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Livres parascolaires

Prix excessifs

Air Algérie

La DRH rassure les PNC

Un «genre nouveau» utilisé dans la fuite des capitaux

Les douanes accusent des étrangers

Ouverture aujourd’hui de l’année judiciaire

Réconciliation, Khalifa et déclaration de patrimoine

Aéroports

Nouvelles mesures de sécurité

Partis démocrates

Si jeunes et déjà vieux

L'opération pilote lancée hier

Des fibres optiques remplacent la parabole

Algérie/Etats-Unis

Les échanges ont quadruplé en trois ans

SAFEX

Cap sur le salon Médinalgérie

Le chômage à 13,8%

Ould Abbès insiste sur des chiffres douteux

 

 27/09/06

 

Livres parascolaires

Prix excessifs

Depuis quelques années, les livres parascolaires décorent les étals de toutes librairies algériennes, les éditions sont diverses, tout comme les couleurs, la qualité et les prix. 

Aujourd’hui, ils sont devenus indispensables tant pour les parents que pour les élèves, ils accompagnent ces derniers, leurs fournissent méthodologie et orientations, c’est un véritable complément des leçons puisqu’ils suivent le programme national. Cependant, la question fatale du prix se pose toujours. Si les éditions sont diverses et alléchantes, le prix ne l’est pas pour autant puisque les livres les moins chers sont ceux destinés au préscolaire (les livres de calcul et d’écriture sont à moins de

100 DA). Les autres publications, destinées aux paliers supérieurs restent excessives, surtout que l’on sait qu’une famille algérienne moyenne compte au minimum quatre enfants scolarisés. La maison Chihab propose des livres de mathématiques, d’arabe et de français aux élèves du primaire à un prix de 350 DA. Le livre de technologie est cédé à 550 DA. Une belle série d’Atlas, proposée par la maison Casbah qui comprend trois livres (Atlas de l’animal, de l’homme et biologique) coûte 2 000 DA, soit 650 DA le livre. Les prix des livres de classes secondaires sont aussi exagérés. Ainsi, les deux tomes de chimie sont à

600 DA, les trois à 800 DA, pareil pour la série de physique, de maths et d’arabe. La qualité est coûteuse. «Je suis obligée d’acheter ces livres à mon fils, le nouveau programme est difficile et je dois l’aider, tout seul il ne s’en sortira pas. Les prix sont excessifs, surtout si l’on compte ceux des livres scolaires, j’ai déboursé 2 000 DA pour l’achat de tous les livres scolaires pour mon enfant de quatrième année primaire ; c’est trop !», confie une mère de famille perdue entre les étals, à la recherche du livre le moins coûteux. Une tâche difficile, puisque la fourchette des prix est de 180 DA. Sa fille est en première année secondaire, elle souhaiterait lui acheter quelques livres mais elle doit économiser, elle et son mari.

«A deux on n’y arrive pas, mais je préfère me sacrifier pour la réussite de mes enfants, je n’en ai que deux scolarisés, heureusement!». Mohamed, indique qu’il a acheté la série de chimie à 800 DA qui comprend trois tomes, pour sa fille qui est en classe de terminale/sciences. «J’ai dépensé plus de 2 500 DA pour l’achat des livres scolaires, c’est beaucoup, mais je n’ai pas eu vraiment le choix, les livres scolaires sont indisponibles et je veux que ma fille suive normalement ses leçons». Ce père de famille ajoute qu’il a déboursé au moins 6 000 DA pour l’achat de livres parascolaires à sa fille, chose qu’il ne pouvait pas réaliser sans l’aide de ses autres enfants qui travaillent.

Pour les libraires, les livres parascolaires se vendent comme des petits pains. «Les gens les demandent bien avant la rentrée scolaire. Plus de 50% des livres que nous vendons sont du parascolaire», indique Sihem, vendeuse dans la librairie Maison de la presse, à Audin. Un peu plus loin, Kheireddine, propriétaire de la librairie El Kartassia, souligne que ces livres sont également prisés avant la fin de l’année scolaire, car il faut se préparer aux examens (Bac, BEF, sixième). «Je n’ai jamais vendu une série complète avec 7 ou 8 matières, c’est impossible ! C’est cher ! Généralement, les parents ciblent les matières

où leurs enfants sont faibles».

Ces dépenses onéreuses viennent s’ajouter à la facture familiale déjà «salée», ce qui empêche les parents d’orienter leurs enfants vers la lecture des contes, des bandes dessinés ou des albums. «Le choix est difficile à faire mais je préfère me contenter d’acheter du parascolaire pour soutenir mes enfants, les lectures viennent après. La lecture est devenue un luxe de nos jours», marmonne Fatiha. 

Belkhedim Irane

 

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Air Algérie

La DRH rassure les PNC

Aux préoccupations soulevées par les représentants de la section syndicale du personnel navigant commercial (PNC) , les responsables de la Direction des ressources humaines (DRH) au niveau de la direction générale de la compagnie Air Algérie répondent par un discours rassurant. «Les PNC font partie de l’entreprise» est-il indiqué. Et à ce titre «toutes leurs doléances, comme celles de toute les autres corporations sont prises en charge en vue de leur règlement» précise-t-on. Il est également rappelé que le cadre idoine pour exposer toute préoccupation ou souci professionnel demeure l’entreprise qui, conformément au plan d’actions arrêté par son P-DG, a institué un cadre organisé où se tiennent des réunions mensuelles. Pour preuve, rappellera-t-on «des réunions ont été organisées au niveau de la direction des opérations aériennes dont relèvent entre autres les PNC» dont «le professionnalisme» de certains est reconnu. Mais tient-on à souligner, il y a une réglementation qui est en vigueur et dont il est nécessairement tenu compte. Le personnel navigant commercial est régi par le décret exécutif du 2 mars 2002. Un texte qui de l’avis de la DRH est «mal accepté» du fait qu’«il autorise les compagnies aériennes de pousser plus loin les limitations de la durée de travail». Mais rassure-t-on, ces normes sont appliquées ailleurs puisque avalisées par l’organisation de l’aviation civile. Mais les soucis des représentants de la section syndicale portent surtout sur le fait que «le non-respect du régime du travail fait que la sécurité des passagers est sujette à quelques inquiétudes. Car les PNC, tient à rappeler le SG de cette section syndicale, sont partie prenante de la sécurité à bord des avions». Il sera rappelé à juste titre qu’ils ont payé leur tribut. Or, est-il indiqué «un personnel qui travaille au-delà des limites et ne bénéficie pas du régime repos réglementaire ne peut assumer au mieux ses tâches et assurer une prestation de qualité». Autre souci relevé a trait au manque d’effectifs dont pâtit nécessairement l’ensemble des PNC. «Sur les 813 hôtesses de l’air et stewards de bord, seuls 728 sont actifs» déclare le chargé de l’organique de la section syndicale. Un effectif qui ne permet pas d’assurer au mieux le service à bord et de bénéficier du repos et des congés annuels. Ainsi, il indiquera que «tous les congés ont été refusés en raison des périodes de pointe». Après celle de la saison estivale s’annonce celle du hadj. Il sera indiqué que «les 150 PNC engagés en 2004 pour rétablir l’équilibre, seuls 70 sont encore en poste, les autres ont quitté la compagnie pour rejoindre d’autres compagnies aériennes du Golfe, dont Itihed et Arabia». Des compagnies qui offrent de meilleurs salaires d’autant que les hôtesses et stewards recrutés en 2004 ont été sur la base d’un contrat à durée déterminée (CDD) qui n’ouvre pas droit au même régime octroyé aux anciens. Une réalité confirmée au niveau de la DRH. Notre interlocuteur tiendra toutefois à préciser que «les 110 (et non pas 150) hôtesses et stewards ont accepté le contrat de travail qui leur a été proposé» et que «leur recrutement a été décidé pour justement permettre des départs en congé». Il ajoutera qu’une demande de recrutement «a été exprimée» dernièrement par la direction des opérations aériennes dont dépendent les PNC, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle sera prise en compte car de l’avis, semble-t-il de la DRH, on estime que les effectifs actuels sont suffisants. En réponse aux soucis des syndicalistes, ce responsable précisera d’une part «qu’on ne peut pas programmer les gens en dehors de la réglementation» et que d’autre part «la sécurité n’a pas de prix et qu’on ne va pas s’amuser». Pour ce qui des vols qui ont été effectués avec un PNC réduit, il déclarera que la «chose a pu se produire, mais c’est des exceptions». Pour ce qui est de la non-qualification de certains pour effectuer des vols, il sera indiqué que la réglementation permet de mettre sur un vol certain qui n’ont pas encore leur CSS (certificat de sécurité et sauvetage). Mais disent-ils par le seul intérêt de l’entreprise, les PNC qui tiennent à rappeler qu’en cas d’erreur, ils «payent» tout autant que les autres, ne comprennent pas pourtant que le ministre des Transports évoque les problèmes socioprofessionnels des PNT et de la maintenance et omet de les citer. 

Nadia Kerraz

 

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Un «genre nouveau» utilisé dans la fuite des capitaux

Les douanes accusent des étrangers

Les douanes ont tiré la sonnette d’alarme, hier, contre ce que ce corps constitué considère une fuite de capitaux d’un «genre nouveau». «Ce sont, surtout, des étrangers, qui s’adonneraient à ce trafic, selon ces douanes qui expliquent que le stratagème consiste à déclarer, à l’entrée en Algérie, de fortes -mais fictives- sommes de devises pouvant aller jusqu’à 100 000 euros avant que cette somme indûment déclarée ne soit ensuite réunie, à l’intérieur du pays et en monnaie palpable cette fois, pour être plus tard exportée en «toute légalité».  Ce stratagème est utilisé pour «justifier» les entrées et sorties de sommes équivalentes à celles déclarées à l’entrée en Algérie même si ces sommes n’ont jamais été introduites au pays, explique une source douanière.

 La justice a été saisie pour plusieurs cas de ce type, affirment les douanes. Dans le but de faire face à cette situation caractérisée par ce nouveau trafic, les douaniers exigent, désormais, le comptage des sommes déclarées, à partir du seuil de 7 000 euros de façon à empêcher les fausses déclarations de sommes d’argent en devises. L’alerte a été donnée par les douanes algériennes à l’occasion d’une visite guidée organisée pour des journalistes dans les différentes sections de l’aérogare. Le poste central de sécurité (PCS) considéré comme étant un «véritable cerveau de l’aéroport» recevant les images des 202 caméras de surveillance disséminées dans et autour de l’imposante enceinte a été présenté aux journalistes.

R. N.

 

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Ouverture aujourd’hui de l’année judiciaire

Réconciliation, Khalifa et déclaration de patrimoine

L’année judiciaire intervient, cette année, sur fond d’un semblant de débat autour de la question de déclaration de patrimoine de responsables et élus.

Aujourd’hui s’ouvre l’année judiciaire à la Cour suprême en présence du président de la République qui prononcera, en la circonstance, un discours attendu puisque coïncidant avec une actualité étroitement liée à la justice,  dont principalement, du point de vue politique, la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Le Président, qui va certainement évoquer lors de son discours, l’indépendance de la justice et la réforme de ce secteur, expliquera-t-il les «motifs» ayant été à l’origine de la prorogation, de fait, des délais de six mois accordés par cette charte aux terroristes pour se repentir ? Annoncera-t-il de nouvelles dispositions consacrant cette prorogation de délai ? Il n’est pas conseillé, sous peine d’être déçu, d’attendre de ce discours présidentiel une explication par rapport au retour au pays après les délais impartis de Rabah Kébir. Comme il ne faut pas se faire d’illusions non plus pour avoir des explications sur les propos tenus par ce dirigeant de l’ex-FIS de créer un parti politique, quoiqu’il a tenté de dispenser ses alliés, dans cette perspective, en disant, lors de sa conférence de presse organisée au lendemain de son arrivée, en Algérie, qu’il n’avait pas reçu de «garanties» dans ce sens. L’année judiciaire intervient, cette année, sur fond d’un semblant de débat autour de la question de déclaration de patrimoine de responsables et élus. La loi stipule, en effet, que des sanctions seront prononcées contre les contrevenants. Un chef de parti islamiste a ouvertement exprimé son refus de se plier à cette loi tandis que d’autres la contournent au vu et au su du législateur. L’ouverture de l’année judiciaire précédera, de quelques jours, le début de la session criminelle qui verra, cette année, se tenir, «si tout va bien», le procès de ce qui est qualifié de «l’escroquerie du siècle», l’un des procès Khalifa, celui relatif à la caisse principale de la banque de Rafik Abdelmoumène Khalifa. Enfin, pour beaucoup d’observateurs, il n’est pas à exclure que le chef de l’Etat revienne sur son projet de révision constitutionnelle qu’il souhaite faire aboutir avant la fin de cette année.     

M. Abi

 

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Aéroports

Nouvelles mesures de sécurité

Alger ferait toujours partie des destinations à risque, à en croire le resserrement des conditions de sécurité s’agissant de certains vols en provenance ou au départ de certains territoires, dont les Etats-Unis et Israël. C’est là le prolongement des mesures prises depuis la tentative d’attentats à Londres, le 11 août dernier.

Face à la menace terroriste, les règles de sûreté dans les aéroports vont être durcies, selon Le Figaro. Le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, et le ministre français des Transports, Dominique Perben, viennent d’annoncer que de nouvelles mesures sur la limitation des fluides et liquides en cabine, la taille autorisée des bagages et leur taux de fouille allaient prochainement entrer en vigueur dans toute l’UE. La France a déjà pris une longueur d’avance dans ces domaines, surtout depuis les menaces d’attentats de Londres, l’été dernier. Selon une commission instituée à cet effet et qui devra finaliser son rapport dans moins d’un mois, l’objectif notamment est de parvenir à la mise en place de terminaux dédiés aux destinations à risques (États-Unis, Israël, Algérie, etc.) pour renforcer la sûreté de ces vols. Aéroports de Paris (ADP) affirmait toutefois, hier, n’avoir «aucune information» à ce sujet.  En France, Air France a déjà fait le premier pas en concentrant depuis le 31 août sur le terminal 2E de Roissy la quasi-totalité de ses vols vers les États-Unis. Tout comme les compagnies «sœurs» Delta et Continental. Mais les pouvoirs publics veulent aller plus loin. Un spécialiste du dossier à l’Intérieur, cité par Le Figaro, explique : «Aujourd’hui, les passagers, contrôlés une première fois, se retrouvent tous en zone de détaxe, quelle que soit leur destination, avant de montrer à nouveau patte blanche à l’embarquement.» Résultat : rien n’empêche un passager d’un vol tranquille, forcément soumis à des contrôles moins draconiens, de transmettre en zone internationale des composants d’une bombe ou d’une arme à un complice d’un vol sensible. L’expérience du 2E doit donc toucher d’autres compagnies.

La confirmation de l’extension de ces mesures pour le cas de l’Algérie devrait intervenir dans les jours à venir. Pour l’heure, et dans ses conseils aux voyageurs français, le Quai d’Orsay estime que «les voyages s’effectuent normalement à Alger et dans les principales grandes villes reliées à Alger ou à la France par avion (dont Oran, Annaba, Constantine, Tlemcen, Bejaïa)». S’agissant notamment de l’aéroport international Houari- Boumediene (on dit juste d’Alger, maintenant…), il faut savoir que la sécurité a été, dès le départ, la priorité. Tous les bagages de soute sont aujourd’hui contrôlés à 100%, tandis que l’entrée dans l’aérogare de toute personne est soumise à un contrôle systématique, y compris pour ce qui est du personnel et toutes livraisons de produits ou matériaux. Selon les données fournies, 220 caméras de télésurveillance, sont installées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’aéroport et plusieurs unités de police veillent à un maximum de sécurité. L’aérogare de l’aéroport international dispose aussi d’un plan d’urgence qui sera déclenché à la moindre alerte (bombe, véhicule piégé, incendie et tout autre danger).

L’Etat a beaucoup investi dans l’acquisition d’équipements de haute technologie, en des passerelles télescopiques permettant aux passagers d’embarquer dans l’avion ou de pénétrer dans le terminal directement, sans avoir à emprunter un bus. Un nouveau système pour les bagages a été également introduit, permettant de contrôler systématiquement et rapidement tous les bagages de soute grâce à une réconciliation informatisée entre les bagages et les passagers lors de l’embarquement.             

Redouane A.

 

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Partis démocrates

Si jeunes et déjà vieux

Faire du neuf avec du vieux. Tel est, si l’on veut, aujourd’hui, ce que tentent mais sans grande réussite les partis dits démocrates. Un défi, non ? Plutôt un déni de l’évolution de la scène politique et sociale qu’ils refusent pathétiquement de regarder en face. Otages d’une conception politique à laquelle parfois eux-mêmes n’y croient pas trop– que dire de l’opinion

publique ?– que nous appelons, souvent à tort, les leaders démocrates, donnent l’air ne plus suivre la direction du vent face à la mouvance islamo- conservatrice de plus en plus conquérante et qui, elle, n’en a pas moins demandé.

Divisés, cantonnés, méfiants, hésitants…les démocrates continuent pourtant et on ne sait trop d’ailleurs ce qui les motive, à tirer des plans sur la comète, en nourrissant le rêve suprême de donner corps après plus de quinze ans d’existence officielle, à un bloc démocratique qui unit dans son moule toutes les forces républicaines.

Certes, le régime politique dans le pays n’est pas des plus respectueux des libertés publiques, ni même plus transparent dans ses rapports avec la classe politique, notamment les démocrates, mais réduire l’impuissance du RCD, du FFS, du MDS et à un degré moindre, le CCDR, à ce seul état de fait, ça serait là un leurre, pour ne pas dire une malhonnêteté qu’on ne veut assumer.

Il faut dire, que si l’on peine à construire ce bloc démocratique, que si le message ne passe pas ou peu, que si la popularité vient à manquer, comme c’est actuellement le cas, c’est que ces partis démocratiques fonctionnent sur des bases qui sont tout sauf démocratiques justement. Quand vous avez un Saïd Sadi qui refuse de céder son siège depuis une quinzaine d’années, un Aït Ahmed qui veut finir ses jours sur le trône du FFS, un MDS en proie à une crise dont il est difficile d’élucider les véritables motifs…vous pouvez les qualifier de tout sauf de démocrates. Le principe d’alternance, qui reste l’un des piliers de la démocratie, chez eux, hélas, n’est qu’une phrase que l’on transcrit comme ça dans son programme politique et qu’on agite de temps à autre au cours des échéances électorales.

Pas plus que les autres, c’est-à-dire les formations dites nationalistes et à un degré moindre, les islamistes, les formations démocratiques, sonnées par leurs échecs consécutifs, sont victimes de leurs propres contradictions. D’une vision autoritaire d’un idéal républicain que ni Sadi ni Aït Ahmed ne sont aujourd’hui, en 2006, en mesure d’y parvenir. Il faut savoir quitter la table…

Amine Goutali

 

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L'opération pilote lancée hier

Des fibres optiques remplacent la parabole

L'opération pilote touchera dans un premier temps et sur un rayon de 20 km, 14 abonnés, avec un débit de 10 à 100 Mbits.

Le système expérimental Epon (Ethernet passive optical network) ou la toute nouvelle technologie d’interconnexion à base de fibres optiques a été lancée officiellement hier à partir du central téléphonique d’Hydra, en présence du ministre de la Poste et des Tic, Boudjemaâ Haïchour, qui a effectué une visite d’inspection dans la ville d’Alger. Mis en service le 18 septembre dernier, le réseau d’accès optique Epon qui repose sur un protocole d’accord entre Algérie Télécom et la société chinoise ZTE, est d’une capacité de 380 lignes et de 100 abonnés. L’opération pilote touchera dans un premier temps et sur un rayon de 20 km, 14 abonnés, avec un débit de 10 à 100 Mbits.  L’apport de cette nouvelle technologie va permettre, si elle est généralisée, d’éliminer les paraboles du paysage urbain et assurer au citoyen l’accès facile et rapide à la société d’information. A signaler que l’Algérie figure parmi les 15 premiers pays dans le monde à acquérir la technologie Epon.

M. Haïchour a insisté par ailleurs sur l’aspect financier de l’opération, qui, a-t-il dit, «reste au dessus des moyens des Algériens. Car, la connexion à un débit de 10 à 15 Mbits revient à 100 000 DA et celle de 100 Mbits est à 200 000 DA». Tout en ajoutant : «Nous sommes en train de voir avec le partenaire chinois comment la faire généraliser en rabaissant le coût d’accès des citoyens à cette nouvelle technologie». Toujours dans le souci de réduire la fraction numérique, le ministre a annoncé la mise en place d’une innovation technologique tous les quatre mois dans le domaine des TIC, cela grâce à une coopération avec les nations les plus avancés en la matière. Du reste, est-il rappelé, l’ouverture du capital d’Algérie Télécom vise plus à permettre à «l’Algérie d’accéder au transfert de technologie en s’ouvrant aux autres nations qu’à ramener de nouveaux capitaux pour l’entreprise qui fonctionne déjà à merveille». 

Habiba Ghrib

 

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Algérie/Etats-Unis

Les échanges ont quadruplé en trois ans

Les échanges bilatéraux sont passés de 3,3 milliards de dollars en 2003 à plus de 12 milliards en 2005, essentiellement centrés sur les hydrocarbures.

Mohamed Bedjaoui, ministre des Affaires étrangères, a appelé, lundi, à New York, la communauté d’affaires des Etats-Unis à renforcer et diversifier ses investissements en Algérie où sont désormais réunies, a-t-il dit, les conditions d’un partenariat bénéfique et mutuellement avantageux pour les deux pays, a-t-on indiqué de source diplomatique.

Intervenant devant le Business Council for International Understanding (BCIU- Conseil d’affaires pour la compréhension internationale), mis en place en 1955, à l’initiative du président Eisenhower, pour promouvoir les échanges et la coopération américaine avec le reste du monde,

M. Bedjaoui a estimé, qu’«avec le retour de la paix, la sécurité et la stabilité, et la mise en place d’importantes réformes, notamment politiques, économiques et sociales, l’Algérie offre d’importantes opportunités d’investissements» aux partenaires étrangers, notamment américains. Elle a aussi mis en place «un train de réformes politiques et économiques visant à consolider l’état de droit, la bonne gouvernance, les valeurs démocratiques et l’économie de marché», a-t-il encore souligné à l’adresse d’une nombreuse assistance formée notamment de responsables d’institutions et organismes étatiques, dirigeants d’entreprises, banquiers gestionnaires de portefeuilles, membres d’institutions diplomatiques et de conseil en affaires et du commerce international. Pour le ministre des Affaires étrangères, présent à New York, où il dirige la délégation algérienne aux travaux de la 61e session de l’Assemblée générale des Nations unies, «les efforts engagés par les autorités algériennes reflètent leur volonté et leur profonde conviction que les réformes constituent des facteurs déterminants pour un développement économique et social durable». «L’Algérie et les Etats-Unis partagent une convergence de vues sur un large éventail de questions d’intérêt commun. Notre partenariat bénéficie d’une base économique et politique solide que nous espérons conforter et consolider davantage à travers une coopération aux plans sécuritaire et militaire , un dialogue approfondi et une plus grande concertation en vue d’établir un partenariat stratégique durable et souhaité», a plaidé le ministre.  Il a en outre attiré l’attention de l’assistance sur l’évolution des échanges bilatéraux passés de 3,3 milliards de dollars en 2003 à plus de 12 milliards en 2005, faisant de l’Algérie le second partenaire en Afrique (après l’Afrique du Sud) et dans le monde arabe (après l’Arabie saoudite) des Etats-Unis qui restent son premier partenaire économique. «Elle est aussi un important exportateur de GNL et de produits pétroliers pour l’Amérique où elle joue un rôle majeur dans la sécurité de ses  approvisionnements énergétiques», a-t-il encore indiqué.

Redouane A.

 

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SAFEX

Cap sur le salon Médinalgérie

En prévision de salon Médinalgérie qui aura lieu du 11 au 14 décembre 2006, aux Pins maritimes  d’Alger, une conférence de presse a été animée, hier, conjointement par le directeur de la Société algérienne des foires et d’expositions (SAFEX), Ali Farah et les représentants de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP).

Cette manifestation, la première du genre, a pour objectif, indique M. Farah, de répondre à une demande sociale qui allie l’intérêt de l’entreprise à la satisfaction des besoins des populations «en mettant l’accent sur le partenariat». Pour le directeur de la Safex, le salon Médinalgérie «sera un lieu de rencontres et d’échanges à l’occasion de huit ateliers abordant les grandes problématiques des collectivités locales». En clair, il cite le transport local,  le traitement des déchets, l’éclairage public, les risque naturels, le logement et l’organisation de marchés. Joël Broquet, chargé de projets internationaux près la CCIP, souligne qu’«en vue d’une promotion du cadre de vie, les élus locaux doivent être dotés de l’outils informatique pour, explique-t-il, évaluer et traiter les risques naturels».

S’agissant du nombre de participants à cet événement, le directeur de la société co-organisatrice, estime que le nombre dépassera les 100 entreprises. A ce propos, il précise que «la première liste sera communiquée au début du mois d’octobre prochain». selon lui, le salon Médinalgérie aura un caractère international à partir des éditions futures.

M. K.

 

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Le chômage à 13,8%

Ould Abbès insiste sur des chiffres douteux

Selon le ministre, pas moins de 140 000 universitaires ont été recrutés durant les 4 dernières années dans le cadre du CPE, dont près de 20 % ont été permanisés dans le secteur public.

Les chiffres donnés avant-hier par Djamel Ould Abbès, s’agissant de la baisse du chômage, font presque rêver avec leur taux inédit de 13,8%, largement et triomphalement repris par certains titres de la presse. C’est qu’on voudrait bien les croire, mais comment, lorsqu’on sait pertinemment que, d’inspiration libérale, la politique du gouvernement actuel est tout, sauf celle du plein emploi ? Officiellement, le taux de chômage en Algérie a enregistré une baisse passant de 30,7 % en 1999 à 13,8 % en 2006, comme l’a affirmé le ministre. Selon lui, pas moins de 140 000 universitaires ont été recrutés durant les 4 dernières années dans le cadre du CPE, dont près de 20 % ont été permanisés dans le secteur public. Enfin, pas moins de

280 000 personnes, souligne le ministre, vont être recrutées pour les besoins des grands projets prévus dans le cadre du programme complémentaire de soutien à la relance économique (PCSRE).

D’emblée, l’opinion à qui parviennent ces chiffres, cherche à les confronter avec le vécu social. La hausse de la criminalité, de la prostitution et des fléaux sociaux, dont la mendicité, sont autant d’indices qui contredisent les statistiques officielles. Comment en effet peut-on soutenir que le chômage a baissé de moitié en six ans, alors que la criminalité, sous toutes es formes, est passée du simple au double ?

De plus, la source de ces chiffres, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, est celle-là même qui ne cesse d’enregistrer une hausse continue de ses budgets destinés aux opérations de solidarité nationale lors de la rentrée scolaires,  du ramadan et de l’Aïd et dans d’autres occasions encore. Ce qui, en toute logique, traduit une aggravation de la paupérisation de la société et non pas le contraire, comme on serait en droit de s’attendre si effectivement il y avait 50% de travailleurs en plus et donc une hausse du revenu des ménages pris dans leur ensemble.

Rien que pour le couffin du ramadan, M. Ould Abbès a estimé que cette opération touchera près de 125 000 familles démunies et 40 000 autres victimes de la tragédie nationale. Ce qui renvoie, au bas mot et avec un moyenne de 4 personnes par famille, à plus d’un demi-million de démunis recensés et en même temps pris en charge par l’Etat.

Passons ces considérations, et revenons au chiffre du chômage tel qu’énoncé par le même ministre qui assène ses chiffres en même temps qu’il veille à la création d’un observatoire de l’emploi, ce dernier ayant pour mission de communiquer aux pouvoirs publics la vraie réalité… de l’emploi. En effet, l’on tient les chiffres officiels du très sérieux Office national des statistiques. C’est de ce dernier que l’on tire les précédents taux de 17,7%, puis de 15,5% de chômage. Mais il faut surtout rappeler que déjà à l’époque, soit en 2004, puis en 2005, des experts étrangers ont décortiqué les failles du système de calcul du très officiel Office. Dans une étude du cabinet britannique Oxford Business Group, il est indiqué qu’il est «de notoriété publique que l’Algérie ne dispose pas d’un système convenable de collecte et de traitement de l’information, sauf, peut-être, dans le secteur des hydrocarbures». Cela d’autant que la tendance bien connue des entreprises algériennes à sous-déclarer leur effectif – sans parler de leur chiffre d’affaires – dans le but d’échapper aux taxes, combinée au manque de contrôle du respect de la réglementation, a pour effet de brouiller encore la précision des chiffres, fait remarquer OBG.

L’ONS, peu outillé

Les statistiques annuelles de l’Office national des statistiques (ONS), qui interroge autour de 10 000 personnes, sans possibilité de vérifier la véracité de leurs réponses, laissent sceptiques les analystes. Selon l’ONS, la population active algérienne est estimée à un peu moins de 9,5 millions de personnes, parmi lesquelles 7,8 millions, soit 82,3 %, ont un emploi. «Ces chiffres font donc état d’une baisse spectaculaire du chômage», commente OBG qui rappelle une enquête faite en juillet 2004 par Ecotechnics et qui fait ressortir que le taux de chômage serait en fait plus proche de 26 %, se répartissant par sexe, soit

22 % pour les hommes et

41 % pour les femmes. «Les principaux facteurs qui sous-tendent ce phénomène sont l’augmentation régulière du taux de scolarisation et de formation des femmes, ainsi qu’un changement graduel des mentalités», estiment ces experts. Le gouvernement algérien martèle à chaque fois que l’emploi total a fortement progressé. Mais ce résultat ne révèle pas toute la réalité du marché de l’emploi depuis quelques années, selon l’expertise britannique. «Le plan d’ajustement structurel de l’Algérie, sous la férule du Fonds monétaire international (FMI), a poussé le gouvernement à encourager le développement des contrats à durée déterminée (CDD) dans le but de flexibiliser le marché du travail».  Ce qui explique l’apparition de la «dépermanisation» des emplois qui a permis de sauver de nombreuses EPE qui souffraient de sureffectifs, en particulier dans le secteur de la construction. D’autant que dans le secteur privé, la domination des entreprises de sous-traitance dans le recrutement a eu pour effet d’augmenter la proportion de CDD, en particulier dans le secteur pétrolier, grand pourvoyeur d’emplois.

En conséquence, seulement 30 % de la population algérienne dispose aujourd’hui d’un emploi à durée indéterminée (CDI), souligne l’étude. Cette révolution a donné lieu toutefois à une «dualité croissante» dans le marché du travail, à savoir, d’un côté, les travailleurs en CDI bénéficient de la sécurité de l’emploi et de salaires raisonnables, tandis qu’à l’opposé, de plus en plus de travailleurs en CDD pâtissent de la précarité et sont contraints d’accepter un bas salaire, et ce, dans un contexte d’augmentation importante des prix des produits de première nécessité. Pour les experts britanniques, «l’Etat algérien aurait beaucoup à gagner à s’attaquer au problème de l’emploi avec plus de détermination qu’il ne l’a fait depuis 10 ans», en consacrant notamment plus de budget à l’emploi, limité à 0,7 % de son PIB, alors que les pays de l’OCDE dépensent en moyenne entre

3,5 % et 7 % de leur PIB.

Redouane A.

 

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