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Baisse
des prix dans les pays musulmans
L’Algérie a contrario
Dans
le pire également. Et pour cause : alors qu’à la veille
du mois de ramadan, dans tous les pays musulmans, les
pouvoirs publics s’efforcent à stabiliser ou, à plus
forte raison, baisser les prix des produits de large
consommation, chez nous hélas, et comme à chaque fois
d’ailleurs, c’est le contraire qui se produit. L’Etat a
beau sensibiliser ou légiférer des lois. Rien
n’y
fait. Les prix flambent et les consommateurs, les plus
modestes surtout, en font les frais. Dans les pays du
Moyen-Orient, en Syrie, par exemple, les associations de
commerçants, organismes qui pèsent dans la vie publique
et politique, font chorus pour réduire, ne serait-ce que
par un geste symbolique, les prix de leurs produits
permettant aux familles pauvres de s’approvisionner.
Normal, c’est le mois de la piété, de l’entraide et de
la fraternité. Ces valeurs-là, dans ces pays, on les
respecte à la lettre. En Algérie, ces valeurs «ramadanesques»
n’ont plus droit de cité. L’avidité des commerçants, les
intermédiaires à leur tête, sont capables de s’associer
avec le diable pour renflouer leurs caisses, une fois le
mois de jeûne fini, s’y ajoute l’impuissance de l’Etat
face à des pratiques qui n’honorent en rien notre soi-
disant
appartenance religieuse. Les imams auront beau appeler à
la raison et les pouvoirs publics à la retenue. Vaines
tentatives qui ont montré, dans le passé, leurs limites.
Pour ces «mercenaires» de commerçants, le ramadan c’est
trente jours d’un bénéfice sans égal. L’argent coulera à
flots sur le dos de millions de jeûneurs qui, eux aussi,
ne voient en ce mois spirituel qu’une occasion pour se
remplir la panse et les yeux. La mosquée et ce fatras de
pratiques religieuses, c’est après le ftour (rupture du
jeûne). Une question de forme.
A.
G.
Sud
Liban
Prochain retrait total d’Israël
Une
réunion de coordination sous les auspices de l’ONU
mettait hier la dernière main au retrait israélien du
Liban sud, qui devrait intervenir au plus tard au début
de la semaine prochaine.
Selon
des sources parlementaires israéliennes, citant le
ministre de la Défense Amir Peretz, les troupes
israéliennes auront achevé leur retrait du Liban «d’ici
vendredi ou au début de la semaine prochaine», un mois
et demi après la fin de la guerre entre l’Etat juif et
le Hezbollah chiite libanais.
A
Naqoura, au Liban sud, des représentants de la Force
intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et ceux
des armées israélienne et libanaise ont entamé leurs
discussions afin d’établir un calendrier de retrait de
l’armée israélienne de ces dernières positions toujours
occupées à la frontière. Les officiers libanais et
israéliens se réunissent, sans s’adresser directement la
parole et en évitant même de se regarder, sous les
auspices de la Finul une fois par semaine depuis la fin
des hostilités le 14 août.
M.
Peretz a indiqué devant la commission parlementaire des
Affaires étrangères et de la Défense que le retrait
total est retardé, à défaut «d’un accord avec la Finul
sur les règles d’engagement des casques bleus et de
Tsahal en cas de violation du cessez-le-feu» par le
Hezbollah. Selon lui, quelques centaines de soldats
israéliens sont encore présents au Liban, où Tsahal
avait lancé le 12 juillet une offensive au Liban après
la capture par le Hezbollah de deux de ses soldats dans
la zone frontalière libano-israélienne.
La
veille, l’ONU a indiqué que l’armée israélienne occupait
toujours dix zones de la région frontalière du Liban
sud.
Les
responsables israéliens avaient assuré que le repli
s’effectuerait lorsque les effectifs de la Finul
seraient de 5 000 hommes, seuil atteint la semaine
dernière. «Les deux parties (israélienne et libanaise)
ont pris du retard», avait noté lundi le commandant
Philippe Lebrat, assistant du commandant de la Finul, le
général français Alain Pellegrini. Mais avait-il assuré,
«le processus de retrait n’est pas arrêté. Il n’y a pas
de point de blocage, c’est un problème d’inertie du
système».
Le
Liban a averti le 21 septembre, par la voix de son
ministre de la Défense, Elias Murr, qu’il saisirait le
Conseil de sécurité de l’ONU si Israël n’achevait pas
son retrait du sud du Liban d’ici une semaine.
Il
avait ajouté que le représentant du secrétaire général
de l’ONU au Liban, Geir Pedersen, l’avait informé que
«la date limite du retrait israélien du Liban sera
vendredi» 29 septembre. «Si le retrait ne s’achève pas
d’ici (là), le Liban saisira le Conseil de sécurité de
l’ONU», avait dit M. Murr.
Parallèlement, l’armée libanaise, dont 15 000 soldats se
déploient progressivement au Liban sud conformément à la
résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a
mis fin aux hostilités, prenait le contrôle des
positions israéliennes évacuées.
Ce
déploiement marque le retour de l’armée libanaise dans
le sud du pays, dont l’Etat avait abandonné le contrôle
depuis près de 40 ans aux groupes armés palestiniens,
puis au Hezbollah après le retrait israélien de mai
2000.
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