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Béjaïa
Le feu détruit
plusieurs centaines d’hectares
La wilaya a été
particulièrement marquée par de nombreux feux de forêt ces dernières
48 heures.
Pas moins de 70
départs de feu ont été enregistrés par les services de la Protection
civile qui ont passé l’Aïd à lutter contre les incendies déclarés
dans 23 communes, notamment les plus touchées, à savoir
El-Kseur, Tichy,
Boukhlifa, Aokas et Souk El-Tenine. On parle de plusieurs centaines
d’hectares de végétation détruits par les flammes qui se sont
propagées très rapidement dans les massifs forestiers et montagneux
de la région à cause du vent sud-ouest qui soufflait sur les
braises. Hier matin à partir de 9h30, la Protection civile a été
dépassée par l’ampleur du feu qui s’était déclaré sur les hauteurs
de la ville de Béjaïa qui respirait les cendres. C’est au village
dit Oussama sur la route menant à Boulimat que le feu a contraint
plusieurs familles à fuir leur maison. Le vice-président de l’APC de
Béjaïa, Kamel Bouchbah, est allé jusqu’à lancer un SOS pour la
Protection civile et les travailleurs de l’APC à rejoindre le parc
communal pour les acheminer vers le lieu de l’incendie pour prêter
main forte à la population en détresse. Des citoyens ont lancé des
appels à la Sonatrach pour mobiliser leurs moyens et acheminer des
citernes d’eau pour essayer de circonscrire les flammes qui ont
atteint certaines maisons. A El-Kseur 24 heures auparavant, on a
dénombré des dommages considérables causés par les feux, notamment à
Ibarissen. Plusieurs dizaines d’hectares de végétation ont
rapidement cramé. Des centaines d’arbres fruitiers ont été détruits
et en grande partie des oliviers. Même scénario à Okas, Tichy, Souk
El-Tenine et Boukhlifa. Des dizaines, voire des centaines d’hectares
ont été détruits en quelques heures seulement. Le bilan est
vraisemblablement lourd même si, pour le moment, on n’en est pas
encore là. Hier encore, la température a amorcé une courbe
ascendante comme les journées précédentes, journées où l’on pensait
que c’était le recommencement de l’été.
Hocine Cherfa
Haut
Tlemcen
Crime crapuleux
à Ouled Mimoun
La rumeur faisait
état du suicide d’une jeune policière, K. K., âgée de 23 ans, au
domicile de son fiancé. L’information fit le tour de la ville et
parvint aux parents de la victime, des gens sans histoire,
originaires de Beni Saf. K. H., la soixantaine, père de la victime,
persuadé que sa fille ne pouvait en aucune façon mettre fin à ses
jours, ne croit pas un seul instant à cette version des faits. «Ma
fille était fiancée à un certain H. M., âgé de 24 ans, militaire de
son état. Le jour des faits, elle était partie à Tlemcen, où elle
travaille comme agent de police, accompagnée de son frère, pour
déposer plainte contre le jeune homme avec lequel elle venait de
rompre. Elle voulait aussi prendre un congé de maladie pour échapper
au harcèlement et aux coups que lui assénait
H. M. qui ne
voulait pas entendre parler de rupture».
«Comment
pouvez-vous croire une seconde que quelqu’un va se suicider alors
qu’il part déposer plainte, accompagné de son frère ?», soutiendra
le père effondré. La défunte, qui s’était rendue compte du mauvais
choix qu’elle avait fait, avait rompu officiellement les fiançailles
quelques jours auparavant. Pour échapper à son soupirant qui ne
voulait pas lâcher prise et qui s’était déplacé de Ouled Mimoun à
Beni Saf pour la relancer, la défunte avait décidé de prendre un
congé spécial. Soupçonnant sans doute l’existence d’un autre
prétendant, le militaire s’est mis en situation irrégulière pour
surveiller la jeune fille.
Y. Lebbad
Haut
M’kira
Un malade
mental pris pour un terroriste
La localité de
Tighilt Bougueni dans la commune de M’kira, a vécu des moments de
frayeur inhabituels, jeudi dernier en fin de matinée aux environs de
11 heures. Un jeune homme à l’apparence suspecte, portant une barbe,
a été sommé de changer de place alors qu’il était adossé au mur de
l’agence postale. Paniqué, le suspect a pris ses jambes à son coup
et le garde communal le pourchasse en tirant sur lui. Pris pour un
terroriste, la BMPJ et des militaires stationnés à Tizi Gheniff ont
été appelés en renfort. Le fugitif a été vite retrouvé et mis hors
d’état de nuire. Il s’est avéré que le présumé terroriste était un
malade mental répondant aux initiales de I. B., originaire de
Thoursal, village relevant de la localité de Timzerit (wilaya de
Boumerdès). Il se trouve entre les mains de la police locale. La
psychose que l’incident a générée a été surtout amplifiée par deux
incursions terroristes, avant la fête de l’Aïd, signalées à Aït
Messaoud et Tamdikt de la même commune de M’kira.
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Mazouni
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