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Journée de
formation sur le patrimoine archéologique à Bouira
Pour
l’histoire, rien que pour l’histoire
L’histoire
de notre pays est un tout et il n’est pas bien d’entendre dire que
telle époque, qu’elle soit romaine, ottomane, byzantine, arabe,
almoravide ou hispanique est préférable à l’autre.
Nous croyons que
c’est dans notre diversité que nous tirons notre rassemblement,
force et homogénéité. Il ne faut pas que les considérations
idéologiques nous embrigadent dans des jugements malsains, il est
question de connaître son histoire pour s’identifier et savoir d’où
nous venons et où nous allons. En somme, c’est le thème de la
rencontre qui a eu lieu récemment à la bibliothèque communale de la
ville de Bouira, organisée par l’association Histoire et archéologie
et encadrée par le docteur Abderrahmane Khelifa, chercheur,
archéologue, historien. Cette initiative rentre dans le cadre de la
formation des jeunes dans le domaine du patrimoine historique et
bien entendu de la reprise de la mémoire collective. Pour illustrer
au mieux le contexte, le professeur Khelifi a axé son intervention
sur la mise en valeur des plus importantes villes du pays qui
regorgent de vestiges historiques antiques. A l’exemple de la ville
de Constantine, la ville berbère a été prise pour exemple tant son
passé remonte loin dans le temps où elle s’appelait la Cirta des
numides, comme Syphax, Massinissa et Jugurtha prou-vent que
l’Algérie avait réellement une civilisation, la langue berbère etant
considérée comme la plus ancienne de la région, elle date de 300 ans
avant JC selon l’orateur. La ville de Batna recèle des fragments
d’histoire qui méritent de faire partie du patrimoine universel,
nous bénéficierons ainsi du savoir-faire d’experts étrangers dans
leurs réfections et d’une aide financière par les organismes
concernés, afin de sauver ces vestiges historiques de la
décrépitude. Contrairement aux grecs qui nous traitaient d’Etat
barbaresque, parce que pour eux tout ce qui n’était pas grec était
considéré comme «barbarus» c’est à dire attardé. Le conférencier a
ensuite parlé de la capitale Alger qui, d’après lui, ne reflète pas
vraiment son véritable nom, soulignant qu’il etait grand temps de
restaurer, avant leur disparition, ses sites historiques qui font
d’elle une citadelle aux merveilleux palais, mosquées, casbah,
bastions..., lesquels se trouvent malheureusement dans un état de
délabrement avancé provoqué aussi par les aléas du temps. Sétif, une
autre ville que le célèbre archéologue Khelifa qualifia de
légendaire par la présence sur son sol de pas moins de sept (7)
monuments historiques dont la classification au patrimoine mondial a
été proposée à l’UNESCO. Ainsi, ces sites seront protégés par les
statut y afférents et jouiront de toute l’attention des spécialistes
du domaine pour leur maintien. La ville de Souk Ahras a vu naître
l’érudit Saint Augustin qui a, selon l’historien, dépassé
l’entendement en matière d’études dans le monde où plus de 50 000
livres et publications ont été édités, les unes d’ordre
biographique, les autres d’ordre analytique. En conséquence,
revendiquer le patrimoine d’Apulée est plus qu’une nécessité, un
devoir. Pour étayer son argument, l’intervenant a raconté un fait
qui s’est produit lors d’un séminaire dédié à Saint Augustin quelque
part en Algérie. Des invités du monde entier ont afflué, les invités
tunisiens n’ont pas daigné honorer de leur présence l’événement,
parce que tout simplement ils croient dur comme fer que Apulée
appartient à leur histoire, alors qu’ils savent pertinemment qu’il
est Algérien. Certes, Souk Ahras est frontalière avec la Tunisie
mais pas au point de vouloir revendiquer une paternité qui n’existe
pas. Une manière de montrer à quel point le legs de Saint Augustin
suscite convoitises et jalousies. Le professeur Abderrahmane Khelifa
est parlé ensuite à la ville de Tlemcen dans laquelle, a-t-il
indiqué, il avait procédé à des travaux de fouilles et découvert
lors de son expédition des fragments de l’une des premières et plus
anciennes mosquées construites vraisemblablement dans le pays et qui
porte le nom de la mosquée Agadir. Le chercheur a été à l’origine de
cette importante localisation. Après avoir dénombré toutes ses
richesses et en mis en exergue d’autres vestiges historiques se
trouvant à Alger, Tipasa, Ghardaïa,…l’éminent archéologue est
revenu, à la fin de son exposé, sur les repères historiques que
renferme la wilaya de Bouira et qu’il a classés en trois dimensions.
Il a précisé aux étudiants que la région de Bouira représente la
richesse végétale, minérale, culturelle et historique. Ces jeunes
étudiants de Bouira ne mesuraient pas la valeur de cet héritage
considérable, ou du moins, ne connaissaient pas le grand patrimoine
que recèle la région. Ainsi, le chercheur a encouragé les jeunes
étudiants à mettre en valeur les ressources historiques inestimables
de leur région, il cita comme exemple la ville de Sour El Ghozlane
qui fourmille de vestiges historiques retraçant diverses époques,
romaine, turque, française, berbère... Et ce n’est pas un canular ou
un conte de fée, lorsque nous racontons que le tombeau de Massinissa
est érigé du côté d’El Mokrani, une localité située à quelques
kilomètres de Sour El Ghozlane où il combattit l’envahisseur romain
jusqu’à sa mort héroïque. Subsistent encore dans cette ville
antique, les trois légendaires portes : Bab Essebt, Bab El Djazeir
et Bab Boussaâda. Edifiées en forme d’arc, les trois portes se
maintiennent comme par miracle. Elles ont résisté vaillamment au
temps. Toujours dans cette ville se trouvent les grandes murailles
d’Auzia datant de l’occupation romaine et la mosquée El Atik. Ces
repères historiques demeurent encore mais ils nécessitent un grand
entretien qui fait malheureusement défaut. Pratiquement tous les
vestiges historiques sont dans état déplorable et d’abandon. Le
secteur de la culture avait, à maintes reprises, assuré de les
restaurer et est même allé plus loin en décidant la création d’un
musée d’histoire dans la ville de Sour El Ghozlane lors de la
dernière visite de la ministre de la Culture dans cette région, eu
égard à l’important legs historique qu’elle recèle. Selon toute
vraisemblance,13 sites historiques auraient été dénombrés dans la
wilaya de Bouira, mais nous pouvons penser à plus, en l’absence de
travaux de fouilles consentis dans la région, malgré la présence de
cités antiques à l’instar de Sour El Ghozlane. La ville de Bouira
n’est que le prolongement de Sour El Ghozlane avec ses sites
archéologiques à sauvegarder. Nous ne citerons que le célèbre fort
turc situé à Draâ El Bordj et l’ancienne église qui a été
transformée en école de musique mais qui garde encore son cachet
initial. Il existe une autre église dans la ville de Aïn Bessem qui
semble être en meilleur état.
Par Farid
Haddouche
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Village Ouled Aliane/commune de Khabouzia
14 milliards
pour lancer des projets
La localité de
Ouled Aliane relevant de la commune de Khabouzia située à une
trentaine de kilomètres à l’ouest de Bouira vient de bénéficier
d’une enveloppe financière de 14 milliards de centimes dans la
perspective de financer plusieurs projets ayant trait à son
développement.
L’objectif est
d’arriver à mettre fin à l’isolement de cette bourgade qui a tant
souffert de l’enclavement.
Cette subvention
permettra au village de Ouled Aliane situé à 5 km au sud du
chef-lieu de la commune Khabouzia de sortir de sa torpeur et de sa
marginalisation.
L’enveloppe
financière permettra à cette bourgade de Ouled Aliane de réaliser
beaucoup de projets dans des domaines divers. A commencer par la
réalisation d’une chaîne de distribution d’eau potable, d’un
réseau d’assainissement des eaux usées, dont les habitants de Ouled
Aliane ont grandement besoin.
Farid Haddouche
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Khemis El Khechna
Des appareils
d’hémodialyse mis en place
Un service de
néphrologie est créé au niveau de la polyclinique de Khemis El
Khechna dans la wilaya de Boumerdès. Ce mini- centre hospitalier
vient de se doter de cinq appareils d’hémodialyse destinés aux
malades de la région ouest de la wilaya de Boumerdès. Il sera
opérationnel incessamment, a-t-on appris au niveau de la direction
de la santé et de la population de la wilaya de Boumerdès.
Il sera dirigé par
un médecin généraliste et assisté par deux paramédicaux
spécialisés. Par cette nouvelle acquisition, un grand soulagement
est ressenti par ces malades.
Cela permettra à
la population atteinte de cette maladie chronique d’éviter les
longs et périlleux déplacements vers les centres spécialisés
éloignés, entre autres, Alger, Thénia, Bordj-Ménaïel.
Certains malades,
faut-il le rappeler, sont contraints de se rendre au niveau des
centres précités ou d’autres plus ou moins éloignés, au moins deux à
trois fois par semaine.
Cette opération
entre dans le cadre du programme initié par les autorités du pays
ayant trait au développement et à la perfection du secteur de la
santé, a–t-on appris au niveau de la direction sectorielle.
A. K.
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Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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