chiffre qui a
forcément doublé durant les dernières années. Par ailleurs, du 19 au
21 octobre 2008, la Ligue arabe tiendra le premier forum arabe pour
la protection du consommateur et des marques commerciales. Selon ses
statistiques, l’Algérie occupe la première place dans le monde arabe
pour ce qui est de la moyenne de piratage de logiciels, avec un taux
de 84%. La Tunisie vient en deuxième position avec 79%, puis le
Liban 73%. La Ligue a décidé d’accélérer le rythme de son travail
contre ce que ses responsables ont qualifié de fléau du vol de la
propriété intellectuelle, le piratage et la contrefaçon, qui coûtent
au monde arabe une perte estimée à plus de 50 milliards de dollars
par an.
Par Irane
Belkhedim
Haut
Habiba Bensekhar présente sa dernière collection à Alger
Femmes,
arabesques et symboles du terroir
L’artiste peintre
Habiba Bensekhar présente sa dernière collection à l’hôtel Aurassi,
Alger, jusqu’au 31 mars.
Très coloriste,
utilisant souvent une palette de couleurs vives, voire criardes, à
travers ses toiles elle évoque la femme avec en arrière plan des
symboles, des signes et des arabesques du terroir. Des tableaux
peints à l’acrylique. «L’acrylique, c’est très créatif !» dit-elle.
L’artiste a opté dans sa collection pour les techniques mixtes pour
réaliser sa dernière collection, une trentaine de tableaux peints
essentiellement avec des matières telles que le pastel, l’acrylique
et la gouache. Elle confie se sentir à l’aise avec les techniques
mixtes. «Je m’éclate !», précise-t-elle amusée. C’est ainsi que même
pour les portraits, la plasticienne dont les débuts artistiques
étaient marqués par le style académique (figuratif, réalisme), a
préféré les techniques mixtes. «Cela me permet aussi d’être plus
contemporaine». Habiba Bensekhar qui, selon son expression, adore
s’éclater dans la peinture à l’huile, a présenté aussi quelques
peintures sur toiles consacrées au cheval et à la fantasia, mettant
en valeur aussi le costume traditionnel masculin, particulièrement
le burnous auquel elle restitue toute son élégance et sa noblesse.
R. C.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|