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Insécurité dans les rues de la capitale
L’association
El Kalaâ tire la sonnette d’alarme
Cette association
écologique, l’une des plus actives de la capitale, est revenue avec
précision sur la ville Alger.
A quelques mois
seulement de la date fatidique qui verra Alger capitale de la
culture arabe, à leur tour les responsables de l’association El
Kalaâ d’Alger-Centre, et dans un entretien que ses responsables nous
ont accordé n’ont aucunement hésité de qualifier la capitale de la
ville de la peur. Par voix de son president, M. Haddadi, cette
association écologique, l’une des plus actives de la capitale, est
revenue avec précision sur la ville Alger qui reste, au grand dam de
ses amoureux «livrée sans résistance, ni conscience a tous les
fléaux, à tous les vices et à un degré supérieur au phénomène de la
violence» a expliqué
M. Haddadi. «Qui
osera s’aventurer et cheminer, à partir de 17 heures, sur le
boulevard Khemisti ou celui de Zighout Youcef? Au vu et au su de
tout le monde, ces lieux sont, dorénavant, à reconquérir de la prise
des criminels» s’est plaint ce militant acharné pour la
reconsidération et la réhabilitation de la capitale. Nonobstant leur
rareté, des semblables de
M. Haddadi au sein
de cette association sont légion, et combien sont rares d’ailleurs,
de trouver de nos jours des gens de bonne foi à se soucier des
affaires de la cité. Rassemblés dans cette association, on remarque
la répétition continuelle de cette phrase,
combien
nostalgique, par ces vieux militants : «Elle n’est plus la capitale
que j’ai connue dans les années I970; j’ai toujours imaginé
qu’Alger serait en l’an 2000 l’une des plus belles capitales de la
planète, hélas, on assiste impuissant à un vrai carnage sur tous les
plans» se rappelle un vieux militant d’un certain âge. Tout compte
fait, et ayant sillonné la capitale de long en large,
M. Hamdani, alerté
par l’ampleur de la catastrophe qui guette la première ville de
l’Algérie, a averti qu’Alger «croule jour après jour sous le poids
des détritus». En parfaite connaissance de cause, notre
interlocuteur n’est pas allé sans préciser qu’Alger et l’une des
plus sales capitales du monde. Seulement, et dans ce point précis,
M. Haddadi a souligné l’apport capital des citoyens pour assister
les pouvoirs publics dans leurs quête de faire un tant soit peu
d’Alger, une ville vivable. «Le manque de civisme des citoyens est
l’un des facteurs premiers de la saleté à grande échelle qui
caractérise la capitale» a-t-il soutenu. Etayant ses dires, celui-ci
a fait savoir que son association a déjà travaillé avec
l’établissement de l’hygiène urbaine d’Alger Hurbal, et un autre
bilan catastrophique de l’état de civisme a été fait. «Nous
exposerons prochainement des photos qui démontrent l’état des lieux
après quelques minutes du passage des agents de nettoyage» a promis
notre interlocuteur qui a affirmé que le problème de la propreté
dépend davantage des mentalités que d’autre chose. A tout cela, a
tenu à ajouter M. Haddadi «il faut éradiquer le marché informel,
priorité sine qua non pour aspirer à une hygiène et un cadre de vie
sans danger».
Par ailleurs, en
fin connaisseur des coins et recoins de la capitale, le président de
l’association El Kalaâ ne va pas sans faire une halte sur le
phénomène du «barreaudage». Le renforcement de nos portes et
fenêtres ne témoigne que d’un manque de confiance et d’une peur au
quotidien que le citoyen endure des fois même inconsciemment. Pour
lui, le renforcement occasionnel des dispositifs sécuritaires n’est
pas suffisant pour arrêter la criminalité et la perversion dans
lesquelles baigne la capitale. «Quelques routes, jardins et
placettes sont des coupe-gorges» a indiqué
M. Haddadi pour
illustrer la gravité de la situation et le marasme dans lesquels
plongent les citoyens. Sans perdre de vue l’insupportable réalité de
pauvreté qui se voit à travers les centaines des SDF qui rôdent a
travers les routes les plus connues de la capitale, l’orateur n’a
pas manqué, à l’occasion, de relever que ce phénomène «représente le
réservoir de la débauche, de la criminalité et de la pédophilie en
Algérie, notamment pour les enfants». «Si l’on veut finir avec tout
cela, on n’a qu’à bien éduquer nos enfants», croit dur comme fer
l’orateur. D’ailleurs a-t-il indiqué, un concours de dessin sera
organisé par son association au profit des enfants âgés entre 9 et
15 ans. Sous le thème de «Ensemble
contre
l’incivisme» et à partir du 15 novembre 2006, tous les collégiens de
la capitale sont appelés à y participer.
Aomar Fekrache
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La ligne de métro Haï El Badr – Grande Poste bientôt
opérationnelle
La pose de la
voie ferrée avant 2007
Le projet du métro
d’Alger qui figure parmi les principaux chantiers du développement
des infrastructures de transport en Algérie, commence à voir le
bout du tunnel. Le constat est fait par le ministre des Transports,
lui-même, lors d’une visite de travail et d’inspection effectuée,
hier, au niveau de la première ligne du projet s’étendant de Haï El
Badr (ex-la Provale) à la Grande Poste sur un linéaire de 8, 5
kilomètres. Le ministre Mohamed Maghlaoui s’est, en effet, montré
satisfait et à la fois rassurant quant à l’avancement des travaux de
ce chantier emblématique. «Nous sommes contents des travaux qui se
font au niveau de cet important projet. C’est la première fois qu’on
fait ce tronçon par véhicule, ce qui prouve que le chantier avance
bien. Il y a des efforts colossaux qui se font sur tous les fronts
afin de recevoir la première ligne du projet dans les délais fixés,
à savoir juillet 2008», a souligné le ministre en marge de sa
visite. Les grandes étapes de la ligne en question sont, du point de
vue des responsables du projet, fin prêtes puisque seuls les travaux
de finition restent à achever. A ce propos, M Maghlaoui indique que
la pose de la voie ferrée au niveau de ce tronçon se fera avant la
fin de l’année en cours. Les travaux du remplissage de la ligne par
le béton devraient être achevés à la fin du mois de décembre
prochain, nous a indiqué un responsable de l’Entreprise du métro
d’Alger (EMA). La ligne souterraine reliant Haï El Badr à la Grande
Poste qui compte 10 stations dessert six communes de la capitale à
grande densité. Il s’agit de Bachdjarah, El Maqaria, Hussein Dey, El
Hamma, Belouizad et Alger-Centre. La réalisation de cette ligne a
été remise sur chantier après la visite du projet par le chef de
l’Etat en 2003. Afin de booster la réalisation de cette première
ligne, l’EMA a signé au mois de janvier écoulé, avec le groupement
SIEMENS- VINCI et CAF le contrat portant sur les équipements fixes,
le matériel roulant et les aménagements intérieurs des stations. Le
coût du projet est estimé à 80 milliards de dinars, tous travaux
confondus. Côté matériel, la ligne renfermera 14 rames dont 12 en
fonction et 2 en réserve, chacune est composée de 6 voitures. A cela
s’ajoute l’installation à haute tension et de systèmes de
signalisation, de 23 escalators, d’un centre de commande central
permettant de superviser et de contrôler les déplacements des rames,
et de l’équipement intérieur des stations. A signaler que la
réalisation de cette ligne est confiée au Groupement algero-allemand
du métro d’Alger (Gaama), consortium composé de l’allemand Dywidag
et des algériens Cosider et Infrafer.. Des experts du bureau
d’études français Systra-Sgte sont actuellement chargés du suivi des
travaux. Bon nombre d’observateurs prévoient que le projet du métro
permettra à la ville d’Alger de se ranger aux côtés des grandes
capitales mondiales.
M. Kechad
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Pièces archéologiques
Démantèlement
d’un réseau de trafiquants
De précieuses
pièces de monnaies, des flèches ainsi que des luminaires à huile
datant de l’époque romaine, volés des ruines de Khenchela, ont été
récupérés, la semaine passée par les services de Sûreté nationale.
En fait, cette affaire remontait au 10 juillet de l’année en cours
où le nommé G.H, originaire de Khenchela, a été présenté devant le
tribunal de Bir Mourad Raïs pour chef d’inculpation d’acquisition et
de commercialisation illégales de pièces archéologiques protégées
par la loi, leur dissimulation et non- déclaration, et ce, par le
groupement central de lutte contre la commercialisation illégale de
biens culturels de la BMPG nationale. Après une enquête menée par
les services de la brigade mobile de la police judiciaire de la
division ouest
d’Alger, celle-ci
est parvenue à démanteler tout un réseau spécialisé dans la
commercialisation et le trafic de pièces archéologiques.
Au terme de quoi,
a indiqué le communiqué de la Sûreté nationale, quatre flèches
datant de 5 mille ans avant JC, deux tasses ainsi qu’une statue de
femme remontant à l’époque romaine ont été récupérés. Il est à
préciser, par ailleurs, que ce réseau est constitué de quatre
individus dont trois sont originaires de la wilaya de Khenchela et
un autre résidant à Alger, conducteur de taxi clandestin. Ce
dernier, a-t-il été précisé, a pour mission de chercher et trouver
de probables clients pour écouler ces marchandises. Présentés devant
le procureur de la république près le tribunal de Bir Mourad Raïs,
la fin de la semaine passée, tous les mis en cause ont été gardés en
détention provisoire.
A. F.
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Belouizdad
Démolition de
la salle de cinéma Stella
En vue de
réhabiliter et de réaménager la salle de cinéma Stella, la commune
de Mohamed Belouizdad procédera, a-t-on appris de source sûre, à sa
démolition dans les jours à venir. Un avis d’offres national ouvert
est d’ores et déjà lancé par les autorités municipales de cette
commune qui semblent décider de réhabiliter cette infrastructure
culturelle fermée depuis de longues années. Délaissée d’où la
vétusté de ses équipements livrés à la poussière, cette belle salle,
qui a fait les beaux jours des générations passées va retrouver,
dans les mois à venir, son aura d’antan. En fait, il est à rappeler
qu’à l’image de la quasi-totalité des communes d’Alger, l’APC de
Mohamed Belouizdad souffre à son tour de l’inexistence de salles de
cinéma dignes de ce nom.
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F.
Haut
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M.Merkouche
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