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Ouverture aujourd’hui du sommet arabe
Le
Président Bouteflika à Damas
Le
président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s’est
déplacé hier à Damas pour prendre part au 20e Sommet
ordinaire des souverains et chefs d’Etat de la Ligue
arabe dont les travaux débutent aujourd’hui dans la
capitale syrienne avec les absences remarquées des
présidents du Liban, d’Egypte et du roi d’Arabie
saoudite.
Le
chef d’Etat algérien a été accueilli à son arrivée par
le Président syrien, Bechar El Assad et le secrétaire
général de la Ligue arabe, Amr Moussa. C’est dire aussi
que ce sommet, celui de la solidarité comme l’avait
voulu le pays organisateur, n’a fait que confirmer les
profondes divergences qui minent le monde arabe et qui,
en définitive, ne font qu’accentuer sa fragilité
vis-à-vis de l’extérieur et notamment des Etats-Unis
d’Amérique qui estiment avoir leur mot à dire dans tout
ce qui concerne le devenir de cette région. Il est vrai
aussi que c’est dans cette région du monde que se joue
le conflit arabo-israélien et que la question
palestinienne interpelle chaque jour la communauté
internationale. Sans occulter la crise libanaise. Autant
de sujets sur lesquels les approches des dirigeants
arabes divergent. Et c’est justement sur ces questions
qu’ils sont appelés à se pencher au cours de ce sommet.
Toutefois, ces absences de pays clés dans cette région
font que la Déclaration de Damas qui sanctionnera ces
travaux et devra constituer une feuille de route à la
redynamisation de l’action arabe commune risque d’être
un document mort-né. Et pour cause, elle ne sera pas
paraphée par tous les dirigeants arabes. Les efforts que
déploie l’Algérie avec d’autres parties arabes en vue
«d’assainir le climat inter-arabe et unifier la vision
arabe» comme l’a indiqué le ministre algérien des
Affaires étrangères, risquent d’être vains. Et pour
cause, il est certain que le vœu formulé et qui consiste
à voir les pays arabes faire «des concessions sur
certaines de leurs prérogatives nationales au profit
de la question de la sécurité arabe» restera un vœu
pieux. Certains des dirigeants arabes inféodés aux USA
ne sont plus en mesure de prendre une décision qui
concerne le monde arabe sans se référer à leur allié
américain dont le principal souci est de protéger Israël
dans la région. Et c’est pourquoi force est de
souligner que le devenir de l’initiative arabe de paix
après la dernière résolution selon laquelle le maintien
de l’initiative arabe de paix passe par le respect
préalable d’Israël des engagements pris dans le cadre de
la légalité internationale pour l’instauration de la
paix dans la région et qui sera à l’ordre du jour de ce
sommet est d’ores et déjà compromis. C’est dire aussi
que les souverains et chefs d’Etat arabes qui auront
également à débattre de la situation prévalant en Irak,
au Soudan, en Somalie, au Golan syrien occupé, ainsi que
de toutes les questions liées à l’action arabe commune
d’ordre politique, économique, social, sécuritaire,
juridique et financier, se réuniront juste par principe.
Leurs décisions et recommandations qui seront contenues
dans la Déclaration de Damas resteront lettre morte.
Mais ce n’est pas la première fois du reste…
Heureusement que les travaux du sommet se dérouleront en
trois réunions à huis clos au niveau des dirigeants
arabes. Cela permettra, au moins, au Monde arabe, de
sauver la face.
Par
Nadia Kerraz
Police de proximité
Tounsi se félicite des résultats obtenus
Le
Directeur général de la Sûreté nationale, M. Ali Tounsi,
s’est félicité, jeudi à Mostaganem, des résultats
positifs obtenus en matière de sécurité dans le cadre de
la mise en place de la police de proximité et de la
collaboration manifestée par les citoyens. Intervenant
en marge d’une visite de travail et d’inspection dans la
wilaya de Mostaganem, M. Tounsi a affirmé que la police
de proximité «a commencé à porter ses fruits» après
avoir rencontré au tout début de son instauration des
difficultés.
Il a
souligné que cette réussite est due aussi à l’engouement
de la population qui exige, a-t-il dit, la présence des
institutions de police dans les quartiers. «Nous avons
constaté lors des derniers attentats terroristes qui ont
eu lieu dans la capitale que les citoyens se sont
précipités dans les commissariats pour nous demander ce
qu’ils peuvent faire pour nous aider», a relevé le DG de
la Sûreté nationale. Il a qualifié cet acte d’«élan
populaire antiterroriste spontané». M. Tounsi, a,
d’autre part, estimé que les divers chantiers lancés par
la DGSN répondent au programme du gouvernement qui
préconise la création d’institutions de sûreté dépendant
de la police ou de la gendarmerie à l’échelle nationale.
Un programme qui s’étend, a-t-il rappelé, jusqu’en 2009.
Répondant à certains responsables de daïra qui se
plaignent du retard dans l’arrivée de la Sûreté à leur
niveau, M. Tounsi a relevé l’existence de «priorités
dans la planification du gouvernement», citant les
grands axes de l’action de son institution, à savoir la
formation, l’organisation, les inspections ainsi que les
sanctions positives et négatives. Au sujet de la
capitale, M. Tounsi, qui a relevé la régression du taux
de la petite criminalité, a souligné, toutefois, que le
nombre des policiers demeure insuffisant : «Il est
actuellement de plus de 23 000 et notre objectif est
d’atteindre 40 000».
Un
cadre de la DGSN a indiqué, dans ce contexte, que
«l’Algérie n’a pas encore atteint les normes
internationales dans le domaine de la couverture
sécuritaire. Elle est de l’ordre, actuellement, d’un
policier pour 413 citoyens, alors que les normes
internationales prévoient un policier pour 300
citoyens», a-t-il précisé. «Les normes internationales
dans le domaine de la couverture sécuritaire est d’un
policier pour 300 citoyens, alors que la moyenne
nationale est d’un policier pour 413, selon les
effectifs arrêtés au 31 décembre 2007», a déclaré à la
presse ce cadre de la cellule de communication de la
DGSN. «La couverture sécuritaire à titre d’exemple à
Alger est d’un policier pour 283 citoyens, à Mostaganem
elle est d’un policier pour 600 citoyens», a-t-il
indiqué, précisant que l’inauguration des sûretés de
daïra et urbaines a pour objectif, entre autres,
d’atteindre les normes internationales en matière
sécuritaire, en augmentant le nombre de policiers, et en
se rapprochant du citoyen par le biais de la police de
proximité. Rappelant que l’objectif de la DGSN est
d’arriver à 200 000 policiers d’ici fin 2009, la même
source a indiqué que «70% des daïras ont été couvertes
et qu’il y a pour le moment 500 sûretés
urbaines».
R.
N.
Chantiers du bâtiment et travaux publics
a Bejaia
Le
patronat suspend sa grève
La
fédération du BTHP affilée à la confédération du
patronat semble satisfaite par les mesures de sanctions
prises par le gouvernement contre les spéculateurs qui
contrôlent le marchés des matériaux de construction
ainsi que la décision de soutenir les prix du
rond-à-béton et du ciment. En effet, après l’arrêt des
chantiers qui aura duré cinq jours, les promoteurs et
entrepreneurs intervenant dans les domaines du bâtiment
et travaux publics et hydraulique ont repris les travaux
dans les chantiers en arrêt. La décision a été prise à
l’issue d’une assemblée générale qui a été tenue
mercredi dernier et au cours de laquelle des membres de
la fédération ont été désignés pour prendre en charge
le dossier, suivre l’évolution de la situation et
établir un compte rendu sur les nouvelles donnes. Pour
rappel, le patronat du BTHP avait avancé comme
revendication «le déplafonnement» du prix de cession
des logements LSP actuellement fixé à 2 millions DA, le
réajustement des prix des marchés publics par
l’application d’un coefficient forfaitaire avec effet
rétroactif à partir de janvier 2008 et la publication
des indices de révision des prix trimestriellement. Une
lettre a été adressée même, dans ce sens, au chef du
gouvernement par ladite fédération. Une réponse a été
donnée immédiatement par le ministre de l’habitat au
grévistes, leur promettant de verser un «différentiel»
aux entreprises qui interviennent sur les chantiers de
l’Etat pour compenser les pertes subies après la flambée
spectaculaire du rond-à-béton et autres aciers sur le
marché mondial.
Tarek B.S.
Projet de réalisation d’une prison a Oued Ghir
Sit-in de la population sur le site
Le
sit-in pour lequel a appelé le mouvement associatif de
la commune de Oued Ghir pour contrecarrer la
construction d’une prison dans la localité a eu lieu,
comme prévu sur le site de son implantation, jeudi
dernier. Cependant, il y a lieu de noter que cette
action n’a pas eu l’écho escompté, puisque seule une
centaine de personnes tout au plus ont répondu au mot
d’ordre des initiateurs qui ne veulent pas voir ce
projet qui permettra, une fois achevé, la délocalisation
de la prison d’El-Khemis au chef- lieu de wilaya. La
foule est restée sur place une heure environ, avant de
repartir dans le calme. Les contestataires ont insisté
sur le choix inopportun du site pour sa proximité des
habitations et de la RN 26, estimant que la municipalité
«a besoin d’un programme de développement économique et
social» de nature à offrir à la commune plus
d’opportunités pour améliorer la prise en charge du
cadre de vie du citoyen. «Nous voulons des projets
structurants à même de permettre la création d’emplois
et de richesses et non d’une prison» ont-il soutenu. Une
autre proposition est avancée aussi comme argument aux
autorités, à savoir «la réalisation d’un CHU de 1 000
lits». Une chose qui semble impossible à réaliser dans
la mesure où les travaux du chantier sont déjà à un
stade avancé.
T.B.S.
Bilan de l’inspection du travail pour l’année 2007
Un
tiers des employeurs d’étrangers sont en infraction
Un
travailleur étranger sur trois employés dans des
entreprises privées au niveau d’Alger est en infraction
avec le code du travail. Sur un effectif total de 830
travailleurs étrangers employés par 81 entreprises de la
capitale, 332 personnes présentent des irrégularités. Ce
sont les chiffres de l’Inspection générale du travail de
la wilaya d’Alger. Lesdites entreprises emploient, en
tout, 12 094 travailleurs, entre étrangers et Algériens.
Et pour cause, 351 PV ont été dressés à leur encontre
par les services de contrôle. Il y a quelques jours, à
titre illustratif, c’était le restaurant turc Sofra
situé en plein centre d’Alger qui était fermé pour les
mêmes causes. S’agit-il du début de la fin de l’anarchie
qui règne dans le secteur du travail à Alger ? Rien
n’est moins sûr, d’autant que les chiffres de
l’Inspection générale du travail d’Alger sont, sans
exagération aucune, alarmants. A considérer le bilan de
cette institution pour la seule année 2007, d’autres
irrégularités encore plus graves sont à relever. En
fait, l’année passée, 228 entreprises employant 39 539
personnes ont été inspectées. Les services de contrôle
ont relevé 1 344 cas où les employés ne sont pas passés
par les bureaux de main- d’œuvre comme l’exige la loi.
Ainsi, évoquer des cas de favoritisme dans les
recrutements opérés par ces sociétés n’est pas
inopportun.
Aomar Fekrache
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