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Béjaïa

Le transport de voyageurs paralysé

Blida

Une caravane sur la sensibilisation des PME

Décharges sauvages à Constantine

Une sérieuse menace

 

 30/03/08

 

Béjaïa

Le transport de voyageurs paralysé

Le transport des voyageurs a été paralysé hier suite à la grève des transporteurs privés affiliés à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA).

Travailleurs, collégiens, étudiants et autres ont été contraints de suspendre leurs déplacements à l’intérieur de la wilaya. Les arrêts et stations de bus urbains et interurbains étaient bondés toute la matinée de ce jour de reprise des classes. Peu de transporteurs ont poursuivi le travail normalement. Il s’agit de quelques transporteurs de la ville de Béjaïa. affiliés à l’Unat (Union nationale des transporteurs) dont le bureau de wilaya est sous la coupe de Riad Boudraâ. Ce dernier avait appelé les transporteurs urbains et interurbains et plus particulièrement les adhérents de son syndicat à ne pas s’impliquer dans ce mouvement de protestation qui va durer trois jours. L’appel a été lancé sur Radio Soumam et semble ne pas recueillir un écho favorable puisque le transport était totalement absent au niveau de la wilaya au point de provoquer l’ire des voyageurs, comme c’est le cas de ceux de l’est de la wilaya qui n’ont pas trouvé de moyen de transport pour regagner la wilaya de Sétif. Les grévistes revendiquent la réduction des impôts, la réfection des routes et l’aménagement des arrêts et aires de stationnement ainsi que l’amélioration des conditions de travail. Selon les protestataires, le mouvement de grève est suivi à 95%. Sur le terrain, le transport faisait vraiment défaut hier et les voyageurs étaient sur les nerfs devant cette situation «inattendue». Au niveau du chef-lieu de wilaya, un sit-in a été tenu devant le siège de la wilaya et de la direction des transports. Cette situation déjà éprouvante pour les voyageurs s’est compliquée encore au niveau d’El Kseur où la population a bloqué les accès au Cous et empêché l’acheminement des étudiants vers les deux camps de l’Université A. Mira de Béjaïa. La population de la localité s’est élevée contre la réalisation de la résidence universitaire dans l’actuel site.           

T. B. S.

 

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Blida

Une caravane sur la sensibilisation des PME

Le directeur de la petite et moyenne entreprise au niveau de la wilaya de Blida a rencontré hier les correspondants de la presse pour leur parler de la caravane qui sillonnera les différentes communes de la wilaya du 5 avril au 13 mai. Selon le responsable du secteur de la PME, cette caravane a pour thème la sensibilisation et l’information des jeunes sur l’application des différents dispositifs mis en place par l’Etat en faveur des jeunes. Cette rencontre a permis par ailleurs d’évoquer avec le responsable du secteur le volet relatif à la mise à niveau des entreprises dans le cadre du programme Meda et sur les mesures incitatives permettant aux jeunes de créer leur propre entreprise. On se rappelle que lors de la cérémonie clôturant la campagne d’information et de sensibilisation du programme national de mise à niveau des PME, il a été reconnu que ce secteur considéré comme créateur d’emplois et une source de vitalité  nécessite un appui et un accompagnement pour renforcer ses capacités managériales, techniques et technologiques. De l’avis du directeur de la PME au niveau de la wilaya de Blida, tout au long du programme Meda, des résultats probants ont été enregistrés permettant à plusieurs entreprises de réaliser leur mise à niveau. Répondant aux questions des journalistes à propos du parcours du combattant que les jeunes investisseurs en particulier doivent faire, le responsable  rappellera les propos de son ministre qui avait déclaré que l’Etat envisage la création d’une banque d’investissements pour la réduction des délais de l’octroi des crédits. Il est reconnu que la PME joue un rôle indéniable dans le processus de développement économique et social ; d’ailleurs faut-il  rappeler que lors de la rencontre du 30 décembre dernier organisée à Blida, le résident du Ceimi avait souligné que par la flexibilité de leur capacité à s’adapter aux pressions multiformes de l’environnement économique, leur aptitude à assurer le développement d’une région, les PME sont au centre de la politique industrielle du pays. Les correspondants de la presse ont saisi l’occasion pour évoquer avec le responsable concerné le volet relatif à la compétitivité car, si les PME  sont appelées à jouer le rôle de moteur de croissance, elles se heurtent à plusieurs contraintes qui freinent leur développement. Il est à noter que la wilaya de Blida enregistre plus de 9 000 PME, dont 755 du secteur de l’artisanat sont implantées à travers les 25 communes. Cependant, si entre 2005 et 2007 il y a eu la création de 1 783 unités, au cours de la même période, 282 ont arrêté leur activité pour différentes raisons.

A.B.M.

 

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Décharges sauvages à Constantine

Une sérieuse menace

Le ramassage des ordures à Constantine est un casse-tête. Les poubelles sont généralement  vidées à partir de 19 heures. Mais dès le lever du jour, elles sont regarnies. Explication : les citoyens sortent leurs sachets de déchets au moment de partir au travail. Ce qui fait que toutes les heures de la journée nous offrent l’image de quartiers sales où les détritus s’entassent en dégageant des odeurs pestilentielles. Deuxième cas de figure : les habitants des cités populaires – anciennes et nouvelles – jettent par le balcon leurs sachets d’ordures qui se répandent à la manière des éclats d’une grenade. A l’exemple du Ciloc, un ensemble d’immeubles de la rue Kaddour Boumeddous qui sont dotés d’un bon système de collecte d’ordures, mais qui ne fonctionne plus, comme les ascenseurs. Ce qui est désolant et incompréhensible, c’est l’effet d’entraînement. L’épouse du médecin, de l’enseignant, de l’architecte, du boucher, du manœuvre  comme celle du trabendiste, n’ont aucun complexe à accomplir ce geste maléfique de transformer le bas de leur immeuble en dépotoir où chiens, chats et rats ont trouvé une solution pour coexister pacifiquement et partager une nourriture abondante. Troisième cas de figure : une autre pratique plus néfaste, celle du bon citoyen disposant d’un véhicule qui choisit un endroit éloigné de son quartier pour créer sa propre décharge sans crainte de se faire remarquer. Là aussi, l’effet d’entraînement joue pleinement. Ce quidam peut être un cadre d’entreprise, un commerçant, un médecin, un trabendiste, un chauffeur, un universitaire ou un illettré. D’où la multiplication des dépotoirs à la périphérie des grandes villes et en divers points des centres urbains que les fonctionnaires et les «élus» en charge de l’hygiène ne voient que lorsque les services de la Présidence annoncent une visite de haut niveau à Constantine. D’où la dégradation du cadre de vie et de l’environnement. Quand vous posez des questions pour savoir qui est responsable d’une situation anachronique en quoi nous voyons le signe le plus évident d’une régression culturelle, les citoyens accusent les autorités et les autorités accusent les citoyens d’aimer vivre au milieu des décharges sauvages infestées de rats, de mouches et de moustiques. Mais est-ce que le fait de s’accuser mutuellement réglera ce problème ? Non, des associations de quartiers l’ont compris. Elles ont pris l’initiative de nettoyer leurs cités et des APC ont décidé de les aider. Est-ce un début de solution ? Oui, à condition que cessent les jets d’ordures par les balcons et leur entassement à la périphérie des centres urbains… A condition que les APC fournissent suffisamment de bacs à ordures et améliorent les rotations du ramassage.           

Par Mehdi H.

 

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