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Journée de
sensibilisation
Grande
affluence de parents de toxicomanes
Plusieurs
associations ont également pris part à ces activités. Une journée
d’information et de sensibilisation contre la drogue et la
toxicomanie a été organisée par la Radio locale El Bahdja en
collaboration avec l’office national de lutte contre la drogue et
la toxicomanie et les services de sécurité au niveau de la capitale.
Les représentants de plusieurs secteurs ont participé massivement à
cette initiative. Entre autres secteurs, il y a lieu de citer celui
de la santé, de la population et de la réforme hospitalière,
l’éducation nationale ainsi que des représentants du ministère de la
formation et de l’enseignement professionnels. Plusieurs
associations ont également pris part à ces activités. Les activités
ont eu lieu principalement au niveau de trois points : la place Mira
de Bab El Oued, les jardins publics de Baraki et de Chéraga. Des
photographies, des pancartes et des banderoles ont été exposées au
niveau des stands pour sensibiliser les jeunes contre le fléau de la
toxicomanie en particulier et les autres fléaux d’une manière
générale. Par ailleurs, une caravane de sensibilisation a parcouru
toutes les communes de la wilaya d’Alger. Cette caravane a drainé
des membres d’associations, des Scouts algériens et des reporters de
la Radio El Bahdja. Des prospectus portant des explications et des
slogans contre la drogue et la toxicomanie ont été distribués aux
citoyens au fur et à mesure de l’évolution de cette caravane. Il y a
lieu de signaler que la situation est d’autant plus inquiétante que
l’Algérie est passée d’un pays transitaire à un pays consommateur et
tout récemment à un pays producteur (après les dernières découvertes
de plants d’opium à Béjaïa et à Adrar).
Les bilans des
services de sécurité ont fait état de la saisie de pas moins de deux
tonnes de drogues, en deux mois seulement. Ce chiffre faramineux
témoigne du renforcement des réseaux des narcotrafiquants. Au niveau
des trois points principaux, des citoyens de toutes les franges
sociales ont afflué de partout.
«C’est la première
fois que nous remarquons autant d’intérêt porté à ce genre
d’initiative par les proches et parents de toxicomanes et des
toxicomanes eux-mêmes. Cela témoigne d’une certaine prise de
conscience et surtout d’une volonté de se débarrasser de ce fléau» a
déclaré un des participants aux activités. En effet, plusieurs
parents de toxicomanes sont venus exprimer leurs préoccupations et
leurs expériences. Le témoignage le plus bouleversant qui témoigne
de l’impact dévastateur de la drogue sur la société est celui d’une
jeune maman d’une trentaine d’années. Cette mère de trois enfants
dit vivre l’enfer au quotidien à cause de son mari toxicomane. «Mon
mari est accro à la drogue. Il ne peut pas rester un jour sans en
consommer. Si c’était seulement ça, je crois que je m’estimerais
heureuse. Le problème, c’est qu’il ne travaille pas et il m’oblige
moi et mes enfants à faire des choses pas très sunnites juste pour
subvenir à ses besoins en drogue. Je ne peux plus supporter cette
situation. J’ai maintes fois pensé à mettre fin à mes jours en
ouvrant les robinets du gaz de ville ou en tentant de faire sauter
une bonbonne de gaz. J’ai même pensé à tuer mon mari en lui
augmentant la dose de psychotropes qu’il consommait chaque jour»
nous confie cette jeune maman au bord de la dépression. Des jeunes
désœuvrés rencontrés au niveau de la place Mira de Bab El Oued ont
indiqué que le jeune homme qui a été retrouvé pendu à Saint Eugène
s’est suicidé après s’être shooté aux psychotropes. Toutes ces
histoires tirées de la réalité sociale algérienne témoignent du taux
de pénétration de ce fléau dans la société. Elles témoignent des
grands dégâts et des retombées physiques, psychologiques et sociales
de la toxicomanie. L’épisode le plus cocasse est celui d’un jeune
toxicomane qui est venu se renseigner au niveau du stand de Bab El
Oued. Celui-ci a non seulement affirmé sans gêne sa dépendance à la
toxicomanie, mais il a même joint le geste à la parole en
ingurgitant un comprimé de psychotrope. «Je ne peux pas m’en passer;
il y a rien, je n’ai même pas de travail» a-t-il argué. Interrogé,
le représentant de la direction de la formation professionnelle de
la wilaya d’Alger,
M. Drahmoun, a
indiqué qu’un travail considérable est fait au niveau de ce
département pour insérer les jeunes désœuvrés dans la société en
leur donnant des formations et en les préparant pour le monde du
travail. «La sensibilisation et les slogans ne suffisent pas ! Il
faut donner des substituts. Il faudrait orienter ces jeunes vers les
métiers qui sont prometteurs d’emploi. Certains métiers sont
complètement boudés par les jeunes. Je vous défie de trouver un
plombier ici à Bab El Oued. Actuellement, nous essayons d’orienter
les jeunes vers les métiers qui sont très demandés tels que le
bâtiment» a-t-il expliqué.
Sollicitée, la
présidente d’une association de parents d’élèves de l’un de collèges
de Bab El Oued a souhaité voir s’étendre ce genre d’initiative à
l’intérieur des écoles. Elle souhaite également voir des
spécialistes et des psychologues activer dans les écoles. Notre
interlocutrice a insisté sur la démission parentale : «Les parents
ne font plus attention à ce que font leurs enfants. Il y a une
sérieuse absence du rôle que devraient jouer les parents. A titre
d’exemple, nous avons remarqué que les parents ne se rendent aux
écoles que quand la situation est grave. Moi, en tant que présidente
d’une association de parents d’élèves, il m’est arrivé de tenir des
assemblées générales en présence d’une quinzaine de parents d’élèves
seulement !» s’est-elle indigné.
Par Salah
Harirèche
Haut
Pour consommation et vente de drogue dans les quartiers
5 000 jeunes
condamnés chaque année
Ces milliers de
jeunes ont été jugés puis condamnés, souvent à des peines très
lourdes, allant de un à 15 ans d’emprisonnement ferme, par les
différents tribunaux d’Alger, pour la vente ou la consommation de
drogue. Parmi ces milliers d’affaires liées à la drogue, traitées
l’an dernier par les tribunaux d’Alger, on citera à titre d’exemple
la célèbre affaire de Beaulieu (El Harrach), où près de 19 kg de
cocaïne ont été découverts au mois de mai de l’année 2007, par les
services de sécurité, auprès d’un groupe de quatre jeunes pêcheurs,
tous issus d’une même famille et originaires du quartier Baulieu.
Ces derniers ont découvert cette grande quantité de cocaïne, à la
plage Colonel Abbès, sise à Zéralda, et au lieu de la li-vrer au
poste de police le plus proche, ces quatre pêcheurs ont eu l’idée de
vendre cette drogue pour une somme qui dépasse les 27 millions de
centimes.
Ces derniers ont
écopé de peines très lourdes, allant de 10 à 15 ans de prison ferme,
par le tribunal de Sidi M’hamed lors d’un procès qui s’est déroulé
il y a trois mois. D’autre part, et pour ce qui concerne l’année en
cours, les tribunaux d’Alger ont déjà traité des centaines
d’affaires liées à la drogue et la dernière en date remonte à ce
mois-ci, où sept jeunes issus de différents quartiers d’Alger, d’El
Biar, Bouzaréah et Chevalley ont été condamnés à des peines allant
de 3 à 7 ans de prison ferme, pour la vente de résine de cannabis.
Par ailleurs, beaucoup parmi ces jeunes, dont l’âge varie entre 18
et 45 ans, ont eu recours à cette drogue par la force des choses,
c’est-à-dire soit par le mal-vivre, le chômage ou encore absence de
conscience leur permettant d’éviter ce genre de fléau. Cela dit,
beaucoup de ces jeunes habitent les quartiers «difficiles»,
c’est-à-dire les bidonvilles, dans les lieux de transit de l’est
d’Alger, comme c’est le cas de certains quartiers de Bourouba,
Eucalyptus, Baraki ou encore El Harrach.
D’autres résidents
dans les quartiers populaires de Bab El Oued, Oued Koreiche, El Biar,
Djenane Hacène, Frais Vallon et la liste est encore très longue. Le
marché de la drogue dans notre pays a franchi ces cinq dernières
années les portes des établissements scolaires, des quartiers de la
capitale, et parfois les grandes places publiques, sans pour autant
que ces jeunes ne soient pris en charge par les pouvoirs publics.
Par ailleurs,
l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT),
a publié son dernier rapport daté de l’an dernier, dans lequel il
révèle que près de 12 000 jeunes sont présentés et condamnés par la
justice, et ce, chaque année, à l’échelle nationale. Ce rapport
indique par ailleurs que la tranche d’âge de ces jeunes varie entre
18 et 45 ans, et surtout entre 25 et 35 ans. Près de 35 cellules
d’écoute et 5 centres d’accueil de toxicomanes seront créés par
l’Etat d’ici à la fin 2009, afin d’être plus présents aux côtés de
ces jeunes dealers et consommateurs.
S. A.
Haut
Ophtalmologie/Hopital Mustapha
5 à 10% des
pathologies sont d’origine allergique
Le professeur
Ammar Ailem, chef du service d’ophtalmologie au CHU Mustapha-Pacha a
affirmé jeudi à Alger que les allergies oculaires représentent entre
5 et 10% des consultations médicales en ophtalmologie. «L’allergie
est la principale cause de la rougeur oculaire», a précisé le Pr
Ailem à l’occasion du 4e colloque international d’allergie pratique.
Pour les moyens de prévention contre cette pathologie qui présente
parfois un danger pour la cornée, le Pr Ailem a recommandé d’«éviter
les facteurs allergènes et de s’en prémunir, notamment pendant les
périodes critiques (floraison)», soulignant la nécessité de
consulter un ophtalmologiste dès l’apparition des
symptômes.Concernant les allergies dues à l’utilisation des
collyres, le Pr Ailem a précisé que ce sont les conservateurs
présents dans ces produits qui en sont la cause, conseillant aux
personnes souffrant de ces allergies d’utiliser des médicaments sans
conservateurs. Les conjonctivites allergiques sont en constante
progression en raison des changements survenus dans le mode de vie
et d’alimentation, a souligné le Pr Ailem, précisant qu’entre 10 et
40% de la population sont atteints ou exposés aux conjonctivites
allergiques. Le professeur Ahmed Mihoubi, allergologue exerçant à
El-Madania (Alger), a quant à lui parlé des différents types
d’allergie affectant entre 30 et 40% de la population en Algérie,
soulignant que l’asthme provoqué par les acariens touche 80% de la
population. Le traitement de base de cette pathologie consiste en la
désensibilisation progressive jusqu’à la guérison totale, a-t-il
précisé. Ces allergies, a-t-il dit, sont favorisées par les
changements du mode de vie et du régime alimentaire. S’agissant des
allergies au lait de vache chez les nouveau-nés, le Pr Mihoubi a
indiqué que dans la majorité des cas, il s’agit de sujets
prédisposés génétiquement à de telles maladies. Parmi les
professions les plus exposées aux différents types d’allergie, le
spécialiste a notamment cité la coiffure (produits cosmétiques), la
construction (ciment) et le corps médical et paramédical (latex). La
deuxième journée du 4e colloque d’allergie pratique sera consacrée à
des ateliers sur l’allergie des sujets asthmatiques à l’aspirine, au
reflux gastrique œsophagien (RGO) et aux allergies oculaires.
R. A.
Haut
Ain Naâdja
Une explosion
de gaz sème la panique
Une grande panique
s’est emparée, avant-hier jeudi, des habitants de la cité 720
logements dans la commune de Aïn Naâdja. L’explosion de la conduite
principale d’alimentation en gaz de ville suivie par des émanations
qui ont duré pendant deux heures de temps a fait craindre le pire
aux citoyens. Bien qu’un périmètre de sécurité a été vite tracé par
les éléments de la Sûreté nationale et de la Protection civile afin
d’empêcher les citadins de s’approcher de la zone de danger,
l’intervention tant attendue de la Sonelgaz a beaucoup tardé.
«Pourtant, les habitants ont eu une peur bleue accompagnée d’une
terreur sans nom de crainte d’une autre explosion qui serait, cette
fois-ci, meurtrière» dira un habitant, qui ajoutera : «le souffle
qui se dégageait de l’orifice créé par l’explosion faisait un bruit
assourdissant. On aurait dit un Boeing qui s’écrasait». Ainsi, les
folles rumeurs ont duré un peu plus d’une heure et demie de temps
avant qu’une équipe de la Sonelgaz n’arrive et procède à la
réparation de la fuite. Selon des citoyens, ce n’est qu’à 16 heures
passées que l’alimentation a été rétablie.
Aomar F.
Haut
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