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Tazmalt/Béjaïa

Un colloque sur le chahid colonel Abderrahmane Mira

Bouira

Un malaxeur à béton cause la mort d’un travailleur

Complexe de détergents de Sour El-Ghozlane (ENAD)

Sauvegarder l’environnement contre la pollution industrielle

Cherchell

Un cimetière délaissé et saturé…

Ouled-Moussa

Une plantation de 800 orangeraies arasée

 

 29/10/06

 

 Tazmalt/Béjaïa

Un colloque sur le chahid colonel Abderrahmane Mira

«L’histoire, mémoire des peuples en marche», est l’intitulé de la première rencontre sur le colonel Mira Abderrahmane qui se tiendra du 1er au 6 novembre prochain à la Maison de jeunes de Tazmalt. Organisés par le tryptique, Maison de jeunes, groupe scout «colonel Mira Abderrahmane» et l’association des activités de jeunes de Tazmalt, cette première rencontre du genre s’inscrit dans une démarche qui vise la réhabilitation de l’une des figures les plus engagées dans la lutte pour l’Indépendance de l’Algérie mais dont le combat reste méconnu des Algériens jusqu’à présent. En effet, peu de choses, sinon presque rien, n’a été écrit sur Abderrahmane Mira qui a pourtant succédé au colonel Amirouche après la mort de ce dernier, à la tête de la Wilaya III. Pour les organisateurs qui ont fixé neuf points comme objectif de cette manifestation, on peut retenir, entre autres, la demande de réédification de la stèle de Abderrahmane Mira  détruite lors des événements qui avaient ébranlé la région en 2003 et en amont la sensibilisation de la masse juvénile à l’esprit citoyen  selon,  nous dit-on, les orientations de la nouvelle politique de la jeunesse dictée par la DJS et le département du professeur Guidoum qui fait de la création des espaces citoyens l’une de ses priorités, comme le démontrent ses instructions dans ce sens. Cette rencontre de «réflexion» se veut une manière de «remettre les choses à leur place face aux révisionnistes» de tous bords et «mettre en valeur le combat de nos aînés et apporter une pierre à l’édifice de la citoyenneté et son exercice», note-t-on dans le préambule. Elle sera animée par plusieurs personnlaités du monde littéraire, artistique, de la Révolution et de la presse dont Lakhdar Sefir, Louiza Ighil Ahriz, Tahar Ouatar, Ben Brahem, Amar Laskri, Aïssaoui Amar, Lakhdar Maoguel et plusieurs autres personnalités dont les anciens du MALG, autour des thèmes, presse, cinéma, littérature pendant la guerre de Libération, la torture et le combat de Mira Abderrahmane.

Hocine Cherfa

 

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Bouira

Un malaxeur à béton cause la mort d’un travailleur

Comme il y a des familles qui célèbrent la fête de l’Aïd dans la joie et l’allégresse, d’autres, dans la douleur, malheureusement. C’est le cas de la famille Bourenane qui a fait le deuil de l’un de ses membres le jour de l’Aïd El Fitr, dans la commune d’Aïn Turk, située à 8 km à l’ouest de Bouira. Cela s’est passé la veille de l’Aïd où la victime, chauffeur de son état et père de famille, s’affairait à nettoyer le malaxeur de son camion au niveau du chantier de Oued Rekham où l’entreprise qui l’emploie entreprend des travaux de réalisation d’un viaduc. Au moment de sortir la cuve du malaxeur, le mécanisme de l’appareil s’est mis subitement en marche. La victime, prise de panique, a perdu l’équilibre. Ses pieds ont été coincés dans le mixeur et ce n’est qu’après, que le chauffeur a été retrouvé broyé à l’intérieur du malaxeur. Toutefois, une enquête a été ouverte par les services de la Gendarmerie nationale afin de déterminer les véritables circonstances du drame qui a mis en émoi tous les habitants de la commune d’Aïn Turk, le jour de l’Aïd.

Farid Haddouche

 

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Complexe de détergents de Sour El-Ghozlane (ENAD)

Sauvegarder l’environnement contre la pollution industrielle

Enormément de rejets industriels se dégagent et se doivent d'être traités et récupérés à des fins de production.

Quoique le groupe ENAD mise sur une politique de recherche, de créativité et d’innovation permettant le développement d’une gamme complète de détergents et de produits d’entretien efficaces et performants, la nécessité de se doter d’équipements aptes à répondre aux normes requises pour la protection de l’environnement, demeure le grand souci du groupe industriel ENAD. A titre d’information, le complexe de détergents de Sour El-Ghozlane, situé à 30 km au sud du chef-lieu de wilaya, Bouira, produit à lui seul, selon les statistiques de 2004, 86 000 tonnes à l’année qui sont réparties entre 60 000 T de détergents poudre, 12 T de détergents liquide, 6 000 T de récurrents et 8 000 T de tensio-actifs.

Donc énormément de rejets industriels se dégagent et se doivent d’être traités et récupérés à des fins de production. A cet effet, la station d’épuration des eaux industrielles installée sur le bas-côté du complexe, s’occupe depuis, du traitement de ces rejets qui comportent assez de produits chimiques et toxiques. Ainsi, l’eau qui provient du complexe industriel est canalisée dans des bassins de dessablage, d’homogénéisation et de moussage pour permettre son traitement physique. Cette étape facilite le débarbotage de l’eau usée pour la transformer en mousse et qui sera récupérée à des fins d’utilisation dans les produits du complexe. L’eau, une fois purifiée, sera recueillie au niveau de l’unité de production pour sa réutilisation. La station d’épuration des eaux du rejet du complexe de détergents de Sour El-Ghozlane est d’une capacité de traitement de 600 m3/j, et selon son responsable, elle dispose des moyens de sécurité industrielle adéquats pour protéger les travailleurs sur place des dangers des effets de coagulation du phosphate, de l’acide et d’autres produits chimiques et toxiques  par leur manipulation. Donc, tout danger est écarté, nous

a-t-il fait savoir. Toujours dans le domaine de la lutte contre la dégradation de l’environnement due aux rejets industriels, le complexe des détergents de Sour El-Ghozlane vient d’acquérir d’autres équipements, sous forme de batteries et qui sont au nombre de onze (11) dont 4 déjà opérationnelles et 7 le seront bientôt. Ces batteries sont destinées à purifier l’air des poussières qui émanent du complexe et en même temps empêcher la déperdition de la poudre qui sert de matière importante dans la production des détergents. Parce que la gamme des produits du complexe est constituée essentiellement de détergents en poudre (pour le lavage manuel et des machines), en liquide, viennent par la suite des récurrents, de l’acide sulfonique qui est produite dans un laboratoire d’analyses qui ne relève pas du complexe industriel.

Cette matière, très prisée, est demandée et même convoitée par des groupes industriels locaux et étrangers, à des fins de production.

Ainsi, la filiale SIDET du complexe ENAD des détergents de Sour El- Ghozlane cède cette matière à différents organismes industriels moyennant des entrées financières importantes pour l’unité de production. Cette dernière produit aussi de la matière active de haute concentration, grâce à l’unité pilote de recherche qui a repris le travail récemment, après un arrêt qui a duré sept années.

Hormis les récupérations de la matière première, l’unité pilote de recherche s’occupe de mettre au point d’autres matières de substitution et s’attelle à produire l’ISO 14001 qui est une matière obligatoire pour le respect des normes environnementales, non sans omettre de préciser que ce grand laboratoire travaille en collaboration avec des universitaires en fin de cycle pour préparer des thèses et d’autres travaux extra-universitaires. Finalement, le complexe de détergents de Sour El-Ghozlane qui s’étale sur 25 hectares et fait travailler 750 personnes pour un chiffre d’affaires annuel de 1 830 millions de dinars, doit se mettre dès à présent aux normes universelles exigées pour la sauvegarde de l’environnement. Et l’avancée, réside non seulement dans le traitement des eaux industrielles mais aussi dans la récupération des matières premières qui ont servi. L’avantage serait de réduire le coût financier de l’importation des matières premières.

Farid Haddouche

 

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Cherchell

Un cimetière délaissé et saturé…

Situé sur un terrain en pente, en bordure de la route qui grimpe en direction de la cité DNC, le cimetière de la ville de Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, se trouve aujourd’hui dans une situation quelque peu choquante. Celle-ci est due, selon nos sources, au peu d’intérêt que lui accordent les services communaux compétents. Ce délaissement qui dure, nous a-t-on dit, est aujourd’hui source de tracas pour nombre de citoyens de la ville. L’envahissement des allées du cimetière par les mauvaises herbes et leur rétrécissement du fait du creusement anarchique de nouvelles tombes –lui-même découlant de la saturation des lieux – ont rendu la «circulation» difficile et, partant, le repérage des tombes, un exercice des plus pénibles pour tous celles et ceux, généralement des personnes âgées, qui s’y rendent. L’acuité du second problème (le rétrécissement des allées du cimetière) est révélée par le «grignotement» de l’allée principale, grignotement en passe d’atteindre un point de non-retour, comme l’atteste le creusement de nouvelles tombes juste après l’entrée principale de ce cimetière. Malheureusement, ce ne sont pas là les seuls problèmes auxquels est confronté ce dernier. Certains inconscients, qui n’ont aucun respect pour ce genre d’endroit, ont en effet, transformé une de ses parties, la plus accidentée, en dépotoir où ils viennent se débarrasser de leurs ordures ménagères, au grand dam des familles qui ont des proches enterrés en ces lieux, outrées qu’elles sont par un comportement des plus condamnables. Ces familles demandent une  intervention rapide des services communaux compétents. «Ne serait-ce, nous ont déclaré des citoyens de la ville, que pour nettoyer le cimetière des mauvaises herbes qui l’ont envahi et des ordures qui y sont jetées». Parce que, concernant sa situation, une solution de fond a été, selon nos sources, dégagée : elle consiste en l’ouverture sur les hauteurs de Cherchell, en un lieu appelé Sidi Yahia, d’un nouveau cimetière.

Une ouverture qui, toutefois, nous a-t-on dit, tarde toujours à se faire. Depuis la prise de décision susmentionnée, aucun aménagement des lieux retenus à cet effet n’a été entrepris…

Mohamed Amine

 

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Ouled-Moussa

Une plantation de 800 orangeraies arasée

Pour urbaniser la ville de Ouled-Moussa située dans la plaine de la Mitidja, le président de l’APC a ordonné l’arasage d’une orangeraie de 3 hectares comprenant 800 arbres. Un verger, jadis par sa verdure et ses plants garnis de fruits, faisait le bonheur de la région et notamment les usagers de la route Khemis El Khechna-Reghaïa par l’odeur aromatisée de cette plantation qui date de l’ère coloniale. Le préjudice causé est évalué à environ 11 millions de dinars et la durée de vie restante de cette plantation qui date des années 60 est de 15 années, a précisé un expert agronome dans son rapport circonstancié établi après avoir visité les lieux. Un octogénaire originaire de Ouled-Moussa, dont la tristesse se lit dans ses yeux, par la plantation saccagée qu’il a qualifiée de catastrophe écologique, «elle (plantation) date des années 60, elle me rappelle le temps où on travaillait du matin jusqu’au soir ; ses fruits (oranges) sont parmi le meilleures de la Mitidja et sont exportées vers l’Europe du temps des domaines autogérés et de l’OFLA», a-t-il dit. «Pourquoi ce massacre?», s’est-il interrogé. Les questions que  se posent les habitants de Ouled-Moussa sont les suivantes :

«Pourquoi avoir massacré un aussi beau verger, alors que des espaces de terres non cultivées sont disponibles ailleurs ?»  «Le président de l’APC, ordonnateur de ce massacre, est-il conscient ?» «A-t-il reçu l’accord des services des forêts ?» Des tas de questions qui restent sans réponse. Les correspondances adressées au ministère de l’Agriculture et au wali de Boumerdès sont restées lettre morte, a affirmé  Hazit Dahmane : «Le président de l’EAC n’a aucun droit de prendre une décision aussi importante de céder une plantation telle que celle-là au profit de l’APC pour la reconvertir en réserves foncières contre 4 lots de terrains», a rétorqué Hazit Dahmane chargé de gérer les biens de son frère malade handicapé, un des bénéficiaires du domaine de l’EAC n° 10 chahid Haouchine Abdelkrim. La menace du président de l’APC à l’encontre de Hazit Dahmane employé comme gardien à l’APC de Ouled-Moussa s’est concrétisée par son licenciement au motif «abandon de poste», décision notifiée le 1er octobre 2006 et transmise à l’intéressé, convaincu que cette décision est liée à l’affaire de l’orangeraie et aux correspondances adressées aux autorités. Le président de l’APC se défend : «effectivement cette plantation relève des biens de l’EAC n°10 Haouchine Dahmane mais cette opération a été effectuée dans des conditions particulières par un don chinois de 200 chalets. Néanmoins, cette situation sera régularisée dans les jours à venir conformément à la réglementation», a-t-il expliqué.

K. A.

 

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