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Hamiche Ali, directeur du commerce de Béjaïa
«Le taux
d’infraction a baissé et le niveau de qualité a progressé»
La wilaya de
Béjaïa compte environ 3 600 commerces dont 1 798 de gros, 12 000
commerces de services et 172 opérateurs intervenant dans
l'import-export.
Le directeur du
commerce de la wilaya de Béjaïa, Hamiche Ali, a estimé lors de
l’émission hebdomadaire «forum de la Soummam», organisé lundi
dernier par Radio Soummam à l’hôtel «Zéphyr» sur «le dispositif de
contrôle de la qualité et des prix durant le mois de ramadan» qu’il
faut trouver les mécanismes nécessaires pour imprimer aux produits
made in Algeria une bonne qualité pour mieux se préparer à
l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Peut-on
dire aujourd’hui que nos produits répondent aux normes de qualité
admises par l’OMC. Est-on prêts à entrer au sein de cette
organisation ? Ce sont les interrogations émises par le directeur du
commerce pour répondre que le tissu industriel, notamment dans le
domaine de l’agroalimentaire, a décollé. L’Algérie, notamment la
wilaya de Béjaïa a beaucoup avancé, répétait-il, dans la production
des agrumes, la volaille, la pêche etc, créneaux dans lesquels elle
peut rivaliser, estime-t-il. Poursuivant son intervention, il
indiquera que la wilaya de Béjaïa compte environ 3 600 commerces
dont 1 798 de gros, 12 000 commerces de services et 172 opérateurs
intervenant dans l’import-export.
M. Hamiche
indiquera ainsi que la wilaya compte 4 695 inscrits au registre du
commerce dans les activités industrielles, de la petite unité
d’artisanat à la grande usine. Il fera savoir aussi que la wilaya
possède des dizaines de circuits de distribution, à savoir 09
marchés quotidiens et 30 marchés hebdomadaires. Des espaces où un
volume très important de marchandises est écoulé. Ces marchés,
selon l’invité de la Radio, rendent d’énormes services aux
populations et constituent des lieux où s’exerce la concurrence.
S’agissant des prix qui connaissent une instabilité et une flambée
sans pareille durant ce mois de jeûne, le directeur du commerce dira
que ceux-ci sont libres et qu’il faut les combattre par la
concurrence, tentant d’expliquer les majorations appliquées ces
jours-ci sur les produits de large consommation, qui sont de son
avis, liées à la règle de l’offre et de la demande : «Quand la
demande est importante, l’offre diminue. Ce qui provoque une envolée
des prix», expliquera-t-il en déplorant l’absence d’un acteur
important dans cette équation qui est le protecteur du consommateur.
«Il n’existe
aucune association de consommateurs», fera-t-il remarquer et appelle
à sa création. Il relèvera sur la lancée la nécessité de créer un
marché de gros à Béjaïa, en déclarant que seul le marché de gros d’Akbou
est «bon» et doit être classé marché régional, vu son importance.
Béjaïa compte 72 grossistes et 112 mandataires à Akbou,
indiquera-t-il encore pour mettre en valeur le marché de gros d’Akbou
en parlant des missions de la direction du commerce qui possède un
effectif de 20 ingénieurs spécialisés dans toutes les filières, à
savoir les missions sociale et de répression. Il dira que «le taux
d’infraction a diminué et le niveau de qualité a progressé, et de
relever qu’il reste toujours des récalcitrants qui ignorent la
réglementation régissant la pratique commerciale, en dépit des
efforts consentis dans le contrôle répressif pour lequel sont
mobilisés 60 agents à travers les quatre coins de la wilaya. A ce
propos, il indiquera que 11 766 interventions ont été effectuées
depuis le 1er janvier à ce jour, au cours lesquelles 2 101
infractions ont été relevées et 1 715 procès-verbaux dressés contre
les contrevenants. 130 fermetures administratives ont été faites
durant la saison estivale écoulée. Pour lui, la lutte contre le
commerce informel ne dépend pas uniquement du secteur du commerce
mais de toute la société qui doit aussi intervir dans une lutte
coordonnée. «Plus l’économie est organisée plus le commerce informel
sera en baisse», argue-t-il en relevant au passage la nécessité de
réglementer les foires et les soldes dont des textes de loi sont en
voie d’être promulgués. La fraude constitue un élément
déstabilisateur de l’économie. 75 milliards de centimes de défaut de
facturation enregistrés depuis le début de l’année dont 16 milliards
en matière de qualité et 1 milliard de centimes sur le plan de la
pratique commerciale. La Direction du commerce de Béjaïa va
bénéficier de nouveaux postes budgétaires dans le programme des 500
postes ouverts pour une période de trois années.
Hocine Cherfa
Haut
Tipasa
Une cherté
dissuasive
Le livre scolaire
continue de faire parler de lui dans la wilaya de Tipasa. Non pas en
termes de disponibilité ou de non- disponibilité mais en termes de
cherté. Une cherté qui empêche toujours un nombre appréciable
d’élèves d’acheter les livres dont ils ont tant besoin.
Il ne s’agit pas
là d’élèves issus de familles nécessiteuses, – ceux-ci étant pris
en charge par l’Etat–, mais d’élèves appartenant à des familles où
seul un des parents, généralement le père, a un emploi rémunéré.
Quand dans une même famille, ils sont plusieurs à être scolarisés,
on comprend aisément le désarroi des parents. Surtout quand on sait
que les prix de cession des livres scolaires varient entre 1 250 DA
dans le primaire et plus de
3 000 DA dans le
secondaire. Les livres dans le moyen coûtent en moyenne
2 000 DA, et que
la rentrée des classes a pratiquement coïncidé avec le ramadan, un
mois de piété, il est vrai, mais de beaucoup de dépenses également.
Cette «défection» des élèves à acheter les livres scolaires, du fait
de leur cherté, faut-il rappeler, a été à l’origine de toutes les
rumeurs sur leur non-disponibilité dans les établissements
d’enseignement de la wilaya. Ceux qui les ont colportées ayant
préféré faire porter le chapeau de la non-acquisition par certains
élèves des livres dont ils ont besoin, non pas pour «leur cherté»,
mais pour leur rareté.
Ce que le
directeur de l’éducation de la wilaya de Tipasa a catégoriquement
démenti, tout en avouant cependant, que le problème (celui de la
non-disponibilité du livre scolaire) s’est réellement posé au niveau
de certains établissements et pour quelques matières seulement, du
fait, nous a-t-il déclaré, des prévisions des besoins mal établies
(en mars 2006) : les besoins en quotas ayant été, soit surestimés,
soit sous-estimés. Toutefois, notre interlocuteur nous a déclaré que
d’une manière générale, la situation est en amélioration constante,
de plus en plus d’élèves, au prix de sacrifices, ont acheté leurs
livres. Et à ce propos, il a souhaité une plus grande intervention
de la société civile, particulièrement des associations de parents
d’élèves, à l’effet d’aider les élèves qui n’ont toujours pas acquis
leurs manuels scolaires et qui n’ont pas été recensés parmi les
élèves nécessiteux.
Mohamed Amine
Haut
Les petites bourses s’en plaignent à Oran
Les fruits et
légumes toujours chers
«Dieu merci, les
prix n'ont pas encore grimpé par rapport à la semaine dernière».
A Oran, comme
ailleurs certainement, d’aucuns appréhendaient l’avènement de ce
mois de ramadan, craignant surtout la saignée qui allait toucher les
consommateurs. En fin de compte, les craintes devaient se dissiper
quelque peu, même si les prix restent élevés. «Dieu merci, les prix
n’ont pas encore grimpé par rapport à la semaine dernière», fait
remarquer un client. En tout cas, il y avait foule hier, premier
jour de ramadan, dans les marchés d’Oran, prenant d’assaut les étals
très fournis. «Même les petites bourses ne se privent de rien,
notamment à l’entame du ramadan», fait remarquer un marchand de
fruits à la rue des Aurès (ex-la Bastille). Il ajoute, tout sourire,
que les années des pénuries sont révolues et que tout ce qu’une
ménagère espère trouver est désormais proposé. «Et pas aux prix
communiqués dans certains journaux!» souligne-t-il en indiquant que
«la datte ne dépasse pas les 420 DA, contrairement aux 600 annoncés
ici et là». «C’est tout de même cher», lance un client au commerçant
qui rétorque que ce fruit est proposé entre 250 et 350 DA le kilo au
marché de gros. Ce sont en fait les prix de la récolte 2005. Un
client qui assistait à la discussion fera remarquer qu’il peut se
passer de la datte. «Avec mon maigre salaire, je ne peux me
permettre que l’essentiel, et probablement une petite folie durant
tout le mois pour faire plaisir aux miens», dira-t-il en précisant
que «même l’essentiel reste cher». A ce propos, il fait remarquer
que quelques jours seulement avant l’avènement du ramadan, la pomme
de terre, aliment de base dans le mets des Algériens, a fait un
bond, passant de 40 à 50 DA. Ce tubercule est cédé à 40 DA aux
halles centrales d’Oran alors qu’elle était, il y a une dizaine de
jours, aux alentours de 35-37 DA le kilo. Les haricots verts
caracolent à 120 DA, la carotte passe à 40, la tomate à 50, les
navets à 80. La laitue est cédée à 100 DA et les choux-fleurs à 60.
Qu’est-ce qui fait ainsi grimper les prix ? «Les augmentations
subites ne répondent à aucune logique», dira un consommateur pour
qui les commerçants ne s’embarrassent pas pour profiter de la
moindre situation pour se remplir les poches. «Ils exagèrent et
doivent certainement prendre plus qu’il ne faut en marge
bénéficiaire», fait encore remarquer le client qui est renvoyé par
le marchand, aux grossistes. «Ce sont les principaux responsables
de ces hausses. Aux halles centrales, les stands sont tout
simplement sous-loués à des marchands qui, pour rentrer dans leurs
frais, profitent de toute occasion propice à l’augmentation des
prix», souligne-t-il.
E. Ikram
Haut
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