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Sour El
Ghozlane (Bouira)
Réouverture
aujourd’hui de la cimenterie
La cimenterie de
Sour El Ghozlane (Bouira) reprendra ses activités aujourd’hui, selon
le délégué de la direction générale de cette unité.
Aussi, cette
unité sera opérationnelle dès aujourd’hui avec une moyenne de
production journalière de 3 200 tonnes de ciment, dont la
commercialisation sera entamée le 1er avril prochain, a-t-on
assuré.
Selon ce
responsable, 55 jours en tout ont été nécessaires pour le
renouvellement partiel du four de la cimenterie et l’installation de
nouveaux équipements au niveau de ses différents ateliers par la
société de l’entretien industriel et des fours relevant de
l’entreprise régionale du ciment et dérivés, a-t-il précisé. Le
renouvellement du four de la cimenterie de Sour El Ghozlane est
intervenu après 24 années de son exploitation, signale-t-on à la
direction de cette unité, qui ajoute que cette action a porté sur
une surface de 42 mètres du four en spirale de 89 mètres. Sachant
que le coût de cette opération a été estimé à plus de 200 millions
de dinars auxquels s’ajoutent 400 autres millions de dinars,
représentant le coût des autres équipements, est-il indiqué. Par
ailleurs, la quantité de ciment ayant pu être produite durant la
période de renouvellement du four à près de 160 000 tonnes, ce qui
explique, selon ce responsable, la spéculation ayant régné sur le
marché du ciment durant ces derniers temps, d’autant plus que
l’arrêt de production au niveau de la cimenterie de Sour El
Ghozlane a coïncidé avec celui de l’usine de Meftah, a-t-il relevé.
La direction de l’unité n’a pas manqué, à ce titre, de réitérer la
«volonté de ses cadres dirigeants et de tous ses travailleurs de
déployer tous leurs efforts en vue d’atteindre les capacités
théoriques de la cimenterie estimées à 1 million de tonnes/an, tout
en maintenant le coût actuel du quintal du ciment fixé à 467 DA»,
est-il assuré. Entrée en exploitation depuis octobre 1983, la
cimenterie de Sour El Ghozlane a déjà enregistré un pic de
production de 1 million 184 tonnes en 2006, avant de voir sa
production chuter à 866 000 tonnes en 2007, des suites des pannes
successives et de problèmes techniques ayant abouti à sa fermeture
pour une durée de 3 mois.
Avec cette
opération de renouvellement du four et d’installation de nouveaux
équipements, l’entreprise compte renter de plain-pied dans une phase
de mécanisation et de télégestion, notamment grâce à l’accord de
partenariat la liant depuis le 16 janvier 2008 à l’entreprise
italienne Buzzi-Unucem qui se chargera de la gestion d’une part de
35% de ses actions.
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Constantine
Rencontre des
agriculteurs
Les agriculteurs
de la wilaya de Constantine affiliés à l’Union nationale des paysans
algériens (UNPA), réunis mardi en assemblée générale, ont revendiqué
leur association à l’enrichissement de l’avant-projet de loi sur le
foncier agricole qui sera prochainement soumis au gouvernement.
Ils ont appelé à la constitution d’une «commission représentant les
agriculteurs des wilayas ayant des préoccupations similaires à
celles posées au niveau de Constantine» pour les transmettre à la
commission concernée de l’Assemblée nationale populaire (APN)
«préalablement à la présentation de l’avant-projet au
gouvernement».
Des intervenants
ont par ailleurs plaidé pour une assurance agricole qui «prendrait
en compte l’intérêt des agriculteurs, l’augmentation de la pension
de retraite, le rabaissement à 52 ans de l’âge de la retraite au
lieu de 65 ans actuellement et l’élargissement du soutien agricole
qui ne touche que 400 agriculteurs sur les 4 800 recensés au niveau
local». Parmi les autres préoccupations soulevées, la «pénurie des
produits fertilisants» a figuré en bonne place dans les débats des
agriculteurs, ces derniers relevant que «70% de la surface destinée
aux céréales n’a pas été traitée à cause de l’indisponibilité de ces
produits dont l’importance est primordiale pour assurer un bon
rendement». Les agriculteurs présents à cette assemblée générale se
sont également prononcés pour la poursuite de l’application de la
loi du 8 décembre 1987 déterminant le mode d’exploitation des
terres agricoles du domaine national et fixant les droits et
obligations des producteurs «dans l’attente de la promulgation de la
loi relative à la formule des concessions évoquée par le président
de la République, Abdelaziz Bouteflika». La facilitation des accès
aux crédits d’investissements agricoles et la création d’un haut
conseil de l’agriculture ont également figuré parmi les propositions
émises lors de cette rencontre.
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