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Bataille autour de l’argent d’Onusida en Algérie

Où sont passés les 8 millions de dollars ?

Cour suprême

Renforcer les capacités d’audit

Ils se disent abandonnés et sans ressources

20 000 patriotes ont déposé les armes

Crise du Darfour

Le président Bouteflika aujourd’hui à Abuja

Statut particulier de l’enseignant

Les négociations s’achèveront le 7 février prochain

L’ambassadeur de Grande-Bretagne évoque le cas Khalifa

«L’extradition doit satisfaire aux demandes légales»

Karim Mahmoudi, président de la CCFC

«Libérez les ex-cadres de Khalifa bank»

Conseil national de l’investissement

L’association Sonatrach-Orascom avalisée

Perspectives prometteuses de la greffe rénale en Algérie

Plus de 40 transplantations par an

Amar Ghoul l’a annoncé hier

L’autoroute Est-Ouest supervisée par satellite

Boumerdès

Behar candidat du FLN

Alors que le pays vit une inquiétante sécheresse

50 firmes en lice pour 6 grands barrages

 

 29/11/06

 

 Bataille autour de l’argent d’Onusida en Algérie

Où sont passés les 8 millions de dollars ?

Deux associations s’en sont violemment pris au ministre de la Santé, alors qu’une partie de l’aide internationale contre le sida, estimée à 8 millions de dollars, a été utilisée pour une acquisition immobilière.

Le Fonds des Nations unies (2003-2006) dégagé pour la prise en charge des programmes de prévention et de lutte contre le sida en Algérie est gelé. C’est le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière qui a saisi cette instance internationale pour bloquer cet important fonds destiné aux associations caritatives pour le financement de projets de prévention et des campagnes de prévention et de formation. La cause : ces Organisations se disputent «le butin» estimé à plus de 8 millions de dollars ! C’est ce qu’a laissé entendre hier le président de l’association «Aids Algérie», Adel Zedam, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au nouveau siège de son association. «Les associations sont sur le ring de boxe pour ce fonds ! Nous, nous n’avons rien volé et nous n’avons rien à cacher, le détournement dont on nous accuse est fictif», soutient-il, faisant allusion aux dernières déclarations des représentants de la Forem (Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche), ces derniers ont accusé la «mafia du ministère de la Santé» et une association nationale de bloquer l’aide internationale. «Ils nous reprochent l’achat de ce local qui nous sert de siège mais Aids Algérie et Hayett logeaient auparavant dans des bureaux des hôpitaux», indique-t-il avant d’ajouter que suite aux articles de presse, les présidents des ces deux associations ont été convoqués par les ambassades américaine et française en Algérie pour s’expliquer sur la question. «Nous avons tenté de convaincre pendant 15 jours, ces responsables étrangers, que nous n’avons rien détourné !». Selon l’orateur, en 2002, l’Algérie a soumissionné pour l’appel à proposition lancé par Onusida pour donner l’aide technique à certains pays pour lutter contre le sida. Notre pays propose ses programmes et réussi à convaincre cette instance de dégager près de 9 millions de dollars pour financer des projets communautaires, menés par différentes associations.

«Sur les 22 pays africains et arabes qui ont répondu, des fonds ont été débloqué pour trois pays seulement dont l’Algérie. Nous avions énormément travaillé sur les projets, ce n’était pas facile», rétorque Mme Samia Lounès, représentante de Onusida en Algérie, soulignant que l’argent dégagé provient de donateurs privés, les règles de gestion changent, car il y a un droit de regard et de suivi. 

En septembre 2004, le ministère de la Santé signe un accord de subvention de plus de deux millions de dollars sur deux ans, le reste du montant ne sera débloqué que sous la condition de la bonne exécution du premier programme. «La coordinatrice désignée par la tutelle n’a débloqué le premier montant  qu’en juin 2005, avec six mois de retard. Ceci est dû à la mauvaise gestion, à l’incompétence, nous avons saisi par écrit le ministère de la Santé», ajoute Adel Zedam.

En juin dernier, le ministère de la Santé suspend la coordinatrice et met en place le «CCM», le comité chargé de l’exécution du projet et de refaire le travail de l’ancienne équipe. Selon le président de Aids Algérie, un comité ad hoc a été mis en place récemment pour refaire le travail de l’ancienne équipe. 

«Quatre ans plus tard, 42 % du fonds ont été absorbés; le 31 décembre prochain un nouvel appel à proposition sera lancé et nous n’avons même pas déboursé tout le fonds. L’Algérie ne pourra donc pas repostuler». Que se passe-t-il ? «Ce fonds nous permettait de respirer et de financer toutes nos actions et de vivre dignement. Tout est gelé actuellement», affirme Mme Zohira Merah, présidente de l’association Hayet.

La situation est confuse et renseigne sur la qualité du travail associatif en Algérie. Cela donne une très mauvaise image du pays puisque ce fonds est communautaire, c’est-à-dire, toute association peut y adhérer en proposant un chapitre, selon son domaine. Où est le problème ? «Une association algéroise a détourné le fonds octroyé pour se permettre des véhicules de luxe. C’est grave ! Pourquoi la Forem n’en parle pas ?», confie une responsable de Aids Algérie.

Pour l’essentiel, c’est-à-dire la réalité de la maladie chez nous, l’Algérie compte 740 cas de sida et 2092 de séropositifs, ces chiffres ont été décelés grâce aux opérations de dépistages notifiées dans les laboratoires de recherche. Par ailleurs, la prévalence est estimée par Onusida à 0,1 % qui annonce une moyenne de 13 000 à 19 000 cas de personnes vivant avec cette maladie, la plupart sont âgés entre 20 et 35 ans.

«Grâce à des recherches des modèles d’estimation très puissants, nous évaluons entre 9 000 et 59 000 cas des personnes atteintes de sida ou séropositives en Algérie», indique Mme Lounès Samia.

Irane Belkhedim

 

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Cour suprême

Renforcer les capacités d’audit

Une session de formation au profit de 30 magistrats de quelque 11 pays arabes est organisée depuis hier et jusqu’au 8 décembre de l’année en cours à Alger. Le thème de cette session est consacré au contrôle sur les techniques de l’informatique.

Organisée par (IDI) Initiative de Développement de l’INTOSAI (International Organisation for Audit Institution), regroupant plusieurs organisations mondiales de contrôle dont l’Algérie, représentée par la Cour des comptes, cette formation est assurée par six formateurs de l’IDI et en la présence du directeur général de l’organisation en l’occurrence M.  Magnus Borge.

L’Algérie qui est membre actif de l’Arabosai, Organisation régionale de l’Intosai, a abrité cette formation avec l’objectif d’échanger les expériences entre les pays en matière de contrôle. L’expérience de certains pays arabes demeure une référence à l’exemple des  Emirats arabes unis qui ont fait des progrès énormes en la matière. depuis quelques temps, à gérer et contrôler tout son système à l’aide des réseaux informatiques très performants. «Notre pays veut faire des progrès en matière de contrôle sur les deniers publics afin d’avoir une meilleur rentabilité, une bonne qualité de ces prestations. La maîtrise du contrôle va aussi permettre le gain de temps et d’argent» expliquera M. Djamel Eddine El Boustani, rencontré hier en marge de la rencontre. Cette formation entre également dans le cadre du programme stratégique de formation de l’INTSAI (2001-2006).

Outre l’échange d’expérience, cette formation permettra de définir les lacunes et de situer les failles au niveau du système de contrôle afin de lever certaines contraintes qui, jusque-là, n’ont pas permis à certaines institutions de l’Etat de récupérer des sommes colossales qui leur causent d’importants préjudices financiers. Les lacunes en la matière sont d’ordre fonctionnel. Notre pays a encore besoin d’un grand soutien légal puisque la législation qui régit ce domaine doit être adaptée et réactualisée selon les changements opérés. Un grand manque est également soulevé en matière de compétences humaines et de bonne structuration des entreprises étatiques. Cette mesure concerne le renforcement et la réhabilitation du service de contrôle de gestion au sein des entreprises.

Nouria B.

 

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Ils se disent abandonnés et sans ressources

20 000 patriotes ont déposé les armes

A Blida, Médéa, Ain-Defla, Relizane et un peu partout à travers le pays, 20 000 patriotes ont remis leurs armes cette dernière décennie, selon des sources concordantes. Cela représenterait, ajoutent ces sources, «le un dixième de l’effectif total des patriotes», estimé en tout à 200 000 membres de groupes de légitime défense.  Cette phrase loin de «rassurer» suscite des inquiétudes car cette situation n’est pas expliquée par, seulement, l’amélioration de la situation sécuritaire, mais, également, par le désespoir qui a gagné un nombre important de ces hommes qui, au début des années 1990, déjà, ont «osé» affronter les éléments du GIA et autres organisations terroristes qui imposaient leur diktat sur la population à coups d’assassinats et tueries. Cette «hémorragie» enregistrée parmi les patriotes des quatre coins du pays ne semble pas étonner ceux que nous avons rencontrés. «Voyez-vous, plusieurs parmi nous ont été blessés lors d’accrochages avec les terroristes et nous ne bénéficions même pas d’une sécurité sociale à même de prendre en charge nos soins après notre sortie de l’hôpital», dit un patriote du village Driouèche, dans la wilaya de Blida. D’autres parmi ceux qui ont eu à affronter les éléments du GIA dans des maquis de la Mitidja ou ailleurs, parle des «retards mis dans le versement des salaires». «Nous recevions nos salaires avec trois mois de retard», selon un patriote de Attatba, dans la wilaya de Tipasa. Ces salaires, selon ces patriotes, avaient été fixés à 12 000 D.A./mois, avaient été revus à la hausse «mais restent en deçà de nos besoins». «Moi, j’ai remis mon arme lorsque nous avons été instruits de ne pas sortir avec nos armes et ce afin que les repentis n’expliquent pas ça comme une provocation», nous dit un patriote de la Mitidja. D’autres expliquent le dépôt de leurs armes par le «salaire bas qui ne nous permet pas de subvenir aux besoins des nôtres». «Nous avons été obligés de déposer les armes pour opter pour un autre travail mieux rémunéré qui nous permet de survivre nous et nos proches», poursuit un autre patriote, la cinquantaine, père de six enfants. Des éléments du commandement des patriotes de Boufarik dont le siége a été, récemment, déplacé, ne souffrent pas moins. «Ce siége a été, récemment, déplacé vers le lieu-dit «raya» (les rails). Un des patriotes est, d’ailleurs, décédé dans un accident de voiture en se rendant à ce nouveau siége», nous disent des patriotes attristés, arrivant, difficilement, à tenir, financièrement, jusqu’au prochain salaire. «Nous avons servi notre pays, nous serons patriotes si c’était à refaire, nous ne regrettons rien.»   

M. Abi

 

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Crise du Darfour

Le président Bouteflika aujourd’hui à Abuja

Il faut savoir que la guerre civile qui se poursuit dans la province soudanaise du Darfour depuis 2003 a fait 200 000 morts, comme l’estime l’ONU.

Le président de la République se rendra aujourd’hui à Abuja (Nigeria) pour prendre part à la réunion au sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), consacrée au Darfour, a indiqué hier un communiqué de la présidence de la République. Le chef de l’Etat prendra également part, dans la capitale nigériane, au sommet Afrique-Amérique du Sud qui se tiendra les 29 et 30 novembre 2006, ajoute le communiqué.

Le sommet du Conseil de paix et de sécurité intervient après que l’ONU et l’Union africaine (UA) ont signé samedi à Addis-Abeba, en Éthiopie, un mémorandum d’accord relatif au soutien de l’ONU à la Mission de l’UA au Soudan (MUAS). Ce mémorandum concerne le commandement et le contrôle du personnel onusien ainsi que les obligations redditionnelles qu’entraîne le soutien matériel fourni par l’ONU à la MUAS. Le léger soutien comprend des équipements de vision nocturne et de communication ainsi qu’un personnel d’appui dans les domaines de l’information, des affaires civiles, de l’administration et de la finance, de la coordination humanitaire et de la lutte anti-mines. Le personnel d’appui comprendra aussi des officiers militaires et des conseillers de police. La Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS) a indiqué aujourd’hui que la situation en matière de sécurité au Darfour continue d’être marquée par des incidents graves.

Il faut savoir que la guerre civile qui se poursuit dans la province soudanaise du Darfour depuis 2003 a fait 200 000 morts, comme l’estime l’ONU. Un chiffre ramené à moins de

9 000 morts, selon une récente déclaration faite par le président soudanais Omar el-Béchir lors d’une visioconférence à Khartoum. Le leader soudanais a d’autre part accusé les médias occidentaux d’attiser délibérément la situation autour du Darfour et de fausser les faits et les chiffres concernant le nombre de victimes parmi la population civile pour étayer indirectement l’idée d’une intervention occidentale au Soudan. Les rumeurs sur une aggravation de la situation en matière de sécurité au Darfour depuis ces derniers mois sont fausses elles aussi, d’après Omar el-Béchir. «Des problèmes de sécurité n’existent en réalité que dans cinq des 23 préfectures des trois Etats du Darfour, dans celles qui se trouvent à la frontière du Tchad», a souligné le président. L’ONU insiste sur un déploiement immédiat de Casques bleus dans l’ouest du Soudan et avance comme principal argument à l’appui d’une ingérence internationale dans la situation au Darfour le fait que, d’après ces données, depuis 2003 les hostilités dans la province insurgée ont fait 200 000 à 300 000 morts et 2,6 millions de réfugiés.

L’ONU affirme que seule une force internationale est en état de protéger la population civile de l’ouest du Soudan d’une extermination totale et d’assurer la sécurité et la stabilité dans cette région. Les autorités soudanaises s’opposent avec énergie à la réalisation des plans de l’ONU. Khartoum souligne que la situation dans l’ouest du pays est loin d’être critique et que les autorités soudanaises sont en mesure de dénouer la crise intérieure par leurs propres moyens, avec le soutien d’une force de paix de l’Union africaine.

Le Darfour se trouve au sud-ouest du Soudan : 5 à 6 millions de personnes y vivent ; la région a un très faible niveau de développement : seulement un tiers des filles (pour 44,5% des garçons) vont à l’école primaire. La découverte de pétrole dans cette région a aussi suscité les convoitises. Tout récemment, la crise du Darfour s’est étendue au Tchad voisin et à la Centrafrique. Des cas d’attaques récurrentes dans les camps de réfugiés au Tchad sont rapportés. Les mêmes modes opératoires que ceux observés au Darfour sont employés par les milices armées. Viols de femmes et exactions commises sans distinction, notamment sur des enfants, sont à déplorer chaque semaine.  

Amine B.

 

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Statut particulier de l’enseignant

Les négociations s’achèveront le 7 février prochain

«Il n’y aura ni deuxième session du baccalauréat, ni deux sessions nord-sud, ni suppression de l’enseignement technique», a déclaré hier le ministre de l’Education en marge de la journée d’information sur le statut général de la Fonction publique animée par M. Boudouha, directeur central de la législation à la direction générale de la Fonction publique à l’auditorium de l’annexe du ministère, sis à El Hamma, (Alger). Pour couper court à toutes les rumeurs qui nourrissent les agitations des enseignants des lycées techniques,

M. Benbouzid s’expliquera que  ces lycées seront transférés, dans le cadre d’une stratégie de l’enseignement technique,  mise en œuvre sous la  tutelle du département de l’enseignement et de la formation professionnelle qui deviendra prochainement celui de l’enseignement technique et la formation professionnelle. Plus explicite, l’orateur a assuré que des nouveautés seront introduites pour accompagner la refondation de l’école algérienne qui connaît, pour rappel, moins de déperdition scolaire (100 000 seulement pour l’an 2005). Avec les réformes qui franchiront cette année le 4e pallier primaire où les élèves passeront l’année prochaine la 6e pour la première fois à la 5e année, le retour au BEM et un bac techniques mathématiques. La réforme instaure, selon lui, un point de passage entre l’enseignement et la formation. Les élèves seront orientés d’office à partir de la 4e année moyenne à la base de leurs résultats vers les troncs communs du secondaire pour les élèves ayant une moyenne supérieure ou égale à dix, ou vers l’enseignement spécialisé dans des instituts qui donnent accès à la vie professionnelle ou à la formation professionnalisante couronnée par «bac pro», sans que le ministre admette cette dénomination. Il préfère l’appeler diplôme ou brevet que de faire de la similitude entre élèves de systèmes complémentaires mais différents. «Nous faisons de l’éducation en prenant en charge le cursus obligatoire – de neuf ans – dans une stratégie globale et pas de la professionnalisation» et d’ajouter que «la spécialisation précoce est catastrophique avec 90% d’échec. Elle a nui au système tout en entier», a-t-il argué citant une récente évaluation du ministère de l’Enseignement supérieur concernant les bacheliers du technique. Laquelle spécialisation requiert une très bonne base dans les disciplines techniques (maths et physique) d’où «la nécessité de ce remodelage graduel dont l’objectif est d’atteindre une plus grande efficacité et une formation performante», expliquera le ministre. Un remodelage, faut-il souligner, dicté aussi par la masse estudiantine qui franchira le million d’étudiants et les huit millions d’élèves auxquels il faut assurer une formation théorique de base. Concernant les appréhensions des enseignants du technique, M. Benbouzid, soutiendra, qu’«ils n’ont rien à craindre ni pour leur statut ni pour leurs droits qui restent entiers avec ou sans conversion. De plus, enjoint-il, le choix est libre de rester sous la  tutelle du MEN ou celle de la formation professionnelle». Par ailleurs, le ministre a saisi l’occasion pour annoncer des consultations pour l’élaboration du statut particulier du secteur. Ainsi l’agenda concerne 11 syndicats et fédérations. Des rencontres qui s’étaleront jusqu’au 7 février prochain. Après la FNTE, affiliée à l’UGTA, le ministre recevra les 6, 13 et 19 décembre prochain l’Unpef, le Snte et le Satef pour reprendre le cycle après les vacances d’hiver en consultant les syndicats autonomes non agréés et autres représentants corporatistes et terminer avec les parents d’élèves. Le ministre qui a promis de défendre le statut de son secteur au gouvernement, a invité le personnel de l’éducation à formuler à travers les syndicats qui les représentent les réflexions adéquates. Cette invitation relève de la prise de  conscience que les réformes ne sont pas seulement les programmes et les manuels scolaires mais aussi et surtout la prise en charge des préoccupations socioprofessionnelles des enseignants. Une occasion à saisir pour des perspectives meilleures avec l’amélioration du statut particulier.

Salah Bey

 

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L’ambassadeur de Grande-Bretagne évoque le cas Khalifa

«L’extradition doit satisfaire aux demandes légales»

L’ambassadeur de Grande-Bretagne, Andrew Tesorière, a admis implicitement dans un entretien publié hier par note confrère «Le quotidien d’Oran» que par le passé les rapports entre Alger et Londres étaient compliqués en raison des «facilités d’accueil offertes aux islamistes, il y a quelques années», par ce pays.

Il est vrai aussi que les autorités algériennes confrontées au terrorisme islamiste avaient toujours critiqué la position anglaise et le laxisme dont les autorités britanniques à l’égard d’islamistes auxquels des visas d’entrée étaient octroyés sans difficulté et qui activaient en toute liberté, s’en prenant au pouvoir algérien. «C’est déjà de l’histoire ancienne», rassure le diplomate. Ce dernier fera également preuve de prudence verbale s’agissant du cas Khalifa et de la coopération sécuritaire et l’antiterrorisme entre les deux pays. «Je ne peux pas faire de commentaire sur cette affaire. Il y a une coopération entre nos deux pays sur cette question, c’est tout ce que je peux dire. Cette coopération se déroule bien. Tout commentaire de ma part risque d’être exploité. Il y a également une collaboration étroite sur le dossier des extraditions qui doivent satisfaire aux demandes légales», répondra-t-il à la question posée.

M. Tesosière sera toutefois plus à l’aise sur les autres volets. Il précisera que les relations avec l’Algérie se sont améliorées, puisque aujourd’hui elles sont qualifiées d’«excellentes». Mieux,

sera-t-il indiqué, «ces derniers mois, il y a eu beaucoup d’activités stratégiques».

M. Tesorière rappellera que la coopération entre les deux pays touche «plusieurs domaines comme la défense, la justice, le commerce, les services financiers, l’éducation et la formation». «Je suis arrivé à Alger avec un mandat pour relancer les relations bilatérales», souligne l’ambassadeur qui précisera que «la coopération énergétique entre nos deux pays se porte bien. Actuellement, environ 5% de nos besoins en gaz viennent de l’Algérie et la Grande-Bretagne souhaite porter ce taux entre 10 et 12% à l’horizon 2012-2015. Cela peut être plus et je suis convaincu que ce sera le cas. La Grande-Bretagne va acheter beaucoup de gaz algérien dans le futur». Il poursuivra en affirmant que «les compagnies pétrolières et gazières britanniques restent fidèles au marché algérien et attendent la publication des détails de la nouvelle loi sur les hydrocarbures». Mais le secteur énergétique, n’est pas le seul à susciter l’intérêt des sociétés britanniques. L’exemple, entre autres de la banque HSBC est cité pour démontrer l’attractivité de l’Algérie, notamment dans les services financiers. Cette banque qui travaille depuis longtemps et compte s’y installer. «Ce sera un signal fort aux investisseurs britanniques et étrangers d’une façon générale, quoique le système bancaire algérien reste archaïque», estime Tesorière. Mais, fera-t-il remarquer, «nous cherchons à établir des rapports équilibrés et les entreprises algériennes doivent aussi saisir les opportunités d’investissement offertes par notre pays. La compagnie Sonatrach investit déjà en Grande-Bretagne. Vous savez que Londres est une grande place financière internationale. La plupart des fonds arabes dans le monde sont domiciliés à Londres», rappellera-t-il. Le diplomate poursuivra son listing des secteurs susceptibles de constituer un terrain d’opportunité en déclarant que «nous avons beaucoup d’idées dans les services de développement». Et si cela «n’est pas très visible» et que l’image britannique n’est pas rehaussée tant pis, puisque admet Tesorière, coté anglais, c’est l’efficacité qui est privilégiée. Mais cela ne signifie pas pour autant que «cette question d’image» est délaissée. Pour preuve, les effectifs de l’ambassade sont doublés. A son arrivée, dit-il «j’ai trouvé que les moyens n’étaient pas suffisants». Une situation à laquelle Londres semble décidé de remédier puisque la construction du siège d’une nouvelle ambassade est lancée. Ce projet, est-il indiqué, est très important car cela va permettre d’améliorer l’améliorer l’accueil des Algériens. En attendant, sera-t-il souligné, la recherche de locaux adéquats pour les entretiens des demandeurs de visas est en cours. Mais le diplomate ne soufflera pas mot sur la possibilité de revoir à la hausse le nombre de visas accordés.

«Il y a actuellement 22 000 ressortissants algériens enregistrés aux différents consulats algériens en Grande-Bretagne», relèvera le diplomate avant d’ajouter que ce nombre est certainement plus important. 

Selma M.

 

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Karim Mahmoudi, président de la CCFC

«Libérez les ex-cadres de Khalifa bank»

Les cadres de l’ex-banque Khalifa sont en détention préventive depuis 23 mois en attendant leur jugement, alors que cette durée ne devrait pas dépasser les 16 mois, a tenu à dénoncer Abdelkrim Mahmoudi, président de la Confédération des cadres de la finances et de la comptabilité. Qualifiant de «scandaleux le fait de jeter des cadres en prison», il a estimé que ces personnes peuvent, néanmoins, être mises en liberté provisoire en attendant le verdict. «En piétinant les lois de la République, cette détention est inacceptable», a insisté Abdelkrim Mahmoudi. Ce dernier, qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse tenue hier au siège de la confédération, a estimé que le trou provoqué par l’affaire Khalifa est de trois milliards de dollars alors que lors de la décision de la liquidation de la banque le trou était évalué à 600 millions de dollars. Sur un autre chapitre, Abdelkrim Mahmoudi a plaidé la cause des travailleurs du secteur de la poste, qui n’ont pas encore de syndicat. Chose que refusent les travailleurs de cette entreprise, le fait d’être représenté par celui des télécommunications, qui a vu son mandat expiré depuis huit ans déjà, est inacceptable. Voulant se constituer en Fédération nationale des chefs d’établissements d’Algérie Poste, qui sera affiliée à la Confédération des cadres de la finance, les travailleurs ont dénoncé les blocages provoqués par la directrice d’Algérie Poste. Ceux qui ont tenté de constituer la Fédération ont été surpris par des décisions abusives. En effet, quatre membres du bureau national de la fédération ont été déchargés de leur responsabilité depuis deux mois déjà. Abdelkrim Mahmoudi enchaîne pour plaider la cause des syndicats autonomes. Ces derniers restes «marginalisés» alors qu’ils devraient  être consultés lors des négociations au sujet du pacte économique et social. Ce dernier «a été signé entre le gouvernement et ses clients», a-t-il souligné. En regrettant le fait que «les vrais partenaires ont été exclus de ces négociations», il estime que «le pacte ne peut être qu’un accord signé entre les toutes les différentes parties concernées y compris les syndicats autonomes, qui sont représentatifs». Selon lui, le président de la République a pour rôle de défendre la Constitution qui traite aussi des libertés d’expression. Le fait d’occulter les syndicats agréés tels le CLA et le SNAPAP, «le pacte est caduc», crie Abdelkrim Mahmoudi qui plaide pour la consultation des syndicats autonomes, qui sont sur le terrain. Le blocage des associations est voulu, selon Mahmoudi, ce qui le lie au climat des affaires. «Ceux qui gèrent le dossier de la réforme depuis vingt ans sont en partie responsables de cette situation», a-t-il mentionné en réclamant une plus grande liberté d’action pour les magistrats. A propos du dossier de la privatisation des entreprises publiques, il a recommandé de les céder exclusivement aux nationaux. «Les étrangers qui veulent investir doivent proposer des projets», a-t-il souhaité.

Karima Sebai

 

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Conseil national de l’investissement

L’association Sonatrach-Orascom avalisée

Une première ? En matière en transparence ça en a tout l’air. Cela casse en tout les cas avec les précédentes sessions tenues toutes à huis clos.

Le Conseil national de l’investissement (CNI) qui s’est réuni lundi 27 novembre, sous la présidence de Abdelaziz Belkhadem, Chef du gouvernement, a adopté douze projets d’investissement pour un montant total de 65,2 milliards de dinars, selon un communiqué des services du Chef du gouvernement, donné hier par l’APS. Contrairement à toutes les sessions qui ont été tenues dans le passé, cette vingt neuvième réunion du CNI, en tout cas, donne l’air de vouloir s’inscrire sur une autre lignée en faisant état de l’ensemble des projets d’investissement qui ont été examinés par l’instance que dirige le Premier ministre.

Hormis le projet de construction d’une usine de production d’engrais chimiques par Sonatrach et Orascom et celui du projet d’extension du réseau de téléphonie mobile Orascom-Djezzy, dont l’Agence nationale du développement de l’investissement (Andi) a adopté les termes de la convention, ces projets avaient fait l’objet de décisions et de recommandations lors de la précédente session du Conseil tenue en juillet dernier. En tête, viennent des projets comme celui de l’usine d’engrais chimiques d’Arzew, de trois projets de briqueterie à Tizi Ouzou, Mila et Annaba, le projet Taphco (Algérie- Arabie Saoudite-Jordanie) de production pharmaceutique et enfin l’autre, algéro-français, d’une usine de production de plâtre à Bouira. Le CNI a également adopté les termes de deux projets de conventions. La première doit engager l’Andi (Agence nationale de développement de l’investissement) et les entreprises concernées dans le projet en investissement direct étranger (IDE) pour le réaménagement de la zone côtière de Mohammadia (Alger), un projet d’ensemble immobilier baptisé «Alger Médina». La seconde convention engage l’Andi et l’entreprise Fertial pour la création d’une usine d’ammoniac. Les deux projets totalisent ensemble un montant d’investissement de 38,5 milliards de dinars. Le Conseil a enfin examiné sept autres projets et autorisé l’Andi à ouvrir des négociations pour la conclusion des conventions correspondantes, pour un montant total de 285,8 milliards de dinars. Il s’agit en particulier du projet de centrale électrique Hadjret Ennous (en partenariat Algérie-Canada-Emirats arabes).   

  1. G.

 

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Perspectives prometteuses de la greffe rénale en Algérie

Plus de 40 transplantations par an

D’après des chiffres publiés en 2002, quelque 5464 personnes seraient affectées d’une insuffisance rénale chronique en Algérie.

De plus, chaque année, entre 40 et 50 nouveaux individus, par million d’habitants, deviennent des insuffisants rénaux au stade terminal. L’insuffisance rénale, d’origine infectieuse, immunologique ou provoquée par suite d’une malformation congénitale, se traduit, irrémédiablement, par la mort si la personne qui en est affectée n’est pas prise en charge, à temps, par une structure médicale. Beaucoup de gens atteints par cette maladie décèdent parce qu’ils n’ont pas eu la possibilité, pour des raisons diverses, de consulter un médecin. Avant que ne soient mis au point, dans le monde, durant les années 1960, les premiers appareils d’hémodialyse, destinés à purifier le sang des malades et que ne soient tentées, pratiquement à la même période, les premières greffes de reins, les personnes atteintes par ce mal mourraient immanquablement.

On estime, d’autre part, le nombre de malades bénéficiant de dialyse, à travers le pays, à près de 4500. Beaucoup, parmi eux, faute de ne pouvoir bénéficier d’une greffe rénale salvatrice, décèdent. On en estime le nombre à 1000, chaque année.

Le Professeur Hocine Chaouche, chef du service de chirurgie thoracique, cardio-vasculaire et de transplantation rénale de l’hôpital Mustapha, rencontré lundi, rappelle que les premières tentatives de transplantation rénale, en Algérie, à partir d’un donneur vivant, ont débuté à partir de juin 1986. «Elles ont connu un taux de réussite assez bon». Celles-ci ont, un moment, été interrompues pour ne reprendre, lentement, qu’à partir de l’année 2000.  Le professeur indique que l’équipe qu’il dirige arrive,

désormais, à réaliser une quarantaine de greffes rénales, chaque année, à raison d’une intervention par semaine, au niveau de la seule structure du CHU  Mustapha, «avec un taux de réussite supérieur à 95% et une mortalité nulle, aussi bien chez le donneur que chez le receveur».

Il précise que la greffe rénale permet, de plus, et dans la majorité des cas, une qualité de vie meilleure et une meilleure adaptation socioprofessionnelle que la dialyse «qui fait qu’un insuffisant rénal peut dépendre, indéfiniment, d’une machine». Il note également que les malades souffrant de problèmes de reins ne peuvent pas, tous, être greffés. «En plus de certaines contre-indications médicales dues, entre autres, à l’âge ou au type de la maladie, il existe des facteurs limitants. Le problème consiste, en effet, à pouvoir trouver un organe au sein d’une famille proche. Le donneur doit être soit le père, la mère, le frère, la sœur et vice et versa».

Passer à la vitesse supérieure

Le chirurgien rappelle que cela fait 20 années que son équipe a commencé à effectuer des greffes. Il considère qu’une école chevronnée de greffe rénale existe désormais et qu’elle reste, aujourd’hui, à être encouragée. Du nombre d’interventions effectuées, il tient à dire que c’est l’équivalent de ce qui se fait ailleurs en Europe. «Cela commence à devenir intéressant parce que, dit-il, nous avons adopté un rythme régulier et que, de plus en plus, des équipes se forment et prennent la main». Le Professeur Chaouche relève que la possibilité d’augmenter ce nombre existe. «Ce n’est pas l’absence de donneurs qui pose problème. Mais comment faire autrement quand nous ne possédons que cinq lits pour pouvoir accueillir les personnes, (donneurs et receveurs), qui viennent pour des interventions. C’est nettement insuffisant».

Le praticien estime possible de passer à une vitesse supérieure «si les moyens nécessaires nous sont donnés». «Si des structures opératoires, plus grandes et mieux équipées, nous sont fournies et si toutes les conditions matérielles sont réunies, nous pouvons, dans les années à venir, multiplier par trois ou quatre, le nombre des transplantations rénales».

C’est dans cette perspective, justement, que l’équipe du Professeur Chaouche a commencé, depuis quelque temps déjà, à se déplacer vers les établissements hospitaliers de Parnet et de Bab El Oued à Alger, ainsi que vers ceux de Blida, Annaba, et Tizi Ouzou pour faire bénéficier des groupes de chirurgiens spécialisés de son savoir-faire. Le chef du service de transplantation rénale estime, qu’à terme, ces établissements pourront devenir autonomes et développer, à leur niveau, le nombre des interventions de greffe rénale, «d’autant,

ajoute-t-il, qu’il existe une réelle volonté de la part de l’Etat de développer cette discipline.

Le ministère de la Santé a, d’ailleurs, pris les choses en main dans ce sens».

Pour que les opérations de transplantation puissent se développer et se poursuivre dans les meilleures conditions possibles, il tient, par ailleurs, à attirer l’attention sur l’élimination de problèmes liés à des pénuries de consommables et divers médicaments essentiels, «d’autant que les équipes médicales, chevronnées, existent, tout comme les équipements».

Questionné quant à la possibilité d’augmenter le nombre de transplantations rénales en prélevant des reins sur des cadavres, le Professeur Chaouche indique qu’il s’agit là d’une autre phase.

«La logistique dont nous disposons ne le permet pas. Cela ne sera possible que lorsque nos hôpitaux seront dotés de moyens qu’ils ne possèdent pas encore.

C’est d’autant plus regrettable qu’il n’existe plus, comme par le passé, de problèmes d’ordre juridique, éthique ou religieux et qu’une loi a été promulguée, autorisant le prélèvement d’organes sur des sujets en état de mort cérébrale». 

Ahmed Mahieddine

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Amar Ghoul l’a annoncé hier

L’autoroute Est-Ouest supervisée par satellite

Le ministre des Travaux publics a annoncé, hier, devant les journalistes, en marge de l’inauguration du 4e Salon international des travaux publics qui se tient au Palais des expositions jusqu’à la fin du mois en cours, que l’Algérie aura recours à l’utilisation du satellite pour le suivi des chantiers de l’autoroute Est-Ouest, projet lancé le 18 septembre dernier et dont les travaux devront se terminer dans 40 mois. Cette technique sera également utilisée pour creuser des tunnels et tracer des voies. Ce mega-projet  est susceptible d’employer 70% d’ingénieurs et de techniciens parmi la main-d’œuvre retenue, explique le ministre par la même occasion. Une surface de 25 millions de m2 sera réservée aux espaces verts. Le ministre dira également qu’il détient un programme pour anéantir tous les points noirs de la circulation routière dans la capitale. Le ministre a rappelé l’ouverture de ce projet à la sous-traitance, une occasion pour les entreprises algériennes, dira le ministre, pour acquérir de l’expérience. Le Salon a enregistré la participation de 160 participants issus de 12 pays essentiellement de  France, d’Italie, de Tunisie et de Chine.. La signature d’accords de partenariat à l’occasion est vivement attendue lors de cette manifestation.

Le Salon, qui s’étale sur une surface de 4 468 m2, est placé cette année sous le thème «Bâtir, c’est bien, en protégeant l’environnement, c’est mieux».

F. A.

 

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Boumerdès

Behar candidat du FLN

En présence de Bounekraf Abdelkader membre du bureau politique de la formation de Abdelaziz Belkhadem et

ex-ministre, l’unique candidat du parti FLN aux sénatoriales Tahar Behar a été élu à l’unanimité par les 91 grands électeurs du parti présents sur les 113 que compose le parti au niveau des élus APC, APW, APN et Sénat. Les candidats aux élections sénatoriales du 28 décembre 2006 sont connus parmi les partis : Behar Tahat candidat FLN président de l’APW de Boumerdès, Dramchini Boualem candidat RND et président de l’APC de Zemmouri, Brahim Hadbi candidat MSP et membre de l’APC de Sidi-Daoud. Ainsi donc, les 341 grands électeurs auront à se prononcer le 28 décembre pour élire l’heureux représentant de la wilaya de Boumerdès. Si tous les pronostics sont en faveur du candidat FLN Behar Tahar qui garde une très grand estime parmi les élus et les membres de la Chambre de la wilaya qui comprend 341 et se compose de 113 FLN, 65 FFS,

56 RND, 37 Islah, 19 MSP, 13 FNA,

5 PT et 33 indépendants. Une alliance entre le RND et quelques formations politiques n’est pas à écarter, qui va l’encontre des autres candidats et au profit de celui de la formation d’Ahmed Ouyahia.

K. A.

 

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Alors que le pays vit une inquiétante sécheresse

50 firmes en lice pour 6 grands barrages

Une cinquantaine d'entreprises et groupements d'entreprises sont en course pour la réalisation de six projets hydrauliques destinés à l'aménagement des hautes plaines sétifiennes à l'est du pays, à l'issue de l'ouverture publique des plis techniques qui a eu lieu de samedi à lundi à l'Agence nationale des barrages et transfert (ANBT).

Ils sont au total 54 soumissionnaires préqualifiés techniquement pour ces projets d’envergure destinés à alimenter en eau potable et en irrigation la région des hautes plaines de la région de Sétif, qui enregistrent un développement économique et social important. Le premier projet concerne la réalisation du transfert d’eau entre les barrages d’Ighil-Emda (Béjaïa) et celui de Mehouane (Sétif, en construction). Il a reçu huit (8) soumissions mais l’une d’entre elles a été rejetée d’office par la commission qui a jugé «non conforme à la loi régissant les appels d’offres» la manière dont l’offre a été présentée, a-t-on constaté sur place. Le premier soumissionnaire est un groupement de trois entreprises chinoises (CGC Chine, SIPSC et Sinopec international), suivi d’une autre entreprise de Chine, Cinohydro. La troisième offre présélectionnée est celle de Cosider Canalisations, une filiale de l’Entreprise nationale de réalisation Cosider. Quant au quatrième soumissionnaire, il est constitué de deux entreprises : SNC Lavalin (Canada) et SNC Lavalin Maghreb (de droit algérien). Les plis du cinquième soumissionnaire provenaient du groupement algéro-français constitué de trois entreprises: Vinci-construction Grands projets, Sogea-Satom et Hydro-Amenagement. La sixième soumission est l’œuvre d’un groupement d’entreprises algériennes, françaises et italiennes. Il s’agit de CMC Di Ravenna (Italie), de Razel SA (France), de SEAS (Italie), de EURL (Algérie), de CMC RA (Algérie) et de Razel Algérie. Le septième soumissionnaire est l’entreprise italienne Condete. Selon l’ANBT, ce projet concerne la réalisation d’un transfert des eaux entre le barrage de Ighil-Emda et le futur barrage de Mehouane avec une conduite de 22,14 kilomètres et trois stations de pompage. Ce transfert permettra d’assurer 34 millions de mètres cubes par an pour l’alimentation en eau potable et 88 millions de mètres cubes pour l’agriculture. En outre, neuf soumissionnaires sont en lice pour le deuxième projet portant sur la réalisation d’une galerie d’amenée, d’un canal de liaison et d’un bassin tampon qui font partie du transfert entre les retenues du barrage de Tabellout et celui de Draâ Diss. Ce projet a reçu 9 soumissions venues du groupement indo-turc (Gamon et Azka), du groupement algéro-italien (CMC Razel de droit algérien et CMC Razel d’Italie), OHL (Espagne), du groupement OZGUN et UTRHB (Turquie-Algérie), du groupement Andrad Guterez et Zagop (Brésil-Turquie). Les quatre derniers soumissionnaires présélectionnés pour ce projet sont le groupement Construoues et Norberto Odebrecht, du groupement algéro-allemand (Dywidag Allemagne et Dywidag Algérie), de l’entreprise turque Ataç et de l’italienne Imprégelo. La réalisation de ce projet permettra d’assurer 40 millions de m3/an (AEP) et 151 millions de m3/an pour l’irrigation pour la région de Sétif et du Hodna (M’sila). Dimanche, la commission spécialisée de l’ANBT a ouvert les plis de sept offres préqualifiées pour la réalisation d’une conduite de transfert de 42,17 kilomètres entre le barrage de Tabellout et celui de Draâ Diss ainsi que 5 stations de pompage entre ces deux ouvrages. Sont en lice, le groupement algéro-français (Hydro aménagement-Satom et Vinci-Sogea), le groupement CMC (Italie), Razel (France), SEAS (Italie) et CMC Razel (de droit algérien), de l’entreprise turque Mapa Insat. Il s’agit également du groupement SM International (Canada-Algérie), du groupement algéro-canadien (SNC Lavalin Maghreb (de droit algérien et SNC Lavalin international (Canada), de l’entreprise chinoise Sino Hydro et enfin le groupement chinois Cinopec IPSC et CGC. Le quatrième projet concerne la réalisation et la mise en service du barrage de Draâ Diss pour lequel ont soumissionné 12 entreprises et groupements d’entreprises. Les présélectionnés pour cet ouvrage sont : l’entreprise MAPA de Turquie, CSCEC de Chine, Sino hydro de Chine également, Zarubelge Vode Stroy de Russie, le groupement portugais Texira Duarte-Monte Adriano et Zagop. Le sixième pli concernait le groupement indo-turc Patel Azka. L’entreprise turque Ataç était le sixième soumissionnaire présélectionné. Les cinq derniers préqualifiés pour la réalisation de ce projet étaient le groupement d’entreprises algéro-serbe (Hydrotechnique et Energo project), CWE (Chine), MPREGILE (Italie), Veziroglu (Italie), Yilmaz (Turquie) et enfin Cosider-Travaux publics. Les derniers projets, à savoir  la construction et la mise en service des barrages de Tabellout (Jijel) et Mehoune (Sétif), ont reçu au total dix-neuf (19) soumissions.

La réalisation du barrage de Tabellout (Jijel) a intéressé sept soumissionnaires. Il s’agit de Impregilo (Italie), le groupement Razel (France) et CMC Ravenna (Italie), CWE (Chine), Salimi (Italie), le groupement Nurol Ozcar (Turquie), Sino Hydro (Chine) et OHL (Espagne). Quant à celui de Mehoune (Sétif), il  a reçu douze (12) soumissions : le groupement turc Nurol Ozcar, la chinoise CSCEC, le groupement algéro-italien Eurl Astaldi-Astaldi SPA, l’italienne Salimi, la chinoise Sino Hydro, OHL (Espagne), le groupement indo-turc Patel-Azka, enfin la société chinoise China International Corporation.

Le neuvième soumissionnaire pour ce projet est un groupement constitué de quatre entreprises : Andrade Gutierrez (Brésil), Zago (Portugal), Monte Adriano (Portugal) et la Sarl Rotahem (Algérie). Les trois derniers plis ouverts pour le projet de Mehoune contenaient respectivement les offres de l’entreprise italienne Condotte, de Ataç (Turquie) et de Mapa Insat (Turquie).

R. N.

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