Monde

Retour

Point chaud

Point chaud

Reconnaissance


 

 28/11/06

 

Reconnaissance

La Turquie vient encore, une fois de plus, de voir ses négociations avec l’Union européenne, en vue d’une adhésion dans celle-ci, échouer. Ce n’est pourtant pas la première fois que la Turquie affronte les 25 ministres des Affaires étrangères européens et ses dirigeants savent parfaitement ce qui leur est reproché. Le dossier chypriote reste en travers de la gorge des Européens qui ne sont pas prêts à l’avaler, sans rien dire. Mais Ankara ne semble pas être prête à reconnaître l’indépendance de Chypre, qu’elle annexe à moitié depuis plus de trente ans, maintenant. Pourtant, plus que d’éventuels changements dans la Constitution turque pour la rendre plus en accord avec les droits de l’homme chers aux membres de l’Union européenne, c’est bien le problème chypriote qui empêche véritablement la Turquie d’entrevoir une prochaine adhésion. Cette question chypriote est tombée à point nommé pour ceux qui s’opposent à l’intégration de la Turquie au sein de l’UE, car les Turcs, fiers et orgueilleux, ne semblent pas prêts à faire cette concession aux Européens. Mais même si cela arrive (cela est loin d’être le cas), les Européens invoqueraient aussitôt la question du génocide arménien que le gouvernement turc continue à refuser obstinément de reconnaître. Pour une grande majorité de la population turque, il est en effet absolument hors de question de reconnaître ce génocide qui est, selon eux, le fait de l’empire ottoman et non de l’Etat turc. Ainsi, rien d’étonnant que ces négociations n’intéressent plus tellement le grand public, aussi bien turc qu’européen, qui a fini par comprendre que les Turcs seront Européens lorsque «les poules auront des dents», certainement pas avant.

Fouzia Mahmoudi

 

    Haut

    

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche