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Ce soir, Newbled Vibrations à Ibn Zeydoun
Un métissage de
sonorités franco-maghrébines
Né de la rencontre
entre l’héritage musical traditionnel du Maghreb et les musiques
urbaines occidentales, le groupe New Bled Vibrations, composé de
quatre musiciens, présentera son répertoire ce soir à la salle Ibn
Zeydoun.
Nourri aux sources
des sonorités traditionnelles et pétri dans le moule de la musique
contemporaine, le collectif de DJ, fondé en 1998 par DJ Awal,
trempera ce soir le public dans un univers, issu des brassages
culturels en «vogue» et de l’héritage musical légué par les
premières générations d’immigrés. Ces musiciens, passionnés par les
musiques du monde, emprunteront des sonorités constituées d’un
produit métissé autour de la worldbeat, l’électr’oriental et l’électroworld.
New Bled Vibrations est représenté ici par deux de ses talentueux
DJ’s, Hicham et Awal. Habitués des scènes électroniques, rap,
fusion… ils rappent et improvisent en arabe et en français et
n’hésitent pas à appuyer le mix par des percussions traditionnelles
: bendir, karkabous
D’origine
marocaine, Hicham est à la fois musicien (avec Hasna El Becharia,
Digital Bled, Mad Sheer Khan…), rappeur, toasteur mais aussi
comédien. Membre du collectif New Bled depuis 2000, il travaille
aux côtés de DJ Ali et Dj Awal qu’il accompagne sur scène. Il
toaste, rappe et improvise en arabe et en français, il accompagne
également le mix des DJ’s aux percussions (Bendir, Karkabous…).
Quant à Dj Awal,
le fondateur du groupe, il a réussi le mixage d’une compilation
‘NewBled Electro Vibrations’ sortie chez Virgin, sur laquelle on
retrouve quelques-unes de ses compositions avec une vision nouvelle
dans le dancefloor oriental. DJ Ali, c’est le spécialiste de
l’Oriental groove, développant un son alliant les sonorités du
Maghreb aux musiques urbaines, et notamment le rap, le funk, et le
Rn’B. Aujourd’hui il exporte son style un peu partout en Franc et en
Europe, sur scène. Un inédit de DJ Ali est présent sur l’album Paris
Barbès Tour.
Enfin, le
quatrième des «agitateurs» est un Parisien exilé à Marseille depuis
plus d’une dizaine d’années.
Il s’agit de Big
Buddha, alias Squaaly. Adepte de la «Cosmopop», Big Buddha découvre
le monde et ses musiques comme d’autres pratiquent le sport. Devenu
depuis, expert dans l’art de croiser et d’imbriquer les beats du
monde.
Il crée sa propre
géographie musicale et continue son trekking aux platines sur les
sommets des musiques du monde.
R. C.
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«Média Store Agha»
L’artiste
peintre Dalel Halou expose ses œuvres
Inspirée du
patrimoine national dans toutes ses dimensions et ses richesses,
l’artiste Dalel Halou présente lors de cette exposition une
collection d’objets allant des poupées targuies aux tapis berbères
en passant par la décoration de coquillages et autres toiles. Les
dix tableaux en technique d’acrylique sur toile exposés, déclinent
des couleurs chaudes et vivantes, parsemées de signes d’origines
berbère et africaine, une grande fierté de l’identité de l’artiste
décoratrice. L’artiste laisse libre court à son expression sur des
supports à partir desquels elle met en évidence le legs ancestral.
«Main de Fatma», «Double bonheur», «Sérénité» et «Fertilité» sont
quelques-unes des toiles, dont le facteur commun est la main ornée
de symboles berbères et d’écriture tifinagh, avec cependant des
interprétations différentes, selon l’artiste Halou, qui expliquera
que ces toiles sont réalisées «en signe de reconnaissance envers les
personnes qui font des merveilles, grâce à leur mains». Outre les
toiles, l’artiste Dalel Halou confectionne des poupées targuies et
des tapis berbères, ainsi que d’autres conceptions pour la
décoration, à partir d’objets personnels, de même que des objets
appartenant à la nature, comme les graines de pommes, les graines de
blé, les feuilles mortes, les branches de bambou, les coquillages et
les moules. Interrogée sur ses sources d’inspiration, l’artiste
Halou a indiqué qu’elle puise son art dans «la diversité de la
culture algérienne, les couleurs du Sud, les couleurs vives et la
culture amazigh».
Elle a ajouté
qu’elle veut faire de ses objets, confectionnés à partir de
«récupération de boîtes, de vieux tissus, de morceaux de bois et de
bouteilles vides», une sorte de «passerelle entre l’art traditionnel
et l’art moderne». L’exposition de l’artiste Dalel Halou, également
animatrice culturelle pour enfants dans une bibliothèque, se
poursuivra jusqu’au 30 novembre.
H. K.
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Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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