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Point chaud

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Cloisonnement 

 

 

 29/10/06

 

 Cloisonnement

Malgré la guerre en Irak et les centaines de morts qu’elle engendre chaque jour, depuis plus de trois ans, malgré l’accroissement toujours plus important de la pauvreté au sein de la population, malgré la pollution et la mauvaise qualité de l’air qu’ils respirent, malgré la dégradation, toujours plus importante, de leur environnement culturel ainsi que de la propagation de la violence à toutes les couches sociales de la population, les Américains pensent que leur plus gros problème est cette poignée de Mexicains qui passe la frontière chaque année pour tenter d’avoir une vie meilleure. Le président américain semble avoir trouvé la solution pour renforcer la cohésion nationale, cadenasser les frontières aux candidats à l’immigration. Sur aucun autre dossier important, (ou moins important par ailleurs) le président Bush, depuis son accession au pouvoir, en janvier 2001, n’a pas réellement réussi à apporter de solutions. Il fallait bien alors qu’à deux années de son départ et à quelques semaines seulement des élections de mi-mandat, le président américain prenne une décision populaire à même (peut-être) de redorer son blason, plus que terni depuis quelques mois. George W. Bush et ses acolytes du parti républicain jouent sur les peurs les plus primaires de leurs concitoyens pour assouvir leur rêve de faire des Etats-Unis un pays hermétiquement fermé aux populations les plus pauvres et les plus déshéritées du monde. Exit les populations noires, asiatiques, latino-américaines, arabes et autres qui ne sont, somme toute, que des erreurs historiques. Aujourd’hui, les Américains, les vrais, les WAASP (White American Anglo-Saxon Protestant) doivent désormais préserver leur nation, loin de l’avidité des moins chanceux de ce monde.

Actuellement, les Etats-Unis, de par leurs dirigeants et de par la politique qu’ils animent, ressemblent de plus en plus à un Etat totalitaire, dont l’un des premiers signes est l’hermétisme. Autres indices, le Patriot Act, signé après le 11 septembre, qui limite largement les libertés individuelles, l’autorisation de pratiquer la torture sur des suspects, la banalisation des écoutes téléphoniques ainsi qu’une propension à prendre des décisions sur le plan international de façon totalement unilatérale. Seule manque à ce régime totalitaire, une condamnation internationale.         

Fouzia Mahmoudi

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