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Le chef de l’Etat à l’ouverture de l’année judiciaire

«Pas d’issue pour les résidus du terrorisme»

Bouteflika critique la Justice

«Il existe encore des magistrats corrompus»

Révision de la Constitution

Le Président attend-il le dernier moment ?

Cour suprême

Le président inchangé

Processus de réconciliation nationale

Tout doit être bouclé en 2006

Familles des disparus

Les associations font cause commune

Kébir créera «sSon parti» après l’ouverture du champ politique

Simple repli tactique ?

Tribunal de Blida

La femme de ménage de Khalida Toumi devant la justice

 


Dossier/Accord d’association entre l’Algérie et l’UE

SE. Lucio Guerrato, président de la délégation de la Commission de l’Union européenne en Algérie

«Que font les pays du Sud pour se développer ?»

Olivier De Velp, directeur de l’Euro Développement PME

«Le patronat doit s’organiser»

Coopération en matière  de culture et d’éducation

Beaucoup reste à faire


 

Pour fluidifier fruits et Légumes

«Le mal est dans les marchés de gros»

Exploitation des mines méconnues

Un appel d’offres international pour 15 régions

D’importants dossiers seront présentés

La tripartite se tiendra samedi 

Hausse des salaires

L’UGTA a rencontré hier le Patronat

FNTMMEE-SGP

Reprise des négociations

 

 28/09/06

 

Le chef de l’Etat à l’ouverture de l’année judiciaire

«Pas d’issue pour les résidus du terrorisme»

«Ce terrorisme est un terrorisme de commerce et d'émirat». «Il n y aura pas d’issue pour les résidus du terrorisme qui refusent de se réintégrer dans la société.

Ils seront combattus jusqu’à leur déracinement», a annoncé, hier, le président de la République lors du discours prononcé à la Cour suprême, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’année judiciaire. «Ce terrorisme est un terrorisme de commerce et d’émirat», a-t-il ajouté. «Je rends hommage à l’ANP, aux services de sécurité, aux martyrs du devoir, aux journalistes, aux artistes et aux gens de culture qui ont dévoilé les exactions terroristes», poursuit le président Abdelaziz Bouteflika. «Je n’écoute que la voix de ma conscience et je ne réponds qu’à l’appel de la nation. J’ai mis les intérêts de la nation au-dessus de toute autre considération», a-t-il poursuivi.

Ces propos qui ont été prononcés par le président de la République, l’ont été pour la dernière fois, il y a bien longtemps. Ils rappellent le fameux «seif El Hadjadj» évoqué par le président Abdelaziz Bouteflika pour menacer les terroristes refusant d’adhérer à la concorde civile en 1999. Certes, la lutte anti-terroriste n’a jamais été interrompue mais, depuis le temps, bien des concessions ont été faites par l’Etat en faveur des «politiques» et de l’aile «militaire» du FIS-dissous. Cela dit, aucune allusion n’a été faite à propos de Rabah Kébir, rentré récemment au pays avec l’intention de créer un parti politique. Le président de la République s’est voulu rassurant en rendant hommage aux institutions et aux personnes ayant résisté et dévoilé la face cachée du terrorisme tout en dénoncant les «résidus du terrorisme» qui continuent à rejeter toute forme de paix.

En utlisant les qualificatifs de «terrorisme commercial» et de «terrorisme d’émirat», le chef de l’Etat donne la preuve qu’il est convaincu que le terrorisme qui continue de sévir et rejette la charte pour la paix et la réconciliation nationale, ne peut être que de tendance criminelle et de banditisme, profitant du cumul illicite de richesses suite au racket, aux hold-up et sur les guerres de leadership. Cependant, le président Abdelaziz Bouteflika n’a pas soufflé mot sur cette affaire de prorogation du délai de six mois accordé par la charte aux terroristes pour se repentir. Une prorogation qui ne repose actuellement sur aucune base juridique.

M. A.

 

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Bouteflika critique la Justice

«Il existe encore des magistrats corrompus»

 «Pourquoi l’action de la justice n’est-elle pas palpable en matière de lutte contre la criminalité ? Pourquoi l’image de la justice est-elle ternie aux yeux du

citoyen ?», s’est-il encore demandé. Il est clair, d’après ces interrogations, que le président de la République reconnaît officiellement que les résultats des grandes réformes engagées dans le secteur ne sont pas à la hauteur des espérances attendues. Pour preuve, il a déploré lors de son intervention que «les dispositions portant création de l’Instance nationale de prévention et de lutte contre la corruption, instance devant garantir l’application effective de la loi promulguée en février 2006, n’ont toujours pas été appliquées et l’Instance n’a donc pas vu le jour». Cela dit, il a tenu à souligner que «le gouvernement est appelé à hâter la finalisation du texte organisationnel relatif à cette instance pour procéder ensuite à son installation en la dotant de moyens lui permettant d’entamer ses activités dans les meilleurs délais». Estimant par ailleurs que «la lutte contre la corruption, la dilapidation des deniers publics, le blanchiment d’argent illicite et le détournement de biens doit se poursuivre sans relâche dans le cadre de la loi, seul juge et moyen légal auquel recourt tout un chacun pour réprimer et condamner tout acte illicite», le président à exhorté les magistrats à servir d’exemple aux citoyens honnêtes en tout lieu et en toute circonstance.

M Bouteflika s’est prononcé sur la «nécessité de trouver une solution définitive au fléau de la lenteur dans le traitement des affaires par les tribunaux». Une telle solution devrait, a-t-il expliqué «permettre aux tribunaux et aux magistrats de renoncer à cette fâcheuse habitude d’allonger les délais d’examen, ou d’ajourner, avec ou sans motif valable, les décisions au point de déconcerter le justiciable». Cela tout en soutenant que «la justice est tenue de se prononcer et de statuer avec célérité, entre les justiciables autrement ces derniers perdraient confiance, douteraient du rôle qui lui est assigné et finiraient par croire que son seul objectif est de porter atteinte à leurs intérêts». Tout en reconnaissant qu’il «existerait toujours des magistrats corrompus», mais que tout un travail à été enclenché pour y palier contre ce fléaux, le Président de la république a expliqué «que l’édification de l’Etat de droit et de libertés ne pourra se réaliser sans une justice indépendante, compétente, forte, honnête et non figée, refusant le renouveau et la modernité». Ce qui revient à une réforme de la justice «qui ne se limite nullement à l’élaboration ou la promulgation de lois, mais repose en premier lieu sur le fait que le magistrat doit changer de mentalité modifier son comportement à l’égard des justiciables». Des changements qui amèneront, selon le Président «les justiciables à changer leur opinion sur la justice de leur pays, à lui faire confiance et à la respecter».    

Habiba Ghrib

 

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Révision de la Constitution

Le Président attend-il le dernier moment ?

Le projet de révision constitutionnelle était l’un des sujets sur lesquels était attendu hier le Abdelaziz Bouteflika, mais la question a été évacuée de l’allocution. Pourtant, les circonstances s’y prêtaient L’ouverture de l’année judiciaire est toujours précédée d’un discours dans lequel le premier magistrat du pays se donne la liberté d’aborder tous les sujets de l’actualité. Or, celui de la révision constitutionnelle, dont la tenue est annoncée depuis le 4 juillet dernier pour «avant la fin de l’année en cours» fait partie de cette actualité qui alimente les colonnes des quotidiens. D’autant que depuis cette annonce faite il y a près de trois mois, les déclarations que la question se sont faites rares. Signe d’une gêne ? Il a été permis de le penser. Car il y a lieu de souligner que le projet du président, vulgarisé par le FLN, était loin de faire l’unanimité parmi la classe politique. Et à plus forte raison parce que l’on a donné à croire que le maître à penser de cette nouvelle mouture est la formation de Abdelaziz Belkhadem. Autre raison à même de justifier l’attente des observateurs de voir le Président évoquer le sujet est l’approche de la date annoncée d’une part et que dans le discours où il a révélé son intention de procéder à l’organisation du référendum constitutionnel, Bouteflika avait annoncé que les propositions d’amendement seraient soumises à l’appréciation du peuple d’autre part. C’est-à-dire à débat. Mais force est de relever que cette démarche retenue n’a pas été mise en application sur le terrain. Ceci pendant que la machine administrative semble avoir été actionnée pour mettre en marche l’opération référendaire. Le ministère de l’Intérieur a entamé la révision des listes électorales. Est-ce à dire que le Président a révisé son approche suite aux nombreuses réactions enregistrées sur la question ? Veut-il mettre les partis «contestataires» de l’approche devant le fait accompli. Pour rappel les principales formations, à l’image du RND, disent contester le fait que les amendements proposés pour la révision de la loi fondamentale soient l’émanation d’une autre formation et non pas du Président lui-même. Autre question : Bouteflika, dans son souci d’éviter de donner de l’ampleur à la contestation, a-t-il décidé d’endosser la mouture rédigée par le parti dont il est président ? L’éventualité est probable. Ce qui expliquerait qu’à ce jour le texte qui serait proposé à l’adoption ne soit encore connu des électeurs.

Nadia Kerraz

 

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Cour suprême

Le président inchangé

Le premier à avoir prononcé un discours d’ouverture, hier, à la Cour suprême, était le président de cette institution et qui n’était autre que Mohamed Zeghloul Boutarene. Donné pour partant et remplacé par l’actuel procureur général près la Cour d’Alger, M. Boutarene qui était, du moins jusqu’à hier, toujours en poste, a centré son discours lors de la cérémonie d’ouverture de l’année judiciaire, sur la réforme de la justice.

Des informations parues dans une partie de la presse nationale avaient annoncé que l’actuel procureur général près la Cour d’Alger a été désigné par le président de la République comme président de la Cour suprême. Une annonce intervenue quelques jours avant la cérémonie d’ouverture de l’année judiciaire, dans cette institution. Ce qui laisserait comprendre que le nouveau président de la Cour suprême avait le temps pour être installé et recevoir le président Abdelaziz Bouteflika pour cette cérémonie, si cette information s’avèrerait officielle.        

M. Abi

 

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Processus de réconciliation nationale

Tout doit être bouclé en 2006

Ce n’est pas à coups de milliards qu’on règle une crise aussi délicate et complexe que l’Algérie a dû subir, à son corps défendant. Ce n’est pas non plus de la bouche d’un Boudjerra Soltani qu’on devrait entendre le mot «victoire». De grâce!

En finir maintenant et vite. Avant même la fin de l’année. Le temps presse. En 2007, nous ne devons plus être en situation de crise. Mettre un trait définitif sur quinze ans de terreur et de misère. La révision constitutionnelle couronnera le tout et l’Algérie pourrait enfin présenter un nouveau visage. Celui d’un pays complètement débarrassé du terrorisme et résolument engagé dans la voie du développement. L’agenda 2007 est chargé : élections législatives et locales, venue des «gros» investisseurs, comme les Emiratis de «Imar» et bien d’autres échéances vers lesquelles les pouvoirs publics lorgnent avec insistance. Bien sûr, tout ce travail est fait de sorte à dresser un tapis rouge pour un troisième mandat que Bouteflika, lui, le voudra sans soucis. Pas en tout cas, comme en 2004.

Bref, telle est, semble-t-il, l’idée qui fait actuellement son bonhomme de chemin dans les hautes sphères de l’Etat. En politique, rien n’est fortuit. Le mot tombe sous le sens. Encore moins fortuit avec un Boudjerra Soltani, toujours agile dans son rôle de sondeur en chef, appelant «à faire de l’année 2006 celle du parachèvement des mesures de la charte pour la paix et la réconciliation nationale afin de régler, a-t-il expliqué dans un communiqué du bureau national de son parti envoyé à la presse, définitivement la crise et se consacrer à la prise en charge des problèmes des citoyens». Voilà donc que la messe est dite. Il ne faut pas être grand clerc pour y voir derrière un gouvernement obsédé par l’idée de boucler une année 2006 truffée de crises et de conflits. Reste maintenant à trouver la bonne formule pour faire passer la pilule sans heurts. C’est là le boulot confié au ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale qui s’emploie, grâce aux milliards du pétrole, à indemniser les victimes du terrorisme et les disparus. N’a-t-il pas assuré, que de ce côté-là, le dossier des disparus est désormais clos ? Que tout le monde a pris son fric et que plus aucun recours ou aucune contestation ne sera pris en compte. Façon de déduire que la crise sécuritaire est belle et bien terminée.

Maintenant qu’on ne tardera pas trop pour en finir avec l’affaire Khalifa et jeter enfin ce sale dossier dans les tréfonds des archives, maintenant que les anciens du FIS– mais «neutralisés» ceux-là– exaucent leur rêve de reprendre la militance islamiste sous la coupe d’un nouveau parti qu’on a coiffé et confié à Rabah Kébir, il est donc grand temps, souhaite-t-on,   de retrousser les manches et de se mettre au boulot. Si l’idée, pour unilatéraliste qu’elle soit, dégage un certain souci de pragmatisme, louable à plus d’un titre, à quel prix toutefois veut-on la mettre en route ? Sur le dos des disparus ? Sur la défaite du combat et le camp républicain ? Sur ces centaines de milliers de travailleurs qu’on a chassés comme de vulgaires intrus ? Sur le retour triomphal de la mouvance islamiste représentée, le comble, par le Chef du gouvernement ?...et la liste est longue. Non messieurs. Ce n’est pas à coups de milliards qu’on règle une crise aussi délicate et complexe que l’Algérie a dû subir à son corps défendant. Ce n’est pas non plus de la bouche d’un Boudjerra Soltani qu’on devrait entendre le mot «victoire». De grâce !

Amine Goutali

 

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Familles des disparus

Les associations font cause commune

Les différentes associations de disparus se préparent pour mener campagne et contredire «les chiffres infondés du ministre de la Solidarité nationale». Un travail en commun des différentes associations est en train d’être effectué. C’est ce que nous avons appris auprès de certains porte-paroles des associations concernées. Une banque de données est en train d’être mise en place, afin de collecter toutes les informations concernant les dossiers que détiennent les familles des disparus. Selon Mme Ighil, de l’Association nationale des familles des disparus, «cette banque de données sera rendue publique au moment opportun». L’Association des familles des disparus enlevés par les services de sécurité, a confirmé cette démarche, en plus des conseils fournis aux familles consistant à ne pas procéder au retrait des PV de décès. Déjà que le principe de la charte est rejeté par ces familles puisque, selon elles «elle consacre l’impunité pour les auteurs des enlèvements».

Les indemnisations que les familles ont rejetées de ce fait, ajoute Mme Ighil, est une manière de remettre en cause les acquis des familles et les avancements qu’a connus jusque-là le dossier des disparus. La présidente de l’ANFD cite en effet les recommandations de la commission de farouk Ksentini qui a recensé plus de 6 000 cas. «Veut- on évacuer, à ce point même les recommandations officielles» ?

L’ANFD a recensé quelque 7 020 cas de disparition. «L’association dispose de témoignages et de documentation qui ne peuvent pas être niés du simple fait que l’Etat a commencé à indemniser les familles des disparus».

Mme Ighil dénonce aussi le fait que les associations des familles des disparus n’ont pas accès aux dossiers élaborés dans le cadre de la charte. «Pour nous le processus concernant la procédure d’indemnisation reste flou».

Le travail des associations se limite donc à la fourniture de conseils. Concernant l’écho qu’ont ces associations auprès des familles concernées, Mme Ighil dira qu’il suffit de se rapprocher les mercredis, de l’Observatoire national des droits de l’Homme pour connaître la réalité. «Les familles refusent de signer une autre fois la mort des leurs. Elles ne demandent qu’à ce que l’Etat reconnaisse ses responsabilités dans cette affaire.»

«Une reconnaissance qui ne s’acquit pas en faisant signer aux familles des PV dans lesquels on dit que nos disparus sont morts dans des accrochages. Nous voulons la vérité et faire le deuil des nôtres».

A souligner que le président de la commission nationale consultative de la promotion et de la protection des droits de l’Homme installée en 2001 par le président Bouteflika en vue de régler la question des disparus a reconnu la complexité du dossier des disparus.

Dans les colonnes du journal El Khabar, Farouk Ksentini a expressément signifié que le lancement de l’opération de l’indemnisation des familles des disparus ne signifie pas que le dossier est définitivement clos.

Me Ksentini soulignera par la même occasion que sa commission remettra au président de la République avant la fin de l’année en cours un rapport dans lequel le dossier des disparus occupe la part du lion.

Fatima Arab

 

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Kébir créera «sSon parti» après l’ouverture du champ politique

Simple repli tactique ?

La levée de bouclier qui a suivi le retour et les premières déclarations de Rabah Kébir a-t-elle donné à réfléchir à l’ancien dirigeant du Fis dissous en charge du bureau à l’étranger de la formation islamiste ? Il est permis de le penser puisque l’assurance affichée à l’occasion de la conférence de presse animée au lendemain de son retour est battue en brèche. L’homme donne aujourd’hui l’impression de vouloir tempérer ses ardeurs. Calcul d’un politicien que le temps a bonifié ou calcul d’un tacticien qui sait replier lorsque les vents sont défavorables. A ce stade, il est prématuré de trancher la question. Il n’en resta pas moins qu’alors qu’il a donné à penser que la création de son parti politique est quasiment chose acquise, il rectifie depuis cette annonce en laissant entendre que cette initiative n’est pas placée sous le sceau de l’urgence. Dans un entretien accordé à Liberté, le revenant précisera qu’il compte concrétiser son projet de création d’une nouvelle formation politique «après l’ouverture du champ politique». Une lecture au premier degré donnerait à penser qu’il a été signifié à Kébir que dans la conjoncture actuelle, il ne peut pas bénéficier de la dérogation portant création d’un parti politique qui est refusée à d’autres candidats. Ce qui amènerait à conclure qu’il ne peut présentement mettre son projet à exécution. A moins qu’en affirmant, qu’il «considère que le champ politique est toujours fermé» il n’ait en tête la réunion d’autres conditions irréalisables pour l’heure. Mais on ne peut aussi à travers sa sortie, manquer de remarquer l’autre précision apportée et par le biais de laquelle son souci de rassurer les «frères» qui lui ont déni le droit de puiser dans la base de ce qu’ils estiment être un héritage commun paraît évident. Je ne cherche pas à créer un Fis bis affirme Kébir. L‘affirmation qui peut sembler grossière est en fait des plus subtiles pour peu qu’on prenne la peine de s’y attarder et de l’analyser politiquement. C’est le Fis première version, relooké et adapté qui est en gestation. Il sera d’autant plus convaincant que sa composante sera formée de recrues puisées parmi les «jeunes qui n’ont jamais activé au sein d’un parti politique» à la seule condition toutefois qu’ils se reconnaissent dans sa conception de la chose politique. Les anciens ne sont pas toutefois exclus du projet. Ce qui donnera un aperçu de la qualité de l’encadrement des recrues.

Selma Meziane

 

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Tribunal de Blida

La femme de ménage de Khalida Toumi devant la justice

La femme de ménage de Madame Khalida Toumi, ministre de la Culture, a comparu hier devant le tribunal de Blida, pour vol de bijoux. En effet, l’affaire remonte à juillet dernier, quant Madame la ministre s’est aperçue de la disparition de ses bijoux. L’enquête avait déterminé  que le vol avait été commis par sa femme de ménage qui d’ailleurs a été condamnée par le tribunal de Chéraga à un an de prison ferme. Une partie des bijoux a pu être récupérée. A la suite de l’appel introduit par l’inculpée, le tribunal de Blida a, après examen de l’affaire, décidé de la mettre en délibéré pour mercredi prochain. Il est à noter que l’avocat de la défense a demandé l’indulgence du tribunal compte tenu que l’inculpé  est mère de quatre enfants.

B. M.

 

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Dossier

Accord d’association entre l’Algérie et l’UE

SE. Lucio Guerrato, président de la délégation de la Commission de l’Union européenne en Algérie

«Que font les pays du Sud pour se développer ?»

Avec la franchise qui lui est connue, le président de la délégation de la Commission européenne en Algérie explique, de son point de vue, pourquoi l’Accord d’association n’a eu jusque-là qu’une portée limitée. Il n’accuse personne, mais responsabilise les deux parties. Pour lui, le chemin est encore long, mais il est indispensable de le parcourir avec confiance.

Dans quelques semaines, cinq ans se seront écoulés depuis la signature de l’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne. Les retombées d’un tel engagement n’ont cependant pas été à la hauteur de l’espoir né d’un rapprochement avec l’Europe pour un profit mutuel, lorsqu’elles ne sont pas quasi nulles dans certains domaines. Avec les malentendus sur l’immigration clandestine et l’aide au développement, nous sommes bien loin des généreux principes de la déclaration de Barcelone de 1995.

Dans cette première partie consacrée à l’Accord d’association, le Jour d’Algérie ouvre ses colonnes aux représentants de la partie européenne pour qu’ils nous éclairent sur les raisons méconnues des retards que subi la coopération au plan politique, économique et culturel.

 

Le Jour d’Algérie : Cinq ans après la signature de l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE et une année après son application, quelle a été jusqu’ici l’utilité de ce pacte autant pour l’Algérie que pour les pays européens ?

 

SE. Lucio Guerrato :Il est prématuré de faire un bilan de l’Accord d’association un an, deux ans ou même trois ans après sa signature. L’Accord d’association vise à des mutations de fond dans la structure économique algérienne, mutations qui ne peuvent se faire que dans le moyen terme. Pour l’instant, l’utilité de l’Accord est à rechercher dans le fait qu’il existe et qu’on a commencé à en mettre en vigueur les clauses. Ceci devrait déjà  produire une évolution dans la mentalité des agents économiques et notamment la conviction que la dimension économique algérienne  strictement nationale est d’ores et déjà en avant plus ouverte, plus concurrentielle. Ceci devrait au moins engendrer l’intention ou au mieux la décision de prendre des mesures appropriées pour faire face à la nouvelle donne économique.

 

Maintenant que l’accord est entré en vigueur, pouvez-vous nous dire quelle a été la situation économique, notamment de l’Algérie, avant sa signature ?

Il est évident que la situation de l’Algérie est financièrement prospère. Et c’est bien ainsi. Mais à cette prospérité ne correspond pas encore une économie réelle proportionnelle à l’entité des ressources financières. Je me réfère évidemment à l’économie de production agricole, à celle de production ou transformation de produits industriels, et pas à l’évolution des services dont la progression est une fonction de l’évolution des deux secteurs en question mais surtout des flux financiers de l’Etat (plus d’argent est mis en circulation via le budget, plus il y a des services).

En tout cas, après cinq ans d’observation de l’évolution économique de ce pays, je dois constater que, même si elle est encore insuffisante, une certaine évolution positive existe, quoique pas encore de taille à permettre un véritable décollage économique. Je crois que dans le secteur industriel, une jeune génération d’entrepreneurs est en train de monter au créneau, ce qui, pour moi, est un des facteurs de développement les plus importants pour un pays. Mais nous sommes aujourd’hui dans la situation qu’on rencontre lorsqu’on allume un feu, bien alimenté il flambe, mal alimenté il étouffe.

Au feu, il faut de l’oxygène et le meilleur oxygène pour l’entreprise est le plus grand espace de liberté pour entreprendre.

 

Pensez-vous que cet accord fera le poids face à la concurrence américaine dans la région du Maghreb, particulièrement en Algérie ?

Votre question n’a pas beaucoup de signification à mes yeux. L’accord a été signé librement par l’Algérie dans le but de mieux intégrer son processus de développement économique avec l’Europe. Politiquement, il me semble naturel que l’Algérie ait établi un cadre de dialogue avec l’Union européenne qui est son plus important voisin. C’est à elle d’articuler dans ce système ses relations avec d’autres pays.

 

Cela arrive au moment où le Processus de Barcelone est, non seulement, dans un état de mort clinique mais en plus, de nombreux pays concernés n’en veulent plus…

Je crois qu’il y a eu un malentendu de fond à propos du processus de Barcelone. Je me souviens que le professeur Babès, directeur du Conseil national économique et social, m’a fort maltraité au cours d’une conférence parce que j’avais osé dire que Barcelone n’était pas un Traité mais une «Déclaration».

Cette attitude à l’égard de laquelle j’ai considéré inutile de polémiquer est significative d’une certaine mentalité passée qui amène toujours à considérer l’autre responsable de tous les maux.

Lorsqu’on se plaint du processus de Barcelone, on regarde toujours du côté de l’Europe accusée de ne pas avoir traduit ces propos en actes. Comme d’habitude par timidité, par politique, par convenance, l’Europe ne se défend pas très bien. Si Barcelone est une déclaration commune, il me semble légitime de s’interroger sur le degré de réalisation des engagements que les autres signataires avaient aussi pris ? Où en sont les réformes économiques et politiques que tous les pays du sud de la Méditerranée s’engageaient à réaliser ? Je crois que pour un certain nombre de pays, le bilan n’est pas très avancé. Donc si vous dites que le processus de Barcelone est  «mort», je vous réponds qu’il n’y a pas qu’un seul fossoyeur.

Ceci étant dit, je vous ai répondu en polémiste.

En analyste politique, je vous dirais que j’estime personnellement que le processus de Barcelone est une réalité bien plus complexe que les polémiques que nous pouvons faire d’un côté comme de l’autre. 

 

Y a-t-il en vue un autre processus qui supplanterait celui de Barcelone ?

Les conséquences dans l’évolution de certaines politiques ou certaines mentalités sont importantes : la preuve en est, qu’on le veuille ou pas, nous sommes portés d’instinct à partager l’histoire de l’évolution politique méditerranéenne entre un «avant-Barcelone» et un «après-Barcelone». Il serait donc  temps d’en faire un vrai bilan serein.

 

L’Europe a besoin du gaz algérien. D’une part, elle peine à mettre sur pied une politique énergétique commune et d’autre part elle exprime ses craintes quant aux relations énergétiques de l’Algérie avec la Russie…

Les questions énergétiques sont techniquement complexes et politiquement délicates. Il est certain que l’Europe découvre, une année après l’autre, sa dépendance des produits énergétiques. Cet hiver, nous avons passé quelques semaines de soucis à cause de l’irrégularité des fournitures de gaz russe. Rien de comparable aux deux crises pétrolières des décennies précédentes, mais quand même un petit signal d’alerte. Rien de plus naturel donc que de nous adresser à un important fournisseur comme l’Algérie et proposer un mémorandum qui souligne nos liens réciproques et crée un climat favorable pour une coopération accrue dans le secteur : l’Algérie a un intérêt à accéder au marché européen dans les conditions les plus favorables, l’Europe a intérêt à voir assurée la régularité des approvisionnements. L’affaire, comme l’on dit, est en cours.

 

Selon le constat des Douanes algériennes, l’Europe se place de loin derrière les pays asiatiques, la Chine et la Corée du Sud notamment, dans ses échanges commerciaux avec l’Algérie. Si cela est vrai, pourquoi ?

Le fait que l’Europe se place derrière les exportations chinoises ou asiatiques est la démonstration locale d’un problème d’ordre général que l’industrie européenne est en train d’affronter. Le problème est grave parce que la conséquence des bas prix de production asiatique amènera (et amène déjà) beaucoup d’entreprises à se délocaliser en Chine ou ailleurs si elles veulent devenir compétitives sur le marché mondial. Ce n’est pas un phénomène qui deviendra généralisé, mais même des déplacements marginaux provoquent chômage et tensions sur le marché du travail qui se répercutent politiquement. L’observation de ce phénomène devrait induire les Algériens à réfléchir sur leurs propres potentialités : le capital européen n’est pas frileux à l’égard de l’Algérie, comme disent certains, bien loin de cela, il se déplace en fonction de la logique impitoyable de l’intérêt. Si l’on gagne plus facilement et sûrement d’argent dans les îles aléoutiennes plutôt qu’à Milan ou à Francfort, c’est dans les îles aléoutiennes qu’on ira sans états d’âme. Il n’y a aucun intérêt pour l’Algérie à remplacer les importations d’origine européenne par celles chinoises (sauf un avantage de prix), le véritable intérêt algérien est d’attirer capitaux et surtout un savoir-faire qui permette à ce pays de moins importer de l’Europe et de la Chine et devenir lui-même un exportateur de produits autres que les produits pétroliers.

 

L’Algérie rechigne toujours à la politique de l’immigration de «réadmission» prônée par l’UE et l’Europe le lui rend bien en conditionnant la facilitation des mesures d’octroi de visa, par l’adhésion du pays à cette politique. Quelle est la solution ?

La question de l’immigration en Europe est un des plus gros problèmes politiques que nous devrons affronter au cours des années à venir avec l’ensemble de nos partenaires.

Je me permets ici de donner un avis strictement personnel sur la question.

Je distinguerais entre immigration légale et immigration illégale.

Pour l’instant, le problème de l’immigration illégale est vu plutôt comme une question essentiellement interne européenne et les pays d’émigration estiment, tout à fait logiquement et sans nécessairement le dire publiquement, que c’est au fond à l’Europe de régler l’affaire. En réalité, à terme, et même pas à très long terme, il sera nécessaire de comprendre qu’il est d’intérêt commun de résoudre ce problème.

L’attitude générale des pays européens est favorable à l’immigration légale (nous avons besoin de main- d’œuvre) et bien évidemment, il y a une attitude de refus à tout niveau, à l’égard de l’immigration illégale.

Le problème, à mon avis, est que l’immigration illégale a des aspects d’ordre spectaculaire et médiatique susceptibles de conditionner l’opinion publique engendrant des réaction de rejet à l’égard du phénomène migratoire dans son ensemble. Il est donc indispensable que les pays d’où part et d’où passe ce courant migratoire clandestin prennent les mesures appropriées pour que le phénomène cesse. Sans quoi l’émigration normale, souhaitée par les deux parties, risquera de se voir soumise à terme à des mesures restrictives. Je voudrais conclure librement cet entretien. Le 30 novembre de cette année, je quitterai définitivement l’Algérie. Ceux qui ont eu l’occasion de me lire ou m’entendre au cours de ces cinq années savent que je n’ai pas trop pratiqué la langue de bois et que j’ai toujours manifesté librement mes opinions, même lorsqu’ elles exprimaient des réserves vis-à-vis de telle ou telle autre situation locale.

Je voudrais qu’en quittant l’Algérie, on sache de moi deux

choses : la première est que mes critiques, lorsque je les ai formulées, je ne les ai jamais pensées de l’extérieur, mais toujours «de l’intérieur», comme un Algérien qui juge, même en se trompant, les événements de son pays. La deuxième chose est que j’ai confiance en ce pays.

A. G.

 

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Olivier De Velp, directeur de l’Euro Développement PME

«Le patronat doit s’organiser»

L’entrée en vigueur de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne a été précédé par l’engagement du programme Meda, pour permettre une plus grande intégration de l’Algérie à l’espace économique européen. A cet effet, un programme de mise à niveau a été engagé, depuis octobre 2000 afin de développer les PME du secteur industriel privé. 

 

Entretien réalisé par Karima Sebai

 

Quelle évaluation faites-vous du programme de mise à niveau ?

Il faut examiner les résultats par rapport aux objectifs qualitatifs et aux objectifs quantitatifs. Par rapport à ces derniers, on est en voie de dépasser ceux qui nous ont été fixés, et qui étaient de mettre à niveau 450 entreprises, alors qu’on est à 550. Pour ce qui est du Fonds de garantie de crédits aux PME (FGAR), nous devons atteindre 300 dossiers d’entreprises garanties par le FGAR et on est actuellement à 40 alors que 80 autres sont en instance. Très rapidement, on aura atteint le tiers des objectifs. Je pense que d’ici à la fin du programme, on ne sera pas très loin des objectifs arrêtés. Sur le plan qualitatif, je suis beaucoup plus content des résultats, car il s’agissait de prouver deux choses. La première est de démontrer aux chefs d’entreprise que la mise à niveau est un exercice indispensable s’ils veulent renforcer leur compétitivité. Il semblerait que cet objectif soit atteint. Il fallait également démontrer aux chefs d’entreprise que le recours à des conseils extérieurs aussi bien algériens qu’internationaux est une nécessité. La mise à niveau, c’est à la fois en interne puisqu’il est question de compter sur ses propres forces et se renforcer et aussi en faisant appel aux compétences externes pour modifier certains paramètres pour permettre à l’entreprise de mieux fonctionner. Nous avons, à ce titre, beaucoup aidé à l’émergence d’un marché de la consultance en Algérie. Les cabinets conseils ont de réelles possibilités de travailler avec les entreprises privées alors qu’auparavant ce marché était limité au secteur public. Sur les

2 100 entreprises  qui répondent aux critères du programme, à savoir être du secteur privé et exerçant depuis deux à trois ans, avec un effectif de 20 salariés, 550 ont signé des protocoles d’accord avec les EDPME, dont 300 ont atteint le premier stade (diagnostic et différentes actions de mise à niveau). Les plus avancées sont à leur dixième action. Dans les 15 prochains mois, le reste des entreprises bénéficiaires du programme auront également réalisé ces actions.                  

 

Comparativement au Maroc et à la Tunisie, l’Algérie a enregistré des résultats moins concluants. Quelles en sont les raisons ?

En Algérie, la mise à niveau n’est pas aussi complète mais les raisons nous échappent en tant que programme européen. La mise à niveau a pour objectif de renforcer la compétitivité de l’entreprise, c’est-à-dire lui imprégner de bonnes pratiques de gestion, lui apprendre comment fonctionne le marché et comment avoir une meilleure gestion des ressources humaines. Et ça débouche sur le développement de l’entreprise qui aura besoin des investissements nouveaux et des assistances techniques, qui doivent être assurées par le pays. Ce qui manque en Algérie, c’est un programme de mise à niveau dans le sens large. Il y a le volet que nous assurons et il y a aussi tous les autres aspects comme la subvention des investissements, la circulation de l’information et la mise en place de centre d’appui technique, ce qui n’est pas du ressort de EDPME, mais de celui de la politique du gouvernement algérien. Ce volet de la mise à niveau doit faire l’objet d’une concertation entre les pouvoirs publics et le patronat, à condition que ce dernier soit regroupé. Les associations patronales revendiquent un statut de fédération mais très peu d’entre elles émergent et ont véritablement un comportement d’organisation moderne. Normalement, elles doivent être, en même temps, une force de proposition et une force de revendication. Or, on a l’impression que les aspects de revendications l’emportent sur ceux de propositions. S’il y avait une grande confédération patronale qui représente la quasi-totalité des entreprises, il serait beaucoup plus facile de se concerter avec le gouvernement, alors que là on a l’impression que la concertation fonctionne surtout quand il s’agit de bipartites ou tripartites et ça se limite à des points précis qui excluent le long terme et traitent uniquement des questions urgentes et immédiates comme l’augmentation des salaires. On travaille moins sur les problèmes de développement économiques, de stratégie à l’exportation, de politique à mettre en place pour promouvoir l’entreprise. 

 

Vous avez réalisé une enquête auprès des entreprises bénéficiaires du programme de mise à niveau. Pouvez-vous nous présenter quelques résultats ?

L’enquête a été réalisée en avril 2006 auprès de 380 entreprises, mais elle n’a été approfondie qu’auprès de 60, choisies par tirage au sort et a été menée par une équipe d’experts. Les résultats montrent que fondamentalement, le comportement managérial des chefs d’entreprise s’est modifié depuis leur entrée dans la mise à niveau. Par contre, beaucoup de chefs d’entreprise ont reproché au programme l’absence de suivi des actions déjà réalisées. Suite à cela, nous avons décidé, pour les 15 derniers mois restants du programme, que plus de la moitié des actions à mettre en place porteront sur le suivi pour renforcer ce que nous avons déjà fait et l’achever de façon satisfaisante. Les entreprises réclament aussi des formations. Certes, nous avons assuré beaucoup de formations mais c’était plus de la sensibilisation ou des exposés thématiques. Mais à présent, l’enquête a fait apparaître un fort besoin de formation interne au sein de l’entreprise. L’autre observation relevée est le changement des préoccupations des entreprises qui tournaient, avant, toutes autour des aspects  de production tels que la qualité du produit et l’investissement dans le matériel performant. Maintenant, on s’aperçoit que les chefs d’entreprise sont préoccupés par le marché, notamment pour ce qui concerne la concurrence, les produits nouveaux et les clients. C’est fondamental, car l’Algérie s’ouvre et doit vendre sur le marché européen. 

 

Qu’avez-vous prévu après l’achèvement du premier programme ?

A partir de 2007, le gouvernement algérien et la Commission européenne étudieront un nouveau programme.

Ce dernier concerne la modernisation industrielle et devrait démarrer en 2008. Ce programme a déjà été lancé dans les pays voisins comme la Tunisie et l’Egypte et intervient suite au 1re programme de mise à niveau.

K. S.

 

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Coopération en matière  de culture et d’éducation

Beaucoup reste à faire

Compte tenu des actions bilatérales des Etats membres de l’Union européenne en accord d’association avec l’Algérie dans le domaine culturel, un accord ayant pour objectif de promouvoir l’échange d’informations et la coopération culturelle, a été signé entre les deux parties. L’accord en question permettra une meilleure connaissance et une meilleure compréhension réciproques des cultures respectives des deux partenaires. Pour cette raison, une attention particulière est accordée à la promotion d’activités conjointes dans divers domaines, dont la presse et l’audiovisuel, notamment, ainsi qu’à l’encouragement des échanges de jeunes. Monica Liberati, chargée des affaires culturelles au sein de la Commission européenne en Algérie dira que cette coopération «couvrira principalement la traduction littéraire, la conservation et restauration de sites et de monuments historiques et culturels, la formation des personnes travaillant dans le domaine de la culture, les échanges d’artistes et d’oeuvres d’art». Elle permettra aussi l’organisation de manifestations culturelles, la sensibilisation mutuelle et la diffusion d’informations sur les manifestations culturelles importantes. Dans le domaine audiovisuel, la coopération encouragera notamment la formation et la coproduction, diffusion de revues et d’ouvrages en matière littéraire, technique et scientifique. En matière d’éducation et de formation, l’accord vise à contribuer à l’amélioration du système éducatif et de la formation, dont la formation professionnelle, encourager plus particulièrement l’accès de la population féminine à l’éducation y compris à l’enseignement technique et supérieur et à la formation professionnelle. Cela peut être réjouissant à première vue. Mais concrètement, de quoi l’Algérie a-t-elle bénéficié ? Depuis la signature des accords d’association entre l’Union européenne et l’Algérie, notamment dans le domaine culturel, hormis le 7e Festival culturel européen qui s’est tenu dans notre pays le mois de mai dernier, aucune manifestation culturelle digne de ce nom n’est organisée. Pour Monica Liberati, de la délégation de la Commission européenne en Algérie, chargée des affaires culturelles, avec un espoir certain dira qu’«il est encore tôt pour parler d’accord d’association en matière de la culture car, depuis la signature des accords d’associations entre l’Union européenne et votre pays, les conditions n’étaient pas réunies pour parler de la culture». Toutefois, notera notre interlocutrice, si dans le domaine de la littérature, aucun auteur algérien n’a vu son œuvre traduite, dans le cadre justement de la promotion du dialogue interculturel, les professionnels de l’audiovisuel, par contre, ont bénéficié de plusieurs cycles de formation. «Dans l’audiovisuel, beaucoup de formations ont été programmées en Europe au profit  des jeunes. Un quota important est toujours réservé aux Algériens. Ce projet est financé par Bruxelles» dira Monica Liberati, sans néanmoins donner le nombre exact d’Algériens ayant bénéficié de ce programme. L’on a appris également de la chargée des affaires culturelles de la Commission européenne en Algérie qu’un chantier de réhabilitation d’un ksar au sud algérien, dont les travaux sont en cours actuellement, est financé par ladite commission. Dans le domaine musical, selon les propos de Monica Liberati, des concerts ont été organisés dans le cadre de la cohabitation culturelle entre les deux rives de la Méditerranée. Des groupes d’outre-mer ont pris part et ce, en organisant des ateliers de musique à l’Ecole des beaux-arts d’Alger. Il faut dire que depuis la signature des accords d’associations entre notre pays et l’Union européenne, le domaine culturel est le parent pauvre de ces accords. D’où la  nécessité d’une véritable association, d’autant plus qu’il s’agit de la culture, un domaine qui ne connaît pas de frontières. Parce qu’au train où vont les choses, la coopération culturelle, depuis la signature desdits accords, est toujours au stade des balbutiements.    

Djamel Oukali

 

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Pour fluidifier fruits et Légumes

«Le mal est dans les marchés de gros»

La situation des marchés de gros en alimentation générale est  de plus en plus désolante.

Le président de cette association ADK a tenu à lancer un appel solennel aux responsables, à l’image du ministre du commerce, le ministre des transports afin d’appliquer de l’arrêté n 746 du 25/04/2006 portant réglementation de la circulation et du stationnement à Alger. Le président d’APC de Kharrouba est invité également aussi à faciliter la procédure d’acquisition des hangars aux opérateurs quittant les marchés improvisés. C’est que la situation des marchés de gros en alimentation générale est désolante de plus en plus. Un constat amer que les commerçants et les associations de l’activité commerciale ne cessent de dénoncer à longueur d’année. Un état de fait devant le quel «les autorités compétentes restent indifférentes». Tel est le constat fait cependant de la part de l’association des distributeurs de Kharrouba -W. de Boumerdès-(ADK) par la voix de son président Hakim Laribi au cours d’une conférence de presse organisée hier au siège de l’UGCAA à Alger. 

«Cet équilibre entre les besoins des populations et la fluidité de leur approvisionnement est arrivée à sa limite», souligne Hakim Laribi. Et d’ajouter : «nous considérons que nos cités méritent d’être dotés de systèmes conformes de distribution qui puisse prendre en charge les volumes d’échange dans les meilleures conditions».  En mettant en avant «une reconversion urgente et nécessaire» et pour ce faire, l’ADK propose un système de marchés intégrant tous les opérateurs et intervenants dans ce domaine et tous les circuits d’échange informels. Une fois mis en place, ces nouveaux lieux doivent répondre aux exigences modernes d’espaces de transaction, de libres échanges et surtout de vitrine pour le commerce national.  

Ainsi un schéma directeur national de la distribution vue par l’association a été réalisé. Trois types de marchés, bleu, vert et orange caractériseront les lieux de commerce. Ce schéma en question permettra «sans risque de se tromper à recouvrir un circuit de distribution ou les ménages retrouvent des lieux d’achat à la hauteur de leur exigences, des opérateurs acquièrent un statut, des producteurs et importateurs trouvent un lieu d’échange de libre et loyale concurrence». Même l’Etat trouvera l’outil de régulation de la distribution et de la consommation. L’action de l’ADK est prometteuse» tient t-il à préciser. Ce projet dotera la capitale, un marché de gros répondant aux standards internationaux.

K. B.

 

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Exploitation des mines méconnues

Un appel d’offres international pour 15 régions

Etant en pleine expansion, le secteur gazier et pétrolier de l’Algérie a entamé des négociations  avec des investisseurs étrangers désireux de trouver d’autres opportunités. Pour progresser davantage, l’Agence nationale algérienne du patrimoine minier (ANPM) composante du ministère de l’Energie et des Mines est en quête d’investissements et des expertises afin d’exploiter ses ressources minières méconnues. Son président, Abdelkader Benyoub, relève que l’agence prévoit de lancer un appel d’offres international pour 15 régions minières en octobre 2006, cité dans une récente étude élaborée par le cabinet britannique Oxford Business Group. Ces régions, s’étendant de 1000 à 2500 km2 «devraient aiguiser l’appétit des investisseurs».

M. Benyoub estime que ce sont les grandes entreprises qui seront d’abord intéressées, avant d’être attirées et explorées ensuite par les plus grandes. Le président de l’ANPM indique que plusieurs entreprises ont exprimé leur intérêt pour une réserve de minerai de fer, au potentiel estimé entre 2 et 3 milliards de tonnes, qui n’est pas comprise dans l’appel d’offres, à l’image de l’entreprise australienne Rio Tinto, brésilienne (CVRD) et chinoise. L’intérêt pourrait être l’objet d’un autre appel sur le long terme. De Beer est, selon les rumeurs, également intéressé dans les réserves de diamants de la région de Reggane, connue pour ses réserves alluviales, ce qui est souvent le signe précurseur de possibles découvertes de diamants et de matières précieuses. Faisant un état des lieux du secteur, l’on indique qu’en 2005, l’industrie minière a généré plus de 50 millions d’investissements directs étrangers. Le potentiel du pays en minerai de fer est important qui sont de 3,5 milliards de tonnes de minerai dans la région du sud-ouest du pays, selon des estimations étatiques. Les réserves de phosphates pourraient atteindre 2 milliards de tonnes et d’autres régions se vantent aussi de posséder d’importantes réserves.

Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a signé récemment un mémorandum d’accord (MA) avec le département d’exploration et de recherche en ressources naturelles géologiques de la région chinoise du Henan. Cet accord pose les bases de la réouverture de la mine de plomb et de zinc d’El Abed dans le Tlemcen, fermée en 2002. Le redémarrage de l’activité minière sur le site d’El Abed aura une capacité initiale de production de 1 000 tonnes par jour, mais on estime du côté de la direction des mines, qu’elle pourrait à terme atteindre 3 000 tonnes par jour, alors que les réserves de cette mine sont estimées à 12 millions de tonnes de plomb et de zinc. Les Chinois se sont également mis d’accord pour construire une école des mines dans la ville d’El Abed.  Deux sociétés australiennes sont également présentes en Algérie depuis 2003. Sonatrach a, par ailleurs, prévu un budget de 1,200 milliard de dinars algériens (16,5 millions de dollars) dont 800 millions de dinars (11 millions de dollars) seront affectés à la réhabilitation de la mine et 400 millions de dinars (5,55 millions de dollars) à la réalisation du programme triennal d’exploration géologique. Sonatrach a ainsi acquis 10% des parts de cette compagnie.  La société chinoise a acquis le permis d’exploration de deux autres mines afin d’extraire du cuivre de la mine de Boutegara et du manganèse de Boukaïs dans la région de Béchar.  Un récent rapport réalisé par le centre de recherche des marchés mondiaux reconnaît que ces réformes mises en place (2002 et 2005) ont permis d’attirer d’importants flux de capitaux. Plus de 491 permis d’exploration minière ont par ailleurs été délivrés en trois ans et généré plus de 2 milliards de dinars (277,59 millions de dollars) pour le Trésor public.

Kahina B.

 

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D’importants dossiers seront présentés

La tripartite se tiendra samedi 

La tripartite (gouvernement,UGTA, patronat est fixée pour ce samedi samedi. La date annoncée par des sources syndicales a été confirmée mercredi en fin d’après-midi par un communiqué de presse rendu public par le  ministère du Travail et de la Sécurité sociale. Le communiqué précise que cette date a été retenue sur instruction du Chef du gouvernement et après concertation avec les deux autres parties. Ce rendez-vous sera consacré à la signature de toutes les conventions de branches dans le secteur public et privé. La signature du pacte économique et social est également prévue lors de cette rencontre. Cette tripartite se tient dans un contexte marqué par de grandes confusions puisque les fédérations de l’UGTA n’ont pas encore parafé toutes leurs conventions tout comme certains syndicats d’entreprise d’ailleurs. Le point sur cette situation sera fait lors d’une rencontre des fédérations et du conseil national de l’UGTA organisé aujourd’hui à Zéralda. D’autres part, les organisations patronales n’ont toujours pas trouvé un consensus pour la signature de la convention. Après plusieurs réunions entre les deux parties, aucun terrain d’entente n’a été trouvé. Selon des sources syndicales, le problème est situé au niveau de l’augmentation des salaires. L’UGTA propose une hausse de 20% et le patronat a tablé sur 10% seulement. Mais tout sera tranché ce samedi lors de la tripartite qui sera présidée par

M. Abdelaziz Belkhadem, Chef du gouvernement qui sera appelé à arbitrer plusieurs situations de déblocage si des solutions ne sont pas trouvées avant samedi..

N. B.

 

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Hausse des salaires

L’UGTA a rencontré hier le Patronat

Une autre réunion regroupera ce mercredi la centrale syndicale (UGTA) et des représentants du Patronat en vue de poursuivre les négociations sur les conventions collectives de branches et la revalorisation des salaires dans le secteur privé. Cette réunion intervient à la veille de la tenue de la tripartite (Gouvernement- UGTA- Patronat) prévue durant ce week-end ou au plus tard samedi prochain pour déboucher sur la conclusion d’un pacte national économique et social.  Au cours des précédentes rencontres bipartites, L’UGTA avait proposé, par la voix de son secrétaire général, Abdelmadjid Sidi-Said selon l’agence AAI, une hausse de salaires de l’ordre de 20% toujours refusée par le patronat. Les négociations piétinent notamment en ce qui concerne les travailleurs du secteur de la mécanique et de la métallurgie à qui les Sociétés de Gestion et de Participation (SGP) ne proposent qu’une hausse de 5 à 10%, rappelle-t-on. Dans ce contexte, le premier responsable a quant à lui toujours appelé à l’arbitrage du gouvernement pour débloquer une situation économique que les analystes qualifient d’inextricable.           

R. N.

 

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FNTMMEE-SGP

Reprise des négociations

La Fédération nationale de la métallurgie, de la mécanique, de  l’électricité et de l’électronique (FNTMMEE) a repris hier les négociations avec les cinq SGP et celle de la SNVI. Cette reprise des discussions est intervenue suite à l’appel lancé par le secrétaire général de la Centrale syndicale aux membres de cette fédération les sollicitant à poursuivre le dialogue avec les SGP afin de trouver un consensus sur l’augmentation des salaires. «Nous avons tenu une réunion avec M. Abdelmadjid Sidi Saïd qui nous a demandé de reprendre les discussion et de tenter de trouver un terrain d’entente avec les SGP» dira M. Kerdjani, secrétaire général de la FNTMMEE. Une réunion entre la fédération et les SGP a eu lieu hier en début d’après- midi pour tenter de débloquer la situation et passer ensuite à la signature des conventions de branche pour ce secteur. L’appel à la reprise des négociations, faut-il le signaler, intervient quelques heures avant la tenue du rassemblement des travailleurs prévu hier au siège de la SGP d’El Achour. Les travailleurs du secteur des 40 wilayas allaient faire le déplacement pour prendre part à ce regroupement.     

Nouria B.

 

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