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Leurs détenteurs sont invités à alimenter leurs
avoirs
20
000 comptes CCP risquent d’être clôturés
Algérie Poste rapporte que les taxes d’inactivité et de
tenue annuelle de comptes CCP pour l’exercice 2008
seront recouvrées au cours du mois de septembre.
Des
milliers de clients d’Algérie Poste risquent de voir
leurs comptes CCP clôturés à partir de septembre
prochain avec le nouvel ultimatum accordé par la
direction générale d’Algérie Poste dans son communiqué
rendu public jeudi dernier, rappelle-t-on. Ceci dans le
cas où ils n’alimentent pas leurs comptes d’ici là. Dans
ce communiqué, la direction générale d’Algérie Poste
rapporte que les taxes d’inactivité et de tenue annuelle
de comptes CCP pour l’exercice 2008 seront recouvrées
au cours du mois de septembre. Ces taxes ont été fixées
respectivement à 150 DA et 100 DA par décret exécutif.
Dans ce communiqué, Algérie Poste invite les titulaires
dont l’avoir du compte courant postal est inférieur au
montant de la taxe correspondante à alimenter leur
compte par mandat de versement «afin d’en éviter la
clôture d’office». Il est à rappeler que ce communiqué a
été précédé par un autre rendu public par Algérie Poste
en octobre 2008 annonçant et expliquant les mêmes
mesures, évoquant le décret exécutif numéro 04-772 du 10
juin 2004. La date butoir a été fixée par Algérie Poste
au 2 novembre 2008. Le nombre de comptes courants
postaux (CCP) dont l’avoir est inférieur à 100 DA ou 150
DA serait 20 000, d’après une source proche de ce
dossier. Leurs détenteurs pourront, ainsi, perdre ces
comptes s’ils ne les alimentent pas en ces sommes
d’argent fixées par ce décret exécutif. L’application de
ce décret exécutif est perçue par Algérie Poste comme
une solution face à la saturation en nombre de comptes
ouverts, ajoute cette source qui rappelle que «le nombre
de comptes ouverts a dépassé 10 millions et il ne cesse
d’augmenter, d’année en année, et nous sommes,
aujourd’hui, arrivés à 14 chiffres composant un numéro
de compte». «Il faut noter que depuis quelque temps, une
décision a été prise par les autorités pour que les
opérations de remboursement des frais médicaux soient
effectuées exclusivement par CCP. Les bourses des
étudiants sont également versées par CCP et comme leur
nombre est en constante augmentation, le nombre de
comptes ouverts l’est aussi et c’est logique», lance
cette source.
«Les
victimes du terrorisme ainsi que les retraités
perçoivent également leurs pensions par CCP. Les anciens
moudjahidine et les enfants de chouhada percevront aussi
leurs pensions par CCP», explique cette source. Elargir
le réseau pour contenir tous ces comptes est devenu une
nécessité face à la saturation de l’ordinateur central
d’Algérie Poste. Ce qui expliquerait les pannes
enregistrées dans des agences d’Algérie Poste. «Celui-ci
enregistrait 1,5 million de comptes et sa capacité a été
augmentée récemment pour atteindre 3,5 millions de
comptes», explique cette source. Il est utile de
rappeler que les agences d’Algérie Poste enregistrent
quotidiennement jusqu’à 1 million d’opérations dont des
notifications d’avoirs et de retraits. Ce qui constitue
une source financière importante pour Algérie Poste. Les
taxes sur retrait sont de 32 DA pour 10 000 DA et 52 DA
pour 20 000 DA, tandis que 101 DA sont retenus pour
chaque notification d’avoirs.
Par
M. Abi
Le mois de Ramadhan dans les territoires sahraouis
occupés
Incarcérations, enlèvements, arrestations et agressions
Depuis
le début du mois de ramadhan, les dépassements exercés
par les autorités marocaines contre le peuple sahraoui
deviennent plus intenses et plus nombreuses.
Interdictions de sortie vers l’étranger, enlèvements,
agressions et incarcérations, sont le lot des Sahraouis,
depuis l’occupation des territoires de ce pays. Le mois
de carême ne semble pas avoir inspiré piété chez le
pouvoir marocain s’obstinant dans la colonisation de
tout un peuple, puisque, dès le deuxième jour du mois de
jeûne, au moins six personnes ont été blessées et des
domiciles saccagés dans la ville occupée de Layoun,
lorsque les forces marocaines réprimaient une
manifestation pacifique souhaitant la bienvenue à la
militante sahraouie Soultana Khaya et exprimant le
soutien au défenseur sahraoui des droits de l’homme,
Enaama Asfari, qui allait comparaître le lendemain
devant la cour de Tantan, au sud marocain, a rapporté
l’agence de presse sahraouie (Sahara Press Service, SPS).
Le
lendemain, cinq défenseurs sahraouis des droits humains,
dont le secrétaire général de l’«association des
victimes violations graves droits humains commises par
l’Etat marocain», ont été arrêtés par les forces
marocaines à Tantan. Ils arrivaient de Layoun pour
assister au procès de Enaama Asfari, ajoute cette agence
de presse. Le même jour et dans cette ville marocaine,
des défenseurs sahraouis ont été tabassés et abandonnés
hors de la ville de Tantan.
«Les
services de sécurité marocains ont délibérément torturé
et abandonné cinq défenseurs sahraouis des droits
humains en dehors de la périphérie de la ville (sud du
Maroc), après avoir été arrêtés dans la matinée,
tabassés et maltraités par ces mêmes services», poursuit
cette agence de presse citant une «source bien
informée». Le même jour, le procès de Enaama Asfari a
été ajourné, rapporte cette agence de presse. Des
organisations non gouvernementales (ONG), dont Amnesty
International, dénoncent les dépassements commis par les
autorités marocaines et demandent un procès équitable
pour Enaama Asfari. Le 26 du mois en cours, une
manifestation de solidarité avec Enaama Asfari a eu lieu
dans la ville de Dakhla occupée. Le lendemain, la
répression marocaine reprend de nouveau avec
l’arrestation de onze activistes sahraouis qui se
dirigeaient vers la ville de Tantan pour assister au
procès de Enaama Asfari. Le 28 de ce mois, ce militant
sahraoui des doits de l’homme a été condamné par le
tribunal marocain de première instance à une peine de 4
mois de prison ferme.
M.
A.
La question du jour
Les
esprits s'échaufferaient-ils ?
Entre
Hocine Zahouane et le FFS, ce n’est pas assez de dire
que c’est le pourrissement, cette action continue mais
sourde qui corrode une relation, laquelle a pu être
cordiale dans le passé. Ce n’est pas non plus le
paroxysme de l’exaspération, qui fait chercher
l’attaque, l’accusation la plus infamante, alors même
qu’on est le premier à ne pas trop y croire. C’est le
combat singulier où chacun s’escrime à porter le coup
décisif.
Pour
Hocine Zahouane, le FFS et la Fédération internationale
des droits de l’Homme se sont ligués contre lui parce
que la première est alignée sur les positions marocaines
s’agissant de la question saharienne, ce qui n’est
évidemment pas le cas de sa propre organisation. Pour
preuve, son premier responsable, nous révèle-t-il, est
un Marocain qui émarge au palais. Il serait un homme
d’influence, tout dévoué au trône, qui aurait embrigadé
le FFS, par le biais de la cause des droits de l’Homme,
ce front qu’il a investi depuis bien longtemps, et où il
entend garder la primauté. Et pour le FFS, Zahouane ne
serait à tout prendre qu’un suppôt du pouvoir en place.
Il aurait été parmi les premiers à applaudir, nous
apprend son premier secrétaire, à l’arrestation d’Aït
Ahmed il y a bien longtemps. Mais aussi, ajoute sur sa
lancée Karim Tabou, il aurait été ami avec Boumediene,
et il connaissait, ou bien il connaît, Bouteflika.
Imaginons un tribunal où ce sont ce genre de charges qui
s’échangent pour se confondre mutuellement.
Ainsi
donc, pour Zahouane, le FFS travaille en sous-main pour
le roi du Maroc, tandis que pour le FFS, Zahouane n’est
finalement rien d’autre qu’une taupe au service du
pouvoir algérien.
Après
cela, on est porté à se dire que non seulement la
rupture est consommée entre les deux, ce dont on se
doutait déjà, mais que l’explication finale ne saurait
tarder maintenant. Qu’elle pourrait même survenir dès la
rentrée. Voire avant. Mais quelle forme pourrait-elle
prendre ? Quelles nouvelles révélations, plus terribles
encore, pourraient être faites après celles qui viennent
de nous être livrées, à nous qui, dans notre perversité,
en redemanderions? Difficiles d’imaginer que des secrets
plus épouvantables, plus noirs encore vont nous être
dévoilés, pour notre édification il va sans dire.
Tout
conspirerait donc à ce que cette rentrée, qui
surviendrait pourtant en plein ramadhan, à une période
traditionnellement consacrée à une forme d’hibernation,
soit bien plus excitante qu’on ne l’aurait imaginé. Il
faut se rappeler en effet qu’un livre sur le colonel
Amirouche, de la plume même de Saïd Sadi, est en attente
de parution, dont on nous dit qu’il va comporter des
révélations sur le passé peu digne de certains gros
bonnets, les moins attendus sous ce chapitre-là. Le FFS
de son côté a déjà ouvert le feu contre le Premier
ministre. On sait maintenant qu’il n’y a pas que ce
dernier qu’il a l’intention de perdre de réputation.
Ça va
barder, c’est sûr. C’est inéluctable. Le déballage ira
crescendo, par bribes, les unes plus renversantes que
les autres. Et ça risque de durer, vu que ceux qui en
feront les premiers les frais, ne vont sûrement pas
recevoir le coup et faire le mort. Ils vont réagir, se
défendre, contre-attaquer. Ecrire des livres peut-être
ou, à tout le moins des articles, non seulement en
défense de leur réputation, mais aussi en haine de ceux
qui s’en sont pris à leur honneur. Alors les premiers à
avoir ouvert les hostilités se verront dans l’obligation
de reprendre la plume, ou de convoquer des conférences
de presse, et c’est le cycle qui recommencera, mais un
cran au-dessus, en plus mauvais.
On
peut se demander pourquoi cet énervement. Pourquoi ce
soudain recours à la dénonciation la plus directe, la
plus virulente, la plus mortelle. A croire que c’est là
le signe d’un pourrissement arrivé à maturité, qui pour
cela doit nécessairement aménager une issue à son
trop-plein de purulence, autrement il s’écoulerait à
l’intérieur, entraînant les pires conséquences. Et cette
situation n’est probablement pas propre à telle partie
plutôt qu’à une autre. Il ne serait pas autrement
étonnant si le FLN, ou le RND, manifestent à leur tour
les mêmes dispositions qu’on voit du côté de
l’opposition. C’est que de leur côté aussi il y a encore
plein de comptes à régler. Il y en aurait même plus en
réalité. Et puis il y a cette menace qui plane d’un
nouveau parti qui viendrait s’établir sur leurs propres
terres. Beaucoup moins que ça suffirait pour les faire
entrer en transe eux aussi.
Par
Mohamed Habili
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