Alger

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Commerces et services fermés

Jour de fête ou jour de deuil ?

 26/10/06

 

 Commerces et services fermés

Jour de fête ou jour de deuil ?

Hormis les magasins de grillades, les échoppes des Chinois, les taxiphones et les quelques kiosques, Alger est vide. Magasins, restaurants, librairies, boulangeries, cafétérias, épiceries sont fermés. La ville est désertée. Touts les commerçants se sont donné le mot et ont mis, comme à l’accoutumée,  la clé sous le paillasson pendant ces deux jours de l’Aïd. L’on a l’impression que la Capitale est en deuil ou que ses travailleurs sont en grève. Aucune ambiance festive, les trottoirs et les artères de la Ville blanche sont dépeuplés, seuls quelques enfants égaient les ruelles avec leurs cris et leurs éclats de rires. Impossible de trouver un coin pour se retrouver en famille ou entre copains, manger une bonne pizza, discuter en sirotant un bon café ou une tasse de thé chaude, partir au cinéma, retrouver les vieilles habitudes et oublier la fatigue d’un mois de jeûne. Où partir ? Où emmener ses gosses s’amuser et se distraire en ce jour de fête ? Il est même difficile de s’approvisionner en alimentation, acheter du pain ou du lait ou même faire le marché. Quand au transport, c’est un véritable problème pour les familles qui sont nombreuses à s’échanger les visites, si les transporteurs publics tiennent à assurer la permanence, les bus privés se font rares, dans les stations, il faut attendre au minimum 30 minutes avant qu’un bus pointe son nez.

Il faut dire que la notion du service public est loin d’être une culture chez nous et le citoyen en paie les frais. Il ne peut rien se permettre en ce congé chômé et payé sinon rester chez lui sans rien faire. Pourtant dans les autres capitales du monde arabe, cette importante fête est célébrée dans la joie et la gaieté, comme il se doit. Chez nous, les villes sont dépeuplées.  L’Appel, lancé chaque année par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) à la veille de chaque fête à tous les commerçants pour assurer un service minimum, n’est jamais entendu.

Irane Belkhedim

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