Alger

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Sellal annonce le programme de restriction

L’eau 8 heures par jour à Alger

Des stations d’épuration pour 2007

Oued El-Harrach pollué par 300 usines

Session ordinaire de l’APW d’Alger

Zaim veut donner l’argent du référendum aux EPIC

 

 28/11/06

 

 Sellal annonce le programme de restriction

L’eau 8 heures par jour à Alger

Invité hier de la Chaîne III, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal a usé de tout son savoir  pour rassurer sur la situation hydrique qui prévaut actuellement.

Mais l’exercice auquel il s’est adonné n’est pas de tout repos. Les pluies ne sont pas là et la sécheresse s’installe. C’est là une réalité qui ne peut être occultée. Et l’on se devait donc d’agir. C’est chose faite. Un programme de restriction est en vigueur. Et si cette mesure ne relève pas de la présence d’une situation gravissime, puisque Sellal l’expliquera par «le principe de précaution» qui anime le ministère, lequel sera-t-il ajouté ne veut «pas s’aventurer» à continuer à gérer cette ressource comme si rien n’était. En fait précisera le ministre, ce programme de restriction retenu obéit au souci de «donner de l’eau à tout le monde le plus longtemps possible». Et si l’on avait parlé dans un premier temps des seuls agriculteurs, Sellal déclarera que le programme concerne tout le monde et surtout la région ouest du pays.

Mais tiendra-t-il à souligner ce «n’est pas un rationnement». C’est «une diminution des plages horaires». Mais il n’en reste pas moins qu’au niveau d’Alger, ces plages sont réduites de moitié. De 16 heures par jour les abonnés seront approvisionnés durant 8 heures. «Il faut gérer l’eau pour arriver à tenir le plus longtemps possible»  affirme le premier responsable du secteur qui se refuse à l’idée que le spec-tre de la sécheresse est là. «On diminue un peu et on verra en février» rassure-t-il. Et de continuer dans la foulée en déclarant que «je ne pense pas que la situation de 2002 va se reproduire. La raison de cette confiance réside, explique-t-il dans le fait que depuis, des efforts ont été déployés et les unités de dessalement sont pour certaines, en voie d’être opérationnelles ou le sont carrément comme celle d’arzew». Et puis indique-t-il «il ne faut pas voir que le taux de remplissage des barrages, il y a beaucoup d’eaux souterraines» .C’est pourquoi il n’y a pas lieu d’avoir des inquiétudes pour le Centre et l’Est puisque les nappes sont à moins de 6 mètres de profondeur.

En fait le souci se présente pour les régions ouest. A Mascara, les eaux souterraines sont à 15 mètres. Pour ce qui est de la wilya de Chlef où la situation serait critique, on a lancé pour y remédier «un programme d’urgence de réalisation de forages». Mais le durcissement du programme est à prévoir si les pluies ne viennent pas en février et mars prochains. C’est pourquoi déclare Sellal,, il faut lutter contre le gaspillage de cette ressource. Car c’est le seul moyen à même d’assurer la disponibilité de l’eau, et ce même, sera-t-il rappelé, si dans le cadre du programme du gouvernement pour le secteur on prévoit la réalisation de nouveaux barrages et la mise en service d’unités de dessalement, celle d’Oran est considérée comme une méga unité qui permettra de dessaler 500 000 m3. L’Algérie est un pays semi-aride. Et on ne peut changer cette donne climatique.       

Nadia Kerraz

 

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Des stations d’épuration pour 2007

Oued El-Harrach pollué par 300 usines

La pollution du oued El-Harrach a été à l’ordre du jour de l’émission «Impact», diffusée hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Les trois invités de cette émission, entre autres le directeur central de l’assainissement du ministère des Ressource en eau, Aït Amara, un responsable au niveau de la direction de l’hydraulique et de l’alimentation en eau potable de la wilaya d’Alger, Smaïl Amirouche ainsi qu’un expert japonais en matière d’assainissement, ont été conviés à intervenir sur cet objet. On notera l’absence de représentants du ministère de l’Aménagement du territoire. Les intervenants ont souligné que les finalités des études qui ont été entreprises sur ce sujet sont  l’aménagement du cours d’eau en question pour mieux réguler les écoulements, notamment au niveau de l’embouchure par laquelle l’oued débouche sur la baie d’Alger, mais surtout la réhabilitation de la station d’épuration d’eaux usées de Baraki. Cette dernière, qui devra prendre en charge le curage et l’épuration des eaux usées, figure parmi les plus grandes stations en Algérie. Elle sera fonctionnelle à croire les deux responsables avant juillet 2007.  Cependant ce genre de stations ne procède qu’a l’élimination des déchets organiques, alors qu’en ce qui concernant les polluants industriels, il est indiqué par la législation que les établissements à caractère industriel sont astreints à s’équiper de matériel servant à traiter leurs déchets avant de les déverser dans les oueds. Le représentant du ministère des Ressources en eau a fait savoir à ce propos que pas moins de 300 unités industrielles déversent leurs déchets dans ce réceptacle d’eaux sans aucune forme de traitement. La papeterie de Bourouba constitue à elle seule un obstacle de taille au processus d’assainissement de l’ oued, a martelé Smaïl Amirouche, puisque à ses yeux, cette unité entrave sérieusement la tâche de la station d’épuration d’eaux usées, tout en rappelant que celle-ci fonctionne à base de bactéries lesquelles ont pour rôle de phagocyter les rejets organiques. Le même intervenant a souligné par ailleurs qu’actuellement on est en train de mener des activités de dragage, au niveau de l’embouchure de cet égout à ciel ouvert afin de favoriser son drainage, tout en prenant soin de constituer une digue de clôture pour y extraire les élémentschimiques les plus dangereux, tel le mercure.

Salah Harirèche

 

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Session ordinaire de l’APW d’Alger

Zaim veut donner l’argent du référendum aux EPIC

Les élus présents, hier, au deuxième jour des travaux de la session ordinaire de l’APW d’Alger n’ont pas manqué, dans leur grande majorité, d’afficher leur désapprobation de la façon dont a été élaboré le budget supplémentaire (BS) pour l’année 2006. En fait, malgré l’approbation de la quasi-totalité des chapitres concernant la répartition de ce budget sur les différents secteurs d’activité, les élus ont tout de même soulevé et dénoncés de graves dysfonctionnements. De prime abord, un intervenant a exigé du P/APW de remettre aux élus les fiches techniques des projets et des budgets alloués aux différentes APC de la capitale avant de les soumettre à l’adoption du conseil. Ce qui est étonnant, a indiqué cet élu, c’est qu’il faisait partie de la commission des finances «mais rien n’empêche, il n’est du tout pas au courant du contenu de ces fiches techniques». A cet effet, l’orateur s’est demandé comment adopter des budgets dont on ignore le montant et la destination. Une remarque de taille qui n’a pas laissé le P/APW indifférent puisqu’il a demandé de remettre ces copies à tous les élus. Un coup de force réussi du moment que de nombreux élus ont menacé de ne pas voter sans avoir ces fiches entre les mains. Mais le chapitre  de la discorde lors de cette deuxième journée des travaux n’est autre que celui de l’équipement. En fait, suite à la non-tenue avant la fin de l’année du référendum pour la révision de la Constitution, les 111 millions de dinars consacrés à sa préparation ont été proposés par

M. Zaim à être versés aux EPIC. Une proposition qui n’est pas passée sans soulever l’ire des élus. En fait, ceux-ci ont souligné que depuis l’approche des festivités d’Alger, capitale de la culture arabe, les différentes EPIC ne cessent d’engloutir les budgets de la wilaya. A ce titre, un élu a proposé de consacrer cette somme pour la réhabilitation des écoles, qui, à l’approche de la saison d’hiver manquent encore du minimum qui est le chauffage. Un autre élu, abondant, à son tour, dans ce sens a exigé de rendre les deux millions de dinars consacrés, en principe, à la formation des élus et déviés pour financer ces festivités. A la journée d’hier, aucun des points figurant dans l’ordre du jour ne sont soumis à l’adoption des élus, et les débats sont appelés à se prolonger encore plus.

Aomar Fekrache       

 

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