Hommage à Mahmoudi

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30/08/08

 

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Week-end sanglant

Sept militaires assassinés et 14 blessés à Batna

- Quatre terroristes abattus à Bouira

Une sanglante embuscade terroriste a coûté la vie à sept militaires et causé des blessures à 14 autres, sur la route entre Merouana et Batna. Par ailleurs, sur les monts de Lakhdaria à proximité de Bouira quatre terroristes ont été abattus par les forces de l'ANP.

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La réforme sur le permis et les auto-écoles reportée

 

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Un gardien de prison assassiné et un émigré kidnappé  

 

86 harraga interceptés jeudi au large de Annaba  

La plus grosse prise de l'été

 

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La rentrée scolaire et sociale compromise ?

 

Bientôt des instituts de formation de mouadhens

Mettre fin aux décharges de décibels de l'adhan du sobh 

 

Victoire diplomatique pour la cause sahraouie

Van Walsum écarté de la médiation par l'ONU

Le Trait d'Abi
 Divers

  Après son attaque gratuite contre l’armée algérienne

Le député marocain Abou Zeid désapprouvé par son parti

Le Parti marocain pour la justice et le développement n’a pas tardé à réagir par le biais de l’un de ses responsables, Mustapha Erramid, qui s’exprimait à l’agence de presse El Qods-Express, à une déclaration faite par El Idrissi Abou Zeid, député et membre du conseil national de cette formation politique, accusant les généraux algériens d’être

«des traîtres à la solde de la France».

L’accusation est tellement grave et gratuite que le parti politique auquel appartient ce député n’a pas tardé à rendre publique une «mise au point», prenant ses distances par rapport à ces déclarations calomnieuses. «Ce qui a été rapporté par quelques organes de presse citant le professeur universitaire et député Abou Zeid El Idrissi s’attaquant aux généraux algériens, ne représente nullement le parti», est-il écrit dans cette réponse.

«Ce qui a été rapporté par quelques organes de presse sur les déclarations de ce député devant des jeunes du Parti pour la justice et le développement ne reflète pas la position de ce parti, il (ce député) n’assure aucune responsabilité au sein du parti (…), et ne s’est pas exprimé en tant que responsable du Parti pour la justice et le développement», ajoute cette formation politique. Le député El Idrissi Abou Zeid reproche à l’Algérie son soutien à la cause sahraouie, dans le cadre de son attachement au principe du droit aux peuples à l’autodétermination. Prononcer de tels propos à l’encontre de l’armée algérienne, accusant ses généraux d’être des

«traîtres au service de la France» est une insulte qui semble calculée «politiquement», vu que ce député ne peut pas ignorer que la France officielle soutient le Maroc dans sa persistance à bafouer les règles internationales en s’obstinant à ne pas reconnaître le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, contrairement au principe auquel s’attache l’Algérie.

Le président du groupe parlementaire du Parti pour la justice et le développement a refusé, quant à lui, dans ses déclarations faites à l’agence de presse El Qods-Express, d’accuser une quelconque partie politique ou militaire algérienne ou internationale d’être derrière le maintien de la fermeture des frontières terrestres algéro-marocaines. Les deux responsables de ce parti politique marocain, présenté comme étant de l’opposition, se sont d’autre part exprimés pour la réouverture de ces frontières.

Il est à noter que la sortie médiatique de ce député a eu lieu juste avant le refus de l’ONU d’accorder un nouveau mandat à M. Van Walsum, son envoyé spécial pour le Sahara occidental, qui s’est distingué par sa prise de position flagrante en faveur du Maroc. Cette victoire pour la cause sahraouie ne semble pas avoir été appréciée par les partisans de l’occupation du Sahara occidental par le palais royal marocain et la mainmise sur les richesses de ce pays colonisé.

Par M. Abi

 

Victoire diplomatique pour la cause sahraouie

Van Walsum écarté de la médiation par l’ONU

L’ONU a confirmé jeudi  que le mandat de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Sahara  occidental, le Néerlandais Peter Van Walsum, n’avait pas été renouvelé et que ce  dernier serait bientôt remplacé, rapportent des agences de presse citant  une porte-parole de l’organisation onusienne, Marie Okabe. L’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu au Sahara occidental,  Peter Van Walsum, avait indiqué auparavant que son mandat, expiré le 21 août, n’a pas été renouvelé.  Dans une tribune publiée par le quotidien espagnol El Pais, M. Van Walsum (74 ans), qui avait remplacé en 2005 l’Américain James Baker à ce poste, a précisé  qu’il s’exprimait en qualité d’ancien envoyé spécial personnel de M. Ban Ki-moon. Le diplomate néerlandais avait estimé, en avril dernier, rappelle-t-on, que l’indépendance du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975, «n’(était) pas un objectif accessible». Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’Onu le 16 août dernier, le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait affirmé que M. Van Walsum s’est «totalement» disqualifié pour conduire toute négociation future entre le Front Polisario et le Maroc. «En adoptant une attitude délibérément pro-marocaine puisqu’elle conforte la position du Maroc qui ne conçoit de solution que dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du royaume, l’envoyé personnel se départit de l’attitude d’impartialité qui doit être la sienne et foule aux pieds la légalité internationale, se disqualifiant totalement pour la conduite future des négociations entre le Front Polisario et le Maroc», avait-il précisé. Le Front Polisario, en négociations avec le Maroc, avait exprimé sa stupéfactio et sa désapprobation à la suite de la déclaration faite en avril dernier par M. Van Walsum devant le Conseil de sécurité, soulignant qu’elle se démarque d’une manière radicale et inacceptable de la position traditionnelle des Nations unies sur cette question. Le Maroc et le Front Polisario ont entamé, en juin 2007, des négociations directes, sous l’égide des Nations unies, conformément à deux résolutions (1754 et 1783) du Conseil de sécurité, dans le but de parvenir à une «solution politique qui respecte le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui». Quatre rounds de négociations ont déjà eu lieu à Manhasset sans avancée réelle. Le Maroc refuse de parler dautre chose que son plan d’autonomie pour le Sahara occidental, que le Front Polisario considère «nul et non avenu».  Un cinquième round est prévu à une date non encore déterminée.

 

Monts de Lakhdaria

Quatre terroristes abattus

Dans deux opérations de traque et de ratissage effectuées par les forces de sécurité le week-end dernier dans les massifs montagneux de la région de Lakhdaria, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, il aurait été rendu possible l’élimination de six terroristes, selon des informations rapportées, et d’autres sources avancent la neutralisation de quatre terroristes et la récupération d’armes de type Kalachnikov. La première opération menée par les unités de l’armée a permis d’abattre trois terroristes au lieudit Beni H’lima, situé dans la localité de Maâla, suite à une embuscade tendue par les éléments de l’armée à ce niveau, après s’être rendu compte d’un mouvement de groupes terroristes signalé en cet endroit. Un accrochage s’en est suivi et s’est soldé par la mise hors d’état de nuire de trois terroristes et la récupération de trois fusils- mitrailleurs de marque Kalachnikov. Les corps des terroristes ont été acheminés vers la morgue du centre hospitalier de Lakhdaria, distante d’une vingtaine de kilomètres du lieu de l’affrontement. Pour la deuxième opération, elle s’est déroulée durant la nuit de mercredi dans la région de Bouderbala à l’ouest du chef- lieu de daïra, Lakhdaria. Un terroriste a été éliminé par les forces de sécurité à ce niveau  et un fusil-mitrailleur de marque Kalachnikov a été récupéré. Vraisemblablement, le terroriste abattu a été identifié ; il s’agit de B.S. âgé de 34 ans qui a rejoint les groupes terroristes durant l’année 1994. Certainement, la riposte des forces de sécurité après les deux attentats sanglants qui ont visé des civils dans la ville de Bouira il ya une dizaine de jours a été des plus énergiques, du moment qu’elle a permis la mise hors d’état de nuire d’une dizaine de terroristes, la destruction de casemates et la récupération d’un lot d’armement important.

Farès S.

 

Embuscade terroriste contre une unite de l’ANP a Batna

Sept militaires assassinés et 14 autres blessés

Les hordes de Abou Mossaàb Abdelouadoud, « émir » national du GSPC ont encore frappé, cette fois dans la wilaya de Batna. Une embuscade tendue par les terroristes à une unité de l’ANP a coûté la vie à sept militaires et fait quatorze blessés parmi les soldats. C’est dans une route reliant Merouana au chef-lieu de la wilaya de Batna que cette embuscade a été tendue. Ils seraient « des dizaines » de terroristes à avoir participé à ce guet-apens. Des renforts sont arrivés, rapidement, sur les lieux. Les tueurs du GSPC ont pris la fuite, entraînant, avec eux, des corps de leurs acolytes, abattus ou blessés au cours de l’accrochage. Cette embuscade a eu lieu la nuit du mercredi dernier. Les terroristes, embusqués, et, probablement armés jusqu’aux dents, auraient profité de l’obscurité pour surprendre, lâchement, les éléments de cette patrouille de l’ANP. Il est fort probable que ce soit le groupe de Batna du GSPC qui serait l’auteur de cette embuscade. Ce groupe s’était distingué, en septembre de l’année écoulée, par un attentat kamikaze qui a visé le cortége présidentiel, à Batna. Le kamikaze s’était fait exploser au milieu de policiers qui tentaient de l’appréhender, démasqué par un autre policier. Il avait actionné sa ceinture explosive au milieu de policiers et de la foule nombreuse qui réservait un accueil au président. Cette déflagration causé la mort à 19 personnes. Les forces de sécurité étaient alertées, à Batna, sur la volonté criminelle du GSPC de perpétrer  un attentat dans cette wilaya. Le kamikaze s’était faufilé parmi la foule pour passer inaperçu et tromper la vigilance des éléments des forces de sécurité.

Des évadés de la prison de Tazoult, en 1994, encadreraient les kamikazes du groupe de Batna du GSPC. Ils seraient parmi les rares survivants aux traques des forces de l’ANP et de sécurité. Ils seraient cachés dans des abris aux monts Oustili, se déplaçant, parfois, entre ces monts et les monts Taghda et Chlaàlaà.

M. Abi

 


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Le Commentaire

Par

NADJIB STAMBOULI

Retour à l’adhan de nos aïeux

Les mosquées à géométrie variable qui poussent à travers toutes les localités du territoire ne sont pas toutes, aux yeux de l’opinion publique, des emblèmes de foi et de piété, mais elles détiennent sans conteste la plus noble des vocations, celle d’être des maisons de Dieu. Cette teneur sacrée n’empêche malheureusement pas que s’installent à leur proximité, depuis cette dernière décennie, des habitudes peu recommandables, comme les nuées de commerçants ambulants, les vendeurs de colifichets et gadgets pseudo-religieux, amulettes, encens et extraits de musc mêlés, et surtout, pire, ces hordes de soi-disant gardiens de voitures qui rackettent les fidèles, commettant le sacrilège de rendre de fait payant le devoir de prière (et l’entrée aux cimetières d’ailleurs). Souvent en construction qui traîne en longueur (il paraît que c’est pour éviter la mainmise du ministère de tutelle, à la finition), la gestion de ces mosquées dépend de la qualité de l’association qui l’encadre et de l’imprégnation des véritables valeurs de l’Islam chez ces encadreurs bénévoles, ainsi que, bien entendu, leur irréprochable intégrité morale. A ceci près que cette honnêteté se retrouve souvent diluée dans des tâches quotidiennes qui font perdre de vue certains écarts, pour ne pas dire des dérives qui ont pris racine et se sont ancrées dans les mœurs, dans les pratiques du culte ou leur environnement immédiat. Le ministre des affaires religieuses, qui avait promis depuis longtemps de mettre de l’ordre dans ces aspects pour que tout ce qui a trait à la mosquée se présente sous les volets les plus honorables qui soient, a annoncé l’initiation d’un cycle de formation pour les mouadhens (muezzins, ou muezens, version APS), choisis parmi des récitants du Coran et qui seront instruits pour être la cheville ouvrière de la gestion du lieu de piété. Ghlamallah a donné des orientations pour le strict respect des horaires (pour l’appel de l’aube, l’on constate des écarts jusqu’à une demi-heure entre un appel et un autre) mais surtout pour que cessent ces agressions sonores quotidiennes que sont les appels à la prière du sobh, du moins dans certains quartiers populaires. A ne voir que les minarets surplombés de quatre à six haut-parleurs, l’on devine la décharge de décibels par les croyants aux aurores, réveillés en sursaut, qu’ils soient vieux, bébés ou malades. Les auteurs de ces violences ne se rendent pas compte du préjudice qu’ils causent à l’image de l’islam dont ils dévoient les vraies valeurs, en confondant le fait d’appeler                 «pacifiquement» (par un rappel, une invite) les fidèles à se diriger vers la mosquée d’une par et de l’autre, les réveiller brusquement, ce qui n’est assurément ni une mission ni une prérogative du mouadhen. Le malheur, c’est que, de crainte d’être traités de mécréants, les riverains, surtout ceux ayant des parents âgés ou malades, n’osent pas se plaindre auprès de l’imam et de ses assistants, prenant leur mal en patience en acceptant contre leur gré une agression provenant de la source censée être la plus conviviale, calme et sereine qui soit, la mosquée. L’islam a été si bien dévoyé dans notre pays que ce symbole de la mélodie et de l’harmonie de notre religion qu’est l’adhan a failli être vécu et relégué à un statut de calvaire enduré au quotidien par des citoyens parfois plus pieux que l’auteur de l’appel à la prière. Petit à petit, l’islam reconquiert ses vraies valeurs, et c’est tant mieux pour tous.

N. S.

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