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Il a été marqué par la célébration de
Ghazouat Badr
Troisième prime du concours
«Forsane El Qoran»
Le troisième prime de la 3e
édition du concours «Forsane El Qoran 2010» (les
chevaliers du saint Coran) organisé avant-hier soir au
Palais des expositions des Pins maritimes (Alger), a été
marqué par la célébration de la bataille de Badr (Ghazouat
Badr el Koubra).
Trois candidats, Ahmed
Benamira de la wilaya de Annaba, Aïcha Naidjat de la
wilaya de Laghouat et Mounira Rbibi de la wilaya de
M’sila ont remporté ce troisième prime diffusé en direct
sur la chaîne du saint Coran de la Télévision nationale,
assurant ainsi leur qualification pour la finale. Cinq
candidats des deux sexes ont été éliminés par le jury
composé de professeurs en sciences coraniques. La
soirée, marquée par une rude compétition entre les
candidats, s’est déroulée en présence de Abdelaziz
Belkhadem, ministre d’Etat, représentant personnel du
président de la République, Abdelaziz Bouteflika, Nacer
Mehal, ministre de la Communication, Bouabdallah
Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et des
Wakfs, Amar Tou, ministre des Transports, Smaïl Mimoune,
ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Eulmi,
directeur général de la Télévision algérienne ainsi que
de nombreuses personnalités. Les candidats Ahmed
Benamira (Annaba), Salah Eddine Boudelmi (M’sila),
Mustapha Boudmal (Oran), Nadir Ben Moussa (El Oued),
Aïcha Naidjat (Laghouat), Meriem Ouaghrour (Blida),
Naïma Bel Mahdi (Sidi Bel-Abbès) et Mounira Rbibi (Msila),
ont pris part à cette compétition. La soirée a été
marquée par l’interprétation de chants religieux (madih)
par la troupe «Raoudhat el Habib» de la wilaya de
Constantine et le mounchid Omar Nsili de la wilaya de
Ghardaïa. Invité d’honneur de ce troisième prime, Cheikh
Abou Abdessalam, a mis en exergue l’importance du saint
Coran pour la nation musulmane et salué le rôle des
écoles coraniques, des zaouias et des katatib dans
l’apprentissage du Coran en Algérie. Ce concours est le
couronnement de la «caravane du saint Coran» qui a
sillonné toutes les wilayas du pays à la découverte des
meilleurs récitants du Livre Saint.
R. N.
Accidents de la route
75 morts en une semaine
Soixante quinze (75)
personnes sont mortes et 747 autres ont été blessées
dans des accidents de la route survenus entre le 18 et
le 24 août sur l’ensemble du territoire national,
indique un bilan de la Gendarmerie nationale rendu
public jeudi. Sur les 440 accidents de la circulation
enregistrés au cours de la dernière semaine, les unités
de la Gendarmerie nationale ont relevé une hausse dans
le nombre de morts par rapport à la période précédente
(+07 morts), par contre, le nombre des blessés a reculé
(-142 blessés) ainsi que le nombre des accidents (-42
accidents). Oran arrive en tête des wilayas ayant
enregistré le plus grand nombre de décès (08) suivie
d’Adrar, Ouargla, et Oum El Bouaghi (05 morts chacune),
Tébessa et Skikda (04 décès chacune), précise la même
source. Concernant les wilayas ayant enregistré le plus
grand nombre d’accidents, Sétif vient en tête (40
accidents) suivie d’Oran et de Mascara (17 accidents).
La perte de contrôle du véhicule, l’excès de vitesse,
les dépassements dangereux, le non- respect de la
distance de sécurité et de la priorité restent les
principales causes de ces accidents, ajoute le
communiqué de la Gendarmerie nationale.
R. N.
La question du jour
Branle-bas de combat à
l'Education
Après avoir réussi le pari
difficile – si difficile en fait que c’est la première
fois que cela arrive – d’un ramadhan sans flambée des
prix, le gouvernement donne l’air de vouloir se
concentrer maintenant sur la prochaine épreuve qui
l’attend, celle de la rentrée scolaire, dont on ne peut
dire, comme c’est la règle désormais, qu’elle s’annonce
sous les meilleurs auspices. Le conflit interminable de
l’année dernière, enclenché dès la rentrée, ne semble
pas avoir vidé le lourd contentieux d’ordre salarial
opposant les enseignants, toutes catégories confondues,
à la tutelle, ou plus exactement à la politique
salariale du gouvernement. Les enseignants, qui n’ont
pas obtenu les augmentations souhaitées, ont terminé
l’année sur un sentiment d’échec, peut-être relatif,
mais néanmoins assez durement ressenti, d’autant plus
peut-être difficile à supporter qu’ils n’ont jamais été
aussi près d’obtenir gain de cause sur toute la ligne.
Il faut dire que la partie
ne se jouait pas à deux, mais à trois. La tutelle avait
compris que qui voulait avoir le dessus devrait obtenir
l’appui du camp non directement engagé dans le bras de
fer, mais très intéressé à voir le conflit se terminer
au plus vite : les parents d’élèves, autrement dit
l’opinion publique. Une grève des enseignants, même
dure, même longue, ne peut être jusqu’au-boutiste sans
risquer de frapper d’invalidité l’année scolaire, chose
que les parents d’élèves, dont les grévistes eux-mêmes,
imputeront en premier lieu à ces derniers.
Le conflit de l’année
dernière a mis en évidence ce point faible des
enseignants, dont la tutelle a d’ailleurs su tirer le
meilleur parti. Le fait que les associations de parents
d’élèves aient tenu au départ à observer une attitude de
neutralité, d’ailleurs plutôt favorable aux grévistes,
dont elles disaient comprendre les revendications
salariales, n’a pas empêché une sorte de retournement de
l’opinion à mesure que le mouvement se prolongeait. Il
est arrivé un moment où les appels à la sagesse,
c’est-à-dire en fait à la reprise des classes, se sont
mis à fuser de tous les côtés, preuve que l’opinion
commençait à perde patience.
Pour autant, il serait naïf
de croire que les enseignants vont abandonner leurs
revendications salariales, dans lesquelles se reconnaît
la majorité des salariés, qu’ils appartiennent au non à
la Fonction publique. La possibilité que leur mouvement
reprenne, dès la rentrée ou à un autre moment de
l’année, est donc probable. Les menaces d’une rentrée
agitée n’ont d’ailleurs pas manqué tout au long de cet
été. Et le ministre de l’Education les prend très au
sérieux qui court le pays, et préconise la plus grande
sévérité à l’égard des futurs grévistes, qu’il appelle
les absentéistes, ce qu’ils ne sont pas au sens plein du
mot, un gréviste jouissant d’un sorte d’ubiquité qui lui
permet d’être physiquement dans l’école tout en n’étant
pas dans sa classe et devant ses élèves. Le ministre
s’en va dire à travers le pays que 3 absences non
justifiées doivent actionner automatiquement la
procédure de licenciement contre le contrevenant. A
croire que les enseignants feront grève un par un. Non
par wilayas entières.
Mais Benbouzid tient à
rétablir l’ordre et la discipline dans son domaine de
compétence pour ne pas démériter d’un gouvernement qui
est en train de reprendre les choses en mains secteur
par secteur.
Et il faut dire qu’une
équipe que même les spéculateurs n’ont pas osé défier,
une équipe qui a fait avorter la flambée des prix
pendant le ramadhan, ce qui ne s’est pas produit même au
temps du socialisme, est de force à faire rentrer dans
les rangs les enseignants le plus unis et les plus
compulsivement grévistes. Qu’est-ce qui est en effet le
plus difficile à réaliser : imposer la modération dans
les prix aux barons des fruits et légumes, ces loups
qui ont toujours évolué dans les marges de la légalité,
ou faire rentrer une bonne fois pour toutes dans le
devoir ces gens du makhzen par excellence, ces agneaux,
que sont les maîtres d’école ?
Poser la question c’est y
répondre.
Par Mohamed Habili
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