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Les brigades anti-stupéfiants multiplient leurs descentes

La traque des barons du cannabis s’amplifie pendant le ramadhan

Drogue, contrebande et faux billets

La gendarmerie resserre les mailles

Hanoune peine à convaincre de «la dissolution du Parlement»

Les paradoxes du Parti des travailleurs

Alors que le nombre de navires en rade augmente

Toujours pas d’accord entre les dockers et DPWorld

Clôture de l'université d'été de la RASD

Appel à des sanctions contre le Maroc

Ayant pour thème «Le droit des peuples à la résistance»

Conférence internationale à Alger, les 25 et 26 septembre

Prendre le f'tour à l'extérieur

Beaucoup de restaurants, aucun choix

A la faveur du mois de ramadhan

Le business des livres religieux

Alors que la viande indienne est boudée

Les fruits deviennent les rois de la table

Bien qu'elle ne rate aucun Salon de l'environnement

La saleté envahit les villes d’Algérie

Regard

La LFC apporte du neuf à la culture

 

 29/08/10

Les brigades anti-stupéfiants multiplient leurs descentes

La traque des barons du cannabis s’amplifie pendant le ramadhan

Depuis plus de cinq ans, l’Algérie connaît une recrudescence sans précédent des activités des trafiquants de drogue qui semblent s’intéresser au marché algérien.

Chaque année, une moyenne de 60 tonnes de drogue est saisie par les services de sécurité. Des quantités de cannabis transitent par nos frontières ouest et sud-ouest, en provenance du Maroc. Face à ce danger permanent, les forces de sécurité ont réussi, au cours de leur lutte contre les trafiquants de drogue, à mettre la main sur des barons de la drogue, qualifiés de très actifs et dangereux à la fois. Leur arrestation a permis également la mise hors d’état de nuire de leurs acolytes. Deux grands barons de la drogue ont été localisés puis arrêtés par la police à Alger. Le premier a été arrêté il y a six mois à Alger-Centre, par la police judiciaire de la division Centre après une enquête minutieuse. Le second a été arrêté à Birtouta en compagnie de cinq de ses acolytes, lors d’une souricière soigneusement tendue par la police judiciaire de la division Ouest. Ces deux importants coups de filet, réalisés dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, ont permis à la police algéroise d’identifier un troisième baron, actuellement en fuite. La sûreté d’Alger a déclaré  que l’arrestation de ce trafiquant n’est qu’une question de temps, il suffit de procéder à son identification. D’intenses recherches sont en cours grâce à la PDA (une sorte de fichier mobile équipé à chaque point de barrage policier). Pour rappel, il y a quatre mois la police anti-drogue de la division Ouest d’Alger avait réussi un important coup de filet en capturant un grand trafiquant de drogue résidant à Alger, C.M., âgé de 54 ans, repris de justice et recherché dans le cadre de plusieurs affaires de drogue à Alger.

L’arrestation de cet important trafiquant de drogue, spécialisé dans les grandes quantités, a été opérée à Birtouta, une commune relevant de la wilaya d’Alger, le 23 décembre 2009 après une investigation approfondie menée par la police judiciaire de la division Ouest de la police d’Alger avec la collaboration de celle de Tlemcen. Il a été arrêté à bord d’un véhicule dans lequel se trouvait ses acolytes. Il s’agit de C.K. âgé de 44 ans, R.K. 25 ans et de C.O. 23 ans, dont un seul est un repris de justice. Ce coup de filet réalisé par la police a eu lieu quelques jours après l’arrestation de deux autres personnes faisant partie du même réseau. Il s’agit de B.Y,. 36 ans et de C.L., 37 ans, tous deux sont des repris de justice. C’est à partir de leur arrestation que l’affaire a pu être lancée par la cellule d’investigations relevant de la police judiciaire de la division Ouest d’Alger. La sûreté de la wilaya d’Alger a réalisé d’autres coups de filet spectaculaires dans le cadre de la lutte contre la drogue et le terrorisme. Malgré cela, les activités de certains réseaux de drogue se sont intensifiées ces dernières années. Récemment, la sûreté d’Alger a tiré la sonnette d’alarme lorsque l’une de ses divisions a mis la main sur un émigré en possession d’une quantité importante de morphine.

La traque se poursuit au ramadhan

Les résultats réalisés par les services de sécurité durant ces dernières années sont qualifiés d’excellents par les observateurs. Toutefois, un regain sans précédent des activités des trafiquants de drogue a été enregistré depuis le début du mois sacré. La Gendarmerie nationale et la police déploient tous les moyens pour faire face à cette recrudescence. A Alger, le 22 août 2010, la brigade de Gendarmerie nationale de Reghaïa a présenté devant le procureur de la République près le tribunal local, un dealer interpellé en possession de 30,6 grammes de kif traité. Il a été placé sous mandat de dépôt. Le 23 août 2010 à minuit, les gendarmes de la brigade de Menasria, en service de police de la route à hauteur de l’échangeur de Sidi-Rezine, Commune de Baraki, ont interpellé quatre (4) personnes circulant à bord d’un véhicule de marque Peugeot 309, en possession de 200 grammes de kif traité. L’enquête est en cours. Le 24 août dernier, dans la wilaya de Biskra, la brigade de Gendarmerie nationale de Tolga a présenté devant le procureur de la République près le tribunal local trois (3) dealers interpellés le 22 août 2010 en possession d’un (1) kilo et 465 grammes de kif traité. Ils ont été placés sous mandat de dépôt. Le même jour à 17 h45, agissant sur renseignements et en vertu d’un mandat de perquisition, les gendarmes de la brigade de Biskra ont interpellé une dame âgée de 43 ans et saisi dans son domicile, à la cité des 726 logements au chef-lieu de wilaya, 200 grammes de kif traité et quatre vingt sept (87) faux billets de banque en coupures de 1000 DA.  En outre, à 18 heures, les gendarmes de la même unité ont récupéré, à hauteur du quartier précité, 30 grammes de kif traité jetés par un dealer qui a pris la fuite à leur vue. Le 23 août dans la wilaya de Souk-Ahras, les gendarmes de la brigade de Sécurité routière de Sedrata, en service de police de la route au carrefour formé par la RN n° 81 et le chemin de wilaya n° 02, Commune de Sedrata, ont interpellé une personne qui transportait à bord d’un fourgon de marque Peugeot J-5, un lot d’articles scolaires (des tabliers et cartables), d’une valeur de 113 300 DA, sans registre de commerce ni facture.           

Par Sofiane Abi

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Drogue, contrebande et faux billets

La gendarmerie resserre les mailles

Dans la commune de Baraki, les gendarmes ont interpellé quatre personnes roulant à bord d’un véhicule de marque peugeot 309 en possession de 200 grammes de kif traité. Une enquête a aussitôt été ouverte. La brigade de la gendarmerie de Tolba a interpellé aux cours de la même semaine trois autres dealers qu’ils ont aussitôt présentés devant le procureur de la République territorialement compétent. Les mis en cause ont été arrêtés en possession de près de deux kilogrammes de résine de cannabis. Pour ce qui est des éléments de la brigade de la Gendarmerie nationale de Réghaïa, ils ont arrêté au cours de la même semaine un dealer en possession d’une bonne quantité de résine de cannabis. Le même jour, agissant sur renseignement et en vertu d’un mandat de perquisition, les gendarmes de la brigade de Biskra ont interpellé, à son domicile, une dame d’une quarantaine d’années avec près 87  faux billets de 1000 DA. Pour ce qui est des délits portant atteinte à l’économie nationale, les gendarmes de la sécurité routière de Sedrata dans la wilaya de Souk Ahras ont interpellé un individu transportant du matériel et des marchandises scolaires, à bord d’un fourgon J5, sans registre de commerce et sans aucune facture. Le procureur de la République de Sedrata a ordonné la mise en liberté du mis en cause après audition et remise de la marchandise aux services des domaines de Sedrata, au moment où la brigade de la gendarmerie de cette commune a entamé une enquête. En ce qui concerne les affaires de contrebande, les garde-frontières de Sidi Boudjenan, Boukanoun, El Bouihi, El Djorf, Abdellah et Bab El Assa à Tlemcen ont récupéré, la semaine dernière, lors d’une patrouille le long du tracé frontalier, quelque 5 390 litres de carburant abandonné par des contrebandiers. Dans la wilaya de Tébessa et Bourenne Souk Ahras, les douaniers ont récupéré près de 400 litres de carburant ainsi que 5 ballots de friperie abandonnés par des contrebandiers de la région. Pour ce qui est des crimes relatifs à la sécurité publique, la brigade de Gendarmerie nationale de Aïn El Ibel a présenté devant le procureur de la République deux ressortissants syriens et un citoyen algérien pour forage illicite de puits. Ils ont été placés sous mandat de dépôt.  

Salah Harireche

 

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Hanoune peine à convaincre de «la dissolution du Parlement»

Les paradoxes du Parti des travailleurs

Ainsi, Mme Hanoune compte sur  la récolte des signatures (50 000)  afin de convaincre le chef de l’Etat alors que la composante de cette Assemblée qui représente différentes formations politiques n’adhère pas à cette «revendication» et même les députés du parti ne sont pas convaincus et ont choisi de rejoindre d’autres partis politiques.

En tout cas, Hanoune compte adresser une demande officielle au Président Bouteflika pour la tenue d’élections législatives anticipées après la dissolution de l’Assemblée populaire nationale (APN). Ainsi, la cérémonie d’ouverture du 6e congrès du parti, dont les travaux ont débuté vendredi dernier à Zéralda, était une occasion pour la SG du PT d’appeler une nouvelle fois le président de la République  à annoncer la tenue d’élections législatives anticipées pour «une assemblée constituante souveraine».

Devant le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, dont le parti ne partage pas le souhait du PT (dissolution de l’APN), Mme Hanoune  dira que l’actuel Parlement «est un prolongement de la période tran-sitoire résultant de la tragédie nationale», assurant que «le Parlement actuel incarne les contradictions et le mélange entre l’argent et la politique». Elle insiste dans le même contexte à la nécessité d’une «séparation entre la religion et la politique». Ainsi, si on ne décortique pas les déclarations de la SG du PT,  pourrons-nous dire que Hanoune affirme que la composante du Parlement actuel n’est pas légitime ni non plus élue puisqu’il était question d’usage de l’argent pour bénéficier d’un siège à l’APN ? Et quand elle parle de séparation entre la religion et la politique «est-ce que cela veut dire que Hanoune est contre la présence des partis islamistes au Parlement, à l’instar de Nahdha, MSP et El Islah» ?

En outre si Mme Hanoune a des preuves sur l’usage de l’argent dans les élections législatives, pourquoi elle ne les présente pas aux autorités concernées? Alors que la guerre entre la composante de son groupe parlementaire a éclaté à cause de «l’argent».

 Enfin, si le PT ne croit plus au Parlement actuel, pourquoi est-il toujours présent dans cette assemblée ? Et pourquoi le Parti des travailleurs ne patiente-t-il pas jusqu’à 2012, période de l’organisation des élections législatives ? Des élections pour lesquelles le parti se prépare déjà.

Il est à rappeler, suite aux législatives de  2007, que le PT comptait 26 députés. Ce qui était considéré pour le parti comme une réussite depuis les premières élections législatives pluralistes en 1997. Et bien que le taux d’abstention fut très important lors des élections de 2007, le PT était «content» de siéger à l’APN.

Si on revient à la situation du parti au sein du Parlement, on peut dire qu’il est en net «recul» à cause du «nomadisme» qui prend de plus en plus d’ampleur à l’APN. Ainsi, le parti de Louisa Hanoune compte 13 députés. Cette «hémorragie» est motivée par les histoires d’argent puisque des députés reprochent à Hanoune de leur «extirper» une somme importante de leur rémunération. Il faut savoir que le salaire des députés est versé directement par l’administration de l’APN au compte du PT qui en déduit «une dîme» avant de verser le reste au compte de «ces élus du peuple». En tout cas, ce

«nomadisme» profite au «FLN et au RND» qui ne ferment pas la porte devant les mécontents de l’attitude de Hanoune.

D’autre part, le Parti des travailleurs qui avait la possibilité de participer aux dernières sénatoriales tenues en décembre 2009 a préféré offrir «ses voix» aux candidats du parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia (RND). Alors que l’ambition de tout parti politique est de confirmer sa représentativité à travers les différentes élections «législatives, municipalité et présidentielles».

Par ailleurs, la composante actuelle de l’APN issue des législatives de 2007 est une vraie

«chekchouka» car en dehors du FLN et du RND qui se renforcent du nomadisme des députés, plusieurs groupes parlementaires vivent une «crise interne», comme le cas du groupe parlementaire des indépendants qui a perdu 12 de ses députés et donc sa composante s’est réduite de 33 députés à  21. Le RCD aussi a vu le départ de trois députés, Djamel Fardjallah, Tarek Mira et Ali Brahimi sans oublier le MSP qui a perdu  20 députés sur 51 à cause du mouvement créé par le rival de Soltani, Abdelmadjid Menasra. Cependant, ces partis n’ont à aucun moment apporté leur soutien à la demande du PT (dissolution de l’APN).

Par Nacera Chenafi

 

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Alors que le nombre de navires en rade augmente

Toujours pas d’accord entre les dockers et DPWorld

 Le bras de fer opposant la direction de l'entreprise portuaire Dubai Ports World Djazair (DPW) et le syndicat de l'entreprise est loin de connaître son épilogue. Le dialogue entre les deux parties est toujours au point mort. Une grève au port d'Alger devient ainsi inévitable, vu l'attitude des travailleurs et de leur employeur.

Jeudi dernier, une réunion entre la direction générale de DPW et les quelques représentants des travailleurs n’a pas abouti. Selon une source, le syndicat de l’entreprise a refusé de signer le procès-verbal de réunion, en dépit de l’accord de principe donné par l’entreprise afin d’augmenter le salaire des dockers de 22%.

En effet, le DPW a accepté depuis mardi dernier de valoriser le salaire des travailleurs à hauteur de 22%, sans compter la hausse des salaires accordé en 2009. Malgré cela, l’entreprise émiratie de gestion du terminal à conteneurs du port d’Alger n’a pas réussi à faire plier les dockers.

Ces derniers estiment, selon la même source, que l’accord trouvé avec le DPW comporte des points négatifs, d’où la détermination des dockers à arracher l’ensemble de leurs droits. En contrepartie de l’augmentation du salaire des dockers, le DPW à imposer, selon un syndicaliste, certaines conditions aux travailleurs.

Chose que le syndicat de l’entreprise n’est  pas en mesure d’accepter. «Certes, l’entreprise a accepté le principe de l’augmentation salariale en dehors même de la convention de branches.

En contrepartie, notre employeur a conditionné cette augmentation par la revue à la baisse de l’effectif, ce qui est synonyme de licenciement de plusieurs travailleurs. La direction veut réduire le personnel des équipes à cinq travailleurs par bateau au lieu de six, sans pour autant réduire le volume horaire de travail», assure un membre syndical. Sur ce dernier point, les dockers ont refusé le travail en  continu avec le système de roulement, soit environ  40 heures par semaine. «Depuis que nous avons été transférés de l’Entreprise du port d’Alger (Epal) à DP World, nous vivons le calvaire !

Nous sommes réduits à l’esclavage dans notre propre pays!», dit un docker qui affirme que la majorité des travailleurs veulent retourner à l’Epal. «Lorsque nous étions à l’Epal, nous percevions chaque année une prime qui pouvait atteindre jusqu’à 80 000 DA. Le DPW veut supprimer cette prime», a-t-il soutenu, soulignant que la DP world «n’a pas versé, à ce jour, les rappels des travailleurs». Par ailleurs, le conflit qui oppose les dockers et leur employeur a un impact négatif sur l’activité portuaire dans la capitale. Depuis près de trois mois, les activités du terminal à containers du port d’Alger, géré par DPWA, ont sensiblement chuté.

Le phénomène de navires en rade est de plus en plus ressenti. «La cadence des travaux était beaucoup plus élevée avant le déclenchement de ce conflit. De 6h à 13h30, les travailleurs traitaient entre 55 et 70 containers. Maintenant, pour la même durée, on ne traite que 8 à 20 containers», confie un syndicaliste.

«Nous sommes conscients que ce conflit affecte notre économie puisqu’une journée en rade coûte des milliards. Mais c’est la direction qui doit assumer les conséquences. Si elle envisage de rétablir l’ordre au port, elle n’a qu’à satisfaire les revendications légitimes des travailleurs», conclut-il.

Par Hocine L.

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Clôture de l'université d'été de la RASD

Appel à des sanctions contre le Maroc

C’est hier que l’université d’été des cadres de la République arabe sahraouie démocratique a clos ses portes à la salle omnisport «Mohamed-Belaaredj» de Boumerdès. Cette manifestation a regroupé plus de 670 participants, dont des parlementaires sahraouis et des élus municipaux, au cours de laquelle plusieurs questions géostratégiques internationales ayant trait à la mondialisation et autres points politico-socio-économiques ont été débattus durant un mois. A l’issue de cette université d’été, 25 conférences politico-socio-économiques ont été organisées, et pas moins de 75 communications ont été développées par les différents intervenants parmi les militants et cadres de la RASD. Lors dans son intervention de clôture, le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a rendu hommage au peuple sahraoui en lutte pour son indépendance. Il a appelé les Nations unies à plus de détermination quant à l’application de ses résolutions relatives à l’autodétermination du peuple sahraoui et l’Union européenne à des sanctions économiques contre le Maroc, l’annulation de tous les accords de partenariat avec le Maroc dans le domaine politico-économique et l’intervention de l’Espagne, ancien pays colonisateur, à soutenir les résolutions de l’organisation des Nations unies. Par ailleurs, le diplomate sahraoui n’a pas manqué d’appeler la France à sursoir à toutes les options de soutien au régime monarchique du Maroc. Evoquant les déclarations diffusées par les différents médias  marocains quant à l’intégration des Sahraouis au Maroc, il dira que «ce ne sont que des mensonges perpétrés par les services secrets du royaume auxquels nous n’accordons aucun égard». Il ajoutera : «Pour notre part, nous lançons un défi à la monarchie pour ouvrir un débat et l’organisation d’un référendum conformément aux résolutions des Nations unies. Le peuple sahraoui est convaincu que la lutte continue jusqu’à sa libération et son indépendance». A la fin de  son intervention le diplomate a affirmé que le Polisario n’est pas une organisation terroriste, comme l’affirme le colonisateur marocain, mais une organisation de lutte contre le colonisateur et a appelé le régime du Maroc à la libération des militants sahraouis détenus dans les geôles marocaines. Il est à rappeler que cette université d’été a été baptisée au nom du chahid Mahfoud Ali Biya. Cette manifestation a été clôturée par l’hymne national de la RASD «Ya bani Assahra» repris par tous les participants qui arboraient les drapeaux de la RASD et de l’Algérie.   

A.Kichni

 

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Ayant pour thème «Le droit des peuples à la résistance»

Conférence internationale à Alger, les 25 et 26 septembre

Le président du Comité national de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Lamari Mahrez a indiqué que son comité a tout le temps affiché son attachement à la légalité internationale aux peuples en lutte, et plus particulièrement à  la cause sahraouie. Dans ce contexte, il a indiqué qu’une conférence internationale ayant pour thème «Le droit des peuples à la résistance» sera organisée à Alger les 25 et 26 septembre 2010 avec la participation de 200 délégués. Selon lui, les objectifs de cette conférence portent sur plusieurs points : rendre hommage au mouvement de résistance populaire au Sahara occidental et manifester l’appui constant à celui-ci, démontrer le caractère pacifique de la résistance populaire et mettre en exergue la répression systématique à l’encontre des populations civiles de manière générale et des défenseurs sahraouis des droits de l’homme de manière particulière, dénoncer l’embargo médiatique concernant la résistance pacifique, notamment le désintérêt affiché par les medias occidentaux et la dénonciation et lever l’amalgame entretenu avec le Maroc mettant sur un pied d’égalité résistance et terrorisme.

A. K.

 

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Prendre le f'tour à l'extérieur

Beaucoup de restaurants, aucun choix

Etre célibataire ou loin de chez soi à Alger est des plus difficiles à gérer, notamment durant le mois de ramadhan. La première ville du pays, en ce mois sacré, se renferme encore davantage sur elle-même. Elle devient invivable.

La situation est difficile pour les citoyens observant le jeûne, quant aux autres, les non jeûneurs, elle est encore plus dure. Pour les premiers, ils peuvent rompre le jeûne dans un restaurant privé, à Dar Rahma ou, carrément, dans la mosquée. Depuis les premiers jours de ce mois de ramadhan, la rue Tanger, connue pour ses restaurants, bon marché, grouille de monde. Au dernier quart d’heure, «tous les chemins mènent vers les restos» ironise un jeune habitant, employé à Alger, originaire de la wilaya de Jijel.

Dans les restaurants payants ou de cœur, ce sont les mêmes images de citoyens qui attendent l’Adhan pour pouvoir rompre le jeûne, après une longue journée caniculaire, sans nourriture, sans eau et sans cigarettes. En faisant une tournée furtive dans différents quartiers du centre de la capitale, il est facile de relever que tous les restaurants sont pleins à craquer, au moment du f’tour. A Dar Rahma de l’UGTA, le premier groupe de jeûneurs était en train de manger, alors que d’autres citoyens attendent impatiemment à l’extérieur. Item pour le restaurant privé, sis à l’avenue Pasteur, transformé en un espace de solidarité à l’occasion de ce mois sacré. Trente minutes avant l’Adhan, le restaurant était déjà plein à craquer, et des dizaines de citoyens, dont la majorité sont des nécessiteux, attendent la fin du premier service pour pouvoir manger un morceau. Mais surtout, pour remplir leurs gamelles, qu’ils préparent pour le shour. Pour les travailleurs préférant rompre le jeûne dans des restaurants payants, la situation, a-t-on constaté, n’est pas meilleure. Dix minutes avant l’Adhan et les restaurants affichent complets. «Il vaut mieux manger parmi les premiers, puisque les meilleurs plats sont épuisés au premier service» dira un père de famille, cadre dans une société privée, originaire de la wilaya de Tizi Ouzou. Il souligne que l’ambiance du ramadhan au bled lui manque énormément, mais «Ellah Ghaleb, il faut travailler». A la rue Tanger, «les tarifs appliqués varient entre 250 et 350 DA, le repas complet, un plat d’ouverture et une suite avec un petit morceau de viande».

«Une somme que la plupart des travailleurs ne peuvent pas payer» affirme notre interlocuteur. Cependant, ce qui est à relever, c’est que les jeûneurs ont le choix entre les Restos de la Rahma et ceux payants, et dans les deux cas l’affluence est importante. Le boulot oblige, la capitale regorge de citoyens venus d’autres wilayas et qui passent ce mois de jeûne loin de leurs familles. Toutefois, la première ville du pays n’offre absolument aucun choix en ce mois de ramadhan. Tous les restaurants ne servent de la nourriture qu’une fois l’appel à la prière du Maghreb lancé.

Avant cet horaire, il est pratiquement impossible de tomber sur un endroit où la bouffe est servie durant la journée.

Seuls les grands hôtels et aéroports disposent d’espaces où l’on peut manger, à l’importe quel moment de la journée. Ce qui n’est pas pour plaire aux nombreux citoyens qui n’observent pas le jeûne, par manque de conviction ou à cause de problèmes de santé.

Cependant, le pire, c’est que même dans la nuit, soit à partir de 22 heures, la majorité des fast-foods ferment boutique. «Il est difficile de tomber sur un restaurant où l’on peut acheter un sandwich, après le f’tour» se plaint un habitant. En conséquence, des vendeurs de grillade anarchiques ont poussé comme des champignons à travers les quartiers les plus peuplés ou fréquentés par les étrangers. Bien que le risque d’intoxication soit évident, les clients, faute de choix, se rabattent sur le «choua», préparé en plein air et exposé à la poussière. A vrai dire, tout cela n’est pas nouveau et tend à se répéter à chaque mois de ramadhan. En bref, «manger» à Alger est un problème que les étrangers venus des autres wilayas du pays pendant trente jours chaque année.

Par Aomar F.

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A la faveur du mois de ramadhan

Le business des livres religieux

La vente des livres de cuisine, des livres et de CD religieux notamment le Coran, des djellabas et accessoires de prière féminins, des tapis de prière ainsi que les ustensiles de cuisine connaissent durant le ramadhan une augmentation, au grand bonheur de ces commerçants à la sauvette qui profitent de cette période.

En effet, le mois de ramadhan constitue une véritable aubaine pour les nombreux commerçants à la sauvette pour réaliser de très bonnes affaires. Ils sont partout. Le long des trottoirs, aux entrées des marchés et au bas des immeubles, certains dressent des étals de fortune, d’autres vendent leurs produits à même le sol. Pour Mohamed 33 ans vendeur de produits religieux, le ramadhan est une période propice à la floraison de son activité. Avouant que  «la marchandise, dont les prix oscillent entre 50 et 500 DA, s’écoule le mieux durant ce mois sacré».

Selon lui, en termes de vente, «cette période représente jusqu’à trois fois parfois un peu plus ce je vends au courant de l’année». Aussi, dira-t-il, «le côté spirituel de ce mois fait que beaucoup de gens choisissent ce genre de lecture».

Mohamed à ce sujet, poursuivra que durant ce mois «il y a une forte demande sur tout ce qui est livres religieux écrits par des théologiens de renommée, le Coran, les récits des prophètes, les interprétions de la religion, et également les tapis de prière». Interrogé, le jeune Fodil se trouvant devant l’étal dira : «Je suis venu compléter ma série concernant les récits des prophètes. J’en ai déjà lu deux». Ami Tahar se joindra pour dire que lui achète régulièrement des livres religieux pendant ce mois car il «préfère passer ses soirées  en lisant». Quant à Assia, bien enrobée dans son djilbab, affirmera être «intéressée par les recueils d’interprétation du Coran pour trouver réponse à ses questions».

Pour sa part, Malika, une maman tenant son fils à la main, avancera qu’elle est «venue offrir un tapis de prière, en guise de récompense et d’encouragement», pour son fils qui vient de commencer à faire sa prière.

Il faut dire que ce segment de commerce suit lui aussi les nouvelles techniques de l’information puisque les livres et recueils religieux sont également proposés en CD et autres supports numériques en mesure de répondre à une nouvelle forme de demandes.

En outre, les «tables» exposant des livres de cuisine cédés à partir de 100 jusqu’à 300 DA sont envahies par des jeunes femmes et des moins jeunes «à la recherche d’une cuisine moderne» pour les plus anciennes, ou alors «la cuisine traditionnelle» pour les débutantes qui veulent «d’abord apprendre notre héritage culinaire, histoire de faire  perdurer la tradition».

Les marchands de vaisselle eux aussi viennent profiter de cette frénésie des achats et de cette clientèle excitée à chaque fois encore plus nombreuse, étalant les nouveaux produits de vaisselle propre à ce mois de jeûne : bols et soupières pour la chorba, différentes dimensions d’assiettes, verres et tasses à thé, thermos et autres ustensiles de cuisine. Toufik indiquera que ces copains et lui «s’approvisionnent chaque mois de ramadhan chez des importateurs qui achètent directement de Chine». Là aussi, les ménagères pullulent autour des ces étals dans l’espoir de dénicher le bon article à moindre coût.

Force est de constater que le ramadhan outre son aspect cultuel et religieux,  a cette autre facette commerciale où existe un business très florissant répondant à une demande toujours aussi excitée par une offre diversifiée. N’est-ce pas là une particularité typique de ce mois qui vient l’agrémenter et le singulariser des autres mois ?

Lynda N. B.

 

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Alors que la viande indienne est boudée

Les fruits deviennent les rois de la table

A une dizaine de jours de la fin du ramadhan, les Algériens ne se bousculent pas encore pour l'achat de la  star indienne du marché des viandes. Par ailleurs, l'atmosphère de la cherté ainsi que l'absence de contrôle sur les marchés sont toujours les mêmes. Sauf qu'en ces jours de canicule  ce sont les fruits qui ont la cote sur les tables du f’tour et celles de la soirée.

Il ne se passe pas un mois de ramadhan en Algérie comme dans le reste des  pays musulmans, sans que les discussions relatives aux prix des produits alimentaires, largement consommés en ce mois sacré ne soient évoqués quotidiennement par des jeûneurs. Autant on se plaint de la flambée, autant on achète et autant on gaspille. Pour cette année, le scénario ne change pas ni au niveau des marchés ni dans les cuisines. Comme c’est le cas cette année de deux facteurs de la coïncidence du mois sacré avec les grandes chaleurs estivales ainsi que la rentrée sociale qui ont leur effet direct ou indirect sur le mode des dépenses et de consommation des petites et moyennes bourses. S’agissant de la consommation et  avec les fortes chaleurs qui ont caractérisent ces derniers jours du ramadhan, les jeûneurs n’ont pas les mêmes besoins en matière de plats copieux, beaucoup de  familles ont diminué le nombre de plats préparés puisque leur consommation est très faible. «Pour ce ramadhan, on se contente des boissons et des fruits, on ne peut pas manger» indique une mère de famille. En ce qui concerne les prix des fruits qui sont à la portée, puisque ce sont des fruits de saison. Les raisins sont vendus de 60 à 130 Da/kg, le melon et la pastèque  sont respectivement à 50 DA et 35 DA. Les bananes à 85 Da, les poires de 60 à 80 DA et les pêches 70 à 100. Par ailleurs, une tournée à travers quelques marchés de la capitale montre en premier lieu l’absence des contrôleurs qui se justifie au premier coup d’œil par le non-affichage des prix des produits alimentaires, le marché Clauzel (Alger-Centre) est l’unique marché où l’on trouve les prix de la marchandise affichés. Pour le reste des marchés, les commerçants ont la possibilité de proposer des prix selon l’apparence de leurs clients, puisqu’ils ne sont  tenus par aucun prix d’affichage. La seconde remarque est relative à la politique du gouvernement   engagée  pour diminuer la tension du marché des viandes, en l’occurrence le programme d’importation de 5 000 tonnes de viande indienne. Un programme qui ne semble pas du tout faire son effet sur le consommateur. Car la viande indienne comme solution pour la tension que connaît cette filiale durant le ramadhan est semblable au vaccin anti-grippe A qui a semé la psychose. Les Algériens semblent bouder cette viande, c’est en tout cas un constat fait à l’unanimité par les bouchers et les consommateurs. Sur une vingtaine de clients trouvés chez quelques bouchers d’Alger aucun d’entre eux ne nous a déclaré avoir goûté à cette viande. «Tout ce qui nous  vient en grandes quantités et, soi-disant, à des tarifs pas chers est source de soupçons» nous explique un vieux retraité trouvé chez un boucher au marché Ali-Mellah. S’exprimant sur le même point une femme âgée ajoute : «Je ne mettrais jamais cette viande dans ma cocotte». S’agissant des prix de la viande fraîche locale, ils  maintiennent le summum, notamment en ce mois sacré, ce sont les prix de la viande qui assomment le plus les consommateurs. La tendance de la hausse concerne toutes les couleurs, les viandes rouges comme les blanches. Ainsi, la sardine est  cédée de 180 à 250 Da/Kg selon la qualité et les marchés. La crevette, le rouget et le chien de mer sont vendus 1 800 Da/kg. Tandis que le poulet est proposé de  270 à 350 Da/kg. Les prix des viandes rouges ne sont pas en reste, l’agneau  se vend à plus de

1 000 Da/kg tandis que le veau est cédé de 800  à 1100 Da. En outre, quelques produits de large consommation durant le ramadhan ont été revus à la hausse depuis les premiers jours, il s’agit du citron vendu de 100 à 120 Da, des dattes à plus de 400 Da/kg, les raisins secs à 500 Da. Sur le registre légumes, les tarifs s’affichent en fonction de l’utilité de ces produits  en cuisine, bien qu’une hausse caractérise l’ensemble des légumes ; ainsi, la pomme de terre est vendue à 40 Da, les haricots verts et la courgette à 80 Da, la tomate à 40 Da, la salade verte de 60 à 80 Da. 

Par Yasmine Ayadi

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Bien qu'elle ne rate aucun Salon de l'environnement

La saleté envahit les villes d’Algérie

Incivisme des citoyens conjugué à la négligence des collectivités locales en charge de la propreté de la ville ont fait de nos villes les centres urbains les plus sales au monde.

C’est en tout cas ce qui est ressorti des rapports et études menés par des groupes internationaux, dont la Urban Clean Environnement qui avait classé Alger à la 3e place des villes les plus sales au monde derrière Banjul, en Gambie, et Kigali au Rwanda, avec un résultat de 3,75%. Ce constat amer devrait interpeller les preneurs de décisions pour qu’ils mettent un terme en adoptant des textes de loi qui imposeraient des sanctions vis-à-vis des citoyens qui jettent des ordures n’importe où dans la nature et à n’importe quel moment de la journée dans les rues. Outre le facteur de négligence et de manque de civisme, le matériel utilisé dans la collecte des ordures s’avère dépassé et vétuste et cela sans parler de l’inexistence de machines qui permettent à certaines matières, telles que le papier, le cristal et les métaux d’être récupérés et ensuite recyclés.

Ainsi et dans l’objectif d’exposer et de vulgariser les nouvelles solutions pour la gestion des déchets, mais aussi des eaux usées et dans le domaine de l’énergie, la chambre algéro-allemande de commerce et de l’industrie (AHK Algérie) et la Coopération technique allemande (GTZ) organisent, sous le Haut patronage du ministère algérien de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, la deuxième édition du Salon algéro-allemand sur l’environnement qui aura lieu du 22 au 24 novembre 2010 au Palais de la culture à Alger.  Ainsi, les organisateurs de ce rendez-vous comptent intégrer au Salon proprement dit un congrès scientifique et une bourse de coopération devra contribuer à relever les défis d’une ville propre et d’un environnement moins pollué.   

Pour rappel, la première édition de ce Salon qui était un succès comme en ont témoigné certains participants, s’était tenue il y a deux ans, et avait vu la participation de 40 exposants allemands et 30 exposants algériens, 1 500 visiteurs professionnels et plus de 100 journalistes.

Pour la prochaine édition, les organisateurs du Salon 2010 se sont fixés l’objectif de présenter aux décideurs politiques et économiques algériens en particulier et à la société civile en général, les technologies les plus récentes et le savoir-faire allemand dans le domaine de la protection de l’environnement. Le Salon couvrira les domaines de la gestion des déchets, de l’eau, des énergies renouvelables et de l’efficience énergétique. Dans cet ordre d’idées, la GTZ invitera des experts internationaux  pour discuter dans le cadre d’un Congrès sur le développement des nouvelles technologies dans les secteurs de l’environnement, du traitement de l’eau, du traitement des déchets et du changement climatique. Le congrès offrira également aux participants allemands et algériens et aux experts, de nouvelles informations sur le marché algérien et leur permettra de discuter des solutions et du potentiel qu’offre le marché algérien, notamment dans le cadre des projets du Mécanisme pour un développement propre (MDP).

En réalité, il serait toutefois utile de commencer par changer les mentalités avant de changer les procédés et d’importer les nouvelles technologies en matière de maintien de la propreté  des centres urbains. Car le respect de l’environnement est d’abord et avant tout une question d’éducation et de comportement avant que cela ne soit une affaire de mécanisation.

Hafid Mesbah

 

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Regard

La LFC apporte du neuf à la culture

Il n’y aura pas de quoi espérer voir  réapparaître, sur les terrasses de café, les bancs publics, les bancs des autobus, les bancs des trains, des gens, jeunes et vieux, femmes et hommes, assis, un nez dans un livre, en train de dévorer une histoire ou un sujet quelconque. Il n’y aura pas de quoi conclure que, dès demain, le nombre de livres édités et le nombre de librairies vont exploser ou que les écrivains vont se compter par milliers.

Mais c’est peut-être  le début d’une nouvelle ère. Le livre va être moins cher. En principe. Le gouvernement d’Ouyahia vient d’inscrire dans les dispositions de la loi de finances complémentaire que le papier qui sert à l’industrie du livre sera exonéré de la taxe sur la valeur  ajoutée (TVA). C’est déjà ça. Même si il n’y a pas si longtemps cette taxe était inimaginable dans ce domaine et que, de plus, le livre était subventionné, avant que l’on décide que les Algériens n’avaient besoin ni de lire ni d’écrire. On connaît la suite.

Les lecteurs ne trouvaient plus les moyens d’acheter de la lecture, les librairies  ont fermé, les jeunes générations ne lisaient plus, tout simplement et les bibliothèques se vidaient ou disparaissaient, faute de public ou parce que de nouveaux maîtres de la chose publique ont jugé qu’elles étaient un luxe. Ce qui donne à la suppression de la TVA sur l’une des matières premières de l’impression, sur le papier, un caractère quasi subversif par rapport à la situation antérieure. Bien sûr, on aurait aimé que la TVA soit bannie de tout ce qui concerne la production et la distribution, ce qui aurait, au moins, confirmé que le produit littéraire est définitivement dissocié du statut de marchandise ordinaire.

D’autant que ce dégrèvement ne va pas coûter d’énormes pertes de recettes  fiscales. Le secteur est si famélique que cette mesure ne peut même pas égratigner le budget d’une PME. Vérifions.

L’Algérie compte 1 541 communes et 160 librairies.  En amont, il y aurait une centaine de maisons d’édition ou ce qui en fait  office. Concernant la production, un livre est tiré à  mille exemplaires en moyenne.  On mesure, immédiatement, le ridicule d’une taxe sur le livre et le degré de cynisme ou d’irresponsabilité de ceux qui l’ont instituée. Qu’à cela ne tienne. Une mesurette vaut mieux que rien du tout et peut-être, que c’est le début d’une reconsidération de tout le système qui a conduit à la situation actuelle  où il existe des Universités sans bibliothèques.

Encore heureux pour la paix sociale que l’école ne forme pas à la lecture et qu’elle pousse à ne pas lire. Sinon, il aurait été anormal de ne pas avoir eu des centaines d’émeutes autour des revendications de librairies et de bibliothèques, à travers toutes les communes du pays. Même si c’est anormal en soi que cela ne se soit pas produit, malgré le rôle de l’anesthésie scolaire dans l’évacuation d’un besoin fondamental, que l’homme a développé depuis des millénaires, communiquer et lire.

La loi de finances complémentaire a aussi affecté une taxe sur la publicité, destinée à soutenir la production cinématographique. Là, ça augure que le gouvernement commence à se rendre compte que la culture a de l’importance.

Il ne s’agit pas d’une preuve absolue de prise de conscience du drame, mais d’un signe que la régression culturelle qui prévaut commence à l’interpeller. Pas assez, mais suffisamment pour  qu’il s’en préoccupe un peu.

On attend  pour voir jusqu’où cette volonté naissante va aller et  pour vérifier, au bout, si une dynamique d’insertion de la société dans l’océan de la culture mondiale est en cours. Il suffirait de si peu ! De si petites dépenses ! Qu’on ne peut s’empêcher de rêver.

Le ministère de l’Education suivra, probablement, il dotera les écoles de librairies et  réhabilitera leur rôle d’initiatrice à la lecture, afin de faire en sorte que dans six ou sept années on reverra des livres dans les jardins publics, les terrasses de café, les bus et les trains.

Par Ahmed Halfaoui

 

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