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Livres parascolaires
Prix excessifs
Depuis quelques
années, les livres parascolaires décorent les étals de toutes
librairies algériennes, les éditions sont diverses, tout comme les
couleurs, la qualité et les prix.
Aujourd’hui, ils
sont devenus indispensables tant pour les parents que pour les
élèves, ils accompagnent ces derniers, leurs fournissent
méthodologie et orientations, c’est un véritable complément des
leçons puisqu’ils suivent le programme national. Cependant, la
question fatale du prix se pose toujours. Si les éditions sont
diverses et alléchantes, le prix ne l’est pas pour autant puisque
les livres les moins chers sont ceux destinés au préscolaire (les
livres de calcul et d’écriture sont à moins de
100 DA). Les
autres publications, destinées aux paliers supérieurs restent
excessives, surtout que l’on sait qu’une famille algérienne moyenne
compte au minimum quatre enfants scolarisés. La maison Chihab
propose des livres de mathématiques, d’arabe et de français aux
élèves du primaire à un prix de 350 DA. Le livre de technologie est
cédé à 550 DA. Une belle série d’Atlas, proposée par la maison
Casbah qui comprend trois livres (Atlas de l’animal, de l’homme et
biologique) coûte 2 000 DA, soit 650 DA le livre. Les prix des
livres de classes secondaires sont aussi exagérés. Ainsi, les deux
tomes de chimie sont à
600 DA, les trois
à 800 DA, pareil pour la série de physique, de maths et d’arabe. La
qualité est coûteuse. «Je suis obligée d’acheter ces livres à mon
fils, le nouveau programme est difficile et je dois l’aider, tout
seul il ne s’en sortira pas. Les prix sont excessifs, surtout si
l’on compte ceux des livres scolaires, j’ai déboursé 2 000 DA pour
l’achat de tous les livres scolaires pour mon enfant de quatrième
année primaire ; c’est trop !», confie une mère de famille perdue
entre les étals, à la recherche du livre le moins coûteux. Une tâche
difficile, puisque la fourchette des prix est de 180 DA. Sa fille
est en première année secondaire, elle souhaiterait lui acheter
quelques livres mais elle doit économiser, elle et son mari.
«A deux on n’y
arrive pas, mais je préfère me sacrifier pour la réussite de mes
enfants, je n’en ai que deux scolarisés, heureusement!». Mohamed,
indique qu’il a acheté la série de chimie à 800 DA qui comprend
trois tomes, pour sa fille qui est en classe de terminale/sciences.
«J’ai dépensé plus de 2 500 DA pour l’achat des livres scolaires,
c’est beaucoup, mais je n’ai pas eu vraiment le choix, les livres
scolaires sont indisponibles et je veux que ma fille suive
normalement ses leçons». Ce père de famille ajoute qu’il a déboursé
au moins 6 000 DA pour l’achat de livres parascolaires à sa fille,
chose qu’il ne pouvait pas réaliser sans l’aide de ses autres
enfants qui travaillent.
Pour les
libraires, les livres parascolaires se vendent comme des petits
pains. «Les gens les demandent bien avant la rentrée scolaire. Plus
de 50% des livres que nous vendons sont du parascolaire», indique
Sihem, vendeuse dans la librairie Maison de la presse, à Audin. Un
peu plus loin, Kheireddine, propriétaire de la librairie El
Kartassia, souligne que ces livres sont également prisés avant la
fin de l’année scolaire, car il faut se préparer aux examens (Bac,
BEF, sixième). «Je n’ai jamais vendu une série complète avec 7 ou 8
matières, c’est impossible ! C’est cher ! Généralement, les parents
ciblent les matières
où leurs enfants
sont faibles».
Ces dépenses
onéreuses viennent s’ajouter à la facture familiale déjà «salée», ce
qui empêche les parents d’orienter leurs enfants vers la lecture des
contes, des bandes dessinés ou des albums. «Le choix est difficile à
faire mais je préfère me contenter d’acheter du parascolaire pour
soutenir mes enfants, les lectures viennent après. La lecture est
devenue un luxe de nos jours», marmonne Fatiha.
Belkhedim Irane
Haut
Air Algérie
La DRH rassure
les PNC
Aux préoccupations
soulevées par les représentants de la section syndicale du personnel
navigant commercial (PNC) , les responsables de la Direction des
ressources humaines (DRH) au niveau de la direction générale de la
compagnie Air Algérie répondent par un discours rassurant. «Les PNC
font partie de l’entreprise» est-il indiqué. Et à ce titre «toutes
leurs doléances, comme celles de toute les autres corporations sont
prises en charge en vue de leur règlement» précise-t-on. Il est
également rappelé que le cadre idoine pour exposer toute
préoccupation ou souci professionnel demeure l’entreprise qui,
conformément au plan d’actions arrêté par son P-DG, a institué un
cadre organisé où se tiennent des réunions mensuelles. Pour preuve,
rappellera-t-on «des réunions ont été organisées au niveau de la
direction des opérations aériennes dont relèvent entre autres les
PNC» dont «le professionnalisme» de certains est reconnu. Mais
tient-on à souligner, il y a une réglementation qui est en vigueur
et dont il est nécessairement tenu compte. Le personnel navigant
commercial est régi par le décret exécutif du 2 mars 2002. Un texte
qui de l’avis de la DRH est «mal accepté» du fait qu’«il autorise
les compagnies aériennes de pousser plus loin les limitations de la
durée de travail». Mais rassure-t-on, ces normes sont appliquées
ailleurs puisque avalisées par l’organisation de l’aviation civile.
Mais les soucis des représentants de la section syndicale portent
surtout sur le fait que «le non-respect du régime du travail fait
que la sécurité des passagers est sujette à quelques inquiétudes.
Car les PNC, tient à rappeler le SG de cette section syndicale, sont
partie prenante de la sécurité à bord des avions». Il sera rappelé à
juste titre qu’ils ont payé leur tribut. Or, est-il indiqué «un
personnel qui travaille au-delà des limites et ne bénéficie pas du
régime repos réglementaire ne peut assumer au mieux ses tâches et
assurer une prestation de qualité». Autre souci relevé a trait au
manque d’effectifs dont pâtit nécessairement l’ensemble des PNC.
«Sur les 813 hôtesses de l’air et stewards de bord, seuls 728 sont
actifs» déclare le chargé de l’organique de la section syndicale. Un
effectif qui ne permet pas d’assurer au mieux le service à bord et
de bénéficier du repos et des congés annuels. Ainsi, il indiquera
que «tous les congés ont été refusés en raison des périodes de
pointe». Après celle de la saison estivale s’annonce celle du hadj.
Il sera indiqué que «les 150 PNC engagés en 2004 pour rétablir
l’équilibre, seuls 70 sont encore en poste, les autres ont quitté la
compagnie pour rejoindre d’autres compagnies aériennes du Golfe,
dont Itihed et Arabia». Des compagnies qui offrent de meilleurs
salaires d’autant que les hôtesses et stewards recrutés en 2004 ont
été sur la base d’un contrat à durée déterminée (CDD) qui n’ouvre
pas droit au même régime octroyé aux anciens. Une réalité confirmée
au niveau de la DRH. Notre interlocuteur tiendra toutefois à
préciser que «les 110 (et non pas 150) hôtesses et stewards ont
accepté le contrat de travail qui leur a été proposé» et que «leur
recrutement a été décidé pour justement permettre des départs en
congé». Il ajoutera qu’une demande de recrutement «a été exprimée»
dernièrement par la direction des opérations aériennes dont
dépendent les PNC, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle
sera prise en compte car de l’avis, semble-t-il de la DRH, on estime
que les effectifs actuels sont suffisants. En réponse aux soucis des
syndicalistes, ce responsable précisera d’une part «qu’on ne peut
pas programmer les gens en dehors de la réglementation» et que
d’autre part «la sécurité n’a pas de prix et qu’on ne va pas
s’amuser». Pour ce qui des vols qui ont été effectués avec un PNC
réduit, il déclarera que la «chose a pu se produire, mais c’est des
exceptions». Pour ce qui est de la non-qualification de certains
pour effectuer des vols, il sera indiqué que la réglementation
permet de mettre sur un vol certain qui n’ont pas encore leur CSS
(certificat de sécurité et sauvetage). Mais disent-ils par le seul
intérêt de l’entreprise, les PNC qui tiennent à rappeler qu’en cas
d’erreur, ils «payent» tout autant que les autres, ne comprennent
pas pourtant que le ministre des Transports évoque les problèmes
socioprofessionnels des PNT et de la maintenance et omet de les
citer.
Nadia Kerraz
Haut
Un «genre nouveau» utilisé dans la fuite des capitaux
Les douanes
accusent des étrangers
Les douanes ont
tiré la sonnette d’alarme, hier, contre ce que ce corps constitué
considère une fuite de capitaux d’un «genre nouveau». «Ce sont,
surtout, des étrangers, qui s’adonneraient à ce trafic, selon ces
douanes qui expliquent que le stratagème consiste à déclarer, à
l’entrée en Algérie, de fortes -mais fictives- sommes de devises
pouvant aller jusqu’à 100 000 euros avant que cette somme indûment
déclarée ne soit ensuite réunie, à l’intérieur du pays et en monnaie
palpable cette fois, pour être plus tard exportée en «toute
légalité». Ce stratagème est utilisé pour «justifier» les entrées
et sorties de sommes équivalentes à celles déclarées à l’entrée en
Algérie même si ces sommes n’ont jamais été introduites au pays,
explique une source douanière.
La justice a été
saisie pour plusieurs cas de ce type, affirment les douanes. Dans le
but de faire face à cette situation caractérisée par ce nouveau
trafic, les douaniers exigent, désormais, le comptage des sommes
déclarées, à partir du seuil de 7 000 euros de façon à empêcher les
fausses déclarations de sommes d’argent en devises. L’alerte a été
donnée par les douanes algériennes à l’occasion d’une visite guidée
organisée pour des journalistes dans les différentes sections de
l’aérogare. Le poste central de sécurité (PCS) considéré comme étant
un «véritable cerveau de l’aéroport» recevant les images des 202
caméras de surveillance disséminées dans et autour de l’imposante
enceinte a été présenté aux journalistes.
R. N.
Haut
Ouverture aujourd’hui de l’année judiciaire
Réconciliation,
Khalifa et déclaration de patrimoine
L’année judiciaire
intervient, cette année, sur fond d’un semblant de débat autour de
la question de déclaration de patrimoine de responsables et élus.
Aujourd’hui
s’ouvre l’année judiciaire à la Cour suprême en présence du
président de la République qui prononcera, en la circonstance, un
discours attendu puisque coïncidant avec une actualité étroitement
liée à la justice, dont principalement, du point de vue politique,
la charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Le
Président, qui va certainement évoquer lors de son discours,
l’indépendance de la justice et la réforme de ce secteur,
expliquera-t-il les «motifs» ayant été à l’origine de la
prorogation, de fait, des délais de six mois accordés par cette
charte aux terroristes pour se repentir ? Annoncera-t-il de
nouvelles dispositions consacrant cette prorogation de délai ? Il
n’est pas conseillé, sous peine d’être déçu, d’attendre de ce
discours présidentiel une explication par rapport au retour au pays
après les délais impartis de Rabah Kébir. Comme il ne faut pas se
faire d’illusions non plus pour avoir des explications sur les
propos tenus par ce dirigeant de l’ex-FIS de créer un parti
politique, quoiqu’il a tenté de dispenser ses alliés, dans cette
perspective, en disant, lors de sa conférence de presse organisée au
lendemain de son arrivée, en Algérie, qu’il n’avait pas reçu de
«garanties» dans ce sens. L’année judiciaire intervient, cette
année, sur fond d’un semblant de débat autour de la question de
déclaration de patrimoine de responsables et élus. La loi stipule,
en effet, que des sanctions seront prononcées contre les
contrevenants. Un chef de parti islamiste a ouvertement exprimé son
refus de se plier à cette loi tandis que d’autres la contournent au
vu et au su du législateur. L’ouverture de l’année judiciaire
précédera, de quelques jours, le début de la session criminelle qui
verra, cette année, se tenir, «si tout va bien», le procès de ce qui
est qualifié de «l’escroquerie du siècle», l’un des procès Khalifa,
celui relatif à la caisse principale de la banque de Rafik
Abdelmoumène Khalifa. Enfin, pour beaucoup d’observateurs, il n’est
pas à exclure que le chef de l’Etat revienne sur son projet de
révision constitutionnelle qu’il souhaite faire aboutir avant la fin
de cette année.
M. Abi
Haut
Aéroports
Nouvelles
mesures de sécurité
Alger ferait
toujours partie des destinations à risque, à en croire le
resserrement des conditions de sécurité s’agissant de certains vols
en provenance ou au départ de certains territoires, dont les
Etats-Unis et Israël. C’est là le prolongement des mesures prises
depuis la tentative d’attentats à Londres, le 11 août dernier.
Face à la menace
terroriste, les règles de sûreté dans les aéroports vont être
durcies, selon Le Figaro. Le commissaire européen aux Transports,
Jacques Barrot, et le ministre français des Transports, Dominique
Perben, viennent d’annoncer que de nouvelles mesures sur la
limitation des fluides et liquides en cabine, la taille autorisée
des bagages et leur taux de fouille allaient prochainement entrer en
vigueur dans toute l’UE. La France a déjà pris une longueur d’avance
dans ces domaines, surtout depuis les menaces d’attentats de
Londres, l’été dernier. Selon une commission instituée à cet effet
et qui devra finaliser son rapport dans moins d’un mois, l’objectif
notamment est de parvenir à la mise en place de terminaux dédiés aux
destinations à risques (États-Unis, Israël, Algérie, etc.) pour
renforcer la sûreté de ces vols. Aéroports de Paris (ADP) affirmait
toutefois, hier, n’avoir «aucune information» à ce sujet. En
France, Air France a déjà fait le premier pas en concentrant depuis
le 31 août sur le terminal 2E de Roissy la quasi-totalité de ses
vols vers les États-Unis. Tout comme les compagnies «sœurs» Delta et
Continental. Mais les pouvoirs publics veulent aller plus loin. Un
spécialiste du dossier à l’Intérieur, cité par Le Figaro, explique :
«Aujourd’hui, les passagers, contrôlés une première fois, se
retrouvent tous en zone de détaxe, quelle que soit leur destination,
avant de montrer à nouveau patte blanche à l’embarquement.» Résultat
: rien n’empêche un passager d’un vol tranquille, forcément soumis à
des contrôles moins draconiens, de transmettre en zone
internationale des composants d’une bombe ou d’une arme à un
complice d’un vol sensible. L’expérience du 2E doit donc toucher
d’autres compagnies.
La confirmation de
l’extension de ces mesures pour le cas de l’Algérie devrait
intervenir dans les jours à venir. Pour l’heure, et dans ses
conseils aux voyageurs français, le Quai d’Orsay estime que «les
voyages s’effectuent normalement à Alger et dans les principales
grandes villes reliées à Alger ou à la France par avion (dont Oran,
Annaba, Constantine, Tlemcen, Bejaïa)». S’agissant notamment de
l’aéroport international Houari- Boumediene (on dit juste d’Alger,
maintenant…), il faut savoir que la sécurité a été, dès le départ,
la priorité. Tous les bagages de soute sont aujourd’hui contrôlés à
100%, tandis que l’entrée dans l’aérogare de toute personne est
soumise à un contrôle systématique, y compris pour ce qui est du
personnel et toutes livraisons de produits ou matériaux. Selon les
données fournies, 220 caméras de télésurveillance, sont installées
aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’aéroport et plusieurs
unités de police veillent à un maximum de sécurité. L’aérogare de
l’aéroport international dispose aussi d’un plan d’urgence qui sera
déclenché à la moindre alerte (bombe, véhicule piégé, incendie et
tout autre danger).
L’Etat a beaucoup
investi dans l’acquisition d’équipements de haute technologie, en
des passerelles télescopiques permettant aux passagers d’embarquer
dans l’avion ou de pénétrer dans le terminal directement, sans avoir
à emprunter un bus. Un nouveau système pour les bagages a été
également introduit, permettant de contrôler systématiquement et
rapidement tous les bagages de soute grâce à une réconciliation
informatisée entre les bagages et les passagers lors de
l’embarquement.
Redouane A.
Haut
Partis démocrates
Si jeunes et
déjà vieux
Faire du neuf avec
du vieux. Tel est, si l’on veut, aujourd’hui, ce que tentent mais
sans grande réussite les partis dits démocrates. Un défi, non ?
Plutôt un déni de l’évolution de la scène politique et sociale
qu’ils refusent pathétiquement de regarder en face. Otages d’une
conception politique à laquelle parfois eux-mêmes n’y croient pas
trop– que dire de l’opinion
publique ?– que
nous appelons, souvent à tort, les leaders démocrates, donnent l’air
ne plus suivre la direction du vent face à la mouvance islamo-
conservatrice de plus en plus conquérante et qui, elle, n’en a pas
moins demandé.
Divisés,
cantonnés, méfiants, hésitants…les démocrates continuent pourtant et
on ne sait trop d’ailleurs ce qui les motive, à tirer des plans sur
la comète, en nourrissant le rêve suprême de donner corps après plus
de quinze ans d’existence officielle, à un bloc démocratique qui
unit dans son moule toutes les forces républicaines.
Certes, le régime
politique dans le pays n’est pas des plus respectueux des libertés
publiques, ni même plus transparent dans ses rapports avec la classe
politique, notamment les démocrates, mais réduire l’impuissance du
RCD, du FFS, du MDS et à un degré moindre, le CCDR, à ce seul état
de fait, ça serait là un leurre, pour ne pas dire une malhonnêteté
qu’on ne veut assumer.
Il faut dire, que
si l’on peine à construire ce bloc démocratique, que si le message
ne passe pas ou peu, que si la popularité vient à manquer, comme
c’est actuellement le cas, c’est que ces partis démocratiques
fonctionnent sur des bases qui sont tout sauf démocratiques
justement. Quand vous avez un Saïd Sadi qui refuse de céder son
siège depuis une quinzaine d’années, un Aït Ahmed qui veut finir ses
jours sur le trône du FFS, un MDS en proie à une crise dont il est
difficile d’élucider les véritables motifs…vous pouvez les qualifier
de tout sauf de démocrates. Le principe d’alternance, qui reste l’un
des piliers de la démocratie, chez eux, hélas, n’est qu’une phrase
que l’on transcrit comme ça dans son programme politique et qu’on
agite de temps à autre au cours des échéances électorales.
Pas plus que les
autres, c’est-à-dire les formations dites nationalistes et à un
degré moindre, les islamistes, les formations démocratiques, sonnées
par leurs échecs consécutifs, sont victimes de leurs propres
contradictions. D’une vision autoritaire d’un idéal républicain que
ni Sadi ni Aït Ahmed ne sont aujourd’hui, en 2006, en mesure d’y
parvenir. Il faut savoir quitter la table…
Amine Goutali
Haut
L'opération pilote lancée hier
Des fibres
optiques remplacent la parabole
L'opération pilote
touchera dans un premier temps et sur un rayon de 20 km, 14 abonnés,
avec un débit de 10 à 100 Mbits.
Le système
expérimental Epon (Ethernet passive optical network) ou la toute
nouvelle technologie d’interconnexion à base de fibres optiques a
été lancée officiellement hier à partir du central téléphonique
d’Hydra, en présence du ministre de la Poste et des Tic, Boudjemaâ
Haïchour, qui a effectué une visite d’inspection dans la ville
d’Alger. Mis en service le 18 septembre dernier, le réseau d’accès
optique Epon qui repose sur un protocole d’accord entre Algérie
Télécom et la société chinoise ZTE, est d’une capacité de 380 lignes
et de 100 abonnés. L’opération pilote touchera dans un premier temps
et sur un rayon de 20 km, 14 abonnés, avec un débit de 10 à 100
Mbits. L’apport de cette nouvelle technologie va permettre, si elle
est généralisée, d’éliminer les paraboles du paysage urbain et
assurer au citoyen l’accès facile et rapide à la société
d’information. A signaler que l’Algérie figure parmi les 15 premiers
pays dans le monde à acquérir la technologie Epon.
M. Haïchour a
insisté par ailleurs sur l’aspect financier de l’opération,
qui, a-t-il dit, «reste au dessus des moyens des Algériens. Car, la
connexion à un débit de 10 à 15 Mbits revient à 100 000 DA et celle
de 100 Mbits est à 200 000 DA». Tout en ajoutant : «Nous sommes en
train de voir avec le partenaire chinois comment la faire
généraliser en rabaissant le coût d’accès des citoyens à cette
nouvelle technologie». Toujours dans le souci de réduire la fraction
numérique, le ministre a annoncé la mise en place d’une innovation
technologique tous les quatre mois dans le domaine des TIC, cela
grâce à une coopération avec les nations les plus avancés en la
matière. Du reste, est-il rappelé, l’ouverture du capital d’Algérie
Télécom vise plus à permettre à «l’Algérie d’accéder au transfert de
technologie en s’ouvrant aux autres nations qu’à ramener de nouveaux
capitaux pour l’entreprise qui fonctionne déjà à merveille».
Habiba Ghrib
Haut
Algérie/Etats-Unis
Les échanges
ont quadruplé en trois ans
Les échanges
bilatéraux sont passés de 3,3 milliards de dollars en 2003 à plus de
12 milliards en 2005, essentiellement centrés sur les hydrocarbures.
Mohamed Bedjaoui,
ministre des Affaires étrangères, a appelé, lundi, à New York, la
communauté d’affaires des Etats-Unis à renforcer et diversifier ses
investissements en Algérie où sont désormais réunies, a-t-il dit,
les conditions d’un partenariat bénéfique et mutuellement avantageux
pour les deux pays, a-t-on indiqué de source diplomatique.
Intervenant devant
le Business Council for International Understanding (BCIU- Conseil
d’affaires pour la compréhension internationale), mis en place en
1955, à l’initiative du président Eisenhower, pour promouvoir les
échanges et la coopération américaine avec le reste du monde,
M. Bedjaoui a
estimé, qu’«avec le retour de la paix, la sécurité et la stabilité,
et la mise en place d’importantes réformes, notamment politiques,
économiques et sociales, l’Algérie offre d’importantes opportunités
d’investissements» aux partenaires étrangers, notamment américains.
Elle a aussi mis en place «un train de réformes politiques et
économiques visant à consolider l’état de droit, la bonne
gouvernance, les valeurs démocratiques et l’économie de marché»,
a-t-il encore souligné à l’adresse d’une nombreuse assistance formée
notamment de responsables d’institutions et organismes étatiques,
dirigeants d’entreprises, banquiers gestionnaires de portefeuilles,
membres d’institutions diplomatiques et de conseil en affaires et du
commerce international. Pour le ministre des Affaires étrangères,
présent à New York, où il dirige la délégation algérienne aux
travaux de la 61e session de l’Assemblée générale des Nations unies,
«les efforts engagés par les autorités algériennes reflètent leur
volonté et leur profonde conviction que les réformes constituent des
facteurs déterminants pour un développement économique et social
durable». «L’Algérie et les Etats-Unis partagent une convergence de
vues sur un large éventail de questions d’intérêt commun. Notre
partenariat bénéficie d’une base économique et politique solide que
nous espérons conforter et consolider davantage à travers une
coopération aux plans sécuritaire et militaire , un dialogue
approfondi et une plus grande concertation en vue d’établir un
partenariat stratégique durable et souhaité», a plaidé le ministre.
Il a en outre attiré l’attention de l’assistance sur l’évolution des
échanges bilatéraux passés de 3,3 milliards de dollars en 2003 à
plus de 12 milliards en 2005, faisant de l’Algérie le second
partenaire en Afrique (après l’Afrique du Sud) et dans le monde
arabe (après l’Arabie saoudite) des Etats-Unis qui restent son
premier partenaire économique. «Elle est aussi un important
exportateur de GNL et de produits pétroliers pour l’Amérique où elle
joue un rôle majeur dans la sécurité de ses approvisionnements
énergétiques», a-t-il encore indiqué.
Redouane A.
Haut
SAFEX
Cap sur le
salon Médinalgérie
En prévision de
salon Médinalgérie qui aura lieu du 11 au 14 décembre 2006, aux Pins
maritimes d’Alger, une conférence de presse a été animée, hier,
conjointement par le directeur de la Société algérienne des foires
et d’expositions (SAFEX), Ali Farah et les représentants de la
Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP).
Cette
manifestation, la première du genre, a pour objectif, indique M.
Farah, de répondre à une demande sociale qui allie l’intérêt de
l’entreprise à la satisfaction des besoins des populations «en
mettant l’accent sur le partenariat». Pour le directeur de la Safex,
le salon Médinalgérie «sera un lieu de rencontres et d’échanges à
l’occasion de huit ateliers abordant les grandes problématiques des
collectivités locales». En clair, il cite le transport local, le
traitement des déchets, l’éclairage public, les risque naturels, le
logement et l’organisation de marchés. Joël Broquet, chargé de
projets internationaux près la CCIP, souligne qu’«en vue d’une
promotion du cadre de vie, les élus locaux doivent être dotés de
l’outils informatique pour, explique-t-il, évaluer et traiter les
risques naturels».
S’agissant du
nombre de participants à cet événement, le directeur de la société
co-organisatrice, estime que le nombre dépassera les 100
entreprises. A ce propos, il précise que «la première liste sera
communiquée au début du mois d’octobre prochain». selon lui, le
salon Médinalgérie aura un caractère international à partir des
éditions futures.
M. K.
Haut
Le chômage à 13,8%
Ould Abbès
insiste sur des chiffres douteux
Selon le ministre,
pas moins de 140 000 universitaires ont été recrutés durant les 4
dernières années dans le cadre du CPE, dont près de 20 % ont été
permanisés dans le secteur public.
Les chiffres
donnés avant-hier par Djamel Ould Abbès, s’agissant de la baisse du
chômage, font presque rêver avec leur taux inédit de 13,8%,
largement et triomphalement repris par certains titres de la presse.
C’est qu’on voudrait bien les croire, mais comment, lorsqu’on sait
pertinemment que, d’inspiration libérale, la politique du
gouvernement actuel est tout, sauf celle du plein emploi ?
Officiellement, le taux de chômage en Algérie a enregistré une
baisse passant de 30,7 % en 1999 à 13,8 % en 2006, comme l’a affirmé
le ministre. Selon lui, pas moins de 140 000 universitaires ont été
recrutés durant les 4 dernières années dans le cadre du CPE, dont
près de 20 % ont été permanisés dans le secteur public. Enfin, pas
moins de
280 000 personnes,
souligne le ministre, vont être recrutées pour les besoins des
grands projets prévus dans le cadre du programme complémentaire de
soutien à la relance économique (PCSRE).
D’emblée,
l’opinion à qui parviennent ces chiffres, cherche à les confronter
avec le vécu social. La hausse de la criminalité, de la prostitution
et des fléaux sociaux, dont la mendicité, sont autant d’indices qui
contredisent les statistiques officielles. Comment en effet peut-on
soutenir que le chômage a baissé de moitié en six ans, alors que la
criminalité, sous toutes es formes, est passée du simple au double ?
De plus, la source
de ces chiffres, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité
nationale, est celle-là même qui ne cesse d’enregistrer une hausse
continue de ses budgets destinés aux opérations de solidarité
nationale lors de la rentrée scolaires, du ramadan et de l’Aïd et
dans d’autres occasions encore. Ce qui, en toute logique, traduit
une aggravation de la paupérisation de la société et non pas le
contraire, comme on serait en droit de s’attendre si effectivement
il y avait 50% de travailleurs en plus et donc une hausse du revenu
des ménages pris dans leur ensemble.
Rien que pour le
couffin du ramadan, M. Ould Abbès a estimé que cette opération
touchera près de 125 000 familles démunies et 40 000 autres victimes
de la tragédie nationale. Ce qui renvoie, au bas mot et avec un
moyenne de 4 personnes par famille, à plus d’un demi-million de
démunis recensés et en même temps pris en charge par l’Etat.
Passons ces
considérations, et revenons au chiffre du chômage tel qu’énoncé par
le même ministre qui assène ses chiffres en même temps qu’il veille
à la création d’un observatoire de l’emploi, ce dernier ayant pour
mission de communiquer aux pouvoirs publics la vraie réalité… de
l’emploi. En effet, l’on tient les chiffres officiels du très
sérieux Office national des statistiques. C’est de ce dernier que
l’on tire les précédents taux de 17,7%, puis de 15,5% de chômage.
Mais il faut surtout rappeler que déjà à l’époque, soit en 2004,
puis en 2005, des experts étrangers ont décortiqué les failles du
système de calcul du très officiel Office. Dans une étude du cabinet
britannique Oxford Business Group, il est indiqué qu’il est «de
notoriété publique que l’Algérie ne dispose pas d’un système
convenable de collecte et de traitement de l’information, sauf,
peut-être, dans le secteur des hydrocarbures». Cela d’autant que la
tendance bien connue des entreprises algériennes à sous-déclarer
leur effectif – sans parler de leur chiffre d’affaires – dans le but
d’échapper aux taxes, combinée au manque de contrôle du respect de
la réglementation, a pour effet de brouiller encore la précision des
chiffres, fait remarquer OBG.
L’ONS, peu
outillé
Les statistiques
annuelles de l’Office national des statistiques (ONS), qui interroge
autour de 10 000 personnes, sans possibilité de vérifier la véracité
de leurs réponses, laissent sceptiques les analystes. Selon l’ONS,
la population active algérienne est estimée à un peu moins de 9,5
millions de personnes, parmi lesquelles 7,8 millions, soit 82,3 %,
ont un emploi. «Ces chiffres font donc état d’une baisse
spectaculaire du chômage», commente OBG qui rappelle une enquête
faite en juillet 2004 par Ecotechnics et qui fait ressortir que le
taux de chômage serait en fait plus proche de 26 %, se répartissant
par sexe, soit
22 % pour les
hommes et
41 % pour les
femmes. «Les principaux facteurs qui sous-tendent ce phénomène sont
l’augmentation régulière du taux de scolarisation et de formation
des femmes, ainsi qu’un changement graduel des mentalités», estiment
ces experts. Le gouvernement algérien martèle à chaque fois que
l’emploi total a fortement progressé. Mais ce résultat ne révèle pas
toute la réalité du marché de l’emploi depuis quelques années, selon
l’expertise britannique. «Le plan d’ajustement structurel de
l’Algérie, sous la férule du Fonds monétaire international (FMI), a
poussé le gouvernement à encourager le développement des contrats à
durée déterminée (CDD) dans le but de flexibiliser le marché du
travail». Ce qui explique l’apparition de la «dépermanisation» des
emplois qui a permis de sauver de nombreuses EPE qui souffraient de
sureffectifs, en particulier dans le secteur de la construction.
D’autant que dans le secteur privé, la domination des entreprises de
sous-traitance dans le recrutement a eu pour effet d’augmenter la
proportion de CDD, en particulier dans le secteur pétrolier, grand
pourvoyeur d’emplois.
En conséquence,
seulement 30 % de la population algérienne dispose aujourd’hui d’un
emploi à durée indéterminée (CDI), souligne l’étude. Cette
révolution a donné lieu toutefois à une «dualité croissante» dans le
marché du travail, à savoir, d’un côté, les travailleurs en CDI
bénéficient de la sécurité de l’emploi et de salaires raisonnables,
tandis qu’à l’opposé, de plus en plus de travailleurs en CDD
pâtissent de la précarité et sont contraints d’accepter un bas
salaire, et ce, dans un contexte d’augmentation importante des prix
des produits de première nécessité. Pour les experts britanniques,
«l’Etat algérien aurait beaucoup à gagner à s’attaquer au problème
de l’emploi avec plus de détermination qu’il ne l’a fait depuis 10
ans», en consacrant notamment plus de budget à l’emploi, limité à
0,7 % de son PIB, alors que les pays de l’OCDE dépensent en moyenne
entre
3,5 % et 7 % de
leur PIB.
Redouane A.
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