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LA UNE Les Douanes algériennes comptent mettre de l’ordre dans la circulation des bagages, vieux prétexte à un trabendo qui n’a jamais disparu. Désormais, les voyageurs devront respecter certaines limites, sous peine de saisie.

28/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

La lettre majuscule

 

Ce n’est pas la première fois que Nicolas Sarkozy, le ministre français de l’Intérieur, rencontre le Président Abdelaziz Bouteflika, mais c’est la première fois qu’il éprouve le besoin de lui envoyer, plusieurs jours après son départ, une longue lettre de remerciements qui donne tout l’air d’un pacte d’accord électoral. Chacun sait que le sort d’une élection présidentielle française passe en grande partie par Alger, tout comme l’inverse est parfaitement vrai, par ailleurs. Mais cela signifierait-il donc qu’à
El Mouradia on ait décidé de miser sur le patron de l’UMP, alors que les jeux ne sont pas encore faits au niveau de la droite française ? Surtout que la question de l’éventuelle candidature de Jaques Chirac n’est pas encore tranchée,
ni celle de Michèle Alliot-Marie non plus. C’est en tout cas ce qu’essaye de faire croire Sarkozy par cette lettre aux allures de ticket gagnant qui fait tout de même suite à un entretien en tête-à-tête de plus de cinq heures. Le seul problème étant de savoir si la racaille des banlieues françaises originaire d’Algérie sera d’accord avec cet éventuel deal.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lutte contre le marché informel

Les Douanes s’attaquent aux «CABAS»

Les Douanes algériennes comptent mettre de l’ordre dans la circulation des bagages, vieux prétexte à un trabendo qui n’a jamais disparu. Désormais, les voyageurs devront respecter certaines limites, sous peine de saisie.

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Troisième Semaine de l’Energie à Oran

Les firmes étrangères mettent le paquet

Tous se sont dit aussi disponibles à travailler en Algérie.»

Dans le cadre de la semaine de l’énergie qui se tient pour la première à Oran, les compagnies pétrolières et gazières étrangères ont été unanimes à reconnaître les nombreuses «opportunités d’investissement et de partenariat» dans le secteur aussi stratégique qu’est l’énergie. Tous se sont dit aussi disponibles à travailler en Algérie. Des opportunités qui n’ont pu voir le jour, soulignent à l’unisson ces firmes, sans l’ouverture du secteur à l’investissement privé national ou étranger, et ce, dans ses différents segments (hydrocarbures, mines et électricité). C’est là l’avis soutenu par le président de «Medgaz», société chargée de réaliser le gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne, qui a crié tout haut dans son intervention, hier, dans la conférence, qu’en Algérie «il y a des opportunités d’investissement pour les sociétés étrangères» Abondant dans le même sens, le représentant de la compagnie norvégienne «Statoil», opérant dans deux grands gisements gaziers en Algérie, ceux d’In Salah et d’In Amenas, considère que les possibilités de coopération ne manquent pas et que sa compagnie compte bien élargir sa position. Idem pour la compagnie pétrochimique saoudienne «Sabic». Ses responsables ne comptent pas laisser passer ces opportunités sans les saisir dans les domaines de la pétrochimie, dont une série de projets sont en appel d’offres ou en phase d’études techniques. «Sabic» précisent ces derniers, est déjà en concurrence avec d’autres compagnies aussi importantes pour trois projets pétrochimiques. La rencontre a été aussi une autre occasion pour le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil a réitéré son appel aux compagnies de contribuer aux projets lancés par le secteur dans les domaines de l’exploration, de l’électricité, le dessalement d’eau, de la pétrochimie et des énergies renouvelables (solaire et éolien) sous forme d’investissements directs (IDE) ou de partenariats, notamment de joint-venture privé-privé ou public-privé. Par ailleurs, sur le terrain, le nouveau méthanier «Provalys», appartenant au groupe Gaz de France (GDF), a pris en charge au début de cette semaine, à partir du port de Bethioua (Oran), sa première livraison de 155 000 m3 de GNL, selon l’APS. La cérémonie de chargement de ce méthanier, le plus grand du monde, s’est déroulée en présence des vice-présidents (Commercial et Aval) du groupe pétrolier national et des directeurs exécutifs chargés des finances et de la stratégie de développement (SPE).

Le vice-président de GDF, présent à Oran dans le cadre de la 3e semaine de l’énergie en Algérie, s’est «félicité du déroulement» de cette opération et a considéré que la première livraison de GNL de ce nouveau méthanier faite à partir de Bethioua, est «un signe fort de la place particulière qu’occupe l’Algérie en matière de livraisons de gaz pour le marché français». Gaz de France est «disponible à contribuer au développement du gaz algérien dans le bassin atlantique», a annoncé lundi à Oran le vice-président

GNL du groupe gazier français,  Didier Holleaux, a indiqué que les futures installations de GDF dans la région de Rabaska, dans le Québec (Canada) peuvent permettre à Sonatrach d’accéder à de nouveaux marchés américains. «Le trajet en direction du Québec est plus court que vers le Golfe du Mexique, ce qui induira inévitablement une baisse des charges», a-t-il expliqué, tout en faisant état de la disponibilité de son groupe à permettre à Sonatrach à utiliser ses capacités de regazéification.            

A. G.

 

L’Union générale des femmes arabes à Alger

L'aile FLN de l'UNFA embarrasse Belkhadem

C’est le Chef du gouvernement en personne qui a présidé hier, à l’hôtel El Aurassi la cérémonie d’ouverture de la 3e session ordinaire du bureau permanant de l’Union générale des femmes arabes (UGFA).

M Belkhadem a, lors de son intervention, insisté sur «l’important rôle que joue la femme arabe dans le développement des pays et qui a progressé considérablement ces dernières années, aidée par l’intérêt que lui ont accordé les Etats et gouvernements pour palier le retard et pour l’aider à développer ses capacités et compétences sur tous les niveaux». Pour appuyer ses dires, le Chef du gouvernement a cité l’exemple de la femme algérienne qui a-t-il dit, «jouit de tous ses droits et qui a réussi à occuper une position des plus distinguées dans les secteurs les plus stratégiques en Algérie et même à surpasser l’homme». La présence du Chef du gouvernement et SG du FLN a sauvé en quelque sorte la face des femmes FLN de l’UNFA. Ces dernières n’ont pas trouvé mieux que de bouder la rencontre du bureau permanant de l’UGFA. «La cause, apprend-on, de source proche du parti, est que l’actuelle composante du bureau de l’UNFA, l’instance organisatrice de la rencontre est à tendance RND».

Par ailleurs, et dans son allocution d’ouverture la secrétaire générale de l’UNFA, Nouria Hafsi, a appelé les femmes à «unifier leurs rangs et à unir leur effort pour préserver et défendre le noyau d’existence de la famille arabe, mais aussi pour défendre son identité culturelle». Cela dit, elle a appelé «à une lutte acharnée contre tous mécanismes de guerre et de destruction, visant la dislocation de cette famille arabe, portant atteinte à l’Islam et détruisant par la même occasion tous les rêves innocents des enfants…». L’intervenante a souligné par ailleurs, la situation déplorable que vivent les femmes en Palestine, au Soudan, au Liban, en Irak et en Somalie. Ces femmes, a-t-elle dit, sont «les victimes les plus vulnérables au centre des conflits armés et des guerres qui déchirent leur pays». Pour sa part, la secrétaire générale de l’UGFA, Ramzia Abbès El Aryani, a axé son intervention sur le lourd tribut que payent ces femmes arabes, vu qu’elles sont quotidiennement confrontées à la violence et à la violation de leurs droits et à l’atteinte à leur personne, leur honneur et leurs dignité. Cela «en l’absence, a-t-elle déploré de la moindre réaction internationale et même arabe pour les défendre et défendre par la même occasion la famille arabe, dont la femme représente le noyau central». Durant les trois jours des travaux de la troisième session du bureau permanant de l’Union générale des femmes arabes (UGFA), les participantes, représentant 17 pays arabes auront pour objectif de dresser le bilan des activités des femmes arabes et à mettre en place les moyens et les mécanismes pour un travail en union et de profiter de l’ensemble des expériences.      

Habiba Ghrib

 

Maladies cardio-vasculaires

46,2 % des Algériens en meurent

Le taux de mortalité due aux maladies cardio-vasculaires a atteint 46,2 pc en Algérie, a affirmé le professeur Mohand Saïd Issad, chef du service cardiologie au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Beni Messous (Alger). «Le pays connaît une transition épidémiologique, soit un passage des maladies transmissibles aux maladies non transmissibles» qualifiées «de lourdes» telles le cancer, les maladies cardiovasculaires, le diabète et les maladies respiratoires chroniques, a précisé le professeur Issad en marge du 9e congrès maghrébin des cardiologues tenu à Alger du 24 au 26 novembre courant. Il a ajouté que «les maladies cardio-vasculaires viennent en tête des maladies non transmissibles, le taux de mortalité due à ces maladies étant

de 46,2 pc».

Le spécialiste a cité trois principales études, la première «STEPPE» réalisée par le ministère de la Santé et de la Population de concert avec l’Organisation mondiale de la santé (OMT), la deuxième «TAHINA» en collaboration avec l’Union européenne et la troisième élaborée en coordination avec l’Institut national de la santé publique (INSP) et les services des urgences médico-chirurgicales. Ces trois études ont prouvé que le taux des maladies cardio-vasculaires ne cesse d’augmenter au sein de la société algérienne. Parmi les facteurs de risques, le professeur a cité notamment le tabagisme, l’hypertension artérielle, le cholestérol, le diabète et l’obésité. Selon les études «Tahina» et «Steppe», les facteurs de risques ont atteint un taux de 28 pc chez les hypertendus et 7 pc chez les diabétiques outre la mauvaise hygiène d’alimentation qui est à l’origine de l’augmentation du taux de cholestérol chez la moitié de la population.

Le professeur Issad a précisé que «les femmes, les habitants du Sud et les personnes âgées sont les populations les plus exposées à ces maladies». «Le programme arrêté dans ce cadre par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, jusqu’à 2009, permettra d’améliorer et de rendre le traitement de cette maladie disponible», a affirmé le cardiologue. Le professeur a, toutefois, déploré «l’absence d’études et de nomenclatures nationales sur les maladies cardiaques», précisant que «les plateaux techniques et l’angioplastie ne sont disponibles que dans trois centre urbains seulement (Alger, Oran et Annaba)». Afin de lutter contre cette maladie lourde, le professeur Issad a préconisé de «mettre l’accent sur la prévention à l’instar des pays développés comme la Grande-Bretagne et les Etats- Unis qui ont pu réduire de 50 pc la prévalence de ces maladies à travers des mesures limitant la consommation du tabac».  Le cardiologue a estimé que la lutte contre les facteurs de risque des maladies cardiaques, notamment chez les jeunes est la meilleure prévention. Le coût de la prise en charge d’un malade cardiaque est estimé à 2 000 euros.

Amine B.

 

Djezzy carte et Allo-OTA

Seul un leader peut offrir une validité à vie

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ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Hors circuit

A lire la lettre d’intention «l’Algérie est en danger» émise par le collectif d’initiatives démocratiques du CCDR (Comité des citoyens pour la défense de la République), du 25 novembre 2006, quelques questions se posent.

La première étant de savoir pourquoi le CCDR, qui peine déjà lui-même à apparaître sur la scène politique, ajoute à ses tracas, celui de piloter une nouvelle structure fantôme guère plus présente sur le terrain que lui ? Et pourquoi choisir une dénomination, celle de collectif d’initiatives, qui correspond aussi peu à une réalité précisément caractérisée par une absence totale d’initiatives ? Surtout qu’il s’agit en l’occurrence, rien moins que de sauver l’Algérie du danger. Un danger certes assez difficile à cerner tant il paraît démesuré dans sa description et un énoncé qui ressemble étrangement aux dazibaos trotskistes des années 1980. Avec une absence de pertinence qui frise la cécité politique la plus incompréhensible. Comment peut-on en effet parler de despotisme aveugle et d’une gouvernance chaotique dans un pays où il arrive encore qu’on s’inquiète de l’absence du président de la République de longs mois durant ?

Et comment évoquer une gouvernance chaotique dans un Etat précisément caractérisé par une bonne tenue des agrégats macro-économiques, où la dette est en passe d’être totalement remboursée et où le taux d’inflation est maintenu à son plus bas niveau depuis plus de dix ans ? Quant à attribuer la recrudescence des actes terroristes à une politique 

«hasardeuse» pour la paix, il faut être doté d’une sacrée dose de mauvaise foi, ou être totalement privé du sens du discernement pour tirer de pareilles conclusions de l’acharnement morbide de groupes d’irréductibles de toute façon exclus des dispositions d’une charte qui vise précisément leur isolement politique.

Un résultat largement atteint par ailleurs. Toutefois, le point qui donne à penser que les gens du CCDR ne prêtent eux-mêmes pas beaucoup d’importance à la pertinence de leur analyse, est celui où ils évoquent une «recomposition de l’Alliance présidentielle en faveur de l’islamisme» au moment précisément où sa présidence par le RND correspond au refus de cette Alliance de voir Rabah Kébir créer un nouveau parti politique. Une attitude assumée y compris par Abdelaziz Belkhadem en sa qualité de Chef du gouvernement. Cela dit, il serait curieux que des analyses aussi fumeuses, en totale rupture avec la réalité, puissent  inspirer des initiatives de quelque type qu’elles soient de la part de démocrates ou autres. Lorsque les postulats de départ sont faux, tout le reste est à l’avenant. Et en l’objet, la première des initiatives que pourrait imaginer le CCDR, serait peut-être de se plonger un peu mieux dans le vécu des Algériens et tenter de l’améliorer par une présence plus effective que celle de la rédaction de communiqués épisodiques.

A. M.

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