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Hamiche Ali, directeur du commerce de Béjaïa

«Le taux d’infraction a baissé et le niveau de qualité a progressé»

Tipasa

Une cherté dissuasive

Les petites bourses s’en plaignent à Oran

Les fruits et légumes toujours chers

 

 28/09/06

 

 Hamiche Ali, directeur du commerce de Béjaïa

«Le taux d’infraction a baissé et le niveau de qualité a progressé»

La wilaya de Béjaïa compte environ 3 600 commerces dont 1 798 de gros, 12 000 commerces de services et 172 opérateurs intervenant dans l'import-export.

Le directeur du commerce de la wilaya de Béjaïa, Hamiche Ali, a estimé lors de l’émission hebdomadaire «forum de la Soummam», organisé lundi dernier par Radio Soummam à l’hôtel «Zéphyr» sur «le dispositif de contrôle de la qualité et des prix durant le mois de ramadan» qu’il faut trouver les mécanismes nécessaires pour imprimer aux produits made in Algeria une bonne qualité pour mieux se préparer à l’adhésion  à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Peut-on dire aujourd’hui que nos produits répondent aux normes de qualité admises par l’OMC. Est-on prêts à entrer au sein de cette organisation ? Ce sont les interrogations émises par le directeur du commerce pour répondre que le tissu industriel, notamment dans le domaine de l’agroalimentaire, a décollé. L’Algérie, notamment la wilaya de Béjaïa a beaucoup avancé, répétait-il,  dans la production des agrumes, la volaille, la pêche etc, créneaux dans lesquels elle peut rivaliser, estime-t-il. Poursuivant son intervention, il indiquera que la wilaya de Béjaïa compte environ 3 600 commerces dont 1 798 de gros, 12 000 commerces de services et 172 opérateurs intervenant dans l’import-export.

M. Hamiche indiquera ainsi que la wilaya compte 4 695 inscrits au registre du commerce dans les activités industrielles, de la petite unité d’artisanat à la grande usine. Il fera savoir aussi que la wilaya possède des dizaines de circuits de distribution, à savoir 09 marchés quotidiens et 30 marchés hebdomadaires. Des espaces où un volume très important de marchandises   est écoulé. Ces marchés, selon l’invité de la Radio, rendent d’énormes services aux populations et constituent des lieux où s’exerce la concurrence. S’agissant des prix qui connaissent une instabilité et une flambée sans pareille durant ce mois de jeûne, le directeur du commerce dira que ceux-ci sont libres et qu’il faut les combattre par la concurrence, tentant d’expliquer les majorations appliquées ces jours-ci sur les produits de large consommation, qui sont de son avis, liées à la règle de l’offre et de la demande :  «Quand la demande est importante, l’offre diminue. Ce qui provoque une envolée des prix», expliquera-t-il en déplorant l’absence d’un acteur important dans cette équation qui est le protecteur du consommateur.

«Il n’existe aucune association de consommateurs», fera-t-il remarquer et appelle à sa création. Il relèvera sur la lancée la nécessité de créer un marché de gros à Béjaïa, en déclarant que seul le marché de gros d’Akbou est «bon» et doit être classé marché régional, vu son importance. Béjaïa compte 72 grossistes et 112 mandataires à Akbou, indiquera-t-il encore pour mettre en valeur le marché de gros d’Akbou en parlant des missions de la direction du commerce qui possède un effectif de 20 ingénieurs spécialisés dans toutes les filières, à savoir les missions sociale et de répression. Il dira que «le taux d’infraction a diminué et le niveau de qualité a progressé, et de relever qu’il reste toujours des récalcitrants qui ignorent la réglementation régissant la pratique commerciale, en dépit des efforts consentis dans le contrôle répressif pour lequel sont mobilisés 60 agents à travers les quatre coins de la wilaya. A ce propos, il indiquera que 11 766 interventions ont été effectuées depuis le 1er janvier à ce jour, au cours lesquelles 2 101 infractions ont été relevées et 1 715 procès-verbaux dressés contre les contrevenants. 130 fermetures administratives ont été faites durant la saison estivale écoulée. Pour lui, la lutte contre le commerce informel ne dépend pas uniquement du secteur du commerce mais de toute la société qui doit aussi intervir dans une lutte coordonnée. «Plus l’économie est organisée plus le commerce informel sera en baisse», argue-t-il en relevant au passage la nécessité de réglementer les foires et les soldes dont des textes de loi sont en voie d’être promulgués. La fraude constitue un élément déstabilisateur de l’économie. 75 milliards de centimes de défaut de facturation enregistrés depuis le début de l’année dont 16 milliards en matière de qualité et 1 milliard de centimes sur le plan de la pratique commerciale. La Direction du commerce de Béjaïa va bénéficier de nouveaux postes budgétaires dans le programme des 500 postes ouverts pour une période de trois années.

Hocine Cherfa

 

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Tipasa

Une cherté dissuasive

Le livre scolaire continue de faire parler de lui dans la wilaya de Tipasa. Non pas en termes de disponibilité ou de non- disponibilité mais en termes de cherté. Une cherté qui empêche toujours un nombre appréciable d’élèves d’acheter les livres dont ils ont tant besoin.

Il ne s’agit pas là d’élèves issus de familles nécessiteuses, – ceux-ci étant pris    en charge par l’Etat–, mais d’élèves appartenant à des familles où seul un des parents, généralement le père, a un emploi rémunéré. Quand dans une même famille, ils sont plusieurs à être scolarisés, on comprend aisément le désarroi des parents. Surtout quand on sait que les prix de cession des livres scolaires varient entre 1 250 DA dans le primaire et plus de

3 000 DA dans le secondaire. Les livres dans le moyen coûtent en moyenne

2 000 DA, et que la rentrée des classes a pratiquement coïncidé avec le ramadan, un mois de piété, il est vrai, mais de beaucoup de dépenses également. Cette «défection» des élèves à acheter les livres scolaires, du fait de leur cherté, faut-il rappeler, a été à l’origine de toutes les rumeurs sur leur non-disponibilité dans les établissements d’enseignement de la wilaya. Ceux qui les ont colportées ayant préféré faire porter le chapeau de la non-acquisition par certains élèves des livres dont ils ont besoin, non pas pour «leur cherté», mais pour leur rareté.

Ce que le directeur de l’éducation de la wilaya de Tipasa a catégoriquement démenti, tout en avouant cependant, que le problème (celui de la  non-disponibilité du livre scolaire) s’est réellement posé au niveau de certains établissements et pour quelques matières seulement, du fait, nous a-t-il déclaré, des prévisions des besoins mal établies (en mars 2006) : les besoins en quotas ayant été, soit surestimés, soit sous-estimés. Toutefois, notre interlocuteur nous a déclaré que d’une manière générale, la situation est en amélioration constante, de plus en plus d’élèves, au prix de sacrifices, ont acheté leurs livres.  Et à ce propos, il a souhaité une plus grande intervention de la société civile, particulièrement des associations de parents d’élèves, à l’effet d’aider les élèves qui n’ont toujours pas acquis leurs manuels scolaires et qui n’ont pas été recensés parmi les élèves nécessiteux.

Mohamed Amine

 

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Les petites bourses s’en plaignent à Oran

Les fruits et légumes toujours chers

«Dieu merci, les prix n'ont pas encore grimpé par rapport à la semaine dernière».

A Oran, comme ailleurs certainement, d’aucuns appréhendaient l’avènement de ce mois de ramadan, craignant surtout la saignée qui allait toucher les consommateurs. En fin de compte, les craintes devaient se dissiper quelque peu, même si les prix restent élevés. «Dieu merci, les prix n’ont pas encore grimpé par rapport à la semaine dernière», fait remarquer un client. En tout cas, il y avait foule hier, premier jour de ramadan, dans les marchés d’Oran, prenant d’assaut les étals très fournis. «Même les petites bourses ne se privent de rien, notamment à l’entame du ramadan», fait remarquer un marchand de fruits à la rue des Aurès (ex-la Bastille). Il ajoute, tout sourire, que les années des pénuries sont révolues et que tout ce qu’une ménagère espère trouver est désormais proposé. «Et pas aux prix communiqués dans certains journaux!» souligne-t-il en indiquant que «la datte ne dépasse pas les 420 DA, contrairement aux 600 annoncés ici et là». «C’est tout de même cher», lance un client au commerçant qui rétorque que ce fruit est proposé entre 250 et 350 DA le kilo au marché de gros. Ce sont en fait les prix de la récolte 2005. Un client qui assistait à la discussion fera remarquer qu’il peut se passer de la datte. «Avec mon maigre salaire, je ne peux me permettre que l’essentiel, et probablement une petite folie durant tout le mois pour faire plaisir aux miens», dira-t-il en précisant que «même l’essentiel reste cher». A ce propos, il fait remarquer que quelques jours seulement avant l’avènement du ramadan, la pomme de terre, aliment de base dans le mets des Algériens, a fait un bond, passant de 40 à 50 DA. Ce tubercule est cédé à 40 DA aux halles centrales d’Oran alors qu’elle était, il y a une dizaine de jours, aux alentours de 35-37 DA le kilo. Les haricots verts caracolent à 120 DA, la carotte passe à 40, la tomate à 50, les navets à 80. La laitue est cédée à 100 DA et les choux-fleurs à 60. Qu’est-ce qui fait ainsi grimper les prix ? «Les augmentations subites ne répondent à aucune logique», dira un consommateur pour qui les commerçants ne s’embarrassent pas pour profiter de la moindre situation pour se remplir les poches. «Ils exagèrent et doivent certainement prendre plus qu’il ne faut en marge bénéficiaire», fait encore remarquer le client qui est renvoyé par le marchand,  aux grossistes. «Ce sont les principaux responsables de ces hausses. Aux halles centrales, les stands sont tout simplement sous-loués à des marchands qui, pour rentrer dans leurs frais, profitent de toute occasion propice à l’augmentation des prix», souligne-t-il.

E. Ikram

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