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Dette rééchelonnée
L’Algérie achève le remboursement anticipé
L’Algérie a achevé le remboursement anticipé de la
totalité de sa dette rééchelonnée à la suite de la
signature, hier à Alger avec la Pologne, du dernier
accord de ce genre.
Avant
la Pologne, l’Algérie avait signé des accords similaires
avec d’autres pays créanciers hors Clubs de Paris et de
Londres, notamment l’Arabie saoudite, la Turquie,
l’Inde, la Slovénie et le Portugal. Avec ses créanciers
publics membres du Club de Paris, l’Algérie a clos, à la
date du 15 du mois en cours, tout le processus de
remboursement anticipé pour un montant global de 7,75
milliards de dollars. Elle avait également remboursé par
anticipation sa dette rééchelonnée avec le Club de
Londres (créanciers privés) en septembre dernier pour un
montant de 800 millions de dollars. Les deux accords
multilatéraux de remboursement anticipé signés et
exécutés avec les deux Clubs avaient été précédés, en
2004, par le règlement à l’avance de tous les crédits
contractés auprès des institutions financières
internationales (Banque mondiale, Banque africaine de
développement...) pour une somme totale de 3,107
milliards de dollars. En ajoutant à l’ensemble de ces
accords celui de l’annulation de la dette algérienne
avec la Russie, estimée à 4,737 milliards de dollars,
l’Algérie aura donc réglé par anticipation, entre 2004
et 2006, une dette externe de plus de 16 milliards de
dollars. Elle envisage également d’entamer des
négociations pour le remboursement anticipé de la dette
extérieure qui lui reste après avoir ainsi réglé la
totalité de sa dette rééchelonnée, a réaffirmé le
ministre des Finances, Mourad Medelci, en marge de la
signature de l’accord avec la Pologne. Selon lui, une
partie de cette dette extérieure, composée
essentiellement de créances privées, peut faire l’objet
d’un «traitement approprié» tel l’achat par les banques
algériennes des dettes externes contractées par les
entreprises de droit algérien. A ce titre, le ministre a
signalé que le dossier du paiement avant terme du
restant du stock de la dette sera ouvert avec les
créanciers à la fin de l’année en cours pour être clos
en 2007. Interrogé sur l’impact de la politique de
désendettement adoptée par l’Algérie, M. Medelci a
considéré que l’apurement de la dette extérieure était
un «signal fort» pouvant non seulement contribuer à une
meilleure notation de l’Algérie sur les places
financières internationales mais aussi constituer un
facteur déterminant pour pouvoir drainer davantage
d’investissements directs. «L’ambition de l’Algérie est
de réaliser une croissance économique forte et durable
dont les principaux facteurs sont l’engagement
budgétaire de l’Etat et l’investissement privé notamment
étranger», qui est particulièrement regardant non
seulement par rapport aux mesures d’encouragement à
l’investissement mais aussi au niveau d’endettement du
pays où il envisage de s’implanter, a-t-il encore
observé.
De
15,5 milliards de dollars au début de l’année, le stock
de la dette extérieure algérienne tombe ainsi à moins de
5 milliards de dollars, soit environ 4 % du PIB et 12 %
des recettes d’exportations attendues pour 2006. Entre
1985 et 2005, le pays aura versé quelque 117,9 milliards
de dollars dont près de 84 milliards de dollars au titre
du remboursement du principal et 34 milliards de dollars
pour les intérêts.
Redouane A.
Séminaire international sur la tariqa tidjania
Une
initiative positive, selon Ghlamallah
«Le
séminaire international sur la tariqa tidjania que nous
avons organisé, cette semaine, au berceau même de cette
voie, est une réussite totale, car il a permis aux
fidèles de cette confrérie, répandue dans le monde
entier, de se rencontrer pour la première fois. Je suis
satisfait des réactions et autres impressions des
différents participants faites quant aux conditions dans
lesquelles cette manifestation s’est déroulée de même
des recommandations ayant sanctionné ses travaux». Ces
propos sont tenus, dans la soirée de dimanche dernier,
par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs,
Bouabdellah Ghlamallah, lors d’une cérémonie organisée
en l’honneur des participants au séminaire en question,
à Dar El Imam d’Alger.
Le
ministre a ajouté que ce genre de manifestations est à
encourager puisqu’il permettra de faire connaître les
vraies valeurs de la religion musulmane, «valeurs de
tolérance et du pardon», a-t-il souligné. Pour leur
part, ayant pris la parole, l’ensemble des intervenants
ont exprimé leur contentement quant au premier séminaire
qui les a rassemblés. Ce dernier a suscité, faut-il le
signaler, beaucoup de réactions de la part du Royaume
qui a qualifié cette manifestation de «provocation» et
surtout de «fiasco». Les autorités marocaines qui
revendiquent la «khilafa» de la tariqa tidjania, ont
boudé le séminaire organisé en Algérie prétextant leur
absence par les «préoccupations» et «programmes chargés»
des invités. Or, les masques sont vite tombés. Pendant
que le Maroc ne cesse de proclamer la propriété de la
voie tidjania, ses réactions officielles, faites au
cours et au lendemain de l’évènement, se sont, en effet,
allées jusqu’à s’interroger sur les objectifs réels du
séminaire. Le Royaume prétend, par exemple que
l’«objectif recherché par les Algériens se résume dans
l’éventuelle récupération politique de la confrérie». A
ce propos, un chef de zaouïa tidjani du Mali semble
manipulé par les positions marocaines, au moment même où
ses confrères
maliens qui ont été présents au rendez-vous de Laghouat
reconnaissent la fondation de la voie dans cette région
d’Algérie. En effet, dans un entretien paru dans la
presse malienne, ce chef religieux de la confrérie
Tidjania, Cheikh Mounirou Mahi Haïdara, qui dirige
actuellement dans les villes de Ségou et Bamako (Mali),
le courant «Niass» de cette filiale s’est manifestement
rangé dans la vision marocaine. Pour le Cheikh Mounirou, la
Tidjania «a été introduite au Mali et dans d’autres
pays à partir du Maroc, terre de Cheick Ahmed Tidjani,
père spirituel de la confrérie».
Ainsi,
de son point de vue, «la doctrine de la Tidjania s’est
vite répandue en Mauritanie qui n’existait pas comme
entité souveraine». Dans sa lancée, ce chef de la
tidjania au Mali explique qu’à partir de la Mauritanie,
cette voie a franchi les frontières maliennes à l’époque
des Empires et la religion musulmane s’était déjà
implantée à Tombouctou. A partir de ce moment, la
Tidjania, ajoute-t-il, s’est constituée autour de trois
grandes branches : Oumarienne, Niass et le Hamalisme.
«Depuis, le Mali a été considéré, après le Maroc, comme
étant un des bastions de cette confré-rie», a-t-il
encore ajouté. Interrogé sur la «khilafa» de la voie
tidjanie, le Khalif Mounirou considère que «tous les
regards de ceux-ci (les fidèles) sont constamment
tournés vers le Royaume, où le Cheikh Ahmed Tidjani
repose dans la ville sainte de Fès».
Donc,
à ses yeux «le plus grand dirigeant de la Tidjania est
le Roi du Maroc», puisque, poursuit-il, «dans les années
1980, nous avions organisé un grand forum dans le
Royaume auquel de nombreux responsables et fidèles ont
pris part». En substance, Mounirou Mahi indique que « de
nombreux liens entre le Mali et le Maroc trouvent leur
origine dans cette foi religieuse des communautés des
deux pays. Tombouctou aujourd’hui constitue une
référence pour de nombreux fidèles tant au Mali qu’au
Maroc. Le Khalif indique que malgré la distance,
l’esprit des fidèles est au Maroc et à Fès».
Par
ailleurs, du point de vue commun, la tariqa tidjania a
été fondée grâce à la bénédiction de Sidi Ahmed Tedjani.
Cet homme religieux est né à Aïn Mahdi, contrée située à
70 kilomètres de Laghouat.
«C’est
de cette localité où fut fondée la confrérie, au 18 ème
siècle que s’étendit la voie du tidjanisme dans les pays
de l’Afrique du Nord et jusqu’en Afrique Noire»,
s’accordent à écrire les historiens.
M.
Kechad
Privatisation CPA
8
banques étrangères intéressées
Huit
(8) banques d’envergure internationale ont répondu à
l’appel à manifestation d’intérêt pour acquérir la
partie du capital du CPA (51 %) cédée par l’Etat, a
déclaré hier à l’APS le ministre des Finances, M. Mourad
Medelci. Ces manifestations d’intérêt, qui ont été
envoyées à la date limite du 16 novembre en cours,
‘’font actuellement l’objet d’examen’’ par la structure
compétente, a encore précisé le ministre, en marge de la
signature d’un accord de remboursement de la dette avec
la Pologne. Selon les prévisions de M. Medelci, la
privatisation du CPA devrait intervenir au plus tard à
la fin du mois de mars 2007. L’appel à manifestation
d’intérêt, lancé en octobre dernier, était adressé à des
banques universelles internationales ayant la capacité
d’agir en tant que partenaire stratégique du CPA et de
contribuer à son développement. Les partenaires
stratégiques intéressés par cette privatisation ont été
précisément invités à retirer un dossier de
préqualification auprès de Rothschild and Cie,
conseiller exclusif pour cette transaction. Afin d’être
préqualifié pour la suite du processus de privatisation,
un partenaire stratégique doit avoir, à la date du 30
juin 2006, un niveau de fonds propres d’au moins 3
milliards d’euros, un réseau d’au moins 400 agences dans
un même pays et un rating (cotation) préfixé par cet
appel. Le Gouvernement a décidé de procéder à la
privatisation partielle du CPA en cédant un bloc de 51 %
à un partenaire stratégique unique, conservant ainsi une
participation de 49%.En septembre dernier, le capital de
la banque a été augmenté de 4 milliards de DA pour
atteindre 29,3 milliards de DA sur décision du Conseil
de la Monnaie et du Crédit.
R.
N.
Semaine de l’énergie à Oran
Statoil en vedette
Un
programme de formation en sécurité, «Safe Behaviour
programme» (SBP), sera lancé au début de l’année 2007 à
Oran, au profit des 120 000 travailleurs de Sonatrach,
a-t-on
appris des représentants de la société norvégienne
Statoil, conceptrice de ce programme. Présents à Oran
dans le cadre de la 3e semaine de l’énergie en Algérie
(SEA 3), les mêmes responsables ont indiqué que ce
programme, devant être réalisé avec l’Institut algérien
du pétrole (IAP), vise à «inculquer aux travailleurs une
culture de sécurité dans le but d’intervenir sur le
changement du comportement sécuritaire individuel et
collectif des personnels de Sonatrach, et afin d’assurer
au mieux la sécurité au travail en anticipant la
survenance des accidents». Ce programme, s’étalant sur
une longue période, se déroulera sous forme de session
de deux jours, au cours desquels les managers, les
animateurs et stagiaires seront invités à suivre des
projections de documentaires retraçant des cas
d’accidents fréquents, des témoignages de travailleurs
victimes d’accidents et des expériences vécues suivis de
débats et discussions. L’objectif est d’aboutir, comme
l’expliquent les représentants de Statoil, à définir
«les barrières à dresser pour montrer aux travailleurs
ce qu’ils doivent faire pour empêcher les accidents de
survenir». Le groupe norvégien a initié, en 2003, au
niveau de ses structures, ce programme «SBP», lequel
depuis sa mise en œuvre, a vu le nombre d’accidents
nettement baisser et aucun cas mortel n’a été
enregistré, ajoute-t-on. A rappeler que l’option pour ce
programme a été fait à l’occasion de la tenue d’un
workshop sur le reporting hygiène-sécurité-environnement
(HSE), organisé à Alger en octobre dernier. Une équipe
chargée du projet, composée de cadres de Sonatrach et de
l’IAP, s’est rendue en août dernier en Norvège pour une
formation dans le cadre de ce même programme.
Du
reste, les 7e journées scientifiques et techniques (JST)
de Sonatrach ont débuté mardi à Oran, en présence de
près de 200 intervenants nationaux et étrangers, appelés
à animer cette rencontre organisée dans le cadre de la
troisième semaine de l’énergie en Algérie «SEA3»,
qu’abrite depuis dimanche dernier la capitale de
l’ouest. Les travaux de cette manifestation de deux
jours, ont été inaugurés par Mme Malika Benkahla,
directrice exécutive à Sonatrach et coordinatrice des
«SEA3», qui a, dans son intervention, défini les grandes
lignes de ces «JST».
Après
avoir mis en exergue la richesse des thèmes proposés au
débat, Mme Benkahla a indiqué «que la rencontre se
proposera de faire le point sur les dernières avancées
technologiques et leur utilisation dans les différents
segments d’activité du secteur de l’Energie».
Redouane A.
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