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Tazmalt/Béjaïa
Un colloque sur
le chahid colonel Abderrahmane Mira
«L’histoire,
mémoire des peuples en marche», est l’intitulé de la première
rencontre sur le colonel Mira Abderrahmane qui se tiendra du 1er au
6 novembre prochain à la Maison de jeunes de Tazmalt. Organisés par
le tryptique, Maison de jeunes, groupe scout «colonel Mira
Abderrahmane» et l’association des activités de jeunes de Tazmalt,
cette première rencontre du genre s’inscrit dans une démarche qui
vise la réhabilitation de l’une des figures les plus engagées dans
la lutte pour l’Indépendance de l’Algérie mais dont le combat reste
méconnu des Algériens jusqu’à présent. En effet, peu de choses,
sinon presque rien, n’a été écrit sur Abderrahmane Mira qui a
pourtant succédé au colonel Amirouche après la mort de ce dernier, à
la tête de la Wilaya III. Pour les organisateurs qui ont fixé neuf
points comme objectif de cette manifestation, on peut retenir, entre
autres, la demande de réédification de la stèle de Abderrahmane
Mira détruite lors des événements qui avaient ébranlé la région en
2003 et en amont la sensibilisation de la masse juvénile à l’esprit
citoyen selon, nous dit-on, les orientations de la nouvelle
politique de la jeunesse dictée par la DJS et le département du
professeur Guidoum qui fait de la création des espaces citoyens
l’une de ses priorités, comme le démontrent ses instructions dans ce
sens. Cette rencontre de «réflexion» se veut une manière de
«remettre les choses à leur place face aux révisionnistes» de tous
bords et «mettre en valeur le combat de nos aînés et apporter une
pierre à l’édifice de la citoyenneté et son exercice», note-t-on
dans le préambule. Elle sera animée par plusieurs personnlaités du
monde littéraire, artistique, de la Révolution et de la presse dont
Lakhdar Sefir, Louiza Ighil Ahriz, Tahar Ouatar, Ben Brahem, Amar
Laskri, Aïssaoui Amar, Lakhdar Maoguel et plusieurs autres
personnalités dont les anciens du MALG, autour des thèmes, presse,
cinéma, littérature pendant la guerre de Libération, la torture et
le combat de Mira Abderrahmane.
Hocine Cherfa
Haut
Bouira
Un malaxeur à
béton cause la mort d’un travailleur
Comme il y a des
familles qui célèbrent la fête de l’Aïd dans la joie et
l’allégresse, d’autres, dans la douleur, malheureusement. C’est le
cas de la famille Bourenane qui a fait le deuil de l’un de ses
membres le jour de l’Aïd El Fitr, dans la commune d’Aïn Turk, située
à 8 km à l’ouest de Bouira. Cela s’est passé la veille de l’Aïd où
la victime, chauffeur de son état et père de famille, s’affairait à
nettoyer le malaxeur de son camion au niveau du chantier de Oued
Rekham où l’entreprise qui l’emploie entreprend des travaux de
réalisation d’un viaduc. Au moment de sortir la cuve du malaxeur, le
mécanisme de l’appareil s’est mis subitement en marche. La victime,
prise de panique, a perdu l’équilibre. Ses pieds ont été coincés
dans le mixeur et ce n’est qu’après, que le chauffeur a été retrouvé
broyé à l’intérieur du malaxeur. Toutefois, une enquête a été
ouverte par les services de la Gendarmerie nationale afin de
déterminer les véritables circonstances du drame qui a mis en émoi
tous les habitants de la commune d’Aïn Turk, le jour de l’Aïd.
Farid Haddouche
Haut
Complexe de détergents de Sour El-Ghozlane (ENAD)
Sauvegarder
l’environnement contre la pollution industrielle
Enormément de
rejets industriels se dégagent et se doivent d'être traités et
récupérés à des fins de production.
Quoique le groupe
ENAD mise sur une politique de recherche, de créativité et
d’innovation permettant le développement d’une gamme complète de
détergents et de produits d’entretien efficaces et performants, la
nécessité de se doter d’équipements aptes à répondre aux normes
requises pour la protection de l’environnement, demeure le grand
souci du groupe industriel ENAD. A titre d’information, le complexe
de détergents de Sour El-Ghozlane, situé à 30 km au sud du chef-lieu
de wilaya, Bouira, produit à lui seul, selon les statistiques de
2004, 86 000 tonnes à l’année qui sont réparties entre 60 000 T de
détergents poudre, 12 T de détergents liquide, 6 000 T de récurrents
et 8 000 T de tensio-actifs.
Donc énormément de
rejets industriels se dégagent et se doivent d’être traités et
récupérés à des fins de production. A cet effet, la station
d’épuration des eaux industrielles installée sur le bas-côté du
complexe, s’occupe depuis, du traitement de ces rejets qui
comportent assez de produits chimiques et toxiques. Ainsi, l’eau qui
provient du complexe industriel est canalisée dans des bassins de
dessablage, d’homogénéisation et de moussage pour permettre son
traitement physique. Cette étape facilite le débarbotage de l’eau
usée pour la transformer en mousse et qui sera récupérée à des fins
d’utilisation dans les produits du complexe. L’eau, une fois
purifiée, sera recueillie au niveau de l’unité de production pour sa
réutilisation. La station d’épuration des eaux du rejet du complexe
de détergents de Sour El-Ghozlane est d’une capacité de traitement
de 600 m3/j, et selon son responsable, elle dispose des moyens de
sécurité industrielle adéquats pour protéger les travailleurs sur
place des dangers des effets de coagulation du phosphate, de l’acide
et d’autres produits chimiques et toxiques par leur manipulation.
Donc, tout danger est écarté, nous
a-t-il fait
savoir. Toujours dans le domaine de la lutte contre la dégradation
de l’environnement due aux rejets industriels, le complexe des
détergents de Sour El-Ghozlane vient d’acquérir d’autres
équipements, sous forme de batteries et qui sont au nombre de onze
(11) dont 4 déjà opérationnelles et 7 le seront bientôt. Ces
batteries sont destinées à purifier l’air des poussières qui émanent
du complexe et en même temps empêcher la déperdition de la poudre
qui sert de matière importante dans la production des détergents.
Parce que la gamme des produits du complexe est constituée
essentiellement de détergents en poudre (pour le lavage manuel et
des machines), en liquide, viennent par la suite des récurrents, de
l’acide sulfonique qui est produite dans un laboratoire d’analyses
qui ne relève pas du complexe industriel.
Cette matière,
très prisée, est demandée et même convoitée par des groupes
industriels locaux et étrangers, à des fins de production.
Ainsi, la filiale
SIDET du complexe ENAD des détergents de Sour El- Ghozlane cède
cette matière à différents organismes industriels moyennant des
entrées financières importantes pour l’unité de production. Cette
dernière produit aussi de la matière active de haute concentration,
grâce à l’unité pilote de recherche qui a repris le travail
récemment, après un arrêt qui a duré sept années.
Hormis les
récupérations de la matière première, l’unité pilote de recherche
s’occupe de mettre au point d’autres matières de substitution et
s’attelle à produire l’ISO 14001 qui est une matière obligatoire
pour le respect des normes environnementales, non sans omettre de
préciser que ce grand laboratoire travaille en collaboration avec
des universitaires en fin de cycle pour préparer des thèses et
d’autres travaux extra-universitaires. Finalement, le complexe de
détergents de Sour El-Ghozlane qui s’étale sur 25 hectares et fait
travailler 750 personnes pour un chiffre d’affaires annuel de 1 830
millions de dinars, doit se mettre dès à présent aux normes
universelles exigées pour la sauvegarde de l’environnement. Et
l’avancée, réside non seulement dans le traitement des eaux
industrielles mais aussi dans la récupération des matières premières
qui ont servi. L’avantage serait de réduire le coût financier de
l’importation des matières premières.
Farid Haddouche
Haut
Cherchell
Un cimetière
délaissé et saturé…
Situé sur un
terrain en pente, en bordure de la route qui grimpe en direction de
la cité DNC, le cimetière de la ville de Cherchell, dans la wilaya
de Tipasa, se trouve aujourd’hui dans une situation quelque peu
choquante. Celle-ci est due, selon nos sources, au peu d’intérêt que
lui accordent les services communaux compétents. Ce délaissement qui
dure, nous a-t-on dit, est aujourd’hui source de tracas pour nombre
de citoyens de la ville. L’envahissement des allées du cimetière par
les mauvaises herbes et leur rétrécissement du fait du creusement
anarchique de nouvelles tombes –lui-même découlant de la saturation
des lieux – ont rendu la «circulation» difficile et, partant, le
repérage des tombes, un exercice des plus pénibles pour tous celles
et ceux, généralement des personnes âgées, qui s’y rendent. L’acuité
du second problème (le rétrécissement des allées du cimetière) est
révélée par le «grignotement» de l’allée principale, grignotement en
passe d’atteindre un point de non-retour, comme l’atteste le
creusement de nouvelles tombes juste après l’entrée principale de ce
cimetière. Malheureusement, ce ne sont pas là les seuls problèmes
auxquels est confronté ce dernier. Certains inconscients, qui n’ont
aucun respect pour ce genre d’endroit, ont en effet, transformé une
de ses parties, la plus accidentée, en dépotoir où ils viennent se
débarrasser de leurs ordures ménagères, au grand dam des familles
qui ont des proches enterrés en ces lieux, outrées qu’elles sont par
un comportement des plus condamnables. Ces familles demandent une
intervention rapide des services communaux compétents. «Ne
serait-ce, nous ont déclaré des citoyens de la ville, que pour
nettoyer le cimetière des mauvaises herbes qui l’ont envahi et des
ordures qui y sont jetées». Parce que, concernant sa situation, une
solution de fond a été, selon nos sources, dégagée : elle consiste
en l’ouverture sur les hauteurs de Cherchell, en un lieu appelé Sidi
Yahia, d’un nouveau cimetière.
Une ouverture qui,
toutefois, nous a-t-on dit, tarde toujours à se faire. Depuis la
prise de décision susmentionnée, aucun aménagement des lieux retenus
à cet effet n’a été entrepris…
Mohamed Amine
Haut
Ouled-Moussa
Une plantation
de 800 orangeraies arasée
Pour urbaniser la
ville de Ouled-Moussa située dans la plaine de la Mitidja, le
président de l’APC a ordonné l’arasage d’une orangeraie de 3
hectares comprenant 800 arbres. Un verger, jadis par sa verdure et
ses plants garnis de fruits, faisait le bonheur de la région et
notamment les usagers de la route Khemis El Khechna-Reghaïa par
l’odeur aromatisée de cette plantation qui date de l’ère coloniale.
Le préjudice causé est évalué à environ 11 millions de dinars et la
durée de vie restante de cette plantation qui date des années 60 est
de 15 années, a précisé un expert agronome dans son rapport
circonstancié établi après avoir visité les lieux. Un octogénaire
originaire de Ouled-Moussa, dont la tristesse se lit dans ses yeux,
par la plantation saccagée qu’il a qualifiée de catastrophe
écologique, «elle (plantation) date des années 60, elle me rappelle
le temps où on travaillait du matin jusqu’au soir ; ses fruits
(oranges) sont parmi le meilleures de la Mitidja et sont exportées
vers l’Europe du temps des domaines autogérés et de l’OFLA», a-t-il
dit. «Pourquoi ce massacre?», s’est-il interrogé. Les questions que
se posent les habitants de Ouled-Moussa sont les suivantes :
«Pourquoi avoir
massacré un aussi beau verger, alors que des espaces de terres non
cultivées sont disponibles ailleurs ?» «Le président de l’APC,
ordonnateur de ce massacre, est-il conscient ?» «A-t-il reçu
l’accord des services des forêts ?» Des tas de questions qui restent
sans réponse. Les correspondances adressées au ministère de
l’Agriculture et au wali de Boumerdès sont restées lettre morte, a
affirmé Hazit Dahmane : «Le président de l’EAC n’a aucun droit de
prendre une décision aussi importante de céder une plantation telle
que celle-là au profit de l’APC pour la reconvertir en réserves
foncières contre 4 lots de terrains», a rétorqué Hazit Dahmane
chargé de gérer les biens de son frère malade handicapé, un des
bénéficiaires du domaine de l’EAC n° 10 chahid Haouchine Abdelkrim.
La menace du président de l’APC à l’encontre de Hazit Dahmane
employé comme gardien à l’APC de Ouled-Moussa s’est concrétisée par
son licenciement au motif «abandon de poste», décision notifiée le
1er octobre 2006 et transmise à l’intéressé, convaincu que cette
décision est liée à l’affaire de l’orangeraie et aux correspondances
adressées aux autorités. Le président de l’APC se défend :
«effectivement cette plantation relève des biens de l’EAC n°10
Haouchine Dahmane mais cette opération a été effectuée dans des
conditions particulières par un don chinois de 200 chalets.
Néanmoins, cette situation sera régularisée dans les jours à venir
conformément à la réglementation», a-t-il expliqué.
K. A.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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