Alger

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Insécurité dans les rues de la capitale

L’association El Kalaâ tire la sonnette d’alarme

La ligne de métro  Haï El Badr – Grande Poste bientôt opérationnelle 

La pose de la voie ferrée avant 2007

Pièces archéologiques

Démantèlement d’un réseau de trafiquants 

Belouizdad

Démolition de la salle de cinéma Stella

 

 29/10/06

 

 Insécurité dans les rues de la capitale

L’association El Kalaâ tire la sonnette d’alarme

Cette association écologique, l’une des plus actives de la capitale, est revenue avec précision sur la ville Alger.

A quelques mois seulement de la date fatidique qui verra Alger capitale de la culture arabe, à leur tour les responsables de l’association El Kalaâ d’Alger-Centre, et dans un entretien que ses responsables nous ont accordé n’ont aucunement hésité de qualifier la capitale de la ville de la peur. Par voix de son president, M. Haddadi, cette association écologique, l’une des plus actives de la capitale, est revenue avec précision sur la ville Alger qui reste, au grand dam de ses amoureux «livrée sans résistance, ni conscience a tous les fléaux, à tous les vices et à un degré supérieur au phénomène de la violence» a expliqué

M. Haddadi. «Qui osera s’aventurer et cheminer, à partir de 17 heures, sur le boulevard Khemisti ou celui de Zighout Youcef? Au vu et au su de tout le monde, ces lieux sont, dorénavant, à reconquérir de la prise des criminels» s’est plaint ce militant acharné pour la reconsidération et la réhabilitation de la capitale. Nonobstant leur rareté, des semblables de

M. Haddadi au sein de cette association sont légion, et combien sont rares d’ailleurs, de trouver de nos jours des gens de bonne foi à se soucier des affaires de la cité. Rassemblés dans cette association, on remarque la répétition continuelle de cette phrase, 

combien nostalgique, par ces vieux militants : «Elle n’est plus la capitale que j’ai connue dans les années I970;  j’ai toujours imaginé qu’Alger serait en l’an 2000 l’une des plus belles capitales de la planète, hélas, on assiste impuissant à un vrai carnage sur tous les plans» se rappelle un vieux militant d’un certain âge. Tout compte fait, et ayant sillonné la capitale de long en large,

M. Hamdani, alerté par l’ampleur de la catastrophe qui guette la première ville de l’Algérie, a averti qu’Alger «croule jour après jour sous le poids des détritus». En parfaite connaissance de cause, notre interlocuteur n’est pas allé sans préciser qu’Alger et l’une des plus sales capitales du monde. Seulement, et dans ce point précis, M. Haddadi a souligné l’apport capital des citoyens pour assister les pouvoirs publics dans leurs quête de faire un tant soit peu d’Alger, une ville vivable. «Le manque de civisme des citoyens est l’un des facteurs premiers de la saleté à grande échelle qui caractérise la capitale» a-t-il soutenu. Etayant ses dires, celui-ci a fait savoir que son association a déjà travaillé avec l’établissement de l’hygiène urbaine d’Alger Hurbal, et un autre bilan catastrophique de l’état de civisme a été fait. «Nous exposerons prochainement des photos qui démontrent l’état des lieux après quelques minutes du passage des agents de nettoyage» a promis notre interlocuteur qui a affirmé que le problème de la propreté dépend davantage des mentalités que d’autre chose. A tout cela, a tenu à ajouter M. Haddadi «il faut éradiquer le marché informel, priorité sine qua non pour aspirer à une hygiène et un cadre de vie sans danger».

Par ailleurs, en fin connaisseur des coins et recoins de la capitale, le président de l’association El Kalaâ ne va pas sans faire une halte sur le phénomène du «barreaudage». Le renforcement de nos portes et fenêtres ne témoigne que d’un manque de confiance et d’une peur au quotidien que le citoyen endure des fois même inconsciemment. Pour lui, le renforcement occasionnel des dispositifs sécuritaires n’est pas suffisant pour arrêter la criminalité et la perversion dans lesquelles baigne la capitale. «Quelques routes, jardins et placettes sont des coupe-gorges» a indiqué

M. Haddadi pour illustrer la gravité de la situation et le marasme dans lesquels plongent les citoyens. Sans perdre de vue l’insupportable réalité de pauvreté qui se voit à travers les centaines des SDF qui rôdent a travers les routes les plus connues de la capitale, l’orateur n’a pas manqué, à l’occasion, de relever que ce phénomène «représente le réservoir de la débauche, de la criminalité et de la pédophilie en Algérie, notamment pour les enfants». «Si l’on veut finir avec tout cela, on n’a qu’à bien éduquer nos enfants», croit dur comme fer l’orateur. D’ailleurs a-t-il indiqué, un concours de dessin sera organisé par son association au profit des enfants âgés entre 9 et 15 ans. Sous le thème de «Ensemble

contre l’incivisme» et à partir du 15 novembre 2006, tous les collégiens de la capitale sont appelés à y participer.

Aomar Fekrache

 

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La ligne de métro  Haï El Badr – Grande Poste bientôt opérationnelle 

La pose de la voie ferrée avant 2007

Le projet du métro d’Alger qui figure parmi les principaux chantiers du développement des infrastructures de transport en Algérie, commence  à voir le bout du tunnel. Le constat est fait par le ministre des Transports, lui-même, lors d’une visite de travail et d’inspection effectuée, hier, au niveau de la première ligne du projet s’étendant de Haï El Badr (ex-la Provale) à la Grande Poste sur un linéaire de 8, 5 kilomètres. Le ministre Mohamed Maghlaoui s’est, en effet, montré satisfait et à la fois rassurant quant à l’avancement des travaux de ce chantier emblématique. «Nous sommes contents des travaux qui se font au niveau de cet important projet. C’est la première fois qu’on fait ce tronçon par véhicule, ce qui prouve que le chantier avance bien. Il y a des efforts colossaux qui se font sur tous les fronts afin de recevoir la première ligne du projet dans les délais fixés, à savoir juillet 2008», a souligné le ministre en marge de sa visite. Les grandes étapes de la ligne en question sont, du point de vue des responsables du projet, fin prêtes puisque seuls les travaux de finition restent à achever. A ce propos, M Maghlaoui indique que la pose de la voie ferrée au niveau de ce tronçon se fera avant la fin de l’année en cours. Les travaux du remplissage de la ligne par le béton devraient être achevés à la fin du mois de décembre prochain, nous a indiqué un responsable de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA). La ligne souterraine reliant Haï El Badr à la Grande Poste qui compte 10 stations dessert six communes de la capitale à grande densité. Il s’agit de Bachdjarah, El Maqaria, Hussein Dey, El Hamma, Belouizad et Alger-Centre. La réalisation de cette ligne a été remise sur chantier après la visite du projet par  le chef de l’Etat en 2003. Afin de booster la réalisation de cette première ligne, l’EMA a signé au mois de janvier écoulé, avec le groupement SIEMENS- VINCI et CAF le contrat portant sur les équipements fixes, le matériel roulant et les aménagements intérieurs des stations. Le coût du projet est estimé à 80 milliards de dinars, tous travaux confondus. Côté matériel, la ligne renfermera 14 rames dont 12 en fonction et 2 en réserve, chacune est composée de 6 voitures. A cela s’ajoute l’installation à haute tension et de systèmes de signalisation, de 23 escalators, d’un centre de commande central permettant de superviser et de contrôler les déplacements des rames, et de l’équipement intérieur des stations. A signaler que la réalisation de cette ligne est confiée au Groupement algero-allemand du métro d’Alger (Gaama), consortium composé de l’allemand Dywidag et des algériens Cosider et Infrafer.. Des experts du bureau d’études français Systra-Sgte sont actuellement chargés du suivi des travaux. Bon nombre d’observateurs prévoient que le projet du métro permettra à la ville d’Alger de se ranger aux côtés des grandes capitales mondiales.

M. Kechad

 

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Pièces archéologiques

Démantèlement d’un réseau de trafiquants 

De précieuses pièces de monnaies, des flèches ainsi que des luminaires à huile datant de l’époque romaine, volés des ruines de Khenchela, ont été récupérés, la semaine passée par les services de Sûreté nationale. En fait, cette affaire remontait au 10 juillet de l’année en cours où le nommé G.H, originaire de Khenchela, a été présenté devant le tribunal de Bir Mourad Raïs pour chef d’inculpation d’acquisition et de commercialisation illégales de pièces archéologiques protégées par la loi, leur dissimulation et non- déclaration, et ce, par le groupement central de lutte contre la commercialisation illégale de biens culturels de la BMPG nationale. Après une enquête menée par les services de la brigade mobile de la police judiciaire de la division ouest

d’Alger, celle-ci est parvenue à démanteler tout un réseau spécialisé dans la commercialisation et le trafic  de pièces archéologiques.

Au terme de quoi, a indiqué le communiqué de la Sûreté nationale, quatre flèches datant de 5 mille ans avant JC, deux tasses ainsi qu’une statue de femme remontant à l’époque romaine ont été récupérés. Il est à préciser, par ailleurs, que ce réseau est constitué de quatre individus dont trois sont originaires de la wilaya de Khenchela et un autre résidant à Alger, conducteur de taxi clandestin. Ce dernier, a-t-il été précisé, a pour mission de chercher et trouver de probables clients pour écouler ces marchandises. Présentés devant le procureur de la république près le tribunal de Bir Mourad Raïs, la fin de la semaine passée, tous les mis en cause ont été gardés en détention provisoire.  

A. F.

 

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Belouizdad

Démolition de la salle de cinéma Stella

En vue de réhabiliter et de réaménager la salle de cinéma Stella, la commune de Mohamed Belouizdad procédera, a-t-on appris de source sûre, à sa démolition dans les jours à venir. Un avis d’offres national ouvert est d’ores et déjà lancé par  les autorités municipales de cette commune qui  semblent décider de réhabiliter cette infrastructure culturelle fermée depuis  de longues années. Délaissée d’où  la vétusté de ses équipements livrés à la poussière, cette belle salle, qui a fait les beaux jours des générations passées va retrouver, dans les mois à venir, son aura d’antan. En fait, il est à rappeler qu’à l’image de la quasi-totalité des communes d’Alger, l’APC de Mohamed Belouizdad souffre à son tour de l’inexistence de salles de cinéma dignes de ce nom.       

  1. F.

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