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28/01/12

 

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Une foule impressionnante l'a accompagné à sa dernière demeure

Emouvantes funérailles pour le maestro Chérif Kheddam

 

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Un rapport de l’ONU qui donne des frissons

 

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Une foule impressionnante l'a accompagné à sa dernière demeure

Emouvantes funérailles pour le maestro Chérif Kheddam

L'auteur-compositeur kabyle Chérif Kheddam a eu droit à des funérailles grandioses. Le maestro de la chanson algérienne a été accompagné hier à sa dernière demeure par des dizaines de milliers de personnes venues des quatre coins du pays et de l'étranger pour lui rendre un dernier hommage.

Le village Ath Boumessaoud dans la commune de Imsouhal à une soixantaine de kilomètres au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou a été inondé de monde dès les premières heures de la matinée d’hier. Une file de plusieurs kilomètres s’est formée devant la dépouille mortelle pour jeter un dernier regard, dépouille exposée au niveau du siège de l’association qui porte son nom mais qui est aussi le rez-de-chaussée de la mosquée et ils étaient des milliers à ne pas pouvoir le faire. Le comité d’organisation du village natal de Da Chérif auquel se sont joints des habitants des villages voisins Ath Ouetass, Kerrouche et Tizi Guefres mis sur pied pour ces funérailles a été à la hauteur même si l’événement était plutôt triste mais les habitants de ce village perché en haut des montagnes du Djurdjura ont été dignes comme les Kabyles le sont  en pareilles circonstances. Même si à 12 heures, à mesure que l’on s’achemine vers l’heure de la mise en terre ils étaient dépassés par les milliers de personnes qui arrivaient dans le village. A la marée humaine, d’interminables files de voitures, dont certains conducteurs ont été contraints d’abandonner leurs véhicules à plusieurs kilomètres des Ath Boumessaoud, se sont également formés à l’entrée du village. Parmi les dizaines de milliers de personnes, des artistes de divers horizons comme Akli Yahiatene, Ali Meziane, Boudjemaa Agraw, Farid Ferragui et bien d’autres aux côtés d’anonymes qui ont tenu à assister à cet hommage digne du grand homme qu’était Chérif Khedam. Les autorités ont été représentées par le wali de Tizi Ouzou et le président de l’Assemblée populaire de wilaya comme il y a eu la venue du secrétaire général de la Centrale syndicale. Même la mère de Lounès Matoub, malgré son âge, a tenu à faire le déplacement. Le chanteur disparu est resté un rassembleur même après sa mort. Pour acheminer la dépouille de Chérif Khedam de la mosquée jusqu’au cimetière familial sur une distance de quelques dizaines de mètres, les organisateurs ont eu du mal à se frayer un chemin au milieu des milliers de personnes où chacun voulait être tout près du maestro. Les obsèques se sont terminées peu après 14 heures et peu à peu le village Ath Boumessaoud se vide de ces milliers de personnes qui ont pris part à ces funérailles grandioses auxquelles a eu droit Chérif Khedam. Rappelons enfin que la dépouille de l’auteur-compositeur kabyle, décédé lundi dernier à Paris  des suites d’une longue maladie,  a été accueillie jeudi en début de soirée à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene à Alger par la ministre de la Culture, Khalida Toumi, Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, le wali de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouaghzi  et en présence de nombreuses figures artistiques algériennes. Et elle n’est arrivée à Ath Boumessaoud que vendredi vers 3 heures du matin.

Par Hamid Messir

 

Dans un bar clandestin 

15 personnes dont 10 femmes interpellées

Une quinzaine de personnes dont une dizaine de femmes ont été interpellées lundi dernier au cours d’une descente policière contre un bar clandestin situé sur la route reliant Draa Ben Kheda à Boghni à hauteur du lieudit «Assif», a annoncé hier la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou dans un communiqué. Les éléments de la brigade de recherches et d’investigations ont également saisi des boissons alcoolisées, de l’argent et d’autres objets alors que les mis en cause ont été présentés au procureur mercredi dernier qui a placé le tenancier et quatre femmes en détention provisoire alors que les dix autres sont appelées à comparaître. Ils sont poursuivis pour création de lieu de débauche, prostitution, racolage et vente illicite de boissons alcoolisées.   

Hamid M.

 

Des voleurs d’olives sous les verrous

Les policiers de Bouzeguene, agissant sur la base de renseignements de citoyens victimes de vols de récolte d’olive, ont interpellé mardi dernier les auteurs présumés de ces vols, avons-nous appris hier dans un communiqué émanant de la cellule de presse de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou. Natifs de la ville voisine Akbou (Béjaïa), les mis en cause, M.N. (26 ans), CH.A. (26 ans) et A.S. (27 ans), ont été présentés devant le parquet d’Azazga mercredi dernier qui les a placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs et vol en réunion de nuit avec usage de véhicule. Déjà la récolte d’olives est en baisse cette année en Kabylie, cette bande de malfaiteurs profitent de la hausse des prix de vente d’olives et de l’huile pour s’attaquer à de paisibles habitants à l’effet de remplir leurs poches. D’ailleurs dans certaines localités en Kabylie, on se prémunit contre ce genre de vol en interdisant la vente des olives.

H.M.

 

La question du jour

Devant la porte de la loi

On ne peut que relever la nuance. Il faut dire qu’elle est de taille ; qui plus est, elle ne manque pas de sel. Ni même de romanesque. Le ministère de l’Intérieur a fait savoir qu’il autorise dix de la cohorte des nouveaux partis qui campent depuis pas mal de temps déjà devant la porte de la Loi, dans l’espoir d’y être bientôt admis… à organiser leur congrès constitutif.

Dans le roman de Kafka auquel il est ici fait allusion, le paysan venu de loin pour intégrer le domaine de la loi, mourra – de vieillesse – avant de se faire reconnaître le droit d’en franchir le seuil. C’est au moment où il rend l’âme que le gardien lui hurle à l’oreille, qui s’était beaucoup durcie avec les années,   qu’en fait il y avait d’autant plus droit que cette  entrée-là n’était faite que pour lui. Maintenant qu’il va mourir, son devoir à lui, le gardien, c’est de la fermer une bonne fois pour toutes. De la condamner.

Recevoir le feu vert pour s’atteler à l’organisation de son congrès constitutif, a tenu à préciser le ministère, ce n’est pas être reconnu, ce n’est pas être admis dans la Loi. L’un ou l’autre des partis devant lesquels on veut bien entrebâiller la porte peut très bien être éconduit même après un congrès irréprochable pour ce qui est de la forme. Une pièce qui manque, un vice de forme, une contestation interne, un impondérable, bien des choses sont susceptibles de survenir d’ici à la reconnaissance définitive.

A l’absurdité de l’administration répond en l’occurrence celle des administrés, c’est-à-dire des nouveaux partis. C’est même à se demander qui des deux est la plus grande. C’est que les fondateurs se méprennent sur la loi (tout comme d’ailleurs le paysan venu de loin de Kafka) dont ils ne retiennent que la lettre. Ils s’imaginent qu’un parti, ça se crée à travers une procédure administrative, à laquelle il convient uniquement de se conformer.  Il y a un dossier à faire, une démarche à suivre, rigoureusement certes, parce que les bureaux ne plaisantent pas en la matière, et voilà toute l’affaire. Une fois l’agrément obtenu auprès du ministère de l’Intérieur, le précieux sésame en poche, le reste est pour ainsi dire un jeu d’enfant. C’est comme si ça se faisait tout seul. En deux temps trois mouvements, on se dote d’un siège dans la capitale, démultiplié en plusieurs succursales dans le pays, du moins autant que cela est possible ; on fait passer dans la presse un placard publicitaire en guise de programme. Ensuite seulement, on demande au public de rallier en masse la nouvelle formation. Par chance, les circonstances s’y prêtent bien puisqu’il y a des élections en vue, et que toute une faune intéressée attend justement que de nouvelles  listes de candidature  soient émises sur le marché électoral pour négocier une place dans l’une ou l’autre parmi les plus prometteuses. La demande existe en effet, reste l’offre à apporter. Ou plutôt un supplément d’offre.

Un trait commun à tous ces soi-disant nouveaux partis. Ils se ramènent tous en effet à une personne, elle-même plus ou moins connue. Ce sont des ambitions personnelles qui veulent se transformer en partis politiques. C’est en cela que consiste le capital de départ. Il est vrai qu’on peut en dire autant aujourd’hui de beaucoup de partis ayant pignon sur rue. C’est à l’évidence ce que sont devenus le PT et le RCD, par exemple, qui sont désormais inconcevables sans leurs chefs. Il se pourrait bien que ce soit aussi le cas du FFS, avec cette différence toutefois que lui existe depuis plus longtemps. Ce n’est qu’à la disparition, ou à la retraite de son président actuel, qu’on saura néanmoins s’il répond ou non à la définition d’un parti.

Un parti, ce n’est pas une personne. Ce n’est pas plusieurs personnes non plus. C’est un mouvement qui s’institutionnalise, qui se structure en organisation politique régie par la loi commune, un règlement intérieur, et qui en tant que tel contribue à la vie politique dans l’ensemble de ses aspects.

 Aucun de ces nouveaux partis n’a commencé par être un mouvement. Aucun d’entre eux n’émane de la société.  Ce sont des purs produits de l’administration.  Pour autant que celle-ci veuille bien les enfanter. Mais on comprend qu’elle ne soit pas emballée à l’idée de mettre au monde des enfants aussi mal conformés.

Par Mohamed Habili

 

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Point d’ordre

Par

Badis Guettaf

Egypte : le peuple en a voulu ainsi

L’Egypte a changé. Pas comme le voulait les «cyberdissidents» et comme le prévoyaient les observateurs médiatiques autorisés. Ce sont les islamistes, les «modérés» plus les «durs» les Salafistes   qui raflent les trois quarts des sièges du Parlement. Le peuple en a voulu ainsi. Apparemment, la démocratie il ne sait même pas qu’elle existe, mais il sait ce qu’il veut. Il veut un travail et un revenu décent, l’accès aux soins, l’école et tout ce qui fait un quotidien moins dur à vivre. Les islamistes on ne les a pas trop vus à la place Tahrir, pourtant ils sont là où on ne devait pas les attendre. Alliés des militaires et imbriqués dans les milieux d’affaires, ils devaient représenter un des piliers du système qui devait être «dégagé». Il en fut l’exact contraire des perspectives d’un mouvement qui semblait irrésistible. Le peuple a voté pour ceux qui lui promettaient le paradis ici et au ciel, qui paraissent immaculés et ennemis de la corruption et qui vont faire en sorte d’instaurer la justice sociale, au sens, en principe, de ce que peuvent en penser  le pauvre et l’exclu. C’est là qu’il faut les attendre et nous allons être servis en termes de mode de gouvernance et d’orientations économiques. Tahrir n’est pas satisfaite et a repris du service. Ne pouvant nier la vox populi, les jeunes révolutionnaires               continuent d’exiger la destitution du pouvoir militaire, prolongement de Hosni Moubarak,  incarné par le Conseil supérieur des forces armées-CSFA. Les Frères ne veulent pas de cette solution. Ils ne voudraient, même pas, de la présidence. Se pose alors cette vérité. Les délégués du peuple ne veulent pas de la révolution, mais du statu quo. Il en sera ainsi. De toute évidence. Les islamistes ne se sont engagés ni à changer de système économique et social, ni à abolir les privilèges, ni à réviser la politique extérieure de l’Egypte. Ils ont bien fait, de leur point de vue. Seulement, les Egyptiens qui les ont choisis ne s’encombrent pas des subtilités politiques. Ils voudront des résultats. C’est-à-dire qu’ils attendent qu’on les sorte de la précarité et de la misère dans laquelle ils se trouvent. Les questions de  mode de vie, de coupe de la barbe, du hidjab ou du niqab, feront long feu et laisseront vite la place à la vie réelle, celle du panier à provisions, du toit et du carnet de santé. Les Frères, au moins, plus politiques que les Salafistes, savent qu’il y a loin de récupérer le mécontentement contre les autres, que de le calmer fondamentalement. Ils savent que la structure économique de l’Egypte va perdurer et qu’ils n’ont aucune intention d’inverser les choses. Pour cela, ils garderont le CSFA autant de temps que possible et laisseront la magistrature suprême à qui voudra bien l’assumer, pour autant qu’il montre patte blanche et souscrive à leurs conditions, de façon à voir venir et tenter de se prémunir d’une disgrâce inévitable. Ce qui nous mène à considérer que si les islamistes vont peut-être jouir assez longtemps de la confiance populaire, le temps que soient épuisées les rhétoriques qu’ils vont servir pour expliquer le peu d’impact de leur élection sur le système qui devait «dégager». Eléments du système, ils devront le défendre un jour. Ainsi va la prise de conscience des peuples. 

B. G.

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