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Pour incitation et création de lieu de débauche
Deux femmes écrouées
Cette
opération a été déclenchée grâce à des renseignements
fournis par des citoyens qui ont dénoncé les agissements
des deux femmes et les rendez-vous fixés avec des
citoyens dans un salon de thé de la ville contre des
sommes d'argent.
Dans
le cadre de la lutte contre le crime et la criminalité,
les services de police de la sûreté urbaine de Boumerdès
ont arrêté 10 individus dont deux femmes inculpés dans
des affaires de mœurs et de prostitution et création de
lieu de débauche. L’âge de ces derniers varie entre 21
et 35 ans, indique le communiqué de presse du 27 du mois
courant émanant de la direction de la sûreté de wilaya.
Cette opération a été déclenchée grâce à des
renseignements fournis par des citoyens qui ont dénoncé
les agissements des deux femmes et les rendez-vous fixés
avec des citoyens dans un salon de thé de la ville
contre des sommes d’argent. Lesquels actes nuisent à la
sécurité et la société et à la famille. Au moment de
leur arrestation, les mises en cause avaient en leur
possession une importante somme d’argent ainsi que
quelques grammes de drogue prêts à la consommation.
Présentés au parquet, les deux femmes ont été écrouées
au centre de rééducation de Tidjelabine sur ordre du
procureur de la République du tribunal de Boumerdès et
seront poursuivies pour les chefs d’inculpation de
prostitution, incitation à la débauche et création de
lieu de débauche. Quant autres individus impliqués dans
cette affaire, ils sont mis en liberté provisoire et
jugés en citation directe.
Par
Ahmed K.
Affaire héritiers Matoub contre maisons d’éditions
Procès en appel aujourd’hui
Le
procès en appel de l’affaire opposant les héritiers
Matoub Lounes, à savoir Malika et Aldjia, respectivement
sœur et mère du regretté chanteur aux maisons d’éditions
Azwaw, Akbou, Sawt El Andalib, Cadic et Izem, s’ouvrira
aujourd’hui à la cour de Tizi Ouzou. Pour rappel, le 19
juin dernier ces éditeurs ont été condamnés par le
tribunal correctionnel de Tizi Ouzou à la peine d’une
année de prison ferme assortie d’une amende de 100 000
dinars en plus de la saisie de tous les supports (CD,
DVD) reproduits et commercialisés illégalement. Les
plaignants avaient déclaré lors de ce procès avoir saisi
par courrier ces éditeurs pour qu’ils s’acquittent des
droits de cette reproduction, mais en vain. Notons que
la sœur du chanteur kabyle assassiné le 25 juin 1998, en
l’occurence Malika Matoub, rentrée de France avant-hier,
sera présente à ce procès.
H.M.
Violée après avoir été kidnappée
La
police élucide une affaire d’enlèvement
L’enlèvement suivi de viol d’une fille survenu au début
de la semaine courante à Tizi Ouzou vient d’être élucidé
par la police, apprend-on dans un communiqué émanant des
mêmes services. Les services de sécurité destinataires
d’une plainte émanant de la victime originaire de Bouhinoune
dans la commune de Tizi Ouzou ont interpellé le mis en
cause, un homme répondant aux initiales O.A. (34
ans) résidant à Beni Douala. Ce dernier présenté au
parquet de Tizi Ouzou lundi dernier a été placé en
détention préventive pour enlèvement et séquestration.
Selon une source judiciaire, le mis en cause n’arrêtait
pas de harceler sa victime en lui faisant des
avances avant de passer au kidnapping après que cette
dernière ait refusé de céder à son chantage. Elle a été
retenue en otage dans l’habitation de son agresseur
pendant deux jours durant lesquels ce dernier a abusé
sexuellement de sa victime.
Hamid M.
La question du jour
Bruit sur fond de campagne
S’il
faut en croire certaines déclarations récentes, en
particulier de la part de ténors islamistes, mais pas
seulement, encore qu’elles changent de tonalité quand
elles proviennent d’un autre horizon, les élections
prochaines, sous la condition qu’elles soient
irréprochables, donneront lieu immanquablement à un
bouleversement du rapport de force tel qu’il se présente
aujourd’hui entre les différents courants politiques.
Les représentants du MSP, aussi bien que de ceux qui
l’ont quitté et s’efforcent de créer une formation à
part, et d’une façon générale toutes les fractions
appartenant à la mouvance islamiste qui entendent se
constituer en partis reconnus, de même d’ailleurs que
les anciens dirigeants du FIS, qui comme par hasard font
reparler d’eux, tout ce monde s’exprime pour l’heure
comme si les législatives et les locales à venir sont
d’ores et déjà gagnées par eux. C’est ainsi que pour eux
la seule question encore en suspens, c’est celle de
savoir à quelle fraction reviendra le moment venu la
part du lion.
C’est
sans doute cette conviction partagée par eux tous – mais
d’une certaine façon aussi par le secrétaire général du
FLN, qui les crédite tous ensemble d’un score s’élevant
à quelque 40%, ce qui, on en conviendra, n’est pas rien
– qui a amené Abassi Madani et Ali Benhadj à monter au
créneau pour dénoncer, ou plus exactement pour faire
dénoncer par la communauté internationale, l’injustice
dont ils estiment être victimes, qui leur fait
interdiction de créer leur propre parti. Certes, ce
n’est pas là une revendication nouvelle, elle est
avancée depuis plusieurs années, et notamment depuis la
mise en œuvre de la politique de réconciliation
nationale, dont ils avaient commencé par penser qu’elle
allait se traduire par leur réhabilitation politique. La
toute récente révision de la loi sur les partis a
reconduit l’interdiction dont ils sont frappés.
Cependant l’on comprend que les anciens du FIS veuillent
disposer de leur propre parti dans un contexte général
qui semble à beaucoup annonciateur d’une victoire
islamiste à peu près inéluctable. Le fait qu’ils ne
peuvent pas prendre part aux élections, ni sous leur
propre bannière, ni sous celle des autres, ni non plus
d’ailleurs en tant qu’indépendants, s’agissant du moins
de leurs chefs de file, se vit d’autant plus mal par eux
qu’ils se sentent frustrés d’une victoire dont on leur
dit qu’elle est certaine. Cette frustration serait sans
doute moins durement ressentie par eux si la conjoncture
ne leur semblait pas aussi favorable. Si, par exemple,
les islamistes n’avaient pas remporté les élections
dans tous les pays où elles s’étaient tenues. Si la
mouvance islamiste dans son ensemble, y compris donc
dans les pays où des élections sont prévues dans un
avenir proche, c’est-à-dire dans un contexte régional
qui n’aura pas vraiment changé d’ici là, n’était pas
portée par une vague historique qui a en quelque sorte à
cœur de faire profiter toutes les fractions nationales
où qu’elles se trouvent, de n’en laisser aucune sur le
bord du chemin. Et de toutes, moins encore sans doute
la section locale qui avant toutes les autres est partie
à l’assaut du ciel. Sans les sacrifices de laquelle il
n’y aurait peut-être pas eu de printemps arabe.
Mais
leur malheur est censé faire le bonheur des islamistes
légaux, ainsi que de ceux qui ont bon espoir de le
devenir ou de le redevenir. Car la victoire à venir leur
est promise, ont-ils la faiblesse de croire, à tous, en
tant qu’ils forment un seul camp, face à d’autres
camps. Tant et si bien que si les circonstances, à
moins que ce ne soit l’arbitraire, empêche une de leurs
composantes de prendre sa part à la victoire commune,
qu’elle se console en pensant que ses voix ne seront pas
perdues pour leur camp, puisqu’elles ne feront que se
reporter sur tel ou tel parti en mesure quant à lui de
concourir.
Tel
est le message que le leader du MSP s’évertue à faire
passer dans la masse des orphelins du FIS, les
salafistes purs et durs autrement dit, qui resteraient
tellement nombreux qu’il leur appartient toujours de
donner la victoire ou de la refuser.
Par
Mohamed Habili
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