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L'Orchestre symphonique national se produit à Jijel

Redécouvrir la richesse du patrimoine musical

 

 29/08/10

L'Orchestre symphonique national se produit à Jijel

Redécouvrir la richesse du patrimoine musical

La soirée a consisté en un joli patchwork de chants algériens dans la mesure où les artistes ont interprété des morceaux issus de tous les recoins du pays, d'Est en Ouest et du Nord au Sud.

Cinq artistes de renom ont brillé à l’Est du pays lors du passage de l’Orchestre symphonique national qui s’est produit avant-hier à Jijel, dans le cadre de l’animation des veillées du mois de ramadhan, mettant en valeur plusieurs stars de la chanson algérienne. Cinq vedettes, en l’occurrence Abdelaziz Benzina, Nadia Baroud, Hakim Salhi, Hsinou Fadhel et Ouissi Ziane, ont fait vibrer et danser la salle qui, pour une fois, a rassemblé un nombre important de mélomanes. La soirée a consisté en un joli patchwork de chants algériens dans la mesure où les artistes ont interprété des morceaux issus de tous les recoins du pays, d’Est en Ouest et du Nord au Sud.

Le chef d’orchestre Sid-Ahmed Fellah, un virtuose du violon, a exprimé son bonheur de se trouver à Jijel avec son orchestre de quarante éléments, sur la scène de la maison de la culture. Le spectacle a permis au public jijelien de redécouvrir la richesse, la diversité et la variété d’un patrimoine musical en bonne santé, témoigne un mélomane. Très ému de fouler le sol de l’antique Igilgili, Hsinou qui excelle dans le chaâbi pour avoir été formé à l’école El Hachimia, en référence à son maître feu El Hachemi Guerouabi, a déclaré très heureux d’être à Jijel où ce genre est très prisé. Premier à monter sur scène, l’artiste bejaoui a entonné le chef-d’œuvre El Barah sous un tonnerre d’applaudissements. Benzina, égal à lui-même, a sorti de son répertoire des tubes appréciés par le public : Sabrina, Sara, Chadli, tandis que la sémillante Nadia Baroud, pour qui la musique n’a pas de frontières, s’est révélée un vrai baroud avec ses tubes Yella Rabi, Melissa, passant ensuite au genre chaoui. Ce dernier genre a été largement interprété par le jeune Ouissi Ziane avec Ahna Chaouia (nous sommes Chaouis), invitant à la danse des spectateurs, jeunes et moins jeunes. La fresque musicale a été clôturée tard dans la soirée par le remuant Hakim Salhi, armé tantôt de karkabous tantôt d’un tambourin, et qui a exécuté ses légendaires Sahraoui et Saksi Aâliya, toujours sous la baguette enchantée du maestro Sid-Ahmed Fellah. Cette tournée de l’Orchestre symphonique national devait se poursuivre par une prestation dans la ville des Ponts, Constantine.

Synthèse de Yazid M.

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