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Ghlamallah annonce une loi stricte
L’Etat veut
stopper la guerre des mosquées
Les appétits des
salafistes et autres partisans de l’utilisation de la religion à des
fins politiques seront-ils stoppés avec l’article de loi que le
ministère des Affaires religieuses compte introduire ?
Ce ministère qui
ne tient pas à laisser passer l’élaboration de la nouvelle loi sur
les associations sans introduire un article en ce qui concerne la
gestion des mosquées par des associations de gestion de ces lieux de
culte va-t-il freiner, par cette mesure, les ambitions démesurées de
ceux qui tentent, par la force et la menace, de prendre le contrôle
des mosquées au détriment de la représentation légale de ces lieux
de culte et au détriment des principes de cette religion ?Le
ministre qu s’exprimait, jeudi dernier, lors de son intervention au
cours d’une séance plénière à l’APN, consacrée aux questions orales
a annoncé que son département ministériel veut introduire un article
concernant les associations de gestion des mosquées dans la nouvelle
loi sur les associations, en cours d’élaboration par le ministère de
l’Intérieur et des Collectivités locales. Le ministre des Affaires
religieuses a déclaré que son département ministériel, pour que «la
loi sur les associations, en cours d’élaboration, puisse renforcer
le rôle et les missions des comités de gestion des mosquées», n’a
pas donné de détails sur le contenu de celle-ci.
En réponse à une
question relative aux conflits qui ont été enregistrés çà et là dans
certaines mosquées du pays, le ministre Ghlamallah a affirmé que le
ministère qu’il dirige ne «ménage aucun effort pour assurer la bonne
gestion des mosquées», ajoutant que la responsabilité est celle de
«toute la société». Il a estimé que ces conflits sont «très rares et
qu’ils ne sont point sources de préoccupations». «Selon les rapports
établis dans ce cadre, ces conflits sont généralement personnels et
interviennent parfois entre petits groupes à l’instar de ce qui se
passe dans les Assemblées élues», a-t-il poursuivi. Dans plusieurs
wilayas, dont Alger, des mosquées ont été le théâtre de conflits
opposant des imams à des membres d’associations de gestion de ces
lieux de culte. Certains imams ont été menacés et ont reçu des
lettres de menace, des dépôts de plainte ont été enregistrés et des
enquêtes menées par la police. Dans certaines situations, des
fidèles accusent des militants du parti politique de Abou Djerra
Soltani d’être derrière ces attaques contre des imams désignés par
le ministère des Affaires religieuses et ceci, ajoutent ces fidèles,
dans le but de faire la main mise de ces lieux de culte à des fins
politiques. Les salafistes ne sont pas du reste puisque accusés, eux
également, de tenter de s’approprier ces lieux de culte par la
force. En ce qui concerne les collectes d’argent au bénéfice des
mosquées, le ministre s’est dit toujours favorable, estimant que la
situation des mosquées des wilayas qui ont accordé des autorisations
réglementées pour ces collectes s’est améliorée. Il ajoute,
également, que ces collectes sont une bonne chose, tout en insistant
sur la nécessité de «l’application des circulaires
interministérielles dans la collecte de fonds». Le ministre n’a pas
précisé si les mécanismes de contrôle existaient à cet effet pour
connaî-tre l’origine des fonds et leur destination. C’est que les
précédents existent et il est vrai que la collecte d’argent, dans
les lieux de culte avait été mise à profit par des militants du
FIS-dissous, au début des années 1990. Cet argent pourrait avoir
servi au financement des terroristes qui considéraient les lieux de
culte comme des lieux de recrutement et des sources de financement.
D’où la révision de fond en comble de la réglementation régissant
les collectes dans les mosquées. Des lois qui ne valent pas plus que
les mesures prises pour les faire respecter.
M. Abi
Haut
Son projet de parti contrecarré
Kébir seul et
sans secours
Rabah Kébir
devrait se mordre les doigts. Le «grand» parti, un sosie du FIS,
qu’il entend créer après son retour d’exil, et dont l’annonce a fait
les unes de la presse nationale et étrangère, ne verra jamais le
jour. Telle est la sentence. Sans appel et ne souffre aucune nuance.
Du mois si l’on croit, bien sûr, Dahou Ould Kablia. Car le ministre
délégué aux Collectivités locales l’a bien déclaré mercredi à notre
confrère Djazaïr News : «Il n’existe aucune volonté ni à notre
niveau [ministère de l’Intérieur] ni au sein d’autres institutions
de traiter de la création par Rabah Kébir d’une formation politique»
a-t-il fait savoir. Et de deux, et de trois. Coup sur coup, les
chances de voir l’ancien presque député de Skikda à la tête d’un FIS
bis, sont sérieusement compromises. Pourtant l’intéressé, lui,
depuis qu’il est ici, n’a cessé de clamer à qui veut l’entendre son
retour à la politique sous la coupe d’une nouvelle formation
islamiste, dont il s’est même permis le luxe de présenter quelques
contours. Que s’est-il alors passé si le gouvernement qui avait au
début observé une certaine prudence, a pris les devants en
hypothéquant de la manière la plus officielle le projet fétiche de
Kébir ? Le numéro deux de l’Intérieur n’avance aucun argument mais
assure que si tel serait le cas, c’est-à-dire la création d’un
nouveau parti, seule la décision du président de la République
pourrait accréditer ou non une pareille éventualité. Ce qui n’est
pas le cas, réplique aussitôt le ministre. « La question n’est pas à
l’ordre du jour du chef de l’Etat» tranche-t-il comme pour mettre
une sourdine à toutes les hypothèses qui voient la main de
Bouteflika. Il faut dire que la sortie du ministre des Collectivités
locales rejoint le discours musclé que le président a délivré contre
le terrorisme.
Le paria
Kébir
indésirable ? En tout cas, les animosités, voire parfois les foudres
que ce dernier s’est attiré au sein même de sa famille politique, le
laissent croire. Si le gouvernement le traite comme l’a souligné
Ould Kablia «comme une personne condamnée à disparaî-tre de la scène
publique et politique», ses anciens «frères» du FIS, eux,
l’étiquettent tout en se gardant de citer le nom, de renégat. Toutes
les grosses figures du FIS, depuis que Kébir a confié sa volonté de
donner jour à un parti, ont sorti la grosse artillerie et chargé en
ordre de bataille contre celui qu’Abdelkader Boukhamkham considère
dans une interview qu’il a accordée jeudi dernier au quotidien Al
Bilad comme «le fou de Bouira qui espérait la prophétie». Pas de
blanc-seing non plus donc du côté de ses anciens compagnons. Si Ali
Benhadj juge le projet de Kébir «mort-né», Boukhamkham l’accuse
d’avoir «détourné le projet au profit de personnes qui travaillent
dans l’ombre et ce, en raison de la notoriété qu’il s’est faite
grâce au FIS». Clair, net et précis. Si ce dernier pense que Kébir
reste libre de s’engager dans la voie qu’il souhaite, il ne saurait
toutefois compter sur le noyau dur du FIS qui non seulement
refusent, dans «sa configuration actuelle» la charte, qui, eux,
nourrissent l’éternel rêve de donner une deuxième vie au FIS, le
vrai, avec pour but, bien sur, l’instauration d’une république
islamique. Quant à Rabah Kébir, il devrait vraiment se griffer la
face.
Amine Goutali
Haut
Accrochage au Mali
Mokhtar
Belmokhtar abattu ?
L’alliance
démocratique (malienne) du 23 mai pour le changement a annoncé, dans
son «blog», en date du 27 septembre en cours, qu’un violent
accrochage l’a opposé au groupe salafiste pour la prédication et le
combat (GSPC) au sahara malien. Les ex-insurgés maliens de cette
organisation rebelle annoncent que trois des «principaux chefs» du
GSPC ont été tués lors de cet accrochage et que parmi eux, l’on
compte «le remplaçant d’Abderrazak El Para» à la tête d’un groupe de
terroristes sévissant dans le sud du pays. Aucune autre source n’a
confirmé ou infirmé l’avènement de cet accrochage. Aucune identité
des chefs du GSPC qui auraient été tués lors de cet accrochage n’a
été déclinée. Reste à se demander pourquoi cette annonce est-elle
dénuée de fondement ? Accusés de faire partie des courants
islamistes de la région du Sahel, les responsables de l’alliance
démocratique du 23 mai pour le changement voudraient, comme le dit
l’auteur de l’information balancée sur le blog de cette
organisation, prouver au monde que cette alliance n’a aucune
relation avec les islamistes.
Les tribus
nordiques du Mali viennent-elles, donc, d’entrer en guerre contre le
terrorisme dans la région, en annonçant, à tort ou à raison, une
attaque contre le GSPC ?
Longtemps accusées
de complicité avec le terrorisme, ces tribus ont-elles décidé la
guerre contre l’organisation terroriste d’Abou Mossaâb Abdelouadoud ?
Cette information, si elle s’avère vraie, annoncerait un coup très
dur pour le GSPC. Ce «remplaçant d’El Para» qui reste à identifier
pourrait-il n’être que Mokhtar Belmokhtar, alias «le borgne», chef
d’un groupe de terroristes du GSPC sévissant dans le banditisme et
le trafic en tous genres au niveau de frontières ? Ce chef
terroriste serait, en effet, encore en mesure d’affronter, même au
Mali, une organisation paramilitaire, en dépit des pertes que l’ANP
lui a fait subir, il y a plusieurs mois, non loin de Ghardaia, suite
à l’embuscade qui a coûté la vie à 13 douaniers au sud du pays.
L’annonce de cet
accrochage rappelle, en certains points, l’attaque annoncée par les
autorités mauritaniennes de la caserne militaire Lembigui par des
terroristes du GSPC.
M. Abi
Haut
Les salariés sceptiques quant à son application
Le patronat
accepte une hausse de 10 à 20%
Cette augmentation
prend effet à compter du 1er octobre 2006.
A la veille de la
tripartite qui doit se tenir aujourd’hui dans la soirée, l’UGTA et
les organisations patronales ont convenu d’une augmentation
salariale au profit des travailleurs du secteur privé allant de 10
et 20%. De même que les représentants de la centrale et les
organisations patronales ont adopté à cette occasion la convention
collective cadre dans le secteur économique privé. Le communiqué
commun sanctionnant cette rencontre souligne toutefois qu’il faille
«tenir compte des spécificités économiques et financières des
différents secteurs d’activité». Une précision qui porte à croire
que le plus dur reste à faire. Une crainte qui est loin d’être
imaginaire si l’on se réfère, toujours, au communiqué rendu public à
l’issue de cette bipartite. En effet, s’il est annoncé que cette
augmentation prend effet à «compter du 1er octobre 2006», il reste
est-il indiqué qu’elle ne «sera rendue effective à l’issue des
négociations de branche». C’est dire donc que si le principe de
l’augmentation a été acquis, et que M. Sidi Saïd peut s’en vanter,
il n’en demeure pas mois que ce n’est pas demain la veille que les
travailleurs percevront cette hausse sur leurs fiches de paie. Et
pour cause, de nouvelles négociations sont à venir. Elles doivent se
faire par branches, dans le détail. A l’instar de celles organisées
entre les SGP et les Fédérations dans le secteur économique public.
En d’autres termes, cela signifie qu’il faudra se revoir et se
remettre autour de la table en vue de formaliser cette hausse qui,
dans l’heure, est juste de «principe». Autre précision contenue dans
le communiqué et qui est loin d’augurer d’une bonne nouvelle ou qui,
du moins, incite à refroidir les ardeurs, c’est celle qui fait état
de la nécessité de «tenir compte des spécificités économiques et
financières des différents secteurs d’activité». Les déclarations
faites par les patrons laissent clairement entendre que cette
concession faite pour une revalorisation salariale ne se fera pas au
détriment des entreprises privées. Le représentant de la CIPA a
déclaré que «l’Etat doit réserver une enveloppe d’un milliard de
dollars pour la mise à niveau des entreprises du secteur privé,
compte tenu des dettes fiscales et des pénalités qui s’en suivent».
Pour sa part le président de la CGEA a indiqué qu’au cours des
négociations, «les deux parties ont axé leurs discussions sur les
relations de travail avant d’aboutir à la possibilité d’augmenter
les salaires en tenant compte des paramètres importants touchant la
productivité, la compétitivité et la situation financière des
entreprises privées». Car, est-il souligné, si «aujourd’hui les
entreprises ont cette obligation morale d’augmenter les salaires»,
il reste que «l’objectif recherché c’est d’augmenter le pouvoir
d’achat pour essayer de booster les entreprises avec une
compensation de diminuer les charges». Des propos qui poussent à se
demander si en définitive les organisations patronales n’ont pas
fait des concessions sur le principe de cette hausse, juste pour
permettre à M. Sidi Saïd de tenir sa promesse, lui qui s’est engagé
à revaloriser les salaires des travailleurs, tous secteurs
confondus. Le patron de la Centrale syndicale, en remerciant les
organisations patronales d’avoir «répondu à une des plus importantes
revendications» de l’UGTA, sait qu’elles lui ont sauvé la face. Les
accords UGTA-patronat peuvent ainsi être signés de manière
solennelle aujourd’hui à l’occasion de la tenue de la tripartite. Il
en sera de même pour ceux conclus avec le secteur public et qui
portent sur une augmentation qui se situe dans la moyenne nationale,
entre 20 à 25%, pour toutes les entreprises du secteur public. Pour
les entreprises déstructurées, elle sera de 5 à 10%. Selon M. Sidi
Saïd, «les salariés constateront un plus dans leurs fiches de paie
des mois de septembre ou d’octobre», citant à titre d’exemple que
«la prime de panier, qui était de l’ordre de 2 000 dinars, passera à
3 000 dinars et qu’il a été obtenu également dix mois de plus pour
l’allocation-décès, entre autres».
Nadia Kerraz
Haut
Tripartite
L’heure de
vérité
La 12e rencontre
tripartite réunissant le Gouvernement, l’UGTA et le Patronat, se
tiendra ce soir à Djenane El-Mithak. Cette rencontre a été reportée
à plusieurs reprises depuis 2005, en raison, entre autres, du
référendum sur la charte. Des dossiers importants et brûlants sont à
l’ordre du jour de ce rendez-vous et qui devra déboucher sur la
détermination d’une nouvelle organisation du monde de travail mais
aussi et surtout sur de bonnes nouvelles, espérées par les
travailleurs, concernant les revalorisation des salaires dans tous
les domaines d’activités des secteurs privé et public. M. Belkhadem,
en sa qualité du Chef du gouvernement en finalisant les dossiers
inscrits à l’ordre du jour aura concrétisé l’un de ces nombreux
engagements et inscrira à son compteur le premier fait marquant
depuis sa nomination à la tête de l’exécutif.
Les conventions
collectives de branches dans le secteur public et pour la première
fois dans le secteur privé seront au menu. Ces conventions de
branches ont été finalisées après un véritable parcours du
combattant, effectué par les représentants des travailleurs pour
tenter d’arracher certains droits et réviser d’autres, en vue
d’améliorer la situation et le niveau de vie du travailleur. La
revalorisation des salaires, faut-il le préciser, a été le point
sur lequel ont buté les négociations, retardant de la sorte la
signature de ces conventions pour plusieurs fédérations et syndicats
d’entreprise. L’exemple le plus édifiant reste celui de la
Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, de la
mécanique, de l’électricité et de l’électronique (FNTMMEE) qui
n’arrive toujours pas à trouver un terrain d’entente avec les SGP.
Un autre round de négociations est encore prévu aujourd’hui, pour
tenter de débloquer la situation. «Si nous n’arrivons pas à trouver
un consensus, nous n’allons pas participer à la tripartite et nous
n’allons pas signer la convention», dira M. Kerdjani qui espère une
intervention rapide pour changer les choses car «le problème est
pourtant très simple», dira t-il, sans vouloir donner plus de
détails. Dans le secteur privé, l’accord a été conclu jeudi. Des
négociations fermes ont eu lieu entre l’UGTA et les représentants du
patronat et ont débouché, après une semaine chargée, sur l’adoption
des propositions du patronat.
Les trois
partenaires se pencheront sur le projet de pacte économique et
social. Un projet préparé par une commission composée de
représentants du Gouvernement, de la Centrale syndicale et du
patronat. Ce pacte va déterminer les relations entre l’UGTA et le
gouvernement, d’une part, et entre l’UGTA et le patronat, d’autre
part et l’application de ces dispositions s’étalera sur les quatre
années. La revalorisation du SNMG sera également évoquée. Une
demande formulée par l’UGTA qui espère le porter autour de 15 000
DA. Un accord sur la question sera considéré comme une véritable
victoire surtout que l’ancien Chef du gouvernement a refusé cette
hausse en raison de son impact financier estimé 50 milliards de
centime. La révision de l’article 87-bis de la loi 90-11 du 21 avril
1990 relative aux relations de travail figure au programme. Ahmed
Ouyahia avait promis cette révision à l’issue de la tripartite de
2004 au moment où l’UGTA avait demandé son annulation. Cette
promesse sera-t-elle tenue par M. Belkhadem ?
S’ajoute à tout ça
la question du payement des arriérés de salaires pour les 37 000
travailleurs en attente depuis plusieurs années. Une question restée
jusqu’à présent sans réponse et sans aucune mesure concrète prise à
l’encontre de ces travailleurs malgré toutes les promesses tenues à
ce sujet faisant état de leur payement avant le mois de ramadan. La
question sera certainement soumise à l’arbitrage du Chef du
gouvernement pour pouvoir enfin payer ces travailleurs.
Nouria
Bourihane
Haut
Farouk Ksentini à radio chaîne II
«Le dossier des
disparus n’est pas clos»
M. Ksentini,
président de la Commission nationale consultative de promotion et de
protection des droits de l’homme (CNCPPDH) a affirmé, lors de son
passage jeudi au forum de radio chaîne 2, que «les indemnisations
prévues au profit des familles des disparus ne signifient pas la
résolution définitive de ce dossier». Des propos qui contredisent
clairement les affirmations du ministre de l’Emploi et de la
Solidarité nationale qui avançait, il y a quelques jours que le
dossier des disparus est définitivement clos. «Je ne pourrais
considérer la question des disparus définitivement résolue que
lorsque le président de la République aura clôturé lui- même ce
dossier», a-t-il dit par la même occasion, ceci après avoir exprimé
sa «satisfaction» sur les résultats d’application de la Charte pour
la paix et la réconciliation nationale, les qualifiant de «positifs»
et «appréciables». La satisfaction de Farouk Ksentini est justifiée,
selon lui, par le bilan d’application de la Charte pour la paix et
la réconciliation nationale, «qui doit être considéré comme positif
ne serait-ce qu’au regard du nombre de terroristes qui ont déposé
les armes».
«A mon avis, ce
sont des résultats fortement appréciables (...) compte tenu de la
difficulté de l’opération elle-même». Il a, dans ce contexte, relevé
toutefois que son application «rencontre beaucoup de difficultés
d’ordre bureaucratique, caractérisées essentiellement par la lenteur
des procédures juridiques que rencontrent les familles de disparus
en pour la constitution des dossiers». Il a ainsi appelé les
responsables à mettre «moins d’obstacles à la délivrance des pièces
demandées et à faire preuve de plus de souplesse de manière à ce que
l’opération soit menée dans des délais raisonnables». L’invité du
forum a souligné aussi l’impact positif de l’indemnisation des
familles des disparus : «L’Etat a pris en charge toutes les victimes
de la tragédie nationale», fera t-il rappeler en expliquant que
cette décision «ne s’apparente à aucune autre ayant pu être prise
par d’autres pays qui auraient traversé de tels évènements».
Concernant la prolongation des délais d’application de la Charte, M.
Ksentini a souligné qu’à son avis, «il n’y a plus de possibilité de
faire bénéficier les terroristes qui ne se sont pas rendus après la
fin des délais de clémence» et ce, conformément à l’ordonnance qui
attribue au président de la République, le droit de prendre d’autres
dispositions.
Fatima Arab
Haut
Selon Chakib Khelil
«Les prix du
pétrole remonteront en hiver»
Le ministre a
expliqué que la faiblesse actuelle des prix du pétrole est due
notamment à la préoccupation concernant l’affaiblissement de
l’économie américaine.
Les prix du
pétrole qui ont baissé sensiblement ces dernières semaines, de 78
dollars le baril en août à 60 dollars actuellement, devraient
reprendre leur hausse à partir de l’hiver, a estimé jeudi le
ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. «Je pense que les
prix vont se stabiliser à leur niveau actuel ou baisser un peu avant
de reprendre», a dit le ministre dans une déclaration à la presse,
répondant à des questions orales des députés de l’Assemblée
populaire nationale. Le ministre, qui a expliqué que la faiblesse
actuelle des prix du pétrole est due notamment à la préoccupation
concernant l’affaiblissement de l’économie américaine, l’accalmie de
la situation géopolitique et climatique (pas d’ouragans) ainsi que
la baisse de la demande des Etats- Unis en essence après la fin des
vacances, prévoit que la demande pétrolière en hiver soit «plus
importante» à 1,3 ou 1,4 million de barils/jour, ce qui va relancer
les prix.
«Nous pensons que
l’année prochaine, la demande sera plus importante, d’autant plus
que l’économie américaine semble reprendre notamment avec
l’éventuel accord entre les Etats-Unis et la Chine sur le domaine
financier, ce qui pourrait réduire le déficit américain et aiderait
par là même à baisser les taux d’intérêt», a souligné M. Khelil.
Concernant l’inquiétude exprimée par certains producteurs quant à la
poursuite de cette baisse, le ministre considère que «cette baisse
est normale en cette période» où ce sont les fondamentaux qui
contrôlent le marché, à savoir l’offre, la demande et les stocks.
«Ce sont les
fondamentaux qui contrôlent le marché, ce n’est plus la
géostratégie, les ouragans etc.», a dit le ministre. «C’est vrai,
quand les prix qui sont très élevés baissent rapidement, c’est
préoccupant, mais nous pensons qu’ils vont rester à ces niveaux ou
faiblir un peu plus (59 ou 58 dollars/b), mais ils vont reprendre et
se renforcer au début de l’année prochaine, soit en hiver, où la
demande va être en hausse», a estimé M. Khelil.
Concernant une
éventuelle réunion extraordinaire de l’Opep, M. Khelil estime
qu’«elle n’était pas nécessaire pour le moment». «On a jugé que pour
le moment cette réunion n’est pas nécessaire», a dit le ministre qui
a relevé que «si les spéculateurs n’étaient pas préoccupés par une
possible intervention de l’organisation, les prix auraient déjà
baissé encore plus». «Actuellement, les spéculateurs, qui sont plus
préoccupés par une possible décision de l’Opep, ont peur de se
retirer du marché, craignant de voir l’organisation prendre une
décision» de réduction de sa production, a noté M. Chakib Khelil.
Affirmant que les membres de l’organisation étaient «constamment en
concertation», il a souligné que la réunion en décembre prochain à
Abuja (Nigeria) «est une bonne occasion et prendra la mesure
adéquate si nécessaire». Les prix du pétrole ont repris jeudi leur
tendance haussière en s’établissant à 62,66 dollars/b pour le Brent,
pétrole brut de la mer du Nord, et à 63,31 dollars pour le pétrole
américain «light sweet crude».
Amine B.
Haut
Dans un contexte de concurrence mondiale
Djiar veut des
médias publics efficaces
Le ministre de la
Communication, Hachemi Djiar, a souligné jeudi l’importance de «la
mise à niveau du secteur de l’information, notamment public, pour
s’adapter aux mutations survenues, au niveau mondial, dans le
domaine de l’information et de la communication».
Dans une
déclaration en marge d’une séance de l’Assemblée populaire nationale
(APN), consacrée aux questions orales formulées par des députés, le
ministre a mis en exergue la nécessité de «soutenir la formation
continue au profit des journalistes et journalistes professionnels».
Les instances concernées élaborent actuellement un ambitieux
programme en la matière, a t-il annoncé. «Ce programme a pour
objectif la création d’une bibliothèque et d’un centre de
documentation de presse ainsi qu’un club pour les journalistes et la
mise en place de programmes de formation continue», a-t-il soutenu.
En réponse aux questions de journalistes sur l’importance du
redressement et de l’amélioration du secteur de l’information, le
ministre a rappelé que «cet objectif concerne tous les secteurs, y
compris la presse écrite et les médias audiovisuels», avant de
mettre en exergue la nécessité de «la mise en valeur du secteur de
l’information, notamment public». Par ailleurs, M. Djiar a mis
l’accent sur «la nécessité de développer et de prendre en charge le
secteur privé afin de l’habiliter à faire face à la concurrence
mondiale», tout en écartant, pour l’instant, l’éventualité
d’ouverture du secteur audiovisuel au privé. Soulignant la nécessité
de généralisation de la technologie numérique au secteur de
l’information et de la communication afin qu’il soit au diapason du
développement en cours, le ministre a appelé à «tirer profit de la
révolution numérique».
«Nous œuvrons à la
généralisation de la technologie numérique aux radios locales de par
le pays», a assuré
M. Djiar en
rappelant «les mesures prises dans ce sens ainsi que l’amélioration
de la gestion des radios». Faisant observer que le volume horaire de
diffusion des radios au niveau national a été augmenté en ce mois de
ramadan, le ministre a annoncé que deux nouvelles radios de
proximité seront opérationnelles incessamment et 10 autres en 2007,
et ce, selon les moyens financiers disponibles. S’agissant du code
de l’information, le ministre a indiqué que «le code en vigueur ne
constitue en rien un obstacle devant la liberté de l’information»,
soulignant «l’importance d’une réflexion sur un nouveau code en
adéquation avec le développement en la matière».
Redouane A.
Haut
BP-Algérie s’implique dans la prévention routière
Des spots en
arabe, en kabyle et en français
Le ministre des
Transports, M. Mohamed Maghlaoui, a procédé jeudi, à Alger, au
lancement de trois campagnes nationales de prévention routière, en
partenariat avec la compagnie BP-Algérie. Cette campagne de
sensibilisation s’articule autour du thème central de «la
préservation de la famille» et met en relief dans le message qui
sera transmis aux usagers de la route les trois causes principales
des accidents en Algérie, à savoir, l’excès de vitesse, l’usage du
portable au volant et enfin la conduite en état de fatigue ou
stress.
«C’est la première
fois qu’une entreprise citoyenne prend part à la prévention routière
en Algérie en partenariat avec le ministère des Transports», a dit
M. Maghlaoui qui s’est félicité de l’initiative de BP-Algérie. Le
ministre a relevé que les statistiques enregistrées au cours du
premier semestre 2006 sont plutôt inquiétantes : 18 669 accidents de
la circulation occasionnant 1 840 décès et 26 825 blessés ont été
enregistrés au cours de cette période. Ces chiffres sont en hausse
de 4% par rapport au premier semestre 2005, a dit M. Maghlaoui
expliquant ce phénomène par «un relâchement de la vigilance par
rapport aux mesures draconiennes prises par les pouvoirs publics en
2005». S’agissant des actions de sensibilisation qui sont lancées en
partenariat avec la compagnie britannique, des messages seront
transmis en arabe, en kabyle et en français au cours de cette
campagne qui va durer une année pour appeler les automobilistes à
réduire la vitesse, a expliqué BP. Ce groupe pétrolier va consacrer
un montant de 40 millions de dinars pour mener cette campagne, dont
l’objectif est de réduire le nombre d’accidents en Algérie, a
annoncé son directeur général, M. Akli Brihi. Présente en Algérie
depuis 1996 dans le domaine de l’exploration pétrolière, BP a mené
des campagnes similaires de prévention routière dans plusieurs pays
comme l’Egypte, la Tunisie, «non pas pour améliorer l’image de
l’entreprise mais parce que cela fait partie de nos valeurs», a
ajouté M. Brihi. Les routes algériennes sont classées parmi les plus
meurtrières au monde faisant chaque année près de 4 000 morts et 35
000 blessés.
Amine B.
Haut
Economie de marché
«Compatible
avec l’Islam»
L’économie de
marché n’est pas incompatible avec l’Islam et les jurisconsultes
musulmans doivent toujours s’adapter au «contexte de l’époque» et
tenir compte des «données contemporaines», a affirmé jeudi soir à
Alger M.Mohamed Aïssa, directeur central au ministère des Affaires
religieuses. «Du moment que l’économie de marché respecte les
préceptes de l’islam, il n’y a pas de problème» à ce qu’elle soit
appliquée, a déclaré M. Aïssa lors d’une soirée sur le thème «Islam
et économie de marché», organisée par la Chambre algéro-allemande de
commerce et d’industrie et la Fondation Friedrich Nauman. Parmi les
préceptes de l’Islam en économie, l’expert a cité «le respect des
droits des travailleurs à une rémunération juste» et la nécessité de
«fructifier le capital par le travail, et non par le capital
lui-même», en allusion à l’usure (el-riba) prohibée. M. Aïssa,
s’adressant à un public composé en bonne partie d’hommes d’affaires
allemands intéressés par l’approche de l’Islam en matière
économique, a expliqué les principales règles de comportement que
doivent respecter les agents économiques en Islam.
Haut
Après la démission du DG du CHU d’Oran
Visite surprise
de Amar Tou
Le ministre de la
Santé et de la Réforme hospitalière, Amar Tou, était jeudi à Oran,
en visite de travail à Oran pour inspecter l’important
établissement qu’est l’entreprise hospitalo-universitaire (EHU) dont
le fonctionnement connaît encore quelques blocages. C’est ce qui
expliquerait la réunion tenue par le premier responsable du secteur
a rencontré, le même jour, au siège de la wilaya, avec les
responsables de toutes les instances concernées dont le maître
d’œuvre et l’entreprise Siemens chargée de l’équipement. La visite
en question coïncide, à deux jours près, avec la démission – un
limogeage, selon des sources – du directeur général du Centre
hospitalo-universitaire d’Oran, le professeur Attar Abderrahmane.
Toutefois, et selon des sources du CHUO, le ministre de tutelle ne
s’y est pas rendu. En attendant la nomination d’un remplaçant, c’est
le secrétaire général de l’établissement qui en assure l’intérim
E. Ikram
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Ligne Ottawa-Alger
La piste Air
Canada confirmée
L’accord aérien
algéro-canadien, conclu à Ottawa, vise à permettre à la compagnie
nationale Air Algérie d’ouvrir une ligne aérienne directe
Alger-Montréal.
La compagnie
aérienne Air Canada a été désignée par le ministère canadien des
Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités pour offrir des
services aériens entre le Canada et l’Algérie, conformément à
l’accord gouvernemental conclu le 7 juin dernier, à Ottawa, sur le
transport aérien, rapporte l’APS d’une source diplomatique à Ottawa.
L’annonce a été
faite cette semaine, à Ottawa, par Lawrence Cannon, ministre
canadien des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités.
Ce responsable a précisé qu’Air Canada a été désignée pour exploiter
des services aériens réguliers entre le Canada et l’Algérie, au
moyen d’ententes de partage de codes. Il soulignera à ce registre
que «la désignation d’Air Canada ouvre la voie au premier service
aérien régulier offert par un transporteur aérien canadien entre les
deux parties», avant de noter que ce service «pourrait permettre
d’accroître les échanges commerciaux et touristiques entre les deux
pays».
Au ministère
canadien en charge des transports, l’on relève que Air Canada a tout
d’abord l’intention d’exploiter un service en partage de codes à
destination de l’Algérie en utilisant les appareils d’un autre pays
au moyen d’une entente de coopération commerciale avec la compagnie
aérienne Lufthansa. Le partage de codes, explique-t-on, est un type
de service aérien qui permet à un transporteur de vendre des sièges,
en son nom, à bord de vols d’un autre transporteur.
De cette manière
les transporteurs peuvent étendre leurs réseaux internationaux et
offrir aux passagers un meilleur accès au marché mondial. «En vertu
des dispositions de la politique du Canada sur le transport aérien
international, tous les transporteurs aériens canadiens peuvent
demander au ministre des Transports l’autorisation d’offrir des
services aériens internationaux réguliers», lit-on dans un
communiqué de presse du ministère canadien publié à cette occasion.
La désignation d’Air Canada, pour rappel, a été rendue possible
grâce à l’accord de transport aérien existant entre les deux
gouvernements. L’accord aérien algéro-canadien, conclu à Ottawa vise
à permettre à la compagnie nationale Air Algérie d’ouvrir une ligne
aérienne directe entre Alger et Montréal.
Cette ouverture
est programmée durant la saison estivale prochaine, avait annoncé la
compagnie nationale aérienne. L’accord négocié prévoit la
possibilité de deux vols hebdomadaires pour chacune des compagnies
des deux pays qui souhaitent s’engager dans l’exploitation de la
ligne. «La conclusion de l’accord aérien algéro-canadien et
l’ouverture prochaine d’une desserte Alger-Montréal sont une bonne
nouvelle non seulement pour la communauté algérienne résidant au
Canada mais également pour les Algériens vivant aux Etats-Unis»,
avait déclaré l’ambassadeur d’Algérie à Ottawa, Smaïl Benamara, qui
a signé, au nom du gouvernement algérien, cet accord en juillet
écoulé.
K. B.
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43e anniversaire du FFS
Commémoration
en rangs dispersés
C’est dans la
division que le Front des forces socialistes a célébré, hier, son
43e anniversaire. En effet, en raison du conflit qui oppose une
partie des militants à la direction nationale de la formation de
Hocine Aït Ahmed (absent), la commémoration s’est déroulée en rangs
dispersés. A Tizi Ouzou, les membres de la direction nationale, à
leur tête le premier secrétaire national, Ali Laskri, ont organisé
un rassemblement au siège de la Fédération sise à la Nouvelle-Ville
avec une prise de parole où le conflit interne qui secoue le parti a
été inévitablement abordé. Selon le premier secrétaire national, «le
FFS ne sera jamais détourné de sa ligne politique» et l’opposition
née en son sein n’est qu’«un parasitage d’un groupe qui recourt aux
méthodes des aârouch». Selon lui, la crise est le fruit d’une
«manipulation du pouvoir, qui joue sur la situation sociale de
certains camarades pour déstabiliser le FFS» et d’ajouter que «le
pouvoir joue sur la violence et la division afin d’aboutir au projet
de régionalisation» et d’avertir que «quelque chose se prépare
contre la Kabylie».
De leur côté, les
militants de la section de Tizi Ouzou ont organisé un rassemblement
devant le siège de la section sise au centre-ville pour organiser
ensuite une marche vers le cimetière de M’douha où une gerbe de
fleurs a été déposée sur la stèle des martyrs de 1963. Prenant la
parole, un ancien militant de 1963 déplorera le fait que le statut
de «martyr» ne soit toujours pas reconnu par l’Etat et que la
direction nationale met de côté cette revendication. Faisant
allusion au conflit qui secoue le Front, un autre ancien militant,
dira que «le FFS ne sera jamais un parti du pouvoir mais il restera
un parti d’opposition national». De retour au siège de la section,
une conférence-débat a été tenue durant laquelle le départ de la
direction nationale a été encore une fois réitéré par les opposants.
Les propos tenus par les anciens et jeunes militants étaient d’une
rare violence et le porte-parole du parti a été fustigé par les
présents qui lui endossent la responsabilité de la «situation de
blocage que vit le FFS». Pour un ancien de 1963, «la direction
nationale s’est vidée des cadres et compétences du parti». L’orateur
mettra en exergue la volonté de faire du FFS «un parti de la Kabylie
en le dépouillant de son caractère national».
Pas de contacts
avec le FIS
Pour un autre
ancien militant, l’heure est au bilan. Selon lui, «le travail
pédagogique que devait mener le FFS à travers tout le pays pour
éveiller les consciences est délaissé par l’actuelle direction
nationale», et d’ajouter que le souci de certains n’est que de se
placer dans les listes électorales. «Le combat du FFS doit être
repris par des hommes sincères et de valeur», enchaîne un autre
intervenant. Les opposants dénonceront la non-consultation de la
base et le «parachutage des décisions», la violation des statuts du
parti, l’absence de travail politique, le refus de la direction
d’écouter les contestataires. Notons que les deux clans ne se sont
pas rencontrés au niveau du cimetière de M’douha. Le pro-direction
nationale étant arrivé après le départ des opposants. Les deux ailes
ont rassemblé presque le même nombre de militants. A Tipasa,
longtemps absent de la scène politique locale, le FFS y a refait
surface et, s’agissant de la révision de la Constitution, Ali
Lemdani, également porte-parole du Cnapest, a déclaré que le FFS
s’en tient à l’élection d’une constituante. Concernant les
prochaines législatives et plus particulièrement la participation de
son parti (à ces élections), il a déclaré que «cette question sera
tranchée au moment opportun». Quant à des prétendus contacts
FFS-Fis dissous,
M. Lemdani a
déclaré que «le FFS a toujours agi dans la transparence et que si
des contacts du genre avaient eu lieu, cela se saurait…».
Zahra H.
/Mohamed A.
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Congrès de l’union des investisseurs arabes d’Alger
Le patronat
algérien «optimiste»
«Les opportunités
d’investissement qu’offre Algérie sont énormes et nous voulons les
exploiter, les secteurs choisis très intéressants», lance d’emblée
le président de l’Union des hommes d’affaires arabes,
Ali Youssef, lors
d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi soir à l’hôtel
El Aurassi, Alger, dont le thème a été le 10e congrès de
l’investissement arabe prévue à Alger. D’origine jordanienne,
l’orateur ajoute que même si ses compatriotes sont parmi les
premiers investisseurs en Algérie, les opérateurs arabes des pays du
Moyen-Orient
ignorent tout sur l’Algérie, même les choses les plus simples. «Il
faut dire que la presse y est pour beaucoup de choses, elle donnait
une autre image de votre pays. Aujourd’hui, de grands changements
ont été constatés et la situation actuelle encourage
l’investissement, il n’y a qu’à voir les importantes transformations
économiques et le processus de privatisation qui a été suivi et qui
est le même dans de nombreux Etats arabes», poursuit-il. Cette
année, l’Algérie accueillera, du 18 au 19 novembre, le 10e congrès
de l’Union des investisseurs arabes, les organisateurs misent sur
une importante participation des investisseurs arabes, ils espèrent
ainsi développer des relations de partenariat économiques plus
denses et diversifiées entre les entrepreneurs algériens et les
entrepreneurs arabes. Le tourisme, l’agriculture, le bâtiment, les
travaux publics, les transports, les télécommunications, la santé,
les banques, les assurances, l’éducation et la promotion immobilière
sont les secteurs ouverts à l’investissement et choisis d’un commun
accord. Le responsable de la commission d’organisation, M.
Abdesselem, affirme que l’expertise et l’expérience des hommes
d’affaires arabes sont reconnues mondialement et leurs entreprises
sont devenues de véritables concurrentes. D’ailleurs, en 2005, le
montant des investissements des hommes d’affaires arabes s’est
chiffré à 400 milliards de dollars, 50% sont engagés dans des pays
arabes, 25% sont des prises de participation et 25% des placements.
«Le climat d’investissement est encourageant et les conditions sont
favorables, le libéralisme de nos textes a étonné plus
d’un opérateur!», souligne-t-il.
Mais l’Algérie
offre-t-elle les conditions nécessaires? Omar Ramadane, président
des forums des chefs d’entreprises (FCE), principal organisateur du
congrès est intransigeant : l’Algérie a les moyens de supporter et
de créer de bonnes conditions d’investissement.
Irane Belkhedim
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Journée mondiale du tourisme
Moussa
interpelle la société civile
Dans une
déclaration en marge de la célébration, mercredi soir à l’hôtel
Djazaïr, à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme célébrée
sous le thème : «Le tourisme, source d’enrichissement», M. Moussa a
avancé qu’il a été aussi «convenu de créer un espace pour les
opérateurs touristiques des deux Etats pour construire une véritable
alliance des destinations touristiques des deux pays pour la
commercialisation du produit touristique». Par ailleurs et lors de
son allocution à l’occasion, le ministre a souligné que le tourisme
représente sur le plan économique, «une industrie lucrative,
génératrice de richesses et d’emplois à moindre coût par rapport aux
autres industries, et une source de recettes considérables qui
contribuent à l’amélioration du revenu national, à la promotion de
l’image du pays et du niveau de vie des populations de certaines
régions isolées».
Habiba Ghrib
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