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LA UNE L'événement a eu lieu en présence de personnalités importantes, dont des conseillers du président de la République, des ambassadeurs et autres  P-DG de Sonatrach et Sonelgaz ainsi que les représentants de compagnies étrangères comme le groupe pétrolier Repsol et la société italienne de production de l'énergie électrique Edison et la compagnie américaine Anadarko que l’on disait partante du marché algérien. 

27/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Ghoul, un constructeur à sa place

La bonne nouvelle du jour nous vient cette fois de Amar Ghoul, qui annonce que le projet d’autoroute Est-Ouest est enfin entré dans sa phase chantier. Nous ne reviendrons pas ici sur les détails techniques qu’il a longuement évoqués devant la presse, mais sur l’importance d’un ouvrage qui peut grandement constituer un formidable instrument de relance économique pour le pays tout entier avec le recrutement prévu de 1000 ingénieurs et la création de plus de 100 000 postes d’emploi. Si Ghoul mène bien sa barque, il pourra ainsi rentrer par la grande porte dans le Panthéon des premiers grands constructeurs algériens à laisser derrière eux autre chose que des cadavres en béton et des chantiers à rallonges (budgétaires s’entend). Croisons donc les doigts en espérant que cette fois soit une fois encore la bonne après la magnifique finalisation de la nouvelle aérogare Houari Boumediene.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Participation record à la 3e Semaine de l’énergie

Khelil rétablit la confiance

L'événement a eu lieu en présence de personnalités importantes, dont des conseillers du président de la République, des ambassadeurs et autres  P-DG de Sonatrach et Sonelgaz ainsi que les représentants de compagnies étrangères comme le groupe pétrolier Repsol et la société italienne de production de l'énergie électrique Edison et la compagnie américaine Anadarko que l’on disait partante du marché algérien. 

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 Les Titres

 

Moussa invité du forum de l’ENTV

El-Aurassi et El Djazaïr ne sont pas privatisables

 

Ahmed Boucenna évalue le XIe Sila

Un sondage sur «les Algériens et le livre»

 

Après le séminaire sur la tariqa tidjania

Le Maroc verse dans la polémique

 

Sarkozy écrit à Bouteflika

«Je n’oublierai pas»

 

Préjudice de plusieurs milliards

Des lignes téléphoniques de la DGSN détournées

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Après le séminaire sur la tariqa tidjania

Le Maroc verse dans la polémique

nOn comprend, maintenant pour quels desseins le pouvoir marocain abrite, sur son sol, le siège de la toute nouvelle chaine d’El Jazeera, spécialisée dans la diffusion d’informations concernant le Maghreb arabe.

Dans un journal télévisé de cette chaine de télévision, diffusé, samedi dans la soirée, des tirs à boulets rouges, ont été effectués contre le séminaire international organisé, par l’Algérie, autour du thème de la méthode Tidjania. La présentatrice de ce JT a annoncé la couleur en disant que «ce colloque a été boycotté par le Maroc et par d’autres». Ce qui signifierait qu’elle a voulu donner une dimension démesurée au nombre de ceux qui ont boycotté ce colloque, en faisant croire que ce nombre est loin d’être négligeable. Une volonté claire de tenter de discréditer cette manifestation qui a eu lieu à Laghouat en présence de centaines de participants venus de plusieurs pays (voir impressions ci-bas).

Dans quel but ? La réponse a été tout de suite donnée, dans ce JT. «Ce colloque devrait être organisé à Fès, au Maroc et non en Algérie», lance un individu présenté par cette chaine de télévision qatarie comme étant un «membre de la tidjania soudanaise». Ce dernier est allé plus loin dans le rôle que certains ont voulu lui confier en qualifiant l’organisation de ce colloque de «manipulation». Pas moins que ça ! Ce «représentant de la tidjania au Soudan» n’aurait, certainement, pas crié à la «manipulation» si ce colloque eut été organisé au pays de Mohamed VI.

Il en fait même une revendication. Cette revendication a été «justifiée», au cours de ce JT par le fait que Tidjani aurait décédé au Maroc, faisant fi du fait qu’il soit Algérien et né en Algérie.

Pas moins de 29 pays ont participé à ce colloque, selon les aveux même de cette chaîne de télévision qatarie qui, les téléspectateurs l’auront remarqué, est passée outre les couvertures médiatiques concernant les visites effectuées, récemment, par des personnalités politiques européennes, en Algérie, ne ratant, par contre, aucune activité dans d’autres pays voisins. Cette chaine satellitaire ne se prive pas, d’autre part, de faire l’écho de chaque attentat terroriste commis en Algérie. Une façon de tenter de faire croire que la situation prévalant dans l’Algérie de 2006 ne diffère en rien de celle prévalant dans l’Algérie du début des années 1990. Tiens ! Tiens ! Parlant de cette époque, il serait, peut-être, utile de rappeler que c’est au Soudan que Abassi Madani et consorts avaient annoncé la création d’un «califat» avec pour ministres Ali Benhadj et autres membres du FIS-dissous. Autres temps, autres luttes de khilafa.           

M. Abi

 

Impressions

Ibrahim Khaled (Sénégal)

«Une réussite totale»

Ce premier séminaire international sur la tariqa tidjania, qui vient de prendre fin aujourd’hui est une réussite totale pour cette voie fondée en Algérie, précisément dans cette région de Laghouat. Plusieurs point positifs ont été enregistrés lors des travaux de cette manifestation. Ce séminaire permettra aux jeunes musulmans et même à ceux de différentes confessions de comprendre et découvrir les pratiques de cette voie séculaire. Il existe malheureusement dans les sociétés musulmanes une mauvaise assimilation des concepts de la religion, ce qui a éloigné beaucoup de gens de cette religion. Donc, aujourd’hui, le temps est venu de faire comprendre et montrer à tout le monde les vraies valeurs de l’Islam, une religion de tolérance et de paix et ce, à travers les organisations de pareilles manifestations. Pour ce qui est des recommandations du séminaire, elle sont encourageantes et donneront à la voie tidjanie un nouveau souffle. J’en suis persuadé.

Mohamed Noureddine (Cameroun)

«J’ai beaucoup appris»

C’est mon rêve qui vient de se concrétiser à travers l’organisation de ce séminaire, car il m’a permis de rendre visite au village qui a donné au monde le fondateur de la voie tidjania que je suis avec mes coreligionnaires au Cameroun. Il m’a permis aussi de visiter les tombeaux des différents walis de cette tariqa dans la région de Aïn Madhi. J’ai lu beaucoup d’ouvrages sur eux, mais je ne les connaissais pas. Maintenant, mon rêve, comme je viens de vous le dire, est devenu réalité.

Je tiens à remercier, à travers votre journal, les autorités algériennes qui ont pris l’initiative d’organiser cette manifestation. A mon avis, l’organisation de ce séminaire sur la voie tidjania permettra à cette dernière de mieux se propager aussi bien en Algérie qu’en d’autre pays où cette tariqa est appliquée. Car, il faut le dire, cette voie est restée pendant longtemps méconnue par des millions de musulmans. Donc, j’espère que cette manifestation sera un point de départ pour la propagation de la voie. Franchement, j’aurais aimé que l’organisation de semblables séminaires se déroule chaque année au lieu de deux ans, comme il a été décidé.

 Amiro Zamaydou (Niger)

«Un fait transnational»

C’est une très bonne chose de voir les fidèles de la tariqa tidjania se rencontrent au berceau même de leur voie. Ma présence ici m’a permis de constater que le message que voulait faire passer le fondateur de cette filiale est bien répandu dans le monde. J’appelle à la pérennité et à la répétition de cette tradition. Cependant, j’espère que l’organisation des séminaires internationaux comme celui-ci sera aussi dans les autres pays, pas seulement en Algérie, puisque elles sont nombreuses les nations qui pratiquent les rites tidjanis. Pourquoi ne pas procéder à l’organisation d’un séminaire international sur la tariqa tidjania au Niger, par exemple, du moment qu’ils sont des centaines de milliers de pratiquants de cette voie dans ce pays.

De notre envoyé spécial à Laghouat : M. K.

 

Lutte contre la drogue

L’Algérie intègre le réseau Euromed

L’Algérie prendra part à une conférence euroméditerranénne sur la lutte contre la drogue en Europe et dans le bassin méditerranéen, qui s’ouvrira aujourd’hui, à Strasbourg (France), à l’initiative du Groupe Pompidou, a-t-on appris hier, auprès de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT). L’Algérie qui participera «pour la première fois», à cette conférence ministérielle de deux jours, avec une délégation conduite par le Directeur général de l’ONLCDT,  Abdelmalek Sayah, «appuiera l’initiative du groupe Pompidou relative à la création d’un réseau euroméditerranéen de lutte contre le fléau de la drogue»,

a-t-on précisé de même source.

A cette occasion, l’Algérie soulignera «le fait que ce fléau ne saurait être éradiqué sans une coopération étroite et une concertation permanente entre les Etats, dans un esprit de partenariat et de partage des problèmes, des inquiétudes et des ambitions», a-t-on ajouté. Le groupe Pompidou est un organisme activant en matière de lutte contre la drogue, qui relève du Conseil de l’Europe. L’ONLCDT, créé en 1997 et installé en octobre 2002, a pour mission de «définir la politique nationale de prévention et de lutte contre la drogue et de suivre son application en collaboration avec les différents secteurs concernés».

La création de cet organisme entre notamment, dans le cadre de la stratégie adoptée par l’Algérie dans ce domaine, qui a mis en œuvre un plan quinquennal (2003-2008) de lutte contre ce fléau, en adéquation avec les recommandations de l’Assemblée générale des Nations Unies, visant à mettre un terme au trafic de drogue.

 

Ahmed Boucenna évalue le XIe Sila    

Un sondage sur «les Algériens et le livre»

Lors d’une rencontre organisée, hier, avec la presse, à la Safex, M. Ahmed Boucenna, président du comité d’organisation du Sila (Salon international d’Alger), flanqué de

M. Mohamed-Tahar Guerfi, président du Snel (Syndicat national des éditeurs du livre) et M. Sid-Ali Sakri, vice-président de Aslia (Association des libraires algériens), a présenté en diagonale le bilan du XIe Sila. Une appréciation de lecture qualifiée, selon le conférencier de «globalement satisfaisante sur le triple plan : organisation, participation et animation culturelle».  Il soulignera que «la superficie consacrée au XIe Salon est passée à 9 600 m2, pour accueillir les 93 000 titres des 687 maisons d’édition dont 130 éditeurs nationaux». Une participation record, soit 120 exposants de plus que lors de l’édition 2005. Aussi, lors de ce XIe Sila, l’événement a drainé 350 000 visiteurs, un chiffre «comptabilisé», selon le procédé de comptage de la Safex, dira M. Ahmed Boucenna, précisant qu’«une étude de sondage sera bientôt réalisée par Anep Ipsofim afin d’évaluer le rapport du public algérien avec le livre». Interrogé sur le non-respect de certains exposants concernant le règlement intérieur du comité d’organisation comme le nombre d’exemplaires pour chaque titre (fixé à 50) et les stands achalandés de CD lors de cet événement, l’orateur reconnaîtra qu’«en dépit des textes clairs du règlement, certaines maisons d’édition nous ont mis devant le fait accompli (…). 

Ce constat nous permettra d’être plus rigoureux lors de la prochaine édition», renchérit-il. Pour sa part, M. Mohamed Tahar Guerfi, après avoir mis l’accent sur une meilleure coordination entre les unions professionnelles, il ne manquera pas de relever les carences constatées lors de l’événement. Il citera entre autres insuffisances, l’absence de drop (transfert des conteneurs d’ouvrages de la zone sous douane à l’entrepôt de la Safex), l’inesthétique qui a caractérisé les stands, les espaces inappropriés réservés aux cafés littéraires, le manque de livres scientifiques et techniques tant convoités par les étudiants, notamment. Prenant la parole, M. Sid-Ali Sakri, fera remarquer que «l’édition 2006 est une réussite dans son ensemble». «Bien que des lacunes subsistent, il y a lieu de souligner que le Sila ne cesse de gagner en maturité au fil des ans, sur les plans, organisation et animation culturelle», conclura l’intervenant, précisant que «hormis deux ou trois défections de personnalités historiques ou culturelles, le programme consacré aux conférences présentées lors des cafés littéraires a été respecté dans sa totalité».       

Hacène K.

 

Pour rencontrer des investisseurs

L’ambassadeur américain à Blida

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, M. Robert S. Ford, a effectué hier en compagnie de Madame Nicholle M. Manz, conseillère économique et commerciale, une visite à Blida où il s’est entretenu avec les membres du Club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (CEIMI) sur le possibilités de renforcement d’un partenariat positif. En répondant au président du CEIMI, Taieb Ezzraimi qui lui disait que l’Algérie est bel et bien entrée dans une phase de stabilité et de continuité, le diplomate américain a indiqué que sa mission première était de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays dans divers secteurs, notamment économique, commercial et de défense. «Nos soutenons les efforts que mène l’Algérie contre le terrorisme», a-t-il encore souligné avant de réaffirmer la disponibilité des Etats-Unis à aider les entreprises algériennes à travers un partenariat positif. Selon le diplomate américain, les changements intervenus en Algérie l’ont incité à ne pas rester cloîtré dans ses bureaux mais de visiter le pays et s’entretenir avec ses différents responsables. Ainsi, cette visite au CEIMI intervient après celles effectuées dans d’autres wilayas du pays et n’a fait que renforcer la vision de la chancellerie américaine de s’intéresser de plus en plus au volet économique hors hydrocarbures. D’ailleurs, lors du débat qui s’est instauré, les membres du bureau du Club des industriels de la Mitidja n’ont pas manqué d’évoquer les possibilités de renforcement des relations entre les deux pays. Cet aspect a fait dire au diplomate : «Si vous voulez faire du business, vous devriez agir hors de votre pays et les entreprises américaines sont prêtes à vous recevoir». Le président du CEIMI a saisi l’opportunité pour inviter l’ambassadeur américain à venir visiter des entreprises installées à Blida, ou tout au moins assister à la foire de la production nationale qui se tiendra à Alger à partir du 6 décembre prochain.

A. B. M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Placebo pour tous

Beaucoup s’en doutaient depuis un bon moment déjà, le ministre de la Santé en personne le confirme. Un certain nombre de produits médicamenteux, essentiellement ceux dits génériques, produits localement ou importés, ne répondent pas aux normes de qualité et d’efficience exigées. Franchement, il ne manquait plus que cela. Que les gens aillent dépenser des sommes de plus en plus importantes, pour s’acheter des médicaments qui ne guérissent pas. La déclaration du ministre tombe si bien à point nommé, que de plus en plus de malades se plaignent de ce que les produits acquis en pharmacie n’agissent quasiment plus sur leur pathologie. Un nombre de pharmaciens honnêtes n’hésitent d’ailleurs plus à conseiller à leurs clients  qui en ont les moyens de ramener un certain nombre de produits, dont les analgésiques, les antibiotiques et les corticoïdes, directement de l’étranger.

Et c’est ainsi qu’après avoir longtemps ramené des pommes et des bananes dans leurs bagages, les Algériens sont à présents incités à bourrer leurs valises d’UPSA et autre Augmentin, pour espérer  soulager efficacement leurs douleurs. Les professionnels du secteur auront beau protester et arguer de l’existence de contrôle à tous les niveaux, ils ne peuvent pas contredire cette terrible affirmation de Amar Tou : «Le laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP) ne semble pas être en mesure d’assurer la qualité thérapeutique des médicaments. On ne sait pas ce que nous fabriquons dans notre pays et ce que nous importons… C’est ce qui constitue pour nous un cas de conscience». Le problème étant que cette terrible sentence est assénée alors que notre pays ne dispose d’aucune solution alternative sérieuse pour faire face à cette dangereuse baisse de qualité des médicaments disponibles sur le marché algérien. Et ce n’est pas en se contentant de pointer un doigt accusateur sur le générique et les dérives commerciales qu’il est en train d’engendrer que nous réglerons la question essentielle d’une prise en charge correcte de la santé des Algériens, réduits dans bien des cas à consommer du placebo en guise de thérapie. La question qui se pose étant de savoir jusqu’à quand nous allons continuer à nous priver des indispensables moyens de contrôle pour faire plaisir aux affairistes sans scrupules qui amassent des fortunes sur le dos des citoyens y compris en jouant avec leur santé. Si nous évoquions dans un précédent édito la nécessité de réunir les états généraux de la santé, il semblerait que la priorité reviendrait plutôt à réunir ceux du contrôle et des systèmes de contrôle dans notre pays.

A. M.

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