Alger

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Journée de sensibilisation

Grande affluence de parents de toxicomanes

Pour consommation et vente de drogue dans les quartiers

5 000 jeunes condamnés chaque année

Ophtalmologie/Hopital Mustapha

5 à 10% des pathologies sont d’origine allergique

Ain Naâdja

Une explosion de gaz sème la panique

 

 29/03/08

 

Journée de sensibilisation

Grande affluence de parents de toxicomanes

Plusieurs associations ont également pris part à ces activités. Une journée d’information et de sensibilisation contre la drogue et la toxicomanie a été organisée par la Radio locale El Bahdja en collaboration avec l’office national de lutte contre la drogue et  la toxicomanie et les services de sécurité au niveau de la capitale. Les représentants de plusieurs secteurs ont participé massivement à cette initiative. Entre autres secteurs, il y a lieu de citer celui de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, l’éducation nationale ainsi que des représentants du ministère de la formation et de l’enseignement professionnels. Plusieurs associations ont également pris part à ces activités. Les activités ont eu lieu principalement au niveau de trois points : la place Mira de Bab El Oued, les jardins publics de Baraki et de  Chéraga. Des photographies, des pancartes et des banderoles ont été exposées au niveau des stands pour sensibiliser les jeunes contre le fléau de la toxicomanie en particulier et les autres fléaux d’une manière générale. Par ailleurs, une caravane de sensibilisation a parcouru toutes les communes de la wilaya d’Alger. Cette caravane a drainé des membres d’associations, des Scouts algériens et des reporters de la Radio El Bahdja. Des prospectus portant des explications et des slogans contre la drogue et la toxicomanie ont été distribués aux citoyens au fur et à mesure de l’évolution de cette caravane. Il y a lieu de signaler que la situation est d’autant plus inquiétante que l’Algérie est passée d’un pays transitaire à un pays consommateur et tout récemment à un pays producteur (après les dernières découvertes de plants d’opium à Béjaïa et à Adrar).

Les bilans des services de sécurité ont fait état de la saisie de pas moins de deux tonnes de drogues, en deux mois seulement. Ce chiffre faramineux témoigne du renforcement des réseaux des narcotrafiquants. Au niveau des trois points principaux, des citoyens de toutes les franges sociales ont afflué de partout.

«C’est la première fois que nous remarquons autant d’intérêt porté à ce genre d’initiative par les proches et parents de toxicomanes et des toxicomanes eux-mêmes. Cela témoigne d’une certaine prise de conscience et surtout d’une volonté de se débarrasser de ce fléau» a déclaré un des participants aux activités. En effet, plusieurs parents de toxicomanes sont venus exprimer leurs préoccupations et leurs expériences. Le témoignage le plus bouleversant qui témoigne de l’impact dévastateur de la drogue sur la société est celui d’une jeune maman d’une trentaine d’années. Cette mère de trois enfants dit vivre l’enfer au quotidien à cause de son mari toxicomane. «Mon mari est accro à la drogue. Il ne peut pas rester un jour sans en consommer. Si c’était seulement ça, je crois que je m’estimerais heureuse. Le problème, c’est qu’il ne travaille pas et il m’oblige moi et mes enfants à faire des choses pas très sunnites juste pour subvenir à ses besoins en drogue. Je ne peux plus supporter cette situation. J’ai maintes fois pensé à mettre fin à mes jours en  ouvrant les robinets du gaz de ville ou en tentant de faire sauter une bonbonne de gaz. J’ai même pensé à tuer mon mari en lui augmentant la dose de psychotropes qu’il consommait chaque jour» nous confie cette jeune maman au bord de la dépression. Des jeunes désœuvrés rencontrés au niveau de la place Mira de Bab El Oued ont indiqué que le jeune homme qui a été retrouvé pendu à Saint Eugène s’est suicidé après s’être shooté aux psychotropes. Toutes ces histoires tirées de la réalité sociale algérienne témoignent du taux de pénétration de ce fléau dans la société. Elles témoignent des grands dégâts et des retombées physiques, psychologiques et sociales de la toxicomanie. L’épisode le plus cocasse est celui d’un jeune toxicomane qui est venu se renseigner au niveau du stand de Bab El Oued. Celui-ci a non seulement affirmé sans gêne sa dépendance à la toxicomanie, mais il a même joint le geste à la parole en ingurgitant un comprimé de psychotrope. «Je ne peux pas m’en passer; il y a rien, je n’ai même pas de travail» a-t-il argué. Interrogé, le représentant de la direction de la formation professionnelle de la wilaya d’Alger,

M. Drahmoun, a indiqué qu’un travail considérable est fait au niveau de ce département pour insérer les jeunes désœuvrés dans la société en leur donnant des formations et en les préparant pour le monde du travail. «La sensibilisation et les slogans ne suffisent pas ! Il faut donner des substituts. Il faudrait orienter ces jeunes vers les métiers qui sont prometteurs d’emploi. Certains métiers sont complètement boudés par les jeunes. Je vous défie de trouver un plombier ici à Bab El Oued. Actuellement, nous essayons d’orienter les jeunes vers les métiers qui sont très demandés tels que le bâtiment» a-t-il expliqué.

Sollicitée, la présidente d’une association de parents d’élèves de l’un de collèges de Bab El Oued a souhaité voir s’étendre ce genre d’initiative à l’intérieur des écoles. Elle souhaite également voir des spécialistes et des psychologues activer dans les écoles.  Notre interlocutrice a insisté sur la démission parentale : «Les parents ne font plus attention à ce que font leurs enfants. Il y a une sérieuse absence du rôle que devraient jouer les parents. A titre d’exemple, nous avons remarqué que les parents ne se rendent aux écoles que quand la situation est grave. Moi, en tant que présidente d’une association de parents d’élèves, il m’est arrivé de tenir des assemblées générales en présence d’une quinzaine de parents d’élèves seulement !» s’est-elle indigné.        

Par Salah Harirèche

 

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Pour consommation et vente de drogue dans les quartiers

5 000 jeunes condamnés chaque année

Ces milliers de jeunes ont été jugés puis condamnés, souvent à des peines très lourdes, allant de un à 15 ans d’emprisonnement ferme, par les différents tribunaux d’Alger, pour la vente ou la consommation de drogue. Parmi ces milliers d’affaires liées à la drogue, traitées l’an dernier par les tribunaux d’Alger, on citera à titre d’exemple la célèbre affaire de Beaulieu (El Harrach), où près de 19 kg de cocaïne ont été découverts au mois de mai de l’année 2007, par les services de sécurité, auprès d’un groupe de quatre jeunes pêcheurs, tous issus d’une même famille et originaires du quartier Baulieu. Ces derniers ont découvert cette grande quantité de cocaïne, à la plage Colonel Abbès, sise à Zéralda, et au lieu de la li-vrer au poste de police le plus proche, ces quatre pêcheurs ont eu l’idée de vendre cette drogue pour une somme qui dépasse les 27 millions de centimes.

Ces derniers ont écopé de peines très lourdes, allant de 10 à 15 ans de prison ferme, par le tribunal de Sidi M’hamed lors d’un procès qui s’est déroulé il y a trois mois. D’autre part, et pour ce qui concerne l’année en cours, les tribunaux d’Alger ont déjà traité des centaines d’affaires liées à la drogue et la dernière en date remonte à ce mois-ci, où sept jeunes issus de différents quartiers d’Alger, d’El Biar, Bouzaréah et Chevalley ont été condamnés à des peines allant de 3 à 7 ans de prison ferme, pour la vente de résine de cannabis. Par ailleurs, beaucoup parmi ces jeunes, dont l’âge varie entre 18 et 45 ans, ont eu recours à cette drogue par la force des choses, c’est-à-dire soit par le mal-vivre, le chômage ou encore absence de conscience leur permettant d’éviter ce genre de fléau. Cela dit, beaucoup de ces jeunes habitent les quartiers «difficiles», c’est-à-dire les bidonvilles, dans les lieux de transit de l’est d’Alger, comme c’est le cas de certains quartiers de Bourouba, Eucalyptus, Baraki ou encore El Harrach.

D’autres résidents dans les quartiers populaires de Bab El Oued, Oued Koreiche, El Biar, Djenane Hacène, Frais Vallon et la liste est encore très longue. Le marché de la drogue dans notre pays a franchi ces cinq dernières années les portes des établissements scolaires, des quartiers de la capitale, et parfois les grandes places publiques, sans pour autant que ces jeunes ne soient pris en charge par les pouvoirs publics.

Par ailleurs, l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT), a publié son dernier rapport daté de l’an dernier, dans lequel il révèle que près de 12 000 jeunes sont présentés et condamnés par la justice, et ce, chaque année, à l’échelle nationale. Ce rapport indique par ailleurs que la tranche d’âge de ces jeunes varie entre 18 et 45 ans, et surtout entre 25 et 35 ans. Près de 35 cellules d’écoute et 5 centres d’accueil de  toxicomanes seront créés par l’Etat d’ici à la fin 2009, afin d’être plus présents aux côtés de ces jeunes dealers et consommateurs.

S. A.

 

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Ophtalmologie/Hopital Mustapha

 5 à 10% des pathologies sont d’origine allergique

Le professeur Ammar Ailem, chef du service d’ophtalmologie au CHU Mustapha-Pacha a affirmé jeudi à Alger que les allergies oculaires représentent entre 5 et 10% des consultations médicales en ophtalmologie. «L’allergie est la principale cause de la rougeur oculaire», a précisé le Pr Ailem à l’occasion du 4e colloque international d’allergie pratique. Pour les moyens de prévention contre cette pathologie qui présente parfois un danger pour la cornée, le Pr Ailem a recommandé d’«éviter les facteurs allergènes et de s’en prémunir, notamment pendant les périodes critiques (floraison)», soulignant la nécessité de consulter un ophtalmologiste dès l’apparition des symptômes.Concernant les allergies dues à l’utilisation des collyres, le Pr Ailem a précisé que ce sont les conservateurs présents dans ces produits qui en sont la cause, conseillant aux personnes souffrant de ces allergies d’utiliser des médicaments sans conservateurs. Les conjonctivites allergiques sont en constante progression en raison des changements survenus dans le mode de vie et d’alimentation, a souligné le Pr Ailem, précisant qu’entre 10 et 40% de la population sont atteints ou exposés aux conjonctivites allergiques.  Le professeur Ahmed Mihoubi, allergologue exerçant à El-Madania (Alger), a quant à lui parlé des différents types d’allergie affectant entre 30 et 40% de la population en Algérie, soulignant que l’asthme provoqué par les acariens touche 80% de la population. Le traitement de base de cette pathologie consiste en la désensibilisation progressive jusqu’à la guérison totale, a-t-il précisé. Ces allergies, a-t-il dit, sont favorisées par les changements du mode de vie et du régime alimentaire. S’agissant des allergies au lait de vache chez les nouveau-nés, le Pr Mihoubi a indiqué que dans la majorité des cas, il s’agit de sujets prédisposés génétiquement à de telles maladies. Parmi les professions les plus exposées aux différents types d’allergie, le spécialiste a notamment cité la coiffure (produits cosmétiques), la construction (ciment) et le corps médical et paramédical (latex). La deuxième journée du 4e colloque d’allergie pratique sera consacrée à des ateliers sur l’allergie des sujets asthmatiques à l’aspirine, au reflux gastrique œsophagien (RGO) et aux allergies oculaires.

R. A.

 

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Ain Naâdja

Une explosion de gaz sème la panique

Une grande panique s’est emparée, avant-hier jeudi, des habitants de la cité 720 logements dans la commune de Aïn Naâdja. L’explosion  de la conduite principale d’alimentation en gaz de ville suivie par des émanations qui ont duré pendant deux heures de temps a fait craindre le pire aux citoyens. Bien qu’un périmètre de sécurité a été vite tracé par les éléments de la Sûreté nationale et de la Protection civile afin d’empêcher les citadins de s’approcher de la zone de danger, l’intervention tant attendue de la Sonelgaz a beaucoup tardé. «Pourtant, les habitants ont eu une peur bleue accompagnée d’une terreur sans nom de crainte d’une autre explosion qui serait, cette fois-ci, meurtrière» dira un habitant, qui ajoutera : «le souffle qui se dégageait de l’orifice créé par l’explosion faisait un bruit assourdissant. On aurait dit un Boeing qui s’écrasait». Ainsi, les folles rumeurs ont duré un peu plus d’une heure et demie de temps avant qu’une équipe de la Sonelgaz n’arrive et procède à la réparation de la fuite. Selon des citoyens, ce n’est qu’à 16 heures passées que l’alimentation a été rétablie.           

Aomar F.

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