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Son épouse et deux ex-P-DG du Groupe

Trois proches de Khalifa arrêtés en France

Extradition de Moumène Khalifa

L’affaire renvoyée au 26 juin

Le Président poursuit ses visites de travail

Chlef accueille Bouteflika

Selon Yazid Zerhouni

«15 milliards de DA pour la wilaya de Chlef»

Déclarée illégale par le tribunal administratif

La grève des médecins à nouveau gelée

Le SG de l’Ordre des avocats persiste et signe

Me Sellini annonce une grève illimitée

Justice

Les procès de Hattab et d’El Para à partir du 9 juin

Le phénomène mis à nu par les législatives

A l’heure de la contrefaçon politique

Accord d’association vu par les Allemands

«Peu d’effet sur l’économie algérienne»

Djezzy

Ouverture du 62e centre de service à Illizi

Accident mortel à Dély Brahim

Sonelgaz dégage sa responsabilité

Energie

La taxe sur le revenu pétrolier fixée

Au tribunal de BLIDA

Condamnation à mort pour les assassins  du «taxieur»

 

 30/05/07

 

 Son épouse et deux ex-P-DG du Groupe

Trois proches de Khalifa arrêtés en France

Après Abdennour Kéramane, ancien ministre algérien de l’Industrie, arrêté récemment en France dans le cadre de l’affaire Khalifa puis relâché le lendemain,  trois proches de Rafik Abdelmoumène Khalifa ont été arrêtés hier à Paris.

L’information a été donnée, hier, par l’agence de presse Reuters. Il s’agit de Nadia Amirouchène, son épouse, Ghazi Kebbache, son oncle et ancien directeur général de Khalifa Bank et Khalifa Construction, et Mohammed Nanouche, ex-directeur général adjoint de la même banque qui ont été placés en état d’arrestation provisoire. Les policiers français ayant procédé à ces arrestations ont exécuté des mandats d’arrêt internationaux délivrés par la justice algérienne après leur condamnation, pour des faits «d’association de malfaiteurs et d’escroquerie» notamment ; ceux-ci ont été  respectivement condamnés à dix ans de prison pour la première et vingt ans pour les deux autres, pour leur rôle supposé dans les malversations au sein du groupe, au terme du procès de l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank qui s’est tenu au tribunal criminel près la cour de Blida. «La justice française devra statuer ultérieurement sur leur éventuel placement en détention, dans l’attente de l’examen de la demande d’extradition algérienne, qui fera l’objet d’une audience en justice». Ces accusés pourront, toutefois, choisir, de plein gré, d’être extradés vers l’Algérie. Ce qui ne semble pas être très probable puisqu’ils étaient considérés par la justice algérienne comme étant en fuite, que leurs situations judiciaires vis-à-vis des autorités judiciaires des pays concernés (pays de résidence, de refuge ou de passage). L’Algérie dispose de trente jours pour formuler sa demande d’extradition et envoyer les documents utiles à Paris. Documents qui pourraient être accompagnés par les jugements rendus à leur encontre par le tribunal criminel près la cour de Blida dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank. Reste à savoir s’ils ne seront pas relâchés comme a été relâché  Abdennour Kéramane, après une nuit passée dans l’établissement pénitencier de Vincennes, en France. D’aucuns estiment que «leurs situations judiciaires vis-à-vis des autorités judiciaires des pays concernés (pays de résidence, de refuge ou de passage), diffèrent» et que, par conséquent, «il n’est pas sûr qu’ils seront libérés de sitôt, sauf surprise de dernière minute». Ces arrestations ont eu lieu au moment où le P-DG du groupe Khalifa a maille à partir en Angleterre, à la suite d’un mandat d’arrêt européen lancé à son encontre par la justice française et au moment où la cour européenne s’apprête à statuer sur le litige algéro-français concernant la désignation, par la France, d’un liquidateur. Débouté par le tribunal de Nantes, en première instance, le liquidateur algérien de Khalifa Bank, Moncef Badssi, estime que «le groupe Khalifa étant une entreprise de droit algérien, la France ne devait pas désigner un liquidateur». Le préjudice financier causé au Trésor algérien dans l’affaire Khalifa qui aurait atteint, aujourd’hui, deux milliards de dollars, ne pourra être estimé définitivement qu’à la fin de la liquidation qui durera encore plusieurs années, apprend-on de source proche de la liquidation.         

M. Abi

 

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Extradition de Moumène Khalifa

L’affaire renvoyée au 26 juin

La justice britannique a renvoyé au 26 juin l’examen de l’extradition vers la France de Rafik Khalifa. Le milliardaire en fuite avait été arrêté et maintenu en détention extraditionnelle depuis le 27 mars dernier à Londres. Cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt européen délivré contre lui par le tribunal de grande instance de Nanterre en France. Ouvertes en 2003 par le parquet de Nanterre, les investigations ont jusqu’à présent conduit à la mise en examen de proches du chef d’entreprise pour abus de biens sociaux et banqueroute frauduleuse. Selon nos informations, Rafic Khalifa a été appréhendé par Scotland Yard le 28 mars dans la capitale britannique, où il s’était exilé à la suite de l’effondrement de son empire. Le juge Capra a lancé son mandat d’arrêt le 5 mars, soit quelques jours avant le verdict du procès du volet algérien de l’affaire dans laquelle l’ex-milliardaire a été condamné en première instance, par contumace, à la réclusion criminelle à perpétuité. La police anglaise reproche, en marge de ce dossier, à l’ex-tycoon de séjourner illégalement en Grande-Bretagne.        

Amine B.

 

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Le Président poursuit ses visites de travail

Chlef accueille Bouteflika

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a entamé hier sa visite dans la wilaya de Chlef. L’avion présidentiel a atterri à

9 heures du matin sur le tarmac de l’aéroport Aboubakr Belkaïd, première infrastructure que le chef de l’Etat devait inaugurer pendant cette première journée de sa visite d’inspection et de travail qui s’étale sur deux jours. Le chef de l’Etat a été accueilli par les autorités locales et une fois n’est pas coutume, il a exprimé cette fois-ci sa satisfaction de voir cette importante infrastructure aéroportuaire réalisée dans les délais impartis. La même délégation presque, qui a coutume d’accompagner le président lors de ses sorties composait le cortège officiel. Il y avait  Yazid Zerhouni ministre de l’Intérieur, Abdelmadjid Sellal, ministre des Ressources en eau, Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, Rachid Harraoubia, minis- tre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Ghlamallah, ministre des Affaires religieues, Cherif Rahmani, ministre de l’Environnment et Khalida Toumi, ministre de la Culture. C’est l’une des rares fois où la ministre de la Culture et celui des Affaires religieuses font pareil déplacement. A 10 heures, le cortège officiel était arrivé au centre -ville où la population venue l’accueillir s’était massée le long des trottoirs. La danse des troupes folkloriques, les coups de baroud, les airs de la zorna ont recréé une atmosphère de fête. Le président n’a pas dérogé à la règle en se prêtant çà et là à des bains de foule au grand dam des services de sécurité. Du reste un cordon impressionnant de policiers était déployé autour de la ville. Les édifices étaient surmontés de photos  géantes du chef de l’Etat. Beaucoup de citoyens ayant «gros sur le cœur» ont voulu en vain approcher ce dernier pour lui faire part de leurs préoccupations. «Les autorités locales distribuent des logements aux plus offrants, aux plus riches, à ceux qui n’en ont pas besoin», déplorent ces citoyens. L’illustre hôte de Chlef  a procédé à l’inauguration d’une trémie au chef-lieu de wilaya, de plusieurs établissements scolaires et professionnels dans plus de 10 communes. Bouteflika a inauguré à Harchoun un barrage d’une capacité de 1 500 000 m3 comme il a inauguré une station d’épuration d’eau, réalisée par l’entreprise chinoise China electric et ayant coûté 2 milliards de DA. Cette station est destinée à l’amélioration de la qualité des eaux usées. Bouteflika a inauguré aussi des logements sociaux à Oum Drou, Boukadir et au chef-lieu de wilaya  et une mosquée à Aïn Merane. Pour rappel, Chlef s’est donné un nom de rivière, c’est-à-dire renvoyant à l’eau pour faire oublier son premier nom «El Asnam» renvoyant à la pierre. Malgré cette espérance, la ville aujourd’hui souffre du déficit d’eau. «La région ne connaît pas de grosses précipitations, nous envisageons de régler ce problème en drainant l’eau qui sera emmagasinée au barrage de oued Damous», dira Sellal. Par ailleurs Yazid Zerhouni a tenu en marge de cette visite un point de presse dans lequel il est revenu -chiffres à l’appui- sur les réalisations socio-économiques de la wilaya. Le ministre a soigneusement évité d’aborder les questions liées à l’actualité politique en écourtant très vite le jeu des questions-réponses avec les journalistes.

Larbi Graïne

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Selon Yazid Zerhouni

«15 milliards de DA pour la wilaya de Chlef»

Le Président Bouteflika a décidé, à l’occasion de la visite de travail et d’inspection qu’il effectue dans la wilaya de Chlef, de la doter d’un programme complémentaire de 15,28 milliards de DA, a annoncé, hier à Chlef, le ministre d’Etat, minis-tre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni. «Ce programme complémentaire vient s’ajouter au programme de développement de la wilaya de Chlef, inscrit dans la loi des finances 2007», a précisé  M. Zerhouni lors d’une conférence de presse. Il a indiqué que ce programme concerne plusieurs secteurs, notamment le raccordement au gaz naturel (47 000 citoyens bénéficiaires), l’électricité (70 000 citoyens bénéficiaires), le raccordement à l’eau potable (35 000 citoyens bénéficiaires) et l’agriculture, avec une enveloppe de 200 millions de DA. Le ministre a également relevé le «développement considérable» qu’a connu la wilaya de Chlef depuis 1999, annonçant, par ailleurs, la construction de plus de 12 000 logements dans les communes de Chlef et Chetaïa. Il a ainsi indiqué que 151 milliards de DA ont été investis par l’Etat dans cette wilaya entre 1999 et 2007, ce qui a permis, a-t-il dit, la création de 200 000 emplois, dont 57 000 permanents. M. Zerhouni a aussi fait savoir que plus de

27 500 logements ont été réalisés durant cette période dans la wilaya de Chlef. Concernant les sinistrés du séisme de 1980, relogés dans des chalets en préfabriqués, M. Zerhouni a affirmé que 6 300 d’entre eux, qui sont locataires, seront relogés, alors que les autres bénéficieront d’un crédit à taux bonifiés.

R. N.

 

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Déclarée illégale par le tribunal administratif

La grève des médecins à nouveau gelée

Une fois encore, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a appelé ses membres à surseoir à la grève qu'il leur avait demandé d'observer à compter d'hier pour une durée indéterminée.

M. Bensebaïni, le président de ce syndicat, contacté dans la journée, a indiqué que les représentants du SNPSP avaient fait l’objet d’une notification administrative de la part du Tribunal de Sidi M’hamed à la suite d’un référé demandé par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. «Au juge par lequel nous avions été convoqués, précise-t-il, nous avons demandé un report de l’audience au lendemain afin que nous puissions être assistés d’un avocat. Il a refusé. Dans les cinq minutes qui ont suivi notre comparution, le magistrat a délibéré et décrété que notre grève est illégale au motif que nous n’avions pas organisé, au préalable, les assemblées générales destinées à l’entériner. A 17 heures 25, poursuit

M. Bensebaïni, nous avons reçu une notification confirmant la décision du juge. A partir de ce moment, nous avons fait en sorte d’appeler nos adhérents pour qu’ils reportent le mouvement.»

Le président du syndicat des praticiens affirme que cette nouvelle décision de justice déclarant la grève illégale «ne va pas nous faire baisser les bras. Nous sommes obligés de nous battre. Nous allons organiser des assemblées générales pour décider à vote secret de la décision d’observer un nouveau mouvement de revendication. Nous nous donnons une quinzaine de jours, poursuit-il, pour relancer le mouvement».

Quand on lui fait savoir que certains praticiens, notamment dans la capitale, ne s’étaient pas rendus, hier, sur leur lieu de travail, M. Bensebaïni explique que le syndicat n’a pas pu joindre tous ses adhérents pour les informer des

tout récents développements judiciaires. Il faut rappeler qu’une première fois déjà, le 2 mai 2007, le SNPSP avait gelé la grève à laquelle il avait appelé pour quelques jours plus tard, les  6, 7 et 8 mai 2007, par suite d’une décision de justice la qualifiant d’illégale. Lors d’une rencontre organisée lundi, la veille du début de la grève, le président et le secrétaire général du Syndicat national des praticiens de la santé publique, Bensebaïni et Merabet avaient, dans des déclarations à la presse, déclaré que le  mouvement de protestation allait durer aussi longtemps que la plate-forme de revendications, soumise au ministère de la Santé, n’aura pas été prise en compte.

Hier, à l’hôpital Mustapha, sur les lieux où le syndicat avait pour habitude d’organiser ses piquets de grève, il n’y avait pas âme qui vive. Tout à côté, n’était visible qu’une banderole invitant les praticiens de la santé à venir participer, le vendredi 1er juin, à un cross organisé dans la forêt de Bouchaoui pour marquer la Journée mondiale sans tabac lancée à l’initiative de l’OMS. Au niveau du pavillon de cardiologie, un médecin  indique que ses collègues du secteur de la santé publique n’avaient pas rejoint leur lieu de travail contrairement à leurs camarades du corps hospitalo-universitaire dont il souligne, au passage, que les statuts qui les régissent sont différents des premiers. «Cela ne nous empêche pas, dit-il, d’être solidaires de leur mouvement, compte tenu du fait que les problèmes auxquels ils sont confrontés sont similaires aux nôtres.»

Le Syndicat des praticiens de la santé publique n’a cessé de rappeler que sa persistance d’en appeler à la grève est motivée par les atermoiements de la tutelle «qui, dit-il, a chaque fois refusé de donner suite à notre plate-forme de revendications». Lors d’une conférence de presse organisée le 2 mai, M. Merabet avait affirmé que l’actuel ministre n’a jamais entrepris d’actions concrètes pour instaurer un véritable dialogue. «Nous avons été reçus en janvier 2007 pour présenter notre plate-forme. Le ministre a ordonné à ses collaborateurs d’agir le plus vite possible pour la satisfaire. Une commission mixte a été instituée pour examiner nos doléances et travailler à l’élaboration du statut des praticiens de la santé publique. Il n’y a eu, depuis, aucune suite. Nous avons tenté de relancer le dialogue. En vain.»

M. Merabet explique la persistance de la crise par le rapport

«mensonger» que les proches collaborateurs auraient adressé au ministre et dans lequel ils affirment que les points contenus dans la plate-forme de revendications, (participation des praticiens à l’élaboration de leur statut, la situation «explosive» dans certains établissements hospitaliers, entrave aux libertés syndicales, problème du logement de fonction, revalorisation de la prime de garde…), avaient tous été réglés. «Nous nous inscrivons en faux contre ces contrevérités. Si les points évoqués avaient été examinés et traités, il devrait bien exister, quelque part, un PV qui le confirme-rait», avait-il alors relevé.

Ahmed Mahieddine

 

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Le SG de l’Ordre des avocats persiste et signe

Me Sellini annonce une grève illimitée

Le secrétaire général de l’Ordre des avocats, Me Sellini, a appelé hier lors d’une conférence de presse animée au siège du tribunal de Sidi M’hamed les 20 000 avocats du pays à observer une grève illimitée à partir de la semaine prochaine, pour contester, selon lui, les dernières instructions émanant du ministère de la Justice envers l’ensemble des avocats du territoire national qui empêchent les avocats d’exercer leur métier dans de bonnes conditions, considérant que ces mêmes instructions sont comme une atteinte  aux droits de la défense. «Les droits de la défense sont aujourd’hui dans mon pays inexistants en raison de l’armada de lois apportées par le ministère de la Justice» indique le SG de l’Ordre des avocats. «Je demande qu’on annule ces instructions de la honte et de l’humiliation. Aujourd’hui il n’y a pas de justice dans le pays, on parle de réformes au niveau de la justice du pays, eh bien, je veux dire au président de la République que ces gens sont en train de vous mentir, pour nous ces réformes sont des «déformes», indique le SG de l’Ordre des avocats devant une nombreuse assistance. Selon Me Sellini «pour l’instant, il n’y a aucune justice dans le pays et ceux qui parlent aujourd’hui de l’existence d’une justice en Algérie ont tort ou continuent à mentir au peuple algérien».  Récemment le ministre de la Justice a mis en place une commission nationale qui a pour tâche d’appliquer des lois pour définir les règles de la justice. Ces lois appliquées par cette commission sont aujourd’hui contestées par le syndicat de l’Ordre des avocats. Selon son SG, «nous avons envoyé des lettres au ministère de la Justice dans lesquelles nous avons demandé que ces lois soient annulées et remplacées par d’autres lois mieux accommodées par rapport aux besoins du secteur de la justice, mais contre toute attente, nous avons été surpris par l’attitude des  responsables du ministère qui nous ont tout simplement refusé nos doléances; mais en plus ils ont continué à nous provoquer, si j’ose dire». Cette commission prive les avocats de leurs ultimes droits, tient à préciser Me Sellini. A titre d’exemple, indique-t-il, chaque avocat est dorénavant interdit de stationner sa voiture dans le parking, «une décision qualifiée d’humiliante», dira-t-il. Avant de finir, Me Sellini a appelé le premier magistrat du pays à arbitrer dans cette affaire qui oppose son syndicat à celui du ministère de la Justice :«Je demande l’arbitrage de Bouteflika pour faire la justice dans un pays qui a besoin d’une réelle loyauté; certains responsables du ministère de la Justice continuent à mentir au président de la République et au peuple algérien, ce qui nous oblige à dénoncer ce genre d’arnaque». 

39 avocats poursuivis en justice

A l’occasion de la tenue de la conférence de presse par le Syndicat de l’Ordre des avocats au tribunal  Abane-Ramdane, nous avons appris par la bouche même de son SG que pas moins de 39 avocats sont poursuivis aujourd’hui par la justice. Les raisons de ces poursuites, selon le SG du syndicat, sont d’ordre professionnel; par contre, d’autres cas suscitent nombre d’interrogations sur le but et les fins de ces poursuites. A ce titre, des exemples ont été cités, notamment le cas de ces deux avocats suspendus à cause de leur franchise, selon

Me Sellini. Il s’agit respectivement de MM. Ben Abid Abdelwahab et Zouaoui Amar, qui ont eu toutes les tracasseries du monde lorsqu’ils ont accompli leur devoir. «Vous vous rendez compte, on est arrivé aujourd’hui à suspendre les avocats à cause de leur carte de visite, un avocat de Tlemcen a été suspendu récemment par une juge lorsqu’il a remis sa carte de visite à l’un de ses clients au niveau de la prison de Tlemcen», s’est indigné Me Sellini.

Sofiane Abi

 

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Justice

Les procès de Hattab et d’El Para à partir du 9 juin

La deuxième session criminelle pour l’année 2007 sera ouverte le 9 juin prochain au nouveau siège de la cour d’Alger, a-t-on appris de la cellule de communication de ladite cour. Le nombre d’affaires programmées est de 122 et le nombre d’accusés à comparaître devant les magistrats est de 181 individus. D’après la cellule de communication de la cour d’Alger, sur ce nombre global d’accusés, il est à dénombrer 181 accusés en détention, 63 accusés en liberté provisoire et 37 autres accusés en état de fuite. Concernant la nature de ces affaires, il est à citer 28 affaires de blanchiment d’argent, 26 affaires d’atteinte à des personnes, 16 affaires  d’atteinte à la pudeur publique et 7 affaires d’atteinte à l’économie nationale. Durant cette même session, 35 affaires liées au terrorisme seront programmées. Il est à citer, entre autres, les procès des sanguinaires Hacène Hattab et Amari Saïfi, alias Abderezak El para, et encore de l’Egyptien Yacef Salem accusé d’avoir financé le recrutement d’Algériens pour aller combattre en Irak. Il est à  rappeler que celui-ci a été arrêté à Bab Ezzouar en compagnie de deux autres terroristes à bord d’une voiture. Ces deux terroristes faisaient partie du groupe terroriste «Houmat Eddaoua salafia». L’un d’eux était blessé au niveau de la jambe au cours d’un bombardement effectué par l’ANP. Yacef Salem est accusé de l’avoir aidé pour se faire soigner. A noter que cette session se poursuivra jusqu’au jugement de toutes ces affaires programmées.

Aomar F.

 

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Le phénomène mis à nu par les législatives

A l’heure de la contrefaçon politique

La vie politique nationale est aujourd’hui menacée, à l’image de ce qui se passe en économie avec le fléau de la contrefaçon. Le marché politique est inondé de produits politiques contrefaits : autant il y a de fausses pièces BCR, de faux frigos estampillés ENIEM, de fausses cigarettes Marlboro, autant il y a de faux républicains, de faux réconciliateurs, de faux islamistes etc. La situation est d’autant plus grave qu’à l’opposé de l’économie, les pouvoirs publics semblent négliger le fléau sans qu’on sache trop pourquoi. En effet, les contrefacteurs de la politique sont à la tête d’entreprises d’un autre genre.

RPR, MNND, MNE, PNSD, PST, RA, FND, FNIC, la liste est encore longue de ces sigles aussi sauvages qu’intempestifs de partis politiques sans ancrage social qui font leur apparition lors des campagnes électorales précédant les élections avant de disparaître ensuite aussi vite qu’ils étaient apparus. On ne leur reconnaît aucun programme, aucune activité militante durant l’intervalle qui sépare la proclamation des résultats et la campagne électorale suivante. Certains mêmes arrivent à décrocher quelques strapontins en réussissant à dénicher des réseaux clientélistes surtout dans les zones rurales où la tribu a encore son mot à dire. Qu’est-ce qui a pu permettre à ces partis aussi évanescents qu’inconsistants de rebondir cycliquement sans montrer le moindre signe d’essoufflement ? Surtout lorsqu’on sait que d’une apparition à l’autre, des mois s’écoulent, quand ce n’est pas des années.  Pour comprendre ce phénomène qui participe de la pollution du climat politique en Algérie, il est intéressant d’établir l’homologie entre la sphère du politique prise comme système global régissant les interactions et les activités politiques d’une part, et l’économique, sphère régissant l’ensemble des activités et échanges économiques de l’autre. Transposé dans le champ économique, le parti politique peut se définir comme une «entreprise politique» activant au sein d’un «marché politique dominé par la concurrence». L’activité des partis vise une «plus-value politique», pour ce faire, l’entreprise politique fabrique dans sa «manufacture» le «produit», ici son programme en vue de le vendre sur le marché. La vente a lieu sur la voie publique, les meetings, les manifestations de rue, mais elle est à terme couronnée par une grandiose vente promotionnelle lors des grandes foires, ici les élections. Autrement dit, les résultats des élections renvoient aux résultats de la vente programmatique. Les résultats officiellement proclamés étant une sorte de bourse indiquant la côte respective des acteurs en présence. L’indice probant de la bonne santé de l’entreprise politique est le chiffre d’affaires, ici le nombre de voix récoltées. Mais la bonne santé se mesure aussi à l’aune de la stratégie de fonctionnement qui a été mise au point par l’entreprise sur le court, moyen et long terme, en vue d’assurer et de préserver sa part de marché à côté d’autres entreprises fiables. Bref, ce qui détermine la survie de l’entreprise n’est autre que la loi de l’offre et de la demande. Notion importante, s’il en fut, qui, à vrai dire, est celle-là même qui préside à la régulation du marché politique. Un parti politique ne peut exister que si les conditions de son existence sont réunies, ce qui est la vérité même de Lapalisse. Le besoin de créer un parti se fait d’autant plus sentir qu’un nouveau courant d’opinion a émergé dans la société. Le parti disparaît naturellement avec l’extinction de l’idéologie qui l’avait jusque-là porté pour céder la place au nouveau mouvement devant prendre la relève. Le partage des voix s’impose par exemple quand il y a un surplus de partis, autrement dit quand il y a une offre supérieure à la demande. Que cela soit dit en passant, le chiffre avoisinant le un million de bulletins nuls mis à la décharge de l’ensemble des «entreprises politiques» en lice lors des législatives du 17 mai, constitue le stock des invendus.

De l’économie à la politique

Mais sur le terrain, on s’est appliqué à formater le paysage politique sur le modèle économique. L’avènement de l’économie dite de marché ne signifie pas la fin de l’étatisme et des tares qu’il avait charriées. Des entreprises complètement en banqueroute ont été mises sous perfusion, maintenues en vie artificiellement sans qu’elles soient capables de réaliser le moindre bénéfice. Or, comme nous venons de l’exposer, l’entreprise économique/politique est vouée à la faillite si elle ne parvient pas à tenir tête à ses concurrents, améliorer son produit/programme et séduire ses clients/citoyens. Quantité de pays émergents ont connu cet «archaïsme économique» qui consiste à transposer des schèmes de gestion propres à l’économie dirigée vers l’économie de marché. On a ainsi injecté de l’argent frais dans des associations aussi moribondes que budgétivores, issues de l’ère socialiste et monopartisane. On comprend mieux pourquoi les partis qui ont fait le pari d’activer par intermittence ont pu aisément tordre le cou à la loi de l’offre et de la demande.

Toujours est-il que la sphère politique est consubstantielle à la sphère économique, à l’archaïsme économique correspond l’archaïsme politique, lequel archaïsme consiste à maintenir dans l’hibernation à coups de circulaires, d’injonctions et d’argent, des partis qui ont cessé d’être politiques à l’image des entreprises qui ont cessé d’être économiques. La décantation qu’on eût pu attendre sur le terrain ne s’opère pas. Pourtant, de par le monde, tous les partis qui ont vécu des débâcles électorales à répétition ont fini par être laminés avant de disparaître définitivement. Nul besoin de rappeler que le dépôt d’un bilan désastreux entraîne logiquement la liquidation de l’entreprise concernée. Puisque se retrouvant sans ressources idéologiques et financières, sans potentiel intellectuel et militant, elle est contrainte à baisser rideau. Si donc ces petites formations (contrefaites, devrions-nous dire) qui ne méritent pas en fait ce qualificatif qui les désigne par leur taille, n’avaient pas été maintenues en l’état, elles auraient déjà disparu depuis longtemps.  Force est donc de souligner que le maintien artificiel de ces entreprises politiques improductives et donc sans rendement politique s’entend, avait déjà préparé le lit à la fraude électorale. Le détournement des voix au profit des grands partis (un autre qualificatif impropre) participe du pillage politique. On détourne des voix comme on détourne l’argent des hôpitaux, des banques ou du médicament au profit d’entités privées non identifiées. A l’économie de pillage correspond le pillage politique. Les partis fraudeurs s’adjugent ainsi des «biens politiques» qui ne leur appartiennent pas en propre pour se présenter sous des dehors trompeurs.

 La contrefaçon du politique

Chez nous, des «sensibilités», entendez des courants d’opinion s’étant jadis exprimées au sein du FLN d’avant octobre 88, ont pu obtenir leur agrément pour pouvoir activer sous la forme de partis. L’agrément avait les vertus d’un registre du commerce, et on ouvrait des partis comme on ouvrait des boutiques. La rente politique aidant, s’amorçait alors à grande échelle la réduplication d’appareils fantomatiques, autant dire des chapelles sans militants et sans politique. Curieusement, on a plus insisté sur le caractère épisodique de leur apparition que sur la répétition de leur échec. Car c’est cela en réalité qu’ils viennent promettre sporadiquement. Avec l’insolence qui leur est coutumière, ils resurgissent lors des rendez-vous électoraux, s’adonnant à la contrefaçon politique, déballant leur logorrhée phraséologique en face de qui veut les entendre. On aura compris que le concept économique servant à décrire le trafic sur les labels et les marques de prestige, liés à l’authentification des marchandises, s’applique parfaitement au trafic sur la politique. Le discours de ces partis à l’emporte-pièce est contrefait. Il n’est pas le leur, ils l’ont chipé à ceux qui s’opposent au pouvoir véritablement. Pour justifier leur absence des années durant, les chefs de ces appareils inertes vous rétorqueront en arborant une mine simiesque : «Nous activons mais malheureusement, les médias nous boudent». Leur argumentaire est la copie conforme de l’argumentaire développé par les partis qui souffrent réellement de la partialité du pouvoir en place. Leur programme politique est le produit de la contrefaçon. C’est un produit de laboratoire, fabriqué froidement dans les halls obscurs de la clandestinité. Les partis contrefaits peuvent être classés dans la même catégorie que les détenteurs de licences de taxi. Ils louent leur licence au plus offrant. Des bailleurs de fonds occultes comme il peut en exister dans les terrains marécageux de l’économie informelle les poussent au grand air pour venir singer tout ce qui bouge. Il y en a qui sont passés maîtres dans l’exercice simiesque en imitant des intellectuels de haut vol, d’autres en imitant des islamistes avérés, d’autres encore en singeant jusqu’à la perfection des démocrates francophones ou des militantes féministes. D’autres usent de procédés sophistiqués pour reproduire la langue de bois du FLN, etc. etc. Chaque catégorie simiesque est investie par des «singeurs» professionnels. Leur faconde étant contrefaite, ils excellent finalement dans une politique de pacotille dont ils encombrent l’espace public. On ne sait par quel miracle certains parviennent à leurs fins. C’est ce qu’on appelle de la concurrence déloyale dans ce système politique qui s’imbrique parfaitement dans le système économique qui a enfanté l’affaire Khalifa. Il est remarquable de dresser ce parallèle entre les attitudes d’hommes que tout semble séparer. Au tribunal de Blida, lors du fameux procès, le SG de l’UGTA Abdelmadjid Sidi Saïd s’est dit assumer le placement des fonds provenant de la CNAS…A l’issue des législatives du 17 mai, les chefs des trois partis de la coalition se sont donné le mot –  au-delà de la divergence de l’interprétation – pour prendre acte de la forte abstention…Les deux attitudes ont ceci de commun qu’elles disculpent leurs auteurs par la seule magie de la déclaration publique. On a avancé l’idée de changer la loi électorale afin d’assainir la scène politique nationale. Pour autant, lorsqu’il s’est agi de Khalifa sur lequel on n’a pas hésité à lever le glaive de la justice, l’idée de faire adopter une nouvelle loi n’avait pas effleuré l’esprit de nos dirigeants. C’est pourquoi il semble aléatoire de pondre un texte juridique supplémentaire là où une médication politique s’avère la plus profitable. La contrefaçon politique n’a en définitive comme antidote rien, rien que et seulement …. la politique.

Larbi Graïne

 

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Accord d’association vu par les Allemands

«Peu d’effet sur l’économie algérienne»

Les impacts de l’accord d’association signé entre l’Algérie et l’Union européenne en vigueur depuis septembre 2005 ont été au centre d’une journée d’étude organisée par la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie et de la Fondation Friedrich- Naumann au siège de la Chambre algérienne du Commerce et d’industrie (Caci). Lors de son intervention, M. Andreas Hergenrother, directeur général de  la chambre algéro-allemande du commerce et d’industrie, a mis l’accent sur la nécessité de la réforme de l’entreprise. «Nous sommes convaincus et conscients que la plupart des exportateurs algériens ne pourraient profiter de cet accord sans des réformes à l’intérieur de leurs entreprises». Pour M. Hergenrother, ces réformes sont susceptibles de créer un cadre juridique favorable à l’export avec des institutions capables de soutenir et de promouvoir les exportations qui restent actuellement à 98% issues des hydrocarbures. Le  même intervenant souligne qu’il nécessaire que l’Algérie développe les secteurs hors hydrocarbures, notamment ceux liés au transport, à l’agriculture et l’artisanat. De son côté, M. Klaus Bugner, ex-ministre délégué du ministère allemand de l’Economie, est revenu sur  les conditions ayant accompagné la signature de cet accord. «Il ne suffit pas d’avoir une conviction, il faut la mettre en œuvre» a-t-il expliqué. Convaincu que le soutien des entreprises est une nécessité, M. Bunger estime que l’ouverture de l’entreprise n’est pas une menace. L’ex-ministre allemand n’a pas manqué de relever par la même occasion que l’économie algérienne a connu un développement remarquable ces dernières années. Il procédera ensuite à une comparaison des aspects liés à l’économie de la période des années 90  à celle de 2000/2005. Il relèvera que l’Algérie a accéléré son taux de  croissance. Mais le taux de chômage auprès des jeunes reste élevé, «30%», selon M. Bunger, et ce, en dépit des efforts déployés pour la réduction du sous-emploi. Il y a beaucoup de retard à rattraper en matière d’investissements étrangers directs (IDE, même si, selon M.Bunger, «la situation s’est visiblement améliorée». L’intervenant parle en effet de la stabilité des institutions et de la stabilité de la situation sécuritaire, même  si «l’on considère que les derniers attentats sont un retour en arrière». Abordant les blocages ayant entravé la bonne application de l’accord d’association avec l’Union européenne, l’ex- ministre fédéral évoque le manque de compétitivité des banques publiques et les restrictions faites au commerce extérieur.      

Fatima Arab

 

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Djezzy

Ouverture du 62e centre de service à Illizi

Une dizaine de jours après l’ouverture de son CDS à Akbou, dans la wilaya de Bejaia, Djezzy en a ouvert un autre, le 62e, à Illizi. C’est ce qui est indiqué dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Par l’ouverture de ce centre de service qui vient s’ajouter à la liste déjà longue des boutiques Djezzy à travers le grand Sud, le leader de la téléphonie mobile qui compte à son actif quelque 10 millions d’abonnés vient ainsi confirmer sa devise qui consiste à être toujours plus proche de ses clients. Par ailleurs, en signant une nouvelle convention en roaming avec l’opérateur Jawwal-Palestine, ce sont tout simplement pas moins de 331 opérateurs partenaires dans 130 pays à travers le monde qui sont totalisés. Autant dire donc que toutes les raisons sont offertes pour que le choix des clients se porte sur le leader de la téléphonie pendant les vacances.

S. M.

 

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Accident mortel à Dély Brahim

Sonelgaz dégage sa responsabilité

Le P-DG du groupe Sonelgaz, M. Mustapha Guitouni, a animé hier au siège de la Sonelgaz Distribution d’Alger un point de presse dans lequel il a nié toute responsabilité de la Sonelgaz dans le grave accident survenu lundi dernier à la cité des 512 logements d’Aïn Allah dû à une fuite de gaz de ville et qui a fait trois morts et quelques 20 blessés, selon un bilan rendu par la Protection civile. Selon M. Guitouni, un appel a été reçu par une équipe de Sonelgaz au numéro 20 de la part d’un citoyen qui habite le quartier suite auquel une équipe technique a été dépêchée sur les lieux pour détecter la fuite, mais aucune trace suspecte n’avait été relevée. Selon le P-DG de Sonelgaz, deux hypothèses sont à prévoir suite à cette explosion : la première hypothèse, c’est qu’elle serait due à une fuite de méthane qui dernier peut provoquer une explosion s’il entre en contact avec l’air, la deuxième hypothèse repose sur le vide sanitaire. On voit aujourd’hui que la plupart des citoyens occupent ces vides sanitaires au niveau de leurs immeubles, ce qui représente un réel danger de mort pour ces citoyens. M. Guitouni a indiqué que l’enquête suit son cours et que le rapport final est attendu pour bientôt.

Sofiane Abi

 

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Energie

La taxe sur le revenu pétrolier fixée

La valeur de la production mensuelle est diminuée de plusieurs déductions relevant du même périmètre d’exploitation.

Les règlements mensuels provisoires valant acomptes sur la taxe sur le revenu pétrolier (TRP) de l’exercice ont été déterminés selon la valeur de la production mensuelle, la valeur de la production des hydrocarbures extraits du ou des gisements inclus dans le périmètre d’exploitation.

Selon le décret exécutif n° 07-130 du 7 mai 2007 fixant les modalités de calcul des montants des règlements mensuels provisoires valant acomptes sur la taxe sur le revenu pétrolier (TRP), la valeur de la production mensuelle est diminuée de plusieurs déductions relevant du même périmètre d’exploitation. Ces diminutions concernent notamment la redevance payée au titre du mois concerné, d’un douzième des tranches annuelles d’investissement de développement en appliquant les règles d’uplift prévues par la loi, avec entre autres les tranches annuelles d’investissement des exercices antérieurs relatives aux gisements existants, y compris la quote-part des investissements communs alloués au périmètre, basées sur les déductions déjà approuvées par l’agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures «ALNAFT», les tranches annuelles d’investissement de l’exercice en cours basées sur les prévisions annuelles retenues dans le budget et un douzième de la provision annuelle, approuvée par l’agence, pour faire face au coût d’abandon et/ou de restauration de site. Pour les besoins de la détermination du taux de la taxe sur le revenu pétrolier (TRP) applicable au mois, telle que stipulée par la loi, la valeur cumulée de la production (PV) est calculée sur la base des modalités de calcul utilisée.

La TRP annuelle définitive pour le périmètre d’exploitation est calculée, quant à elle, par le contractant à la fin de l’exercice en tenant compte des éventuels corrections et ajustements portant sur la valeur de la production, des réalisations d’investissement de l’exercice et les valorisées conformément à la méthode définie dans la procédure comptable annexée au contrat de recherche et/ou d’exploitation. Après déduction des acomptes mensuels déjà réglés, le contractant effectue la liquidation de la TRP, en versant le montant restant dû, au plus tard, le jour de l’expiration du délai fixé pour le dépôt de la déclaration annuelle des résultats de l’exercice. Selon le décret exécutif n° 07-131 du 7 mai 2007 fixant les modalités de calcul de l’impôt complémentaire sur le résultat (ICR), l’application est faite sur la base des résultats réalisés par chaque personne participant à un ou plusieurs contrats de recherche et d’exploitation ou à un ou plusieurs contrats d’exploitation. Le calcul de cet impôt s’effectue conformément aux dispositions de la réglementation. Elles se rapportent aux charges déductibles du montant de la redevance, du montant de la taxe sur le revenu pétrolier, des dotations aux amortissements, conformément à la législation en vigueur. L’impôt est payé annuellement au plus tard le jour de l’expiration du délai fixé pour le dépôt de la déclaration annuelle des résultats de l’exercice conformément aux dispositions réglementaires.

R. E.

 

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Au tribunal de BLIDA

Condamnation à mort pour les assassins  du «taxieur»

Les auteurs de l’assassinat du chauffeur de taxi de Blida viennent d’être condamnés à mort par le tribunal criminel de Blida, siégeant depuis samedi dans le cadre de la première session de l’année en cours. Les faits qui remontent au mois de septembre dernier ont suscité  un certain nombre d’interrogations sur les agissements des deux  assassins. En effet, le jour des faits, vers 17h, deux jeunes d’âge moyen et dont l’un d’eux était un garde communal avaient demandé à un chauffeur de taxi de Blida de les transporter à Chréa pour y rejoindre le siège de la Garde communale. Or leur objectif était l’assassinat  et le vol du véhicule de type Mégane. Une fois  hors de l’agglomération de Blida, le chauffeur de taxi a été sommé de s’arrêter alors que l’un des deux passagers le menaçait avec un couteau. En précisant le déroulement des faits, devant le tribunal,  les deux inculpés semblaient avoir agi inconsciemment. D’ailleurs l’un comme l’autre ont déclaré au tribunal  que le chauffeur de taxi les a suppliés, leur demandant même de prendre le taxi et lui laisser la vie sauve, mais ils lui portèrent 14 coups de couteau  avant de le laisser mort et baignant dans une mare de sang. D’ailleurs, dans la rage avec laquelle ils lui plantaient les lames, l’un des inculpés s’est coupé le petit doigt, ce qui l’obligea d’aller à l’hôpital de Douéra pour se soigner. Alors que les deux malfaiteurs se trouvaient en salle de soins, l’attention  du gardien du parking fut attirée par les flaques de sang à l’intérieur du véhicule ; il ne manqua pas d’informer la gendarmerie devant laquelle ils ont avoué leur crime. L’un des avocats de la défense, Maître Benouareth, qui semblait affligé  par le récit, a quand même plaidé les circonstances atténuantes compte tenu de l’âge de son client, mais après délibération, le tribunal est revenu  avec la peine maximale  alors que le ministère publique avait requis la perpétuité.      

A. B. M.

 

 

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