|
Après son attaque gratuite contre l’armée algérienne
Le
député marocain Abou Zeid désapprouvé par son parti
Le
Parti marocain pour la justice et le développement n’a
pas tardé à réagir par le biais de l’un de ses
responsables, Mustapha Erramid, qui s’exprimait à
l’agence de presse El Qods-Express, à une déclaration
faite par El Idrissi Abou Zeid, député et membre du
conseil national de cette formation politique, accusant
les généraux algériens d’être
«des
traîtres à la solde de la France».
L’accusation est tellement grave et gratuite que le
parti politique auquel appartient ce député n’a pas
tardé à rendre publique une «mise au point», prenant ses
distances par rapport à ces déclarations calomnieuses.
«Ce qui a été rapporté par quelques organes de presse
citant le professeur universitaire et député Abou Zeid
El Idrissi s’attaquant aux généraux algériens, ne
représente nullement le parti», est-il écrit dans cette
réponse.
«Ce
qui a été rapporté par quelques organes de presse sur
les déclarations de ce député devant des jeunes du Parti
pour la justice et le développement ne reflète pas la
position de ce parti, il (ce député) n’assure aucune
responsabilité au sein du parti (…), et ne s’est pas
exprimé en tant que responsable du Parti pour la justice
et le développement», ajoute cette formation politique.
Le député El Idrissi Abou Zeid reproche à l’Algérie son
soutien à la cause sahraouie, dans le cadre de son
attachement au principe du droit aux peuples à
l’autodétermination. Prononcer de tels propos à
l’encontre de l’armée algérienne, accusant ses généraux
d’être des
«traîtres au service de la France» est une insulte qui
semble calculée «politiquement», vu que ce député ne
peut pas ignorer que la France officielle soutient le
Maroc dans sa persistance à bafouer les règles
internationales en s’obstinant à ne pas reconnaître le
droit du peuple sahraoui à l’autodétermination,
contrairement au principe auquel s’attache l’Algérie.
Le
président du groupe parlementaire du Parti pour la
justice et le développement a refusé, quant à lui, dans
ses déclarations faites à l’agence de presse El
Qods-Express, d’accuser une quelconque partie politique
ou militaire algérienne ou internationale d’être
derrière le maintien de la fermeture des frontières
terrestres algéro-marocaines. Les deux responsables de
ce parti politique marocain, présenté comme étant de
l’opposition, se sont d’autre part exprimés pour la
réouverture de ces frontières.
Il est
à noter que la sortie médiatique de ce député a eu lieu
juste avant le refus de l’ONU d’accorder un nouveau
mandat à M. Van Walsum, son envoyé spécial pour le
Sahara occidental, qui s’est distingué par sa prise de
position flagrante en faveur du Maroc. Cette victoire
pour la cause sahraouie ne semble pas avoir été
appréciée par les partisans de l’occupation du Sahara
occidental par le palais royal marocain et la mainmise
sur les richesses de ce pays colonisé.
Par
M. Abi
Victoire diplomatique pour la cause
sahraouie
Van
Walsum écarté de la médiation par l’ONU
L’ONU
a confirmé jeudi que le mandat de l’envoyé spécial du
secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental,
le Néerlandais Peter Van Walsum, n’avait pas été
renouvelé et que ce dernier serait bientôt remplacé,
rapportent des agences de presse citant une
porte-parole de l’organisation onusienne, Marie Okabe.
L’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu au
Sahara occidental, Peter Van Walsum, avait indiqué
auparavant que son mandat, expiré le 21 août, n’a pas
été renouvelé. Dans une tribune publiée par le
quotidien espagnol El Pais, M. Van Walsum (74 ans), qui
avait remplacé en 2005 l’Américain James Baker à ce
poste, a précisé qu’il s’exprimait en qualité d’ancien
envoyé spécial personnel de M. Ban Ki-moon. Le diplomate
néerlandais avait estimé, en avril dernier,
rappelle-t-on, que l’indépendance du Sahara occidental,
ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975,
«n’(était) pas un objectif accessible». Dans une lettre
adressée au secrétaire général de l’Onu le 16 août
dernier, le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait
affirmé que M. Van Walsum s’est «totalement» disqualifié
pour conduire toute négociation future entre le Front
Polisario et le Maroc. «En adoptant une attitude
délibérément pro-marocaine puisqu’elle conforte la
position du Maroc qui ne conçoit de solution que dans le
cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale
du royaume, l’envoyé personnel se départit de l’attitude
d’impartialité qui doit être la sienne et foule aux
pieds la légalité internationale, se disqualifiant
totalement pour la conduite future des négociations
entre le Front Polisario et le Maroc», avait-il précisé.
Le Front Polisario, en négociations avec le Maroc, avait
exprimé sa stupéfactio et sa désapprobation à la suite
de la déclaration faite en avril dernier par M. Van
Walsum devant le Conseil de sécurité, soulignant qu’elle
se démarque d’une manière radicale et inacceptable de la
position traditionnelle des Nations unies sur cette
question. Le Maroc et le Front Polisario ont entamé, en
juin 2007, des négociations directes, sous l’égide des
Nations unies, conformément à deux résolutions (1754 et
1783) du Conseil de sécurité, dans le but de parvenir à
une «solution politique qui respecte le droit à
l’autodétermination du peuple sahraoui». Quatre rounds
de négociations ont déjà eu lieu à Manhasset sans
avancée réelle. Le Maroc refuse de parler dautre chose
que son plan d’autonomie pour le Sahara occidental, que
le Front Polisario considère «nul et non avenu». Un
cinquième round est prévu à une date non encore
déterminée.
Monts de Lakhdaria
Quatre terroristes abattus
Dans
deux opérations de traque et de ratissage effectuées par
les forces de sécurité le week-end dernier dans les
massifs montagneux de la région de Lakhdaria, à une
quarantaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, il aurait
été rendu possible l’élimination de six terroristes,
selon des informations rapportées, et d’autres sources
avancent la neutralisation de quatre terroristes et la
récupération d’armes de type Kalachnikov. La première
opération menée par les unités de l’armée a permis
d’abattre trois terroristes au lieudit Beni H’lima,
situé dans la localité de Maâla, suite à une embuscade
tendue par les éléments de l’armée à ce niveau, après
s’être rendu compte d’un mouvement de groupes
terroristes signalé en cet endroit. Un accrochage s’en
est suivi et s’est soldé par la mise hors d’état de
nuire de trois terroristes et la récupération de trois
fusils- mitrailleurs de marque Kalachnikov. Les corps
des terroristes ont été acheminés vers la morgue du
centre hospitalier de Lakhdaria, distante d’une
vingtaine de kilomètres du lieu de l’affrontement. Pour
la deuxième opération, elle s’est déroulée durant la
nuit de mercredi dans la région de Bouderbala à l’ouest
du chef- lieu de daïra, Lakhdaria. Un terroriste a été
éliminé par les forces de sécurité à ce niveau et un
fusil-mitrailleur de marque Kalachnikov a été récupéré.
Vraisemblablement, le terroriste abattu a été identifié
; il s’agit de B.S. âgé de 34 ans qui a rejoint les
groupes terroristes durant l’année 1994. Certainement,
la riposte des forces de sécurité après les deux
attentats sanglants qui ont visé des civils dans la
ville de Bouira il ya une dizaine de jours a été des
plus énergiques, du moment qu’elle a permis la mise hors
d’état de nuire d’une dizaine de terroristes, la
destruction de casemates et la récupération d’un lot
d’armement important.
Farès S.
Embuscade terroriste contre une unite de
l’ANP a Batna
Sept militaires assassinés et 14 autres blessés
Les
hordes de Abou Mossaàb Abdelouadoud, « émir » national
du GSPC ont encore frappé, cette fois dans la wilaya de
Batna. Une embuscade tendue par les terroristes à une
unité de l’ANP a coûté la vie à sept militaires et fait
quatorze blessés parmi les soldats. C’est dans une route
reliant Merouana au chef-lieu de la wilaya de Batna que
cette embuscade a été tendue. Ils seraient « des
dizaines » de terroristes à avoir participé à ce
guet-apens. Des renforts sont arrivés, rapidement, sur
les lieux. Les tueurs du GSPC ont pris la fuite,
entraînant, avec eux, des corps de leurs acolytes,
abattus ou blessés au cours de l’accrochage. Cette
embuscade a eu lieu la nuit du mercredi dernier. Les
terroristes, embusqués, et, probablement armés jusqu’aux
dents, auraient profité de l’obscurité pour surprendre,
lâchement, les éléments de cette patrouille de l’ANP. Il
est fort probable que ce soit le groupe de Batna du GSPC
qui serait l’auteur de cette embuscade. Ce groupe
s’était distingué, en septembre de l’année écoulée, par
un attentat kamikaze qui a visé le cortége présidentiel,
à Batna. Le kamikaze s’était fait exploser au milieu de
policiers qui tentaient de l’appréhender, démasqué par
un autre policier. Il avait actionné sa ceinture
explosive au milieu de policiers et de la foule
nombreuse qui réservait un accueil au président. Cette
déflagration causé la mort à 19 personnes. Les forces de
sécurité étaient alertées, à Batna, sur la volonté
criminelle du GSPC de perpétrer un attentat dans cette
wilaya. Le kamikaze s’était faufilé parmi la foule pour
passer inaperçu et tromper la vigilance des éléments des
forces de sécurité.
Des
évadés de la prison de Tazoult, en 1994, encadreraient
les kamikazes du groupe de Batna du GSPC. Ils seraient
parmi les rares survivants aux traques des forces de
l’ANP et de sécurité. Ils seraient cachés dans des abris
aux monts Oustili, se déplaçant, parfois, entre ces
monts et les monts Taghda et Chlaàlaà.
M.
Abi
Haut
|