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A la veille de la sortie de son dernier Album
Cheb Mami arrêté à Paris
Cheb
Mami, Mohamed Khelifati de son vrai nom, a été présenté
hier, devant un juge d’instruction du tribunal de
Bobigny, en Seine-Saint-Denis, en France. Selon l’AFP,
le prince du rai, a été mis en examen pour «violence
volontaire et séquestration» sur une de ses anciennes
compagnes. Cheb Mami a été interpellé jeudi à sa décente
d’avion et placé en garde à vue. L’AFP qui cite une
source judiciaire, rapporte que «les faits se seraient
passés au Maroc ou en Algérie et concerneraient une
ancienne compagne du chanteur qui aurait été obligée
d’avorter de leur enfant». De même que la plaignante
dont ni l’identité ni la nationalité n’ont été rendues
publiques, aurait présenté comme appui à sa plainte «un
certificat médical attestant de 30 jours d’interruption
temporaire de travail». La police judiciaire de
Seine-Saint-Denis est actuellement chargée de l’enquête.
Il est étonnant dans ce cas que le lieu et la date
exacts des faits qui sont reprochés au prince du rai ne
sont pas mentionnés avec exactitude et qu’en rapportant
les faits, l’AFP n’arrive pas à en préciser avec
exactitude le lieu. Quels sont les motifs qui ont poussé
la plaignante à déposer sa plainte devant la justice
française, au lieu de le faire au Maroc et/ou en
Algérie ? Et y aurait-il des poursuites judiciaires
dans l’un des pays cités, au cas où les faits venaient à
être prouvés ? En attendant que la justice française
tranche dans cette affaire, l’on remarque le silence
total du côté de Cheb Mami et de son entourage. Aucune
déclaration n’a encore été faite ni par son avocat ni
par son manager, connu sous le nom de Kada, ni encore
par sa maison d’édition.
Rappelons que le scandale qui a éclaté via le quotidien
français le Parisien (que reprend l’AFP), intervient au
lendemain même de l’anniversaire des émeutes de la
banlieue parisienne, mais aussi à la veille de la sortie
à l’Hexagone du dernier album «Layali» de Cheb Mami. Il
est à remarquer par ailleurs, que la réputation du
chanteur risque de prendre un sacré coup avec ce
scandale et que le prince du rai sera sûrement dans les
prochains jours au centre d’une campagne médiatique des
plus virulentes. Une campagne qui risque d’être, en
partie, nourrie surtout par une haine et un racisme
farouches à l’encontre des Algériens et des musulmans
qu’on accuse par certains de verser dans la violence et
dans la misogynie.
Cheb
Mami vit pratiquement à Paris depuis 1985 et a commencé
sa carrière en France en participant en 1986 au
festival de rai à Bobigny, aux côtés de Khaled, Fadela
et Sahraoui. Il a aussi fait carrière en Amérique et
enregistre «let me raï» en 1991 à Los Angeles. Un album
qui connaîtra trois ans plus tard un large succès avec
Saïda. Aujourd’hui de renommée mondiale, Cheb Mami est
devenu populaire en jouant dans le film 100% Arabica de
Mahmoud Zemmouri en (1997) et à travers surtout ses
nombreux duos avec de grandes popstars, notamment Sting,
Zucchero, et Diam’s. C’est la première fois de sa vie
artistique que Mami est confronté à une telle situation
pour le moins embarrassante. Et auprès de ses fans, ça
ne sera pas sans conséquences.
Habiba Ghrib
Forum du partenariat avec l'Afrique
Messahel insiste sur l’implication du G8
Les
questions de développement et de coopération entre
l’Afrique et le G8 ont été au centre des travaux de la
7e session du forum du partenariat avec l’Afrique qui se
sont déroulés à Moscou les 26 et 27 octobre.
M.
Abdelkader Messahel, ministre délégué, chargé des
Affaires maghrébines et africaines, a représenté
l’Algérie à cette rencontre qui a permis aux pays
africains et à leurs partenaires au développement du G8
et de l’OCDE de procéder à un examen détaillé des
programmes lancés dans différents domaines. C’est ainsi
qu’ont été passés en revue les progrès réalisés dans les
secteurs de l’agriculture, des infrastructures, des
pandémies et des maladies infectieuses ainsi que
l’énergie, le commerce et le financement du
développement en Afrique. Intervenant dans le débat sur
les différents points, M. Abdelkader Messahel a tenu à
souligner l’importance du Forum en tant que cadre de
coopération et de concertation entre l’Afrique et les
pays du G8 dans la mise en œuvre du Nepad et dans la
promotion du développement économique du continent
Africain. Il a rappelé que cet instrument symbolisait la
convergence d’approche autour des priorités de
développement de l’Afrique et représentait un des
aboutissements de la forte action de mobilisation
internationale en faveur du Nepad menée par le Président
de la République et ses quatre pairs fondateurs du Nepad
auprès de la communauté internationale en général et des
pays du G8 en particulier. Le ministre a relevé que le
forum a réalisé un important travail de recensement,
d’identification et d’évaluation des besoins du
continent africain en matière de développement ainsi que
des conditions et modalités de mise en œuvre des
multiples engagements pris par des pays développés
envers l’Afrique et ses projets et programmes de
développement. Il a rappelé que l’Afrique s’emploie
activement à mettre en œuvre les politiques et
programmes qu’elle a adoptés dans le cadre de la
nouvelle vision du Nepad, particulièrement en matière de
rétablissement des équilibres macro-économiques, de
bonne gouvernance, de mobilisation des ressources
nationales et de création d’environnements favorables
aux investissements nationaux et étrangers. M. Messahel
a relevé que cette volonté de l’Afrique à changer les
choses ne trouvait toujours pas les échos attendus
auprès des partenaires au développement.
Il a
indiqué à cet égard, que le bilan présenté au forum par
l’unité de soutien mise en place par cet organe,
montrait le peu d’empressement de certains partenaires
au développement à s’acquitter effectivement des
engagements qu’ils ont pris lors des différents sommets
du G8.
M.
Messahel a mentionné, en ce sens, les secteurs de
l’agriculture et de la lutte contre les pandémies du vih/sida,
de la tuberculose et du paludisme, dans lesquels peu de
progrès ont été réalisés, en dépit de la mobilisation de
l’Afrique, autour, respectivement, de la mise en œuvre
du programme africain détaillé pour le développement de
l’agriculture, et de la consécration effective de plus
de 10% des budgets nationaux au seul secteur de la
santé.
S’agissant du rôle du secteur privé, sur lequel
insistent les partenaires au développement, dans la
promotion du développement du continent , M. Messahel a
souligné la nécessité d’associer davantage ce secteur au
processus de développement, mais a rappelé la faiblesse
des capacités d’intervention de celui-ci, notamment dans
les secteurs clés des infrastructures et de l’énergie.
Il a invité, à cet égard, les partenaires au
développement à contribuer à la mobilisation du secteur
privé international et à la création des conditions
permettant son implication dans le développement du
continent, selon une logique de partenariat et non
d’assistanat. Concernant les efforts déployés dans le
domaine de la lutte contre les pandémies, M. Messahel a
tenu à attirer l’attention sur la nécessité de
consolider les systèmes de santé publique des pays
africains, dans la mesure où ils représentent le
principal instrument de mise en œuvre des politiques et
programmes nationaux et de l’appui international
mobilisé à cette fin. Il a insisté, en particulier, sur
le besoin d’intégrer le soutien international aux
programmes nationaux de lutte contre ces pandémies et de
prendre en charge pleinement les graves problèmes de
personnels qualifiés qu’engendre en Afrique l’exode
massif des cadres de la santé vers les pays développés.
M. Messahel a, par ailleurs, souligné l’importance que
prend la question de la migration dans les relations du
continent africain avec son voisinage et la nécessité
pour le Forum de prendre en charge ce phénomène dans une
perspective fondée sur la promotion du développement
dans les pays d’origine et de transit. Concernant la
question de la pauvreté énergétique de l’Afrique, thème
qui a été abordé par le sommet du G8 de Saint
Petersbourg, le ministre a relevé la position de
monopole occupée par certaines entreprises
transnationales dans de nombreux marchés énergétiques
africains, ainsi que l’absence de possibilités
véritables d’amélioration des conditions des pays
concernés par ces ressources, notamment au niveau des
prix pratiqués.
Redouane A.
Salon International de l'Artisanat
L’Algérie présente à Ouagadougou
L’artisanat traditionnel algérien est représenté en
force et en qualité à la 10e édition du Salon
international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui
s’est ouvert ce vendredi dans la capitale du Burkina
Faso. Animé par l’Agence nationale de l’artisanat
traditionnel (ANART), le stand algérien renferme une
multitude d’œuvres et d’objets artisanaux sélectionnés
notamment dans les domaines de la tapisserie, du tissage
et de la céramique et représentant diverses régions
d’Algérie qui y sont spécialisées. Les merveilleux tapis
de Ghardaïa (Sud algérien) y sont notamment exposés
grâce aux Etablissements Benzekri. L’ambassadeur
d’Algérie au Burkina Faso, M. Mohamed Lamine Bencherif,
qui a accueilli au stand de l’Algérie le Premier
ministre burkinabé, Ernest Paramanga Yonli, lors de
l’inauguration du salon, a déclaré par téléphone à l’APS
que la délégation officielle et les nombreux visiteurs
qui se sont succédé au stand algérien ont été
«émerveillés» par la qualité, l’esthétique et la
richesse de la production artisanale algérienne. Il a
regretter, à ce propos, que le colis renfermant les
produits en argent ne soit pas encore arrivé à
Ouagadougou pour attirer davantage de visiteurs. Selon
le commissaire général du salon, Jean Claude Bouda, 3
000 visiteurs sont attendus à cette manifestation qui se
poursuivra jusqu’au 5 novembre avec la participation de
30 pays, dont 25 africains. Placée sous le thème
«Artisanat et commerce équitable», cette édition se veut
un espace offert aux acteurs et opérateurs économiques
du Nord et du Sud pour la création d’opportunités
commerciales, notamment aux artisans africains
confrontés aux problèmes de commercialisation sur le
marché international, particulièrement. En marge du
salon, sont prévus des séminaires-ateliers sur le thème
de l’édition ainsi que la tenue de la 6ème assemblée
générale du Comité de coordination pour le développement
et la production de l’artisanat africain (CODEPA) et la
réunion du conseil des ministres des 24 pays membres de
ce comité.
R.
N.
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