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«Constantine sur scènes» de Abdelmadjid Merdaci

Théâtre algérien…nouvelle version

Centre culturel français d’Alger

C’est le printemps des… poètes !

 

 30/03/08

 

«Constantine sur scènes» de Abdelmadjid Merdaci

Théâtre algérien…nouvelle version

«Je veux rompre avec l’idée lyrique qui fait accroire qu’il existe une seule et unique origine du théâtre algérien avec des pères fondateurs qui s’appelleraient Alloula, Bachtarzi ou un autre», affirme l’auteur qui explique qu’aujourd’hui, le cercle des débats doit être élargi et inclure d’autres noms qui ont marqué le théâtre algérien comme Rédha Houhou, Djamel Derdour, Bendali Amor, Omar Benmalek et Chérif Chouaib.

Lors de la présentation de son ouvrage, l’auteur tente d’expliquer la nouvelle approche du théâtre algérien qu’il présente dans son livre. «Il n’existe pas une histoire linéaire et univoque du théâtre algérien, mais des approches plurielles», dit-il d’emblée précisant que son livre reste une approche parmi d’autres. «Je veux rompre avec l’idée lyrique qui fait accroire qu’il existe une seule et unique origine du théâtre algérien avec des pères fondateurs qui s’appelleraient Alloula, Bachtarzi ou un autre», affirme Abdelmadjid Merdaci. «J’invite les éditeurs ou les spécialistes du théâtre à publier d’autres ouvrages sur ce thème. Je pense qu’il est temps d’élargir le cercle du débat sur l’histoire du théâtre algérien et de l’inscrire dans celle du pays», soutient-il encore. «Constantine sur scènes» retrace les différentes étapes de l’évolution de l’expression théâtrale à Constantine de la fin des années 1920 jusqu’à nos jours. L’auteur connaisseur des planches est aussi journaliste. «C’est la citadinité de Constantine, dans le sens universitaire du terme, qui a fait qu’un théâtre existe dans cette ville. Mahieddine Bachtarzi a raconté dans ses mémoires qu’il a été reçu par des gens de théâtre lors de sa première production à Constantine en 1934».  Selon Merdaci, il s’agissait de membres de l’association «Mouhibbi El Fen» (les amoureux de l’art) qui avaient déjà, à cette époque, pensé à se doter d’une section théâtre. L’auteur ajoute encore que la période se situant entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début de la guerre de Libération nationale a été marquée par l’émergence de véritables professionnels du théâtre qui faisaient des adaptations à partir de textes puisés dans la littérature universelle. Rédha Houhou, Djamel Derdour, Bendali Amor, Omar Benmalek et Chérif Chouaib, à la mémoire duquel est dédiée l’édition de cette année du printemps théâtral de Constantine, sont autant de noms, parmi tant d’autres, pouvant être cités dans ce contexte. «Il faut penser à la refondation du théâtre algérien sur des bases scientifiques et loin de certaines subjectivités déformantes», précise-t-il.               

Par Irane Belkhedim

 

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Centre culturel français d’Alger

C’est le printemps des… poètes !

C’est le printemps et pour le Centre culturel français d’Alger cela se fête en … poésie ! Ainsi, du 30 mars au 3 avril le CCF accueillera le printemps des poètes, une manifestation culturelle qui regroupe des poètes de différentes nationalités et origines.

Leur point commun : la langue française. Le coup d’envoi sera donné aujourd’hui à 17h30 dans les jardins même du CCF.

Malek Alloula, Samira Negrouche et Ahmed Abdelkrim poètes algériens Yvon Le Men, poète breton, Florence Pazzottu et Eric Sarner, poètes français, Maram Almasri d’origine syrienne et Danielle Fournier et Nicole Brossard de Montréal, sont les poètes invités qui animeront, pendant cinq jours, des lectures poétiques et seront accompagnés par le comédien Yannick Laurent.

Un programme riche a été élaboré par les organisateurs. Cependant, certaines rencontres se dérouleront au CCF alors que d’autres se tiendront ailleurs, à Alger (voir programme).

En outre, des ateliers de traduction seront programmés au profit des étudiants de l’Institut supérieur arabe de traduction (Isat), trois groupes d’étudiants vont travailler sur un ou deux extraits de trois poètes. Un autre atelier réunira des étudiants de l’université de Blida avec les poètes invités.

La manifestation sera clôturée par un spectacle poétique et musical autour du poète Omar Khayyam par la compagnie «Lire autrement». Soyez au rendez-vous !

I. B.

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