|
Participation record à la 3e semaine de l’énergie
Khelil rétablit
la confiance
Avec 171
compagnies venant de 26 pays, la 3e semaine de l’énergie est déjà un
succès significatif, avec l’annonce dès l’ouverture d’un proche
accord gazier stratégique entre Alger et Bruxelles. Un point pour le
ministre de l’Energie, sujet récemment à de multiples attaques.
La 3e édition de
la semaine de l’énergie en Algérie, inaugurée avant-hier au Sheraton
hôtel d’Oran par le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib
Khelil, et devant se poursuivre jusqu’au 29 du mois en cours,
accueille 171 participants venant de 26 pays différents participer à
l’exposition, ouverte le jour même à 18 heures au Palais des
expositions. L’événement a eu lieu en présence de personnalités
importantes, dont des conseillers du président de la République, des
ambassadeurs et autres P-DG de Sonatrach et Sonelgaz ainsi que les
représentants de compagnies étrangères comme le groupe pétrolier
Repsol et la société italienne de production de l’énergie électrique
Edison et la compagnie américaine Anadarko que l’on disait partante
du marché algérien. Parallèlement à cette exposition, se tiennent
également la cinquième Conférence stratégique internationale à
laquelle participent 450 professionnels spécialisés tout
particulièrement dans le développement des explorations et de la
production ainsi que les 7es Journées scientifiques et techniques de
Sonatrach avec la participation de 1 100 représentants du secteur de
l’énergie.
Il y a lieu de
souligner l’exceptionnelle participation cette année à la SEA3,
comme devait le faire remarquer M. Chakib Khelil dans son discours
d’inauguration officielle, donnant à l’événement un cachet spécial
de reconnaissance à l’échelle internationale et, par-delà le fait,
l’intérêt accordé désormais à l’Algérie par les plus grandes
compagnies pétrolières, attirées de plus en plus par les nombreuses
perspectives d’investissement et de partenariat offertes. Le
ministre devait également souligner, hier à l’occasion de
l’ouverture de la 5e Conférence internationale sur les opportunités
d’investissements dans le secteur de l’énergie et des mines, le
caractère décisif du partenariat avec les compagnies étrangères dans
le développement du secteur énergétique de l’Algérie. Tout en
rappelant justement les divers partenariats, «fort intéressants»
conclus au cours de ces dernières années, à l’exemple de l’activité
Aval qui a enregistré plusieurs projets. A ce propos, Ferouli
Abdelhafid, le vice-président de Sonatrach-Aval, expliquera que «la
compagnie algérienne est à multiplier ses efforts sur le
développement du secteur de la pétrochimie avec la participation du
privé et des partenaires étrangers à même de faire bénéficier le
pays des nouvelles technologie dans le domaine». Il explique que «Sonatrach
agit actuellement sur deux axes, la première consiste en le
développement des produits de première génération et le deuxième axe
en la mise en place des conditions permettant aux petites et
moyennes entreprises de s’installer en Algérie pour,
essentiellement, mettre sur le marché une grande variété de produits
de première génération». Toujours dans ce contexte, M. Khelil fera
part d’un ambitieux programme déjà engagé par la compagnie
algérienne, programme dans lequel il est question de projets géants
de partenariat. Il évoquera, outre le gazoduc Medgaz qui va relier
par voie sous-marine l’Algérie à l’Espagne et le gazoduc Galsi qui
reliera l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne et le gazoduc
transsaharien (TSGP), plusieurs appels d’offres ont été lancés dans
le domaine de la pétrochimie, de la gazochimie et des engrais, d’une
raffinerie de brut de 15 millions de tonnes par an de capacité qui
sera installée à Tiaret et une aluminerie dans la nouvelle ZI de
Beni Saf dans la wilaya d’Aïn Témouchent.
De son côté, et
tout en insistant sur le fait que «l’Algérie reste un partenaire
très fiable pour l’Europe», le commissaire européen à l’Energie,
Andris Pielbags, a mis l’accent sur «l’importance de la sécurisation
des approvisionnements gaziers pour l’Europe et l’importance que
représente l’Algérie dans cette optique». M. Pielbags devait aussi
annoncer que les préparatifs pour la signature d’un accord
stratégique entre l’Algérie et l’Union européenne dans le domaine de
l’énergie sont en phase d’achèvement, soulignant que «tous les
éléments de l’accord en question ont été définis» par les deux
parties, accord concernant des projets d’intérêt commun tels que les
gazoducs Medgaz, Galsi et le transsaharien devant relier le Nigeria
à l’Europe via l’Algérie.
E. Ikram
Haut
Investissements, privatisations
Temmar au cœur
d’une nouvelle polémique
Encore une fois,
il se trouve dans l’œil du cyclone : Abdelhamid Temmar, le ministre
de la Participation et de la Promotion de l’investissement. Pour
cette fois, on a sorti une autre histoire. Une énième a-t-on envie
de dire. Bouteflika, soutient-on, apparemment mécontent des
résultats de son ministre, n’a pas vu mieux que lui soustraire des
mains, le «lourd» dossier des investissements arabes. Pourtant il
pouvait bien le démettre de ses fonctions, de lui changer de
portefeuille…si tel est réellement le cas. L’événement tombe à pic.
Du pain béni pour des thèses semblables : le forum des hommes
d’affaires arabes qui s’est tenu il y a tout juste quelques jours à
Alger où tout le gouvernement a pris part à l’exception de Temmar,
en déplacement en Corée du Sud, sert de l’argument massue.
Du coup, les armes
se fourbissent et les flèches fusent. Massives et incisives :
Belkhadem, qui pourtant est aussi le président du Conseil national
de l’investissement et dont, hasard des institutions, le MPPI de
Temmar fait office de son secrétariat technique, aurait
personnellement pris en main le dossier. Autrement dit, c’est à lui-
à lui seul ?- qu’échoit la décision de donner le feu vert à tel ou
tel investisseur. Si ces thèses avancent le très contestable
argument du mécontentement du chef de l’Etat pour expliquer
l’«ostracisme» dont serait victime Mister privatisation, il serait
tout de même utile de rappeler ce tout petit détail, mais ô combien
important, de la maîtrise de la langue arabe, qui fait grandement
défaut à notre ministre. On le sait francophone et anglophone, ultra
libéral et que le gros de sa carrière a été fait au sein de l’ONU.
Ce qui explique, du moins en grande partie, le fossé qui le sépare
du «monde arabe». Car, il faut le dire, tout haut, même si l’argent
n’a pas d’odeur, de nos jours, le rôle de la culture est devenu un
élément crucial dans les affaires. C’est pour cette raison peut-être
que le choix- si la mise à l’écart de Hamid Temmar est réelle, porté
sur l’islamo-conservateur Belkhadem dont les relations avec le
Moyen-Orient et particulièrement avec les Emirats du Golfe sont de
notoriété publique. Reste à savoir si c’est une simple coïncidence :
Louisa Hanoune, en perpétuelle embuscade contre les hommes du
président, a confirmé à travers son appel à la démission de Temmar,
que le chef du MPPI fait l’objet d’une conjuration qui n’a pas
encore révélé tous ses secrets.
Amine Goutali
Haut
Sarkozy écrit à Bouteflika
«Je n’oublierai
pas»
Douze jours après
sa visite effectuée les 13 et 14 novembre à Alger, Nicolas Sarkozy a
écrit hier au président Bouteflika. Entre- temps, et sur le front
interne, le candidat à l’élection présidentielle française de 2007
sait qu’il sera confronté dans sa course à l’Elysée à Ségolène
Royal, candidate du PS. Ce laps de temps écoulé entre la fin de son
séjour algérois et la lettre envoyée hier aura donc certainement été
mis à profit pour faire le bilan de la visite. Et le moins qu’il est
permis de déduire de la teneur de la courte missive, c’est que le
voyage s’est passé beaucoup mieux que ne l’avait espéré Sarkosy
lui-même. «Je me réjouis qu’il se soit si bien déroulé» avoue-t-il.
Le soulagement est presque perceptible. Mais de quoi avait-il peur ?
Qu’Alger lui oppose une fin de non recevoir à un éventuel soutien
dans sa course à la présidentielle, qu’il serait dit-on venu
chercher ? Peut-être. Et le fait que Sarkozy rappelle lui-même qu’il
dit savoir
«la part
déterminante» jouée par Bouteflika dans le «succès» dans ce voyage,
ne peut que confronter la thèse qui veut qu’avant sa venue, rien ne
lui semblait acquis, d’autant que Sarkozy ne bénéficie pas des
faveurs des communautés maghrébines. Mais cette crainte de perdre
des voix, semble avoir été balayée. La bataille de collecte des voix
est-elle en train de tourner en sa faveur ? Il est permis de le
penser. Sinon pourquoi affirmerait-il que «ce voyage en Algérie
était très important». Un voyage qui lui aura aussi permis de
constater que lui et Bouteflika partageaient «un grand nombre de
préoccupations». Mais cette symbiose aura été encore plus
perceptible, sera-t-il souligné sur le dossier algéro-français.
«J’ai également été heureux de recueillir vos analyses si sages sur
le sens de l’amitié franco-algérienne à laquelle, comme vous,
j’attache la plus grande importance», est-il affirmé avant d’ajouter
que «vous pouvez compter sur ma détermination à ancrer cette
relation dans l’avenir, car elle doit servir de modèle d’association
pour l’ensemble des relations entre la Méditerranée et l’Union
européenne». Il est vrai que Sarkozy a bénéficié de largesses,
puisque à la question posée sur le sort du traité d’amitié,
Bouteflika a évité d’y répondre pour dira-t-il ne pas «gêner mon ami
Sarkozy». Le message a été apparemment reçu. D’où certainement ce
message de «vifs remerciements». A charge pour Sarkozy qui promet de
«ne pas oublier» la part déterminante qui revient à Bouteflika dans
le succès de son voyage de renvoyer l’ascenseur.
Nadia Kerraz
Haut
Sénatoriales/Primaires FLN à Alger
Boudouhane,
Bouyeffer et Khellaf favoris
Dans la capitale,
le FLN s’est adonné à un jeu logique mais très compliqué par rapport
à celui constaté lors des primaires de 2003 qui a vu le collège de
la capitale s’unir en même temps autour de la même urne et choisir
sur une même liste le joker de la formation pour l’épreuve des
sénatoriales.
Une manière
astucieuse pour départager les candidats potentiels du parti et
satisfaire, par la même, les aspirations de tout un chacun désireux
de passer le test de santé des primaires. Ainsi le FLN a donné, sous
l’œil vigilant de plusieurs superviseurs, la chance à tout le monde
de jouer le jeu «démocratiquement». Trois mouhafadas ont dérogé
quelque peu à la circulaire interne qui encadre l’opération. En
effet, les mouhafadas de Draria, Bab El Oued et El Harrach n’ont pas
usé de l’urne mais ont cautionné chacune les trois prétendants à
main levée. L’épreuve de l’urne s’est déroulée par vote à bulletin
secret pour les listes des mouhafadas de Dar El Beida, Hussein Dey,
Bouzaréah et Chéraga. Les premier résultats ont donné M. Aïssa
Khellaf, membre APW d’Alger avec 36 voix, Ben Chabbi, P/APC de Bordj
El Bahri 31 voix et Mme Dalila Bouâkaz, membre d’APW à 15 voix pour
ce qui est de Dar El Beida. A Hussein Dey, MM Boudouhane et Rabhi
ont resueilli 30 et 21 voix chacun suivis de Khelfallah Driss, 11
voix. L’on remarque que le favori, le très médiatisé P/APC de Sidi
M’hamed, Moukhtar Bourouina, n’a pas postulé pour le siège. A la
mouhafada de Chéraga Saïd Bouyeffer P/APC de Staouéli, Zenad P/APC
de Chéraga et Ouaret son vice-président. Ce qui donne un match serré
entre Aïssa Khellaf et Saïd Bouyeffer qui ont des chances égales de
décrocher l’agrément de la direction. A noter que le tour est à la
wilaya de Mila où M. Tayab Louh, ministre du Travail, a fait le
déplacement pour superviser l’opération qui donne en favori un
certain Mansour Abderrahamane, trois fois ex-député, qui affrontera
un rival RND de grosse pointure, en la personne de Messaoud Had, qui
n’est autre que le P/APW de Mila. Un sérieux prétendant, nous dit-on
depuis Mila. A l’heure où nous mettons sous presse, le dépouillage
du vote se poursuivait encore.
Salah Bey
Haut
Tipasa
Ambition
personnelle ou discipline ?
Sourdes depuis
plusieurs mois, les luttes pour les prochaines sénatoriales tendent
– la date de leur tenue approchant à grands pas – à se départir du
voile qui les tenait jusque-là, cachées au grand public et, là où
elle existe, de la base militante du moins.
Et là, nous ne
parlons pas de celles, en somme toutes légitimes, qui opposent
(déjà) de potentiels candidats issus de formations politiques
différentes. Nous parlons plutôt des luttes qui se déroulaient
jusqu’à récemment en catimini au sein d’une même formation. Dans la
wilaya de Tipasa, le problème, parce que c’en est un, concerne les
deux principaux partis y activant : le FLN, surtout et à un degré
moindre, le RCD. Du moins jusqu’à aujourd’hui.
Cette réserve
étant valable pour le seul HMS, le parti d’Abou Djerra Soltani, dont
les élus se trouvent au sein des Assemblées locales de la wilaya de
Tipasa, le seul susceptible d’être secoué par un problème similaire.
Les autres, le PT, El Islah et le FNA ayant une représentation fort
réduite qui ne leur permet pas de présenter des candidats aux
prochaines sénatoriales. Comme au HMS, les divergences (à propos de
tout et à fortiori, des candidatures) demeurent toujours bien
gardées, tous les regards sont aujourd’hui braqués sur le FLN et le
RND où le lavage du linge sale tend de plus en plus à se faire en
dehors du cercle… partisan. Une tendance, au demeurant, nettement
plus perceptible au sein du plus vieux parti du pays. Pas moins de
six candidats, entre élus à l’APW et P/APC, se sont, en effet, déjà
postés sur la ligne de départ de la course menant au Conseil de la
nation, une course dont tous refusent
l’étape devant
désigner le candidat appelé à prendre part à la dernière ligne
droite de ladite course. Aucun d’entre-deux, nous a-t-on dit, ne
voulant être candidat à la candidature.
Du (nouveau) pain
sur la planche, en perspective pour la direction nationale du FLN,
déjà confrontée au vent de fronde qui secoue sa représentation
locale et ce, depuis la dernière opération élective de
renouvellement des instances de la mouhafadha, une opération (ainsi
que ses résultats) rejetée par bon nombre de militants.
Mohamed Amine
Haut
Tizi Ouzou
Duel RCD-FLN
A quelques
semaines du rendez-vous électoral des sénatoriales, la campagne a
déjà commencé à Tizi Ouzou chez les partis comme le FLN, le RCD et
même le RND alors qu’on s’emballe moins du côté du FFS même s’il est
détenteur de la forte majorité parmi le corps électoral concerné par
ce renouvellement du mandat de ceux qui ont accompli leur six ans
puisqu’on s’achemine vers sa non-participation comme il l’avait fait
en février dernier à l’occasion du remplacement du sénateur décédé
Ahmed Aït Ahmed. Et tout porte à croire qu’on aura droit à
l’occasion de ces sénatoriales à un duel FLN-RCD. Alors au FLN,
depuis quelques jours déjà, des noms de candidats à cette élection
circulent même si le choix sera arrêté à la suite des primaires que
la direction du parti vient de décider. En effet, Slimane Kerrouche,
battu en février par le candidat du RCD actuellement sénateur, en
l’occurrence le docteur Arabi Rachid, est de retour pour cette
nouvelle sénatoriale aux côtés de Akzouh, élu APW et bien d’autres
élus comme le P/APC d’Iferhounène, Aït Alioua Hachemi. Ainsi,
Abdelkader Bounekraf, animateur du comité exécutif du FLN présidera
aujourd’hui une réunion des élus à Tizi Ouzou en vue d’organiser
ces primaires mais aussi pour tenter de trouver un consensus autour
d’un candidat potentiel ayant plus de chances de gagner ces
sénatoriales que le parti se fixe comme objectif afin de contrôler
la chambre haute du Parlement, d’autant plus qu’une victoire du FLN
dans cette région est importante pour les prochaines joutes
électorales. Dans le même sillage, le FLN mettra certainement
l’alliance FLN/FFS lors de l’élection du P/APW, Kecili Smaïl, le 15
novembre dernier à l’occasion de ces sénatoriales même si le parti
d’Aït Ahmed décidera la non-participation à ce rendez-vous électoral
car, le recours au mode de vote par procuration n’est pas écarté. Et
les 203 élus que compte le FFS à Tizi Ouzou pourraient bien être
déterminants pour le poste du futur sénateur de la wilaya, même
s’ils ne participaient pas activement. Pour les observateurs avisés
de la chose politique, le FLN attendra certainement le retour de
l’ascenseur de la part du FFS, voire même celui du PT. Néanmoins, la
mission de M.Bounekraf s’annonce difficile à priori compte tenu des
dissensions qui apparaissent à l’occasion de ce genre de rendez-vous
politique parmi les élus locaux du parti. L’autre parti favori des
sénatoriales du 28 décembre prochain est le RCD avec ses 140 élus,
qui tentera certainement de rééditer la victoire de février dernier
lorsqu’il a placé le docteur Arabi loin devant le candidat du FLN,
Slimane Kerrouche.
Hamid Messir
Haut
Bouira
Un siège à
pourvoir
La salle Errich ,
située près du siège de l’APC de Bouira, a abrité hier, l’opération
électorale des primaires avec les derniers scrutins des sénatoriales
fixés au 28 décembre prochain. Sous l’œil vigilant du superviseur du
parti FLN, Abdelkader Bounekfraf, membre du secrétariat national au
niveau du bureau exécutif, accompagné du docteur Khelifa, également
membre du bureau exécutif et chargé de la restructuration du parti.
L’opération de vote s’est effectuée à bulletin secret. Sur les 114
élus que compte le FLN au sein des Assemblées communales et
wilayales, 102 élus étaient présents, quant aux 12 autres, ils ont
brillé par leur absence. Au départ, c’est une seule liste de six
candidats au seul poste de sénateur que compte pourvoir le FLN, du
fait que l’actuel sortant n’est autre que M. Merabhi, sénateur du
RND. Parmi les six candidats prétendant à ce poste, se trouve le P/APC
de Bouira, le P/APW de Bouira et le maire de Aïn Bessem. Comme
stipulé dans le règlement intérieur du FLN, il est exigé au militant
du parti une ancienneté de
7 années pour
aspirer à la candidature. Actuellement, d’autres critères ont été
rajoutés, à savoir les qualités morales du candidat. Selon le membre
du Conseil national et superviseur de l’opération électorale des
primaires pour les futures sénatoriales, le FLN dispose d’une
majorité dans les 46 wilayas, en nombre de sièges. Il fait cas de la
wilaya de Tissemsilt, dont la composante de l’APW est constituée de
plus de la moitié des élus du FLN. De même pour la wilaya de Bouira,
où ils disposent de 114 élus entre APC et APW, c’est-à-dire la
majorité. Toutes ces données qui ont été mises en avant par M.
Bounekraf pour faire valoir l’ambition du FLN à s’octroyer la
majorité sénatoriale. Durant le déroulement du vote, des consignes
ont été appliquées pour que les procurations ne soient plus tolérées
et seront désormais considérées comme nulles et non avenues. A la
fin du développement du scrutin, l’actuel mouhafedh, M. Bouguerra
Abdelkader, est sorti vainqueur du vote des primaires
Farid Haddouche
Haut
Moussa invité du Forum de l’ENTV
El-Aurassi et
El Djazaïr ne sont pas privatisables
Le ministre du
Tourisme, a mis un terme à la rumeur qui revient de manière
cyclique, s’agissant de la privatisation des deux principales
infrastructures hôtelières de la capitale.
En effet, à
l’occasion de son passage au forum de l’ENTV samedi soir, Noureddine
Moussa a déclaré que la privatisation des hôtels ne touchera pas «El-Aurassi»
et «El Djazaïr», situés au cœur d’Alger. Des propos qui ne
manqueront pas de rassurer les travailleurs qui ne savaient plus
quoi penser en raison des déclarations contradictoires sur le sort
réservé à ces deux fleurons de l’hôtellerie.
M. Moussa qui
s’exprimait au forum de la Télévision, a affirmé que ces deux hôtels
ne sont pas à vendre, précisant qu’aucun hôtel n’a été vendu pour le
moment à des investisseurs étrangers. Il ne sera pas précisé si
cette situation relève d’un choix politique. Il n’en demeure pas
moins que le ministre a rappelé que l’opération d’assainissement du
parc hôtelier, qui s’est étalée de novembre 2005 à novembre 2006, a
prouvé que l’ensemble des hôtels mérite une remise à niveau.
Sévissant contre le non-respect des normes, Moussa qui rappellera
que son département a procédé à une fermeture administrative de 103
établissements hôteliers au niveau national sur 2004 hôtels, a
ajouté qu’il existe 300 projets hôteliers en voie de réalisation
d’une capacité de 30 000 lits avec un taux d’avancement de 75%.
Répondant à une question sur les dépassements signalés au niveau de
certains hôtels, le ministre a précisé que «les services de contrôle
s’acquittent convenablement de leur rôle à ce niveau et que ceux de
la Gendarmerie nationale ont pris en main cette question et sont
capables d’y mettre un terme». Pour ce qui est de l’installation de
chaînes internationales, il sera expliqué que le projet de
réalisation d’un hôtel de la chaîne internationale «Mariott», est
maintenu. Pour preuve, l’appel d’offres a été reconduit, après que
l’entreprise désignée suite au précédent appel d’offres s’étant
avéré «infructueux». Les travaux de réalisation seront prochainement
lancés, a-t-il ajouté. L’intérêt des étrangers pour ce secteur est
bien réel. L’invité de l’ENTV a précisé avoir reçu, «entre janvier
et septembre 2006, plus d’une quarantaine d’hommes d’affaires et de
patrons de tours opérateurs et de complexes touristiques étrangers
spécialisés dans l’investissement touristique, qui ont exprimé leur
désir d’investir dans les zones exploitables». Le récent Forum des
hommes d’affaires arabes, organisé à Alger, démontrera une nouvelle
fois l’attractivité touristique du pays. M. Moussa a rappelé avoir
personnellement présidé un atelier sur le tourisme, qui a présenté
les opportunités d’investissement dans le secteur, ainsi que les
programmes tracés dans le cadre de la stratégie décennale. Mais tout
un chacun sait que la principale contrainte relevée a trait au
foncier touristique. Ainsi concernant cet aspect, Noureddine Moussa
a indiqué que son ministère a élaboré des études relatives à 22
zones d’extension touristique, en attendant le lancement des études
relatives à une vingtaine d’autres zones d’extension touristique,
rappelant que le nombre global des zones d’extension touristique
s’élève à 141. Mais le premier responsable du secteur est conscient
que la mutation du tourisme en «une industrie à part entière» est un
travail de longue haleine. Les résultats de l’adoption par le
gouvernement, en mars 2006, d’une stratégie décennale de
développement du secteur, fondée sur l’encouragement de
l’investissement notamment en matière d’infrastructures
l’hébergement, l’amélioration des prestations, la promotion de la
formation et la professionnalisation de l’action de communication et
de promotion se verront à moyen terme. Mais il est clair, et le
ministre l’affirmera, que l’Etat veut bâtir un tourisme durable
fondé sur des normes scientifiques rigoureuses, faisant de la
communication et de la promotion sa cheville ouvrière. Bien que tous
les spécialistes sont unanimes à reconnaître que l’Algérie peut, à
ce jour, prétendre en matière de flux touristique mieux que les 10%
dont 20% d’étrangers, moyenne annuelle enregistrée durant la période
2000-2005. Cette amélioration des statistiques espérée pour le court
terme, viendra peut-être du tourisme saharien qui attire, selon le
ministre, «quatre délégations touristiques hebdomadairement».
Nadia Kerraz
Haut
Marché de l’or
50% de
réduction de la taxe du poinçon
La taxe imposée au
poinçon des objets fabriqués en or sera revue à la baisse a déclaré
hier
M. Benabdoulhadi,
directeur général de l’artisanat du ministère de la Petite et
Moyenne entreprise, en marge d’un seminaire organisé hier à Alger
par l’Institut italien du commerce extérieur. Cette mesure qui, au
stade de proposition dans le cadre de l’avant-projet de loi des
finances 2007, vise à intégrer les «opérateurs» qui activent dans
l’informel, dans le circuit formel. Plusieurs détenteurs d’agréments
d’activité dans le secteur des métaux précieux font travailler tout
un réseau de vente des bijoux dans le secteur informel, afin
d’échapper au fisc, nous a expliqué le même responsable. Le projet
de loi de finances 2007 propose à cet effet, à ce que la taxe sur le
poinçon qui est actuellement de 160DA/100g d’or soit réduite de
moitié en 2007 pour atteindre 80DA/100g.
Les artisans issus
du secteur font face actuellement à l’indisponibilité et la cherté
de la matière première, explique en outre M. Benabdoulhadi qui nous
a ajouté que même si la demande étrangère des bijoux algériens
existe, les modèles proposés ne font pas l’unanimité chez les
demandeur, ce qui pousse les artisans algériens à faire un plus en
matière d’évolution dans ce contexte.
Tout en confirmant
l’urgente intervention des pouvoir publics pour l’absorption de
l’activité informelle en facilitant les taxes, Ameziane Medjkouh,
président de la chambre du commerce et d’industrie du Djurdjura nous
a déclaré en marge des travaux du seminaire qu’une partie des
artisans issus de la région se sont convertis dans la transformation
de l’or, alors que 75% d’entre eux étaient dans l’activité de la
transformation de l’argent. Les raisons de cette conversion,
explique-t-il, concernent la cherté du corail, étant donné que c’estun
animal protégé et interdit à la pêche.
Selon notre
interlocuteur, la demande a également changé d’intérêt dans la
région. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à demander
de l’or. Les ateliers que compte la région du Djurdjura mettent
beaucoup d’espoir en cette rencontre qui est susceptible de
déboucher sur des recommandations en faveur de la coopération avec
ces ateliers qui emploient en moyenne entre 5 et 40 personnes.
Quant à Samuele
Porsia, directeur de l’Institut Italien pour le commerce extérieur,
il expliquera que sur les six entreprises participantes, trois sont
déjà implantées en Algérie. Elles fournissent des machines destinées
à l’activité de la transformation des métaux précieux. Selon le même
responsable, plus de 40% du matériel utilisé en Algérie par les
artisans sont de fabrication italienne.
A la question si
des importateurs font entrer de l’or de manière illicite, il dira
que c’est aux autorités algériennes de répondre.
A souligner que
l’Institut italien pour le commerce extérieur a organisé hier un
séminaire sur les machines et équipements pour le travail des
métaux précieux, notamment l’orfèvrerie et la bijouterie.
Selon
l’organisateur, l’initiative vise à faire découvrir aux
professionnels italiens du secteur le marché algérien en présentant,
par la même occasion, les cadres réglementaire et technique qui le
caractérisent. Il s’agit également «d’offrir aux opérateurs
algériens une panoramique complète des derniers progrès
technologiques italiens en matière d’équipements mis en service de
l’industrie de la transformation des métaux précieux et permettre
des échanges et créer des opportunité de collaboration commerciale
et industrielle». Cette manifestation qui sera inaugurée par
l’ambassadeur d’Italie, verra la participation d’institutionnels et
acteurs algériens notamment ceux issus des régions connues pour
l’artisanat. A souligner que selon le Cnis, les importations
algériennes en équipements destinés pour la transformation des
métaux précieux durant les 9 premiers mois de l’année en cours sont
chiffrées à plus de 24,18 d’euros, alors qu’elles étaient en 2005,
de 23,9 millions d’euros.
L’Italie
transforme en moyenne 500 tonnes d’or par an, ce qui représente le
5e de la production mondiale et ¾ de la production européenne, et
ce, malgré la concurrence asiatique.
Fatima Arab
Haut
Préjudice de plusieurs milliards
Des lignes
téléphoniques de la DGSN détournées
Le procès relatif
à la passation de marchés attribués «de façon non conforme à la
loi», entre la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et
des entrepreneurs, ainsi que l’octroi, à des particuliers, de lignes
téléphoniques d’Algérie Télécom devant être attribuées à des
fonctionnaires de la police, a été soumis, hier, aux magistrats près
le tribunal correctionnel de sidi M’hamed. Parce que l’affaire est
considérée importante, le procès relatif à ce dossier a été laissé
en dernier, hier, au niveau de ce tribunal et, à l’heure où nous
rédigions cet article, les personnes accusées attendaient de
comparaître devant le juge. Ce procès va être probablement renvoyé à
une date ultérieure, selon une source judiciaire. La date du 10
décembre prochain pourrait être retenue pour ce procès, ajoute cette
source. La DGSN serait, selon le chef d’inculpation, victime d’un
préjudice estimé à «des milliards de centimes» du fait de «marchés
attribués, illégalement, au gré à gré». L’institution dirigée par
Ali Tounsi serait également victime, ajoute cette source, de
«préjudices» à cause de l’octroi, à des particuliers, de ces lignes
téléphoniques destinées à des fonctionnaires de la direction
générale de la Sûreté nationale. Une source proche des avocats des
quatre accusés dans cette affaire estime, pour sa part, et
concernant l’attribution de ces lignes téléphoniques à des personnes
ne faisant pas partie de la police, que «ce n’est pas sûr qu’il y
ait préjudice,
puisqu’il faut
d’abord savoir si c’est la DGSN ou les bénéficiaires qui payaient
les factures téléphoniques». Cette source parle de «dizaines de
lignes téléphoniques d’Algérie Télécom, détournées de leur vocation
première».
M. Abi
Haut
Nador
Une bande de
malfaiteurs démantelée
La localité de
Nador, située à 6 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Tipasa,
s’est réveillée mercredi dernier, sur une nouvelle qui a étonné plus
d’un et porté un sacré coup à sa réputation de bourgade paisible.
Une bande, composée de sept malfaiteurs, dont un mineur de 16 ans, a
été démantelée la veille par les éléments de la Gendarmerie
nationale qui enquêtaient sur un cambriolage d’un BET. Selon nos
sources, six membres de la bande démantelée résident à Nador, alors
que le septième habite la ville de Bourkika, située à une quinzaine
de kilomètres. Tout ce beau monde, mis à part le mineur, dont l’âge
varie entre 22 et 35 ans, a été présenté mercredi dernier devant le
procureur de la République près le tribunal de Tipasa. Cinq
d’entre-deux ont été écroués. Ils se trouvent aujourd’hui à la
prison de Hadjout et les deux autres, dont le mineur, laissés en
liberté provisoire.
Mohamed Amine
Haut
Laiterie de Draâ Ben Khedda
Les
travailleurs crient au «bradage»
Les travailleurs
de la laiterie de Draâ Ben Khedda (10 km à l’ouest de Tizi Ouzou)
dénoncent le bradage de leur entreprise, «un bradage qui ne dit pas
son nom», selon eux. Dans une déclaration rendue publique par le
conseil syndical de ladite entreprise (affilié à l’UGTA), les
travailleurs informent qu’ils «rejettent dans le fond et dans la
forme, la manière d’agir des pouvoirs publics», quant à la cession
de la laiterie. Pour justifier leurs déclarations, ils révèlent que
«l’avis d’appel d’offres pour la cession de la filiale a été lancé
dans l’opacité» et que le dossier portant reprise de l’entreprise
par les salariés «a été traité avec légèreté et rapidité». Il a été
opposé un refus de prendre en considération l’avis et la position du
collectif des travailleurs et l’inexistence de dialogue avec le
partenaire social qui a «été victime d’une censure, du début de
l’opération (de cession Ndlr), à ce jour». Par ailleurs, le conseil
syndical de la laiterie de Draâ Ben Khedda dénonce «la célérité avec
laquelle l’accord de principe a été donné au seul et unique
repreneur potentiel, une personne physique et de surcroît publique».
Zahra H.
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|