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LA UNE Le fonds des Nations Unies (2003-2006) dégagé pour la pris en charge des programmes de prévention et de lutte contre le sida en Algérie est gelé. C'est le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière qui a saisi cette instance internationale pour bloquer cet important fonds destiné aux associations caritatives pour le financement de projets de prévention et de campagnes de prévention et de formation. 

29/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Populisme technique

 

Le malaise qui entoure les modalités de passation de l’enseignement professionnel et technique  du secteur de l’enseignement secondaire à celui de l’enseignement professionnel, s’inscrit en droite ligne  du populisme ambiant qui imprègne chacune de nos décisions jusqu’à les rendre totalement inopérantes. Comme  si un gouvernement quelconque  avait à ressentir de la gêne à prendre les décisions qui s’imposent pour rendre plus efficiente son action  A moins que le dossier n’ait été mal étudié et que ses conclusions n’aient été bâclées, les décisions prises ne doivent souffrir aucune hésitation et encore moins de l’embarras à expliquer à des élèves que leur avenir est mieux assuré à être entre les mains d’un seul grand ministère de la Formation professionnelle et technique qu’à cheval entre trois ministères. La chose paraît simple pourtant  n’eut été le poids d’une démagogie qui dure depuis plus de quarante ans à faire prendre aux gens les vessies pour des lanternes.   

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bataille autour de l’argent d’ONUsida en Algérie

Où sont passés les 8 millions de Dollars ?

Le fonds des Nations Unies (2003-2006) dégagé pour la pris en charge des programmes de prévention et de lutte contre le sida en Algérie est gelé. C'est le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière qui a saisi cette instance internationale pour bloquer cet important fonds destiné aux associations caritatives pour le financement de projets de prévention et de campagnes de prévention et de formation.  

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 Les Titres

 

Karim Mahmoudi, président de la CCFC

«Libérez les ex-cadres de Khalifa Bank»

 

Perspectives prometteuses de la greffe rénale en Algérie

Plus de 40 transplantations par an

 

Crise du Darfour

Le président Bouteflika aujourd’hui à Abuja

 

Ils se disent abandonnés et sans ressources

20 000 patriotes ont déposé les armes

 

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Dette rééchelonnée

L’Algérie achève le remboursement anticipé

L’Algérie a achevé le remboursement anticipé de la totalité de sa dette rééchelonnée à la suite de la signature, hier à Alger avec la Pologne, du dernier accord de ce genre.

Avant la Pologne, l’Algérie avait signé des accords similaires avec d’autres pays créanciers hors Clubs de Paris et de Londres, notamment l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Inde, la Slovénie et le Portugal. Avec ses créanciers publics membres du Club de Paris, l’Algérie a clos, à la date du 15 du mois en cours, tout le processus de remboursement anticipé pour un montant global de 7,75 milliards de dollars. Elle avait également remboursé par anticipation sa dette rééchelonnée avec le Club de Londres (créanciers privés) en septembre dernier pour un montant de 800 millions de dollars. Les deux accords multilatéraux de remboursement anticipé signés et exécutés avec les deux Clubs avaient été précédés, en 2004, par le règlement à l’avance de tous les crédits contractés auprès des institutions financières internationales (Banque mondiale, Banque africaine de développement...) pour une somme totale de 3,107 milliards de dollars. En ajoutant à l’ensemble de ces accords celui de l’annulation de la dette algérienne avec la Russie, estimée à 4,737 milliards de dollars, l’Algérie aura donc réglé par anticipation, entre 2004 et 2006, une dette externe de plus de 16 milliards de dollars. Elle envisage également d’entamer des négociations pour le remboursement anticipé de la dette extérieure qui lui reste après avoir ainsi réglé la totalité de sa dette rééchelonnée, a réaffirmé le ministre des Finances, Mourad Medelci, en marge de la signature de l’accord avec la Pologne. Selon lui, une partie de cette dette extérieure, composée essentiellement de créances privées, peut faire l’objet d’un «traitement approprié» tel l’achat par les banques algériennes des dettes externes contractées par les entreprises de droit algérien. A ce titre, le ministre a signalé que le dossier du paiement avant terme du restant du stock de la dette sera ouvert avec les créanciers à la fin de l’année en cours pour être clos en 2007. Interrogé sur l’impact de la politique de désendettement adoptée par l’Algérie, M. Medelci a considéré que l’apurement de la dette extérieure était un «signal fort» pouvant non seulement contribuer à une meilleure notation de l’Algérie sur les places financières internationales mais aussi constituer un facteur déterminant pour pouvoir drainer davantage d’investissements directs. «L’ambition de l’Algérie est de réaliser une croissance économique forte et durable dont les principaux facteurs sont l’engagement budgétaire de l’Etat et l’investissement privé notamment étranger», qui est particulièrement regardant non seulement par rapport aux mesures d’encouragement à l’investissement mais aussi au niveau d’endettement du pays où il envisage de s’implanter, a-t-il encore observé.

De 15,5 milliards de dollars au début de l’année, le stock de la dette extérieure algérienne tombe ainsi à moins de 5 milliards de dollars, soit environ 4 % du PIB et 12 % des recettes d’exportations attendues pour 2006. Entre 1985 et 2005, le pays aura versé quelque 117,9 milliards de dollars dont près de 84 milliards de dollars au titre du remboursement du principal et 34 milliards de dollars pour les intérêts.

Redouane A.

 

Séminaire international sur la tariqa tidjania

Une initiative positive, selon Ghlamallah

«Le séminaire international sur la tariqa tidjania que nous avons organisé, cette semaine, au berceau même de cette voie, est une réussite totale, car il a permis aux fidèles de cette confrérie, répandue dans le monde entier, de se rencontrer pour la première fois. Je suis satisfait des réactions et autres impressions des différents participants faites quant aux conditions dans lesquelles cette manifestation s’est déroulée de même des recommandations ayant sanctionné  ses travaux». Ces propos sont tenus, dans la soirée de dimanche dernier, par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, lors d’une cérémonie organisée en l’honneur des participants au séminaire en question, à Dar El Imam d’Alger.

Le ministre a ajouté que ce genre de manifestations est à encourager puisqu’il permettra de faire connaître les vraies valeurs de la religion musulmane, «valeurs de tolérance et du pardon», a-t-il souligné. Pour leur part, ayant pris la parole, l’ensemble des intervenants ont exprimé leur contentement quant au premier séminaire qui les a rassemblés. Ce dernier a suscité, faut-il le signaler, beaucoup de réactions de la part du Royaume qui a qualifié cette manifestation de «provocation» et surtout de «fiasco». Les autorités marocaines qui revendiquent la «khilafa» de la tariqa tidjania, ont boudé le séminaire organisé en Algérie prétextant leur absence par les «préoccupations» et «programmes chargés» des invités. Or, les masques sont vite tombés. Pendant que le Maroc ne cesse de proclamer la propriété de la voie tidjania, ses réactions officielles, faites au cours et au lendemain de l’évènement, se sont, en effet, allées jusqu’à s’interroger sur les objectifs réels du séminaire. Le Royaume prétend, par exemple que l’«objectif recherché par les Algériens se résume dans l’éventuelle récupération politique de la confrérie». A ce propos, un chef de zaouïa tidjani du Mali semble manipulé par les positions marocaines, au moment même où ses confrères

maliens qui ont été présents au rendez-vous de Laghouat reconnaissent la fondation de la voie dans cette région d’Algérie. En effet, dans un entretien paru dans la presse malienne, ce chef religieux de la confrérie Tidjania, Cheikh Mounirou Mahi Haïdara, qui dirige actuellement dans les villes de Ségou et Bamako (Mali), le courant «Niass» de cette filiale s’est manifestement rangé dans la vision marocaine. Pour le Cheikh Mounirou, la Tidjania  «a été introduite au Mali et dans d’autres pays à partir du Maroc, terre de Cheick Ahmed Tidjani, père spirituel de la confrérie».

Ainsi, de son point de vue, «la doctrine de la Tidjania s’est vite répandue en Mauritanie qui n’existait pas comme entité souveraine». Dans sa lancée, ce chef de la tidjania au Mali explique qu’à partir de la Mauritanie, cette voie a franchi les frontières maliennes à l’époque des Empires et la religion musulmane s’était déjà implantée à Tombouctou. A partir de ce moment, la Tidjania, ajoute-t-il, s’est constituée autour de trois grandes branches : Oumarienne, Niass et le Hamalisme. «Depuis, le Mali a été considéré, après le Maroc, comme étant un des bastions de cette confré-rie», a-t-il encore ajouté. Interrogé sur la «khilafa» de la voie tidjanie, le Khalif Mounirou considère que «tous les regards de ceux-ci (les fidèles) sont constamment tournés vers le Royaume, où le Cheikh Ahmed Tidjani repose dans la ville sainte de Fès».

Donc, à ses yeux «le plus grand dirigeant de la Tidjania est le Roi du Maroc», puisque, poursuit-il, «dans les années 1980, nous avions organisé un grand forum dans le Royaume auquel de nombreux responsables et fidèles ont pris part». En substance, Mounirou Mahi indique que « de nombreux liens entre le Mali et le Maroc trouvent leur origine dans cette foi religieuse des communautés des deux pays. Tombouctou aujourd’hui constitue une référence pour de nombreux fidèles tant au Mali qu’au Maroc. Le Khalif indique que malgré la distance, l’esprit des fidèles est au Maroc et à Fès».

Par ailleurs, du point de vue commun, la tariqa tidjania a été fondée grâce à la bénédiction de Sidi Ahmed Tedjani. Cet homme religieux est né à Aïn Mahdi, contrée située à 70 kilomètres de Laghouat.

«C’est de cette localité où fut fondée la confrérie, au 18 ème siècle que s’étendit la voie du tidjanisme dans les pays de l’Afrique du Nord et jusqu’en Afrique Noire», s’accordent à écrire les historiens.

M. Kechad

 

Privatisation CPA

8 banques étrangères intéressées

Huit (8) banques d’envergure internationale ont répondu à l’appel à manifestation d’intérêt pour acquérir la partie du capital du CPA (51 %) cédée par l’Etat, a déclaré hier à l’APS le ministre des Finances, M. Mourad Medelci. Ces manifestations d’intérêt, qui ont été envoyées à la date limite du 16 novembre en cours, ‘’font actuellement l’objet d’examen’’ par la structure compétente, a encore précisé le ministre, en marge de la signature d’un accord de remboursement de la dette avec la Pologne. Selon les prévisions de M. Medelci, la privatisation du CPA devrait intervenir au plus tard à la fin du mois de mars 2007. L’appel à manifestation d’intérêt, lancé en octobre dernier, était adressé à des banques universelles internationales ayant la capacité d’agir en tant que partenaire stratégique du CPA et de contribuer à son développement. Les partenaires stratégiques intéressés par cette privatisation ont été précisément invités à retirer un dossier de préqualification auprès de Rothschild and Cie, conseiller exclusif pour cette transaction. Afin d’être préqualifié pour la suite du processus de privatisation, un partenaire stratégique doit avoir, à la date du 30 juin 2006, un niveau de fonds propres d’au moins 3 milliards d’euros, un réseau d’au moins 400 agences dans un même pays et un rating (cotation) préfixé par cet appel. Le Gouvernement a décidé de procéder à la privatisation partielle du CPA en cédant un bloc de 51 % à un partenaire stratégique unique, conservant ainsi une participation de 49%.En septembre dernier, le capital de la banque a été augmenté de 4 milliards de DA pour atteindre 29,3 milliards de DA sur décision du Conseil de la Monnaie et du Crédit.           

R. N.

 

Semaine de l’énergie à Oran

Statoil en vedette

Un programme de formation en sécurité, «Safe Behaviour programme» (SBP), sera lancé au début de l’année 2007 à Oran, au profit des 120 000 travailleurs de Sonatrach,

a-t-on appris des représentants de la société norvégienne Statoil, conceptrice de ce programme. Présents à Oran dans le cadre de la 3e semaine de l’énergie en Algérie (SEA 3), les mêmes responsables ont indiqué que ce programme, devant être réalisé avec l’Institut algérien du pétrole (IAP), vise à «inculquer aux travailleurs une culture de sécurité dans le but d’intervenir sur le changement du comportement sécuritaire individuel et collectif des personnels de Sonatrach, et afin d’assurer au mieux la sécurité au travail en anticipant la survenance des accidents». Ce programme, s’étalant sur une longue période, se déroulera sous forme de session de deux jours, au cours desquels les managers, les animateurs et stagiaires seront invités à suivre des projections de documentaires retraçant des cas d’accidents fréquents, des témoignages de travailleurs victimes d’accidents et des expériences vécues suivis de débats et discussions. L’objectif est d’aboutir, comme l’expliquent les représentants de Statoil, à définir «les barrières à dresser pour montrer aux travailleurs ce qu’ils doivent faire pour empêcher les accidents de survenir». Le groupe norvégien a initié, en 2003, au niveau de ses structures, ce programme «SBP», lequel depuis sa mise en œuvre, a vu le nombre d’accidents nettement baisser et aucun cas mortel n’a été enregistré, ajoute-t-on. A rappeler que l’option pour ce programme a été fait à l’occasion de la tenue d’un workshop sur le reporting hygiène-sécurité-environnement (HSE), organisé à Alger en octobre dernier. Une équipe chargée du projet, composée de cadres de Sonatrach et de l’IAP, s’est rendue en août dernier en Norvège pour une formation dans le cadre de ce même programme.

Du reste, les 7e journées scientifiques et techniques (JST) de Sonatrach ont débuté mardi à Oran, en présence de près de 200 intervenants nationaux et étrangers, appelés à animer cette rencontre organisée dans le cadre de la troisième semaine de l’énergie en Algérie «SEA3», qu’abrite depuis dimanche dernier la capitale de l’ouest. Les travaux de cette manifestation de deux  jours, ont été inaugurés par Mme Malika Benkahla, directrice exécutive à Sonatrach et coordinatrice des «SEA3», qui a, dans son intervention, défini les grandes lignes de ces «JST».

Après avoir mis en exergue la richesse des thèmes proposés au débat, Mme Benkahla a indiqué «que la rencontre se proposera de faire le point sur les dernières avancées technologiques et leur utilisation dans les différents segments d’activité du secteur de l’Energie».

Redouane A.

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

La mondialisation armée

Nous savions que la mondialisation allait être un processus aux conséquences  phénoménales, que peu de secteurs d’activité allaient lui échapper et que les bouleversements qu’elle allait constituer seraient à même de changer la face du monde. Mais rares sont ceux qui auraient pu imaginer qu’elle pourrait s’accompagner un jour d’une mondialisation, y compris dans le domaine militaire, tant les enjeux sont là, plus importants et nettement plus sensibles en matière de souveraineté nationale. Or, le sommet de l’OTAN qui s’est ouvert hier à Riga, en Lettonie, donne la nette impression que l’organisation atlantiste s’achemine benoîtement vers un élargissement de ses rangs tel qu’il faut bien se demander aujourd’hui, jusqu’où s’arrêtera-t-il ? Parce que, mine de rien, la réunion qui se tient à présent se déroule à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière russe en sachant que la plupart des républiques baltes, anciennement soviétiques, ont déjà adhéré à l’OTAN et que la Georgie et l’Ukraine ne cherchent que le moyen de se libérer de l’influence du grand voisin russe pour goûter, elles aussi, aux délices de l’atlantisme. Seulement, il faut bien admettre que ce n’est pas qu’en direction de l’Est que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est en train de gagner en marges de manœuvre, en adhérents et en supplétifs. Tout est bon à prendre dans sa frénésie d’élargissement, l’adhésion directe, la collaboration tactique, les manœuvres conjoncturelles conjointes. Aucun pays n’est exclu des comptes, pourvu qu’il possède une flotte navale et aérienne, aussi modeste soit-elle. Et de fait, en l’espace de moins de dix ans, le profil politique et militaire de l’OTAN a quasiment changé pour muer progressivement en celui d’une organisation bien plus internationale que ne le suggère son intitulé. Mais une organisation qui, malgré sa grande ouverture géographique, reste cependant sous étroit contrôle américain. Un dispositif qui ne semble toutefois pas beaucoup convenir, ni à la Russie, ni à la Chine, ni à un certain nombre d’Etats moins exposés qui ne tiennent pas du tout à se retrouver dans le giron militaire américain par un aussi ridicule tour de passe-passe. Ce qui semble également être le cas de l’Algérie qui, tout en ne s’opposant pas de façon frontale aux sollicitations de Bruxelles avec laquelle elle entretient de cordiales relations de coopération dans un certain nombre de domaines, notamment ceux de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue, ne se laisse toutefois pas happer dans une dynamique de mondialisation aux effets pervers.

A. M.

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