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Des milliers de tonnes stockées dans les frigos

Le scandale de la pomme de terre

Conclave de la CADC de Tizi Ouzou

Les aârouch menacent Belkhadem

Discours attendu de Bouteflika le 1er novembre

Le référendum pour le 21 décembre ?

Conférence de presse autour du 11e Sila

Ahmed Boucenna : «Pas de livres subversifs»

Après une bataille judiciaire de 25 ans

Ould El Hocine obtient gain de cause

Transition politique

Quel rôle pour les partis ?

Loi sur les associations à caractère politique

Les nouvelles règles du jeu

Vox populi

La rue sceptique

Financement des partis

La boîte de Pandore 

Mouvements de redressement

Nul n’est à l’abri

Partis A cours de popularité

Combien de militants ?

Demandant leur réintégration

302 ex-travailleurs de l’ETUSA en grève de la faim 

Procès El-kadhafi - Ecchourouk El Youmi  

Il aura lieu le 31 octobre

Promettant d’octroyer des crédits à moyen et long terme

Fransabank Al Djazaïr opérationnelle

Khemis El-Khechna

4 bombes désamorcées dans un cimetière

 

 29/10/06

 

Des milliers de tonnes stockées dans les frigos

Le scandale de la pomme de terre

Ce qui est en train d’être observé, actuellement, sur le marché de la pomme de terre est un véritable scandale dont les auteurs sont, par ailleurs, connus.

Des 25 à 35 DA le kilogramme, suivant les saisons, les prix de la pomme de terre sont passés, successivement à 50, 70 DA le kilogramme pour atteindre, aujourd’hui, dans certaines régions, des seuils de 100 et 120 DA pour le même poids. Ce qui est curieux, c’est au moment où ces prix ont tendance à s’envoler que ce légume populaire est le plus convoité.  

Les discussions qu’a eues le représentant du Jour d’Algérie avec des agriculteurs, des mandataires, des représentants de la filière et le président de la Chambre nationale d’agriculture, ont permis de confirmer une réalité : la pomme de terre est disponible actuellement en grande quantité. Les importants tonnages détenus, frauduleusement, par des opérateurs peu soucieux de l’intérêt général, auraient pu assurer un  approvisionnement, régulier, des marchés des légumes jusqu’à la fin du mois de décembre 2006. Des spéculateurs, de tous bords, apparemment sûrs de leur impunité, en ont décidé autrement en persistant, à ce jour, à approvisionner les étals avec parcimonie.  Très au fait de ces pratiques malhonnêtes portant, gravement, atteinte aux intérêts des consommateurs, on est en droit de s’interroger sur les raisons qui empêchent les pouvoirs publics de faire intervenir les forces de police pour faire libérer les tonnages retenus et approvisionner, régulièrement et à des prix légaux, les marchés à la consommation.    Comme par le passé, et pour répondre aux besoins de production, 72 000 tonnes de semences de pomme de terre avaient été importées de l’étranger. Elles étaient venues s’ajouter aux 160 000 tonnes produites localement. A raison de 2,5 tonnes par hectare, les superficies réservées à la production de pomme de terre ont représenté, globalement, 90.000 hectares. Considérant que la production moyenne par hectare est de l’ordre de 30 à 50 tonnes, ce sont 2,7 à 4,5 millions de tonnes qui auraient du être livrées, progressivement, aux détaillants dans diverses régions du pays.

Le sirocco qui a sévi durant 5 jours, pendant le mois de juin dernier et qui a contribué à altérer, quelque peu, la production, est loin d’expliquer, à lui seul, le large déficit observé, actuellement. Ce sont ces raisons climatiques, particulières, qui sont, quelque part, à l’origine de la situation à laquelle est confronté, depuis quelques semaines, le marché de la pomme de terre, dans le pays. Pensant qu’une importante partie de la production allait être détruite par ce phénomène, les spéculateurs ont pris le soin de la stocker en grosses quantités, dans les chambres froides. Quitte à en perdre une partie et se sachant gagnant, à tous les coups, ils continuent, à ce jour, à maintenir, artificiellement, ses niveaux de prix en hausse constante en la libérant au compte-gouttes.   

La production obtenue cette année aurait pu, des experts agricoles sont formels, assurer un approvisionnement mensuel régulier de 100 000 à 120 000 tonnes/mois du marché à la consommation, et cela, jusqu’à la fin du mois de décembre 2006. Entre-temps, la production d’arrière saison commençant à arriver sur le marché, dans le courant du mois de novembre, aurait pu, tout en contribuant à faire la  «soudure», avec les tonnages produits précédemment, influer, positivement sur les prix au détail. 

Ahmed Mahieddine

 

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Conclave de la CADC de Tizi Ouzou

Les aârouch menacent Belkhadem

Le mouvement des aârchs de la wilaya de Tizi Ouzou revient à la charge à l’issue d’un passage en revue des principales revendications nées suite aux événements tragiques survenus au Printemps noir. La Coordination des aârchs des daïras et des communes (CADC) de la wilaya de Tizi Ouzou a, encore une fois, relevé le constat relatif à la non- application des engagements publics pris au nom de l’Etat et annoncés durant le processus du dialogue entre les aârchs et le gouvernement de Abdelaziz Belkhadem. Une série de rencontres qui s’est soldée par la signature d’un accord global en janvier 2005. Cette même coordination a relevé et dénoncé le silence observé par les autorités concernant les manifestes blocages relatifs à l’application de ces engagements. Un silence que le mouvement des aârchs a qualifié de «reniement et de fuite de responsabilité». Devant cette impasse, la CADC compte prendre acte et décidera des actions à prendre pour l’aboutissement des revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur. C’est du moins la principale décision prise lors du conclave extraordinaire organisé par la Coordination des aârchs des daïra et des communes (CADC) de la wilaya de Tizi Ouzou dont les travaux ont été consacrés pour débattre la situation politique générale du pays. Le mouvement de ce citoyen de aârouch connaît pourtant une aiguë crise interne qui a semé la division au sein de ses rangs. Cependant, le mouvement des aârouch n’a donné aucune précision sur le type des actions à entreprendre pour atteindre ses objectifs. Vont-ils recourir à la mobilisation de la population comme ça a été le cas par le passé ou se contenteront-ils d’installer des comités qui auront la mission de dénoncer mollement une situation sur laquelle ils n’ont pas beaucoup d’emprise ?  Le fait est que la question reste entière de savoir si les aârouch disposent de la même capacité de mobilisation populaire. Du reste, le mouvement de aârchs a installé son conseil de wilaya après avoir examiné le document de réflexion sur l’organisation, le fonctionnement et les perspectives du mouvement. Il rappelle, dans ce sens, que ce mouvement n’accepte pas de se transformer en parti politique et demeurera une organisation de la société civile. Une déclaration d’une extrême importance qui met fin à toutes les spéculations et les accusations dont ont fait l’objet ce mouvement. Le communiqué du mouvement a également évoqué l’épineuse question de la révision de la Constitution. En effet, la CADC est revenue sur le mémorandum qu’il a élaboré  et a souligné l’échos favorable que ce texte a eu auprès de la population et de la société civile locale. La CADC précise, dans ce contexte, qu’elle n’accepte pas de reléguer au second plan les revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur lors de la prochaine révision constitutionnelle. Ce mouvement semble soutenir la proposition de la révision constitutionnelle proclamée par Belkhadem que les aârchs accusent de bloquer l’application de la plate-forme de revendications en refusant de reconnaître la légalité de ce mouvement. Alors que ce même Chef du gouvernement a déclaré qu’il n’a pas de problème avec le mouvement des citoyens des aârchs et qu’il accepte de les recevoir et de prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer l’application de cette plate-forme de revendications. 

N. B.

 

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Discours attendu de Bouteflika le 1er novembre

Le référendum pour le 21 décembre ?

Le président de la République aurait, finalement, choisi la date du 21 décembre prochain pour la tenue du référendum sur la révision de la Constitution, selon une source généralement bien informée. Cette date sera annoncée par Abdelaziz Bouteflika le 1er novembre prochain, ajoute cette source. Le chef de l’Etat convoquera, également, le corps électoral, le même jour. L’opération de révision des listes électorales prendra fin le 31 octobre en cours. La législation en vigueur stipulant que le corps électoral soit convoqué au moins 45 jours avant la tenue du référendum est, de cette façon, respectée. D’importants moyens humains, matériels et financiers seront mobilisés pour ce rendez-vous avec les urnes, selon une source proche du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Environ 200 milliards de centimes seront déloqués pour la prise en charge financière du bon fonctionnement des différents modules (transport, énergie, environnement, restauration et autres modules). Ce sont, environ, 150 000 chefs de bureau, chefs de centre et assesseurs qui seront mobilisés pour ce référendum dans les quelque

15 000 centres de vote et quelque 150 000 bureaux de vote. Les moyens matériels qui seront déployés pour les affichages faisant campagne pour ce référendum seront débloqués juste après l’annonce de la convocation du corps électoral et de la date de ce rendez-vous avec les urnes par le président de la République.

M. Abi

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Conférence de presse autour du 11e Sila

Ahmed Boucenna : «Pas de livres subversifs»

Une conférence de presse a été animée hier au CIP de la Safex par Ahmed Boucenna, président du comité d’organisation du Sila, dont la 11e édition aura lieu à la Safex du 31 octobre au 10 novembre prochain. Devant un parterre composé de professionnels du livre et de journalistes,  Ahmed Boucenna a présenté le bilan des préparatifs de la manifestation et le programme d’animation qui sera tenu en marge du salon, avec des rencontres littéraires auxquelles participeront certaines têtes d’affiche comme Yasmina Khadra, Edmonde Charles-Roux, Réda Malek, Cheikh Bouamrane, Henri Alleg, Mustapha Chérif, Malek Chebel, etc. Le thème général choisi pour le 11e Sila polarisera autour du générique «Ecriture et émancipation». «C’est un choix qui obéit à la conjoncture actuelle marquée en filigrane par le «choc des civilisations» et le «colonialisme», dira en substance Sid-Ali Sakri, membre du comité d’organisation du Sila, soulignant, par ailleurs que plusieurs formes d’émancipation seront abordées lors de cet événement qui coïncidera avec la commémoration du 1er Novembre. Outre la participation de 120 éditeurs algériens, 560 maisons d’édition étrangères, dont 209 représentées, occuperont les stands des trois pavillons consacrés à cet événement, soit «88 éditeurs de plus que lors de la dernière édition», note le président du comité d’organisation. S’agissant de la qualité et des titres d’ouvrages retenus par le comité d’organisation, Mohamed-Tahar Guerfi, président du Snel affirme que «les maisons d’édition présentes au rendez-vous ont toutes souscrit au cahier des charges qui leur a été soumis par le comité d’organisation, notamment sur le plan qualité». A ce titre, l’orateur a tenu à préciser que «les éditeurs proposeront une gamme riche et diversifiée pour toutes les catégories de lecteurs», indiquant, toutefois, une nouveauté qui se résume cette année dans «le nombre d’exemplaires pour chaque titre destiné à la vente lors du 11e Sila qui ne doit pas dépasser 50». Une manière, selon lui, de ne pas provoquer de rush sur le livre religieux comme lors des dernières éditions. Quant à la censure de certains titres, les membres du comité d’organisation affirment ne tolérer aucun produit livresque qui prête à «la subversion, qu’il soit religieux ou politique». «Nous veillerons à l’application stricte du règlement intérieur du Sila», dira Tahar Guerfi.  

Hacène K.

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Après une bataille judiciaire de 25 ans

Ould El Hocine obtient gain de cause

Le combat mené depuis deux décennies et demi par le gérant de l’entreprise privée Sarl EPSR en vue de récupérer son bien dont il a été spolié est en voie de porter ses fruits. Et pour cause, M. Ould El Hocine qui n’a eu de cesse de clamer la justesse de sa requête vient de remporter une manche très importante dans ce combat de longue haleine parsemé de procédures judiciaires. Le juge d´instruction de la 3e chambre près le tribunal de Chéraga a ordonné la traduction de BenKaid Ali Abdelhamid gérant de l’entreprise nationale de signalisation routière (ENPSR) devant la correctionnelle pour faux et usage de faux, fait prévu et puni par l’article 222 du code pénal. Dans l’ordonnance de renvoi en date du 11 octobre 2006, sont mentionnés les motifs étant à la base de cette décision prise dans cette affaire qui remonte au 1er mars 2004 date à laquelle M. Ould El Hocine a porté plainte contre M. Benkaid pour faux et usage de faux, exposant que dans le cadre du litige administratif soumis au Conseil d’Etat entre elles, le mis en cause a versé le 25 février 2002, 12 documents en sa qualité de représentant légal de l’entreprise sus-citée. Chose que M. Ould El Hocine n’a eu de cesse de dénoncer en fournissant une copie des documents initiaux qui attestent la véracité de ses dires contenus dans le dossier de fond. M. Benkaid avait tenté d’induire la justice en erreur, falsifiant pour ce faire des documents, en lui faisant croire que l’entreprise qu’il dirigeait était étatique avec ses biens meubles et immeubles hérités par l’ex- Gendarmerie nationale Van Rosane conformément à la décision du wali datée du 3 mai 1975. Toutefois, le juge ne s’est pas laissé prendre au piège tendu. En date du 15 août 2006 un mandat judiciaire a été adressé au commandant de la brigade de recherche de la Gendarmerie nationale pour faire parvenir une copie de l’accord objet de la prétendue falsification par la partie civile en date du

3 novembre 1975.Les investigations menées par la police judiciaire ont confirmé le recours au faux. Une réponse positive a été adressée accompagnée d’une copie de l’accord conservée au niveau des archives du ministère des Travaux publics et de la Construction qui est le même accord que la partie civile prétend avoir été falsifiée. L’instruction menée a en effet relevé l’existence de fortes et solides présomptions à l’encontre de l’accusé, des présomptions à confirmer et qui tournent autour du faux et usage de faux portant sur des documents administratifs. Le faux porte sur quatre mots: «Entreprise Von Rossem G.N» une en-tête qui a remplacé «Entreprise EPSR». L’audience avait été fixée pour mercredi dernier, mais a été reportée du fait que ce jour coïncide avec le deuxième jour de l’Aïd el Fitr. La date de la prochaine audience n’a pas encore été fixée par la présidente de l’audience du pénal. Mais M. Oul El Hocine sait que rien désormais n’entravera la récupération de ses biens dont il a été spolié.

Selma M.

 

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Transition politique

Quel rôle pour les partis ?

Un avant-projet a été rédigé par la Commission du dialogue national (CDN), qui supervise la réunion de cette conférence à laquelle ont pris part plusieurs partis politiques.

L’après charte offre aux Algériens à la fois  beaucoup d’espoirs et de déception si l’on tient compte des moult promesses non tenues depuis la fameuse conférence nationale, qui a réuni les 25 et 26 janvier 1992 les autorités et les partis politique, pour proposer une transition politique de trois ans avant la tenue de nouvelles élections générales en Algérie. Un avant-projet a été rédigé par la Commission du dialogue national (CDN), qui supervise la réunion de cette conférence à laquelle ont pris part plusieurs partis politiques. La première étape a été de former le HCE pour terminer le mandat présidentiel laissé vacant par la démission du président Chadli Bendjedid. Les partis politiques étaient invités à composer le CNT.

L’avant-projet de plate-forme souhaite que «les instances ainsi que les hommes» qui composent les organes de la transition «durent autant que possible toute la période de transition», c’est-à-dire trois ans. Il définit parmi les objectifs politiques de cette période de transition la préparation des «conditions permettant le retour au processus électoral». Parmi les objectifs économiques figure celui  de «poursuivre et approfondir les réformes structurelles de l’économie».

Mais ces textes qui insistaient sur la poursuite de la «lutte contre le terrorisme» et sur les «mesures d’apaisement qui pourraient être envisagées parallèlement et progressivement à l’évolution de la situation» n’ont pas donné cependant plus de résultas . La réalité est vécue sur le terrain. Elle est faite  de douleur, de deuil, de disparus et d’une transition infinie aggravée, faut-il souligner, par l’état d’urgence décrété au départ pour douze mois. Mais en fait sa durée obéit à la réalité du terrain caractérisée par une violence qui a plongé le pays dans une logique meurtrière, qualifiée par la suite de tragédie nationale. Et ce n’est ni le contrat de Rome ni le retour au processus électoral qui ont permis le passage à l’après transition. Des partis politiques algériens (FIS-dissous, FFS, FLN, Ennahda, MDA, PT, JMC) et la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme signent,

le 11 janvier 1995, un Contrat national de sortie de crise à Rome et exigent la création d’une commission d’enquête sur les violences perpétrées en Algérie. Une attitude qui suscita l’indignation  car il ouvrait entre autres  la voie à l’ingérence étrangère. Et c’est donc le plus normalement que le contrat a té «refusé dans sa globalité et dans le détail». Ce n’est qu’en début de l’an 1999 que l’approche  changea avec l’introduction du concept de la réconciliation nationale, couronnement historique des processus de la rahma et la concorde civile. Un changement aussi s’opéra sur la scène politique. Le FLN ayant  rejoint le RND et le MSP . L’un s’affichant en tant qu’éradicateur et pour le tout sécuritaire, l’autre parti ayant boudé la rencontre de san’egidio en refusant d’épouser l’option d’une enquête nationale. Si le FLN n’est lié, outre mesure, par aucune alliance avec le panel san’egidioniste, il scella, après éviction de trois SG, une alliance avec le MSP et le RND.  Cette entente allait prendre une nouvelle forme. Une alliance présidentielle vient  définitivement enterrer le contrat moral de Rome. La coalition FLN-MSP-RND s’érigea donc en bloc uni invitant les autres partis à en faire de même. Mais la chose s’avère difficile à réaliser. Les partis politiques, pour se défendre contre cette incapacité à créer un autre pole politique, évoquent alors la confiscation du pluralisme politique qui constituait, aux yeux de Djaballah, Aït Ahmed, Ben Bella, Adami, Louisa Hanoune une sorte de «bouée de sauvetage» ou une soupape qui permet de faire entendre un (d’)autre(s) son(s) de cloche(s) pour faire avancer, un tant soit peu, les choses. Face à cette coalition alignée derrière le programme présidentiel, les partis, dits de l’opposition, ont versé dans le soutien critique et n’évoque plus les limites de la période de transition. Le reste comme le FNA, RCD, le MDS  font   mine de faire de la résistance. Paradoxalement, c’est l’allié du FLN et du RND, le MSP en l’occurrence, qui  se prend au jeu de l’opposition  et évoquent  des sujets qui auraient pu être de leur ressort en revendiquant la levée de l’état d’urgence. Mais la persistance  d’actes terroristes donne raison à son maintien. Les partis politiques sont-ils dans l’expectative ? Le président lui prend des initiatives. Les chouyoukh sont libres de leurs mouvements, une charte pour la paix est plébiscitée en 2005, l’exilé de Francfort et ex-condamné à mort rentre en vedette au pays. Mieux, Rabah Kébir entame une nouvelle carrière politique.

Il annonce en grande pompe une nouvelle initiative pour fonder le parti de «l’aune de la réconciliation». Est-ce à dire que c’est l’annonce d’une nouvelle ère ? Ou est-ce un retour au processus électoral version Contrat de Rome ? Entre les deux hypothèses, on ne sait plus où commence ni ou se termine celle de la

transition politique qui tarde à accompagner la tentative  de transition sociale et économique ? Que propose la classe politique dont le rôle est d’éclairer une opinion publique désemparée ? Lassés de promesses stériles, les citoyens attendent que les partis politiques assument leur rôle au lieu de faire du carriérisme ou jouer de la figuration dans une démocratie de façade.

F. O.

 

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Loi sur les associations à caractère politique

Les nouvelles règles du jeu

Les futures élections législatives et communales ne sont pas comme les autres.

Si pour beaucoup, elles ne changeront rien à la répartition des cartes et aux rapports de force sur la scène politique, elle constituent néanmoins une affaire de vie ou de mort pour toutes les formations. Ce sera, en effet, l’occasion pour se positionner durablement dans les institutions et sauver l’existence du parti ou bien risquer la disparition. Cela tranche nettement avec les règles du jeu politique qui ont prévalu jusque là, à l’ombre de la constitution de 1989 et celle de 1996. Avec la convergence des membres de l’Alliance présidentielle, notamment le MSP d’Abou Djerra Soltani et le FLN de Abdelaziz Belkhadem sur la dissolution des partis n’ayant pas plus de 5% de voix lors des élections, ce dernier ayant même constitué un groupe de travail à l’effet de formuler une proposition d’amendement de la loi actuelle.

Dans le cas où, comme annoncé, la révision de la loi fondamentale interviendrait avant les législatives, plus probablement avant a fin de l’année comme souhaité par le président de la république, Abdelaziz Bouteflika, la nouvelle loi organique viendrait s’y insérer le plus logiquement du monde et se chargerait de bouleverser la vie et la condition des formations politiques. Ce n’est pas là une vue de l’esprit ou pures spéculations, mais une forte probabilité.

D’ores et déjà, on imagine l’âpreté que va revêtir la compagne électorale lors des législatives de 2007 et les locales à la fin de la même année. Les petites formations, pas seulement celles auxquelles on pense, du moment que certains partis peuvent effectivement dépasser la barre des 5%, mais sans pour autant démontrer une assise nationale, participeront eux aussi aux tirs de barrage contre le FLN et le MSP, qu’ils ne manqueront pas d’accabler des mauvais point du bilan gouvernemental ainsi que des maux de la société. En même temps, il faut s’attendre à ce que le bilan du chef de l’Etat soit évacué des débats, pour la simple raison que nulle formation n’aura intérêt à oser le choc frontal avec ce dernier, lequel restera le premier et dernier arbitre sur cette affaire de nouvelle loi sur les associations à caractère politique. En d’autres termes, la majorité se fera un devoir d’attendre que le président de la république penche du coté des «petits» en ne se prononçant pas pour une obligation de résultats pour les partis. Selon nombre d’observateurs, le projet du FLN risque même d’être atténué dans ses dispositions et leurs effets, pour limiter la «sanction» en cas de vote favorable très faible aux aspects matériels entrant dans le cadre du soutien de l’Etat aux partis politiques. Pareille option ne pourra être, cependant, de petite portée, vu qu’elle amoindrira considérablement la marge des formations qui seront touchées, les privant ainsi des moyens de revenir à un meilleur score lors des élections inscrites au-delà de 2007.

En tout état de cause, le dossier de la nouvelle loi organique n’est pas une mince affaire et il est regrettable de constater qu’elle n’ait pas fait l’objet d’un débat approfondi ou de positions claires, surtout du coté de l’opposition.

Amine B.

 

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Vox populi

La rue sceptique

Les gens que nous avons interrogés n’y croient pas. Les partis politiques algériens ont perdu énormément de crédibilité auprès d’une population qui attend beaucoup d’eux aujourd’hui.

«Les partis politiques ! Dès qu’on entend parler, c’est que ce sont des élections qui se trament ! C’est sûr ! On ne les voit jamais durant toute l’année, ils chôment ! Ce n’est pas difficile à deviner. Personnellement, je n’y crois pas trop, ils n’ont rien apporté à la jeunesse algérienne depuis qu’ils sont là», explique Malik, étudiant en droit. Saïd, 40 ans, fonctionnaire dans une entreprise publique sourit à la question : «Ces partis, on y a cru au début, nous étions naïfs et jeunes, ils n’ont pas de programmes clairs, ne proposent pas de projets de société et nous avons l’impression qu’il font de l’opposition fantoche, ils n’ont aucun poids politique, ils ne sont pas une force de changement».

Karim, jeune chômeur n’en pense pas moins. «Sincèrement, leurs discours, je n’y comprends rien. De qui parlent ils, que disent ils ? Je ne m’y retrouve pas. Je ne veux pas y adhérer, je sais que cela ne me mènera nulle part ! ». Pour Nawel, femme au foyer et mère de quatre enfants, les partis politiques ne disposent pas de moyens pour plaider leur propre cause. «Ils ne peuvent rien faire, les évènements de Kabylie ont bien démontré leur échec». 

I. B.

 

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Financement des partis

La boîte de Pandore  

Le  financement des partis, voilà un sujet qui, bizarrement, fait rarement, pour ne pas dire jamais,  l’objet d’investigations journalistiques.

Il est vrai aussi que ce volet de l’activité des formations politiques est entouré de la  plus grande des discrétions. Tout intérêt manifesté  à la question est mal venu. Il est aussi mal perçu. Et les responsables de partis ne se gênent pas de vous le faire sentir. Et lorsqu’on daigne communiquer quelques informations, on prend un grand soin pour  presque ne rien dire. Et pourtant, tous, vous diront qu’en matière de comptabilité, il n’y a rien qui puisse leur être reproché. Bien au contraire. C’est la transparence la plus totale En fait, toutes les formations vous diront vivre des cotisations de leurs militants et de dons et legs de sympathisants. Ceux qui ont la chance d’avoir des élus déclarent faire contribuer ces derniers d’une part et reconnaissent toucher les subventions qui sont accordées par l’Etat, –tout poste électif occupé par un militant d’un parti politique–. En un mot, tous affirment  se conformer aux dispositions des différents articles  de  l’ordonnance  n° 97-09 du 6 mars 1997 portant loi  organique relative aux partis politiques. Elle  stipule dans ses articles 27 et 28  que  les ressources des partis  sont «constituées  par les cotisations de leurs membres, les dons, legs et libéralités, les revenus liés à leurs activités» et «les aides éventuelles de l’Etat» d’une part et que «les cotisations ne doivent pas excéder au plus 10% du salaire national minimum pour chaque membre  et par mois».  Et naturellement tous  affirment qu’en dehors de ces ressources, ils ne jouissent d’aucun autre revenu. Il est vrai  que dans son chapitre financement des partis, la loi en vigueur   interdit aux partis politiques «de  recevoir directement  ou indirectement un soutien financier  ou matériel d’une quelconque partie étrangère, à quelque titre ou forme que ce soit» sous peine d’exposer le parti ayant enfreint cette disposition à un retrait d’agrément. Et pourtant si l’on juge par l’introduction d’un article consacré au financement des partis dans la loi sur la corruption, on est amené à croire que le financement occulte n’est pas une vue de l’esprit. Sinon quel intérêt il y a dans cet article 39 qui expose toute personne ayant financé de manière occulte les partis, à des peines de prison allant de 2 à 10 ans et d’une amende qui varie entre 20 000 et 1 000 000 DA. Du reste, selon des sources crédibles, l’Inspection générale des finances vient de lancer une opération de vérification des comptes de quelques partis. Et si les  premiers résultats des  investigations menées ne font pas encore état de financement occulte, ils ont au contraire relevé les traces d’importants détournements qui se chiffrent en milliards de centimes. D’où provient cet argent ? Au moment de l’éclatement de la crise d’El Islah, les dissidents ont affirmé que Djabballah a détourné

13 milliards de centimes alors que  le montant engrangé depuis 1999 par ce parti sous forme de subventions accordées par l’Etat est de

10 milliards de centimes. Un scandale financier similaire étouffé dans l’œuf a éclaté au sein du PT. Les dissidents avaient fait cas également de détournement de fonds propres au parti. Le FLN, dont les avoirs avaient été gelés, avait continué à fonctionner normalement. Il est vrai que cette  formation, qui détient la majorité dans toutes les assemblées élues, a un pactole beaucoup plus important. A titre d’exemple, pour les seuls 200 députés qui siègent au niveau de l’APN, le parti perçoit une subvention de 20 millions de centimes par élu. Sans oublier ce que chaque élu est tenu de reverser à son parti. La cotisation est fixée entre 20 à 30% du salaire. Un taux pratiqué par le RND alors que chez  le FFS, il est fixé à 33%. Les élus du  FNA sont tenus de verser 10 000 DA. Et le PT oblige les siens à reverser l’intégralité de la rémunération et le parti verse un salaire de 57 000 DA en contrepartie. Le montant récolté des cotisations reste aussi énigmatique, dans la mesure où aucun parti ne vous avouera le nombre exact de ses militants.

Cette situation est-elle responsable de l’état d’hibernation dans lequel se trouvent la majorité des partis ? Si elle ne peut justifier totalement cette absence du champ politique, il reste qu’elle l’explique en grande partie. Car tenir des meetings  et autres activités partisanes nécessite beaucoup d’argent. Alors le peu qui est donné, dans le cadre des subventions,  peut servir à d’autres fins.   

Nadia Kerraz

 

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Mouvements de redressement

Nul n’est à l’abri

Depuis l’ouverture  du champ politique en Algérie après les évènements sanglants d’octobre 88, plusieurs partis ont vu le jour dans la douleur. Citons, entre autres, le RCD, Hamas, El Islah, le RND, le PT avec ses 8 députés… et la liste est encore longue. C’était le temps de l’ouverture démocratique.  L’euphorie générale passée, plusieurs crises internes ont éclaté au sein de ces formations politiques. Celle qui a secoué le Front de libération  nationale, en 2003, a défrayé la chronique à l’époque. Pour rappel, la crise qu’a vécue le plus vieux parti algérien a commencé lorsque Ali Benflis, alors secrétaire général du FLN, a pris la décision de ne pas soutenir la candidature de Abdelaziz Bouteflika, et ce, en voulant voler de ses propres ailes. Cette décision n’a pas plu du tout au parti, ce qui a amené ses dirigeants à invalider le 8e congrès du Front de libération nationale, organisé sous la houlette de Benflis. Suite à quoi un mouvement de redressement, conduit entre autres par Barkat et Amar Tou,  a vu le jour.  Lequel mouvement a organisé deux congrès. Il s’agit du rassemblement  d’étape et, surtout, de celui dénommé congrès rassembleur à l’issue duquel Abdelaziz Belkhadem prit les rênes du FLN. Plus vieux parti de l’opposition démocratique en Algérie, le Front des forces socialistes  a fait, lui aussi, les frais du vent de la discorde qui a soufflé sur certains partis politiques. A quelques exceptions près, le parti d’Aït Ahmed, a failli s’acheminer  vers un mouvement de redressement. Les militants de base  ont manifesté leur mécontentement à travers plusieurs rassemblements organisés à Tizi Ouzou et Alger, en dénonçant  la légitimité de la direction nationale. Laquelle direction était accusée de tous les maux qu’a traversés le parti. On reproche à la direction du FFS l’immobilisme et l’attentisme face à tout ce qui se passe sur la scène politique, que ce soit sur le plan national ou international. Plus de 500 militants ont d’ailleurs organisé, en août dernier, un rassemblement de contestation au siège national du Front des forces socialistes.  Le mouvement d’El Islah n’a pas échappé, lui aussi, au vent de la discorde conduit par Ahmed Boulahia et les dissidents du parti d’obédience islamiste, dont 12 députés, ont eu  recours à la justice. Ces derniers avaient déposé deux plaintes le 18 novembre au niveau de la chambre administrative près le tribunal de sidi M’hamed et dans laquelle ils ont accusé Abdallah Djaballah de détournement de fonds du parti et l’interdiction de la tenue du conseil consultatif extraordinaire.  On lui a reproché également la façon avec laquelle il gère le parti. Dans un entretien accordé à un confrère, Abdallah Djaballah affirme que «sur le plan politique, l’on assiste depuis quelques mois à une véritable campagne de dénigrement contre l’opposition. Une campagne menée par les cercles du pouvoir et exécutée par ses relais médiatico-politiques.

El Islah qui est dans le collimateur du pouvoir, n’a pas échappé à ces manœuvres. Bien au contraire, il semble que nous figurions en tête des partis qui gênent le système. La raison est connue, El Islah a refusé et refuse toujours de se plier à la règle générale ou plutôt, au jeu des alliances, qu’on dit stratégiques, qui plébiscitent le Président Bouteflika, et ce, malgré toutes les surenchères.» Ce n’est que récemment que la justice l’a rétabli dans ses droits. Le Rassemblement national démocratique d’Ahmed Ouyahia a connu, lui aussi, ce qui s’apparente à un mouvement de redressement conduit par MM. Kébir et Nouasri, bien que, paradoxalement, ces derniers aient quitté le parti depuis longtemps. Ces derniers revendiquent une conférence nationale qui regroupera tous les cadres du parti depuis sa création. Le RND, qui a raflé les voix lors des éléctions de 1997 n’a pas pu en faire autant en 2002. En définitive, c’est justement pour redorer son blason que les deux militants, déjà cités, se sont insurgés. Ce qu’il y  a lieu de noter, c’est qu’un vent de discorde a soufflé sur le toit de plusieurs partis politiques en Algérie. Presque sans exception.   

Djamel Oukali

 

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Partis A cours de popularité

Combien de militants ?

Chaque parti, fut-il islamiste, nationaliste, démocrate, gauchiste…se targue de jouir du soutien des masses et d’être par conséquent la force politique qui a le plus de cote auprès du peuple. Légitime sentiment mais qui ne saurait néanmoins outrepasser son caractère subjectif, voire, souvent, illusoire.

Car, sur le sujet, les responsables des partis sont tout sauf transparents. Vous entendez ici et là, dans des meetings, dans des conférences de presse ou ailleurs des leaders politiques revendiquer une masse partisane faite de «centaines de milliers» d’adhérents et de sympathisants mais sans pour autant avancer la moindre explication à même de permettre de confirmer la véracité des chiffres avancés. C’est le cas du FLN, du MSP,  d’El Islah. Pourtant, tout le monde sait que la classe politique algérienne est moribonde.

C’est à cours justement de cette popularité qu’elle revendique à tort. Que les citoyens ne croient plus en ces partis ni même d’ailleurs à la politique tant la déliquescence qui écorne la vie publique depuis plusieurs années, est générale. Qui de ces partis prétend mobiliser les foules?

Qui d’entre eux est-il réellement en mesure de mobiliser la rue autour d’une quelconque revendication ? Même s’ils se cachent tous derrière l’alibi salvateur de l’«état d’urgence» et des interdictions de «Zerhouni», il faut quand même dire que notre classe politique  tourne dans le vide. Pas la peine d’être grand clerc pour voir cette réalité patente.

Intras muros, les choses ne sont pas moins reluisantes. Rares sont les  partis qui ont lancé un audit interne dans le but d’ évaluer le nombre des militants, des nouveaux adhérents, des sympathisants, des exclus, des démissionnaires.

Et de là, situer les caractéristiques géographiques, sociales, intellectuelles…des données récoltées. Une telle initiative ne peut que  contribuer, en théorie, à donner plus d’aura et de crédibilité.

Et pourtant nul ou très peu de ces partis, n’ont osé une opération qui peut s’avérer suicidaire pour ses propres initiateurs.

A l’exception du FFS qui a annoncé, mais il y a deux ans de cela, le lancement d’un audit interne – qu’on refuse de rendre public – et récemment le RND qui affirme vouloir lancer un sondage pour  faire un point de situation sur ses troupes. Hormis ces deux formations,  aucune autre  n’a recouru à ce procédé pour s’évaluer.

Mais pas question ici de sondages relatifs au poids de chaque formation dans la société. Trop risqué, ce terrain pour les responsables de partis.

A. G.

 

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Demandant leur réintégration

302 ex-travailleurs de l’ETUSA en grève de la faim 

Entre le marteau et l’enclume depuis 8 ans pratiquement, en raison de leur compression, quelque 302 ex-employés de l’Entreprise de transport urbain et sub-urbain de la capitale, (ETUSA), observent depuis hier matin une grève de la faim au sein même de l’enceinte de la Maison du peuple (siège de l’UGTA) à Alger, dans le but, espèrent-ils, de faire valoir leurs revendications qui tardent à être prises en charge. Quinze d’entres eux étaient présents hier au siège de l’UGTA, assis sur des matelas et entourés de banderoles sur lesquelles on pouvait lire : «Non à la Hogra» et «Pour une  réintégration rapide». Ces grévistes se disent «être victimes d’une compression abusive». Après 8 ans d’attente et de lutte dans l’espoir d’être réintégrés «sans aucun problème» chose qui devrait être effectuée, estime l’un des compressés rencontrés sur les lieux, dans de bonnes conditions, leur réintégration rencontre «de faux obstacles». Des obstacles qui se traduisent par le non respect des lois, notamment «la violation des termes des décrets 94/09 et 94/11 relatifs à la préservation de l’emploi et à la protection des salariés susceptibles de le perdre».

Le représentant de ces travailleurs, en sa qualité du chef de service,

M. Belakhdar Aomar impute la situation de détresse, sociale et morale, dans laquelle se

retrouvent ses anciens collègues, à la direction de l’ETUSA. Il a mis en avant le fait que les dossiers de ces employés aient été transmis à la CNAC trois mois après qu’il eut été mis fin à leurs activités, alors que selon la réglementation, les dossiers doivent être transmis deux mois avant que ne soient prononcées les mesures de licenciement prises à leur encontre. Il précise, d’autre part, que l’entreprise n’a réglé la contribution d’ouverture de droit (COD) des travailleurs licenciés que cinq mois après qu’une partie de son personnel ait été remerciée, «alors qu’elle aurait dû le faire deux mois avant l’entrée en vigueur de cette mesure», souligne encore notre interlocuteur. Ce dernier ajoute dans la foulée qu’après «la reprise en force» de cette entreprise publique de transport, les compressés ont été mis à l’écart du fait que l’entreprise Etusa a pris la décision de recruter près de 400 nouveaux agents, au mois d’avril dernier, sans pour autant prendre en compte la réintégration de ces anciens agents et ce, en dépit des décisions de justice prononcées en leur faveur. A noter que sur l’ensemble  de ces travailleurs, 83 pour lesquels l’Etusa avait cotisé, n’ont pas eu la possibilité de pouvoir bénéficier des pensions versées par la caisse d’assurance chômage, en raison de leur non présentation pour pouvoir être régularisés.

Kahina Benarab

 

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Procès El-kadhafi - Ecchourouk El Youmi  

Il aura lieu le 31 octobre

Un précédent dans les annales de la justice algérienne : un tribunal   jugera une affaire opposant un Président   à un journal algérien ! Le procès est programmé pour le 31 octobre en cours au tribunal correctionnel de Hussein Dey et opposera le chef de l’Etat libyen au quotidien algérien « Ecchourouk El Youmi ». D’aucuns se posent des questions sur les desseins de Mouammar El Kadhafi, en déposant  une plainte contre un journal algérien. Le président libyen  assistera-t-il en personne à ce procès ou désignera-t-il un représentant ? on sera fixé d’ici quelques jours. « L’affaire » remonte au 03 et au 12 août 2006 , dates de publication d’articles jugées « diffamatoires » par le président de la République libyen selon la citation directe adressée par le bureau du procureur de la République prés le tribunal de Hussein Dey au journal « Ecchourouk El Youmi ». Ces articles font état  de « manipulations » de la part de el Khadafi pour rassembler des touaregs tchadiens, maliens et algériens autour d’un projet qui semble être cher pour le leader libyen, celui de la création, «non sans calculs  » d’un Etat touareg sur une partie du territoire algérien. La partie civile estime qu’il s’agit d’ »allégations mensongères nuisant aux relations excellentes entre l’Algérie et la Libye ». De son côté , Anis Rahmani, directeur de la rédaction de ce quotidien dira  hier que  « nous n’avons fait que défendre les intérêts de notre pays ». contacté par téléphone il ajoutera que   « le président Mouammar El Kadhafi tente, par cette action en justice intentée en Algérie, de faire croire qu’il n’a aucun problème avec l’Algérie ». Toutefois le directeur de la rédaction d’El chourouk el youmi relèvera  « Un problème se pose « . Celui indique-t-il , «  de la loi qui accorde l’immunité à un chef d’Etat d’un pays étranger ». Une source judiciaire fait état de « vides juridiques » dans de telles affaires.

M. Abi

 

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Promettant d’octroyer des crédits à moyen et long terme

Fransabank Al Djazaïr opérationnelle

La banque Fransabank Al Djazaïr, filiale du groupe libanais Fransabank, a lancé depuis hier ses activités en Algérie. Après avoir réuni toutes les conditions légales et techniques, cette banque a été agréée par la Banque d’Algérie, pour être, à ce titre, la première banque à se conformer à la nouvelle réglementation, en libérant intégralement et en numéraires son capital social de 2,5 milliards de dinars. Lors d’une conférence de presse, animée hier à l’hôtel Sofitel, Nadim A. Kassar, directeur de Fransabank Al Djazaïr a expliqué que sa banque compte sur son savoir-faire et sur la qualité des services proposés pour décrocher des parts de marché. En accordant «une attention particulière aux PME/PMI», elle fournira une gamme de produits diversifiée et innovante pour les activités commerciales. A la différence des banques algériennes, cette banque octroie des crédits à moyen et long terme pour le secteur industriel. Avec un taux d’intérêt similaire à celui proposé par l’ensemble des banques activant en Algérie, le large éventail de services proposé par Fransabank Al Djazaïr, poursuit son premier responsable, comprend notamment le crédit au logement et celui à la consommation. Mais, selon lui, détenir des parts de marché est possible puisque l’Algérie est «encore sous-bancarisée». En projetant d’ouvrir une nouvelle agence à Alger ainsi que d’autres à travers les principales régions d’Algérie, dans les prochains mois, il a souligné que la stratégie adoptée est graduelle. Pour le personnel, la majorité des cadres recrutés sont des Algériens, a-t-il indiqué.  Sollicité par un journaliste pour s’exprimer sur les différents scandales financiers qui ont ébranlé la place financière pendant des années, Nadim A. Kassar a estimé que «c’est normal qu’il y ait des erreurs».

Il reste, toutefois, confiant quant aux réelles potentialités que recèle l’économie algérienne. Le capital de Fransabank Al Djazaïr est détenu principalement par la banque-mère Fransabank alors que les deux autres actionnaires sont la filiale algérienne du groupe CMA MGM, spécialiste du transport maritime et la société Maghreb Truck du groupe industriel privé Salhi. Sur une soixantaine de banques, la Fransabank est classée cinquième au  niveau de la place bancaire libanaise. Elle a réalisé un total de bilan de cinq milliards de dollars. Ses fonds propres sont de 370 millions de dollars ; cette banque a réalisé un bénéfice de 47 millions de dollars en 2005. La Fransabank compte créer prochainement, au Liban, une banque islamique, annonce Nadim A. Kassar qui n’a pas écarté la possibilité de créer une autre similaire en Algérie. Mais, a-t-il dit, ce projet reste un objectif à long terme. 

Karima Sebai

 

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Khemis El-Khechna

4 bombes désamorcées dans un cimetière

Un carnage été évité de justesse ce jeudi au cimetière Sidi El Bakhti relevant de la commune de Khemis El Khechna, 35 km du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès, où 4 bombes ont été enfournées dans des tombes où reposent des gardes communaux et des agents de sécurité, victimes d’actes  terroristes. Des traces de terre fraîchement retournées sur quelques tombes et plus particulièrement celles des victimes du terrorisme ont attiré l’attention de quelques citoyens de la région venus se recueillir auprès de leurs proches. La rumeur d’une bombe dans le cimetière a investi les familles accompagnées de leurs enfants en ce 3e jour de l’Aïd qui a soulevé la terreur et provoqué une panique indescriptible parmi les visiteurs, principalement des femmes et des enfants. Aussitôt informés, les services de sécurité de la localité se sont rendus sur les lieux et ont dépêché une équipe spécialisée pour ce genre d’intervention. Les recherches effectuées à l’aide de matériels sophistiqués et chiens dressés ont permis aux artificiers de découvrir 4 bombes de fabrication artisanale qui furent désamorcées sans aucun incident. Même les morts ne sont pas épargnés chez-nous par des actes terroristes, disait un citoyen d’un âge avancé. Ainsi donc, après une fin de ramadan sanglante par la mort d’un chauffeur de taxi et 4 blessés dans un attentat terroriste à main armée dans la région de Thénia au lieu dit Gueddara à 15 km de Boumerdès et celui à la bombe perpétré à Dellys contre un convoi militaire où il a été enregistré un bilan de 2 morts et 5 autres blessés, ce fut au tour des cimetières et des morts d’être la cible des terroristes en cette fête religieuse de l’Aïd  El Fitr qui fut gâchée par un tel acte.

K .A.

 

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