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Tipasa, Tizi Ouzou et Béjaïa cernées par les flammes

Cinquante feux de forêts menaçants

Tayeb Belaïz auditionné par le président Bouteflika

La justice travaille avec plus de célérité

IAACA

Un institut indépendant sur la corruption

La banque a refusé de payer les véhicules de la Sonacome

Comment Khalifa a tenté de saboter Tahkout

Attribution du préfixe 099

L’ARPT se remet en cause

Distribution de courrier et services postaux

La fin de l’anarchie

Mali

A qui profite l’accrochage avec le GSPC ?

Meeting du FFS en hommage à Rabah Aïssat

«Rien ne brisera notre détermination»

A l’ère du grand village planétaire

Ramadan et l’Aïd en rangs dispersés

Education nationale

Le Cnapest en conclave

Sénatoriales fixées pour le 12 décembre

La course aux 72 sièges a commencé

Frontière algéro-marocaine

Opération coup-de-poing de la gendarmerie

Rejet des comptes sociaux et installation d’audit

Parfum de scandale à Eriad-Sétif

Climat des affaires

Le FCE encore plus pessimiste

Filaha, Salon international de l’agriculture

Insuffler une dynamique nouvelle

Opération de ratissage dans la wilaya de  Tipasa

Plusieurs terroristes éliminés

 

 28/10/06

 

Tipasa, Tizi Ouzou et Béjaïa cernées par les flammes

Cinquante feux de forêts menaçants

Le plus important incendie de ces derniers jours ont été ceux d'Aït Mahmoud, qui a duré trois jours et 3 nuits, et de Aïn El Hammam où des maisons ont été menacées par les flammes.

Des incendies – près de cinquante feux de forêt ont été recensés à l’échelle nationale – sont dus à la vague de chaleur qui touche le nord du pays depuis deux jours, selon la Direction générale des forêts (DGF) contactée par l’APS. «Au total, 49 feux de forêt ont été enregistrés, dont 15 dans la wilayas de Tipasa, 10 à Tizi Ouzou, 9 à Béjaïa,

6 à Boumerdès, 3 à Jijel, 2 à Aïn Defla et 1 dans chacune des wilayas de Blida, Bouira, Chlef et El Tarf», a précisé un sous-directeur de la protection du patrimoine forestier à la DGF. «Toutefois, sera-t-il indiqué, cette situation qui est due à la canicule et aux vents chauds venant du Sud», est «maîtrisable». Parmi tous ces incendies, deux ont été jugés «menaçants», à Tizi Ouzou et à Tipasa, mais «de grands moyens ont été mobilisés et le danger a été écarté», a affirmé, M. Mameri. Au niveau de la première wilaya, près d’une vingtaine de foyers d’incendies se sont déclarés entre mardi et hier, a appris notre correspondant des services de la Protection civile. Selon lui, les foyers localisés dans les régions de Béni-Douala, Tigzirt, Draâ El Mizan, Béni Yenni, Tizi Ghenif, Aïn El Hammam, Azazga et Azzefoun qui ont provoqué la destruction de dizaines d’hectares de chêne-liège et vert, de broussailles et surtout d’arbres fruitiers et des oliviers. Plusieurs centaines d’oliviers sont partis en fumée à Aït Mahmoud (200), Aït Yahia Moussa (200), Tigzirt (100), Azeffoun (100), Beni Z’menzer (50) et des dizaines d’hectares de maquis et de chêne-liège à Yakouran (25 hectarers), Aït Mahmoud (5 hectares) en plus d’autres type de forêts et broussaille. Néanmoins, le plus important incendie de ces derniers jours a été celui d’Aït Mahmoud qui a duré presque trois jours et 3 nuits et de Aïn El Hammam où des maisons ont été menacées par les flammes. Pour ce qui est de la wilaya de Tipasa, ce sont les habitants de la partie ouest qui ne sont pas près d’oublier le long week-end de l’Aïd El Fitr qu’ils viennent de passer. A la hausse naturelle du mercure enregistrée à travers l’ensemble du pays, ils ont eu, en effet, à supporter les affres d’une chaleur suffocante et d’un air difficilement respirable provoqués par les multiples feux de forêt qui se sont déclarés en divers points du territoire de leur wilaya. Selon le directeur de la Protection civile, ce sont pas moins de 21 foyers qui ont été enregistrés dans les daïras de Damous, Gouraya, Cherchell, Tipasa, Sidi Amar et Hameurlaïne. Depuis leur déclenchement, le premier jour de l’Aïd, soit le mardi 24 octobre et jusqu’à leur maîtrise dans la journée de jeudi 26 octobre, les feux ont eu le temps de détruire 350 hectares de forêts, dont 200 sur le territoire de la seule commune de Cherchell. Dans cette dernière, c’est la forêt Benhabib qui a été la plus affectée par le sinistre. Un sinistre qui a également ravagé une bonne partie des sites boisés de Oued El Bellal, Oued El Hammam et Sidi Yahia. L’importance de l’étendue des feux qui se sont déclarés dans la wilaya de Tipasa a enchaîné, selon notre interlocuteur, la mobilisation de l’ensemble des moyens humains et matériels dont dispose la Protection civile dans la wilaya précitée. Une mobilisation qui est restée effective durant les quatre jours du long week-end de l’Aïd El Fitr et qui demeure toujours de rigueur pour les éléments qui ont été envoyés sur le site de la forêt Benhabib de Cherchell. Les responsables de la Protection civile, craignent, au vu de la densité de celle-ci, une possible reprise du feu dans ses parties les plus profondes. Des craintes qui, toutefois, n’existent plus pour tous les autres sites touchés, et ce, depuis l’extinction, jeudi 26 octobre, des feux qui les ont, en partie, ravagés. Quant aux conséquences de tous ces incendies sur la population, le directeur de la Protection civile de la wilaya de Tipasa, nous a déclaré que celles-ci sont insignifiantes : «Seules quatre familles ont été déplacées du fait de la menace des flammes». Selon d’autres sources, toutefois, une maison située à la lisière de l’un des sites boisés touché par le feu, a été totalement détruite par les flammes dans la commune de Cherchell. Fort heureusement, nous a-t-on dit, la famille qui y vivait n’y était pas lorsque cela s’est produit. Et à ce propos, il y a lieu de signaler que le wali de Tipasa a effectué, avant-hier, jeudi 26 octobre, une visite d’inspection de l’ensemble des sites affectés par les incendies du week-end de l’Aïd, des incendies qui sont dus dans leur grande majorité, selon le premier responsable de la Protection civile dans la wilaya, à la forte hausse de la température enregistrée dans tout le pays ces derniers jours. Des propos qui laissent supposer qu’une partie de ces incendies pourrait avoir été provoquée intentionnellement… Selon la direction des forêts de la wilaya de Béjaïa, des centaines d’hectares de végétation ont brûlé à la faveur de plusieurs incendies, déclarés dans la wilaya, depuis lundi dernier. Selon notre correspondant le bilan provisoire fait état de la destruction par les flammes de 900 ha, de 15 maisons, de 15 étables, de 30 ruches, de coupures d’eau et d’électricité. Ces incendies, plus de 70, qui ont touché, est-il indiqué, 23 communes, n’ont pas fait de victimes parmi la population. Jeudi matin, plusieurs autres départs de feu ont été signalés, affectant la région d’Oussama, au nord-ouest de la ville de Béjaïa, où le feu s’est installé autour de certains villages, en l’occurrence Ighil El Bordj et Ighil Oufernou, amenant les habitants à s’organiser pour prêter main forte à la Protection civile. Il semblerait que les incendies les plus devastateurs ont été recensés à El Kseur, Toudja, Souk El Tenine, Taskriout et Darguina. A Tizi Ouzou, pour lutter contre ces feux de forêts intervenus en période de fête de l’Aïd, la Protection civile a mobilisé tout son personnel et son parc à matériel tout en adoptant une stratégie spécifique au relief accidenté de la région qui fait que de nombreux foyers d’incendie étaient inaccessibles. Alors les éléments de la Protection civile ont procédé, dans un premier temps, à la mise en sécurité des habitants et ensuite attendre la nuit pour éteindre les feux. Une stratégie payante puisqu’on n’a enregistré aucune perte humaine malgré l’ampleur des incendies déclarés à travers le territoire de la wilaya, hormis la destruction des forêts et de dizaines de gourbis inhabités. Toujours selon la Protection civile, tous les incendies déclarés ont été éteints à l’aube de la journée d’hier (vendredi) mais le dispositif de lutte n’a pas été levé pour parer à toute autre situation, notamment l’éventuelle reprise des feux. Toutefois, dans la wilaya de Béjaïa, à Tifra dans la daïra de Sidi Aïch, la Protection civile soutenue par l’APC est à l’œuvre à l’heure où nous mettons sous presse pour essayer de maîtriser un gigantesque incendie qui s’est déclaré la veille. Du côté de la direction générale des Forêts on se veut rassurant : «La situation globale reste maîtrisable» selon le sous-directeur cité par l’APS car «des moyens et mesures d’intervention adéquats sont mobilisés au niveau local avec l’assistance de représentants de la DGF et de la Protection civile». Un retour aux températures saisonnières est attendu à partir d’aujourd’hui puisque selon l’Office national de météorologie la hausse sensible des températures, qui ont dépassé les 36° dans le nord du pays, devait persister jusqu’à hier.

 

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Tayeb Belaïz auditionné par le président Bouteflika

La justice travaille avec plus de célérité

Dans le cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a consacré une séance au secteur de la Justice. Après cinq années de mise en œuvre du processus de réforme, une conférence nationale sur la réforme de la justice s’est tenue les 29 et 30 mars 2005. Cette conférence a procédé à l’évaluation des résultats atteints et proposé des actions à engager en vue de sa consolidation et de son parachèvement. Les principaux constats effectués mettent en exergue une nette amélioration du service public de la justice à travers, notamment, le renforcement de l’indépendance du juge, une meilleure accessibilité de la justice pour le citoyen, une plus grande célérité dans le traitement des affaires, l’amélioration de la qualité des prestations et de l’exécution des décisions et la mise aux normes internationales de la législation. Cette progression notable est perceptible, particulièrement dans la résorption des retards dans le jugement des affaires. Le jugement des affaires enrôlées auprès des juridictions se déroule à un rythme régulier et, de façon générale, dans un délai qui n’excède pas trois mois en matière pénale et six mois en matière civile, à l’exception de très rares affaires mettant en cause plusieurs parties ou dont l’une des parties se trouve à l’étranger, affaires qui nécessitent, en raison de considérations particulières, des délais plus longs requis par l’obligation du respect du droit à la défense. Toutes les décisions de justice sont remises aux parties dans un délai n’excédant pas un mois du jour de leur prononcé. Cette amélioration s’explique par le fait qu’aucun magistrat ne prononce ses jugements sans les avoir motivés au préalable. Le taux d’exécution des décisions justice en matière civile et administrative a atteint, à la fin du premier semestre de l’année en cours, le niveau de 79,98%.

Les 20,02% restants ne sont pas imputables au secteur de la justice, ce sont des décisions qui n’ont pas encore satisfait aux procédures légales requises ou qui ont fait l’objet d’ordonnances ou d’arrêts portant sursis d’exécution en raison des difficultés d’exécution survenues, ou qui ont fait l’objet de demandes de sursis d’exécution de la part des walis, notamment en matière d’expulsion des locaux à usage d’habitation. D’autres considérations juridiques, de fond comme de procédure, sont à l’origine de ces situations, ce qui autorise à dire que le taux d’exécution est de l’ordre de 100%. Par ailleurs, il est rapporté, à l’issue de l’audition, que les bulletins du casier judiciaire sont établis dans un laps de temps n’excédant pas une minute et quelque secondes, à partie de n’importe quel tribunal sur le territoire national que les demandeurs soient nés en Algérie ou à l’étranger. Ils sont remis aux demandeurs dans un laps de temps de 10 à 30 minutes au plus, en fonction du nombre de demandes. De même, les certificats de nationalité sont établis et remis aux demandeurs en 30 minutes à une heure, tout au plus, auprès de tout tribunal à travers le territoire national. Sur un autre plan, tous les procureurs généraux, les présidents de cours, les procureurs de la République et les présidents de tribunaux consacrent au moins, une séance hebdomadaire à la réception des citoyens. Au niveau central, tous les services de la Chancellerie consacrent deux séances à la réception des citoyens, en plus de la cellule centrale de réception mise en place au niveau du cabinet du ministre, chargée exclusivement de la réception et de l’orientation des citoyens. Le secteur pénitentiaire représente un volet important du programme de la réforme de la justice, est-il souligné. La mise en œuvre du programme des réformes s’articule autour de cinq axes essentiels. Il s’agit de la révision de la législation pénitentiaire, de l’humanisation des conditions de détention, de l’amélioration de la couverture sanitaire et de la ration alimentaire et de l’équipement des établissements pénitentiaires. C’est également dans ce cadre que 81 établissements pénitentiaires devront être réalisés durant la période 2005-2009, dans le cadre des programmes de la relance économique et de développement des Hauts Plateaux et du grand sud. Ces réalisations viennent remplacer les établissements vétustes, mais aussi contribuer à éradiquer le phénomène du surpeuplement

Redouane A.

 

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IAACA

Un institut indépendant sur la corruption

Tayeb Belaïz a proposé mercredi à Pékin la création d’un institut indépendant chargé d’enquêter sur les affaires liées à la corruption. Dans une déclaration, en marge de la première Conférence annuelle de l’Association internationale des autorités anti-corruption (IAACA), M. Belaïz a appelé à la création d’un institut qui se chargera d’enquêter sur la corruption mais aussi à mobiliser les médias pour intensifier la lutte contre ce phénomène. Sur un autre plan, M. Belaïz a appelé à multiplier les échanges en matière d’expériences judiciaires entre les pays, en  particulier dans la lutte contre le crime organisé. A propos de la coopération entre l’Algérie et la Chine, il a rappelé la signature entre les deux pays, d’accords contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et souhaité que «cette coopération puisse être renforcée substantiellement dans un proche avenir».        

R. A.

 

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La banque a refusé de payer les véhicules de la Sonacome

Comment Khalifa a tenté de saboter Tahkout

Lors de son audition en tant que témoin par le tribunal de Chéraga le 27 décembre 2005, il avait déclaré que ces plaintes déposées auprès des chambres commerciales «n’avaient pas abouti».

Nous apprenons, de sources proches du dossier Khalifa, que l’entreprise Tahkout a, récemment, déposé plainte à l’encontre de Abdelmoumene Khalifa, pour «diffamation» et «escroquerie» et que le procès sera programmé, incessamment, au niveau de la cour de Blida. Ce serait, disent ces sources, une «actualisation» de plaintes déjà déposées par cette entreprise à l’encontre du groupe Khalifa, durant l’année 2002. Celles-ci ont été déposées auprès des tribunaux de Blida et de Chéraga, en mai 2002 par  Mahieddine Tahkout, gérant de cette entreprise qui détient le gros des parts de marché dans le transport universitaire. Lors de son audition en tant que témoin par le tribunal de Chéraga, le 27 décembre 2005, il avait déclaré que ces plaintes déposées auprès des chambres commerciales «n’avaient pas abouti».

Mahieddine Tahkout a ajouté que, pour cette raison, il a déposé plainte auprès du procureur général près la cour de Blida et auprès du ministre de la Justice, en octobre 2002 et qu’il a, également, déposé plainte, pour «diffamation» et «escroquerie» contre Abdelmoumène Khalifa auprès de la cour d’Alger, le 26 août 2002. Le gérant de l’entreprise Tahkout a indiqué qu’il avait déposé une autre plainte auprès du doyen des juges prés le tribunal de Sidi M’hamed, en date du 22 juin 2002, à l’encontre de Abdelmoumène Khalifa pour «escroquerie» et «abus de confiance» et que ces plaintes sont restées également «sans suite». Des responsables de l’entreprise publique Sonacome devront être seront entendus en tant que témoins dans un éventuel procès de Tahkout contre Khalifa, estiment des sources judiciaires.

L’entreprise Tahkout était, lors des faits, domiciliée à l’agence Khalifa Bank de Blida. Ses comptes dans cette agence bancaire avaient été étudiés par la Gendarmerie nationale et l’inspection générale des finances (IGF), ajoute-t-il. Relatant les relations commerciales ayant existé entre cette entreprise et Khalifa Bank, M. Tahkout a informé la justice que son entreprise avait demandé un crédit bancaire auprès de Khalifa Bank, en présentant, comme garantie de remboursement, des traites et des contrats signés avec les résidences universitaires. Mahieddine Tahkout accuse Khalifa Bank d’avoir voulu «saboter» l’entreprise qu’il dirige, et reproche à Khalifa Bank de ne pas avoir payé les créances de la Sonacome qui lui fournissait des dizaines de véhicules. Il ajoute qu’il a dû payer ces créances sur ses fonds et déposer plainte à l’encontre de Khalifa Bank.

D’après nos sources, l’entreprise Tahkout ne serait pas seule dans ce cas et d’autres plaintes déposées contre le groupe bien avant l’instruction de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, ont été réactualisées. La prise en charge éventuelle de ces plaintes, à la lumière des «changements» connus depuis l’année 2002 dans l’affaire Khalifa, ne manquerait pas de provoquer des «rebondissements», liés, parfois, à l’inaction en ce qui concerne ces plaintes. Pourquoi la justice n’avait-elle pas été actionnée lors du dépôt de ces plaintes ? Pourquoi Khalifa Abdelmoumène avait voulu «torpiller» ses contrats conclus avec l’entreprise Tahkout ? La relation entre le groupe Khalifa Abdelmoumène et l’entreprise Tahkout était-elle seulement commerciale ? Autant de questions, et d’autres, qui pourraient connaître des réponses lors du procès tant attendu.

M. Abi

 

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Attribution du préfixe 099

L’ARPT se remet en cause

L’attribution du préfixe 09 continue de susciter de moult réactions. En effet, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) vient de publier un communiqué à travers lequel elle tente d’expliquer l’attribution des numéros aux opérateurs de téléphonie mobile. Elle donne de plus amples détails sur à la confusion faisant état de l’attribution du préfixe 09 à l’opérateur national Mobilis. En effet, l’ARPT précise, dans son communiqué, que l’attribution des numéros se fait selon «des normes prescrites dans plan national de numérotation». Ce plan a pour objet d’organiser et de rationaliser l’attribution des numéros aux différents opérateurs. Le développement de la densité mobile nationale, qui a fait que le nombre des abonnés a atteint les 19 millions d’abonnés, a créé une véritable crise de rareté dans les numéros disponibles. Cette situation a contraint l’ARPT à attribuer des numéros «avec parcimonie» aux différents opérateurs en décidant de partager la seule planche des numéros encore disponibles commençant par le préfixe 09. L’ARPT rassure qu’elle «n’a jamais attribué à aucun des opérateurs en particulier». Cependant, ce qui reste comme zone d’ombre, c’est bien le non respect du caractère sérié des préfixes, lesquels sont sensés permettre d’identifier d’emblée l’opérateur. Dans le cas qui nous préoccupe, il n’y a pas d’explication au fait d’avoir attribué le 099 à Mobilis, qui est reconnue par le 06.., cependant que Djezzy, qui s’en est plaint, occupe déjà la série.  D’autant que cet opérateur, selon des sources crédibles, avait demandé auparavant de lui attribuer les numéros appartenant au préfixe 099. Le refus de lui accorder ce préfixe a été justifié par la fait que ce préfixe avait déjà été attribué à Mobilis ( ?). Les spécialistes du domaine de la téléphonie mobile estiment que la distribution des préfixes doit obéir à une certaine logique et elle doit surtout traduire l’identité de son opérateur. Suivant cette logique, après que Orascom Télécom Algérie avait épuisé les numéros du préfixe 079 et passé au préfixe 090, les numéros du préfixe 099 doivent lui être attribuer. 

A la lecture du communiqué, il apparaît pourtant que l’ARPT a fait, mais très implicitement, remet en cause son plan de numérotation, mais ne donne pas réparation à l’opérateur qu s’estime lésé. En effet, pour faire face à ce problème qui «risque de pénaliser le fonctionnement des trois opérateurs», l’ARPT a décidé d’élaborer «un nouveau plan de numérotation qui sera mis en vigueur à partir du premier trimestre de l’année prochaine». Ce nouveau plan sera élaboré, cite le communiqué, en collaboration avec les trois opérateurs.

N. B.

 

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Distribution de courrier et services postaux

La fin de l’anarchie

De nouvelles dispositions, concernant la distribution du courrier  viennent d’être prises par l’autorité de régulation de la poste et des télécommunications. Rendues publiques par voix de presse ces dernières stipulent que ne peuvent  distribuer le courrier que seuls les opérateurs qui obéissent aux dispositions et réglementations fixées par l’autorité de régulation. Ces dernières sont régies par plusieurs articles de la  loi  2000-03 du 5 août 2000 et du décret exécutif n° 04-397 du 6 décembre 2004. Lesdits articles fixent en premier lieu  sous le régime de l’exclusivité. L’établissement, l’exploitation et la fourniture de services de la poste aux lettres n’excédant pas  le poids des lettres fixé par voie réglementaire, les timbres poste et toutes autres marques d’affranchissement ainsi que les mandats postaux et le service des chèques postaux. Revenant aux poids du courrier, il est réglementé par le décret  exécutif de sorte qu’il n’excède pas les 350g à partir de janvier 2005, les 250g à partir de janvier 2006 et 50g à partir de janvier 2008. Les nouvelles mesures de régulation de la distribution du courrier accorde le régime de l’exclusivité à l’opérateur historique, Algérie poste, ce qui l’autorise à exploiter sous ledit régime, la distribution du courrier du régime intérieur sous toutes ses formes. Par ailleurs, la réglementation du service de distribution du courrier a aussi touché les opérateurs privés. Ainsi  l’autorité de régulation a retiré en date du 18 juillet 2006, le certificat d’enregistrement délivré à la société RYM Sahara. Il est aussi question de mise en demeure pour cessation immédiate de toute distribution du courrier  à l’intention de la société Servitec, laquelle «opère sans être pour autant déclaré auprès de l’ARPT». D’autres opérateurs ont été touchés par le retrait du certificat pour motif «d’absence totale d’activité». Il s’agit, selon l’avis de l’ARPT, de Dellys Express service, Momexa (mondial Méditerranée  Express Algérie), l’Expert service et l’Eurl Djallal. Des sanctions allant de l’emprisonnement de 3 à 6 mois à des amendes de l’ordre de

50 000 à 100 000 DA seront appliquées à l’encontre de toute infraction au droit d’usage exécutif.  Ainsi et hormis les opérateurs agréés et reconnus par l’ARPT et qui sont détenteurs d’autorisations légalement enregistrées et où de simples déclarations, le nouvel ordre établi par l’autorité de régulation prévoit «que tout opérateur désirant exploiter un service relevant du régime de simple déclaration doit passer par cette dernière».

Habiba Ghrib

 

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Mali

A qui profite l’accrochage avec le GSPC ?

Les rebelles de l’alliance malienne démocratique pour le changement du 23 mai viennent de bénéficier du soutien et de la solidarité d’autres communautés maliennes.

Les notables de la communauté arabe du Mali que certains médias ont présentés comme étant proches du GSPC, ont diffusé avant-hier un communiqué dans lequel ils se disent «scandalisés par la rumeur selon laquelle nous prêtons main forte aux terroristes du GSPC contre nos frères touaregs. Nous sommes tout aussi endeuillés dans notre chair par cette agression barbare que vient de subir l’Alliance démocratique pour le changement». Les notables arabes réitèrent par la même occasion leur «solidarité sans faille avec nos frères touaregs de sang, de géographie et de patrie. Votre deuil et votre chagrin sont les notres. Que les familles de disparus trouvent ici notre entière compassion suite à ce drame», écrivent-ils dans le même communiqué, diffusé après la série d’accrochages des rebelles de l’Alliance démocratique pour le changement avec les éléments du GSPC. L’on se demande si d’autres parties autres que le GSPC ne tirent pas profit de ces attaques. Car il est important de souligner justement que les accrochages avec les terroristes interviennent peu de temps après la médiation algérienne dans la crise au Nord-Mali et qu’aux dernières informations, le processus de normalisation progressive devait aboutir, dès aujourd’hui, à un processus de désarmement consentant des rebelles du nord du Mali.

Fatima Arab

 

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Meeting du FFS en hommage à Rabah Aïssat

«Rien ne brisera notre détermination»

La douleur qu’a suscitée sa mort, demeure trop forte deux semaines après l’acte irréparable.

Le meeting populaire à l’initiative de la fédération du Front des forces socialistes (FFS) de Tizi Ouzou pour rendre hommage et exiger la vérité sur l’assassinat du P/APW, Rabah Aïssat, a drainé encore une fois une foule impressionnante surtout que la douleur qu’a suscitée sa mort, demeure trop forte deux semaines après l’acte irréparable. L’événement a eu lieu sans la salle de sports d’Aïn Zaouia, patelin du défunt, jeudi dernier 26 octobre. Dès la matinée, l’entrée du stade communal qui jouxte le lieu du meeting a fait l’objet d’une exposition de banderoles relatant des slogans significatifs, notamment «De la dissolution à la dislocation, quel sort pour l’élu de la population ?», ou «Non à l’autoamnistie,  non à l’impunité», des coupures de presse ayant rapporté l’assassinat, des messages de condamnation émanant de plusieurs associations nationales, régionales et locales, de photos de l’absent. Ainsi, l’ombre de ce dernier a plané sur les lieux où les militants, des membres de la direction nationale du parti, des membres de l’APW et autres anonymes ont tenu à réussir cette mobilisation. Avant les prises de parole, les élus du parti d’Aït Ahmed à l’APW de Tizi Ouzou ont été priés de monter sur scène afin de se présenter devant l’assistance. Une minute de silence a été aussi observée à la mémoire du militant disparu et à celle des martyrs de la démocratie. «Cette rencontre est organisée pour rendre hommage à Rabah Aïssat. Cet assassinat politique a ciblé un symbole, un repère. On a tué un homme simple, un éducateur, un militant, un élu», soutient  d’emblée,

M. Ben Belkacem, membre de la fédération de Tizi Ouzou avant d’ajouter : «A travers lui, les criminels se sont attaqués à la Kabylie». Le président du comité du village d’Aïn Zaouia a, quant à lui, rappelé l’enfance, le cursus scolaire de feu Aïssat jusqu’à son adhésion au FFS. «On ignore les raisons de son assassinat, lui, qui ne savait pas dire non quand on sollicite son aide», a-t-il dit. La parole est donnée par la suite à Rabah Brahimi, président de la section locale du FFS, qui s’interroge : «Que cherchent ces gens ? Ils nous ont attaqués au cœur. Cet assassinat est un message destiné non seulement aux militants du FFS mais à toute la population. Nous demeurons mobilisés.  Ils nous ont provoqués à maintes reprises mais nous refusons d’aller sur ce terrain qu’ils maîtrisent parfaitement. Soyons vigilants». C’est au tour du porte-parole du parti, Karim Tabou, en disant avec des mots forts : «Rien ne pourra venir à bout de notre détermination. Les auteurs ont voulu mettre à genoux la région. Celle-ci fait l’objet d’une stratégie de dislocation. On veut faire payer à la Kabylie son engagement pour la liberté et la démocratie». L’orateur a évoqué les valeurs pour lesquelles son parti se bat sans pour autant ménager les dignitaires du régime qui «veulent dépouiller la Kabylie de tous les repères politiques». L’assistance répond par des  cris «Assa azeka, FFS yella yella». Il termine son intervention par déclamer un poème de Mohia. S’agissant enfin du premier secrétaire national, Ali Laskri, il considère que le militant assassiné est un digne héritier de ceux qui sont tombés pendant la révolution.

Il n’a pas hésité également à tirer à boulets rouges sur certains groupes au sein de son parti en leur reprochant de vouloir jouer le jeu du pouvoir. Il a rappelé en outre que ses troupes sont derrière l’historique Hocine Aït Ahmed qui n’a toujours pas fait de déclaration au sujet de l’assassinat de Rabah Aïssat. En effet, ce meeting populaire a été une opportunité pour le FFS d’essayer de ratisser les liens défaits suite à la crise qui a secoué le parti ces derniers temps. L’orateur finit son intervention par informer les présents qu’une marche est prévue le 9 novembre prochain à Tizi Ouzou. Sur ce, il invite son auditoire à marcher en silence du lieu du meeting jusqu’au lieu du crime.         

A. Mazouni

 

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A l’ère du grand village planétaire

Ramadan et l’Aïd en rangs dispersés

Maintenant que le ramadan et l’Aïd Esseghir sont passés dans le domaine du souvenir, il serait intéressant de revenir sur les péripéties, malheureuses, qui ont entaché ces deux anniversaires religieux, aussi bien dans les pays musulmans, qu’en Algérie en particulier.

Dès le départ, et pour ce qui concerne la date marquant le début de ramadan, les pays dont les dignitaires religieux, autant que les dirigeants politiques, ne manquent, jamais, de se revendiquer de la Grande Ouma de l’Islam, ne sont pas arrivés, une fois encore, à se mettre d’accord sur le moment exact à partir duquel devait débuter ce mois important du calendrier hégirien. Leurs peuples ont fêté ces deux périodes importantes de la tradition musulmane en rangs dispersés. Certains pays, suivis en cela par leurs ressortissants à l’étranger, ont commencé à observer le mois sacré à partir du 23 septem-

bre alors que d’autres, dont l’Algérie, n’ont commencé à le faire que le lendemain. Bien évidemment, chacun estimait,  ce faisant, être dans le vrai. En réalité, l’observation de la tradition de cette période religieuse majeure, à des moments différents consacrait, sans le dire, l’usage de deux calendriers distincts, dont ramadan est un des mois particuliers.  Au moment où, par suite de l’extraordinaire développement des télécommunications, la terre est devenue une sorte d’immense village planétaire, le simple bon sens aurait voulu que le ramadan soit

observé par tous les musulmans au même moment. Curieusement, ce ne fut pas le cas.      

En Algérie, les théologiens tiennent, souvent, à rappeler dans leurs prêches, que le Coran accorde une place prépondérante à la science. Ils ont, cependant, préféré s’en remettre à l’observation, de visu, du croissant lunaire pour déterminer le début de ramadan au lieu de demander l’avis du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et en géophysique), (CRAAG), installé à Bouzaréah.

Ce décalage des dates marquant le début de cet anniversaire n’a pas été sans conséquences. La communauté ibadite algérienne a, ainsi, préféré s’aligner sur les pays qui avaient commencé à jeûner le 23 septembre célébrant, par la suite, l’Aïd une journée avant le reste de ses concitoyens. Les ressortissants algériens installés en Europe qui avaient, de leur côté, observé le début de ramadan en même temps que leurs compatriotes en Algérie, ont cessé de jeûner une journée avant. Grande a dû être leur surprise lorsqu’ils ont téléphoné à leurs proches pour leur adresser leurs vœux, d’apprendre que ces derniers continuaient, pour un jour encore, à observer le jeûne. D’autre part, et par suite du cafouillage observé quant au terme du mois de ramadan, beaucoup d’Algériens ont cru, à tort, que la journée du lundi marquait celle du début de l’Aïd. Beaucoup de commerçants avaient tenu leurs rideaux fermés. Pour les mêmes raisons, les marchés de gros des fruits et légumes avaient, de leur côté, cessé leurs activités. En se présentant sur les marchés de détail pour s’approvisionner, beaucoup de ménagères, qui n’avaient pas jugé utile de prendre leurs précautions, ont eu la surprise de découvrir de nombreux étals vides. Les rares marchands, proposant de rares produits frais, en profitaient pour les céder à prix fort. C’est à ce moment que la pomme de terre qui était, jusque-là proposée à 60 et 70 DA le kilogramme, a grimpé jusqu’à des seuls de 90 et

100 DA pour la même quantité et que la tomate passait, du jour au lendemain de 25 à 60 DA le kilogramme.

Autre conséquence de ce désordre et comme profitant du sentiment, ambiant, de laisser aller, un certain nombre d’enseignants avait pris la liberté de «faire le pont» et refusé d’assurer leurs cours, le jeudi. Les élèves qui s’étaient présentés, dans la matinée, devant les établissements d’enseignement ont été contraints de rebrousser chemin. 

Ahmed Mahieddine 

 

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Education nationale

Le Cnapest en conclave

Dans l’objectif de débattre de ses perspectives, le syndicat du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) tiendra, cette semaine, la réunion de son bureau national, à Alger. Réunion qui interviendra à la veille des examens du premier trimestre de l’année scolaire 2006/2007. Le Cnapest aura à examiner, indique-t-on, la décision prise ces derniers temps, par l’inspection académique ouest d’Alger relative au transfert de quelques enseignants et administrateurs du lycée Saïd Hamdine vers d’autres établissements scolaires. Décision qualifiée, rappelons-le, d’«arbitraire» et «non responsable» par bon nombre de syndicats autonomes activant dans le secteur de l’éducation nationale, pour ne citer que ceux du Cnapest et du Conseil des lycées d’Alger (CLA). A signaler au passage que le personnel concerné par cette mesure de transfert a décidé d’ester en justice l’inspection académique précitée. De plus, l’organisation syndicale du Cnapest qui demeure non reconnue par l’administration publique aura à étudier, lors de sa prochaine réunion, le cas de ses six membres du bureau national poursuivis en justice depuis avril 2005, suite à une plainte déposée à leur encontre par le ministère de l’Education nationale. Il convient de rappeler dans cette optique que le chargé à la communication de ce syndicat, Lamdani Ali, comparaîtra le 16 novembre prochain, devant la chambre administrative du tribunal Abane Ramdane d’Alger. Dans un autre registre, le bureau national de l’organisation des professeurs de l’enseignement secondaire et technique étudiera, ajoute-on, la conjoncture actuelle de l’enseignant secondaire et notamment la plateforme de revendications socioprofessionnelles brandies par le syndicat. Plateforme qui renferme quatre principales doléances, à savoir l’augmentation des salaires des enseignants, le départ à la retraite après 25 ans de service, la révision du statut particulier de l’enseignant secondaire et la délivrance du récépissé d’enregistrement du syndicat.

M. K.

 

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Sénatoriales fixées pour le 12 décembre

La course aux 72 sièges a commencé

Le renouvellement partiel des membres du sénat interviendra à la mi-décembre prochaine.

En effet le collège des électeurs est convié à l’examen  le 12 décembre, apprend-on de sources sures. Ce renouvellement constitue pour la majorité des partis en lice un semblant de répétition avant les générales de juin et octobre prochains où les formations politiques doivent peser de tous leurs poids pour «négocier» la majorité aux assemblées élues détenue jusque-là par le FLN, secondé arithmétiquement par le MRN suivi, selon la langue des chiffres, par le MSP, le RND, le PT et plus loin le FNA. Le FFS et le RCD ne sont concernés, à en croire la même logique, que par la Kabylie qu’ils disputeront avec les partis de l’alliance présidentielle autour de quatre sièges seulement. Le renouvellement touche 48 sièges sur les 96 réservés au premier collège. Le PT de Louisa Hanoune se considère de fait non concerné puisque les «travaillistes» n’ont, pour rappel, pas postulé aux communales de 2002, se contentant, pour des raisons propres au parti, des représentations au niveau des APW. L’ordre à la deuxième chambre du Parlement respecte jusqu’alors celui de la basse chambre à la seule différence que le FNA et El Islah ne sont pas représentés. Le mauvais locataire de ces joutes primordiales est le MRN qui risque d’être écarté de la course si le congrès, prévu en décembre prochain, ne vient trancher la légitimité disputée entre l’aile Djaballah et les redresseurs qui a scindé le parti en deux tendances hostiles avant la date fixée pour les sénatoriales. 

Si la course au Sénat bat son plein au niveau des formations huppées comme le FLN, le RND, le MRN, le MSP, le FFS et le RCD qui ont bel et bien entamé leur jeu de coulisses, d’alliances et contre-alliances, c’est le tiers présidentiel qui suscite, par ailleurs, toutes les convoitises.

El Mouradia ne cesse de recevoir d’innombrables signaux de la part de notables des collectivités locales et autres VIP connus ça et là courtisant le cercle présidentiel ou directement le premier magistrat afin de décrocher le prestigieux siège de «sénateur». Ainsi, d’anciens ministres, commis de l’Etat et d’anciens ambassadeurs s’agitent ces derniers temps pour se faire inviter ou pour obtenir le «quitus» de l’éligibilité auprès du chef de l’Etat détenteur du dernier mot pour désigner le personnel de son tiers, conformément à la Constitution de 1996 qui lui confère cette faculté de nommer ou remercier les sénateurs censés le représenter au niveau de la haute chambre parlementaire. Vingt-quatre sénateurs devront donc quitter le palais du boulevard Zighout Youcef avant la fin de l’année 2006 pour se voir remplacés par d’autres avant de subir à leur tour, de nouveau, l’examen du crible en 2009. A noter que le Sénat compte 144 sièges dont le tiers est désigné par le président de la République qui en choisit ses représentants à ce groupe qui en compte 48. Le FLN détient la palme avec une soixantaine de sièges, suivi, selon l’ordre d’importance, par le RND, le MSP, le FFS et le RCD.

Salah Bey

 

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Frontière algéro-marocaine

Opération coup-de-poing de la gendarmerie

La dernière semaine du mois de ramadan n’a pas été de tout repos pour les services de sécurité, dans la daïra de Maghnia, à la frontière algéro-marocaine. Les éléments de la compagnie de la Gendarmerie nationale de Maghnia ont, durant la semaine précédant les fêtes de l’Aïd, réussi à démanteler plusieurs filières spécialisées dans le trafic en tous genres. Une opération menée sous la houlette du commandant de Compagnie, Derkaoui Tewfik, lequel, appuyé par les éléments du groupement d’intervention et de reserve n° 18 de Tlemcen, sous les ordres du lieutenant Souanef Mourad, a mobilisé pas moins de 65 gendarmes et le concours du chien renifleur  «Life». Cette opération s’est soldée par plusieurs arrestations. Au cours de la nuit du 18 au 19.10.2006 , lors d’un barrage stationnaire dressé au niveau de la «Station 05» , les gendarmes ont procédé à l’interception d’un véhicule de marque Peugeot 505 qui se dirigeait en direction de la frontière avec à son bord  deux passeurs répondant aux initiales de M. R. et D. K. , âgés respectivement de 27 et 28 ans, demeurant à Ouled/Bensaber (Maghnia) et un immigré clandestin de nationalité hindoue, le dénommé Dave Sing, âgé de 19 ans originaire du Cachemire. Une autre intervention de ces mêmes éléments a permis la mise hors d’état de nuire d’une bande de malfaiteurs circulant à bord d’un véhicule de marque J.5 fourgon et spécialisée dans les agressions. Cette opération menée par les gendarmes s’est soldée par l’arrestation du dénommé Z. B., et G. A./Nor, âgés respectivement de 25 et 22 ans. Ces mêmes éléments ont procédé durant cette  dernière semaine de ramadan au démantélement de deux filières spécialisées dans le trafic transfrontalier en direction du Maroc de produits pharmaceutiques et la contrefaçon de faux billets de banque et qui s’est soldée respectivement par l’arrestation de 04 individus et la saisie de 6 200 flacons d’anesthésiant, un demi-millier d’unités de fil chirurgical pour la première filière et de 03 arrestations et la saisie d’une somme de 40 millions de centimes en fausses coupures de 1000 DA  et les sommes de 5 000 euros et 2 000 dirhams également en faux billets ainsi qu’un important materiel informatique destiné à la contrefaçon. Le Groupement de gendarmerie de Tlemcen a également fait état de l’arraisonnement de deux zodiacs qui s’apprêtaient à prendre la mer dans la nuit du 24 au 25.10.2006 aux environs de 1 heure du matin au niveau d’une plage des Béni-Khalled située dans la commune de Honaine dans la wilaya de Tlemcen. Les éléments de la gendarmerie chargés de l’affaire ont procédé à l’arrestation de 14 individus dont un passeur et la saisie de 04 véhicules destinés à convoyer les candidats à l’immigration clandestine en direction du lieu d’embarcation. Le renforcement des mesures de sécurité décidées durant le mois de ramadan ont concerné la daïra de Maghnia également. Durant la seule dernière semaine de ce mois de ramadan, la brigade de police judiciaire a, pour sa part, traité pas moins de 87 affaires qui se sont soldées par l’arrestation de 93 individus, dont 77 ont été placées sous mandat de dépôt et 16 citations à comparaître pour divers délits dont l’usage et détention de stupéfiants (16 affaires traitées, 16 mandats de dépôt) ; port d’arme prohibée (19 arrestations, 17   mandats de dépôt, 02 citations à comparaître); coups et blessures volontaires (17 affaires traitées, 19 mandats de dépôt, 09 citations à comparaître); usage et détention de psychotropes (09 mandats de dépôt, 02 citations à comparaître); dégradation de biens d’autrui

(02 affaires traitées, 01 mandat de dépôt, 01 citation à comparaître); vols (22 affaires traitées dont 17 résolues qui se sont soldées par 15 mandats de dépôt, 02 citations à comparaître); vol avec effraction (01 affaire traitée, 03 mandats de dépôt). En ce qui concerne le faux traitement de 02 affaires qui se sont soldées par deux mandats de dépôt pour la première et à l’arrestation et à la mise sous mandat de dépôt de cinq individus originaires de Maghnia, Oran, Saïda dont l’âge varie entre  24 et 35 ans, et la saisie de la somme de 32 000 DA en fausses coupures de 1 000 DA. (Un sixième accusé est actuellement en fuite). Ces chiffres sont très significatifs, selon une source locale.

M. Abi

 

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Rejet des comptes sociaux et installation d’audit

Parfum de scandale à Eriad-Sétif

Le conseil d’administration de l’EPE Eriad Sétif/Spa a décidé de rejeter les comptes sociaux arrêtés au 31 décembre 2005 et de procéder à l’installation d’un audit externe sur les actes de gestion dans son groupe, selon un extrait de l’AGO publié jeudi. Les motifs de ce rejet n’ont pas été précisés, de même que les anomalies ayant poussé le commissaire aux comptes à refuser de certifier le bilan du groupe. On ne sait pas, par exemple, si un lien peut être établi avec l’opération de rachat des actions de la société, dont le délai de clôture a été reporté plusieurs fois. Selon l’avis de presse, lors de l’examen des comptes sociaux de l’exercice 2005 et après avoir entendu les explications fournies verbalement, il ressort que l’Eriad Sétif a réalisé un chiffre d’affaires de près de 12 milliards de dinars et un résultat déficitaire pour plus de

un milliard de dinars. Dans la foulée, les comptes, après leur consolidation, sont considérés également comme non réguliers et non sincères. Il ne saurait en être autrement quand, des premiers comptes à ceux consolidés, les écritures du groupe se retrouvent avec un écart de

trois milliards de dinars sur le chiffre d’affaires et de près de 110 millions de dinars s’agissant du déficit.

Plus pudiquement, les autres résolutions du conseil d’administration ont trait à la qualification des actes de gestion, à la reddition des comptes sociaux 2006, à la reconfiguration du conseil d’administration, à l’assainissement comptable des comptes dettes et créances et à la discussion sur les contrats des cadres dirigeants. De même, il a été décidé de rationaliser les dépenses publiques et les missions à l’étranger et aussi d’introduire un contrôle interne et un audit général du groupe. Sur quoi tout cela va-t-il déboucher ?

Kahina B.

 

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Climat des affaires

Le FCE encore plus pessimiste

Ses données proviennent de l'enquête mensuelle du Forum des chefs d'entreprise, conçu selon les normes internationales.

Les chefs d’entreprise relèvent «une détérioration du climat des affaires» avec un indice qui, d’une part, baisse pour le 2e mois consécutif et d’autre part, rejoint la zone négative qu’il a quittée durant la période d’optimisme d’avril à juin 2006. A l’image de l’UE, le climat des affaires continue à s’améliorer globalement, sa valeur passe de 2 en juin à 3 en juillet 2006 et ce, même si l’indice de confiance est toujours dans la zone négative, notamment pour la France. Ses données proviennent de l’enquête mensuelle du Forum des chefs d’entreprise, conçu selon les normes internationales. Selon une enquête réalisée en mois de juillet dernier, fournissant ainsi des éléments objectifs sur la conjoncture nationale dans le domaine industriel, les chefs d’entreprise affichent plutôt «une attitude pessimiste» en matière de dynamique de la production qui semble être dictée par la relative stagnation des niveaux des commandes depuis le mois de mai passé et ce, en dépit de l’amélioration des ventes (baisse des stocks) observée durant tout le 1er semestre 2006. En effet, l’indicateur relatif aux perspectives de production pour les trois prochains mois passe de 39 points en avril à 13  en juillet de la même année. Dans l’ensemble des contraintes qui entravent leurs activités, les chefs d’entreprise déclarent devoir faire face surtout à celles d’ordre financier qui représentent globalement 62% des réponses. En effet, le recouvrement de leurs créances et l’accès au crédit sont les difficultés les plus citées avec respectivement 19% et 16% des réponses. Ils mettent aussi en avant l’importance des charges de remboursement de leurs emprunts et d’exploitation avec respectivement 14% et 13% des réponses. Les ruptures dans la distribution de l’énergie et les problèmes d’approvisionnement en matières premières et en emballages occupent la 3e et la 4e positions avec 14 et 13% des réponses.

Les derniers résultats, par ailleurs, de l’indice de la production industrielle du secteur public national publiés récemment par l’Office national des statistiques (ONS) font ressortir pour le début de l’année 2006 (1er trimestre) une baisse de la production de 1,2 % par rapport à celui de l’année 2005 et ce, après l’embellie de l’année 2004 où l’on a enregistré une hausse de 0,4% par rapport à l’année 2003 et celle de 2005 avec une hausse de la production encore plus importante, estimée à 1,6% par rapport à l’année 2004. Cette contre-performance de la production industrielle globale résulte de la forte baisse de la production des industries manufacturières durant le 1er trimestre 2006 comparativement au trimestre correspondant de l’année 2005.  La production dans les secteurs d’activité industrielle, relevant tous des industries manufacturières du 1er trimestre 2006, ont fortement diminué à l’exception du secteur (bois, liège, papier, imprimerie) dont la baisse de production est comparativement moins importante (-2,6%). Quant à la production réalisée par les unités du secteur public national durant le 1er trimestre 2006 a baissé de

25 % par rapport au trimestre correspondant de l’année 2005. Alors qu’en 1995, le secteur public national contribuait pour 75% de la valeur ajoutée, en 2004 sa part est estimée à 17%. Les industries agroalimentaires ont baissé depuis 1999, la production de 2004 est de 15,6 % inférieure à celle de 2003. La production de semoule de blé dur est de 2 862 000 qx et celle de la farine de blé tendre de 4 138 000 qx, soit respectivement 79% et 61% de moins par rapport à la production de 1995. La production des cigarettes par rapport à 1995, la production du tabac à priser (6 976 tonnes) et celle des allumettes (235,5 millions de boîtes) sont en baisse respectivement de 11% et 64%.   S’agissant de l’industrie textile, de la bonneterie et de la confection,  les unités du secteur public n’utilisent que 28% des capacités de production contre 50% en 1995 ; elles ne contribuent de ce fait que pour 24% de la valeur ajoutée globale (tous secteurs juridiques confondus). En dépit du fait qu’avec 54% de la valeur ajoutée globale contre 75% en 1995, le secteur public national occupe la meilleure situation comparativement à d’autres secteurs des industries manufacturées examinés plus haut. Si la production a légèrement baissé pour le mobilier des collectivités et pour les bureaux en bois, tous les autres articles d’ameublement, par contre, ont connu de très fortes baisses de production et même l’abandon, comme c’est le cas pour les fauteuils, canapés et banquettes.

Kahina B.

 

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Filaha, Salon international de l’agriculture

Insuffler une dynamique nouvelle

Du 29 au 31 octobre, le Palais des expositions (Pins maritimes) accueillira Filaha, le Salon international de l’agriculture auquel plus de soixante-dix exposants prendront part dont sept pays étrangers. Vecteur d’échanges et carrefour privilégié d’opportunités d’affaires pour les potentiels investisseurs et autres professionnels du secteur, le premier Salon Filaha sera un événement majeur tant au niveau national qu’international.

Il sera également une occasion d’informer et de partager les innovations technologiques, en adéquation avec l’évolution du secteur agricole de plus en plus orienté vers l’innovation, l’efficacité et la compétitivité. Cette manifestation, mise sur pied par Expovet, en collaboration avec la Safex et la Chambre nationale de l’agriculture, polarisera autour des trois plus importants supports de développement de l’agriculture végétale, à savoir le Phytosem, un salon dédié aux derniers produits issus des biotechnologies respectueuses de l’environnement ; le pôle Medagri qui mettra cette année à l’honneur l’arboriculture, le maraîchage, la viti-viniculture, la production des fruits et légumes et la floriculture ; enfin, le salon Agroexpo qui portera sur le volet de la manutention, du machinisme, l’irrigation, les ressources hydriques et l’équipement de serres, notamment. Une opportunité qui permettra de montrer toutes les facettes du schéma global de la production agricole nationale et sa valeur, à travers les différents maillons du secteur agricole.

Côté colloque scientifique, des conférences seront animées par des professeurs universitaires et chercheurs autour de la thématique consacrée à la valorisation de la qualité de production des fruits et légumes en Algérie, et celle ayant trait aux produits phytosanitaires. D’autres interventions non moins importantes seront axées sur la question du cadre réglementaire ayant pour objet les opérations de préparation des produits fruitiers et maraîchers, leur conditionnement, conservation,  transport,  distribution et exportation.

Hacène K.

 

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Opération de ratissage dans la wilaya de  Tipasa

Plusieurs terroristes éliminés

Durant la dernière semaine du mois de ramadan, les habitants de la partie ouest de la wilaya de Tipasa, ont assisté au passage régulier d’importants convois militaires comprenant un grand nombre de véhicules blindés. Sans toutefois que la destination de ces derniers, soit connue avec précision : la seule chose vérifiable est qu’ils se sont tous dirigés vers l’ouest. Depuis la soirée du premier jour de l’Aïd, les interrogations soulevées par le passage desdits convois ont commencé à recevoir des réponses. Des hélicoptères de l’ANP ont, en effet, procédé au bombardement de plusieurs zones situées sur les hauteurs boisées et montagneuses, surplombant la localité de Messelmoune et les villes de Gouraya et de Damous, la première située à quelque 14 km à l’ouest de Cherchell, et les deux autres, à respectivement, 28 et 56 km, toujours à l’ouest, de l’antique Jol-Cesarée. Selon des sources crédibles, les zones bombardées sont actuellement  bouclées par d’imposantes forces de l’ANP. L’objectif des opérations qui viennent d’être lancées est, nous a-t-on déclaré, d’éliminer  les groupes de terroristes qui  vivent dans ces montagnes et ce, après que les contacts établis avec eux au cours de l’été dernier, et qui visaient  à leur reddition, eurent échoué. Selon ces mêmes  sources, le groupe qui a été accroché sur les hauteurs de Damous, serait composé d’une quarantaine de terroristes. Il  serait derrière les actes terroristes qui ont été commis durant l’été dernier dans la région de Hammam Righa, dans la wilaya d’Aïn Defla. Il semble également que les accrochages qui ont opposé les forces de l’ANP aux terroristes se soient déjà soldés par l’élimination d’un nombre indéterminé de ces derniers. Toutefois, toujours selon nos sources, des pertes ont été enregistrées dans les rangs des militaires engagés dans cette opération : une bombe artisanale ayant exposé au passage de certains d’entre eux. Nous y reviendrons avec plus de détails lors de nos prochaines éditions.

 Mohamed Amine

 

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