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Troisième Semaine de l’Energie à Oran
Les
firmes étrangères mettent le paquet
Tous
se sont dit aussi disponibles à travailler en Algérie.»
Dans
le cadre de la semaine de l’énergie qui se tient pour la
première à Oran, les compagnies pétrolières et gazières
étrangères ont été unanimes à reconnaître les nombreuses
«opportunités d’investissement et de partenariat» dans
le secteur aussi stratégique qu’est l’énergie. Tous se
sont dit aussi disponibles à travailler en Algérie. Des
opportunités qui n’ont pu voir le jour, soulignent à
l’unisson ces firmes, sans l’ouverture du secteur à
l’investissement privé national ou étranger, et ce, dans
ses différents segments (hydrocarbures, mines et
électricité). C’est là l’avis soutenu par le président
de «Medgaz», société chargée de réaliser le gazoduc
reliant l’Algérie à l’Espagne, qui a crié tout haut dans
son intervention, hier, dans la conférence, qu’en
Algérie «il y a des opportunités d’investissement pour
les sociétés étrangères» Abondant dans le même sens, le
représentant de la compagnie norvégienne «Statoil»,
opérant dans deux grands gisements gaziers en Algérie,
ceux d’In Salah et d’In Amenas, considère que les
possibilités de coopération ne manquent pas et que sa
compagnie compte bien élargir sa position. Idem pour la
compagnie pétrochimique saoudienne «Sabic». Ses
responsables ne comptent pas laisser passer ces
opportunités sans les saisir dans les domaines de la
pétrochimie, dont une série de projets sont en appel
d’offres ou en phase d’études techniques. «Sabic»
précisent ces derniers, est déjà en concurrence avec
d’autres compagnies aussi importantes pour trois projets
pétrochimiques. La rencontre a été aussi une autre
occasion pour le ministre de l’Energie et des Mines,
Chakib Khelil a réitéré son appel aux compagnies de
contribuer aux projets lancés par le secteur dans les
domaines de l’exploration, de l’électricité, le
dessalement d’eau, de la pétrochimie et des énergies
renouvelables (solaire et éolien) sous forme
d’investissements directs (IDE) ou de partenariats,
notamment de joint-venture privé-privé ou public-privé.
Par ailleurs, sur le terrain, le nouveau méthanier «Provalys»,
appartenant au groupe Gaz de France (GDF), a pris en
charge au début de cette semaine, à partir du port de
Bethioua (Oran), sa première livraison de 155 000 m3 de
GNL, selon l’APS. La cérémonie de chargement de ce
méthanier, le plus grand du monde, s’est déroulée en
présence des vice-présidents (Commercial et Aval) du
groupe pétrolier national et des directeurs exécutifs
chargés des finances et de la stratégie de développement
(SPE).
Le
vice-président de GDF, présent à Oran dans le cadre de
la 3e semaine de l’énergie en Algérie, s’est «félicité
du déroulement» de cette opération et a considéré que la
première livraison de GNL de ce nouveau méthanier faite
à partir de Bethioua, est «un signe fort de la place
particulière qu’occupe l’Algérie en matière de
livraisons de gaz pour le marché français». Gaz de
France est «disponible à contribuer au développement du
gaz algérien dans le bassin atlantique», a annoncé lundi
à Oran le vice-président
GNL du
groupe gazier français, Didier Holleaux, a indiqué que
les futures installations de GDF dans la région de
Rabaska, dans le Québec (Canada) peuvent permettre à
Sonatrach d’accéder à de nouveaux marchés américains.
«Le trajet en direction du Québec est plus court que
vers le Golfe du Mexique, ce qui induira inévitablement
une baisse des charges», a-t-il expliqué, tout en
faisant état de la disponibilité de son groupe à
permettre à Sonatrach à utiliser ses capacités de
regazéification.
A.
G.
L’Union générale des femmes arabes à Alger
L'aile FLN de l'UNFA embarrasse Belkhadem
C’est
le Chef du gouvernement en personne qui a présidé hier,
à l’hôtel El Aurassi la cérémonie d’ouverture de la 3e
session ordinaire du bureau permanant de l’Union
générale des femmes arabes (UGFA).
M
Belkhadem a, lors de son intervention, insisté sur
«l’important rôle que joue la femme arabe dans le
développement des pays et qui a progressé
considérablement ces dernières années, aidée par
l’intérêt que lui ont accordé les Etats et gouvernements
pour palier le retard et pour l’aider à développer ses
capacités et compétences sur tous les niveaux». Pour
appuyer ses dires, le Chef du gouvernement a cité
l’exemple de la femme algérienne qui a-t-il dit, «jouit
de tous ses droits et qui a réussi à occuper une
position des plus distinguées dans les secteurs les plus
stratégiques en Algérie et même à surpasser l’homme». La
présence du Chef du gouvernement et SG du FLN a sauvé en
quelque sorte la face des femmes FLN de l’UNFA. Ces
dernières n’ont pas trouvé mieux que de bouder la
rencontre du bureau permanant de l’UGFA. «La cause,
apprend-on, de source proche du parti, est que
l’actuelle composante du bureau de l’UNFA, l’instance
organisatrice de la rencontre est à tendance RND».
Par
ailleurs, et dans son allocution d’ouverture la
secrétaire générale de l’UNFA, Nouria Hafsi, a appelé
les femmes à «unifier leurs rangs et à unir leur effort
pour préserver et défendre le noyau d’existence de la
famille arabe, mais aussi pour défendre son identité
culturelle». Cela dit, elle a appelé «à une lutte
acharnée contre tous mécanismes de guerre et de
destruction, visant la dislocation de cette famille
arabe, portant atteinte à l’Islam et détruisant par la
même occasion tous les rêves innocents des enfants…».
L’intervenante a souligné par ailleurs, la situation
déplorable que vivent les femmes en Palestine, au
Soudan, au Liban, en Irak et en Somalie. Ces femmes,
a-t-elle dit, sont «les victimes les plus vulnérables au
centre des conflits armés et des guerres qui déchirent
leur pays». Pour sa part, la secrétaire générale de l’UGFA,
Ramzia Abbès El Aryani, a axé son intervention sur le
lourd tribut que payent ces femmes arabes, vu qu’elles
sont quotidiennement confrontées à la violence et à la
violation de leurs droits et à l’atteinte à leur
personne, leur honneur et leurs dignité. Cela «en
l’absence, a-t-elle déploré de la moindre réaction
internationale et même arabe pour les défendre et
défendre par la même occasion la famille arabe, dont la
femme représente le noyau central». Durant les trois
jours des travaux de la troisième session du bureau
permanant de l’Union générale des femmes arabes (UGFA),
les participantes, représentant 17 pays arabes auront
pour objectif de dresser le bilan des activités des
femmes arabes et à mettre en place les moyens et les
mécanismes pour un travail en union et de profiter de
l’ensemble des expériences.
Habiba Ghrib
Maladies cardio-vasculaires
46,2 % des Algériens en meurent
Le
taux de mortalité due aux maladies cardio-vasculaires a
atteint 46,2 pc en Algérie, a affirmé le professeur
Mohand Saïd Issad, chef du service cardiologie au Centre
hospitalo-universitaire (CHU) de Beni Messous (Alger).
«Le pays connaît une transition épidémiologique, soit un
passage des maladies transmissibles aux maladies non
transmissibles» qualifiées «de lourdes» telles le
cancer, les maladies cardiovasculaires, le diabète et
les maladies respiratoires chroniques, a précisé le
professeur Issad en marge du 9e congrès maghrébin des
cardiologues tenu à Alger du 24 au 26 novembre courant.
Il a ajouté que «les maladies cardio-vasculaires
viennent en tête des maladies non transmissibles, le
taux de mortalité due à ces maladies étant
de
46,2 pc».
Le
spécialiste a cité trois principales études, la première
«STEPPE» réalisée par le ministère de la Santé et de la
Population de concert avec l’Organisation mondiale de la
santé (OMT), la deuxième «TAHINA» en collaboration avec
l’Union européenne et la troisième élaborée en
coordination avec l’Institut national de la santé
publique (INSP) et les services des urgences
médico-chirurgicales. Ces trois études ont prouvé que le
taux des maladies cardio-vasculaires ne cesse
d’augmenter au sein de la société algérienne. Parmi les
facteurs de risques, le professeur a cité notamment le
tabagisme, l’hypertension artérielle, le cholestérol, le
diabète et l’obésité. Selon les études «Tahina» et
«Steppe», les facteurs de risques ont atteint un taux de
28 pc chez les hypertendus et 7 pc chez les diabétiques
outre la mauvaise hygiène d’alimentation qui est à
l’origine de l’augmentation du taux de cholestérol chez
la moitié de la population.
Le
professeur Issad a précisé que «les femmes, les
habitants du Sud et les personnes âgées sont les
populations les plus exposées à ces maladies». «Le
programme arrêté dans ce cadre par le ministère de la
Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière,
jusqu’à 2009, permettra d’améliorer et de rendre le
traitement de cette maladie disponible», a affirmé le
cardiologue. Le professeur a, toutefois, déploré
«l’absence d’études et de nomenclatures nationales sur
les maladies cardiaques», précisant que «les plateaux
techniques et l’angioplastie ne sont disponibles que
dans trois centre urbains seulement (Alger, Oran et
Annaba)». Afin de lutter contre cette maladie lourde, le
professeur Issad a préconisé de «mettre l’accent sur la
prévention à l’instar des pays développés comme la
Grande-Bretagne et les Etats- Unis qui ont pu réduire de
50 pc la prévalence de ces maladies à travers des
mesures limitant la consommation du tabac». Le
cardiologue a estimé que la lutte contre les facteurs de
risque des maladies cardiaques, notamment chez les
jeunes est la meilleure prévention. Le coût de la prise
en charge d’un malade cardiaque est estimé à 2 000
euros.
Amine B.
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