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Tipasa, Tizi Ouzou et Béjaïa cernées par les flammes
Cinquante feux
de forêts menaçants
Le plus important
incendie de ces derniers jours ont été ceux d'Aït Mahmoud, qui a
duré trois jours et 3 nuits, et de Aïn El Hammam où des maisons ont
été menacées par les flammes.
Des incendies –
près de cinquante feux de forêt ont été recensés à l’échelle
nationale – sont dus à la vague de chaleur qui touche le nord du
pays depuis deux jours, selon la Direction générale des forêts (DGF)
contactée par l’APS. «Au total, 49 feux de forêt ont été
enregistrés, dont 15 dans la wilayas de Tipasa, 10 à Tizi Ouzou, 9 à
Béjaïa,
6 à Boumerdès, 3 à
Jijel, 2 à Aïn Defla et 1 dans chacune des wilayas de Blida, Bouira,
Chlef et El Tarf», a précisé un sous-directeur de la protection du
patrimoine forestier à la DGF. «Toutefois, sera-t-il indiqué, cette
situation qui est due à la canicule et aux vents chauds venant du
Sud», est «maîtrisable». Parmi tous ces incendies, deux ont été
jugés «menaçants», à Tizi Ouzou et à Tipasa, mais «de grands moyens
ont été mobilisés et le danger a été écarté», a affirmé, M. Mameri.
Au niveau de la première wilaya, près d’une vingtaine de foyers
d’incendies se sont déclarés entre mardi et hier, a appris notre
correspondant des services de la Protection civile. Selon lui, les
foyers localisés dans les régions de Béni-Douala, Tigzirt, Draâ El
Mizan, Béni Yenni, Tizi Ghenif, Aïn El Hammam, Azazga et Azzefoun
qui ont provoqué la destruction de dizaines d’hectares de
chêne-liège et vert, de broussailles et surtout d’arbres fruitiers
et des oliviers. Plusieurs centaines d’oliviers sont partis en fumée
à Aït Mahmoud (200), Aït Yahia Moussa (200), Tigzirt (100), Azeffoun
(100), Beni Z’menzer (50) et des dizaines d’hectares de maquis et de
chêne-liège à Yakouran (25 hectarers), Aït Mahmoud (5 hectares) en
plus d’autres type de forêts et broussaille. Néanmoins, le plus
important incendie de ces derniers jours a été celui d’Aït Mahmoud
qui a duré presque trois jours et 3 nuits et de Aïn El Hammam où des
maisons ont été menacées par les flammes. Pour ce qui est de la
wilaya de Tipasa, ce sont les habitants de la partie ouest qui ne
sont pas près d’oublier le long week-end de l’Aïd El Fitr qu’ils
viennent de passer. A la hausse naturelle du mercure enregistrée à
travers l’ensemble du pays, ils ont eu, en effet, à supporter les
affres d’une chaleur suffocante et d’un air difficilement respirable
provoqués par les multiples feux de forêt qui se sont déclarés en
divers points du territoire de leur wilaya. Selon le directeur de la
Protection civile, ce sont pas moins de 21 foyers qui ont été
enregistrés dans les daïras de Damous, Gouraya, Cherchell, Tipasa,
Sidi Amar et Hameurlaïne. Depuis leur déclenchement, le premier jour
de l’Aïd, soit le mardi 24 octobre et jusqu’à leur maîtrise dans la
journée de jeudi 26 octobre, les feux ont eu le temps de détruire
350 hectares de forêts, dont 200 sur le territoire de la seule
commune de Cherchell. Dans cette dernière, c’est la forêt Benhabib
qui a été la plus affectée par le sinistre. Un sinistre qui a
également ravagé une bonne partie des sites boisés de Oued El Bellal,
Oued El Hammam et Sidi Yahia. L’importance de l’étendue des feux qui
se sont déclarés dans la wilaya de Tipasa a enchaîné, selon notre
interlocuteur, la mobilisation de l’ensemble des moyens humains et
matériels dont dispose la Protection civile dans la wilaya précitée.
Une mobilisation qui est restée effective durant les quatre jours du
long week-end de l’Aïd El Fitr et qui demeure toujours de rigueur
pour les éléments qui ont été envoyés sur le site de la forêt
Benhabib de Cherchell. Les responsables de la Protection civile,
craignent, au vu de la densité de celle-ci, une possible reprise du
feu dans ses parties les plus profondes. Des craintes qui,
toutefois, n’existent plus pour tous les autres sites touchés, et
ce, depuis l’extinction, jeudi 26 octobre, des feux qui les ont, en
partie, ravagés. Quant aux conséquences de tous ces incendies sur la
population, le directeur de la Protection civile de la wilaya de
Tipasa, nous a déclaré que celles-ci sont insignifiantes : «Seules
quatre familles ont été déplacées du fait de la menace des flammes».
Selon d’autres sources, toutefois, une maison située à la lisière de
l’un des sites boisés touché par le feu, a été totalement détruite
par les flammes dans la commune de Cherchell. Fort heureusement,
nous a-t-on dit, la famille qui y vivait n’y était pas lorsque cela
s’est produit. Et à ce propos, il y a lieu de signaler que le wali
de Tipasa a effectué, avant-hier, jeudi 26 octobre, une visite
d’inspection de l’ensemble des sites affectés par les incendies du
week-end de l’Aïd, des incendies qui sont dus dans leur grande
majorité, selon le premier responsable de la Protection civile dans
la wilaya, à la forte hausse de la température enregistrée dans tout
le pays ces derniers jours. Des propos qui laissent supposer qu’une
partie de ces incendies pourrait avoir été provoquée
intentionnellement… Selon la direction des forêts de la wilaya de
Béjaïa, des centaines d’hectares de végétation ont brûlé à la faveur
de plusieurs incendies, déclarés dans la wilaya, depuis lundi
dernier. Selon notre correspondant le bilan provisoire fait état de
la destruction par les flammes de 900 ha, de 15 maisons, de 15
étables, de 30 ruches, de coupures d’eau et d’électricité. Ces
incendies, plus de 70, qui ont touché, est-il indiqué, 23 communes,
n’ont pas fait de victimes parmi la population. Jeudi matin,
plusieurs autres départs de feu ont été signalés, affectant la
région d’Oussama, au nord-ouest de la ville de Béjaïa, où le feu
s’est installé autour de certains villages, en l’occurrence Ighil El
Bordj et Ighil Oufernou, amenant les habitants à s’organiser pour
prêter main forte à la Protection civile. Il semblerait que les
incendies les plus devastateurs ont été recensés à El Kseur, Toudja,
Souk El Tenine, Taskriout et Darguina. A Tizi Ouzou, pour lutter
contre ces feux de forêts intervenus en période de fête de l’Aïd, la
Protection civile a mobilisé tout son personnel et son parc à
matériel tout en adoptant une stratégie spécifique au relief
accidenté de la région qui fait que de nombreux foyers d’incendie
étaient inaccessibles. Alors les éléments de la Protection civile
ont procédé, dans un premier temps, à la mise en sécurité des
habitants et ensuite attendre la nuit pour éteindre les feux. Une
stratégie payante puisqu’on n’a enregistré aucune perte humaine
malgré l’ampleur des incendies déclarés à travers le territoire de
la wilaya, hormis la destruction des forêts et de dizaines de
gourbis inhabités. Toujours selon la Protection civile, tous les
incendies déclarés ont été éteints à l’aube de la journée d’hier
(vendredi) mais le dispositif de lutte n’a pas été levé pour parer à
toute autre situation, notamment l’éventuelle reprise des feux.
Toutefois, dans la wilaya de Béjaïa, à Tifra dans la daïra de Sidi
Aïch, la Protection civile soutenue par l’APC est à l’œuvre à
l’heure où nous mettons sous presse pour essayer de maîtriser un
gigantesque incendie qui s’est déclaré la veille. Du côté de la
direction générale des Forêts on se veut rassurant : «La situation
globale reste maîtrisable» selon le sous-directeur cité par l’APS
car «des moyens et mesures d’intervention adéquats sont mobilisés au
niveau local avec l’assistance de représentants de la DGF et de la
Protection civile». Un retour aux températures saisonnières est
attendu à partir d’aujourd’hui puisque selon l’Office national de
météorologie la hausse sensible des températures, qui ont dépassé
les 36° dans le nord du pays, devait persister jusqu’à hier.
Haut
Tayeb Belaïz auditionné par le président Bouteflika
La justice
travaille avec plus de célérité
Dans le cadre de
la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le président
de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a consacré une séance au
secteur de la Justice. Après cinq années de mise en œuvre du
processus de réforme, une conférence nationale sur la réforme de la
justice s’est tenue les 29 et 30 mars 2005. Cette conférence a
procédé à l’évaluation des résultats atteints et proposé des actions
à engager en vue de sa consolidation et de son parachèvement. Les
principaux constats effectués mettent en exergue une nette
amélioration du service public de la justice à travers, notamment,
le renforcement de l’indépendance du juge, une meilleure
accessibilité de la justice pour le citoyen, une plus grande
célérité dans le traitement des affaires, l’amélioration de la
qualité des prestations et de l’exécution des décisions et la mise
aux normes internationales de la législation. Cette progression
notable est perceptible, particulièrement dans la résorption des
retards dans le jugement des affaires. Le jugement des affaires
enrôlées auprès des juridictions se déroule à un rythme régulier et,
de façon générale, dans un délai qui n’excède pas trois mois en
matière pénale et six mois en matière civile, à l’exception de très
rares affaires mettant en cause plusieurs parties ou dont l’une des
parties se trouve à l’étranger, affaires qui nécessitent, en raison
de considérations particulières, des délais plus longs requis par
l’obligation du respect du droit à la défense. Toutes les décisions
de justice sont remises aux parties dans un délai n’excédant pas un
mois du jour de leur prononcé. Cette amélioration s’explique par le
fait qu’aucun magistrat ne prononce ses jugements sans les avoir
motivés au préalable. Le taux d’exécution des décisions justice en
matière civile et administrative a atteint, à la fin du premier
semestre de l’année en cours, le niveau de 79,98%.
Les 20,02%
restants ne sont pas imputables au secteur de la justice, ce sont
des décisions qui n’ont pas encore satisfait aux procédures légales
requises ou qui ont fait l’objet d’ordonnances ou d’arrêts portant
sursis d’exécution en raison des difficultés d’exécution survenues,
ou qui ont fait l’objet de demandes de sursis d’exécution de la part
des walis, notamment en matière d’expulsion des locaux à usage
d’habitation. D’autres considérations juridiques, de fond comme de
procédure, sont à l’origine de ces situations, ce qui autorise à
dire que le taux d’exécution est de l’ordre de 100%. Par ailleurs,
il est rapporté, à l’issue de l’audition, que les bulletins du
casier judiciaire sont établis dans un laps de temps n’excédant pas
une minute et quelque secondes, à partie de n’importe quel tribunal
sur le territoire national que les demandeurs soient nés en Algérie
ou à l’étranger. Ils sont remis aux demandeurs dans un laps de temps
de 10 à 30 minutes au plus, en fonction du nombre de demandes. De
même, les certificats de nationalité sont établis et remis aux
demandeurs en 30 minutes à une heure, tout au plus, auprès de tout
tribunal à travers le territoire national. Sur un autre plan, tous
les procureurs généraux, les présidents de cours, les procureurs de
la République et les présidents de tribunaux consacrent au moins,
une séance hebdomadaire à la réception des citoyens. Au niveau
central, tous les services de la Chancellerie consacrent deux
séances à la réception des citoyens, en plus de la cellule centrale
de réception mise en place au niveau du cabinet du ministre, chargée
exclusivement de la réception et de l’orientation des citoyens. Le
secteur pénitentiaire représente un volet important du programme de
la réforme de la justice, est-il souligné. La mise en œuvre du
programme des réformes s’articule autour de cinq axes essentiels. Il
s’agit de la révision de la législation pénitentiaire, de
l’humanisation des conditions de détention, de l’amélioration de la
couverture sanitaire et de la ration alimentaire et de l’équipement
des établissements pénitentiaires. C’est également dans ce cadre que
81 établissements pénitentiaires devront être réalisés durant la
période 2005-2009, dans le cadre des programmes de la relance
économique et de développement des Hauts Plateaux et du grand sud.
Ces réalisations viennent remplacer les établissements vétustes,
mais aussi contribuer à éradiquer le phénomène du surpeuplement
Redouane A.
Haut
IAACA
Un institut
indépendant sur la corruption
Tayeb Belaïz a
proposé mercredi à Pékin la création d’un institut indépendant
chargé d’enquêter sur les affaires liées à la corruption. Dans une
déclaration, en marge de la première Conférence annuelle de
l’Association internationale des autorités anti-corruption (IAACA),
M. Belaïz a appelé à la création d’un institut qui se chargera
d’enquêter sur la corruption mais aussi à mobiliser les médias pour
intensifier la lutte contre ce phénomène. Sur un autre plan, M.
Belaïz a appelé à multiplier les échanges en matière d’expériences
judiciaires entre les pays, en particulier dans la lutte contre le
crime organisé. A propos de la coopération entre l’Algérie et la
Chine, il a rappelé la signature entre les deux pays, d’accords
contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du
terrorisme, et souhaité que «cette coopération puisse être renforcée
substantiellement dans un proche avenir».
R. A.
Haut
La banque a refusé de payer les véhicules de la Sonacome
Comment Khalifa
a tenté de saboter Tahkout
Lors de son
audition en tant que témoin par le tribunal de Chéraga le 27
décembre 2005, il avait déclaré que ces plaintes déposées auprès des
chambres commerciales «n’avaient pas abouti».
Nous apprenons, de
sources proches du dossier Khalifa, que l’entreprise Tahkout a,
récemment, déposé plainte à l’encontre de Abdelmoumene Khalifa, pour
«diffamation» et «escroquerie» et que le procès sera programmé,
incessamment, au niveau de la cour de Blida. Ce serait, disent ces
sources, une «actualisation» de plaintes déjà déposées par cette
entreprise à l’encontre du groupe Khalifa, durant l’année 2002.
Celles-ci ont été déposées auprès des tribunaux de Blida et de
Chéraga, en mai 2002 par Mahieddine Tahkout, gérant de cette
entreprise qui détient le gros des parts de marché dans le transport
universitaire. Lors de son audition en tant que témoin par le
tribunal de Chéraga, le 27 décembre 2005, il avait déclaré que ces
plaintes déposées auprès des chambres commerciales «n’avaient pas
abouti».
Mahieddine Tahkout
a ajouté que, pour cette raison, il a déposé plainte auprès du
procureur général près la cour de Blida et auprès du ministre de la
Justice, en octobre 2002 et qu’il a, également, déposé plainte, pour
«diffamation» et «escroquerie» contre Abdelmoumène Khalifa auprès de
la cour d’Alger, le 26 août 2002. Le gérant de l’entreprise Tahkout
a indiqué qu’il avait déposé une autre plainte auprès du doyen des
juges prés le tribunal de Sidi M’hamed, en date du 22 juin 2002, à
l’encontre de Abdelmoumène Khalifa pour «escroquerie» et «abus de
confiance» et que ces plaintes sont restées également «sans suite».
Des responsables de l’entreprise publique Sonacome devront être
seront entendus en tant que témoins dans un éventuel procès de
Tahkout contre Khalifa, estiment des sources judiciaires.
L’entreprise
Tahkout était, lors des faits, domiciliée à l’agence Khalifa Bank de
Blida. Ses comptes dans cette agence bancaire avaient été étudiés
par la Gendarmerie nationale et l’inspection générale des finances (IGF),
ajoute-t-il. Relatant les relations commerciales ayant existé entre
cette entreprise et Khalifa Bank, M. Tahkout a informé la justice
que son entreprise avait demandé un crédit bancaire auprès de
Khalifa Bank, en présentant, comme garantie de remboursement, des
traites et des contrats signés avec les résidences universitaires.
Mahieddine Tahkout accuse Khalifa Bank d’avoir voulu «saboter»
l’entreprise qu’il dirige, et reproche à Khalifa Bank de ne pas
avoir payé les créances de la Sonacome qui lui fournissait des
dizaines de véhicules. Il ajoute qu’il a dû payer ces créances sur
ses fonds et déposer plainte à l’encontre de Khalifa Bank.
D’après nos
sources, l’entreprise Tahkout ne serait pas seule dans ce cas et
d’autres plaintes déposées contre le groupe bien avant l’instruction
de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank, ont été
réactualisées. La prise en charge éventuelle de ces plaintes, à la
lumière des «changements» connus depuis l’année 2002 dans l’affaire
Khalifa, ne manquerait pas de provoquer des «rebondissements», liés,
parfois, à l’inaction en ce qui concerne ces plaintes. Pourquoi la
justice n’avait-elle pas été actionnée lors du dépôt de ces
plaintes ? Pourquoi Khalifa Abdelmoumène avait voulu «torpiller» ses
contrats conclus avec l’entreprise Tahkout ? La relation entre le
groupe Khalifa Abdelmoumène et l’entreprise Tahkout était-elle
seulement commerciale ? Autant de questions, et d’autres, qui
pourraient connaître des réponses lors du procès tant attendu.
M. Abi
Haut
Attribution du préfixe 099
L’ARPT se remet
en cause
L’attribution du
préfixe 09 continue de susciter de moult réactions. En effet,
l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT)
vient de publier un communiqué à travers lequel elle tente
d’expliquer l’attribution des numéros aux opérateurs de téléphonie
mobile. Elle donne de plus amples détails sur à la confusion faisant
état de l’attribution du préfixe 09 à l’opérateur national Mobilis.
En effet, l’ARPT précise, dans son communiqué, que l’attribution des
numéros se fait selon «des normes prescrites dans plan national de
numérotation». Ce plan a pour objet d’organiser et de rationaliser
l’attribution des numéros aux différents opérateurs. Le
développement de la densité mobile nationale, qui a fait que le
nombre des abonnés a atteint les 19 millions d’abonnés, a créé une
véritable crise de rareté dans les numéros disponibles. Cette
situation a contraint l’ARPT à attribuer des numéros «avec
parcimonie» aux différents opérateurs en décidant de partager la
seule planche des numéros encore disponibles commençant par le
préfixe 09. L’ARPT rassure qu’elle «n’a jamais attribué à aucun des
opérateurs en particulier». Cependant, ce qui reste comme zone
d’ombre, c’est bien le non respect du caractère sérié des préfixes,
lesquels sont sensés permettre d’identifier d’emblée l’opérateur.
Dans le cas qui nous préoccupe, il n’y a pas d’explication au fait
d’avoir attribué le 099 à Mobilis, qui est reconnue par le 06..,
cependant que Djezzy, qui s’en est plaint, occupe déjà la série.
D’autant que cet opérateur, selon des sources crédibles, avait
demandé auparavant de lui attribuer les numéros appartenant au
préfixe 099. Le refus de lui accorder ce préfixe a été justifié par
la fait que ce préfixe avait déjà été attribué à Mobilis ( ?). Les
spécialistes du domaine de la téléphonie mobile estiment que la
distribution des préfixes doit obéir à une certaine logique et elle
doit surtout traduire l’identité de son opérateur. Suivant cette
logique, après que Orascom Télécom Algérie avait épuisé les numéros
du préfixe 079 et passé au préfixe 090, les numéros du préfixe 099
doivent lui être attribuer.
A la lecture du
communiqué, il apparaît pourtant que l’ARPT a fait, mais très
implicitement, remet en cause son plan de numérotation, mais ne
donne pas réparation à l’opérateur qu s’estime lésé. En effet, pour
faire face à ce problème qui «risque de pénaliser le fonctionnement
des trois opérateurs», l’ARPT a décidé d’élaborer «un nouveau plan
de numérotation qui sera mis en vigueur à partir du premier
trimestre de l’année prochaine». Ce nouveau plan sera élaboré, cite
le communiqué, en collaboration avec les trois opérateurs.
N. B.
Haut
Distribution de courrier et services postaux
La fin de
l’anarchie
De nouvelles
dispositions, concernant la distribution du courrier viennent
d’être prises par l’autorité de régulation de la poste et des
télécommunications. Rendues publiques par voix de presse ces
dernières stipulent que ne peuvent distribuer le courrier que seuls
les opérateurs qui obéissent aux dispositions et réglementations
fixées par l’autorité de régulation. Ces dernières sont régies par
plusieurs articles de la loi 2000-03 du 5 août 2000 et du décret
exécutif n° 04-397 du 6 décembre 2004. Lesdits articles fixent en
premier lieu sous le régime de l’exclusivité. L’établissement,
l’exploitation et la fourniture de services de la poste aux lettres
n’excédant pas le poids des lettres fixé par voie réglementaire,
les timbres poste et toutes autres marques d’affranchissement ainsi
que les mandats postaux et le service des chèques postaux. Revenant
aux poids du courrier, il est réglementé par le décret exécutif de
sorte qu’il n’excède pas les 350g à partir de janvier 2005, les 250g
à partir de janvier 2006 et 50g à partir de janvier 2008. Les
nouvelles mesures de régulation de la distribution du courrier
accorde le régime de l’exclusivité à l’opérateur historique, Algérie
poste, ce qui l’autorise à exploiter sous ledit régime, la
distribution du courrier du régime intérieur sous toutes ses formes.
Par ailleurs, la réglementation du service de distribution du
courrier a aussi touché les opérateurs privés. Ainsi l’autorité de
régulation a retiré en date du 18 juillet 2006, le certificat
d’enregistrement délivré à la société RYM Sahara. Il est aussi
question de mise en demeure pour cessation immédiate de toute
distribution du courrier à l’intention de la société Servitec,
laquelle «opère sans être pour autant déclaré auprès de l’ARPT».
D’autres opérateurs ont été touchés par le retrait du certificat
pour motif «d’absence totale d’activité». Il s’agit, selon l’avis de
l’ARPT, de Dellys Express service, Momexa (mondial Méditerranée
Express Algérie), l’Expert service et l’Eurl Djallal. Des sanctions
allant de l’emprisonnement de 3 à 6 mois à des amendes de l’ordre de
50 000 à 100 000
DA seront appliquées à l’encontre de toute infraction au droit
d’usage exécutif. Ainsi et hormis les opérateurs agréés et reconnus
par l’ARPT et qui sont détenteurs d’autorisations légalement
enregistrées et où de simples déclarations, le nouvel ordre établi
par l’autorité de régulation prévoit «que tout opérateur désirant
exploiter un service relevant du régime de simple déclaration doit
passer par cette dernière».
Habiba Ghrib
Haut
Mali
A qui profite
l’accrochage avec le GSPC ?
Les rebelles de
l’alliance malienne démocratique pour le changement du 23 mai
viennent de bénéficier du soutien et de la solidarité d’autres
communautés maliennes.
Les notables de la
communauté arabe du Mali que certains médias ont présentés comme
étant proches du GSPC, ont diffusé avant-hier un communiqué dans
lequel ils se disent «scandalisés par la rumeur selon laquelle nous
prêtons main forte aux terroristes du GSPC contre nos frères
touaregs. Nous sommes tout aussi endeuillés dans notre chair par
cette agression barbare que vient de subir l’Alliance démocratique
pour le changement». Les notables arabes réitèrent par la même
occasion leur «solidarité sans faille avec nos frères touaregs de
sang, de géographie et de patrie. Votre deuil et votre chagrin sont
les notres. Que les familles de disparus trouvent ici notre entière
compassion suite à ce drame», écrivent-ils dans le même communiqué,
diffusé après la série d’accrochages des rebelles de l’Alliance
démocratique pour le changement avec les éléments du GSPC. L’on se
demande si d’autres parties autres que le GSPC ne tirent pas profit
de ces attaques. Car il est important de souligner justement que les
accrochages avec les terroristes interviennent peu de temps après la
médiation algérienne dans la crise au Nord-Mali et qu’aux dernières
informations, le processus de normalisation progressive devait
aboutir, dès aujourd’hui, à un processus de désarmement consentant
des rebelles du nord du Mali.
Fatima Arab
Haut
Meeting du FFS en hommage à Rabah Aïssat
«Rien ne
brisera notre détermination»
La douleur qu’a
suscitée sa mort, demeure trop forte deux semaines après l’acte
irréparable.
Le meeting
populaire à l’initiative de la fédération du Front des forces
socialistes (FFS) de Tizi Ouzou pour rendre hommage et exiger la
vérité sur l’assassinat du P/APW, Rabah Aïssat, a drainé encore une
fois une foule impressionnante surtout que la douleur qu’a suscitée
sa mort, demeure trop forte deux semaines après l’acte irréparable.
L’événement a eu lieu sans la salle de sports d’Aïn Zaouia, patelin
du défunt, jeudi dernier 26 octobre. Dès la matinée, l’entrée du
stade communal qui jouxte le lieu du meeting a fait l’objet d’une
exposition de banderoles relatant des slogans significatifs,
notamment «De la dissolution à la dislocation, quel sort pour l’élu
de la population ?», ou «Non à l’autoamnistie, non à l’impunité»,
des coupures de presse ayant rapporté l’assassinat, des messages de
condamnation émanant de plusieurs associations nationales,
régionales et locales, de photos de l’absent. Ainsi, l’ombre de ce
dernier a plané sur les lieux où les militants, des membres de la
direction nationale du parti, des membres de l’APW et autres
anonymes ont tenu à réussir cette mobilisation. Avant les prises de
parole, les élus du parti d’Aït Ahmed à l’APW de Tizi Ouzou ont été
priés de monter sur scène afin de se présenter devant l’assistance.
Une minute de silence a été aussi observée à la mémoire du militant
disparu et à celle des martyrs de la démocratie. «Cette rencontre
est organisée pour rendre hommage à Rabah Aïssat. Cet assassinat
politique a ciblé un symbole, un repère. On a tué un homme simple,
un éducateur, un militant, un élu», soutient d’emblée,
M. Ben Belkacem,
membre de la fédération de Tizi Ouzou avant d’ajouter : «A travers
lui, les criminels se sont attaqués à la Kabylie». Le président du
comité du village d’Aïn Zaouia a, quant à lui, rappelé l’enfance, le
cursus scolaire de feu Aïssat jusqu’à son adhésion au FFS. «On
ignore les raisons de son assassinat, lui, qui ne savait pas dire
non quand on sollicite son aide», a-t-il dit. La parole est donnée
par la suite à Rabah Brahimi, président de la section locale du FFS,
qui s’interroge : «Que cherchent ces gens ? Ils nous ont attaqués au
cœur. Cet assassinat est un message destiné non seulement aux
militants du FFS mais à toute la population. Nous demeurons
mobilisés. Ils nous ont provoqués à maintes reprises mais nous
refusons d’aller sur ce terrain qu’ils maîtrisent parfaitement.
Soyons vigilants». C’est au tour du porte-parole du parti, Karim
Tabou, en disant avec des mots forts : «Rien ne pourra venir à bout
de notre détermination. Les auteurs ont voulu mettre à genoux la
région. Celle-ci fait l’objet d’une stratégie de dislocation. On
veut faire payer à la Kabylie son engagement pour la liberté et la
démocratie». L’orateur a évoqué les valeurs pour lesquelles son
parti se bat sans pour autant ménager les dignitaires du régime qui
«veulent dépouiller la Kabylie de tous les repères politiques».
L’assistance répond par des cris «Assa azeka, FFS yella yella». Il
termine son intervention par déclamer un poème de Mohia. S’agissant
enfin du premier secrétaire national, Ali Laskri, il considère que
le militant assassiné est un digne héritier de ceux qui sont tombés
pendant la révolution.
Il n’a pas hésité
également à tirer à boulets rouges sur certains groupes au sein de
son parti en leur reprochant de vouloir jouer le jeu du pouvoir. Il
a rappelé en outre que ses troupes sont derrière l’historique Hocine
Aït Ahmed qui n’a toujours pas fait de déclaration au sujet de
l’assassinat de Rabah Aïssat. En effet, ce meeting populaire a été
une opportunité pour le FFS d’essayer de ratisser les liens défaits
suite à la crise qui a secoué le parti ces derniers temps. L’orateur
finit son intervention par informer les présents qu’une marche est
prévue le 9 novembre prochain à Tizi Ouzou. Sur ce, il invite son
auditoire à marcher en silence du lieu du meeting jusqu’au lieu du
crime.
A. Mazouni
Haut
A l’ère du grand village planétaire
Ramadan et
l’Aïd en rangs dispersés
Maintenant que le
ramadan et l’Aïd Esseghir sont passés dans le domaine du souvenir,
il serait intéressant de revenir sur les péripéties, malheureuses,
qui ont entaché ces deux anniversaires religieux, aussi bien dans
les pays musulmans, qu’en Algérie en particulier.
Dès le départ, et
pour ce qui concerne la date marquant le début de ramadan, les pays
dont les dignitaires religieux, autant que les dirigeants
politiques, ne manquent, jamais, de se revendiquer de la Grande Ouma
de l’Islam, ne sont pas arrivés, une fois encore, à se mettre
d’accord sur le moment exact à partir duquel devait débuter ce mois
important du calendrier hégirien. Leurs peuples ont fêté ces deux
périodes importantes de la tradition musulmane en rangs dispersés.
Certains pays, suivis en cela par leurs ressortissants à l’étranger,
ont commencé à observer le mois sacré à partir du 23 septem-
bre alors que
d’autres, dont l’Algérie, n’ont commencé à le faire que le
lendemain. Bien évidemment, chacun estimait, ce faisant, être dans
le vrai. En réalité, l’observation de la tradition de cette période
religieuse majeure, à des moments différents consacrait, sans le
dire, l’usage de deux calendriers distincts, dont ramadan est un des
mois particuliers. Au moment où, par suite de l’extraordinaire
développement des télécommunications, la terre est devenue une sorte
d’immense village planétaire, le simple bon sens aurait voulu que le
ramadan soit
observé par tous
les musulmans au même moment. Curieusement, ce ne fut pas le
cas.
En Algérie, les
théologiens tiennent, souvent, à rappeler dans leurs prêches, que le
Coran accorde une place prépondérante à la science. Ils ont,
cependant, préféré s’en remettre à l’observation, de visu, du
croissant lunaire pour déterminer le début de ramadan au lieu de
demander l’avis du Centre de recherche en astronomie, astrophysique
et en géophysique), (CRAAG), installé à Bouzaréah.
Ce décalage des
dates marquant le début de cet anniversaire n’a pas été sans
conséquences. La communauté ibadite algérienne a, ainsi, préféré
s’aligner sur les pays qui avaient commencé à jeûner le 23 septembre
célébrant, par la suite, l’Aïd une journée avant le reste de ses
concitoyens. Les ressortissants algériens installés en Europe qui
avaient, de leur côté, observé le début de ramadan en même temps que
leurs compatriotes en Algérie, ont cessé de jeûner une journée
avant. Grande a dû être leur surprise lorsqu’ils ont téléphoné à
leurs proches pour leur adresser leurs vœux, d’apprendre que ces
derniers continuaient, pour un jour encore, à observer le jeûne.
D’autre part, et par suite du cafouillage observé quant au terme du
mois de ramadan, beaucoup d’Algériens ont cru, à tort, que la
journée du lundi marquait celle du début de l’Aïd. Beaucoup de
commerçants avaient tenu leurs rideaux fermés. Pour les mêmes
raisons, les marchés de gros des fruits et légumes avaient, de leur
côté, cessé leurs activités. En se présentant sur les marchés de
détail pour s’approvisionner, beaucoup de ménagères, qui n’avaient
pas jugé utile de prendre leurs précautions, ont eu la surprise de
découvrir de nombreux étals vides. Les rares marchands, proposant de
rares produits frais, en profitaient pour les céder à prix fort.
C’est à ce moment que la pomme de terre qui était, jusque-là
proposée à 60 et 70 DA le kilogramme, a grimpé jusqu’à des seuls de
90 et
100 DA pour la
même quantité et que la tomate passait, du jour au lendemain de 25 à
60 DA le kilogramme.
Autre conséquence
de ce désordre et comme profitant du sentiment, ambiant, de laisser
aller, un certain nombre d’enseignants avait pris la liberté de
«faire le pont» et refusé d’assurer leurs cours, le jeudi. Les
élèves qui s’étaient présentés, dans la matinée, devant les
établissements d’enseignement ont été contraints de rebrousser
chemin.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Education nationale
Le Cnapest en
conclave
Dans l’objectif de
débattre de ses perspectives, le syndicat du Conseil national
autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest)
tiendra, cette semaine, la réunion de son bureau national, à Alger.
Réunion qui interviendra à la veille des examens du premier
trimestre de l’année scolaire 2006/2007. Le Cnapest aura à examiner,
indique-t-on, la décision prise ces derniers temps, par l’inspection
académique ouest d’Alger relative au transfert de quelques
enseignants et administrateurs du lycée Saïd Hamdine vers d’autres
établissements scolaires. Décision qualifiée, rappelons-le,
d’«arbitraire» et «non responsable» par bon nombre de syndicats
autonomes activant dans le secteur de l’éducation nationale, pour ne
citer que ceux du Cnapest et du Conseil des lycées d’Alger (CLA). A
signaler au passage que le personnel concerné par cette mesure de
transfert a décidé d’ester en justice l’inspection académique
précitée. De plus, l’organisation syndicale du Cnapest qui demeure
non reconnue par l’administration publique aura à étudier, lors de
sa prochaine réunion, le cas de ses six membres du bureau national
poursuivis en justice depuis avril 2005, suite à une plainte déposée
à leur encontre par le ministère de l’Education nationale. Il
convient de rappeler dans cette optique que le chargé à la
communication de ce syndicat, Lamdani Ali, comparaîtra le 16
novembre prochain, devant la chambre administrative du tribunal
Abane Ramdane d’Alger. Dans un autre registre, le bureau national de
l’organisation des professeurs de l’enseignement secondaire et
technique étudiera, ajoute-on, la conjoncture actuelle de
l’enseignant secondaire et notamment la plateforme de revendications
socioprofessionnelles brandies par le syndicat. Plateforme qui
renferme quatre principales doléances, à savoir l’augmentation des
salaires des enseignants, le départ à la retraite après 25 ans de
service, la révision du statut particulier de l’enseignant
secondaire et la délivrance du récépissé d’enregistrement du
syndicat.
M. K.
Haut
Sénatoriales fixées pour le 12 décembre
La course aux
72 sièges a commencé
Le renouvellement
partiel des membres du sénat interviendra à la mi-décembre
prochaine.
En effet le
collège des électeurs est convié à l’examen le 12 décembre,
apprend-on de sources sures. Ce renouvellement constitue pour la
majorité des partis en lice un semblant de répétition avant les
générales de juin et octobre prochains où les formations politiques
doivent peser de tous leurs poids pour «négocier» la majorité aux
assemblées élues détenue jusque-là par le FLN, secondé
arithmétiquement par le MRN suivi, selon la langue des chiffres, par
le MSP, le RND, le PT et plus loin le FNA. Le FFS et le RCD ne sont
concernés, à en croire la même logique, que par la Kabylie qu’ils
disputeront avec les partis de l’alliance présidentielle autour de
quatre sièges seulement. Le renouvellement touche 48 sièges sur les
96 réservés au premier collège. Le PT de Louisa Hanoune se considère
de fait non concerné puisque les «travaillistes» n’ont, pour rappel,
pas postulé aux communales de 2002, se contentant, pour des raisons
propres au parti, des représentations au niveau des APW. L’ordre à
la deuxième chambre du Parlement respecte jusqu’alors celui de la
basse chambre à la seule différence que le FNA et El Islah ne sont
pas représentés. Le mauvais locataire de ces joutes primordiales est
le MRN qui risque d’être écarté de la course si le congrès, prévu en
décembre prochain, ne vient trancher la légitimité disputée entre
l’aile Djaballah et les redresseurs qui a scindé le parti en deux
tendances hostiles avant la date fixée pour les sénatoriales.
Si la course au
Sénat bat son plein au niveau des formations huppées comme le FLN,
le RND, le MRN, le MSP, le FFS et le RCD qui ont bel et bien entamé
leur jeu de coulisses, d’alliances et contre-alliances, c’est le
tiers présidentiel qui suscite, par ailleurs, toutes les
convoitises.
El Mouradia ne
cesse de recevoir d’innombrables signaux de la part de notables des
collectivités locales et autres VIP connus ça et là courtisant le
cercle présidentiel ou directement le premier magistrat afin de
décrocher le prestigieux siège de «sénateur». Ainsi, d’anciens
ministres, commis de l’Etat et d’anciens ambassadeurs s’agitent ces
derniers temps pour se faire inviter ou pour obtenir le «quitus» de
l’éligibilité auprès du chef de l’Etat détenteur du dernier mot pour
désigner le personnel de son tiers, conformément à la Constitution
de 1996 qui lui confère cette faculté de nommer ou remercier les
sénateurs censés le représenter au niveau de la haute chambre
parlementaire. Vingt-quatre sénateurs devront donc quitter le palais
du boulevard Zighout Youcef avant la fin de l’année 2006 pour se
voir remplacés par d’autres avant de subir à leur tour, de nouveau,
l’examen du crible en 2009. A noter que le Sénat compte 144 sièges
dont le tiers est désigné par le président de la République qui en
choisit ses représentants à ce groupe qui en compte 48. Le FLN
détient la palme avec une soixantaine de sièges, suivi, selon
l’ordre d’importance, par le RND, le MSP, le FFS et le RCD.
Salah Bey
Haut
Frontière algéro-marocaine
Opération
coup-de-poing de la gendarmerie
La dernière
semaine du mois de ramadan n’a pas été de tout repos pour les
services de sécurité, dans la daïra de Maghnia, à la frontière
algéro-marocaine. Les éléments de la compagnie de la Gendarmerie
nationale de Maghnia ont, durant la semaine précédant les fêtes de
l’Aïd, réussi à démanteler plusieurs filières spécialisées dans le
trafic en tous genres. Une opération menée sous la houlette du
commandant de Compagnie, Derkaoui Tewfik, lequel, appuyé par les
éléments du groupement d’intervention et de reserve n° 18 de
Tlemcen, sous les ordres du lieutenant Souanef Mourad, a mobilisé
pas moins de 65 gendarmes et le concours du chien renifleur «Life».
Cette opération s’est soldée par plusieurs arrestations. Au cours de
la nuit du 18 au 19.10.2006 , lors d’un barrage stationnaire dressé
au niveau de la «Station 05» , les gendarmes ont procédé à
l’interception d’un véhicule de marque Peugeot 505 qui se dirigeait
en direction de la frontière avec à son bord deux passeurs
répondant aux initiales de M. R. et D. K. , âgés respectivement de
27 et 28 ans, demeurant à Ouled/Bensaber (Maghnia) et un immigré
clandestin de nationalité hindoue, le dénommé Dave Sing, âgé de 19
ans originaire du Cachemire. Une autre intervention de ces mêmes
éléments a permis la mise hors d’état de nuire d’une bande de
malfaiteurs circulant à bord d’un véhicule de marque J.5 fourgon et
spécialisée dans les agressions. Cette opération menée par les
gendarmes s’est soldée par l’arrestation du dénommé Z. B., et G. A./Nor,
âgés respectivement de 25 et 22 ans. Ces mêmes éléments ont procédé
durant cette dernière semaine de ramadan au démantélement de deux
filières spécialisées dans le trafic transfrontalier en direction du
Maroc de produits pharmaceutiques et la contrefaçon de faux billets
de banque et qui s’est soldée respectivement par l’arrestation de 04
individus et la saisie de 6 200 flacons d’anesthésiant, un
demi-millier d’unités de fil chirurgical pour la première filière et
de 03 arrestations et la saisie d’une somme de 40 millions de
centimes en fausses coupures de 1000 DA et les sommes de 5 000
euros et 2 000 dirhams également en faux billets ainsi qu’un
important materiel informatique destiné à la contrefaçon. Le
Groupement de gendarmerie de Tlemcen a également fait état de
l’arraisonnement de deux zodiacs qui s’apprêtaient à prendre la mer
dans la nuit du 24 au 25.10.2006 aux environs de 1 heure du matin au
niveau d’une plage des Béni-Khalled située dans la commune de
Honaine dans la wilaya de Tlemcen. Les éléments de la gendarmerie
chargés de l’affaire ont procédé à l’arrestation de 14 individus
dont un passeur et la saisie de 04 véhicules destinés à convoyer les
candidats à l’immigration clandestine en direction du lieu
d’embarcation. Le renforcement des mesures de sécurité décidées
durant le mois de ramadan ont concerné la daïra de Maghnia
également. Durant la seule dernière semaine de ce mois de ramadan,
la brigade de police judiciaire a, pour sa part, traité pas moins de
87 affaires qui se sont soldées par l’arrestation de 93 individus,
dont 77 ont été placées sous mandat de dépôt et 16 citations à
comparaître pour divers délits dont l’usage et détention de
stupéfiants (16 affaires traitées, 16 mandats de dépôt) ; port
d’arme prohibée (19 arrestations, 17 mandats de dépôt, 02
citations à comparaître); coups et blessures volontaires (17
affaires traitées, 19 mandats de dépôt, 09 citations à comparaître);
usage et détention de psychotropes (09 mandats de dépôt, 02
citations à comparaître); dégradation de biens d’autrui
(02 affaires
traitées, 01 mandat de dépôt, 01 citation à comparaître); vols (22
affaires traitées dont 17 résolues qui se sont soldées par 15
mandats de dépôt, 02 citations à comparaître); vol avec effraction
(01 affaire traitée, 03 mandats de dépôt). En ce qui concerne le
faux traitement de 02 affaires qui se sont soldées par deux mandats
de dépôt pour la première et à l’arrestation et à la mise sous
mandat de dépôt de cinq individus originaires de Maghnia, Oran,
Saïda dont l’âge varie entre 24 et 35 ans, et la saisie de la somme
de 32 000 DA en fausses coupures de 1 000 DA. (Un sixième accusé
est actuellement en fuite). Ces chiffres sont très significatifs,
selon une source locale.
M. Abi
Haut
Rejet des comptes sociaux et installation d’audit
Parfum de
scandale à Eriad-Sétif
Le conseil
d’administration de l’EPE Eriad Sétif/Spa a décidé de rejeter les
comptes sociaux arrêtés au 31 décembre 2005 et de procéder à
l’installation d’un audit externe sur les actes de gestion dans son
groupe, selon un extrait de l’AGO publié jeudi. Les motifs de ce
rejet n’ont pas été précisés, de même que les anomalies ayant poussé
le commissaire aux comptes à refuser de certifier le bilan du
groupe. On ne sait pas, par exemple, si un lien peut être établi
avec l’opération de rachat des actions de la société, dont le délai
de clôture a été reporté plusieurs fois. Selon l’avis de presse,
lors de l’examen des comptes sociaux de l’exercice 2005 et après
avoir entendu les explications fournies verbalement, il ressort que
l’Eriad Sétif a réalisé un chiffre d’affaires de près de 12
milliards de dinars et un résultat déficitaire pour plus de
un milliard de
dinars. Dans la foulée, les comptes, après leur consolidation, sont
considérés également comme non réguliers et non sincères. Il ne
saurait en être autrement quand, des premiers comptes à ceux
consolidés, les écritures du groupe se retrouvent avec un écart de
trois milliards de
dinars sur le chiffre d’affaires et de près de 110 millions de
dinars s’agissant du déficit.
Plus pudiquement,
les autres résolutions du conseil d’administration ont trait à la
qualification des actes de gestion, à la reddition des comptes
sociaux 2006, à la reconfiguration du conseil d’administration, à
l’assainissement comptable des comptes dettes et créances et à la
discussion sur les contrats des cadres dirigeants. De même, il a été
décidé de rationaliser les dépenses publiques et les missions à
l’étranger et aussi d’introduire un contrôle interne et un audit
général du groupe. Sur quoi tout cela va-t-il déboucher ?
Kahina B.
Haut
Climat des affaires
Le FCE encore
plus pessimiste
Ses données
proviennent de l'enquête mensuelle du Forum des chefs d'entreprise,
conçu selon les normes internationales.
Les chefs
d’entreprise relèvent «une détérioration du climat des affaires»
avec un indice qui, d’une part, baisse pour le 2e mois consécutif et
d’autre part, rejoint la zone négative qu’il a quittée durant la
période d’optimisme d’avril à juin 2006. A l’image de l’UE, le
climat des affaires continue à s’améliorer globalement, sa valeur
passe de 2 en juin à 3 en juillet 2006 et ce, même si l’indice de
confiance est toujours dans la zone négative, notamment pour la
France. Ses données proviennent de l’enquête mensuelle du Forum des
chefs d’entreprise, conçu selon les normes internationales. Selon
une enquête réalisée en mois de juillet dernier, fournissant ainsi
des éléments objectifs sur la conjoncture nationale dans le domaine
industriel, les chefs d’entreprise affichent plutôt «une attitude
pessimiste» en matière de dynamique de la production qui semble être
dictée par la relative stagnation des niveaux des commandes depuis
le mois de mai passé et ce, en dépit de l’amélioration des ventes
(baisse des stocks) observée durant tout le 1er semestre 2006. En
effet, l’indicateur relatif aux perspectives de production pour les
trois prochains mois passe de 39 points en avril à 13 en juillet de
la même année. Dans l’ensemble des contraintes qui entravent leurs
activités, les chefs d’entreprise déclarent devoir faire face
surtout à celles d’ordre financier qui représentent globalement 62%
des réponses. En effet, le recouvrement de leurs créances et l’accès
au crédit sont les difficultés les plus citées avec respectivement
19% et 16% des réponses. Ils mettent aussi en avant l’importance des
charges de remboursement de leurs emprunts et d’exploitation avec
respectivement 14% et 13% des réponses. Les ruptures dans la
distribution de l’énergie et les problèmes d’approvisionnement en
matières premières et en emballages occupent la 3e et la 4e
positions avec 14 et 13% des réponses.
Les derniers
résultats, par ailleurs, de l’indice de la production industrielle
du secteur public national publiés récemment par l’Office national
des statistiques (ONS) font ressortir pour le début de l’année 2006
(1er trimestre) une baisse de la production de 1,2 % par rapport à
celui de l’année 2005 et ce, après l’embellie de l’année 2004 où
l’on a enregistré une hausse de 0,4% par rapport à l’année 2003 et
celle de 2005 avec une hausse de la production encore plus
importante, estimée à 1,6% par rapport à l’année 2004. Cette
contre-performance de la production industrielle globale résulte de
la forte baisse de la production des industries manufacturières
durant le 1er trimestre 2006 comparativement au trimestre
correspondant de l’année 2005. La production dans les secteurs
d’activité industrielle, relevant tous des industries
manufacturières du 1er trimestre 2006, ont fortement diminué à
l’exception du secteur (bois, liège, papier, imprimerie) dont la
baisse de production est comparativement moins importante (-2,6%).
Quant à la production réalisée par les unités du secteur public
national durant le 1er trimestre 2006 a baissé de
25 % par rapport
au trimestre correspondant de l’année 2005. Alors qu’en 1995, le
secteur public national contribuait pour 75% de la valeur ajoutée,
en 2004 sa part est estimée à 17%. Les industries agroalimentaires
ont baissé depuis 1999, la production de 2004 est de 15,6 %
inférieure à celle de 2003. La production de semoule de blé dur est
de 2 862 000 qx et celle de la farine de blé tendre de 4 138 000 qx,
soit respectivement 79% et 61% de moins par rapport à la production
de 1995. La production des cigarettes par rapport à 1995, la
production du tabac à priser (6 976 tonnes) et celle des allumettes
(235,5 millions de boîtes) sont en baisse respectivement de 11% et
64%. S’agissant de l’industrie textile, de la bonneterie et de la
confection, les unités du secteur public n’utilisent que 28% des
capacités de production contre 50% en 1995 ; elles ne contribuent de
ce fait que pour 24% de la valeur ajoutée globale (tous secteurs
juridiques confondus). En dépit du fait qu’avec 54% de la valeur
ajoutée globale contre 75% en 1995, le secteur public national
occupe la meilleure situation comparativement à d’autres secteurs
des industries manufacturées examinés plus haut. Si la production a
légèrement baissé pour le mobilier des collectivités et pour les
bureaux en bois, tous les autres articles d’ameublement, par contre,
ont connu de très fortes baisses de production et même l’abandon,
comme c’est le cas pour les fauteuils, canapés et banquettes.
Kahina B.
Haut
Filaha, Salon international de l’agriculture
Insuffler une
dynamique nouvelle
Du 29 au 31
octobre, le Palais des expositions (Pins maritimes) accueillira
Filaha, le Salon international de l’agriculture auquel plus de
soixante-dix exposants prendront part dont sept pays étrangers.
Vecteur d’échanges et carrefour privilégié d’opportunités d’affaires
pour les potentiels investisseurs et autres professionnels du
secteur, le premier Salon Filaha sera un événement majeur tant au
niveau national qu’international.
Il sera également
une occasion d’informer et de partager les innovations
technologiques, en adéquation avec l’évolution du secteur agricole
de plus en plus orienté vers l’innovation, l’efficacité et la
compétitivité. Cette manifestation, mise sur pied par Expovet, en
collaboration avec la Safex et la Chambre nationale de
l’agriculture, polarisera autour des trois plus importants supports
de développement de l’agriculture végétale, à savoir le Phytosem, un
salon dédié aux derniers produits issus des biotechnologies
respectueuses de l’environnement ; le pôle Medagri qui mettra cette
année à l’honneur l’arboriculture, le maraîchage, la
viti-viniculture, la production des fruits et légumes et la
floriculture ; enfin, le salon Agroexpo qui portera sur le volet de
la manutention, du machinisme, l’irrigation, les ressources
hydriques et l’équipement de serres, notamment. Une opportunité qui
permettra de montrer toutes les facettes du schéma global de la
production agricole nationale et sa valeur, à travers les différents
maillons du secteur agricole.
Côté colloque
scientifique, des conférences seront animées par des professeurs
universitaires et chercheurs autour de la thématique consacrée à la
valorisation de la qualité de production des fruits et légumes en
Algérie, et celle ayant trait aux produits phytosanitaires. D’autres
interventions non moins importantes seront axées sur la question du
cadre réglementaire ayant pour objet les opérations de préparation
des produits fruitiers et maraîchers, leur conditionnement,
conservation, transport, distribution et exportation.
Hacène K.
Haut
Opération de ratissage dans la wilaya de Tipasa
Plusieurs
terroristes éliminés
Durant la dernière
semaine du mois de ramadan, les habitants de la partie ouest de la
wilaya de Tipasa, ont assisté au passage régulier d’importants
convois militaires comprenant un grand nombre de véhicules blindés.
Sans toutefois que la destination de ces derniers, soit connue avec
précision : la seule chose vérifiable est qu’ils se sont tous
dirigés vers l’ouest. Depuis la soirée du premier jour de l’Aïd, les
interrogations soulevées par le passage desdits convois ont commencé
à recevoir des réponses. Des hélicoptères de l’ANP ont, en effet,
procédé au bombardement de plusieurs zones situées sur les hauteurs
boisées et montagneuses, surplombant la localité de Messelmoune et
les villes de Gouraya et de Damous, la première située à quelque 14
km à l’ouest de Cherchell, et les deux autres, à respectivement, 28
et 56 km, toujours à l’ouest, de l’antique Jol-Cesarée. Selon des
sources crédibles, les zones bombardées sont actuellement bouclées
par d’imposantes forces de l’ANP. L’objectif des opérations qui
viennent d’être lancées est, nous a-t-on déclaré, d’éliminer les
groupes de terroristes qui vivent dans ces montagnes et ce, après
que les contacts établis avec eux au cours de l’été dernier, et qui
visaient à leur reddition, eurent échoué. Selon ces mêmes sources,
le groupe qui a été accroché sur les hauteurs de Damous, serait
composé d’une quarantaine de terroristes. Il serait derrière les
actes terroristes qui ont été commis durant l’été dernier dans la
région de Hammam Righa, dans la wilaya d’Aïn Defla. Il semble
également que les accrochages qui ont opposé les forces de l’ANP aux
terroristes se soient déjà soldés par l’élimination d’un nombre
indéterminé de ces derniers. Toutefois, toujours selon nos sources,
des pertes ont été enregistrées dans les rangs des militaires
engagés dans cette opération : une bombe artisanale ayant exposé au
passage de certains d’entre eux. Nous y reviendrons avec plus de
détails lors de nos prochaines éditions.
Mohamed Amine
Haut
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