Hommage à Mahmoudi

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29/12/11

 

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  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

Enquêtes

Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

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A LA UNE


L'avenir des ministres

du MSP en jeu

Le coup de semonce de Ouyahia

Le ministre du Tourisme, Smaïl Mimoune (MSP), ne gère plus le foncier touristique. Selon une circulaire du Premier ministre, datant du 10 décembre, «les walis seront les seuls habilités à octroyer des concessions foncières pour des investissements touristiques».

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Les Titres A La Une

  

Bouteflika a signé la loi de finances 2012

Dépense publique alarmante

 

Malaise de la circulation à Alger

Le transport coincé entre retards et bricolage

 

Répression de la corruption

Abdelmalek Sayah installé à la tête de l’Office

 

En-Nahda exige le gel des réformes en cours

Les islamistes veulent fédérer l’opposition

 

L'Algérie a attiré 1,8 million de touristes en 9 mois

Des chiffres, encore des chiffres…

 

Le bassiste algérien Madjid Gamoura

«Je souhaite qu’une école de jazz voie le jour»

  

 Divers

 

Pour incitation et création de lieu de débauche

Deux femmes écrouées

Cette opération a été déclenchée grâce à des renseignements fournis par des citoyens qui ont dénoncé les agissements des deux femmes et les rendez-vous fixés avec des citoyens dans un salon de thé de la ville contre des sommes d'argent.

Dans le cadre de la lutte contre le crime et la criminalité, les services de police de la sûreté urbaine de Boumerdès ont arrêté 10 individus dont deux femmes inculpés dans des affaires de mœurs et de prostitution et création de lieu de débauche. L’âge de ces derniers varie entre 21 et 35 ans, indique le communiqué de presse du 27 du mois courant émanant de la direction de la sûreté de wilaya. Cette opération a été déclenchée grâce à des renseignements fournis par des citoyens qui ont dénoncé les agissements des deux femmes et les rendez-vous fixés avec des citoyens dans un salon de thé de la ville contre des sommes d’argent. Lesquels actes nuisent à la sécurité et la société et à la famille. Au moment de leur arrestation, les mises en cause avaient en leur possession une importante somme d’argent ainsi que quelques grammes de drogue prêts à la consommation. Présentés au parquet, les deux femmes ont été écrouées au centre de rééducation de Tidjelabine sur ordre du procureur de la République du tribunal de Boumerdès et seront poursuivies pour les chefs d’inculpation de prostitution, incitation à la débauche et création de lieu de débauche. Quant autres individus impliqués dans cette affaire, ils sont mis en liberté provisoire et jugés en citation directe. 

Par Ahmed K.

 

Affaire héritiers Matoub contre maisons d’éditions

Procès en appel aujourd’hui

Le procès en appel de l’affaire opposant les héritiers Matoub Lounes, à savoir Malika et Aldjia, respectivement sœur et mère du regretté chanteur aux maisons d’éditions Azwaw, Akbou, Sawt El Andalib, Cadic  et Izem, s’ouvrira aujourd’hui  à la cour de Tizi Ouzou. Pour rappel, le 19 juin dernier ces éditeurs ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Tizi Ouzou à la peine d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars en plus de la saisie de tous les supports (CD, DVD) reproduits et commercialisés illégalement. Les plaignants avaient déclaré lors de ce procès avoir saisi par courrier ces éditeurs pour  qu’ils s’acquittent des droits de cette reproduction, mais en vain. Notons que la sœur du chanteur kabyle assassiné le 25 juin 1998, en l’occurence Malika Matoub, rentrée de France avant-hier,  sera présente à ce procès.  

H.M.

 

Violée après avoir été kidnappée  

La police élucide une affaire d’enlèvement

L’enlèvement suivi de viol d’une fille survenu au début de la semaine courante à Tizi Ouzou vient d’être élucidé par la police, apprend-on dans un communiqué émanant des mêmes services.  Les services de sécurité destinataires d’une plainte émanant de la victime originaire de Bouhinoune dans la commune de Tizi Ouzou ont interpellé le mis en cause, un homme répondant aux initiales O.A. (34 ans) résidant à Beni Douala. Ce dernier présenté au parquet de Tizi Ouzou lundi dernier a été placé en détention préventive pour enlèvement et séquestration. Selon une source judiciaire, le mis en cause n’arrêtait pas de harceler sa victime en lui faisant des avances avant de passer au kidnapping après que cette dernière ait refusé de céder à son chantage. Elle a été retenue en otage dans l’habitation de son agresseur pendant deux jours durant lesquels ce dernier  a abusé sexuellement  de sa victime.

Hamid M.

 

La question du jour

Bruit sur fond de campagne

S’il faut en croire certaines déclarations récentes, en particulier de la part de ténors islamistes, mais pas seulement, encore qu’elles changent de tonalité quand elles proviennent d’un autre horizon, les élections prochaines, sous la condition qu’elles soient irréprochables, donneront lieu immanquablement à un bouleversement du rapport de force tel qu’il se présente aujourd’hui entre les différents courants politiques. Les représentants du MSP, aussi bien que de ceux qui l’ont quitté et s’efforcent de créer une formation à part, et d’une façon générale toutes les fractions appartenant à la mouvance islamiste qui entendent se constituer en partis reconnus, de même d’ailleurs que les anciens dirigeants du FIS, qui comme par hasard font reparler d’eux, tout ce monde s’exprime pour l’heure comme si les législatives et les locales à venir sont d’ores et déjà gagnées par eux. C’est ainsi que pour eux la seule question encore en suspens, c’est celle de savoir à quelle fraction reviendra le moment venu la part du lion.

C’est sans doute cette conviction partagée par eux tous – mais d’une certaine façon aussi par le secrétaire général du FLN, qui les crédite tous ensemble d’un score s’élevant à quelque 40%, ce qui, on en conviendra, n’est pas rien – qui a amené Abassi Madani et Ali Benhadj à monter au créneau pour dénoncer, ou plus exactement pour faire dénoncer par la communauté internationale, l’injustice dont ils estiment être victimes, qui leur fait interdiction de créer leur propre parti. Certes, ce n’est pas là une revendication nouvelle, elle est avancée depuis plusieurs années, et notamment depuis la mise en œuvre de la politique de réconciliation nationale, dont ils  avaient commencé par penser qu’elle allait se traduire par leur réhabilitation politique. La toute récente révision de la loi sur les partis  a reconduit l’interdiction dont ils sont frappés.

Cependant l’on comprend que les anciens du FIS veuillent disposer de leur propre parti  dans un contexte général  qui semble à beaucoup annonciateur d’une victoire islamiste à peu près inéluctable. Le fait qu’ils ne peuvent pas prendre part aux  élections, ni sous leur propre bannière, ni sous celle des autres, ni non plus d’ailleurs  en tant qu’indépendants, s’agissant du moins de leurs chefs de file, se vit d’autant plus mal par eux qu’ils se sentent frustrés d’une victoire dont on leur dit qu’elle est certaine. Cette frustration serait sans doute moins durement ressentie par eux si la conjoncture ne leur semblait pas aussi  favorable. Si, par exemple, les islamistes  n’avaient pas remporté les élections dans tous les pays où elles s’étaient tenues. Si la mouvance islamiste dans son ensemble, y compris donc dans les pays où des élections sont prévues dans un avenir proche, c’est-à-dire dans un contexte régional qui n’aura pas vraiment changé d’ici là, n’était pas portée par une vague historique qui a en quelque sorte à cœur de faire profiter toutes les fractions nationales où qu’elles se trouvent, de n’en laisser aucune  sur le bord du chemin. Et de toutes,  moins encore sans doute  la section locale qui avant toutes les autres est partie à  l’assaut du ciel. Sans les sacrifices de laquelle il n’y aurait peut-être pas eu de printemps arabe.

Mais leur malheur  est censé faire le bonheur des islamistes légaux, ainsi que  de ceux qui ont bon  espoir de le devenir ou de le redevenir. Car la victoire à venir leur est promise, ont-ils la faiblesse de croire, à tous, en tant qu’ils forment un seul camp, face à d’autres camps.  Tant et si bien que si les circonstances, à moins que ce ne soit l’arbitraire, empêche une de leurs composantes de prendre sa part à la victoire commune, qu’elle se console en pensant que ses voix ne seront pas perdues pour leur camp, puisqu’elles ne feront que se reporter sur tel ou tel parti en mesure quant à lui de concourir.

Tel est le message que le leader du MSP s’évertue à faire passer dans la masse des orphelins du FIS, les salafistes purs et durs autrement dit, qui resteraient  tellement nombreux qu’il leur appartient toujours de donner la victoire ou de la refuser.

Par Mohamed Habili

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Edito

Par

Brahim Djalil 

L’Etat bureaucra-tique

Il y a quelques jours, le ministre algérien de la Pêche a invité les investisseurs algériens à aller s’informer sur les opportunités d’affaires en Mauritanie. Les Mauritaniens, pêcheurs en tête, ne tirent pas profit de leurs immenses réserves de poissons. Leurs produits sont bradés et les partenaires européens s’enrichissent sur leurs dos. Il y a assurément des opportunités pour les Algériens. Le problème est que le ministre demande à ces derniers d’aller s’informer eux-mêmes auprès des Mauritaniens. Il existe pourtant une ambassade d’Algérie à Nouakchott, avec sa section économique, et ses «chargés» en tous genres, mais que font-ils ? Leur travail ne consiste-t-il pas justement à recueillir l’information utile et la transmettre à la tutelle concernée ? Et celle-ci, en l’occurrence le ministère de la Pêche, ne doit-il pas l’analyser et la diffuser auprès de nos différents entrepreneurs publics ou privés, en mettant en œuvre des structures d’accompagnement, voire de financement, et du personnel conséquent ? La bureaucratie consiste à ne jamais rien faire d’utile, et à répéter à longueur d’années des discours creux et des statistiques censées montrer que les bureaucrates travaillent d’arrache-pied pour le développement du pays, développement qu’ils confondent souvent avec leur propre développement bureaucratique.  Leur raisonnement est le suivant : «Allez vous informer en Mauritanie, bandes de fainéants, il y a des opportunités. Vous ne pensez tout de même pas que je vais le faire à votre place pour vous aider à vous enrichir». C’est cela, la logique du bureaucrate : jamais, il n’acceptera que d’autres s’enrichissent grâce à ses efforts, ou même grâce à sa neutralité dans l’application des lois, qu’il est censé prendre en charge et contrôler, alors qu’il touche un (relatif) petit salaire de fonctionnaire. Autrement dit, jamais l’Algérie ne décollera économiquement avec le secteur public et tous ceux qui le représentent de bas en haut. Il y a une incompatibilité totale entre le parasite bien assis et l’entrepreneur. Et toutes les bonnes volontés pour atténuer le conflit ne déboucheront sur rien. La gestion du foncier a été enlevée au ministère bureaucratique du Tourisme, pour cause de multiples travers, mais à quoi faut-il s’attendre en la confiant à des wilayas, qui ne sont que des structures décentralisées de la grande bureaucratie dite administrative ? On ne résout pas un problème bureaucratique par une décision bureaucratique. L’Etat omniprésent est indispensable en cas de catastrophe, il l’est déjà moins dans une situation plus stable, et il devient totalement nuisible dès lors que le pays veut réellement avancer. Un bon Etat, en toutes circonstances, n’est pas un Etat qui décide sur des sujets qui relèvent de l’entreprise privée et qui donnent à ses représentants le pouvoir de décider de tout et de n’importe quoi. Nous avions besoin d’un Etat fort après la décennie quatre-vingt-dix. Maintenant que nous l’avons obtenu, cet Etat est devenu un obstacle à tout progrès. La situation a changé, et cela aucun bureaucrate ne peut le comprendre, en particulier lorsqu’il s’agit de défendre ses privilèges. Le mal vient de là.

B. D.

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