Hommage à Mahmoudi

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30/03/08

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

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11e congrès de l'UGTA

Une étape pour rebondir

Le 11e congrès de l'UGTA s'est ouvert hier à l'hôtel El Aurassi à Alger. Placé sous le signe de «stabilité, solidarité, modernité», ce congrès, qui réunit près de 1 000 délégués congressistes, intervient enfin après un retard de deux années et demie, retard auquel la direction de l'UGTA n'a pas donné d'explication.

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Les Titres A La Une

 

Les compagnons du leader targui Bahanga sont formels

«Le couple autrichien ne se trouve pas au nord du Mali»

 

Béjaïa

Le transport de voyageurs paralysé

 

Logements AADL

Distribution de 230 unités demain à Alger

 

Confronté à des difficultés lors de son application

Haraoubia à la rescousse du LMD

 

Renforcer le développement local

L’exemple de la wilaya de Médéa

 

Moh Chérif Hannachi, président de la JSK au forum d'Echibek

«J’ai donné carte blanche à Moussa Saïb»

 

Le Trait d'Abi

 Divers

 

Bachar El Assad au sommet arabe de Damas

«La solution est entre les mains des Libanais»

C’est au Palais des congrès que les travaux du 20e Sommet arabe ont débuté hier à Damas (Syrie). Le Président Bouteflika y prend part  ainsi que neuf autres chefs d’Etat et souverains arabes.

Seuls les chefs d’Etat des Emirats arabes unis, du Soudan, de la Tunisie, de l’Algérie, de la Mauritanie, des Comores, du Koweït, du Qatar, de la Libye ainsi que le président de l’Autorité palestinienne ont répondu présents. L’Egypte, l’Arabie saoudite et la Jordanie, considérées par les médias comme  principaux alliés arabes de Washington, sont représentés à ce Sommet  par des délégations considérées comme étant de moindre rang. Les travaux se déroulent à huis clos, après les allocutions du président syrien, Bachar El Assad et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, prononcées à l’ouverture de ce 20e Sommet arabe qui inscrit à son ordre du jour l’examen de plusieurs décisions ayant trait à la situation actuelle vécue au Liban et en Palestine. Les discussions porteront, selon le programme tracé lors de la réunion avant-hier des ministres arabes des Affaires étrangères sur notamment l’initiative arabe de paix, le conflit israélo-arabe, la question du Golan syrien, les derniers développements en Irak, le soutien à la paix et au développement au Soudan, en Somalie et aux Iles Comores et autres. Un communiqué final est attendu aujourd’hui à la fin des travaux qui seront sanctionnés par la déclaration de Damas.    

Dans son allocution d’ouverture, le président syrien, Bachar El Assad, a adopté un discours plutôt «réconciliateur», comme l’ont qualifié plusieurs observateurs. Il a affirmé en effet que son pays était disposé à coopérer afin de trouver une solution à la crise politique qui secoue le Liban depuis plusieurs mois. Il a dit dans ce contexte : «Nous autres en Syrie, nous sommes tout à fait prêts à coopérer à tout effort allant dans le sens d’une solution à la crise au Liban, à condition que toute initiative soit fondée sur l’entente nationale libanaise». Tout en exprimant son «inquiétude» quant à la situation que traverse le Liban et aux

«divisions internes» qui l’entravent

«nous affirmons notre attachement à l’indépendance, la souveraineté et la stabilité du Liban» a-t-il tenu à souligner, non sans expliquer que le Syrie est sujette à des pressions pour s’ingérer dans les affaires internes du Liban, une ingérence que rejette El Assad devant les participants au Sommet arabe. «La solution est donc entre les mains des Libanais», a-t-il ajouté. Concernant la question palestinienne et le conflit arabo-israélien, et tout en saluant l’initiative du Yémen,  le Président syrien  fait une rétrospective de la politique d’agression menée par Israël. «Si nous avons saisi toutes les occasions sur le plan arabe pour examiner notre désir de paix, Israël a aussi saisi toutes les occasions, mais pour prouver son arrogance et son refus d’appliquer les résolutions internationales et démontrer sa méconnaissance de nos droits et de toutes nos initiatives en faveur de la paix» a-t-il relevé. Il estime que la paix ne peut aboutir qu’avec «le retrait des forces d’occupation des territoires arabes occupés et la récupération totale des droits arabes», soulignant à  propos de la question palestinienne que la priorité «doit être accordée au dialogue entre les Palestiniens». Bachar El Assad ne manquera pas par la même occasion de souligner «le développement remarquable des relations interarabes», ceci, tout en appelant les pays arabes à surmonter leurs difficultés. «La concertation, la solidarité et l’action commune constituent notre seule alternative pour unifier nos rangs, récupérer nos droits et réaliser notre développement», a-t-il souligné. De son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé à la présentation de Michel Souleiman, chef de l’armée libanaise, pour la candidature à l’élection du président du Liban, tout en maintenant l’initiative arabe qui a démontré ses capacités à faire bouger certains éléments de la crise libanaise.             

Synthèse de Fatima Arab

 

Sommet arabe

Bouteflika remet au Président Abbas un chèque au Fonds d’aide à l’Autorité palestinienne

Le président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, a remis hier à Damas, en marge des travaux du Sommet arabe, un chèque  au Président palestinien, Mahmoud Abbas, en présence du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, conformément aux engagements de l’Algérie à l’égard du Fonds d’aide à l’Autorité palestinienne. Le Président Bouteflika a remis également à l’Autorité palestinienne un chèque conformément aux engagements pris par l’Algérie à la conférence des pays donateurs de Paris, a indiqué à l’APS une source proche du secrétariat général de la Ligue arabe.         

R. N.

 

Le Président Bouteflika s’entretient avec plusieurs personnalités

Des son arrivee à Damas où il prend part aux travaux du 20e Sommet de la Ligue arabe, le Président Bouteflika s’est entretenu avant-hier avec  son homologue syrien, Bachar El Assad. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci et de l’ambassadeur d’Algérie au Caire et son délégué permanent auprès de la Ligue arabe, Abdelkader Hadjar. M. Bouteflika, en marge de ce Sommet arabe, a reçu le ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Pères Rock. M. Bouteflika a souligné à cette occasion «les relations fraternelles» entre l’Algérie et Cuba. De son côté, le ministre cubain des Affaires étrangères,  a qualifié de «fraternelles» les relations algéro-cubaines. Felipe Pères Rock, explique que cette rencontre est «amicale», ajoutant avoir transmis au Président Bouteflika «les meilleures salutations du Président cubain, Raul Castro». Le Président Bouteflika également reçu  le directeur de l’Institut des études islamiques de Syrie, Mahmoud Kaftarou. Le directeur de l’Institut des études islamiques a remis au chef de l’Etat le prix mondial du cheikh Ahmed Kaftarou, en reconnaissance aux efforts du président de la République pour le «renforcement et la consolidation» des relations entre l’Algérie et la Syrie. M. Kaftarou a pris la parole, à cette occasion, pour saluer les «acquis et réalisations du Président Bouteflika dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale».  

R. N.

 

Consolider l’excellence des relations avec l’Egypte

Le chef de l’Etat aujourd’hui au Caire

Avant de regagner Alger, qu’il a quittée vendredi pour se rendre à Damas où il a participé au Sommet arabe organisé dans la capitale syrienne,  le Président Abdelaziz Bouteflika fera un crochet par Le Caire où, à  l’invitation du Président Hosni Moubarak,  il effectuera à partir d’aujourd’hui une visite officielle. Une  visite qui intervient, faut-il le rappeler, dans le sillage de la réunion  à Alger  début mars courant   de la Haute commission mixte de coopération algéro-égyptienne. A l’issue de ces travaux, Alger et Le Caire avaient signé  une vingtaine  d’accords de coopération. Ces 19 accords  touchent à divers domaines puisqu’ils  portent, entre autres, sur  la formation, l’éducation, la culture, la santé et les transports. Même le cas de l’opérateur de téléphonie fixe Lacom a été réglé, et les deux chefs du gouvernement ayant présidé ces travaux se sont quittés avec la ferme intention d’œuvrer pour  hisser la coopération économique entre les deux pays «à la hauteur des relations politiques exceptionnelles» qui lient les deux pays. Pour preuve,  le président du Conseil des ministres égyptien, Ahmed Nadhif,  avait acquiescé favorablement au souhait du Chef du gouvernement algérien Abdelaziz Belkhadem de voir les entreprises égyptiennes renforcer leurs  investissements actuels  en Algérie d’un montant de  4 milliards de dollars, à travers 30 projets égyptiens et d’autres projets mixtes entre des investisseurs algériens et égyptiens. Ainsi, promesse avait été faite  aux Algériens d’élever ce montant à 5 milliards de dollars avant la fin de l’année en cours. Il faut aussi rappeler que les entreprises égyptiennes  occupent la première place  en matière d’investissements étrangers hors hydrocarbures.

Elles couvrent plusieurs secteurs économiques tels que l’industrie, les communications, le bâtiment, le tourisme, les transports et l’agriculture. Et les Egyptiens ne comptent pas s’arrêter là puisque de nouveaux projets d’investissements,  à l’exemple de la réalisation d’une cimenterie à Djelfa, celle d’un complexe sidérurgique à Djendjen ou encore du méga-projet du complexe d’ammoniac à Arzew, sont retenus. Pour encourager cet élan des investisseurs égyptiens, les autorités algériennes, par la voix de Belkhadem, se sont engagées à lever tous les obstacles rencontrés habituellement par les investisseurs, toutes nationalités confondues,  et ont affiché «l’entière disponibilité de l’Algérie à exploiter tous les moyens à l’effet de bâtir des relations de haut niveau avec l’Egypte». Les investisseurs égyptiens, à l’instar de tous les investisseurs étrangers  qui désirent s’installer en Algérie où réaliser des partenariats mixtes, souffrent des lenteurs bureaucratiques et d’écueils dressés par les  banques. C’est dire donc que la visite du Président algérien au Caire ne manquera pas d’être considérée comme un gage supplémentaire de la volonté d’Alger de voir la dynamique enregistrée au niveau des  relations économiques entre les deux pays confirmer l’essor enregistré, et ce, d’autant plus qu’au plan politique, l’Egypte a affirmé à Alger, par la voix du président de son Conseil des ministres, «la convergence totale» des points de vue avec  l’Algérie.  Des propos que les deux chefs d’Etat ne manqueront pas de confirmer à partir du Caire. Et si la coopération bilatérale occupera une bonne part des entretiens que les deux Présidents auront, il est à parier toutefois que Bouteflika et Moubarak ne pourront faire l’impasse sur les questions d’actualité qui touchent en premier chef le monde arabe. Rappelons que le Président égyptien n’a pas jugé utile de faire le voyage à Damas pour faire montre de sa réprobation quant à la politique syrienne dans la crise libanaise. 

Par Selma Meziane 

 

Tizi Ouzou

Un officier de police tué dans un accident de la route

Un officier de police a trouvé la mort hier matin dans un accident de la route sur la RN 12 à hauteur du lieudit Chaïb dans la commune de Mekla, apprend-on. Le  véhicule de la victime, âgée de 49 ans, père de trois enfants et originaire d’Azazga, de marque Renault Mégane est entré en collision avec un camion. Le policier était en route pour regagner son poste de travail au niveau de la sûreté de daïra de Tizi Rached. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce nouveau drame sur le tronçon de la RN 12 à Tizi Ouzou.

H. M. 

 

Une école saccagée à Aïn El Hammam

L’école primaire du village Amejout dans la commune de Aïn El Hammam (50 km au sud de Tizi Ouzou) a été saccagée par des individus dans la nuit de vendredi à samedi, apprend- on. En plus de la dégradation d’une partie du mobilier des bureaux ciblés, les auteurs de cette incursion ont emporté un micro-ordinateur.

H. M.

 

Tribunal criminel de Boumerdes

Des condamnations allant de 20 ans à la peine capitale

Des condamnations allant de vingt ans à la peine capitale ont été prononcées. Cinq islamistes faisant partie du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) ont été condamnés hier par contumace à la peine de vingt ans de réclusion  criminelle par le tribunal criminel près la cour de Boumerdès. Apologie, appartenance et  adhésion  à groupe terroriste armé sont les chefs d’accusation retenus à l’encontre de Merrouchi Kamel, Bendjaâdi Farès, Rouache Toufik, Bentata Mansour et Zahaf Salah Eddine toujours en fuite.

Par ailleurs, le même tribunal a condamné par contumace à la peine capitale, El Krim Boualem. Il est reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation, entre autres, homicide volontaire avec préméditation, adhésion à groupe terroriste armé. Ce terroriste notoire, affilié à la branche terroriste de la katibet Ennasr du GSPC, écume la région de Dellys. Il a à son actif de nombreux attentats criminels contre les forces de l’ordre et les patrouilles militaires.

En outre, une condamnation par contumace à perpétuité a été prononcée à l’encontre de Bougherbal Hakim, toujours en fuite, un dangereux  terroriste notoire spécialisé dans le racket et vol. Il est poursuivi pour apologie, adhésion à groupe terroriste armé et vol à main armée. Des accusations fondées que le tribunal a retenues contre cet élément terroriste semant la peur et la panique parmi la population campagnarde de la région orientale de Boumerdès.

A. A.

 

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Le Commentaire

Par

Nadjib Stambouli

Une maison
de la culture pour… Bouira

La chance historique d’avoir à la tête de l’Etat un homme de culture de la trempe de Bouteflika               devrait être saisie pour relancer la production (à laquelle il faut préférer le concept de «création»), dynamique déjà palpable, à des degrés divers de qualité ou de médiocrité, dans le théâtre et le cinéma, mais surtout dans le secteur du livre, mais aussi comme une opportunité de rectifier le tir dans maints domaines, notamment ceux des infrastructures. Ainsi, une nouvelle qui semble faire bomber le torse à des décideurs, l’ouverture en juin d’une maison de la culture à Bouira, atteste clairement d’un déni flagrant de toutes les critiques adressées à ces institutions, depuis leur mise en route à la fin des années 70. Avant même d’être lancées chez nous, ces «maisons» avaient essuyé de pertinentes critiques dans leur lieu de naissance, la France, où elles ont constitué le seul grand échec d’un immense ministre de la Culture, Malraux. D’ailleurs, pour la petite histoire, un autre futur ministre de la Culture français, Jack Lang, alors enseignant en sciences po à Alger, consulté au sujet de la future initiative, avait vivement déconseillé de se lancer sur ce terrain glissant. Le résultat, tout le monde le connaît, soit des bunkers qui ont coûté les yeux de la tête et qui ont servi au mieux à de l’animation folklorique, au pire à mériter leur surnom de cimetières de la culture. A Saïda, Médéa, Tlemcen et Tizi Ouzou (cette dernière constituant une exception avec le passage de deux directeurs d’exception, pourtant totalement différents, Agoumi et Ould Ali), les maisons de la culture ont occulté la misère intellectuelle et l’indigence culturelle derrière le faste de la bâtisse et les célébrations circonstancielles, sans que n’émerge aucun apport créatif artistique de ces lieux sinistres. Alors, pourquoi continuer sur cette voie pavée de stérilité en érigeant des bâtisses analogues, alors que les jeunes, pour activer et donner libre cours à leur soif d’expression et de consommation culturelle, ne demandent que des salles polyvalentes leur permettant de répéter, de lire ou de voir des projections ou des spectacles ? Pourquoi donc chercher à tout prix à ériger de somptueux palaces tout juste bons à inscrire dans la durée le vide culturel, au lieu d’espaces simples, austères même (que les animateurs auront tout le loisir de décorer à leur guise), mais propices à l’animation, la formation et la création artistique ? Il faudrait, pour peu que l’on ait le souci de l’efficacité plus que de l’apparat, livrer et multiplier le maximum de locaux où évolueront les jeunes artistes en herbe et leurs encadreurs, et ce n’est qu’après que la quantité eut injecté le souffle qualitatif, que la nécessité imposera comme un fruit mûr la construction de bâtisses plus ou moins imposantes. Et alors, qu’on les appelle «maison de la culture»,
«centre culturel» ou «foyer artistique», qu’importe l’appellation, pourvu que la création y soit.

N. S.

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