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Bachar El Assad au sommet arabe de Damas
«La
solution est entre les mains des Libanais»
C’est
au Palais des congrès que les travaux du 20e Sommet
arabe ont débuté hier à Damas (Syrie). Le Président
Bouteflika y prend part ainsi que neuf autres chefs
d’Etat et souverains arabes.
Seuls
les chefs d’Etat des Emirats arabes unis, du Soudan, de
la Tunisie, de l’Algérie, de la Mauritanie, des Comores,
du Koweït, du Qatar, de la Libye ainsi que le président
de l’Autorité palestinienne ont répondu présents.
L’Egypte, l’Arabie saoudite et la Jordanie, considérées
par les médias comme principaux alliés arabes de
Washington, sont représentés à ce Sommet par des
délégations considérées comme étant de moindre rang. Les
travaux se déroulent à huis clos, après les allocutions
du président syrien, Bachar El Assad et le secrétaire
général de la Ligue arabe, Amr Moussa, prononcées à
l’ouverture de ce 20e Sommet arabe qui inscrit à son
ordre du jour l’examen de plusieurs décisions ayant
trait à la situation actuelle vécue au Liban et en
Palestine. Les discussions porteront, selon le programme
tracé lors de la réunion avant-hier des ministres arabes
des Affaires étrangères sur notamment l’initiative arabe
de paix, le conflit israélo-arabe, la question du Golan
syrien, les derniers développements en Irak, le soutien
à la paix et au développement au Soudan, en Somalie et
aux Iles Comores et autres. Un communiqué final est
attendu aujourd’hui à la fin des travaux qui seront
sanctionnés par la déclaration de Damas.
Dans
son allocution d’ouverture, le président syrien, Bachar
El Assad, a adopté un discours plutôt «réconciliateur»,
comme l’ont qualifié plusieurs observateurs. Il a
affirmé en effet que son pays était disposé à coopérer
afin de trouver une solution à la crise politique qui
secoue le Liban depuis plusieurs mois. Il a dit dans ce
contexte : «Nous autres en Syrie, nous sommes tout à
fait prêts à coopérer à tout effort allant dans le sens
d’une solution à la crise au Liban, à condition que
toute initiative soit fondée sur l’entente nationale
libanaise». Tout en exprimant son «inquiétude» quant à
la situation que traverse le Liban et aux
«divisions internes» qui l’entravent
«nous
affirmons notre attachement à l’indépendance, la
souveraineté et la stabilité du Liban» a-t-il tenu à
souligner, non sans expliquer que le Syrie est sujette à
des pressions pour s’ingérer dans les affaires internes
du Liban, une ingérence que rejette El Assad devant les
participants au Sommet arabe. «La solution est donc
entre les mains des Libanais», a-t-il ajouté. Concernant
la question palestinienne et le conflit arabo-israélien,
et tout en saluant l’initiative du Yémen, le Président
syrien fait une rétrospective de la politique
d’agression menée par Israël. «Si nous avons saisi
toutes les occasions sur le plan arabe pour examiner
notre désir de paix, Israël a aussi saisi toutes les
occasions, mais pour prouver son arrogance et son refus
d’appliquer les résolutions internationales et démontrer
sa méconnaissance de nos droits et de toutes nos
initiatives en faveur de la paix» a-t-il relevé. Il
estime que la paix ne peut aboutir qu’avec «le retrait
des forces d’occupation des territoires arabes occupés
et la récupération totale des droits arabes», soulignant
à propos de la question palestinienne que la priorité
«doit être accordée au dialogue entre les Palestiniens».
Bachar El Assad ne manquera pas par la même occasion de
souligner «le développement remarquable des relations
interarabes», ceci, tout en appelant les pays arabes à
surmonter leurs difficultés. «La concertation, la
solidarité et l’action commune constituent notre seule
alternative pour unifier nos rangs, récupérer nos droits
et réaliser notre développement», a-t-il souligné. De
son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr
Moussa, a appelé à la présentation de Michel Souleiman,
chef de l’armée libanaise, pour la candidature à
l’élection du président du Liban, tout en maintenant
l’initiative arabe qui a démontré ses capacités à faire
bouger certains éléments de la crise libanaise.
Synthèse de Fatima Arab
Sommet arabe
Bouteflika remet au
Président Abbas un chèque au Fonds d’aide à l’Autorité
palestinienne
Le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, a remis hier à Damas,
en marge des travaux du Sommet arabe, un chèque au
Président palestinien, Mahmoud Abbas, en présence du
secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa,
conformément aux engagements de l’Algérie à l’égard du
Fonds d’aide à l’Autorité palestinienne. Le Président
Bouteflika a remis également à l’Autorité palestinienne
un chèque conformément aux engagements pris par
l’Algérie à la conférence des pays donateurs de Paris, a
indiqué à l’APS une source proche du secrétariat général
de la Ligue arabe.
R. N.
Le Président Bouteflika s’entretient avec plusieurs
personnalités
Des
son arrivee à Damas où il prend part aux travaux du 20e
Sommet de la Ligue arabe, le Président Bouteflika s’est
entretenu avant-hier avec son homologue syrien, Bachar
El Assad. La rencontre s’est déroulée en présence du
ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci et de
l’ambassadeur d’Algérie au Caire et son délégué
permanent auprès de la Ligue arabe, Abdelkader Hadjar.
M. Bouteflika, en marge de ce Sommet arabe, a reçu le
ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Pères
Rock. M. Bouteflika a souligné à cette occasion «les
relations fraternelles» entre l’Algérie et Cuba. De son
côté, le ministre cubain des Affaires étrangères, a
qualifié de «fraternelles» les relations algéro-cubaines.
Felipe Pères Rock, explique que cette rencontre est
«amicale», ajoutant avoir transmis au Président
Bouteflika «les meilleures salutations du Président
cubain, Raul Castro». Le Président Bouteflika également
reçu le directeur de l’Institut des études islamiques
de Syrie, Mahmoud Kaftarou. Le directeur de l’Institut
des études islamiques a remis au chef de l’Etat le prix
mondial du cheikh Ahmed Kaftarou, en reconnaissance aux
efforts du président de la République pour le
«renforcement et la consolidation» des relations entre
l’Algérie et la Syrie. M. Kaftarou a pris la parole, à
cette occasion, pour saluer les «acquis et réalisations
du Président Bouteflika dans le cadre de la charte pour
la paix et la réconciliation nationale».
R.
N.
Consolider l’excellence des relations avec l’Egypte
Le
chef de l’Etat aujourd’hui au Caire
Avant
de regagner Alger, qu’il a quittée vendredi pour se
rendre à Damas où il a participé au Sommet arabe
organisé dans la capitale syrienne, le Président
Abdelaziz Bouteflika fera un crochet par Le Caire où, à
l’invitation du Président Hosni Moubarak, il effectuera
à partir d’aujourd’hui une visite officielle. Une
visite qui intervient, faut-il le rappeler, dans le
sillage de la réunion à Alger début mars courant de
la Haute commission mixte de coopération
algéro-égyptienne. A l’issue de ces travaux, Alger et Le
Caire avaient signé une vingtaine d’accords de
coopération. Ces 19 accords touchent à divers domaines
puisqu’ils portent, entre autres, sur la formation,
l’éducation, la culture, la santé et les transports.
Même le cas de l’opérateur de téléphonie fixe Lacom a
été réglé, et les deux chefs du gouvernement ayant
présidé ces travaux se sont quittés avec la ferme
intention d’œuvrer pour hisser la coopération
économique entre les deux pays «à la hauteur des
relations politiques exceptionnelles» qui lient les deux
pays. Pour preuve, le président du Conseil des
ministres égyptien, Ahmed Nadhif, avait acquiescé
favorablement au souhait du Chef du gouvernement
algérien Abdelaziz Belkhadem de voir les entreprises
égyptiennes renforcer leurs investissements actuels en
Algérie d’un montant de 4 milliards de dollars, à
travers 30 projets égyptiens et d’autres projets mixtes
entre des investisseurs algériens et égyptiens. Ainsi,
promesse avait été faite aux Algériens d’élever ce
montant à 5 milliards de dollars avant la fin de l’année
en cours. Il faut aussi rappeler que les entreprises
égyptiennes occupent la première place en matière
d’investissements étrangers hors hydrocarbures.
Elles
couvrent plusieurs secteurs économiques tels que
l’industrie, les communications, le bâtiment, le
tourisme, les transports et l’agriculture. Et les
Egyptiens ne comptent pas s’arrêter là puisque de
nouveaux projets d’investissements, à l’exemple de la
réalisation d’une cimenterie à Djelfa, celle d’un
complexe sidérurgique à Djendjen ou encore du
méga-projet du complexe d’ammoniac à Arzew, sont
retenus. Pour encourager cet élan des investisseurs
égyptiens, les autorités algériennes, par la voix de
Belkhadem, se sont engagées à lever tous les obstacles
rencontrés habituellement par les investisseurs, toutes
nationalités confondues, et ont affiché «l’entière
disponibilité de l’Algérie à exploiter tous les moyens à
l’effet de bâtir des relations de haut niveau avec
l’Egypte». Les investisseurs égyptiens, à l’instar de
tous les investisseurs étrangers qui désirent
s’installer en Algérie où réaliser des partenariats
mixtes, souffrent des lenteurs bureaucratiques et
d’écueils dressés par les banques. C’est dire donc que
la visite du Président algérien au Caire ne manquera pas
d’être considérée comme un gage supplémentaire de la
volonté d’Alger de voir la dynamique enregistrée au
niveau des relations économiques entre les deux pays
confirmer l’essor enregistré, et ce, d’autant plus qu’au
plan politique, l’Egypte a affirmé à Alger, par la voix
du président de son Conseil des ministres, «la
convergence totale» des points de vue avec l’Algérie.
Des propos que les deux chefs d’Etat ne manqueront pas
de confirmer à partir du Caire. Et si la coopération
bilatérale occupera une bonne part des entretiens que
les deux Présidents auront, il est à parier toutefois
que Bouteflika et Moubarak ne pourront faire l’impasse
sur les questions d’actualité qui touchent en premier
chef le monde arabe. Rappelons que le Président égyptien
n’a pas jugé utile de faire le voyage à Damas pour faire
montre de sa réprobation quant à la politique syrienne
dans la crise libanaise.
Par
Selma Meziane
Tizi Ouzou
Un
officier de police tué dans un accident de la route
Un
officier de police a trouvé la mort hier matin dans un
accident de la route sur la RN 12 à hauteur du lieudit
Chaïb dans la commune de Mekla, apprend-on. Le véhicule
de la victime, âgée de 49 ans, père de trois enfants et
originaire d’Azazga, de marque Renault Mégane est entré
en collision avec un camion. Le policier était en route
pour regagner son poste de travail au niveau de la
sûreté de daïra de Tizi Rached. Une enquête a été
ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce
nouveau drame sur le tronçon de la RN 12 à Tizi Ouzou.
H.
M.
Une école saccagée à Aïn El Hammam
L’école primaire du village Amejout dans la commune de
Aïn El Hammam (50 km au sud de Tizi Ouzou) a été
saccagée par des individus dans la nuit de vendredi à
samedi, apprend- on. En plus de la dégradation d’une
partie du mobilier des bureaux ciblés, les auteurs de
cette incursion ont emporté un micro-ordinateur.
H.
M.
Tribunal criminel de Boumerdes
Des
condamnations allant de 20 ans à la peine capitale
Des
condamnations allant de vingt ans à la peine capitale
ont été prononcées. Cinq islamistes faisant partie du
groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC)
ont été condamnés hier par contumace à la peine de vingt
ans de réclusion criminelle par le tribunal criminel
près la cour de Boumerdès. Apologie, appartenance et
adhésion à groupe terroriste armé sont les chefs
d’accusation retenus à l’encontre de Merrouchi Kamel,
Bendjaâdi Farès, Rouache Toufik, Bentata Mansour et
Zahaf Salah Eddine toujours en fuite.
Par
ailleurs, le même tribunal a condamné par contumace à la
peine capitale, El Krim Boualem. Il est reconnu coupable
de plusieurs chefs d’accusation, entre autres, homicide
volontaire avec préméditation, adhésion à groupe
terroriste armé. Ce terroriste notoire, affilié à la
branche terroriste de la katibet Ennasr du GSPC, écume
la région de Dellys. Il a à son actif de nombreux
attentats criminels contre les forces de l’ordre et les
patrouilles militaires.
En
outre, une condamnation par contumace à perpétuité a été
prononcée à l’encontre de Bougherbal Hakim, toujours en
fuite, un dangereux terroriste notoire spécialisé dans
le racket et vol. Il est poursuivi pour apologie,
adhésion à groupe terroriste armé et vol à main armée.
Des accusations fondées que le tribunal a retenues
contre cet élément terroriste semant la peur et la
panique parmi la population campagnarde de la région
orientale de Boumerdès.
A.
A.
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