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LA UNE Des 25 à 35 dinars le kilogramme, suivant les saisons, les prix de la pomme de terre sont passés, successivement à 50 et 70 dinars le kilogramme pour atteindre, aujourd'hui, dans certaines régions, des seuils de 100 et 120 dinars.

29/10/06

 

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Saha Aidkoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un Aid Moubarek

 

 

Aïch etchouf

 

Sur de la tôle ondulée

Pourtant rangé des voitures, l’ex-tôlier de Baraki, n’en revient toujours pas qu’on puisse enlever son propre fils et l’interroger cinq jours durant, comme un vulgaire quidam. Aussi menace-t-il de parler au cas où les pressions sur lui et sa famille ne se relâchaient pas. Ce qui signifierait donc qu’il sait des choses qu’il n’a pas dites jusque-là et qui pourraient nous éclairer sur ce qui se passe dans la mouvance Fis que nous ne savons pas encore. Ce qui signifie surtout que Layada, tout comme Benhadj n’ont pas encore pris tout à fait conscience du rôle qu’on leur a toujours fait jouer, celui de pions qu’on manipule pour aller exactement là où ils ne seraient jamais allés par eux-mêmes. Et dire que ce sont ces hommes désemparés par un enlèvement qui sont supposés avoir fait trembler l’Algérie tout entière. Le fait est qu’on  attend bien sûr d’eux qu’ils pointent leurs doigts accusateurs dans la bonne direction, pour impliquer des parties qui se tiennent pourtant bien à l’écart de tous ces fourbis.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des milliers de tonnes stockées dans des frigos

Le scandale de la pomme de terre

Des 25 à 35 dinars le kilogramme, suivant les saisons, les prix de la pomme de terre sont passés, successivement à 50 et 70 dinars le kilogramme pour atteindre, aujourd'hui, dans certaines régions, des seuils de 100 et 120 dinars.

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 Les Titres

 

A la veille de la sortie de son dernier Album

Cheb Mami arrêté à Paris

 

Conférence de presse autour du 11e Sila

Ahmed Boucenna : «Pas de livres subversifs»

 

Après une bataille judiciaire de 25 ans

Ould El Hocine obtient gain de cause

 

Transition politique

Quel rôle pour les partis ?

 

Loi sur les associations à caractère politique

Les nouvelles règles du jeu

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

A la veille de la sortie de son dernier Album

Cheb Mami arrêté à Paris

Cheb Mami, Mohamed Khelifati de son vrai nom, a été présenté hier, devant  un juge d’instruction du tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, en France. Selon l’AFP, le prince du rai,  a été mis en examen pour «violence volontaire et séquestration» sur une de ses anciennes compagnes. Cheb Mami a été interpellé jeudi à sa décente d’avion et placé en garde à vue. L’AFP qui cite une source judiciaire, rapporte que «les faits se seraient passés au Maroc ou en Algérie et concerneraient une ancienne compagne du chanteur qui aurait été obligée d’avorter de leur enfant». De même que la plaignante dont ni l’identité ni la nationalité n’ont été rendues publiques, aurait présenté comme appui à sa plainte «un certificat médical attestant de 30 jours d’interruption temporaire de travail». La police judiciaire de Seine-Saint-Denis est actuellement chargée de l’enquête. Il est étonnant dans ce cas que le lieu et la date exacts des faits qui sont reprochés au prince du rai ne sont pas mentionnés avec exactitude et qu’en rapportant les faits, l’AFP n’arrive pas à  en préciser avec exactitude le lieu. Quels sont les motifs qui ont poussé la plaignante à déposer sa plainte devant la justice française, au lieu de le faire au Maroc et/ou en Algérie ? Et y aurait-il  des poursuites judiciaires dans l’un des pays cités, au cas où les faits venaient à être prouvés ? En attendant que la justice française tranche dans cette affaire, l’on remarque le silence total du côté de Cheb Mami et de son entourage. Aucune déclaration n’a encore été faite ni par son avocat ni par son manager, connu sous le nom de Kada, ni encore par sa maison d’édition.

Rappelons que le scandale qui a éclaté via le quotidien français le Parisien (que reprend l’AFP), intervient au lendemain même de l’anniversaire des émeutes de la banlieue parisienne, mais aussi à la veille de la sortie à l’Hexagone du dernier album «Layali» de Cheb Mami. Il est à remarquer par ailleurs, que la réputation du chanteur risque de prendre un sacré coup  avec ce scandale et que le prince du rai sera sûrement dans les prochains jours au centre d’une campagne médiatique des plus virulentes. Une campagne qui risque d’être, en partie, nourrie surtout par une haine et un racisme farouches à l’encontre des Algériens et des  musulmans qu’on accuse par certains de verser dans la violence et dans la misogynie.

Cheb Mami vit pratiquement à Paris depuis 1985 et a commencé sa carrière en France en  participant en 1986 au festival de rai à Bobigny, aux côtés de Khaled, Fadela et Sahraoui. Il a aussi fait carrière en Amérique et enregistre «let me raï» en 1991 à  Los Angeles. Un album qui connaîtra trois ans plus tard un  large succès avec Saïda. Aujourd’hui de renommée mondiale, Cheb Mami est devenu populaire en jouant dans le film 100% Arabica de Mahmoud Zemmouri en (1997) et à travers surtout ses  nombreux duos avec de grandes popstars, notamment Sting, Zucchero, et Diam’s. C’est la première fois de sa vie artistique que Mami est confronté à une telle situation pour le moins embarrassante. Et auprès de ses fans, ça ne sera pas sans conséquences.

Habiba Ghrib

 

Forum du partenariat avec l'Afrique

Messahel insiste sur l’implication du G8

Les questions de développement et de coopération entre l’Afrique et le G8 ont été au centre des travaux de la 7e session du forum du partenariat avec l’Afrique qui se sont déroulés à Moscou les 26 et 27 octobre.

M. Abdelkader Messahel, ministre délégué, chargé des Affaires maghrébines et africaines, a représenté l’Algérie à cette rencontre qui a permis aux pays africains et à leurs partenaires au développement du G8 et de l’OCDE de procéder à un examen détaillé des programmes lancés dans différents domaines. C’est ainsi qu’ont été passés en revue les progrès réalisés dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, des pandémies et des maladies infectieuses ainsi que l’énergie, le commerce et le financement du développement en Afrique. Intervenant dans le débat sur les différents points, M. Abdelkader Messahel a tenu à souligner l’importance du Forum en tant que cadre de coopération et de concertation entre l’Afrique et les pays du G8 dans la mise en œuvre du Nepad et dans la promotion du développement économique du continent Africain. Il a rappelé que cet instrument symbolisait la convergence d’approche autour des priorités de développement de l’Afrique et représentait un des aboutissements de la forte action de mobilisation internationale en faveur du Nepad menée par le Président de la République et ses quatre pairs fondateurs du Nepad auprès de la communauté internationale en général et des pays du G8 en particulier. Le ministre a relevé que le forum a réalisé un important travail de recensement, d’identification et d’évaluation des besoins du continent africain en matière de développement ainsi que des conditions et modalités de mise en œuvre des multiples engagements pris par des pays développés envers l’Afrique et ses projets et programmes de développement. Il a rappelé que l’Afrique s’emploie activement à mettre en œuvre les politiques et programmes qu’elle a adoptés dans le cadre de la nouvelle vision du Nepad, particulièrement en matière de rétablissement des équilibres macro-économiques, de bonne gouvernance, de mobilisation des ressources nationales et de création d’environnements favorables aux investissements nationaux et étrangers. M. Messahel a relevé que cette volonté de l’Afrique à changer les choses ne trouvait toujours pas les échos attendus auprès des partenaires au développement.

Il a indiqué à cet égard, que le bilan présenté au forum par l’unité de soutien mise en place par cet organe, montrait le peu d’empressement de certains partenaires au développement à s’acquitter effectivement des engagements qu’ils ont pris lors des différents sommets du G8.

M. Messahel a mentionné, en ce sens, les secteurs de l’agriculture et de la lutte contre les pandémies du vih/sida, de la tuberculose et du paludisme, dans lesquels peu de progrès ont été réalisés, en dépit de la mobilisation de l’Afrique, autour, respectivement, de la mise en œuvre du programme africain détaillé pour le développement de l’agriculture, et de la consécration effective de plus de 10% des budgets nationaux au seul secteur de la santé.

S’agissant du rôle du secteur privé, sur lequel insistent les partenaires au développement, dans la promotion  du développement du continent , M. Messahel a souligné la nécessité d’associer davantage ce secteur au processus de développement, mais a rappelé la faiblesse des capacités d’intervention de celui-ci, notamment dans les secteurs clés des infrastructures et de l’énergie. Il a invité, à cet égard, les partenaires au développement à contribuer à la mobilisation du secteur privé international et à la création des conditions permettant son implication dans le développement du continent, selon une logique de partenariat et non d’assistanat. Concernant les efforts déployés dans le domaine de la lutte contre les pandémies, M. Messahel a tenu à attirer l’attention sur la nécessité de consolider les systèmes de santé publique des pays africains, dans la mesure où ils représentent le principal instrument de mise en œuvre des politiques et programmes nationaux et de l’appui international mobilisé à cette fin.  Il a insisté, en particulier, sur le besoin d’intégrer le soutien international aux programmes nationaux de lutte contre ces pandémies et de prendre en charge pleinement les graves problèmes de personnels qualifiés qu’engendre en Afrique l’exode massif des cadres de la santé vers les pays développés. M. Messahel a, par ailleurs, souligné l’importance que prend la question de la migration dans les relations du continent africain avec son voisinage et la nécessité pour le Forum de prendre en charge ce phénomène dans une perspective fondée sur la promotion du développement dans les pays d’origine et de transit. Concernant la question de la pauvreté énergétique de l’Afrique, thème qui a été abordé par le sommet du G8 de Saint Petersbourg, le ministre a relevé la position de monopole occupée par certaines entreprises transnationales dans de nombreux marchés énergétiques africains, ainsi que l’absence de possibilités véritables d’amélioration des conditions des pays concernés par ces ressources, notamment au niveau des prix pratiqués.             

Redouane A.

 

Salon International de l'Artisanat

L’Algérie présente à Ouagadougou

L’artisanat traditionnel algérien est représenté en force et en qualité à la 10e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui s’est ouvert ce vendredi dans la capitale du Burkina Faso. Animé par l’Agence nationale de l’artisanat traditionnel (ANART), le stand algérien renferme une multitude d’œuvres et d’objets artisanaux sélectionnés notamment dans les domaines de la tapisserie, du tissage et de la céramique et représentant diverses régions d’Algérie qui y sont spécialisées. Les merveilleux tapis de Ghardaïa (Sud algérien) y sont notamment exposés grâce aux Etablissements Benzekri. L’ambassadeur d’Algérie au Burkina Faso, M. Mohamed Lamine Bencherif, qui a accueilli au stand de l’Algérie le Premier ministre burkinabé, Ernest Paramanga Yonli, lors de l’inauguration du salon, a déclaré par téléphone à l’APS que la délégation officielle et les nombreux visiteurs qui se sont succédé au stand algérien ont été «émerveillés» par la qualité, l’esthétique et la richesse de la production artisanale algérienne. Il a regretter, à ce propos, que le colis renfermant les produits en argent ne soit pas encore arrivé à Ouagadougou pour attirer davantage de visiteurs. Selon le commissaire général du salon, Jean Claude Bouda, 3 000 visiteurs sont attendus à cette manifestation qui se poursuivra jusqu’au 5 novembre avec la participation de 30 pays, dont 25 africains. Placée sous le thème «Artisanat et commerce équitable», cette édition se veut un espace offert aux acteurs et opérateurs économiques du Nord et du Sud pour la création  d’opportunités commerciales, notamment aux artisans africains confrontés aux problèmes de commercialisation sur le marché international, particulièrement. En marge du salon, sont prévus des séminaires-ateliers sur le thème de l’édition ainsi que la tenue de la 6ème assemblée générale du Comité de coordination pour le développement et la production de l’artisanat africain (CODEPA) et la réunion du conseil des ministres des 24 pays membres de ce comité.           

R. N.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Bras de fers croisés

Rarement la scène médiatico-politique algérienne aura connu une telle effervescence et ce, depuis de très longues années. Cela part dans tous les sens et touche aussi bien le rebond à répétition des trop grosses affaires, que les mises en cause de walis, que les disparitions mystérieuses des fils Layada et Belhadj, que le regain de terrorisme, que l’intense activité politique de Rabah Kébir. Pour ne citer que les grands axes d’une ébullition qui n’est évidemment pas fortuite après deux années de vaches maigres, qui aura vu l’activité politique entièrement polarisée autour de la seule personne du Président de la République. Cette fois, les choses semblent se passer en dehors de lui, à plus forte échelle et dans une direction où Abdelaziz Bouteflika ne semble pas même directement impliqué. La société semblant bouger par elle-même, pour arriver à un objectif qui ne peut objectivement être que la reconfiguration de l’ensemble d’une scène politique trop à l’étroit dans ses limites actuelles. La colonne vertébrale de ce grand chambardement étant évidemment le travail mené par Rabah Kébir et ceux qui lui ont ouvert les portes de la République, en vue de la création d’un nouveau parti islamiste. Cela aura déclenché des réactions et des contre-réactions qui indiquent que tout le monde n’est évidemment pas d’accord sur cette façon de faire évoluer les choses. Et chacun le fait savoir à sa manière. Certains en recevant longuement l’exilé d’Aix-la-Chapelle, d’autres en refusant de le recevoir, d’autres en jouant sur le procès Khalifa et d’autres encore en polluant l’atmosphère par ces étranges enlèvements des fils Layada et Belhadj, tandis que sont également agités les scandales des walis poursuivis par la justice et celui de Brown Root & Condor. Les bras de fer sont bien engagés et il serait illusoire de croire que les choses vont en rester là, tant l’enjeu final est décisif, qui consiste à normaliser la scène politique dans un sens ou dans l’autre. C’est-à-dire remettre politiquement en selle l’islam radical ou non et sous quelle forme. Sachant que de l’issue de la bataille dépend l’avenir d’un pays qui a déjà eu à payer très cher l’aventurisme lié au Fis dissous. Et en ne perdant pas de vue que derrière Kébir se profile le spectre d’une vision de la société qui reste, quoi qu’on dise, réactionnaire et rétrograde, à l’image des déclarations d’un Madani Mezrag qui ne cache pas ses penchants clairement affichés d’une Algérie moyenâgeuse. Il est vrai que Rabah Kébir aura vécu entre temps dans un grand pays «civilisé», mais cela a-t-il empêché Abassi Madani avant lui, de retour d’Angleterre, de prôner autre chose que la dawla islamya à laquelle ils continuent d’appeler tous deux ? Reste, bien entendu, la question chère à Abdelhamid Mehri de savoir ce qu’il faut faire des trois millions de fissistes encore présents dans la société, mais pourquoi essayer de leur trouver à tout prix un cadre d’expression alors qu’ils n’en demandent pas tant. La plupart s’étant merveilleusement bien reconvertis dans le commerce formel et informel – y compris celui de la bière – et ne cherchant qu’à faire fructifier leurs affaires. Et c’est peut-être aux 29 millions d’Algériens non fissistes qu’il faut penser en essayant ainsi de recomposer une carte politique qui, pour n’être pas folichonne, n’ouvre en tout cas pas les portes de la bergerie au loup.

A. M.

 

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