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LA UNE Les éditions sont diverses et alléchantes, le prix ne l’est pas pour autant puisque les livres les moins chers sont ceux destinés au préscolaire. Mais certains ouvrages vont jusqu’à 800 DA.

27/09/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Au large !

Franchement en quoi le fait que la ministre de la Défense française décerne des médailles à des harkis français, pose-t-il un problème à l’Algérie ? Ce que n’hésite pas à affirmer notre confrère El Watan qui en profite pour réactiver un aspect du dossier pour le moins ambivalent des relations algéro-françaises où les deux parties ne savent visiblement plus sur quel pied danser si ce n’est celui de la surenchère improductive. En l’occurrence, il serait peut-être bon de finir par admettre que les harkis sont un problème français et laisser à la France le délicat privilège d’en faire ce que bon lui semble. Qu’elle leur élève des monuments ou leur décerne des médailles ne leur évitera pas de se faire traiter de

«sous-hommes» par des députés français (socialistes il est vrai). Le fait est que l’Algérie, quant à elle, n’a rien à gagner à entrer des polémiques qui justement sont liées à des échéances électorales françaises.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Livres parascolaires

Prix excessifs

Les éditions sont diverses et alléchantes, le prix ne l’est pas pour autant puisque les livres les moins chers sont ceux destinés au préscolaire. Mais certains ouvrages vont jusqu’à 800 DA.

 

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 Les Titres

 

L'opération pilote lancée hier

Des fibres optiques remplacent la parabole

 

Ouverture aujourd’hui de l’année judiciaire

Réconciliation, Khalifa et déclaration de patrimoine

 

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La DRH rassure les PNC

 

Le chômage à 13,8%

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 Baisse des prix dans les pays musulmans 

L’Algérie a contrario

Dans le pire également. Et pour cause : alors qu’à  la veille du mois de ramadan, dans tous les pays musulmans, les pouvoirs publics s’efforcent à stabiliser ou, à plus forte raison, baisser les prix des produits de large consommation, chez nous hélas, et comme à chaque fois d’ailleurs, c’est le contraire qui se produit. L’Etat a beau sensibiliser ou légiférer des lois. Rien

n’y fait. Les prix flambent et les consommateurs, les plus modestes surtout, en font les frais. Dans les pays du Moyen-Orient, en Syrie, par exemple, les associations de commerçants, organismes qui pèsent dans la vie publique et politique, font chorus pour réduire, ne serait-ce que par un geste symbolique, les prix de leurs produits permettant aux familles pauvres de s’approvisionner. Normal, c’est le mois de la piété, de l’entraide et de la fraternité. Ces valeurs-là, dans ces pays, on les respecte à la lettre. En Algérie, ces valeurs «ramadanesques»  n’ont plus droit de cité. L’avidité des commerçants, les intermédiaires à leur tête, sont capables de s’associer avec le diable pour renflouer leurs caisses, une fois le mois de jeûne fini, s’y ajoute l’impuissance de l’Etat face à des pratiques qui n’honorent en rien notre soi-

disant appartenance religieuse. Les imams auront beau appeler à la raison et les pouvoirs publics à la retenue. Vaines tentatives qui ont montré, dans le passé, leurs limites. Pour ces «mercenaires» de commerçants, le ramadan c’est trente jours d’un bénéfice sans égal. L’argent coulera à flots sur le dos de millions de jeûneurs qui, eux aussi, ne voient en ce mois spirituel qu’une occasion pour se remplir la panse et les yeux. La mosquée et ce fatras de pratiques religieuses, c’est après le ftour (rupture du jeûne). Une question de forme.

A. G.

 

 Sud Liban

Prochain retrait total d’Israël

Une réunion de coordination sous les auspices de l’ONU mettait hier la dernière main au retrait israélien du Liban sud, qui devrait intervenir au plus tard au début de la semaine prochaine.

Selon des sources parlementaires israéliennes, citant le ministre de la Défense Amir Peretz, les troupes israéliennes auront achevé leur retrait du Liban «d’ici vendredi ou au début de la semaine prochaine», un mois et demi après la fin de la guerre entre l’Etat juif et le Hezbollah chiite libanais.

A Naqoura, au Liban sud, des représentants de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et ceux des armées israélienne et libanaise ont entamé leurs discussions afin d’établir un calendrier de retrait de l’armée israélienne de ces dernières positions toujours occupées à la frontière. Les officiers libanais et israéliens se réunissent, sans s’adresser directement la parole et en évitant même de se regarder, sous les auspices de la Finul une fois par semaine depuis la fin des hostilités le 14 août.

M. Peretz a indiqué devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense que le retrait total est retardé, à défaut «d’un accord avec la Finul sur les règles d’engagement des casques bleus et de Tsahal en cas de violation du cessez-le-feu» par le Hezbollah. Selon lui, quelques centaines de soldats israéliens sont encore présents au Liban, où Tsahal avait lancé le 12 juillet une offensive au Liban après la capture par le Hezbollah de deux de ses soldats dans la zone frontalière libano-israélienne.

La veille, l’ONU a indiqué que l’armée israélienne occupait toujours dix zones de la région frontalière du Liban sud.

Les responsables israéliens avaient assuré que le repli s’effectuerait lorsque les effectifs de la Finul seraient de 5 000 hommes, seuil atteint la semaine dernière. «Les deux parties (israélienne et libanaise) ont pris du retard», avait noté lundi le commandant Philippe Lebrat, assistant du commandant de la Finul, le général français Alain Pellegrini. Mais avait-il assuré, «le processus de retrait n’est pas arrêté. Il n’y a pas de point de blocage, c’est un problème d’inertie du système».

Le Liban a averti le 21 septembre, par la voix de son ministre de la Défense, Elias Murr, qu’il saisirait le Conseil de sécurité de l’ONU si Israël n’achevait pas son retrait du sud du Liban d’ici une semaine.

Il avait ajouté que le représentant du secrétaire général de l’ONU au Liban, Geir Pedersen, l’avait informé que «la date limite du retrait israélien du Liban sera vendredi» 29 septembre. «Si le retrait ne s’achève pas d’ici (là), le Liban saisira le Conseil de sécurité de l’ONU», avait dit M. Murr.

Parallèlement, l’armée libanaise, dont 15 000 soldats se déploient progressivement au Liban sud conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a mis fin aux hostilités, prenait le contrôle des positions israéliennes évacuées.

Ce déploiement marque le retour de l’armée libanaise dans le sud du pays, dont l’Etat avait abandonné le contrôle depuis près de 40 ans aux groupes armés palestiniens, puis au Hezbollah après le retrait israélien de mai 2000.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

L’Etat otage du marché

Le débat qui se mène depuis plus de deux décennies maintenant autour de la relation entre le Marché et l’Etat, n’est pas encore épuisé dans les plus grandes économies capitalistes du monde, que l’Algérie semble l’avoir définitivement clos en laissant le premier imposer sa loi au second dans ce qui ressemble bien à la défaite de l’ordre face au désordre. Et ce ne sont évidemment pas les propos rassurants de certains de nos ministres en ce début de ramadan qui vont y changer quoi que ce soit. Les prix à la consommation de la quasi-totalité des produits agricoles et des denrées de première nécessité, atteignant à présent des pics qui indiquent bien que l’Etat est complètement hors du coup face à des réseaux de spéculation qui se jouent de la loi de l’offre et de la demande comme bon leur semble et qui imposent leur diktat à des consommateurs qui n’ont malheureusement aucun recours. Car, en affirmant que les prix sont parfaitement maîtrisés, alors que la réalité est aux antipodes de ce discours lénifiant, les autorités condamnent les Algériens à ne pouvoir tenter aucune action qui puisse atténuer le choc brutal d’un marché dominateur et arrogant. Mais il est vrai que le débat est faussé au départ, parce que si les spéculateurs et les maîtres des marchés de gros sont largement présents dans la sphère de la représentation politique, notamment à travers les Assemblées élues et plus spécialement à l’APN, les consommateurs de base, surtout les plus démunis d’entre eux, n’ont personne pour défendre leurs intérêts à ces niveaux-là. Ni au gouvernement, ni au Parlement, ni même dans la presse nationale, où le thème de la hausse des prix durant le mois de ramadan n’est guère plus qu’un sujet vendeur parmi d’autres. L’abdication collective face au diktat d’un pseudo marché, cachant mal la censure de fait qui est appliquée à un domaine où des intérêts énormes sont en jeu et où les consommateurs les plus faibles n’ont pas droit à la parole. Cette situation n’est évidemment pas survenue par hasard ou brutalement, du jour au lendemain, elle est le résultat d’un bras de fer qui a commencé au lendemain de la disparition du Président Boumediene et qui a fait sortir au grand jour les réseaux de plus en plus maffieux du commerce sauvage et spéculateur. Un bras de fer qui durera jusqu’au début des années 1990, période où la maffia du commerce intérieur a commencé à se doter de ses propres instances de représentation politique, notamment à travers le Fis dissous qui militait pour une déréglementation totale du marché. Le terrorisme ayant fini, quant à lui, par faire échapper les régions où sont implantés les principaux marchés de gros du pays à tout contrôle de l’Etat. Aussi, serait-il peut-être utile aujourd’hui de recadrer le débat dans sa véritable dimension qui est celle de redonner à l’Etat les moyens de sa puissance dans un domaine où l’ébullition sociale a vite fait de s’installer.

 A. M.

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