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Ghlamallah annonce une loi stricte

L’Etat veut stopper la guerre des mosquées

Son projet de parti contrecarré

Kébir seul et sans secours

Accrochage au Mali

Mokhtar Belmokhtar abattu ?

Les salariés sceptiques quant à son application

Le patronat accepte une hausse de 10 à 20%

Tripartite

L’heure de vérité

Farouk Ksentini à radio chaîne II

«Le dossier des disparus n’est pas clos»

Selon Chakib Khelil

«Les prix du pétrole remonteront en hiver»

Dans un contexte de concurrence mondiale

Djiar veut des médias publics efficaces

BP-Algérie s’implique dans la prévention routière

Des spots en arabe, en kabyle et en français

Economie de marché

«Compatible avec l’Islam»

Après la démission du DG du CHU d’Oran

Visite surprise de Amar Tou

Ligne Ottawa-Alger

La piste Air Canada confirmée

43e anniversaire du FFS

Commémoration en rangs dispersés

Congrès de l’union des investisseurs arabes d’Alger

Le patronat algérien «optimiste»

Journée mondiale du tourisme

Moussa interpelle la société civile

 

 30/09/06

 

Ghlamallah annonce une loi stricte

L’Etat veut stopper la guerre des mosquées

Les appétits des salafistes et autres partisans de l’utilisation de la religion à des fins politiques seront-ils stoppés avec l’article de loi que le ministère des Affaires religieuses compte introduire ?

Ce ministère qui ne tient pas à laisser passer l’élaboration de la nouvelle loi sur les associations sans introduire un article en ce qui concerne la gestion des mosquées par des associations de gestion de ces lieux de culte va-t-il freiner, par cette mesure, les ambitions démesurées de ceux qui tentent, par la force et la menace, de prendre le contrôle des mosquées au détriment de la représentation légale de ces lieux de culte et au détriment des principes de cette religion ?Le ministre qu s’exprimait, jeudi dernier, lors de son intervention au cours d’une séance plénière à l’APN, consacrée aux questions orales a annoncé que son département ministériel veut introduire un article concernant les associations de gestion des mosquées dans la nouvelle loi sur les associations, en cours d’élaboration par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Le ministre des Affaires religieuses a déclaré que son département ministériel, pour que «la loi sur les associations, en cours d’élaboration, puisse renforcer le rôle et les missions des comités de gestion des mosquées», n’a pas donné de détails sur le contenu de celle-ci.

En réponse à une question relative aux conflits qui ont été enregistrés çà et là dans certaines mosquées du pays, le ministre Ghlamallah a affirmé que le ministère qu’il dirige ne «ménage aucun effort pour assurer la bonne gestion des mosquées», ajoutant que la responsabilité est celle de «toute la société». Il a estimé que ces conflits sont «très rares et qu’ils ne sont point sources de préoccupations». «Selon les rapports établis dans ce cadre, ces conflits sont généralement personnels et interviennent parfois entre petits groupes à l’instar de ce qui se passe dans les Assemblées élues», a-t-il poursuivi. Dans plusieurs wilayas, dont Alger, des mosquées ont été le théâtre de conflits opposant des imams à des membres d’associations de gestion de ces lieux de culte. Certains imams ont été menacés et ont reçu des lettres de menace, des dépôts de plainte ont été enregistrés et des enquêtes menées par la police. Dans certaines situations, des fidèles accusent des militants du parti politique de Abou Djerra Soltani d’être derrière ces attaques contre des imams désignés par le ministère des Affaires religieuses et ceci, ajoutent ces fidèles, dans le but de faire la main mise de ces lieux de culte à des fins politiques. Les salafistes ne sont pas du reste puisque accusés, eux également, de tenter de s’approprier ces lieux de culte par la force. En ce qui concerne les collectes d’argent au bénéfice des mosquées, le ministre s’est dit toujours favorable, estimant que la situation des mosquées des wilayas qui ont accordé des autorisations réglementées pour ces collectes s’est améliorée. Il ajoute, également, que ces collectes sont une bonne chose, tout en insistant sur la nécessité de «l’application des circulaires interministérielles dans la collecte de fonds». Le ministre n’a pas précisé si les mécanismes de contrôle existaient à cet effet pour connaî-tre l’origine des fonds et leur destination. C’est que les précédents existent et il est vrai que la collecte d’argent, dans les lieux de culte avait été mise à profit par des militants du FIS-dissous, au début des années 1990. Cet argent pourrait avoir servi au financement des terroristes qui considéraient les lieux de culte comme des lieux de recrutement et des sources de financement. D’où la révision de fond en comble de la réglementation régissant les collectes dans les mosquées. Des lois qui ne valent pas plus que les mesures prises pour les faire respecter.

M. Abi

 

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Son projet de parti contrecarré

Kébir seul et sans secours

Rabah Kébir devrait se mordre les doigts. Le «grand» parti, un sosie du FIS, qu’il entend créer après son retour d’exil, et dont l’annonce a fait les unes de la presse nationale et étrangère, ne verra jamais le jour. Telle est la sentence. Sans appel et ne souffre aucune nuance. Du mois si l’on croit, bien sûr, Dahou Ould Kablia. Car le ministre délégué aux Collectivités locales l’a bien déclaré mercredi à notre confrère Djazaïr News : «Il n’existe aucune volonté ni à notre niveau [ministère de l’Intérieur] ni au sein d’autres institutions de traiter de la création par Rabah Kébir d’une formation politique» a-t-il fait savoir. Et de deux, et de trois. Coup sur coup, les chances de voir l’ancien presque député de Skikda à la tête d’un FIS bis, sont sérieusement compromises. Pourtant l’intéressé, lui, depuis qu’il est ici, n’a cessé de clamer à qui veut l’entendre son retour à la politique sous la coupe d’une nouvelle formation islamiste, dont il s’est même permis le luxe de présenter quelques contours. Que s’est-il alors passé si le gouvernement qui avait au début observé une certaine prudence, a pris les devants en hypothéquant de la manière la plus officielle le projet fétiche de Kébir ? Le numéro deux de l’Intérieur n’avance aucun argument mais assure que si tel serait le cas, c’est-à-dire la création d’un nouveau parti, seule la décision du président de la République pourrait accréditer ou non une pareille éventualité. Ce qui n’est pas le cas, réplique aussitôt le ministre. « La question n’est pas à l’ordre du jour du chef de l’Etat» tranche-t-il comme pour mettre une sourdine à toutes les hypothèses qui voient la main de Bouteflika. Il faut dire que la sortie du ministre des Collectivités locales rejoint le discours musclé que le président a délivré contre le terrorisme.

Le paria

Kébir indésirable ? En tout cas, les animosités, voire parfois les foudres que ce dernier s’est attiré au sein même de sa famille politique, le laissent croire. Si le gouvernement le traite comme l’a souligné Ould Kablia «comme une personne condamnée à disparaî-tre de la scène publique et politique», ses anciens «frères» du FIS, eux, l’étiquettent tout en se gardant de citer le nom, de renégat. Toutes les grosses figures du FIS, depuis que Kébir a confié sa volonté de donner jour à un parti, ont sorti la grosse artillerie et chargé en ordre de bataille contre celui qu’Abdelkader Boukhamkham considère dans une interview qu’il a accordée jeudi dernier au quotidien Al Bilad comme «le fou de Bouira qui espérait la prophétie». Pas de blanc-seing non plus donc du côté de ses anciens compagnons. Si Ali Benhadj juge le projet de Kébir «mort-né», Boukhamkham l’accuse d’avoir «détourné le projet au profit de personnes qui travaillent dans l’ombre et ce, en raison de la notoriété qu’il s’est faite grâce au FIS». Clair, net et précis. Si ce dernier pense que Kébir reste libre de s’engager dans la voie qu’il souhaite, il ne saurait toutefois compter sur le noyau dur du FIS qui non seulement refusent, dans «sa configuration actuelle» la charte, qui, eux, nourrissent l’éternel rêve de donner une deuxième vie au FIS, le vrai, avec pour but, bien sur, l’instauration d’une république islamique. Quant à Rabah Kébir, il devrait vraiment se griffer la face.

Amine Goutali

 

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Accrochage au Mali

Mokhtar Belmokhtar abattu ?

L’alliance démocratique (malienne) du 23 mai pour le changement a annoncé, dans son «blog», en date du 27 septembre en cours, qu’un violent accrochage l’a opposé au groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) au sahara malien. Les ex-insurgés maliens de cette organisation rebelle annoncent que trois des «principaux chefs» du GSPC ont été tués lors de cet accrochage et que parmi eux, l’on compte «le remplaçant d’Abderrazak El Para» à la tête d’un groupe de terroristes sévissant dans le sud du pays. Aucune autre source n’a confirmé ou infirmé l’avènement de cet accrochage. Aucune identité des chefs du GSPC qui auraient été tués lors de cet accrochage n’a été déclinée. Reste à se demander pourquoi cette annonce est-elle dénuée de fondement ? Accusés de faire partie des courants islamistes de la région du Sahel, les responsables de l’alliance démocratique du 23 mai pour le changement voudraient, comme le dit l’auteur de l’information balancée sur le blog de cette organisation, prouver au monde que cette alliance n’a aucune relation avec les islamistes.

Les tribus nordiques du Mali viennent-elles, donc, d’entrer en guerre contre le terrorisme dans la région, en annonçant, à tort ou à raison, une attaque contre le GSPC ?

Longtemps accusées de complicité avec le terrorisme, ces tribus ont-elles décidé la guerre contre l’organisation terroriste d’Abou Mossaâb Abdelouadoud ? Cette information, si elle s’avère vraie, annoncerait un coup très dur pour le GSPC. Ce «remplaçant d’El Para» qui reste à identifier pourrait-il n’être que Mokhtar Belmokhtar, alias «le borgne», chef d’un groupe de terroristes du GSPC sévissant dans le banditisme et le trafic en tous genres au niveau de frontières ? Ce chef terroriste serait, en effet, encore en mesure d’affronter, même au Mali, une organisation paramilitaire, en dépit des pertes que l’ANP lui a fait subir, il y a plusieurs mois, non loin de Ghardaia, suite à l’embuscade qui a coûté la vie à 13 douaniers au sud du pays.

L’annonce de cet accrochage rappelle, en certains points, l’attaque annoncée par les autorités mauritaniennes de la caserne militaire Lembigui par des terroristes du GSPC. 

M. Abi

 

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Les salariés sceptiques quant à son application

Le patronat accepte une hausse de 10 à 20%

Cette augmentation prend effet à compter du 1er octobre 2006.

A la veille de la tripartite qui doit se tenir aujourd’hui dans la soirée, l’UGTA et les organisations patronales ont convenu d’une augmentation salariale au profit des travailleurs du secteur privé allant de 10 et 20%. De même que les représentants de la centrale et les organisations patronales ont adopté à cette occasion la convention collective cadre dans le secteur économique privé. Le communiqué commun sanctionnant cette rencontre souligne toutefois qu’il faille «tenir compte des spécificités économiques et financières des différents secteurs d’activité». Une précision qui porte à croire que le plus dur reste à faire. Une crainte qui est loin d’être imaginaire si l’on se réfère, toujours, au communiqué rendu public à l’issue de cette bipartite. En effet, s’il est annoncé que cette augmentation prend effet à «compter du 1er octobre 2006», il reste est-il indiqué qu’elle ne «sera rendue effective à l’issue des négociations de branche». C’est dire donc que si le principe de l’augmentation a été acquis, et que M. Sidi Saïd peut s’en vanter, il n’en demeure pas mois que ce n’est pas demain la veille que les travailleurs percevront cette hausse sur leurs fiches de paie. Et pour cause, de nouvelles négociations sont à venir. Elles doivent se faire par branches, dans le détail. A l’instar de celles organisées entre les SGP et les Fédérations dans le secteur économique public. En d’autres termes, cela signifie qu’il faudra se revoir et se remettre autour de la table en vue de formaliser cette hausse qui, dans l’heure, est juste de «principe». Autre précision contenue dans le communiqué et qui est loin d’augurer d’une bonne nouvelle ou qui, du moins, incite à refroidir les ardeurs, c’est celle qui fait état de la nécessité de «tenir compte des spécificités économiques et financières des différents secteurs d’activité». Les déclarations faites par les patrons laissent clairement entendre que cette concession faite pour une revalorisation salariale ne se fera pas au détriment des entreprises privées. Le représentant de la CIPA a déclaré que «l’Etat doit réserver une enveloppe d’un milliard de dollars pour la mise à niveau des entreprises du secteur privé, compte tenu des dettes fiscales et des pénalités qui s’en suivent». Pour sa part le président de la CGEA a indiqué qu’au cours des négociations, «les deux parties ont axé  leurs discussions sur les relations de travail avant d’aboutir à la possibilité d’augmenter les salaires en tenant compte des paramètres importants touchant la productivité, la compétitivité et la situation financière des entreprises privées». Car, est-il souligné, si «aujourd’hui les entreprises ont cette obligation morale d’augmenter les salaires», il reste que «l’objectif recherché c’est d’augmenter le pouvoir d’achat pour essayer de booster les entreprises avec une compensation de diminuer les charges». Des propos qui poussent à se demander si en définitive les organisations patronales n’ont pas fait des concessions sur le principe de cette hausse, juste pour permettre à M. Sidi Saïd de tenir sa promesse, lui qui s’est engagé à revaloriser les salaires des travailleurs, tous secteurs confondus. Le patron de la Centrale syndicale, en remerciant les organisations patronales d’avoir «répondu à une des plus importantes revendications» de l’UGTA, sait qu’elles lui ont sauvé la face. Les accords UGTA-patronat peuvent ainsi être signés de manière solennelle aujourd’hui à l’occasion de la tenue de la tripartite. Il en sera de même pour ceux conclus avec le secteur public et qui portent sur une augmentation qui se situe dans la moyenne nationale, entre 20 à 25%, pour toutes les entreprises du secteur public. Pour les entreprises déstructurées, elle sera de 5 à 10%. Selon M. Sidi Saïd, «les salariés constateront un plus dans leurs fiches de paie des mois de septembre ou d’octobre», citant à titre d’exemple que «la prime de panier, qui était de l’ordre de 2 000 dinars, passera à 3 000 dinars et qu’il a été obtenu également dix mois de plus pour l’allocation-décès, entre autres».   

Nadia Kerraz

 

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Tripartite

L’heure de vérité

La 12e rencontre tripartite réunissant le Gouvernement, l’UGTA et le Patronat, se tiendra ce soir à Djenane El-Mithak. Cette rencontre a été reportée à plusieurs reprises depuis 2005, en raison, entre autres, du référendum sur la charte. Des dossiers importants et brûlants sont à l’ordre du jour de ce rendez-vous et qui devra déboucher sur la détermination d’une nouvelle organisation du monde de travail mais aussi et surtout sur de bonnes nouvelles, espérées par les travailleurs, concernant les revalorisation des salaires dans tous les domaines d’activités des secteurs privé et public. M. Belkhadem, en sa qualité du Chef du gouvernement en finalisant les dossiers inscrits  à l’ordre du jour aura concrétisé l’un de ces nombreux engagements et inscrira à son compteur le premier fait marquant depuis sa nomination à la tête de l’exécutif.

Les conventions collectives de branches dans le secteur public et pour la première fois dans le secteur privé seront au menu. Ces conventions de branches ont été finalisées après un véritable parcours du combattant, effectué par les représentants des travailleurs pour tenter d’arracher certains droits et réviser d’autres, en vue d’améliorer la situation et le niveau de vie du travailleur. La revalorisation des salaires, faut-il  le préciser, a été le point sur lequel ont buté les négociations, retardant de la sorte la signature de ces conventions pour plusieurs fédérations et syndicats d’entreprise. L’exemple le plus édifiant reste celui de la Fédération nationale des travailleurs de la métallurgie, de la mécanique, de l’électricité et de l’électronique (FNTMMEE) qui n’arrive toujours pas à trouver un terrain d’entente avec les SGP. Un autre round de négociations est encore prévu aujourd’hui, pour tenter de débloquer la situation. «Si nous n’arrivons pas à trouver un consensus, nous n’allons pas participer à la tripartite et nous n’allons pas signer la convention», dira M. Kerdjani qui espère une intervention rapide pour changer les choses car «le problème est pourtant très simple», dira t-il, sans vouloir donner plus de détails. Dans le secteur privé, l’accord a été conclu jeudi. Des négociations fermes ont eu lieu entre l’UGTA et les représentants du patronat et ont débouché, après une semaine chargée, sur l’adoption des propositions du patronat.  

Les trois partenaires se pencheront sur le projet de pacte économique et social. Un projet préparé par une commission composée de représentants du Gouvernement, de la Centrale syndicale et du patronat. Ce pacte va déterminer les relations entre l’UGTA et le gouvernement, d’une part, et entre l’UGTA et le patronat, d’autre part et l’application de ces dispositions s’étalera sur les quatre années. La revalorisation du SNMG sera également évoquée. Une demande formulée par l’UGTA qui espère le porter autour de 15 000 DA. Un accord sur la question sera considéré comme une véritable victoire surtout que l’ancien Chef du gouvernement a refusé cette hausse en raison de son impact financier estimé  50 milliards de centime. La révision de l’article 87-bis de la loi 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail figure au  programme. Ahmed Ouyahia avait promis cette révision à l’issue de la tripartite de 2004 au moment où l’UGTA avait demandé son annulation. Cette promesse sera-t-elle tenue par M. Belkhadem ?

S’ajoute à tout ça la question du payement des arriérés de salaires pour les 37 000 travailleurs en attente depuis plusieurs années. Une question restée jusqu’à présent sans réponse et sans aucune mesure concrète prise à l’encontre de ces travailleurs malgré toutes les promesses tenues à ce sujet faisant état de leur payement avant le mois de ramadan. La question sera certainement soumise à l’arbitrage du Chef du gouvernement pour pouvoir enfin payer ces travailleurs.

Nouria Bourihane 

 

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Farouk Ksentini à radio chaîne II

«Le dossier des disparus n’est pas clos»

M. Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) a affirmé, lors de son passage jeudi au forum de radio chaîne 2, que «les indemnisations prévues au profit des familles des disparus ne signifient pas la résolution définitive de ce dossier». Des propos qui contredisent clairement les affirmations du ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale qui avançait, il y a quelques jours que le dossier des disparus est définitivement clos. «Je ne pourrais considérer la question des disparus définitivement résolue que lorsque le président de la République aura clôturé lui- même ce dossier», a-t-il dit par la même occasion, ceci après avoir exprimé sa «satisfaction» sur les résultats d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, les qualifiant de «positifs» et «appréciables». La satisfaction de Farouk Ksentini est justifiée, selon lui, par le bilan d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, «qui doit être considéré comme positif ne serait-ce qu’au regard du nombre de terroristes qui ont déposé les armes».

«A mon avis, ce sont des résultats fortement appréciables (...) compte tenu de la difficulté de l’opération elle-même». Il a, dans ce contexte, relevé toutefois que son application «rencontre beaucoup de difficultés d’ordre bureaucratique, caractérisées essentiellement par la lenteur des procédures juridiques que rencontrent les familles de disparus en pour la constitution des dossiers». Il a ainsi appelé les responsables à mettre «moins d’obstacles à la délivrance des pièces demandées et à faire preuve de plus de souplesse de manière à ce que l’opération soit menée dans des délais raisonnables». L’invité du forum a souligné aussi l’impact positif de l’indemnisation des familles des disparus : «L’Etat a pris en charge toutes les victimes de la tragédie nationale», fera t-il rappeler en expliquant que cette décision «ne s’apparente à aucune autre ayant pu être prise par d’autres pays qui auraient traversé de tels évènements». Concernant la prolongation des délais d’application de la Charte, M. Ksentini a souligné qu’à son avis, «il n’y a plus de possibilité de faire bénéficier les terroristes qui ne se sont pas rendus après la fin des délais de clémence» et ce, conformément à l’ordonnance qui attribue au président de la République, le droit de prendre d’autres dispositions.

Fatima Arab

 

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Selon Chakib Khelil

«Les prix du pétrole remonteront en hiver»

Le ministre a expliqué que la faiblesse actuelle des prix du pétrole est due notamment à la préoccupation concernant l’affaiblissement de l’économie américaine.

Les prix du pétrole qui ont baissé sensiblement ces dernières semaines, de 78 dollars le baril en août à 60 dollars actuellement, devraient reprendre leur hausse à partir de l’hiver, a estimé jeudi le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. «Je pense que les prix vont se stabiliser à leur niveau actuel ou baisser un peu avant de reprendre», a dit le ministre dans une déclaration à la presse, répondant à des questions orales des députés de l’Assemblée populaire nationale. Le ministre, qui a expliqué que la faiblesse actuelle des prix du pétrole est due notamment à la préoccupation concernant l’affaiblissement de l’économie américaine, l’accalmie de la situation géopolitique et climatique (pas d’ouragans) ainsi que la baisse de la demande des Etats- Unis en essence après la fin des vacances, prévoit que la demande pétrolière en hiver soit «plus importante» à 1,3 ou 1,4 million de barils/jour, ce qui va relancer les prix.

«Nous pensons que l’année prochaine, la demande sera plus importante, d’autant plus que l’économie américaine semble reprendre notamment avec  l’éventuel accord entre les Etats-Unis et la Chine sur le domaine financier, ce qui pourrait réduire le déficit américain et aiderait par là même à baisser les taux d’intérêt», a souligné M. Khelil. Concernant l’inquiétude exprimée par certains producteurs quant à la poursuite de cette baisse, le ministre considère que «cette baisse est normale en cette période» où ce sont les fondamentaux qui contrôlent le marché, à savoir l’offre, la demande et les stocks.

«Ce sont les fondamentaux qui contrôlent le marché, ce n’est plus la géostratégie, les ouragans etc.», a dit le ministre.  «C’est vrai, quand les prix qui sont très élevés baissent rapidement, c’est préoccupant, mais nous pensons qu’ils vont rester à ces niveaux ou faiblir un peu plus (59 ou 58 dollars/b), mais ils vont reprendre et se renforcer au début de l’année prochaine, soit en hiver, où la demande va être en hausse», a estimé M. Khelil.

Concernant une éventuelle réunion extraordinaire de l’Opep,  M. Khelil estime qu’«elle n’était pas nécessaire pour le moment». «On a jugé que pour le moment cette réunion n’est pas nécessaire», a dit le ministre qui a relevé que «si les spéculateurs n’étaient pas préoccupés par une possible intervention de l’organisation, les prix auraient déjà baissé encore plus».  «Actuellement, les spéculateurs, qui sont plus préoccupés par une possible décision de l’Opep, ont peur de se retirer du marché, craignant de voir l’organisation prendre une décision» de réduction de sa production, a noté M. Chakib Khelil. Affirmant que les membres de l’organisation étaient «constamment en concertation», il a souligné que la réunion en décembre prochain à Abuja (Nigeria) «est une bonne occasion et prendra la mesure adéquate si nécessaire». Les prix du pétrole ont repris jeudi  leur tendance haussière en s’établissant à 62,66 dollars/b pour le Brent, pétrole brut de la mer du Nord, et à 63,31 dollars pour le pétrole américain «light sweet crude».    

Amine B.

 

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Dans un contexte de concurrence mondiale

Djiar veut des médias publics efficaces

Le ministre de la Communication,  Hachemi Djiar, a souligné jeudi l’importance de «la mise à niveau du secteur de l’information, notamment public, pour s’adapter aux mutations survenues, au niveau mondial, dans le domaine de l’information et de la communication».

Dans une déclaration en marge d’une séance de l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux questions orales formulées par des députés, le ministre a mis en exergue la nécessité de «soutenir la formation continue au profit des journalistes et journalistes professionnels». Les instances concernées élaborent actuellement un ambitieux programme en la matière, a t-il annoncé. «Ce programme a pour objectif la création d’une bibliothèque et d’un centre de documentation de presse ainsi qu’un club pour les journalistes et la mise en place de programmes de formation continue», a-t-il soutenu. En réponse aux questions de journalistes sur l’importance du redressement et de l’amélioration du secteur de l’information, le ministre a rappelé que «cet objectif concerne tous les secteurs, y compris la presse écrite et les médias audiovisuels», avant de mettre en exergue la nécessité de «la mise en valeur du secteur de l’information, notamment public». Par ailleurs, M. Djiar a mis l’accent sur «la nécessité de développer et de prendre en charge le secteur privé afin de l’habiliter à faire face à la concurrence mondiale», tout en écartant, pour l’instant, l’éventualité d’ouverture du secteur audiovisuel au privé. Soulignant la nécessité de généralisation de la technologie numérique au secteur de l’information et de la communication afin qu’il soit au diapason du développement en cours, le ministre a appelé à «tirer profit de la révolution numérique».

«Nous œuvrons à la généralisation de la technologie numérique aux radios locales de par le pays», a assuré

M. Djiar en rappelant «les mesures prises dans ce sens ainsi que l’amélioration de la gestion des radios». Faisant observer que le volume horaire de diffusion des radios au niveau national a été augmenté en ce mois de ramadan, le ministre a annoncé que deux nouvelles radios de proximité seront opérationnelles incessamment et 10 autres en 2007, et ce, selon les moyens financiers disponibles. S’agissant du code de l’information, le ministre a indiqué que «le code en vigueur ne constitue en rien un obstacle devant la liberté de l’information», soulignant «l’importance d’une réflexion sur un nouveau code en adéquation avec le développement en la matière».

Redouane A.

 

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BP-Algérie s’implique dans la prévention routière

Des spots en arabe, en kabyle et en français

Le ministre des Transports, M. Mohamed Maghlaoui, a procédé jeudi, à Alger, au lancement de trois campagnes nationales de prévention routière, en partenariat avec la compagnie BP-Algérie. Cette campagne de sensibilisation s’articule autour du thème central de «la préservation de la famille» et met en relief dans le message qui sera transmis aux usagers de la route les trois causes principales des accidents en Algérie, à savoir, l’excès de vitesse, l’usage du portable au volant et enfin la conduite en état de fatigue ou stress.

«C’est la première fois qu’une entreprise citoyenne prend part à la prévention routière en Algérie en partenariat avec le ministère des Transports», a dit M. Maghlaoui qui s’est félicité de l’initiative de BP-Algérie. Le ministre a relevé que les statistiques enregistrées au cours du premier semestre 2006 sont plutôt inquiétantes : 18 669 accidents de la circulation occasionnant 1 840 décès et 26 825 blessés ont été enregistrés au cours de cette période. Ces chiffres sont en hausse de 4% par rapport au premier semestre 2005, a dit M. Maghlaoui expliquant ce phénomène par «un relâchement de la vigilance par rapport aux mesures draconiennes prises par les pouvoirs publics en 2005». S’agissant des actions de sensibilisation qui sont lancées en partenariat avec la compagnie britannique, des messages seront transmis en arabe, en kabyle et en français au cours de cette campagne qui va durer une année pour appeler les automobilistes à réduire la vitesse, a expliqué BP. Ce groupe pétrolier va consacrer un montant de 40 millions de dinars pour mener cette campagne, dont l’objectif est de réduire le nombre d’accidents en Algérie, a annoncé son directeur général, M. Akli Brihi. Présente en Algérie depuis 1996 dans le domaine de l’exploration pétrolière, BP a mené des campagnes similaires de prévention routière dans plusieurs pays comme l’Egypte, la Tunisie, «non pas pour améliorer l’image de l’entreprise mais parce que cela fait partie de nos valeurs», a ajouté M. Brihi. Les routes algériennes sont classées parmi les plus meurtrières au monde faisant chaque année près de 4 000 morts et 35 000 blessés.

Amine B.

 

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Economie de marché

«Compatible avec l’Islam»

L’économie de marché n’est pas incompatible avec l’Islam et les jurisconsultes musulmans doivent toujours s’adapter au «contexte de l’époque» et tenir compte des «données contemporaines», a affirmé jeudi soir à Alger M.Mohamed Aïssa, directeur central au ministère des Affaires religieuses. «Du moment que l’économie de marché respecte les préceptes de l’islam, il n’y a pas de problème» à ce qu’elle soit appliquée, a déclaré M. Aïssa lors d’une soirée sur le thème «Islam et économie de marché», organisée par la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie et la Fondation Friedrich Nauman. Parmi les préceptes de l’Islam en économie, l’expert a cité «le respect des droits des travailleurs à une rémunération juste» et la nécessité de «fructifier le capital par le travail, et non par le capital lui-même», en allusion à l’usure (el-riba) prohibée. M. Aïssa, s’adressant à un public composé en bonne partie d’hommes d’affaires allemands intéressés par l’approche de l’Islam en matière économique, a expliqué les principales règles de comportement que doivent respecter les agents économiques en Islam.

 

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Après la démission du DG du CHU d’Oran

Visite surprise de Amar Tou

Le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, Amar Tou, était jeudi à Oran, en visite de travail  à Oran pour inspecter l’important établissement qu’est l’entreprise hospitalo-universitaire (EHU) dont le fonctionnement connaît encore quelques blocages. C’est ce qui expliquerait la réunion tenue par le premier responsable du secteur a rencontré, le même jour, au siège de la wilaya, avec les responsables de toutes les instances concernées dont le maître d’œuvre et l’entreprise Siemens chargée de l’équipement. La visite en question coïncide, à deux jours près, avec la démission – un limogeage, selon des sources – du directeur général du Centre hospitalo-universitaire d’Oran, le professeur Attar Abderrahmane. Toutefois, et selon des sources du CHUO, le ministre de tutelle ne s’y est pas rendu. En attendant la nomination d’un remplaçant, c’est le secrétaire général de l’établissement qui en assure l’intérim

E. Ikram

 

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Ligne Ottawa-Alger

La piste Air Canada confirmée

L’accord aérien algéro-canadien, conclu à Ottawa, vise à permettre à la compagnie nationale Air Algérie d’ouvrir une ligne aérienne directe Alger-Montréal.

La compagnie aérienne Air Canada a été désignée par le ministère canadien des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités pour offrir des services aériens entre le Canada et l’Algérie, conformément à l’accord gouvernemental conclu le 7 juin dernier, à Ottawa, sur le transport aérien, rapporte l’APS d’une source diplomatique à Ottawa.

L’annonce a été faite cette semaine, à Ottawa, par Lawrence Cannon, ministre canadien des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités. Ce responsable a précisé qu’Air Canada a été désignée pour exploiter des services aériens réguliers entre le Canada et l’Algérie, au moyen d’ententes de partage de codes. Il soulignera à ce registre que «la désignation d’Air Canada ouvre la voie au premier service aérien régulier offert par un transporteur aérien canadien entre les deux parties», avant de noter que ce service «pourrait permettre d’accroître les échanges commerciaux et touristiques entre les deux pays».

Au ministère canadien en charge des transports, l’on relève que Air Canada a tout d’abord l’intention d’exploiter un service en partage de codes à destination de l’Algérie en utilisant les appareils d’un autre pays au moyen d’une entente de coopération commerciale avec la compagnie aérienne Lufthansa. Le partage de codes, explique-t-on, est un type de service aérien qui permet à un transporteur de vendre des sièges, en son nom, à bord de vols d’un autre transporteur.

De cette manière les transporteurs peuvent étendre leurs réseaux internationaux et offrir aux passagers un meilleur accès au marché mondial. «En vertu des dispositions de la politique du Canada sur le transport aérien international, tous les transporteurs aériens canadiens peuvent demander au ministre des Transports l’autorisation d’offrir des services aériens internationaux réguliers», lit-on dans un communiqué de presse du ministère canadien publié à cette occasion. La désignation d’Air Canada, pour rappel, a été rendue possible grâce à l’accord de transport aérien existant entre les deux gouvernements. L’accord aérien algéro-canadien, conclu à Ottawa vise à permettre à la compagnie nationale Air Algérie d’ouvrir une ligne aérienne directe entre Alger et Montréal.

Cette ouverture est programmée durant la saison estivale prochaine, avait annoncé la compagnie nationale aérienne. L’accord négocié prévoit la possibilité de deux vols hebdomadaires pour chacune des compagnies des deux pays qui souhaitent s’engager dans l’exploitation de la ligne. «La conclusion de l’accord aérien algéro-canadien et l’ouverture prochaine d’une desserte Alger-Montréal sont une bonne nouvelle non seulement pour la communauté algérienne résidant au Canada mais également pour les Algériens vivant aux Etats-Unis», avait déclaré l’ambassadeur d’Algérie à Ottawa, Smaïl Benamara, qui a signé, au nom du gouvernement algérien, cet accord en juillet écoulé.

K. B.

 

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43e anniversaire du FFS

Commémoration en rangs dispersés

C’est dans la division que le Front des forces socialistes a célébré, hier, son 43e anniversaire. En effet, en raison du conflit qui oppose une partie des militants à la direction nationale de la formation de Hocine Aït Ahmed (absent), la commémoration s’est déroulée en rangs dispersés. A Tizi Ouzou, les membres de la direction nationale, à leur tête le premier secrétaire national, Ali Laskri, ont organisé un rassemblement au siège de la Fédération sise à la Nouvelle-Ville avec une prise de parole où le conflit interne qui secoue le parti a été inévitablement abordé. Selon le premier secrétaire national, «le FFS ne sera jamais détourné de sa ligne politique» et l’opposition née en son sein n’est qu’«un parasitage d’un groupe qui recourt aux méthodes des aârouch». Selon lui, la crise est le fruit d’une «manipulation du pouvoir, qui joue sur la situation sociale de certains camarades pour déstabiliser le FFS» et d’ajouter que «le pouvoir joue sur la violence et la division afin d’aboutir au projet de régionalisation» et d’avertir que «quelque chose se prépare contre la Kabylie».

De leur côté, les militants de la section de Tizi Ouzou ont organisé un rassemblement devant le siège de la section sise au centre-ville pour organiser ensuite une marche vers le cimetière de M’douha où une gerbe de fleurs a été déposée sur la stèle des martyrs de 1963. Prenant la parole, un ancien militant de 1963 déplorera le fait que le statut de «martyr» ne soit toujours pas reconnu par l’Etat et que la direction nationale met de côté cette revendication. Faisant allusion au conflit qui secoue le Front, un autre ancien militant, dira que «le FFS ne sera jamais un parti du pouvoir mais il restera un parti d’opposition national». De retour au siège de la section, une conférence-débat a été tenue  durant laquelle le départ de la direction nationale a été encore une fois réitéré par les opposants. Les propos tenus par les anciens et jeunes militants étaient d’une rare violence et le porte-parole du parti a été fustigé par les présents qui lui endossent la responsabilité de la «situation de blocage que vit le FFS». Pour un ancien de 1963, «la direction nationale s’est vidée des cadres et compétences du parti». L’orateur mettra en exergue la volonté de faire du FFS «un parti de la Kabylie en le dépouillant de son caractère national».

Pas de contacts avec le FIS

Pour un autre ancien militant, l’heure est au bilan. Selon lui, «le travail pédagogique que devait mener le FFS à travers tout le pays pour éveiller les consciences est délaissé par l’actuelle direction nationale», et d’ajouter que le souci de certains n’est que de se placer dans les listes électorales. «Le combat du FFS doit être repris par des hommes sincères et de valeur», enchaîne un autre intervenant. Les opposants dénonceront la non-consultation de la base et le «parachutage des décisions», la violation des statuts du parti, l’absence de travail politique, le refus de la direction d’écouter les contestataires. Notons que les deux clans ne se sont pas rencontrés au niveau du cimetière de M’douha. Le pro-direction nationale étant arrivé après le départ des opposants. Les deux ailes ont rassemblé presque le même nombre de militants. A Tipasa, longtemps absent de la scène politique locale, le FFS y a refait surface et, s’agissant de la révision de la Constitution, Ali Lemdani, également porte-parole du Cnapest, a déclaré que le FFS s’en tient à l’élection d’une constituante. Concernant les prochaines législatives et plus particulièrement la participation de son parti (à ces élections), il a déclaré que «cette question sera tranchée au moment opportun». Quant  à des prétendus contacts FFS-Fis dissous,

M. Lemdani a déclaré que «le FFS a toujours agi dans la transparence et que si des contacts du genre avaient eu lieu, cela se saurait…».

Zahra H. /Mohamed A.

 

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Congrès de l’union des investisseurs arabes d’Alger

Le patronat algérien «optimiste»

«Les opportunités d’investissement qu’offre Algérie sont énormes et nous voulons les exploiter, les secteurs choisis très intéressants», lance d’emblée le président de l’Union des hommes d’affaires arabes,

Ali Youssef, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi soir à l’hôtel El Aurassi, Alger, dont le thème a été le 10e congrès de l’investissement arabe prévue à Alger. D’origine jordanienne, l’orateur ajoute que même si ses compatriotes sont parmi les premiers investisseurs en Algérie, les opérateurs arabes des pays du

Moyen-Orient ignorent tout sur l’Algérie, même les choses les plus simples. «Il faut dire que la presse y est pour beaucoup de choses, elle donnait une autre image de votre pays. Aujourd’hui, de grands changements ont été constatés et la situation actuelle encourage l’investissement, il n’y a qu’à voir les importantes transformations économiques et le processus de privatisation qui a été suivi et qui est le même dans de nombreux Etats arabes», poursuit-il.  Cette année, l’Algérie accueillera, du 18 au 19 novembre, le 10e congrès de l’Union des investisseurs arabes, les organisateurs misent sur une importante participation des investisseurs arabes, ils espèrent ainsi développer des relations de partenariat économiques plus denses et diversifiées entre les entrepreneurs algériens et les entrepreneurs arabes. Le tourisme, l’agriculture, le bâtiment, les travaux publics, les transports, les télécommunications, la santé, les banques, les assurances, l’éducation et la promotion immobilière sont les secteurs ouverts à l’investissement et choisis d’un commun accord. Le responsable de la commission d’organisation, M. Abdesselem, affirme que l’expertise et l’expérience des hommes d’affaires arabes sont reconnues mondialement et leurs entreprises sont devenues de véritables concurrentes. D’ailleurs, en 2005, le montant des investissements des hommes d’affaires arabes s’est chiffré à 400 milliards de dollars, 50% sont engagés dans des pays arabes, 25% sont des prises de participation et 25% des placements. «Le climat d’investissement est encourageant et les conditions sont favorables, le libéralisme de nos textes a étonné plus d’un opérateur!», souligne-t-il.

Mais l’Algérie offre-t-elle les conditions nécessaires? Omar Ramadane, président des forums des chefs d’entreprises (FCE), principal organisateur du congrès est intransigeant : l’Algérie a les moyens de supporter et de créer de bonnes conditions d’investissement.

Irane Belkhedim

 

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Journée mondiale du tourisme

Moussa interpelle la société civile

Dans une déclaration en marge de la célébration, mercredi soir à l’hôtel Djazaïr, à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme célébrée sous le thème : «Le tourisme, source d’enrichissement», M. Moussa a avancé qu’il a été aussi «convenu de créer un espace pour les opérateurs touristiques des deux Etats pour construire une véritable alliance des destinations touristiques des deux pays pour la commercialisation du produit touristique».  Par ailleurs et lors de son allocution à l’occasion, le ministre a souligné que le tourisme représente sur le plan économique, «une industrie lucrative, génératrice de richesses et d’emplois à moindre coût par rapport aux autres industries, et une source de recettes considérables qui contribuent à l’amélioration du revenu national, à la promotion de l’image du pays et du niveau de vie des populations de certaines régions isolées».

Habiba Ghrib

 

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