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Conflit 


 

 29/11/06

 

Conflit 

Bien plus qu’il y a quatre ans, la région du Moyen et du Proche-Orient est en proie aux plus grands troubles et à une violence de plus en plus accrue. En effet, trois foyers de violences agitent cette partie du globe et en font certainement l’une des plus perturbée. D’une part, l’Irak qui depuis l’invasion américaine du printemps 2003 ne connaît plus un jour qui ne soit ensanglanté par des attentats de toutes sortes. D’autre part, le Liban qui connaît depuis des ans des troubles qui laissent entrevoir une prochaine guerre de longue haleine comme celle qui eut lieu des années 1970 à 1980 et enfin le conflit israélo-palestinien qui ne laisse de répit à aucun de ces acteurs. Pour le premier de ces conflits, les responsables de cette situation sont connus et les Américains (la population civile) sont les premiers à reconnaître l’erreur de cet engagement en Irak qui ponctionne d’une part les caisses de leur Etat et qui décime leurs troupes d’autre part. En effet, en Irak ce n’est pas loin des 3 000 soldats américains tués qui sont recensés. Mais ce nombre reste cependant bien dérisoire comparé à celui des Irakiens tués et qui atteint les 100 000 personnes. La situation est par ailleurs si précaire pour les Irakiens et leurs dirigeants que ces derniers se tournent désormais (avec à ne pas en douter l’accord préalable des Etats-Unis) vers la Syrie et l’Iran l’ennemi d’hier. Au Liban après la guerre de cet été avec Israël les préoccupations de la population ne sont plus les mêmes. Aujourd’hui le seul souhait collectif est d’éviter un nouveau conflit quel qu’il soit. Après plus de 15 ans passés dans une guerre sanglante et destructrice, les Libanais savent à quel point il est important d’éviter le redéclanchement de tels conflits. En ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, le plus important aujourd’hui est de faire en sorte que le calme revienne et que les opérations militaires des deux côtés cessent au profit d’une paix que les deux dirigeants israéliens et palestiniens souhaitent ou semblent en tout cas souhaiter. Il reste à espérer que les populations et les majorités parlementaires ne gâchent pas ces beaux efforts. En filigrane de tous ces conflits, l’on peut noter l’ingérence plus ou moins importante des Etats-Unis dans la politique des pays touchés par cette violence qui ne fait que s’amplifier avec le temps. D’ailleurs si les Américains se résignaient à ne plus se mêler des politiques de ces pays, leur situation s’améliorerait ostensiblement et surtout durablement. Bush gagnerait peut-être à méditer cette réalité.          

Fouzia Mahmoudi

 

 

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