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LA UNE «Ce terrorisme est un terrorisme de commerce et d'«émirat», a affirmé le chef de l’Etat. «Je rends hommage à l’ANP, aux services de sécurité, aux martyrs du devoir, aux journalistes, aux artistes et aux artistes et aux gens de culture qui ont dévoilé les exactions terroristes»,a-t-il encore déclaré.

28/09/06

 

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CETTE SEMAINE

 

Hadidi Bouabdellah

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Chaud devant

La nouvelle n’a pas fini d’être assimilée par les experts financiers et par les spécialistes es-pétrole, que la panique s’installe doucement mais sûrement dans la plupart des Républiques pétrolières. Une baisse subite du quart des prix en vigueur depuis plusieurs mois, n’étant pas de nature à rassurer les régimes qui ne fondent leur survie que sur cette matière première. L’inquiétude est d’autant plus grande lorsque personne ne parvient à donner d’explications sérieuses à une baisse qui intervient précisément à un moment où les  spéculations allaient bon train sur un baril à 100 dollars pour le début de l’année 2007. Voilà qu’on parle à présent d’un baril à 40 dollars avant la fin de l’année en cours ! Nous n’en sommes, bien sûr, pas encore aux 19 dollars sur lesquels est fondée notre Loi de finances, mais nous n’en sommes pas loin non plus. Alors prudence, si nous ne voulons pas nous retrouver avec une dette remboursée par anticipation, mais des caisses vides.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chef de l’Etat à l’ouverture de l’année judiciaire

«Pas d’issue pour les résidus du terrorisme»

«Ce terrorisme est un terrorisme de commerce et d'«émirat», a affirmé le chef de l’Etat. «Je rends hommage à l’ANP, aux services de sécurité, aux martyrs du devoir, aux journalistes, aux artistes et aux artistes et aux gens de culture qui ont dévoilé les exactions terroristes»,a-t-il encore déclaré.

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 Les Titres

 

Révision de la constitution

Le Président attend-il le dernier moment ?

 

SE. Lucio Guerrato, président de la délégation de la Commission de l’UE en Algérie

«Que font les pays du Sud pour se développer ?»

 

D’importants dossiers seront présentés

La tripartite se tiendra samedi

 

 

Processus de réconciliation nationale

Tout doit être bouclé en 2006

 

Championnat national (7e journée)

MCA-USMA et JSMB-JSK à l’affiche

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

 Relèvement discriminatoire des retraites

La FNTR menace d’organiser une journée de protestation

La Fédération nationale des travailleurs retraités menace d’organiser une journée nationale de protestation devant les agences de la CNR.

Réuni en session extraordinaire, le secrétariat de la FNTR constate, dans un communiqué, que la Caisse nationale de retraite, (CNR), «qui vient de rendre publique une mise au point reconnaissant que les retraites proportionnelles et les retraites sans condition d’âge sont exclues du bénéfice des mesures présidentielles, nous donne, donc, raison et nous conforte dans notre position». Il note que dans ses réponses, la CNR introduit une confusion susceptible d’induire en erreur les moins avertis. Celle-ci est relevée entre le relèvement du minimum légal (75% du SNMG), prévu par la loi 83-12, excluant de son bénéfice les retraites proportionnelles et celles sans condition d’âge, et l’indemnité complémentaire mensuelle, décidée par le Président Bouteflika, au profit de tous les retraités du régime des salariés percevant une pension inférieure à 10 000 DA.

La Fédération nationale des travailleurs retraités,  (FNTR) se déclare, d’autre part,  «choquée par les accusations et les menaces, non démenties, proférées à l’encontre de ses membres», par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, après qu’elle ait  protesté contre l’application «discriminatoire» des mesures annoncées par le chef de l’Etat au bénéfice des retraités dont la pension est inférieure à 10 000 DA.

Le secrétaire général de la FNTR, Abdelmadjid Azzi, rappelle que lors  d’une cérémonie organisée, récemment, à l’occasion du départ à la retraite de travailleurs de la Cnas, Tayeb Louh avait tenu des propos mettant en cause l’existence légale de la Fédération des retraités et son démantèlement et jeté la suspicion sur les membres du secrétariat général en particulier.

«Il a, d’autre part, dit son intention de nous assigner en justice parce que nous avions considéré que la décision du chef de l’Etat, reprise et confirmée par la loi de finances complémentaire, n’avait pas été correctement appliquée».

Estimant que sa démarche n’est plus d’exiger l’application, intégrale, de la loi, «que l’administration continue de violer», et regrettant les propos du ministre du Travail, «offensant notre dignité et dont le rôle est d’être à l’écoute, de trouver des solutions et de rassurer», le secrétariat de la FNTR a décidé d’en appeler à l’arbitrage des plus hautes autorités du pays «pour éviter les désordres annoncés dans les milieux des retraités à travers le territoire national».

Ahmed Mahieddine

 

Au moment où la majorité des artisans ferment boutique

La taxe de garantie de l’or réduite de 50 %

Dans le but d’assainir le marché des métaux précieux, la taxe de garantie sur les produits fabriqués en or, argent et en platine a été réduite de 50 %, selon l’article 36 du projet de loi de finances pour 2007, qui vient modifier l’article 340 de la loi sur les impôts indirects.

Ainsi, les produits en or, argent et platine obéissent à une taxe de garantie définie à l’hectogramme comme suit : 8 000 DA pour les produits en or, 20 000 DA pour les produits en platine et 300 DA pour ceux fabriqués en argent. Avant, les produits fabriqués en matériaux précieux obéissaient, selon les dispositions de l’article 50 de la loi de finances pour 2003 à une taxe de garantie fixe en remplacement de la TVA qui a été annulée. Cette taxe était de 16 000 DA pour les produits en or, de 40 000 DA pour les produits en platine et 500 DA pour les produits en argent. Mais ce tarif comprenait une TVA de 17% pour l’or et 7 % pour l’argent. Dans l’exposé des motifs du projet de la loi de finances pour 2007, il est expliqué que la décision de réduire la taxe de garantie est motivée par son  niveau élevé, ce qui a alourdi les charges fiscales auxquelles sont soumis ces produits, obligeant de ce fait les artisans à s’approvisionner au niveau du marché parallèle. L’autre raison évoquée est liée à la baisse de la quantité des produits présentés à l’organisme de garantie et par voie de conséquence l’enregistrement de produits non garantis et contenant des indications falsifiées au niveau du marché. Donc, l’objectif visé, a-t-on expliqué, est d’encourager les artisans bijoutiers à s’approcher de l’organisme de garantie et de ce fait, se conformer aux pratiques légales. Certes, la réduction de la taxe de garantie est «applaudie par les bijoutiers», mais elle ne représente qu’«une première mesure qui devrait être suivie par d’autres». Car, estime Kouider Dani, président du Comité national des bijoutiers, affilié à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), «si l’objectif visé est d’assainir le marché de l’or et de lutter contre le marché informel, cette mesure reste insuffisante. C’est même de la poudre aux yeux, puisque c’est l’approvisionnement en matière première qui constitue le problème crucial de la branche». «L’Entreprise nationale de traitement et extraction de l’or (Enor) qui fournit la matière première vend à l’ensemble des artisans bijoutiers juste entre 700 et 800 kilogrammes d’or par an.

Ce qui signifie qu’elle n’assure que le dixième des besoins formulés», a-t-il relevé, en poursuivant que ceci oblige les artisans à recourir au marché parallèle et à l’importation. Cependant, le recours à l’importation se répercute sur le prix de revient de l’or qui est élevé. En effet, outre le payement d’un droit de douane de 15 % et une caution auprès des douanes d’une valeur de

480 DA/gramme, les bijoutiers sont pénalisés par le payement d’une TVA de 17%.  Selon lui, l’Enor est appelée également à réviser ses prix à la baisse. L’enor qui a proposé, dernièrement, son or à 180 millions de centimes le kg, n’a pas trouvé preneur, ce qui a poussé les bijoutiers à refuser ce prix. A présent, 70 % des ateliers sont fermés, faute de matière première, a regretté Kouider Dani.

Karima Sebai

 

Conseil National de la CIPA

«Il n’y a jamais eu d’accord sur une hausse de 20%»

La question de la revalorisation des salaires dans le secteur économique privé a été au centre d’un débat houleux lors du conseil national de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA). En effet, la Confédération des industriels et producteurs algériens, à l’instar des autres confédérations patronales, se démarque des affirmations sur un accord patronal pour une augmentation salariale de 20% au profit des travailleurs. C’est du moins ce qui ressort de la réunion du conseil national de la CIPA, tenue mardi passé. Cette réunion a été consacrée au traitement et à l’étude de plusieurs dossiers de l’actualité économique nationale et qui seront débattus lors de la prochaine tripartite notamment le pacte économique et social et les conventions de branches. Les discussions ont porté également sur le renouvellement des instances du conseil national consultatif pour la promotion et le développement des PME. Le conseil a, en effet, réitéré le principe de revalorisation des salaires. Il émet, comme conditions, l’assainissement de l’environnement de l’entreprise algérienne pour l’amélioration du cadre de vie des travailleurs, la préservation de l’outil de production et la création de postes d’emploi nouveaux. Selon la déclaration de la CIPA, l’entreprise algérienne continue de faire face à de multiples problèmes qui entravent son développement et son bon fonctionnement et ce, en dépit de toutes les mesures prises par les pouvoirs publics pour assurer son épanouissement. L’entreprise algérienne reste confinée dans une situation incertaine et rien n’a été réalisé. Cette entreprise reste sans lendemain, dans la mesure où ces décisions n’ont pas été concrétisées, à l’exemple des recommandations des assises de 2003 qui sont restées lettre morte. Aujourd’hui, le conseil national de la CIPA lance un appel aux pouvoirs publics, aux chefs d’entreprise et aux organisations syndicales pour œuvrer à la sauvegarde et à l’amélioration de la situation de l’entreprise algérienne. Pour ce faire, la mise en place d’une stratégie définie et acceptée par tous les partenaires reste le seul moyen pour l’assainissement et la relance de l’entreprise, qui est appelée à relever des défis énormes.

Nouria B.

 

Pensions des anciens combattants originaires d’Afrique et d’Asie

La revalorisation à compter du 1er janvier 2007

Le gouvernement français a décidé de revaloriser les pensions versées aux anciens combattants des ex-colonies d’Afrique et d’Asie, face à une injustice qui perdure depuis des années. Selon un communiqué du Conseil des ministres au cours duquel cette décision a été annoncée, cette revalorisation qui sera entièrement mise en œuvre dès le 1er janvier 2007 intervient à la demande du Président français, Jacques Chirac. Elle coûtera 110 millions d’euros par an. Environ 80 000 anciens combattants en bénéficieront, selon la même source. Les «prestations du feu», c’est-à-dire la retraite du combattant et les pensions militaires d’invalidité, vont être «entièrement mises au niveau de celles qui sont versées en France» et «le montant des droits directement liés à l’activité combattante sera désormais absolument égal en valeur nominale pour tous les anciens combattants», précise le communiqué du Conseil des ministres. 

Ces anciens combattants ne touchaient, dans le meilleur des cas, que 30% des sommes versées à leurs homologues français, ce qui constitue une vraie injustice.

L’annonce de cette revalorisation coïncide avec la sortie en France du film «Indigènes»,

de Rachid Bouchareb qui traite du rôle des soldats maghrébins engagés dans l’armée française durant la Seconde Guerre mondiale et leur rend hommage.

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Discours d’étape

En vingt cinq minutes de discours, le président de la République ne pouvait certes pas dire grand chose, en tout cas pas autant que nous l’aurions souhaité, au vu des multiples grands dossiers politiques qui préoccupent les Algériens. Rien sur la cherté de la vie en ce mois de ramadhan, rien sur le bilan global de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, rien sur la révision de la Constitution, rien sur l’international. Nous l’aurons compris, Abdelaziz Bouteflika aura choisi de faire court et pratique. Il se contentera donc de dresser un sommaire état des lieux  d’une justice qui tarde à se réformer et qui continue à traîner les mêmes tares que celles déjà relevées par lui  à l’ouverture de l’année judiciaire de  2006. Sauf qu’il ajoutera cette fois à son habituel diagnostique une sévère remontrance quant au fait «que les dispositions portant création de l’instance nationale de prévention et de lutte contre la corruption, instance devant garantir l’application effective de la loi promulguée en février 2006, n’ont toujours pas été appliquées et l’Instance n’a donc pas vu le jour.»

Il appellera alors le gouvernement à hâter l’élaboration des textes d’application pour permettre à l’Etat de se doter des moyens juridiques nécessaires pour faire face à ce fléau.  Une seule critique sérieuse donc et elle est adressée à son Chef du gouvernement et néanmoins secrétaire général du FLN. Ce qui ne veut peut-être pas dire grand chose, mais si nous y ajoutons les sévères mises en garde adressées aux terroristes irréductibles qui n’ont pas voulu saisir la main qui leur était tendue et qui sont menacés à ce titre d’une totale éradication, il y aurait là comme un début de recentrage du chef de l’Etat hors du camps islamo-conservateur qui confirmerait tout le bien que pense de lui Ahmed Ouyahia. Nous serions donc peut-être là face à un discours d’étape qui servirait de sas de passage d’une période politique à une autre. Ou plus exactement à la veille de la fermeture de la parenthèse ouverte par le départ de Ouyahia. L’échec patent de Belkhadem sur tous les plans où devait s’exercer sa responsabilité, ne laissant guère d’autre choix à un Président de la République qui ne peut guère cumuler toutes les fonctions de l’exécutif sans que cela ne nuise gravement, à terme, à sa propre santé et par conséquent à celle du pays tout entier.      

 A. M.

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