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Après le séminaire
sur la tariqa tidjania
Le
Maroc verse dans la polémique
nOn
comprend, maintenant pour quels desseins le pouvoir
marocain abrite, sur son sol, le siège de la toute
nouvelle chaine d’El Jazeera, spécialisée dans la
diffusion d’informations concernant le Maghreb arabe.
Dans
un journal télévisé de cette chaine de télévision,
diffusé, samedi dans la soirée, des tirs à boulets
rouges, ont été effectués contre le séminaire
international organisé, par l’Algérie, autour du thème
de la méthode Tidjania. La présentatrice de ce JT a
annoncé la couleur en disant que «ce colloque a été
boycotté par le Maroc et par d’autres». Ce qui
signifierait qu’elle a voulu donner une dimension
démesurée au nombre de ceux qui ont boycotté ce
colloque, en faisant croire que ce nombre est loin
d’être négligeable. Une volonté claire de tenter de
discréditer cette manifestation qui a eu lieu à Laghouat
en présence de centaines de participants venus de
plusieurs pays (voir impressions ci-bas).
Dans
quel but ? La réponse a été tout de suite donnée, dans
ce JT. «Ce colloque devrait être organisé à Fès, au
Maroc et non en Algérie», lance un individu présenté par
cette chaine de télévision qatarie comme étant un
«membre de la tidjania soudanaise». Ce dernier est allé
plus loin dans le rôle que certains ont voulu lui
confier en qualifiant l’organisation de ce colloque de
«manipulation». Pas moins que ça ! Ce «représentant de
la tidjania au Soudan» n’aurait, certainement, pas crié
à la «manipulation» si ce colloque eut été organisé au
pays de Mohamed VI.
Il en
fait même une revendication. Cette revendication a été
«justifiée», au cours de ce JT par le fait que Tidjani
aurait décédé au Maroc, faisant fi du fait qu’il soit
Algérien et né en Algérie.
Pas
moins de 29 pays ont participé à ce colloque, selon les
aveux même de cette chaîne de télévision qatarie qui,
les téléspectateurs l’auront remarqué, est passée outre
les couvertures médiatiques concernant les visites
effectuées, récemment, par des personnalités politiques
européennes, en Algérie, ne ratant, par contre, aucune
activité dans d’autres pays voisins. Cette chaine
satellitaire ne se prive pas, d’autre part, de faire
l’écho de chaque attentat terroriste commis en Algérie.
Une façon de tenter de faire croire que la situation
prévalant dans l’Algérie de 2006 ne diffère en rien de
celle prévalant dans l’Algérie du début des années 1990.
Tiens ! Tiens ! Parlant de cette époque, il serait,
peut-être, utile de rappeler que c’est au Soudan que
Abassi Madani et consorts avaient annoncé la création
d’un «califat» avec pour ministres Ali Benhadj et autres
membres du FIS-dissous. Autres temps, autres luttes de
khilafa.
M.
Abi
Impressions
Ibrahim Khaled (Sénégal)
«Une réussite totale»
Ce
premier séminaire international sur la tariqa tidjania,
qui vient de prendre fin aujourd’hui est une réussite
totale pour cette voie fondée en Algérie, précisément
dans cette région de Laghouat. Plusieurs point positifs
ont été enregistrés lors des travaux de cette
manifestation. Ce séminaire permettra aux jeunes
musulmans et même à ceux de différentes confessions de
comprendre et découvrir les pratiques de cette voie
séculaire. Il existe malheureusement dans les sociétés
musulmanes une mauvaise assimilation des concepts de la
religion, ce qui a éloigné beaucoup de gens de cette
religion. Donc, aujourd’hui, le temps est venu de faire
comprendre et montrer à tout le monde les vraies valeurs
de l’Islam, une religion de tolérance et de paix et ce,
à travers les organisations de pareilles manifestations.
Pour ce qui est des recommandations du séminaire, elle
sont encourageantes et donneront à la voie tidjanie un
nouveau souffle. J’en suis persuadé.
Mohamed Noureddine (Cameroun)
«J’ai beaucoup appris»
C’est
mon rêve qui vient de se concrétiser à travers
l’organisation de ce séminaire, car il m’a permis de
rendre visite au village qui a donné au monde le
fondateur de la voie tidjania que je suis avec mes
coreligionnaires au Cameroun. Il m’a permis aussi de
visiter les tombeaux des différents walis de cette
tariqa dans la région de Aïn Madhi. J’ai lu beaucoup
d’ouvrages sur eux, mais je ne les connaissais pas.
Maintenant, mon rêve, comme je viens de vous le dire,
est devenu réalité.
Je
tiens à remercier, à travers votre journal, les
autorités algériennes qui ont pris l’initiative
d’organiser cette manifestation. A mon avis,
l’organisation de ce séminaire sur la voie tidjania
permettra à cette dernière de mieux se propager aussi
bien en Algérie qu’en d’autre pays où cette tariqa est
appliquée. Car, il faut le dire, cette voie est restée
pendant longtemps méconnue par des millions de
musulmans. Donc, j’espère que cette manifestation sera
un point de départ pour la propagation de la voie.
Franchement, j’aurais aimé que l’organisation de
semblables séminaires se déroule chaque année au lieu de
deux ans, comme il a été décidé.
Amiro
Zamaydou (Niger)
«Un
fait transnational»
C’est
une très bonne chose de voir les fidèles de la tariqa
tidjania se rencontrent au berceau même de leur voie. Ma
présence ici m’a permis de constater que le message que
voulait faire passer le fondateur de cette filiale est
bien répandu dans le monde. J’appelle à la pérennité et
à la répétition de cette tradition. Cependant, j’espère
que l’organisation des séminaires internationaux comme
celui-ci sera aussi dans les autres pays, pas seulement
en Algérie, puisque elles sont nombreuses les nations
qui pratiquent les rites tidjanis. Pourquoi ne pas
procéder à l’organisation d’un séminaire international
sur la tariqa tidjania au Niger, par exemple, du moment
qu’ils sont des centaines de milliers de pratiquants de
cette voie dans ce pays.
De
notre envoyé spécial à Laghouat : M. K.
Lutte contre la drogue
L’Algérie intègre le réseau Euromed
L’Algérie prendra part à une conférence
euroméditerranénne sur la lutte contre la drogue en
Europe et dans le bassin méditerranéen, qui s’ouvrira
aujourd’hui, à Strasbourg (France), à l’initiative du
Groupe Pompidou, a-t-on appris hier, auprès de l’Office
national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT).
L’Algérie qui participera «pour la première fois», à
cette conférence ministérielle de deux jours, avec une
délégation conduite par le Directeur général de l’ONLCDT,
Abdelmalek Sayah, «appuiera l’initiative du groupe
Pompidou relative à la création d’un réseau
euroméditerranéen de lutte contre le fléau de la
drogue»,
a-t-on
précisé de même source.
A
cette occasion, l’Algérie soulignera «le fait que ce
fléau ne saurait être éradiqué sans une coopération
étroite et une concertation permanente entre les Etats,
dans un esprit de partenariat et de partage des
problèmes, des inquiétudes et des ambitions», a-t-on
ajouté. Le groupe Pompidou est un organisme activant en
matière de lutte contre la drogue, qui relève du Conseil
de l’Europe. L’ONLCDT, créé en 1997 et installé en
octobre 2002, a pour mission de «définir la politique
nationale de prévention et de lutte contre la drogue et
de suivre son application en collaboration avec les
différents secteurs concernés».
La
création de cet organisme entre notamment, dans le cadre
de la stratégie adoptée par l’Algérie dans ce domaine,
qui a mis en œuvre un plan quinquennal (2003-2008) de
lutte contre ce fléau, en adéquation avec les
recommandations de l’Assemblée générale des Nations
Unies, visant à mettre un terme au trafic de drogue.
Ahmed
Boucenna évalue le XIe Sila
Un
sondage sur «les Algériens et le livre»
Lors
d’une rencontre organisée, hier, avec la presse, à la
Safex, M. Ahmed Boucenna, président du comité
d’organisation du Sila (Salon international d’Alger),
flanqué de
M.
Mohamed-Tahar Guerfi, président du Snel (Syndicat
national des éditeurs du livre) et M. Sid-Ali Sakri,
vice-président de Aslia (Association des libraires
algériens), a présenté en diagonale le bilan du XIe Sila.
Une appréciation de lecture qualifiée, selon le
conférencier de «globalement satisfaisante sur le triple
plan : organisation, participation et animation
culturelle». Il soulignera que «la superficie consacrée
au XIe Salon est passée à 9 600 m2, pour accueillir les
93 000 titres des 687 maisons d’édition dont 130
éditeurs nationaux». Une participation record, soit 120
exposants de plus que lors de l’édition 2005. Aussi,
lors de ce XIe Sila, l’événement a drainé 350 000
visiteurs, un chiffre «comptabilisé», selon le procédé
de comptage de la Safex, dira M. Ahmed Boucenna,
précisant qu’«une étude de sondage sera bientôt réalisée
par Anep Ipsofim afin d’évaluer le rapport du public
algérien avec le livre». Interrogé sur le non-respect de
certains exposants concernant le règlement intérieur du
comité d’organisation comme le nombre d’exemplaires pour
chaque titre (fixé à 50) et les stands achalandés de CD
lors de cet événement, l’orateur reconnaîtra qu’«en
dépit des textes clairs du règlement, certaines maisons
d’édition nous ont mis devant le fait accompli (…).
Ce
constat nous permettra d’être plus rigoureux lors de la
prochaine édition», renchérit-il. Pour sa part, M.
Mohamed Tahar Guerfi, après avoir mis l’accent sur une
meilleure coordination entre les unions
professionnelles, il ne manquera pas de relever les
carences constatées lors de l’événement. Il citera entre
autres insuffisances, l’absence de drop (transfert des
conteneurs d’ouvrages de la zone sous douane à
l’entrepôt de la Safex), l’inesthétique qui a
caractérisé les stands, les espaces inappropriés
réservés aux cafés littéraires, le manque de livres
scientifiques et techniques tant convoités par les
étudiants, notamment. Prenant la parole, M. Sid-Ali
Sakri, fera remarquer que «l’édition 2006 est une
réussite dans son ensemble». «Bien que des lacunes
subsistent, il y a lieu de souligner que le Sila ne
cesse de gagner en maturité au fil des ans, sur les
plans, organisation et animation culturelle», conclura
l’intervenant, précisant que «hormis deux ou trois
défections de personnalités historiques ou culturelles,
le programme consacré aux conférences présentées lors
des cafés littéraires a été respecté dans sa totalité».
Hacène K.
Pour rencontrer des
investisseurs
L’ambassadeur américain à Blida
L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, M. Robert S.
Ford, a effectué hier en compagnie de Madame Nicholle M.
Manz, conseillère économique et commerciale, une visite
à Blida où il s’est entretenu avec les membres du Club
des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (CEIMI)
sur le possibilités de renforcement d’un partenariat
positif. En répondant au président du CEIMI, Taieb
Ezzraimi qui lui disait que l’Algérie est bel et bien
entrée dans une phase de stabilité et de continuité, le
diplomate américain a indiqué que sa mission première
était de renforcer les relations bilatérales entre les
deux pays dans divers secteurs, notamment économique,
commercial et de défense. «Nos soutenons les efforts que
mène l’Algérie contre le terrorisme», a-t-il encore
souligné avant de réaffirmer la disponibilité des
Etats-Unis à aider les entreprises algériennes à travers
un partenariat positif. Selon le diplomate américain,
les changements intervenus en Algérie l’ont incité à ne
pas rester cloîtré dans ses bureaux mais de visiter le
pays et s’entretenir avec ses différents responsables.
Ainsi, cette visite au CEIMI intervient après celles
effectuées dans d’autres wilayas du pays et n’a fait que
renforcer la vision de la chancellerie américaine de
s’intéresser de plus en plus au volet économique hors
hydrocarbures. D’ailleurs, lors du débat qui s’est
instauré, les membres du bureau du Club des industriels
de la Mitidja n’ont pas manqué d’évoquer les
possibilités de renforcement des relations entre les
deux pays. Cet aspect a fait dire au diplomate : «Si
vous voulez faire du business, vous devriez agir hors de
votre pays et les entreprises américaines sont prêtes à
vous recevoir». Le président du CEIMI a saisi
l’opportunité pour inviter l’ambassadeur américain à
venir visiter des entreprises installées à Blida, ou
tout au moins assister à la foire de la production
nationale qui se tiendra à Alger à partir du 6 décembre
prochain.
A.
B. M.
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