Hommage à Mahmoudi

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30/08/09

 

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(03-12-07)

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Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

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Leurs détenteurs sont invités à alimenter leurs avoirs

20 000 comptes CCP risquent d’être clôturés

 

Pouvoir d'achat, économie nationale et nouvelles législations

Les lourds dossiers qui attendent Ouyahia

 

Championnat de D I de football (4e journée)

Coup d’éclat du Mouloudia d’Alger

 

 

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Leurs détenteurs sont invités à alimenter leurs avoirs

20 000 comptes CCP risquent d’être clôturés

Algérie Poste rapporte que les taxes d’inactivité et de tenue annuelle de  comptes CCP pour l’exercice 2008 seront recouvrées au cours du mois de septembre.

Des milliers de clients d’Algérie Poste risquent de voir leurs comptes CCP clôturés à partir de septembre prochain avec le nouvel ultimatum accordé par la direction générale d’Algérie Poste dans son communiqué rendu public jeudi dernier, rappelle-t-on. Ceci dans le cas où ils n’alimentent pas leurs comptes d’ici là. Dans ce communiqué, la direction générale d’Algérie Poste rapporte que les taxes d’inactivité et de tenue annuelle de  comptes CCP pour l’exercice 2008 seront recouvrées au cours du mois de septembre. Ces taxes ont été fixées respectivement à 150 DA et 100 DA par décret exécutif. Dans ce communiqué, Algérie Poste invite les titulaires dont l’avoir du compte courant postal est inférieur au montant de la taxe correspondante à alimenter leur compte par mandat de versement «afin d’en éviter la clôture d’office». Il est à rappeler que ce communiqué a été précédé par un autre rendu public par Algérie Poste en octobre 2008 annonçant et expliquant les mêmes mesures, évoquant le décret exécutif numéro 04-772 du 10 juin 2004. La date butoir a été fixée par Algérie Poste au 2 novembre 2008. Le nombre de comptes courants postaux (CCP) dont l’avoir est inférieur à 100 DA ou 150 DA serait 20 000, d’après une source proche de ce dossier. Leurs détenteurs pourront, ainsi, perdre ces comptes s’ils ne les alimentent pas en ces sommes d’argent fixées par ce décret exécutif. L’application de ce décret exécutif est perçue par Algérie Poste comme une solution face à la saturation en nombre de comptes ouverts, ajoute cette source qui rappelle que «le nombre de comptes ouverts a dépassé 10 millions et il ne cesse d’augmenter, d’année en année, et nous sommes, aujourd’hui, arrivés à 14 chiffres composant un numéro de compte». «Il faut noter que depuis quelque temps, une décision a été prise par les autorités pour que les opérations de remboursement des frais médicaux soient effectuées exclusivement par CCP. Les bourses des étudiants sont également versées par CCP et comme leur nombre est en constante augmentation, le nombre de comptes ouverts l’est aussi et c’est logique», lance cette source.

«Les victimes du terrorisme ainsi que les retraités perçoivent également leurs pensions par CCP. Les anciens moudjahidine et les enfants de chouhada percevront aussi leurs pensions par CCP», explique cette source. Elargir le réseau pour contenir tous ces comptes est devenu une nécessité face à la saturation de l’ordinateur central d’Algérie Poste. Ce qui expliquerait les pannes enregistrées dans des agences d’Algérie Poste. «Celui-ci enregistrait 1,5 million de comptes et sa capacité a été augmentée récemment pour atteindre 3,5 millions de comptes», explique cette source. Il est utile de rappeler que les agences d’Algérie Poste enregistrent quotidiennement jusqu’à 1 million d’opérations dont des notifications d’avoirs et de retraits. Ce qui constitue une source financière importante pour Algérie Poste. Les taxes sur retrait sont de 32 DA pour 10 000 DA et 52 DA pour 20 000 DA, tandis que 101 DA sont retenus pour chaque notification d’avoirs.  

Par M. Abi

 

Le mois de Ramadhan dans les territoires sahraouis occupés

Incarcérations, enlèvements, arrestations et agressions

Depuis le début du mois de ramadhan, les dépassements exercés par les autorités marocaines contre le peuple sahraoui deviennent plus intenses et plus nombreuses. Interdictions de sortie vers l’étranger, enlèvements, agressions et incarcérations, sont le lot des Sahraouis, depuis l’occupation des territoires de ce pays. Le mois de carême ne semble pas avoir inspiré piété chez le pouvoir marocain s’obstinant dans la colonisation de tout un peuple, puisque, dès le deuxième jour du mois de jeûne, au moins six personnes ont été blessées et des domiciles saccagés dans la ville occupée de Layoun, lorsque les forces marocaines réprimaient une manifestation pacifique souhaitant la bienvenue à la militante sahraouie Soultana Khaya et exprimant le soutien au défenseur sahraoui des droits de l’homme, Enaama Asfari, qui allait comparaître le lendemain devant la cour de Tantan, au sud marocain, a rapporté l’agence de presse sahraouie (Sahara Press Service, SPS).

Le lendemain, cinq défenseurs sahraouis des droits humains, dont le secrétaire général de l’«association des victimes violations graves droits humains commises par l’Etat marocain», ont été arrêtés par les forces marocaines à Tantan. Ils arrivaient de Layoun pour assister au procès de Enaama Asfari, ajoute cette agence de presse. Le même jour et dans cette ville marocaine, des défenseurs sahraouis ont été tabassés et abandonnés hors de la ville de Tantan.

«Les services de sécurité marocains ont délibérément torturé et abandonné cinq défenseurs sahraouis des droits humains en dehors de la périphérie de la ville (sud du Maroc), après avoir été arrêtés dans la matinée, tabassés et maltraités par ces mêmes services», poursuit cette agence de presse citant une «source bien informée». Le même jour, le procès de Enaama Asfari a été ajourné, rapporte cette agence de presse. Des organisations non gouvernementales (ONG), dont Amnesty International, dénoncent les dépassements commis par les autorités marocaines et demandent un procès équitable pour Enaama Asfari. Le 26 du mois en cours, une manifestation de solidarité avec Enaama Asfari a eu lieu dans la ville de Dakhla occupée. Le lendemain, la répression marocaine reprend de nouveau avec l’arrestation de onze activistes sahraouis qui se dirigeaient vers la ville de Tantan pour assister au procès de Enaama Asfari. Le 28 de ce mois, ce militant sahraoui des doits de l’homme a été condamné par le tribunal marocain de première instance à une peine de 4 mois de prison ferme.     

M. A.

 

La question du jour

Les esprits s'échaufferaient-ils ?

Entre Hocine Zahouane et le FFS, ce n’est pas assez de dire que c’est le pourrissement, cette action continue mais sourde qui corrode une relation, laquelle a pu être cordiale dans le passé. Ce n’est pas non plus le paroxysme de l’exaspération, qui fait chercher l’attaque, l’accusation la plus infamante, alors même qu’on est le premier à ne pas trop y croire. C’est le combat singulier où chacun s’escrime à porter le coup décisif.

Pour Hocine Zahouane, le FFS et la Fédération internationale des droits de l’Homme se sont ligués contre lui parce que la première est alignée sur les positions marocaines s’agissant de la question saharienne, ce qui n’est évidemment pas le cas de sa propre organisation. Pour preuve, son premier responsable, nous révèle-t-il, est un Marocain qui émarge au palais. Il serait un homme d’influence, tout dévoué au trône, qui aurait embrigadé le FFS, par le biais de la cause des droits de l’Homme, ce front qu’il a investi depuis bien longtemps, et où il entend garder la primauté. Et pour le FFS, Zahouane ne serait à tout prendre qu’un suppôt du pouvoir en place. Il aurait été parmi les premiers à applaudir, nous apprend son premier secrétaire, à l’arrestation d’Aït Ahmed il y a bien longtemps. Mais aussi, ajoute sur sa lancée Karim Tabou, il aurait été ami avec Boumediene, et il connaissait, ou bien il connaît, Bouteflika. Imaginons un tribunal où ce sont ce genre de charges qui s’échangent pour se confondre mutuellement.

Ainsi donc, pour Zahouane, le FFS travaille en sous-main pour le roi du Maroc, tandis que pour le FFS, Zahouane n’est finalement rien d’autre qu’une taupe au service du pouvoir algérien.

Après cela, on est porté à se dire que non seulement la rupture est consommée entre les deux, ce dont on se doutait déjà, mais que l’explication finale ne saurait tarder maintenant. Qu’elle pourrait même survenir dès la rentrée. Voire avant. Mais quelle forme pourrait-elle prendre ? Quelles nouvelles révélations, plus terribles encore, pourraient être faites après celles qui viennent de nous être livrées, à nous qui, dans notre perversité, en redemanderions? Difficiles d’imaginer que des secrets plus épouvantables, plus noirs encore vont nous être dévoilés, pour notre édification il va sans dire.

Tout conspirerait donc à ce que cette rentrée, qui surviendrait pourtant en plein ramadhan, à une période traditionnellement consacrée à une forme d’hibernation, soit bien plus excitante qu’on ne l’aurait imaginé. Il faut se rappeler en effet qu’un livre sur le colonel Amirouche, de la plume même de Saïd Sadi, est en attente de parution, dont on nous dit qu’il va  comporter des révélations sur le passé peu digne de certains gros bonnets, les moins attendus sous ce chapitre-là. Le FFS de son côté a déjà ouvert le feu contre le Premier ministre. On sait maintenant qu’il n’y a pas que ce dernier qu’il a l’intention de perdre de réputation.

Ça va barder, c’est sûr. C’est inéluctable. Le déballage ira crescendo, par bribes, les unes plus renversantes que les autres. Et ça risque de durer, vu que ceux qui en feront les premiers les frais, ne vont sûrement pas recevoir le coup et faire le mort. Ils vont réagir, se défendre, contre-attaquer. Ecrire des livres peut-être ou, à tout le moins des articles, non seulement en défense de leur réputation, mais aussi en haine de ceux qui s’en sont pris à leur honneur. Alors les premiers à avoir ouvert les hostilités se verront dans l’obligation de reprendre la plume, ou de convoquer des conférences de presse, et c’est le cycle qui recommencera, mais un cran au-dessus, en plus mauvais.

On peut se demander pourquoi cet énervement. Pourquoi ce soudain recours à la dénonciation la plus directe, la plus virulente, la plus mortelle. A croire que c’est là le signe d’un pourrissement arrivé à maturité, qui pour cela doit nécessairement aménager une issue à son trop-plein de purulence, autrement il s’écoulerait à l’intérieur, entraînant les pires conséquences. Et cette situation n’est probablement pas propre à telle partie plutôt qu’à une autre. Il ne serait pas autrement étonnant si le FLN, ou le RND, manifestent à leur tour les mêmes dispositions qu’on voit du côté de l’opposition. C’est que de leur côté aussi il y a encore plein de comptes à régler. Il y en aurait même plus en réalité. Et puis il y a cette menace qui plane d’un nouveau parti qui viendrait s’établir sur leurs propres terres. Beaucoup moins que ça  suffirait pour les faire entrer en transe eux aussi.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

Retour au chantier

Après le très long intermède de la saison estivale et de la halte productive du ramadhan, période cependant ponctuée par l’annonce tumultueuse de la loi de finances complémentaire, après le repli donc, nous voilà à la fin des vacances. On a des difficultés à se rendre à l’évidence, mais nous sommes bien à la veille de septembre, donc de la rentrée. Les syndicats ne semblent pas aussi menaçants que les années précédentes, avec la sempiternelle «promesse» d’un front social bouillonnant, et ce ne sont pas les ministres qui vont le plus souvent au charbon, ceux de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Santé, qui vont se plaindre de cette apparente accalmie. Néanmoins, celui qui n’a aucune chance de voir se prolonger son repos, si tant est qu’il en ait eu, c’est bien Ouyahia, dont le gouvernement a d’immenses chantiers, au propre comme au figuré, qui l’attendent au tournant du chapitre «restes à réaliser». Sur la brèche depuis de longues années, ce gouvernement poursuit, avec plus ou moins de bonheur, réussites par-ci et échecs par-là, selon les secteurs, sa mission visant à placer le pays sur la rampe de lancement du décollage économique. La situation sécuritaire s’améliore nettement, sauf aux yeux des pessimistes professionnels, et, de visu, l’Algérie avance à grands pas vers l’espace de la modernité. A moins que tout ne soit chamboulé et torpillé par les conservateurs intégristes sortant de leur léthargie. Chacun sa période de repos…

N.S.

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