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Conflit
Bien plus qu’il y
a quatre ans, la région du Moyen et du Proche-Orient est en proie
aux plus grands troubles et à une violence de plus en plus accrue.
En effet, trois foyers de violences agitent cette partie du globe et
en font certainement l’une des plus perturbée. D’une part, l’Irak
qui depuis l’invasion américaine du printemps 2003 ne connaît plus
un jour qui ne soit ensanglanté par des attentats de toutes sortes.
D’autre part, le Liban qui connaît depuis des ans des troubles qui
laissent entrevoir une prochaine guerre de longue haleine comme
celle qui eut lieu des années 1970 à 1980 et enfin le conflit
israélo-palestinien qui ne laisse de répit à aucun de ces acteurs.
Pour le premier de ces conflits, les responsables de cette situation
sont connus et les Américains (la population civile) sont les
premiers à reconnaître l’erreur de cet engagement en Irak qui
ponctionne d’une part les caisses de leur Etat et qui décime leurs
troupes d’autre part. En effet, en Irak ce n’est pas loin des 3 000
soldats américains tués qui sont recensés. Mais ce nombre reste
cependant bien dérisoire comparé à celui des Irakiens tués et qui
atteint les 100 000 personnes. La situation est par ailleurs si
précaire pour les Irakiens et leurs dirigeants que ces derniers se
tournent désormais (avec à ne pas en douter l’accord préalable des
Etats-Unis) vers la Syrie et l’Iran l’ennemi d’hier. Au Liban après
la guerre de cet été avec Israël les préoccupations de la population
ne sont plus les mêmes. Aujourd’hui le seul souhait collectif est
d’éviter un nouveau conflit quel qu’il soit. Après plus de 15 ans
passés dans une guerre sanglante et destructrice, les Libanais
savent à quel point il est important d’éviter le redéclanchement de
tels conflits. En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, le
plus important aujourd’hui est de faire en sorte que le calme
revienne et que les opérations militaires des deux côtés cessent au
profit d’une paix que les deux dirigeants israéliens et palestiniens
souhaitent ou semblent en tout cas souhaiter. Il reste à espérer que
les populations et les majorités parlementaires ne gâchent pas ces
beaux efforts. En filigrane de tous ces conflits, l’on peut noter
l’ingérence plus ou moins importante des Etats-Unis dans la
politique des pays touchés par cette violence qui ne fait que
s’amplifier avec le temps. D’ailleurs si les Américains se
résignaient à ne plus se mêler des politiques de ces pays, leur
situation s’améliorerait ostensiblement et surtout durablement. Bush
gagnerait peut-être à méditer cette réalité.
Fouzia Mahmoudi
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