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Festival de la
production théâtrale féminine
Hommage à
Keltoum, la pionnière
Le riche parcours
artistique de la grande artiste de la scène et du cinéma, depuis son
jeune âge, a été projeté lors de la soirée d’ouverture de ce
rendez-vous théâtral. Les fans du 4e art ont assisté cette semaine à
un vibrant hommage rendu à Annaba à la grande comédienne Keltoum,
lors l’ouverture de la 1re édition du festival national culturel de
la production théâtrale féminine.
Le riche parcours
artistique de la grande artiste, depuis son jeune âge, a été projeté
lors de la soirée d’ouverture de ce rendez-vous théâtral afin de la
faire connaître au public, nombreux au théâtre régional
Azzedine-Medjoubi de Annaba. Il s’agit d’un film consacré à la
comédienne disparue réalisé par Ali Aissaoui. C’est en 1935 à Blida
que Mahieddine Bachtarzi, un des monuments du théâtre algérien, a
découvert le talent de Keltoum et lui a proposé de tenter sa chance
dans la chanson, la danse et l’interprétation. Apres l’indépendance,
AÏcha Adjouri reprendra ses activités d’artiste pour rejoindre en
1963 la troupe du Théâtre national algérien où évoluaient des noms
illustres comme Nouria, Abdelkader Alloula, Mustapha Kateb, Hadj
Omar, Rouiched, Allal El Mouhib et Sid Ahmed Agoumi. Elle joua dans
plus de 70 pièces de théâtre et dans une vingtaine de films, dont le
célèbre «Le vent des Aurès» de Mohamed Lakhdar Hamine. Elle
enregistra également 5 disques avant 1962 (Ya Ouled El Ourbane, Ahd
Thnine) avant d’arrêter le chant après la naissance de son premier
enfant en 1954.
Native de Blida au
mois d’avril 1916, Keltoum, de son vrai nom Aicha Adjouri, est
décédée en novembre 2010 à l’âge de 94 ans, laissant derrière elle
un grand héritage artistique.
La première
édition du Festival national culturel de la production théâtrale
féminine était aussi une occasion pour honorer une dizaine de femmes
pour leur contribution à la promotion de la culture en Algérie.
Il s’agit
notamment de la réalisatrice Fouzia AÏt El Hadj et de l’actrice Aïda
Guechoud. Des morceaux de musique andalouse, interprétés par
l’association Sadek-Bedjaoui et l’école communale de musique et de
danse de Annaba, ont marqué la cérémonie d’ouverture de cette
manifestation qui s’est déroulée en présence d’un représentant du
ministre de la Culture et des autorités de la wilaya. Pas moins
d’une douzaine de représentations théâtrales, dont sept en
compétition, seront proposées aux férus des planches lors de ces
joutes culturelles qui verront la participation de troupes d’Alger,
Annaba, Skikda, Batna et Sidi Bel-Abbès, en plus de formations
spécialement venues de Tunisie et du Soudan.
PAR Abla Selles
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Autobiographie
Smaïn, un
humoriste en quête de ses racines algériennes
L’humouriste Smaïn,
qui présentait jeudi à Paris son dernier ouvrage autobiographique,
dit se battre encore et toujours pour vivre en harmonie avec sa
double identité française et algérienne, dans une quête effrénée de
ses racines algériennes, lui qui sut, dès l’âge de 12 ans, qu’il
était un enfant adoptif de confession musulmane. Evoquant sa
filiation «perdue», il se rappelle ce «coup de théâtre» qu’il a vécu
lorsque sa maîtresse d’école le voyant en train de perturber sa
classe, lui lance, en lui tortillant l’oreille: «Arrêtes de faire
le clown. A l’école, il faut que tu travailles. Est-ce que tu sais
que tes parents ne sont pas tes vrais parents!» «J’avais à peine
douze ans. Cela me confirmait ce que je redoutais dans mon for
intérieur, j’ai ressenti comme une boule de pétanque qu’on avale»,
confie-t-il, lors de la présentation, jeudi soir au Centre culturel
algérien à Paris, de son dernier livre autobiographique «Je reviens
me chercher». C’est de là que commence pour le jeune Smaïn une quête
inlassable de ses racines algériennes, lui dont le père adoptif (Amar
Salamani) était un immigré algérien et la mère marocaine. L’âge
avancé de ses parents l’interpellait, mais les propos de sa
maîtresse confortaient ses doutes. La certitude sur le mystère
entourant son identité lui vient lorsqu’en catimini, il accède à des
documents cachés dans une boîte à chaussures (certificats d’abandon,
carnet de vaccination, courrier de bonnes soeurs de Constantine).
«Ces documents me
révélèrent que j’étais né de père et de mère inconnus, mais pas
abandonné. Cette nuance est de taille, du fait que j’ai pu remonter
la filière jusqu’à Constantine où je suis né en 1958», confesse
l’humoriste, qui raconte comment il a été transféré d’un orphelinat
de Constantine à ses parents adoptifs. «Mais, regrette-t-il, rien
n’a pu filtrer sur mon origine et mes parents biologiques, que ce
soit dans ma ville natale où j’ai consulté la matrice des actes de
naissance, ou en France, ma terre d’adoption, excepté un acte de
naissance certifiant ma naissance le 3 janvier à Constantine sous le
nom de Fairouze Smaïn». C’est à partir de ce vide existentiel que
le jeune Smain dit avoir eu un penchant pour «intéresser les autres
en faisant le pitre». «Quand on n’a pas d’histoire, on l’invente.
Avec cette absence d’identité, il fallait tout faire pour que les
regards des autres s’accrochent au mien», a-t-il confié.
Il avoue avoir eu
tout de même une enfance heureuse et des parents tellement
adorables, dit-il, qu’il n’a pas osé leur confier, avant qu’ils ne
décèdent successivement en 1971 et en 1974, qu’il savait que ce
n’étaient pas ses géniteurs, de crainte de les perdre...
L’humoriste, tout en se satisfaisant de sa carrière d’artiste, se
considère par ailleurs comme une des «victimes» de la guerre
d’indépendance nationale. «Je suis très lié à mon pays, l’Algérie,
et à son histoire, et en même temps à cette France qui m’a adopté.
Mon combat aujourd’hui est de rapprocher ces deux identités
desquelles je suis né», dit-il. C’est dans cet esprit que
l’humoriste compte se rendre le 1er avril prochain à Constantine, à
l’invitation du théâtre régional de Constantine où il présentera son
dernier ouvrage.
R. C.
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Production cinématographique en Algérie
Djamel Azizi
appelle à donner plus d’importance à la société
Le cinéma algérien
doit s’intéresser «davantage» à la société, a estimé le réalisateur
et producteur Djamel Azizi, à l’occasion de la présentation de son
film «Le dernier safar», mercredi soir à la cinémathèque d’Oran.
«Les cinéastes
algériens gagneraient à mettre davantage en relief le vécu du
citoyen», a indiqué le cinéaste dans un entretien à l’APS, en marge
de la projection de sa toute dernière oeuvre, en avant-première pour
le public oranais.
Pour ce
réalisateur, le regard des intervenants du 7e Art a été trop
longtemps orienté du Sud vers le Nord, alors que la «véritable
richesse est dans le sens inverse, là où l’on sent la terre et la
vie de l’Algérien».
Formé au
journalisme audiovisuel avant de suivre une formation de réalisateur
parachevée par des études supérieures en cinéma puis en sociologie,
Djamel Azizi a entamé son parcours artistique en 1993 par des courts
métrages des genres fiction (La Colombe), documentaire (Retour
péplum, Baby-sitting), dramatique (Message d’Alger) et musical (Le
blouson vert).
En 2002, il se
fait connaître à travers son documentaire «Transporteurs de
bonheur», où il partage onze jours durant la traversée des routiers
de la Société nationale des transporteurs (SNTR) qui
approvisionnaient en eau potable les populations des zones enclavées
de l’extrême sud du pays.
La problématique
de l’eau lui inspirera la réalisation, en 2007, de la fiction
documentaire «Transporteurs de rêve», focalisée sur l’attente des
villageois et leur bonheur à la vue du camion magique.
L’humanisme et la
tolérance sont omniprésents dans les œuvres du cinéaste qui a en
2004 consacré son
premier long métrage, «Prophète en son pays», à l’histoire d’une
femme artiste peintre dont la quête de reconnaissance sociale se
heurte aux
préjugés des hommes.
Sa dernière
création, «Le dernier safar», a séduit le public oranais qui a pris
plaisir à suivre les traces de Salah, un vieux projectionniste dans
une salle de cinéma à Alger, poussé à la retraite et qui décide de
ne pas laisser tomber le métier qu’il aime.
M.T.
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