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Béjaïa 

Le feu détruit plusieurs centaines d’hectares

Tlemcen

Crime crapuleux à Ouled Mimoun

M’kira

Un malade mental pris pour un terroriste

 

 28/10/06

 

 Béjaïa 

Le feu détruit plusieurs centaines d’hectares

La wilaya a été particulièrement marquée par de nombreux feux de forêt ces dernières 48 heures.

Pas moins de 70 départs de feu ont été enregistrés par les services de la Protection civile qui ont passé l’Aïd à lutter contre les incendies déclarés dans 23 communes,  notamment les plus touchées, à savoir

El-Kseur, Tichy, Boukhlifa, Aokas et Souk El-Tenine. On parle de plusieurs centaines d’hectares de végétation détruits par les flammes qui se sont propagées très rapidement dans les massifs forestiers et montagneux de la région à cause du vent sud-ouest qui soufflait sur les braises. Hier matin à partir de 9h30, la Protection civile a été dépassée par l’ampleur du feu qui s’était déclaré sur les hauteurs de la ville de Béjaïa qui respirait les cendres. C’est au village dit Oussama sur la route  menant à Boulimat que le feu a contraint plusieurs familles à fuir leur maison. Le vice-président de l’APC de Béjaïa, Kamel Bouchbah, est allé jusqu’à lancer un SOS pour la Protection civile et les travailleurs de l’APC à rejoindre le parc communal pour les acheminer vers le lieu de l’incendie pour prêter main forte à la population en détresse. Des citoyens ont lancé des appels à la Sonatrach pour mobiliser leurs moyens et acheminer des citernes d’eau pour essayer de circonscrire les flammes qui ont atteint certaines maisons. A El-Kseur 24 heures auparavant, on a dénombré des dommages considérables causés par les feux, notamment à Ibarissen. Plusieurs dizaines d’hectares de végétation ont rapidement cramé. Des centaines d’arbres fruitiers ont été détruits et en grande partie des oliviers. Même scénario à Okas, Tichy, Souk El-Tenine et Boukhlifa. Des dizaines, voire des centaines d’hectares ont été détruits en quelques heures seulement. Le bilan est vraisemblablement lourd même si, pour le moment, on n’en est pas encore là. Hier encore, la température a amorcé une courbe ascendante comme les journées précédentes, journées où l’on pensait que c’était le recommencement de l’été.

Hocine Cherfa

 

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Tlemcen

Crime crapuleux à Ouled Mimoun

La rumeur faisait état du suicide d’une jeune policière, K. K., âgée de 23 ans, au domicile de son fiancé. L’information fit le tour de la ville et parvint aux parents de la victime, des gens sans histoire, originaires de Beni Saf. K. H., la soixantaine, père de la victime, persuadé que sa fille ne pouvait en aucune façon mettre fin à ses jours, ne croit pas un seul instant à cette version des faits. «Ma fille était fiancée à un certain H. M., âgé de 24 ans, militaire de son état. Le jour des faits, elle était partie à Tlemcen, où elle travaille comme agent de police, accompagnée de son frère, pour déposer plainte contre le jeune homme avec lequel elle venait de rompre. Elle voulait aussi prendre un congé de maladie pour échapper au harcèlement et aux coups que lui assénait

H. M. qui ne voulait pas entendre parler de rupture».

«Comment pouvez-vous croire une seconde que quelqu’un va se suicider alors qu’il part déposer plainte, accompagné de son frère ?», soutiendra le père effondré. La défunte, qui s’était rendue compte du mauvais choix qu’elle avait fait, avait rompu officiellement les fiançailles quelques jours auparavant. Pour échapper à son soupirant qui ne voulait pas lâcher prise et qui s’était déplacé de Ouled Mimoun à Beni Saf pour la relancer, la défunte avait décidé de prendre un congé spécial. Soupçonnant sans doute l’existence d’un autre prétendant, le militaire s’est mis en situation irrégulière pour surveiller la jeune fille.

Y. Lebbad

 

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M’kira

Un malade mental pris pour un terroriste

La localité de Tighilt Bougueni dans la commune de M’kira, a vécu des moments de frayeur inhabituels, jeudi dernier en fin de matinée aux environs de 11 heures. Un jeune homme à l’apparence suspecte, portant une barbe, a été sommé de changer de place alors qu’il était adossé au mur de l’agence postale. Paniqué, le suspect a pris ses jambes à son coup et le garde communal le pourchasse en tirant sur lui. Pris pour un terroriste, la BMPJ et des militaires stationnés à Tizi Gheniff ont été appelés en renfort. Le fugitif a été vite retrouvé et mis hors d’état de nuire. Il s’est avéré que le présumé terroriste était un malade mental répondant aux initiales de I. B., originaire de Thoursal, village relevant de la localité de Timzerit (wilaya de Boumerdès). Il se trouve entre les mains de la police locale. La psychose que l’incident a générée a été surtout amplifiée par deux incursions terroristes, avant la fête de l’Aïd, signalées à Aït Messaoud et Tamdikt de la même commune de M’kira.

  1. Mazouni

 

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