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Son épouse et deux ex-P-DG du Groupe
Trois proches
de Khalifa arrêtés en France
Après Abdennour
Kéramane, ancien ministre algérien de l’Industrie, arrêté récemment
en France dans le cadre de l’affaire Khalifa puis relâché le
lendemain, trois proches de Rafik Abdelmoumène Khalifa ont été
arrêtés hier à Paris.
L’information a
été donnée, hier, par l’agence de presse Reuters. Il s’agit de Nadia
Amirouchène, son épouse, Ghazi Kebbache, son oncle et ancien
directeur général de Khalifa Bank et Khalifa Construction, et
Mohammed Nanouche, ex-directeur général adjoint de la même banque
qui ont été placés en état d’arrestation provisoire. Les policiers
français ayant procédé à ces arrestations ont exécuté des mandats
d’arrêt internationaux délivrés par la justice algérienne après leur
condamnation, pour des faits «d’association de malfaiteurs et
d’escroquerie» notamment ; ceux-ci ont été respectivement condamnés
à dix ans de prison pour la première et vingt ans pour les deux
autres, pour leur rôle supposé dans les malversations au sein du
groupe, au terme du procès de l’affaire de la caisse principale de
Khalifa Bank qui s’est tenu au tribunal criminel près la cour de
Blida. «La justice française devra statuer ultérieurement sur leur
éventuel placement en détention, dans l’attente de l’examen de la
demande d’extradition algérienne, qui fera l’objet d’une audience en
justice». Ces accusés pourront, toutefois, choisir, de plein gré,
d’être extradés vers l’Algérie. Ce qui ne semble pas être très
probable puisqu’ils étaient considérés par la justice algérienne
comme étant en fuite, que leurs situations judiciaires vis-à-vis des
autorités judiciaires des pays concernés (pays de résidence, de
refuge ou de passage). L’Algérie dispose de trente jours pour
formuler sa demande d’extradition et envoyer les documents utiles à
Paris. Documents qui pourraient être accompagnés par les jugements
rendus à leur encontre par le tribunal criminel près la cour de
Blida dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank. Reste
à savoir s’ils ne seront pas relâchés comme a été relâché Abdennour
Kéramane, après une nuit passée dans l’établissement pénitencier de
Vincennes, en France. D’aucuns estiment que «leurs situations
judiciaires vis-à-vis des autorités judiciaires des pays concernés
(pays de résidence, de refuge ou de passage), diffèrent» et que, par
conséquent, «il n’est pas sûr qu’ils seront libérés de sitôt, sauf
surprise de dernière minute». Ces arrestations ont eu lieu au moment
où le P-DG du groupe Khalifa a maille à partir en Angleterre, à la
suite d’un mandat d’arrêt européen lancé à son encontre par la
justice française et au moment où la cour européenne s’apprête à
statuer sur le litige algéro-français concernant la désignation, par
la France, d’un liquidateur. Débouté par le tribunal de Nantes, en
première instance, le liquidateur algérien de Khalifa Bank, Moncef
Badssi, estime que «le groupe Khalifa étant une entreprise de droit
algérien, la France ne devait pas désigner un liquidateur». Le
préjudice financier causé au Trésor algérien dans l’affaire Khalifa
qui aurait atteint, aujourd’hui, deux milliards de dollars, ne
pourra être estimé définitivement qu’à la fin de la liquidation qui
durera encore plusieurs années, apprend-on de source proche de la
liquidation.
M. Abi
Haut
Extradition de Moumène Khalifa
L’affaire
renvoyée au 26 juin
La justice
britannique a renvoyé au 26 juin l’examen de l’extradition vers la
France de Rafik Khalifa. Le milliardaire en fuite avait été arrêté
et maintenu en détention extraditionnelle depuis le 27 mars dernier
à Londres. Cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt européen
délivré contre lui par le tribunal de grande instance de Nanterre en
France. Ouvertes en 2003 par le parquet de Nanterre, les
investigations ont jusqu’à présent conduit à la mise en examen de
proches du chef d’entreprise pour abus de biens sociaux et
banqueroute frauduleuse. Selon nos informations, Rafic Khalifa a été
appréhendé par Scotland Yard le 28 mars dans la capitale
britannique, où il s’était exilé à la suite de l’effondrement de son
empire. Le juge Capra a lancé son mandat d’arrêt le 5 mars, soit
quelques jours avant le verdict du procès du volet algérien de
l’affaire dans laquelle l’ex-milliardaire a été condamné en première
instance, par contumace, à la réclusion criminelle à perpétuité. La
police anglaise reproche, en marge de ce dossier, à l’ex-tycoon de
séjourner illégalement en Grande-Bretagne.
Amine B.
Haut
Le Président poursuit ses visites de travail
Chlef accueille
Bouteflika
Le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika, a entamé hier sa visite dans la
wilaya de Chlef. L’avion présidentiel a atterri à
9 heures du matin
sur le tarmac de l’aéroport Aboubakr Belkaïd, première
infrastructure que le chef de l’Etat devait inaugurer pendant cette
première journée de sa visite d’inspection et de travail qui s’étale
sur deux jours. Le chef de l’Etat a été accueilli par les autorités
locales et une fois n’est pas coutume, il a exprimé cette fois-ci sa
satisfaction de voir cette importante infrastructure aéroportuaire
réalisée dans les délais impartis. La même délégation presque, qui a
coutume d’accompagner le président lors de ses sorties composait le
cortège officiel. Il y avait Yazid Zerhouni ministre de
l’Intérieur, Abdelmadjid Sellal, ministre des Ressources en eau,
Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, Rachid Harraoubia, minis-
tre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,
Ghlamallah, ministre des Affaires religieues, Cherif Rahmani,
ministre de l’Environnment et Khalida Toumi, ministre de la Culture.
C’est l’une des rares fois où la ministre de la Culture et celui des
Affaires religieuses font pareil déplacement. A 10 heures, le
cortège officiel était arrivé au centre -ville où la population
venue l’accueillir s’était massée le long des trottoirs. La danse
des troupes folkloriques, les coups de baroud, les airs de la zorna
ont recréé une atmosphère de fête. Le président n’a pas dérogé à la
règle en se prêtant çà et là à des bains de foule au grand dam des
services de sécurité. Du reste un cordon impressionnant de policiers
était déployé autour de la ville. Les édifices étaient surmontés de
photos géantes du chef de l’Etat. Beaucoup de citoyens ayant «gros
sur le cœur» ont voulu en vain approcher ce dernier pour lui faire
part de leurs préoccupations. «Les autorités locales distribuent des
logements aux plus offrants, aux plus riches, à ceux qui n’en ont
pas besoin», déplorent ces citoyens. L’illustre hôte de Chlef a
procédé à l’inauguration d’une trémie au chef-lieu de wilaya, de
plusieurs établissements scolaires et professionnels dans plus de 10
communes. Bouteflika a inauguré à Harchoun un barrage d’une capacité
de 1 500 000 m3 comme il a inauguré une station d’épuration d’eau,
réalisée par l’entreprise chinoise China electric et ayant coûté 2
milliards de DA. Cette station est destinée à l’amélioration de la
qualité des eaux usées. Bouteflika a inauguré aussi des logements
sociaux à Oum Drou, Boukadir et au chef-lieu de wilaya et une
mosquée à Aïn Merane. Pour rappel, Chlef s’est donné un nom de
rivière, c’est-à-dire renvoyant à l’eau pour faire oublier son
premier nom «El Asnam» renvoyant à la pierre. Malgré cette
espérance, la ville aujourd’hui souffre du déficit d’eau. «La région
ne connaît pas de grosses précipitations, nous envisageons de régler
ce problème en drainant l’eau qui sera emmagasinée au barrage de
oued Damous», dira Sellal. Par ailleurs Yazid Zerhouni a tenu en
marge de cette visite un point de presse dans lequel il est revenu
-chiffres à l’appui- sur les réalisations socio-économiques de la
wilaya. Le ministre a soigneusement évité d’aborder les questions
liées à l’actualité politique en écourtant très vite le jeu des
questions-réponses avec les journalistes.
Larbi Graïne
Haut
Selon Yazid Zerhouni
«15 milliards
de DA pour la wilaya de Chlef»
Le Président
Bouteflika a décidé, à l’occasion de la visite de travail et
d’inspection qu’il effectue dans la wilaya de Chlef, de la doter
d’un programme complémentaire de 15,28 milliards de DA, a annoncé,
hier à Chlef, le ministre d’Etat, minis-tre de l’Intérieur et des
Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni. «Ce programme
complémentaire vient s’ajouter au programme de développement de la
wilaya de Chlef, inscrit dans la loi des finances 2007», a précisé
M. Zerhouni lors d’une conférence de presse. Il a indiqué que ce
programme concerne plusieurs secteurs, notamment le raccordement au
gaz naturel (47 000 citoyens bénéficiaires), l’électricité (70 000
citoyens bénéficiaires), le raccordement à l’eau potable (35 000
citoyens bénéficiaires) et l’agriculture, avec une enveloppe de 200
millions de DA. Le ministre a également relevé le «développement
considérable» qu’a connu la wilaya de Chlef depuis 1999, annonçant,
par ailleurs, la construction de plus de 12 000 logements dans les
communes de Chlef et Chetaïa. Il a ainsi indiqué que 151 milliards
de DA ont été investis par l’Etat dans cette wilaya entre 1999 et
2007, ce qui a permis, a-t-il dit, la création de 200 000 emplois,
dont 57 000 permanents. M. Zerhouni a aussi fait savoir que plus de
27 500 logements
ont été réalisés durant cette période dans la wilaya de Chlef.
Concernant les sinistrés du séisme de 1980, relogés dans des chalets
en préfabriqués, M. Zerhouni a affirmé que 6 300 d’entre eux, qui
sont locataires, seront relogés, alors que les autres bénéficieront
d’un crédit à taux bonifiés.
R. N.
Haut
Déclarée illégale par le tribunal administratif
La grève des
médecins à nouveau gelée
Une fois encore,
le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a
appelé ses membres à surseoir à la grève qu'il leur avait demandé
d'observer à compter d'hier pour une durée indéterminée.
M. Bensebaïni, le
président de ce syndicat, contacté dans la journée, a indiqué que
les représentants du SNPSP avaient fait l’objet d’une notification
administrative de la part du Tribunal de Sidi M’hamed à la suite
d’un référé demandé par le ministère de la Santé, de la Population
et de la Réforme hospitalière. «Au juge par lequel nous avions été
convoqués, précise-t-il, nous avons demandé un report de l’audience
au lendemain afin que nous puissions être assistés d’un avocat. Il a
refusé. Dans les cinq minutes qui ont suivi notre comparution, le
magistrat a délibéré et décrété que notre grève est illégale au
motif que nous n’avions pas organisé, au préalable, les assemblées
générales destinées à l’entériner. A 17 heures 25, poursuit
M. Bensebaïni,
nous avons reçu une notification confirmant la décision du juge. A
partir de ce moment, nous avons fait en sorte d’appeler nos
adhérents pour qu’ils reportent le mouvement.»
Le président du
syndicat des praticiens affirme que cette nouvelle décision de
justice déclarant la grève illégale «ne va pas nous faire baisser
les bras. Nous sommes obligés de nous battre. Nous allons organiser
des assemblées générales pour décider à vote secret de la décision
d’observer un nouveau mouvement de revendication. Nous nous donnons
une quinzaine de jours, poursuit-il, pour relancer le mouvement».
Quand on lui fait
savoir que certains praticiens, notamment dans la capitale, ne
s’étaient pas rendus, hier, sur leur lieu de travail, M. Bensebaïni
explique que le syndicat n’a pas pu joindre tous ses adhérents pour
les informer des
tout récents
développements judiciaires. Il faut rappeler qu’une première fois
déjà, le 2 mai 2007, le SNPSP avait gelé la grève à laquelle il
avait appelé pour quelques jours plus tard, les 6, 7 et 8 mai 2007,
par suite d’une décision de justice la qualifiant d’illégale. Lors
d’une rencontre organisée lundi, la veille du début de la grève, le
président et le secrétaire général du Syndicat national des
praticiens de la santé publique, Bensebaïni et Merabet avaient, dans
des déclarations à la presse, déclaré que le mouvement de
protestation allait durer aussi longtemps que la plate-forme de
revendications, soumise au ministère de la Santé, n’aura pas été
prise en compte.
Hier, à l’hôpital
Mustapha, sur les lieux où le syndicat avait pour habitude
d’organiser ses piquets de grève, il n’y avait pas âme qui vive.
Tout à côté, n’était visible qu’une banderole invitant les
praticiens de la santé à venir participer, le vendredi 1er juin, à
un cross organisé dans la forêt de Bouchaoui pour marquer la Journée
mondiale sans tabac lancée à l’initiative de l’OMS. Au niveau du
pavillon de cardiologie, un médecin indique que ses collègues du
secteur de la santé publique n’avaient pas rejoint leur lieu de
travail contrairement à leurs camarades du corps
hospitalo-universitaire dont il souligne, au passage, que les
statuts qui les régissent sont différents des premiers. «Cela ne
nous empêche pas, dit-il, d’être solidaires de leur mouvement,
compte tenu du fait que les problèmes auxquels ils sont confrontés
sont similaires aux nôtres.»
Le Syndicat des
praticiens de la santé publique n’a cessé de rappeler que sa
persistance d’en appeler à la grève est motivée par les
atermoiements de la tutelle «qui, dit-il, a chaque fois refusé de
donner suite à notre plate-forme de revendications». Lors d’une
conférence de presse organisée le 2 mai, M. Merabet avait affirmé
que l’actuel ministre n’a jamais entrepris d’actions concrètes pour
instaurer un véritable dialogue. «Nous avons été reçus en janvier
2007 pour présenter notre plate-forme. Le ministre a ordonné à ses
collaborateurs d’agir le plus vite possible pour la satisfaire. Une
commission mixte a été instituée pour examiner nos doléances et
travailler à l’élaboration du statut des praticiens de la santé
publique. Il n’y a eu, depuis, aucune suite. Nous avons tenté de
relancer le dialogue. En vain.»
M. Merabet
explique la persistance de la crise par le rapport
«mensonger» que
les proches collaborateurs auraient adressé au ministre et dans
lequel ils affirment que les points contenus dans la plate-forme de
revendications, (participation des praticiens à l’élaboration de
leur statut, la situation «explosive» dans certains établissements
hospitaliers, entrave aux libertés syndicales, problème du logement
de fonction, revalorisation de la prime de garde…), avaient tous été
réglés. «Nous nous inscrivons en faux contre ces contrevérités. Si
les points évoqués avaient été examinés et traités, il devrait bien
exister, quelque part, un PV qui le confirme-rait», avait-il alors
relevé.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Le SG de l’Ordre des avocats persiste et signe
Me Sellini
annonce une grève illimitée
Le secrétaire
général de l’Ordre des avocats, Me Sellini, a appelé hier lors d’une
conférence de presse animée au siège du tribunal de Sidi M’hamed les
20 000 avocats du pays à observer une grève illimitée à partir de la
semaine prochaine, pour contester, selon lui, les dernières
instructions émanant du ministère de la Justice envers l’ensemble
des avocats du territoire national qui empêchent les avocats
d’exercer leur métier dans de bonnes conditions, considérant que ces
mêmes instructions sont comme une atteinte aux droits de la
défense. «Les droits de la défense sont aujourd’hui dans mon pays
inexistants en raison de l’armada de lois apportées par le ministère
de la Justice» indique le SG de l’Ordre des avocats. «Je demande
qu’on annule ces instructions de la honte et de l’humiliation.
Aujourd’hui il n’y a pas de justice dans le pays, on parle de
réformes au niveau de la justice du pays, eh bien, je veux dire au
président de la République que ces gens sont en train de vous
mentir, pour nous ces réformes sont des «déformes», indique le SG de
l’Ordre des avocats devant une nombreuse assistance. Selon Me
Sellini «pour l’instant, il n’y a aucune justice dans le pays et
ceux qui parlent aujourd’hui de l’existence d’une justice en Algérie
ont tort ou continuent à mentir au peuple algérien». Récemment le
ministre de la Justice a mis en place une commission nationale qui a
pour tâche d’appliquer des lois pour définir les règles de la
justice. Ces lois appliquées par cette commission sont aujourd’hui
contestées par le syndicat de l’Ordre des avocats. Selon son SG,
«nous avons envoyé des lettres au ministère de la Justice dans
lesquelles nous avons demandé que ces lois soient annulées et
remplacées par d’autres lois mieux accommodées par rapport aux
besoins du secteur de la justice, mais contre toute attente, nous
avons été surpris par l’attitude des responsables du ministère qui
nous ont tout simplement refusé nos doléances; mais en plus ils ont
continué à nous provoquer, si j’ose dire». Cette commission prive
les avocats de leurs ultimes droits, tient à préciser Me Sellini. A
titre d’exemple, indique-t-il, chaque avocat est dorénavant interdit
de stationner sa voiture dans le parking, «une décision qualifiée
d’humiliante», dira-t-il. Avant de finir, Me Sellini a appelé le
premier magistrat du pays à arbitrer dans cette affaire qui oppose
son syndicat à celui du ministère de la Justice :«Je demande
l’arbitrage de Bouteflika pour faire la justice dans un pays qui a
besoin d’une réelle loyauté; certains responsables du ministère de
la Justice continuent à mentir au président de la République et au
peuple algérien, ce qui nous oblige à dénoncer ce genre d’arnaque».
39 avocats
poursuivis en justice
A l’occasion de la
tenue de la conférence de presse par le Syndicat de l’Ordre des
avocats au tribunal Abane-Ramdane, nous avons appris par la bouche
même de son SG que pas moins de 39 avocats sont poursuivis
aujourd’hui par la justice. Les raisons de ces poursuites, selon le
SG du syndicat, sont d’ordre professionnel; par contre, d’autres cas
suscitent nombre d’interrogations sur le but et les fins de ces
poursuites. A ce titre, des exemples ont été cités, notamment le cas
de ces deux avocats suspendus à cause de leur franchise, selon
Me Sellini. Il
s’agit respectivement de MM. Ben Abid Abdelwahab et Zouaoui Amar,
qui ont eu toutes les tracasseries du monde lorsqu’ils ont accompli
leur devoir. «Vous vous rendez compte, on est arrivé aujourd’hui à
suspendre les avocats à cause de leur carte de visite, un avocat de
Tlemcen a été suspendu récemment par une juge lorsqu’il a remis sa
carte de visite à l’un de ses clients au niveau de la prison de
Tlemcen», s’est indigné Me Sellini.
Sofiane Abi
Haut
Justice
Les procès de
Hattab et d’El Para à partir du 9 juin
La deuxième
session criminelle pour l’année 2007 sera ouverte le 9 juin prochain
au nouveau siège de la cour d’Alger, a-t-on appris de la cellule de
communication de ladite cour. Le nombre d’affaires programmées est
de 122 et le nombre d’accusés à comparaître devant les magistrats
est de 181 individus. D’après la cellule de communication de la cour
d’Alger, sur ce nombre global d’accusés, il est à dénombrer 181
accusés en détention, 63 accusés en liberté provisoire et 37 autres
accusés en état de fuite. Concernant la nature de ces affaires, il
est à citer 28 affaires de blanchiment d’argent, 26 affaires
d’atteinte à des personnes, 16 affaires d’atteinte à la pudeur
publique et 7 affaires d’atteinte à l’économie nationale. Durant
cette même session, 35 affaires liées au terrorisme seront
programmées. Il est à citer, entre autres, les procès des
sanguinaires Hacène Hattab et Amari Saïfi, alias Abderezak El para,
et encore de l’Egyptien Yacef Salem accusé d’avoir financé le
recrutement d’Algériens pour aller combattre en Irak. Il est à
rappeler que celui-ci a été arrêté à Bab Ezzouar en compagnie de
deux autres terroristes à bord d’une voiture. Ces deux terroristes
faisaient partie du groupe terroriste «Houmat Eddaoua salafia». L’un
d’eux était blessé au niveau de la jambe au cours d’un bombardement
effectué par l’ANP. Yacef Salem est accusé de l’avoir aidé pour se
faire soigner. A noter que cette session se poursuivra jusqu’au
jugement de toutes ces affaires programmées.
Aomar F.
Haut
Le phénomène mis à nu par les législatives
A l’heure de la
contrefaçon politique
La vie politique
nationale est aujourd’hui menacée, à l’image de ce qui se passe en
économie avec le fléau de la contrefaçon. Le marché politique est
inondé de produits politiques contrefaits : autant il y a de fausses
pièces BCR, de faux frigos estampillés ENIEM, de fausses cigarettes
Marlboro, autant il y a de faux républicains, de faux
réconciliateurs, de faux islamistes etc. La situation est d’autant
plus grave qu’à l’opposé de l’économie, les pouvoirs publics
semblent négliger le fléau sans qu’on sache trop pourquoi. En effet,
les contrefacteurs de la politique sont à la tête d’entreprises d’un
autre genre.
RPR, MNND, MNE,
PNSD, PST, RA, FND, FNIC, la liste est encore longue de ces sigles
aussi sauvages qu’intempestifs de partis politiques sans ancrage
social qui font leur apparition lors des campagnes électorales
précédant les élections avant de disparaître ensuite aussi vite
qu’ils étaient apparus. On ne leur reconnaît aucun programme, aucune
activité militante durant l’intervalle qui sépare la proclamation
des résultats et la campagne électorale suivante. Certains mêmes
arrivent à décrocher quelques strapontins en réussissant à dénicher
des réseaux clientélistes surtout dans les zones rurales où la tribu
a encore son mot à dire. Qu’est-ce qui a pu permettre à ces partis
aussi évanescents qu’inconsistants de rebondir cycliquement sans
montrer le moindre signe d’essoufflement ? Surtout lorsqu’on sait
que d’une apparition à l’autre, des mois s’écoulent, quand ce n’est
pas des années. Pour comprendre ce phénomène qui participe de la
pollution du climat politique en Algérie, il est intéressant
d’établir l’homologie entre la sphère du politique prise comme
système global régissant les interactions et les activités
politiques d’une part, et l’économique, sphère régissant l’ensemble
des activités et échanges économiques de l’autre. Transposé dans le
champ économique, le parti politique peut se définir comme une
«entreprise politique» activant au sein d’un «marché politique
dominé par la concurrence». L’activité des partis vise une
«plus-value politique», pour ce faire, l’entreprise politique
fabrique dans sa «manufacture» le «produit», ici son programme en
vue de le vendre sur le marché. La vente a lieu sur la voie
publique, les meetings, les manifestations de rue, mais elle est à
terme couronnée par une grandiose vente promotionnelle lors des
grandes foires, ici les élections. Autrement dit, les résultats des
élections renvoient aux résultats de la vente programmatique. Les
résultats officiellement proclamés étant une sorte de bourse
indiquant la côte respective des acteurs en présence. L’indice
probant de la bonne santé de l’entreprise politique est le chiffre
d’affaires, ici le nombre de voix récoltées. Mais la bonne santé se
mesure aussi à l’aune de la stratégie de fonctionnement qui a été
mise au point par l’entreprise sur le court, moyen et long terme, en
vue d’assurer et de préserver sa part de marché à côté d’autres
entreprises fiables. Bref, ce qui détermine la survie de
l’entreprise n’est autre que la loi de l’offre et de la demande.
Notion importante, s’il en fut, qui, à vrai dire, est celle-là même
qui préside à la régulation du marché politique. Un parti politique
ne peut exister que si les conditions de son existence sont réunies,
ce qui est la vérité même de Lapalisse. Le besoin de créer un parti
se fait d’autant plus sentir qu’un nouveau courant d’opinion a
émergé dans la société. Le parti disparaît naturellement avec
l’extinction de l’idéologie qui l’avait jusque-là porté pour céder
la place au nouveau mouvement devant prendre la relève. Le partage
des voix s’impose par exemple quand il y a un surplus de partis,
autrement dit quand il y a une offre supérieure à la demande. Que
cela soit dit en passant, le chiffre avoisinant le un million de
bulletins nuls mis à la décharge de l’ensemble des «entreprises
politiques» en lice lors des législatives du 17 mai, constitue le
stock des invendus.
De l’économie à
la politique
Mais sur le
terrain, on s’est appliqué à formater le paysage politique sur le
modèle économique. L’avènement de l’économie dite de marché ne
signifie pas la fin de l’étatisme et des tares qu’il avait
charriées. Des entreprises complètement en banqueroute ont été mises
sous perfusion, maintenues en vie artificiellement sans qu’elles
soient capables de réaliser le moindre bénéfice. Or, comme nous
venons de l’exposer, l’entreprise économique/politique est vouée à
la faillite si elle ne parvient pas à tenir tête à ses concurrents,
améliorer son produit/programme et séduire ses clients/citoyens.
Quantité de pays émergents ont connu cet «archaïsme économique» qui
consiste à transposer des schèmes de gestion propres à l’économie
dirigée vers l’économie de marché. On a ainsi injecté de l’argent
frais dans des associations aussi moribondes que budgétivores,
issues de l’ère socialiste et monopartisane. On comprend mieux
pourquoi les partis qui ont fait le pari d’activer par intermittence
ont pu aisément tordre le cou à la loi de l’offre et de la demande.
Toujours est-il
que la sphère politique est consubstantielle à la sphère économique,
à l’archaïsme économique correspond l’archaïsme politique, lequel
archaïsme consiste à maintenir dans l’hibernation à coups de
circulaires, d’injonctions et d’argent, des partis qui ont cessé
d’être politiques à l’image des entreprises qui ont cessé d’être
économiques. La décantation qu’on eût pu attendre sur le terrain ne
s’opère pas. Pourtant, de par le monde, tous les partis qui ont vécu
des débâcles électorales à répétition ont fini par être laminés
avant de disparaître définitivement. Nul besoin de rappeler que le
dépôt d’un bilan désastreux entraîne logiquement la liquidation de
l’entreprise concernée. Puisque se retrouvant sans ressources
idéologiques et financières, sans potentiel intellectuel et
militant, elle est contrainte à baisser rideau. Si donc ces petites
formations (contrefaites, devrions-nous dire) qui ne méritent pas en
fait ce qualificatif qui les désigne par leur taille, n’avaient pas
été maintenues en l’état, elles auraient déjà disparu depuis
longtemps. Force est donc de souligner que le maintien artificiel
de ces entreprises politiques improductives et donc sans rendement
politique s’entend, avait déjà préparé le lit à la fraude
électorale. Le détournement des voix au profit des grands partis (un
autre qualificatif impropre) participe du pillage politique. On
détourne des voix comme on détourne l’argent des hôpitaux, des
banques ou du médicament au profit d’entités privées non
identifiées. A l’économie de pillage correspond le pillage
politique. Les partis fraudeurs s’adjugent ainsi des «biens
politiques» qui ne leur appartiennent pas en propre pour se
présenter sous des dehors trompeurs.
La
contrefaçon du politique
Chez nous, des
«sensibilités», entendez des courants d’opinion s’étant jadis
exprimées au sein du FLN d’avant octobre 88, ont pu obtenir leur
agrément pour pouvoir activer sous la forme de partis. L’agrément
avait les vertus d’un registre du commerce, et on ouvrait des partis
comme on ouvrait des boutiques. La rente politique aidant,
s’amorçait alors à grande échelle la réduplication d’appareils
fantomatiques, autant dire des chapelles sans militants et sans
politique. Curieusement, on a plus insisté sur le caractère
épisodique de leur apparition que sur la répétition de leur échec.
Car c’est cela en réalité qu’ils viennent promettre sporadiquement.
Avec l’insolence qui leur est coutumière, ils resurgissent lors des
rendez-vous électoraux, s’adonnant à la contrefaçon politique,
déballant leur logorrhée phraséologique en face de qui veut les
entendre. On aura compris que le concept économique servant à
décrire le trafic sur les labels et les marques de prestige, liés à
l’authentification des marchandises, s’applique parfaitement au
trafic sur la politique. Le discours de ces partis à l’emporte-pièce
est contrefait. Il n’est pas le leur, ils l’ont chipé à ceux qui
s’opposent au pouvoir véritablement. Pour justifier leur absence des
années durant, les chefs de ces appareils inertes vous rétorqueront
en arborant une mine simiesque : «Nous activons mais
malheureusement, les médias nous boudent». Leur argumentaire est la
copie conforme de l’argumentaire développé par les partis qui
souffrent réellement de la partialité du pouvoir en place. Leur
programme politique est le produit de la contrefaçon. C’est un
produit de laboratoire, fabriqué froidement dans les halls obscurs
de la clandestinité. Les partis contrefaits peuvent être classés
dans la même catégorie que les détenteurs de licences de taxi. Ils
louent leur licence au plus offrant. Des bailleurs de fonds occultes
comme il peut en exister dans les terrains marécageux de l’économie
informelle les poussent au grand air pour venir singer tout ce qui
bouge. Il y en a qui sont passés maîtres dans l’exercice simiesque
en imitant des intellectuels de haut vol, d’autres en imitant des
islamistes avérés, d’autres encore en singeant jusqu’à la perfection
des démocrates francophones ou des militantes féministes. D’autres
usent de procédés sophistiqués pour reproduire la langue de bois du
FLN, etc. etc. Chaque catégorie simiesque est investie par des «singeurs»
professionnels. Leur faconde étant contrefaite, ils excellent
finalement dans une politique de pacotille dont ils encombrent
l’espace public. On ne sait par quel miracle certains parviennent à
leurs fins. C’est ce qu’on appelle de la concurrence déloyale dans
ce système politique qui s’imbrique parfaitement dans le système
économique qui a enfanté l’affaire Khalifa. Il est remarquable de
dresser ce parallèle entre les attitudes d’hommes que tout semble
séparer. Au tribunal de Blida, lors du fameux procès, le SG de l’UGTA
Abdelmadjid Sidi Saïd s’est dit assumer le placement des fonds
provenant de la CNAS…A l’issue des législatives du 17 mai, les chefs
des trois partis de la coalition se sont donné le mot – au-delà de
la divergence de l’interprétation – pour prendre acte de la forte
abstention…Les deux attitudes ont ceci de commun qu’elles disculpent
leurs auteurs par la seule magie de la déclaration publique. On a
avancé l’idée de changer la loi électorale afin d’assainir la scène
politique nationale. Pour autant, lorsqu’il s’est agi de Khalifa sur
lequel on n’a pas hésité à lever le glaive de la justice, l’idée de
faire adopter une nouvelle loi n’avait pas effleuré l’esprit de nos
dirigeants. C’est pourquoi il semble aléatoire de pondre un texte
juridique supplémentaire là où une médication politique s’avère la
plus profitable. La contrefaçon politique n’a en définitive comme
antidote rien, rien que et seulement …. la politique.
Larbi Graïne
Haut
Accord d’association vu par les Allemands
«Peu d’effet
sur l’économie algérienne»
Les impacts de
l’accord d’association signé entre l’Algérie et l’Union européenne
en vigueur depuis septembre 2005 ont été au centre d’une journée
d’étude organisée par la Chambre algéro-allemande de commerce et
d’industrie et de la Fondation Friedrich- Naumann au siège de la
Chambre algérienne du Commerce et d’industrie (Caci). Lors de son
intervention, M. Andreas Hergenrother, directeur général de la
chambre algéro-allemande du commerce et d’industrie, a mis l’accent
sur la nécessité de la réforme de l’entreprise. «Nous sommes
convaincus et conscients que la plupart des exportateurs algériens
ne pourraient profiter de cet accord sans des réformes à l’intérieur
de leurs entreprises». Pour M. Hergenrother, ces réformes sont
susceptibles de créer un cadre juridique favorable à l’export avec
des institutions capables de soutenir et de promouvoir les
exportations qui restent actuellement à 98% issues des
hydrocarbures. Le même intervenant souligne qu’il nécessaire que
l’Algérie développe les secteurs hors hydrocarbures, notamment ceux
liés au transport, à l’agriculture et l’artisanat. De son côté, M.
Klaus Bugner, ex-ministre délégué du ministère allemand de
l’Economie, est revenu sur les conditions ayant accompagné la
signature de cet accord. «Il ne suffit pas d’avoir une conviction,
il faut la mettre en œuvre» a-t-il expliqué. Convaincu que le
soutien des entreprises est une nécessité, M. Bunger estime que
l’ouverture de l’entreprise n’est pas une menace. L’ex-ministre
allemand n’a pas manqué de relever par la même occasion que
l’économie algérienne a connu un développement remarquable ces
dernières années. Il procédera ensuite à une comparaison des aspects
liés à l’économie de la période des années 90 à celle de 2000/2005.
Il relèvera que l’Algérie a accéléré son taux de croissance. Mais
le taux de chômage auprès des jeunes reste élevé, «30%», selon M.
Bunger, et ce, en dépit des efforts déployés pour la réduction du
sous-emploi. Il y a beaucoup de retard à rattraper en matière
d’investissements étrangers directs (IDE, même si, selon M.Bunger,
«la situation s’est visiblement améliorée». L’intervenant parle en
effet de la stabilité des institutions et de la stabilité de la
situation sécuritaire, même si «l’on considère que les derniers
attentats sont un retour en arrière». Abordant les blocages ayant
entravé la bonne application de l’accord d’association avec l’Union
européenne, l’ex- ministre fédéral évoque le manque de compétitivité
des banques publiques et les restrictions faites au commerce
extérieur.
Fatima Arab
Haut
Djezzy
Ouverture du
62e centre de service à Illizi
Une dizaine de
jours après l’ouverture de son CDS à Akbou, dans la wilaya de
Bejaia, Djezzy en a ouvert un autre, le 62e, à Illizi. C’est ce qui
est indiqué dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Par
l’ouverture de ce centre de service qui vient s’ajouter à la liste
déjà longue des boutiques Djezzy à travers le grand Sud, le leader
de la téléphonie mobile qui compte à son actif quelque 10 millions
d’abonnés vient ainsi confirmer sa devise qui consiste à être
toujours plus proche de ses clients. Par ailleurs, en signant une
nouvelle convention en roaming avec l’opérateur Jawwal-Palestine, ce
sont tout simplement pas moins de 331 opérateurs partenaires dans
130 pays à travers le monde qui sont totalisés. Autant dire donc que
toutes les raisons sont offertes pour que le choix des clients se
porte sur le leader de la téléphonie pendant les vacances.
S. M.
Haut
Accident mortel à Dély Brahim
Sonelgaz dégage
sa responsabilité
Le P-DG du groupe
Sonelgaz, M. Mustapha Guitouni, a animé hier au siège de la Sonelgaz
Distribution d’Alger un point de presse dans lequel il a nié toute
responsabilité de la Sonelgaz dans le grave accident survenu lundi
dernier à la cité des 512 logements d’Aïn Allah dû à une fuite de
gaz de ville et qui a fait trois morts et quelques 20 blessés, selon
un bilan rendu par la Protection civile. Selon M. Guitouni, un appel
a été reçu par une équipe de Sonelgaz au numéro 20 de la part d’un
citoyen qui habite le quartier suite auquel une équipe technique a
été dépêchée sur les lieux pour détecter la fuite, mais aucune trace
suspecte n’avait été relevée. Selon le P-DG de Sonelgaz, deux
hypothèses sont à prévoir suite à cette explosion : la première
hypothèse, c’est qu’elle serait due à une fuite de méthane qui
dernier peut provoquer une explosion s’il entre en contact avec
l’air, la deuxième hypothèse repose sur le vide sanitaire. On voit
aujourd’hui que la plupart des citoyens occupent ces vides
sanitaires au niveau de leurs immeubles, ce qui représente un réel
danger de mort pour ces citoyens. M. Guitouni a indiqué que
l’enquête suit son cours et que le rapport final est attendu pour
bientôt.
Sofiane Abi
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Energie
La taxe sur le
revenu pétrolier fixée
La valeur de la
production mensuelle est diminuée de plusieurs déductions relevant
du même périmètre d’exploitation.
Les règlements
mensuels provisoires valant acomptes sur la taxe sur le revenu
pétrolier (TRP) de l’exercice ont été déterminés selon la valeur de
la production mensuelle, la valeur de la production des
hydrocarbures extraits du ou des gisements inclus dans le périmètre
d’exploitation.
Selon le décret
exécutif n° 07-130 du 7 mai 2007 fixant les modalités de calcul des
montants des règlements mensuels provisoires valant acomptes sur la
taxe sur le revenu pétrolier (TRP), la valeur de la production
mensuelle est diminuée de plusieurs déductions relevant du même
périmètre d’exploitation. Ces diminutions concernent notamment la
redevance payée au titre du mois concerné, d’un douzième des
tranches annuelles d’investissement de développement en appliquant
les règles d’uplift prévues par la loi, avec entre autres les
tranches annuelles d’investissement des exercices antérieurs
relatives aux gisements existants, y compris la quote-part des
investissements communs alloués au périmètre, basées sur les
déductions déjà approuvées par l’agence nationale pour la
valorisation des ressources en hydrocarbures «ALNAFT», les tranches
annuelles d’investissement de l’exercice en cours basées sur les
prévisions annuelles retenues dans le budget et un douzième de la
provision annuelle, approuvée par l’agence, pour faire face au coût
d’abandon et/ou de restauration de site. Pour les besoins de la
détermination du taux de la taxe sur le revenu pétrolier (TRP)
applicable au mois, telle que stipulée par la loi, la valeur cumulée
de la production (PV) est calculée sur la base des modalités de
calcul utilisée.
La TRP annuelle
définitive pour le périmètre d’exploitation est calculée, quant à
elle, par le contractant à la fin de l’exercice en tenant compte des
éventuels corrections et ajustements portant sur la valeur de la
production, des réalisations d’investissement de l’exercice et les
valorisées conformément à la méthode définie dans la procédure
comptable annexée au contrat de recherche et/ou d’exploitation.
Après déduction des acomptes mensuels déjà réglés, le contractant
effectue la liquidation de la TRP, en versant le montant restant dû,
au plus tard, le jour de l’expiration du délai fixé pour le dépôt de
la déclaration annuelle des résultats de l’exercice. Selon le décret
exécutif n° 07-131 du 7 mai 2007 fixant les modalités de calcul de
l’impôt complémentaire sur le résultat (ICR), l’application est
faite sur la base des résultats réalisés par chaque personne
participant à un ou plusieurs contrats de recherche et
d’exploitation ou à un ou plusieurs contrats d’exploitation. Le
calcul de cet impôt s’effectue conformément aux dispositions de la
réglementation. Elles se rapportent aux charges déductibles du
montant de la redevance, du montant de la taxe sur le revenu
pétrolier, des dotations aux amortissements, conformément à la
législation en vigueur. L’impôt est payé annuellement au plus tard
le jour de l’expiration du délai fixé pour le dépôt de la
déclaration annuelle des résultats de l’exercice conformément aux
dispositions réglementaires.
R. E.
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Au tribunal de BLIDA
Condamnation à
mort pour les assassins du «taxieur»
Les auteurs de
l’assassinat du chauffeur de taxi de Blida viennent d’être condamnés
à mort par le tribunal criminel de Blida, siégeant depuis samedi
dans le cadre de la première session de l’année en cours. Les faits
qui remontent au mois de septembre dernier ont suscité un certain
nombre d’interrogations sur les agissements des deux assassins. En
effet, le jour des faits, vers 17h, deux jeunes d’âge moyen et dont
l’un d’eux était un garde communal avaient demandé à un chauffeur de
taxi de Blida de les transporter à Chréa pour y rejoindre le siège
de la Garde communale. Or leur objectif était l’assassinat et le
vol du véhicule de type Mégane. Une fois hors de l’agglomération de
Blida, le chauffeur de taxi a été sommé de s’arrêter alors que l’un
des deux passagers le menaçait avec un couteau. En précisant le
déroulement des faits, devant le tribunal, les deux inculpés
semblaient avoir agi inconsciemment. D’ailleurs l’un comme l’autre
ont déclaré au tribunal que le chauffeur de taxi les a suppliés,
leur demandant même de prendre le taxi et lui laisser la vie sauve,
mais ils lui portèrent 14 coups de couteau avant de le laisser mort
et baignant dans une mare de sang. D’ailleurs, dans la rage avec
laquelle ils lui plantaient les lames, l’un des inculpés s’est coupé
le petit doigt, ce qui l’obligea d’aller à l’hôpital de Douéra pour
se soigner. Alors que les deux malfaiteurs se trouvaient en salle de
soins, l’attention du gardien du parking fut attirée par les
flaques de sang à l’intérieur du véhicule ; il ne manqua pas
d’informer la gendarmerie devant laquelle ils ont avoué leur crime.
L’un des avocats de la défense, Maître Benouareth, qui semblait
affligé par le récit, a quand même plaidé les circonstances
atténuantes compte tenu de l’âge de son client, mais après
délibération, le tribunal est revenu avec la peine maximale alors
que le ministère publique avait requis la perpétuité.
A. B. M.
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