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Ce soir, Newbled Vibrations à Ibn Zeydoun

Un métissage de sonorités franco-maghrébines

«Média Store Agha»

L’artiste peintre Dalel Halou expose ses œuvres

 

 28/11/06

 

 Ce soir, Newbled Vibrations à Ibn Zeydoun

Un métissage de sonorités franco-maghrébines

Né de la rencontre entre l’héritage musical traditionnel du Maghreb et les musiques urbaines occidentales, le groupe New Bled Vibrations, composé de quatre musiciens, présentera son répertoire ce soir à la salle Ibn Zeydoun.

Nourri aux sources des sonorités traditionnelles et pétri dans le moule de la musique contemporaine, le collectif de DJ, fondé en 1998 par DJ Awal, trempera ce soir le public dans un univers, issu des brassages culturels en «vogue» et de l’héritage musical légué par les premières générations d’immigrés. Ces musiciens, passionnés par les musiques du monde, emprunteront des sonorités constituées d’un produit métissé autour de la worldbeat, l’électr’oriental et l’électroworld. New Bled Vibrations est représenté ici par deux de ses talentueux DJ’s, Hicham et Awal. Habitués des scènes électroniques, rap, fusion… ils rappent et improvisent en arabe et en français et n’hésitent pas à appuyer le mix par des percussions traditionnelles : bendir, karkabous

D’origine marocaine, Hicham est à la fois musicien (avec Hasna El Becharia, Digital Bled, Mad Sheer Khan…), rappeur, toasteur mais aussi comédien. Membre du collectif New Bled depuis 2000, il  travaille aux côtés de DJ Ali et Dj Awal qu’il accompagne sur scène. Il toaste, rappe et improvise en arabe et en français, il accompagne également le mix des DJ’s aux percussions (Bendir, Karkabous…).

Quant à  Dj Awal, le fondateur du groupe, il a réussi le mixage d’une compilation ‘NewBled Electro Vibrations’ sortie chez Virgin, sur laquelle on retrouve quelques-unes de ses compositions avec une vision nouvelle dans le dancefloor oriental. DJ Ali, c’est le spécialiste de l’Oriental groove, développant un son alliant les sonorités du Maghreb aux musiques urbaines, et notamment le rap, le funk, et le Rn’B. Aujourd’hui il exporte son style un peu partout en Franc et en Europe, sur scène. Un inédit de DJ Ali est présent sur l’album Paris Barbès Tour.

Enfin, le quatrième des «agitateurs» est un Parisien exilé à Marseille depuis plus d’une dizaine d’années.

Il s’agit de Big Buddha, alias Squaaly. Adepte de la «Cosmopop», Big Buddha découvre le monde et ses musiques comme d’autres pratiquent le sport. Devenu depuis, expert dans l’art de croiser et d’imbriquer les beats du monde.

Il crée sa propre géographie musicale et continue son trekking aux platines sur les sommets des musiques du monde.

R. C.

 

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«Média Store Agha»

L’artiste peintre Dalel Halou expose ses œuvres

Inspirée du patrimoine national dans toutes ses dimensions et ses richesses, l’artiste Dalel Halou présente lors de cette exposition une collection d’objets allant des poupées targuies aux tapis berbères en passant par la décoration de coquillages et autres toiles. Les dix tableaux en technique d’acrylique sur toile exposés, déclinent des couleurs chaudes et vivantes, parsemées de signes d’origines berbère et africaine, une grande fierté de l’identité de l’artiste décoratrice. L’artiste laisse libre court à son expression sur des supports à partir desquels elle met en évidence le legs ancestral. «Main de Fatma», «Double bonheur», «Sérénité» et «Fertilité» sont quelques-unes des toiles, dont le facteur commun est la main ornée de symboles berbères et d’écriture tifinagh, avec cependant des interprétations différentes, selon l’artiste Halou, qui expliquera que ces toiles sont réalisées «en signe de reconnaissance envers les personnes qui font des merveilles, grâce à leur mains». Outre les toiles, l’artiste Dalel Halou confectionne des poupées targuies et des tapis berbères, ainsi que d’autres conceptions pour la décoration, à partir d’objets personnels, de même que des objets appartenant à la nature, comme les graines de pommes, les graines de blé, les feuilles mortes, les branches de bambou, les coquillages et les moules. Interrogée sur ses sources d’inspiration, l’artiste Halou a indiqué qu’elle puise son art dans «la diversité de la culture algérienne, les couleurs du Sud, les couleurs vives et la culture amazigh».

Elle a ajouté qu’elle veut faire de ses objets, confectionnés à partir de «récupération de boîtes, de vieux tissus, de morceaux de bois et de bouteilles vides», une sorte de «passerelle entre l’art traditionnel et l’art moderne». L’exposition de l’artiste Dalel Halou, également animatrice culturelle pour enfants dans une bibliothèque, se poursuivra jusqu’au 30 novembre.

H. K.

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