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Festival de la production théâtrale féminine

Hommage à Keltoum, la pionnière

Autobiographie

Smaïn, un humoriste en quête de ses racines algériennes

Production cinématographique en Algérie

Djamel Azizi appelle à donner plus d’importance à la société

 

 28/01/12

 

Festival de la production théâtrale féminine

Hommage à Keltoum, la pionnière

Le riche parcours artistique de la grande artiste de la scène et du cinéma, depuis son jeune âge, a été projeté lors de la soirée d’ouverture de ce rendez-vous théâtral. Les fans du 4e art ont assisté cette semaine à un vibrant hommage rendu à Annaba à la grande comédienne Keltoum, lors l’ouverture de la 1re édition du festival national culturel de la production théâtrale féminine.

Le riche parcours artistique de la grande artiste, depuis son jeune âge, a été projeté lors de la soirée d’ouverture de ce rendez-vous théâtral afin de la faire connaître au public, nombreux au théâtre régional Azzedine-Medjoubi de Annaba. Il s’agit d’un film consacré à la comédienne disparue réalisé par Ali Aissaoui.  C’est en 1935 à Blida que Mahieddine Bachtarzi, un des monuments du théâtre algérien, a découvert le talent de Keltoum et lui a proposé de tenter sa chance dans la chanson, la danse et l’interprétation. Apres l’indépendance, AÏcha Adjouri reprendra ses activités d’artiste pour rejoindre en 1963 la troupe du Théâtre national algérien où évoluaient des noms illustres comme Nouria, Abdelkader Alloula, Mustapha Kateb, Hadj Omar, Rouiched, Allal El Mouhib et Sid Ahmed Agoumi. Elle joua dans plus de 70 pièces de théâtre et dans une vingtaine de films, dont le célèbre «Le vent des Aurès» de Mohamed Lakhdar Hamine. Elle enregistra également 5 disques avant 1962 (Ya Ouled El Ourbane, Ahd Thnine) avant d’arrêter le chant après la naissance de son premier enfant en 1954.

Native de Blida au mois d’avril 1916, Keltoum, de son vrai nom Aicha Adjouri, est décédée en novembre 2010 à l’âge de 94 ans, laissant derrière elle un grand héritage artistique.

La première édition du Festival national culturel de la production théâtrale féminine était aussi une occasion pour honorer une dizaine de femmes pour leur contribution à la promotion de la culture en Algérie.

Il s’agit notamment de la réalisatrice Fouzia AÏt El Hadj et de l’actrice Aïda Guechoud. Des morceaux de musique andalouse, interprétés par l’association Sadek-Bedjaoui et l’école communale de musique et de danse de Annaba, ont marqué la cérémonie d’ouverture de cette manifestation qui s’est déroulée en présence d’un représentant du ministre de la Culture et des autorités de la wilaya. Pas moins d’une douzaine de représentations théâtrales, dont sept en compétition, seront proposées aux férus des planches lors de ces joutes culturelles qui verront la participation de troupes d’Alger, Annaba, Skikda, Batna et Sidi Bel-Abbès, en plus de formations spécialement venues de Tunisie et du Soudan.        

PAR Abla Selles

 

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Autobiographie

Smaïn, un humoriste en quête de ses racines algériennes

L’humouriste Smaïn, qui présentait jeudi à Paris son dernier ouvrage autobiographique, dit se battre encore et toujours pour vivre en harmonie avec sa double identité française et algérienne, dans une quête effrénée de ses racines algériennes, lui qui sut, dès l’âge de 12 ans, qu’il était un enfant adoptif de confession musulmane. Evoquant sa filiation «perdue», il se rappelle ce «coup de théâtre» qu’il a vécu lorsque sa maîtresse d’école le voyant en train de perturber sa classe,  lui lance, en lui tortillant l’oreille: «Arrêtes de faire le clown. A l’école, il faut que tu travailles. Est-ce que tu sais que tes parents ne sont pas tes vrais parents!» «J’avais à peine douze ans. Cela me confirmait ce que je redoutais dans mon for intérieur, j’ai ressenti comme une boule de pétanque qu’on avale», confie-t-il, lors de la présentation, jeudi soir au Centre culturel algérien à Paris, de son dernier livre autobiographique «Je reviens me chercher». C’est de là que commence pour le jeune Smaïn une quête inlassable de ses racines algériennes, lui dont le père adoptif (Amar Salamani) était un immigré algérien et la mère marocaine. L’âge avancé de ses parents l’interpellait, mais les propos de sa maîtresse confortaient ses doutes.  La certitude sur le mystère entourant son identité lui vient lorsqu’en catimini, il accède à des documents cachés dans une boîte à chaussures (certificats d’abandon, carnet de vaccination, courrier de bonnes soeurs de Constantine).

«Ces documents me révélèrent que j’étais né de père et de mère inconnus, mais pas abandonné. Cette nuance est de taille, du fait que j’ai pu remonter la filière jusqu’à Constantine où je suis né en 1958», confesse l’humoriste, qui raconte comment il a été transféré d’un orphelinat de Constantine à ses parents adoptifs. «Mais, regrette-t-il, rien n’a pu filtrer sur mon origine et mes parents biologiques, que ce soit dans ma ville natale où j’ai consulté la matrice des actes de naissance, ou en France, ma terre d’adoption, excepté un acte de naissance certifiant ma naissance le 3 janvier à Constantine sous le nom de Fairouze Smaïn».  C’est à partir de ce vide existentiel que le jeune Smain dit avoir eu un penchant pour «intéresser les autres en faisant le pitre». «Quand on n’a pas d’histoire, on l’invente. Avec cette absence d’identité, il fallait tout faire pour que les regards des autres s’accrochent au mien», a-t-il confié.

Il avoue avoir eu tout de même une enfance heureuse et des parents tellement adorables, dit-il, qu’il n’a pas osé leur confier, avant qu’ils ne décèdent successivement en 1971 et en 1974, qu’il savait que ce n’étaient pas ses géniteurs, de crainte de les perdre... L’humoriste, tout en se satisfaisant de sa carrière d’artiste, se considère par ailleurs comme une des «victimes» de la guerre d’indépendance nationale. «Je suis très lié à mon pays, l’Algérie, et à son histoire, et en même temps à cette France qui m’a adopté. Mon combat aujourd’hui est de rapprocher ces deux identités desquelles je suis né», dit-il. C’est dans cet esprit que l’humoriste compte se rendre le 1er avril prochain à Constantine, à l’invitation du théâtre régional de Constantine où il présentera son dernier ouvrage.

R. C.

 

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Production cinématographique en Algérie

Djamel Azizi appelle à donner plus d’importance à la société

Le cinéma algérien doit s’intéresser «davantage» à la société, a estimé le réalisateur et producteur Djamel Azizi, à l’occasion de la présentation de son film «Le dernier safar», mercredi soir à la cinémathèque d’Oran.

«Les cinéastes algériens gagneraient à mettre davantage en relief le vécu du citoyen», a indiqué le cinéaste dans un entretien à l’APS, en marge de la projection de sa toute dernière oeuvre, en avant-première pour le public oranais.

Pour ce réalisateur, le regard des intervenants du 7e Art a été trop longtemps orienté du Sud vers le Nord, alors que la «véritable richesse est dans le sens inverse, là où l’on sent la terre et la vie de l’Algérien».

Formé au journalisme audiovisuel avant de suivre une formation de réalisateur parachevée par des études supérieures en cinéma puis en sociologie, Djamel Azizi a entamé son parcours artistique en 1993 par des courts métrages des genres fiction (La Colombe), documentaire (Retour péplum, Baby-sitting), dramatique (Message d’Alger) et musical (Le blouson vert).

En 2002, il se fait connaître à travers son documentaire «Transporteurs de bonheur», où il partage onze jours durant la traversée des routiers de la Société nationale des transporteurs (SNTR) qui approvisionnaient en eau potable les populations des zones enclavées de l’extrême sud du pays. 

La problématique de l’eau lui inspirera la réalisation, en 2007, de la fiction documentaire «Transporteurs de rêve», focalisée sur l’attente des villageois et leur bonheur à la vue du camion magique.

L’humanisme et la tolérance sont omniprésents dans les œuvres du cinéaste qui a en

2004 consacré son premier long  métrage, «Prophète en son pays», à l’histoire d’une femme artiste peintre dont la quête de reconnaissance sociale se

heurte aux préjugés des hommes.

Sa dernière création, «Le dernier safar», a séduit le public oranais qui a pris plaisir à suivre les traces de Salah, un vieux projectionniste dans une salle de cinéma à Alger, poussé à la retraite et qui décide de ne pas laisser tomber le métier qu’il aime.

M.T.

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