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«Constantine
sur scènes» de Abdelmadjid Merdaci
Théâtre
algérien…nouvelle version
«Je
veux rompre avec l’idée lyrique qui fait accroire qu’il existe une
seule et unique origine du théâtre algérien avec des pères
fondateurs qui s’appelleraient Alloula, Bachtarzi ou un autre»,
affirme l’auteur qui explique qu’aujourd’hui, le cercle des débats
doit être élargi et inclure d’autres noms qui ont marqué le théâtre
algérien comme Rédha Houhou, Djamel Derdour, Bendali Amor, Omar
Benmalek et Chérif Chouaib.
Lors de la
présentation de son ouvrage, l’auteur tente d’expliquer la nouvelle
approche du théâtre algérien qu’il présente dans son livre. «Il
n’existe pas une histoire linéaire et univoque du théâtre algérien,
mais des approches plurielles», dit-il d’emblée précisant que son
livre reste une approche parmi d’autres. «Je veux rompre avec l’idée
lyrique qui fait accroire qu’il existe une seule et unique origine
du théâtre algérien avec des pères fondateurs qui s’appelleraient
Alloula, Bachtarzi ou un autre», affirme Abdelmadjid Merdaci.
«J’invite les éditeurs ou les spécialistes du théâtre à publier
d’autres ouvrages sur ce thème. Je pense qu’il est temps d’élargir
le cercle du débat sur l’histoire du théâtre algérien et de
l’inscrire dans celle du pays», soutient-il encore. «Constantine sur
scènes» retrace les différentes étapes de l’évolution de
l’expression théâtrale à Constantine de la fin des années 1920
jusqu’à nos jours. L’auteur connaisseur des planches est aussi
journaliste. «C’est la citadinité de Constantine, dans le sens
universitaire du terme, qui a fait qu’un théâtre existe dans cette
ville. Mahieddine Bachtarzi a raconté dans ses mémoires qu’il a été
reçu par des gens de théâtre lors de sa première production à
Constantine en 1934». Selon Merdaci, il s’agissait de membres de
l’association «Mouhibbi El Fen» (les amoureux de l’art) qui avaient
déjà, à cette époque, pensé à se doter d’une section théâtre.
L’auteur ajoute encore que la période se situant entre la fin de la
Seconde Guerre mondiale et le début de la guerre de Libération
nationale a été marquée par l’émergence de véritables professionnels
du théâtre qui faisaient des adaptations à partir de textes puisés
dans la littérature universelle. Rédha Houhou, Djamel Derdour,
Bendali Amor, Omar Benmalek et Chérif Chouaib, à la mémoire duquel
est dédiée l’édition de cette année du printemps théâtral de
Constantine, sont autant de noms, parmi tant d’autres, pouvant être
cités dans ce contexte. «Il faut penser à la refondation du théâtre
algérien sur des bases scientifiques et loin de certaines
subjectivités déformantes», précise-t-il.
Par Irane
Belkhedim
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Centre culturel français d’Alger
C’est le
printemps des… poètes !
C’est le printemps
et pour le Centre culturel français d’Alger cela se fête en …
poésie ! Ainsi, du 30 mars au 3 avril le CCF accueillera le
printemps des poètes, une manifestation culturelle qui regroupe des
poètes de différentes nationalités et origines.
Leur point
commun : la langue française. Le coup d’envoi sera donné aujourd’hui
à 17h30 dans les jardins même du CCF.
Malek Alloula,
Samira Negrouche et Ahmed Abdelkrim poètes algériens Yvon Le Men,
poète breton, Florence Pazzottu et Eric Sarner, poètes français,
Maram Almasri d’origine syrienne et Danielle Fournier et Nicole
Brossard de Montréal, sont les poètes invités qui animeront, pendant
cinq jours, des lectures poétiques et seront accompagnés par le
comédien Yannick Laurent.
Un programme riche
a été élaboré par les organisateurs. Cependant, certaines rencontres
se dérouleront au CCF alors que d’autres se tiendront ailleurs, à
Alger (voir programme).
En outre, des
ateliers de traduction seront programmés au profit des étudiants de
l’Institut supérieur arabe de traduction (Isat), trois groupes
d’étudiants vont travailler sur un ou deux extraits de trois poètes.
Un autre atelier réunira des étudiants de l’université de Blida avec
les poètes invités.
La manifestation
sera clôturée par un spectacle poétique et musical autour du poète
Omar Khayyam par la compagnie «Lire autrement». Soyez au
rendez-vous !
I. B.
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