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Béjaïa
Le transport de
voyageurs paralysé
Le
transport des voyageurs a été paralysé hier suite à la grève des
transporteurs privés affiliés à l’Union générale des commerçants et
artisans algériens (UGCAA).
Travailleurs,
collégiens, étudiants et autres ont été contraints de suspendre
leurs déplacements à l’intérieur de la wilaya. Les arrêts et
stations de bus urbains et interurbains étaient bondés toute la
matinée de ce jour de reprise des classes. Peu de transporteurs ont
poursuivi le travail normalement. Il s’agit de quelques
transporteurs de la ville de Béjaïa. affiliés à l’Unat (Union
nationale des transporteurs) dont le bureau de wilaya est sous la
coupe de Riad Boudraâ. Ce dernier avait appelé les transporteurs
urbains et interurbains et plus particulièrement les adhérents de
son syndicat à ne pas s’impliquer dans ce mouvement de protestation
qui va durer trois jours. L’appel a été lancé sur Radio Soumam et
semble ne pas recueillir un écho favorable puisque le transport
était totalement absent au niveau de la wilaya au point de provoquer
l’ire des voyageurs, comme c’est le cas de ceux de l’est de la
wilaya qui n’ont pas trouvé de moyen de transport pour regagner la
wilaya de Sétif. Les grévistes revendiquent la réduction des impôts,
la réfection des routes et l’aménagement des arrêts et aires de
stationnement ainsi que l’amélioration des conditions de travail.
Selon les protestataires, le mouvement de grève est suivi à 95%. Sur
le terrain, le transport faisait vraiment défaut hier et les
voyageurs étaient sur les nerfs devant cette situation «inattendue».
Au niveau du chef-lieu de wilaya, un sit-in a été tenu devant le
siège de la wilaya et de la direction des transports. Cette
situation déjà éprouvante pour les voyageurs s’est compliquée encore
au niveau d’El Kseur où la population a bloqué les accès au Cous et
empêché l’acheminement des étudiants vers les deux camps de
l’Université A. Mira de Béjaïa. La population de la localité s’est
élevée contre la réalisation de la résidence universitaire dans
l’actuel site.
T. B. S.
Haut
Blida
Une caravane
sur la sensibilisation des PME
Le directeur de la
petite et moyenne entreprise au niveau de la wilaya de Blida a
rencontré hier les correspondants de la presse pour leur parler de
la caravane qui sillonnera les différentes communes de la wilaya du
5 avril au 13 mai. Selon le responsable du secteur de la PME, cette
caravane a pour thème la sensibilisation et l’information des jeunes
sur l’application des différents dispositifs mis en place par l’Etat
en faveur des jeunes. Cette rencontre a permis par ailleurs
d’évoquer avec le responsable du secteur le volet relatif à la mise
à niveau des entreprises dans le cadre du programme Meda et sur les
mesures incitatives permettant aux jeunes de créer leur propre
entreprise. On se rappelle que lors de la cérémonie clôturant la
campagne d’information et de sensibilisation du programme national
de mise à niveau des PME, il a été reconnu que ce secteur considéré
comme créateur d’emplois et une source de vitalité nécessite un
appui et un accompagnement pour renforcer ses capacités
managériales, techniques et technologiques. De l’avis du directeur
de la PME au niveau de la wilaya de Blida, tout au long du programme
Meda, des résultats probants ont été enregistrés permettant à
plusieurs entreprises de réaliser leur mise à niveau. Répondant aux
questions des journalistes à propos du parcours du combattant que
les jeunes investisseurs en particulier doivent faire, le
responsable rappellera les propos de son ministre qui avait déclaré
que l’Etat envisage la création d’une banque d’investissements pour
la réduction des délais de l’octroi des crédits. Il est reconnu que
la PME joue un rôle indéniable dans le processus de développement
économique et social ; d’ailleurs faut-il rappeler que lors de la
rencontre du 30 décembre dernier organisée à Blida, le résident du
Ceimi avait souligné que par la flexibilité de leur capacité à
s’adapter aux pressions multiformes de l’environnement économique,
leur aptitude à assurer le développement d’une région, les PME sont
au centre de la politique industrielle du pays. Les correspondants
de la presse ont saisi l’occasion pour évoquer avec le responsable
concerné le volet relatif à la compétitivité car, si les PME sont
appelées à jouer le rôle de moteur de croissance, elles se heurtent
à plusieurs contraintes qui freinent leur développement. Il est à
noter que la wilaya de Blida enregistre plus de 9 000 PME, dont 755
du secteur de l’artisanat sont implantées à travers les 25 communes.
Cependant, si entre 2005 et 2007 il y a eu la création de 1 783
unités, au cours de la même période, 282 ont arrêté leur activité
pour différentes raisons.
A.B.M.
Haut
Décharges sauvages à Constantine
Une sérieuse
menace
Le ramassage des
ordures à Constantine est un casse-tête. Les poubelles sont
généralement vidées à partir de 19 heures. Mais dès le lever du
jour, elles sont regarnies. Explication : les citoyens sortent leurs
sachets de déchets au moment de partir au travail. Ce qui fait que
toutes les heures de la journée nous offrent l’image de quartiers
sales où les détritus s’entassent en dégageant des odeurs
pestilentielles. Deuxième cas de figure : les habitants des cités
populaires – anciennes et nouvelles – jettent par le balcon leurs
sachets d’ordures qui se répandent à la manière des éclats d’une
grenade. A l’exemple du Ciloc, un ensemble d’immeubles de la rue
Kaddour Boumeddous qui sont dotés d’un bon système de collecte
d’ordures, mais qui ne fonctionne plus, comme les ascenseurs. Ce qui
est désolant et incompréhensible, c’est l’effet d’entraînement.
L’épouse du médecin, de l’enseignant, de l’architecte, du boucher,
du manœuvre comme celle du trabendiste, n’ont aucun complexe à
accomplir ce geste maléfique de transformer le bas de leur immeuble
en dépotoir où chiens, chats et rats ont trouvé une solution pour
coexister pacifiquement et partager une nourriture abondante.
Troisième cas de figure : une autre pratique plus néfaste, celle du
bon citoyen disposant d’un véhicule qui choisit un endroit éloigné
de son quartier pour créer sa propre décharge sans crainte de se
faire remarquer. Là aussi, l’effet d’entraînement joue pleinement.
Ce quidam peut être un cadre d’entreprise, un commerçant, un
médecin, un trabendiste, un chauffeur, un universitaire ou un
illettré. D’où la multiplication des dépotoirs à la périphérie des
grandes villes et en divers points des centres urbains que les
fonctionnaires et les «élus» en charge de l’hygiène ne voient que
lorsque les services de la Présidence annoncent une visite de haut
niveau à Constantine. D’où la dégradation du cadre de vie et de
l’environnement. Quand vous posez des questions pour savoir qui est
responsable d’une situation anachronique en quoi nous voyons le
signe le plus évident d’une régression culturelle, les citoyens
accusent les autorités et les autorités accusent les citoyens
d’aimer vivre au milieu des décharges sauvages infestées de rats, de
mouches et de moustiques. Mais est-ce que le fait de s’accuser
mutuellement réglera ce problème ? Non, des associations de
quartiers l’ont compris. Elles ont pris l’initiative de nettoyer
leurs cités et des APC ont décidé de les aider. Est-ce un début de
solution ? Oui, à condition que cessent les jets d’ordures par les
balcons et leur entassement à la périphérie des centres urbains… A
condition que les APC fournissent suffisamment de bacs à ordures et
améliorent les rotations du ramassage.
Par Mehdi H.
Haut
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