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LA UNE Les appétits des salafistes et autres partisans de l'utilisation de la religion à des fins politiques seront-ils stoppés avec l'article de loi que le ministère des Affaires religieuses compte introduire ?

30/09/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

La magie

du direct

Les téléspectateurs qui auront eu la bonne idée de se brancher sur l’ENTV en ce jeudi 28 septembre auront eu la chance de tomber sur un véritable moment d’anthologie en provenance du Palais Rabah Bitat. Ceux qui ne l’ont pas fait ont ainsi raté l’un des plus extraordinaires  moments du parlement algérien avec un député en train de dénoncer avec méthode, les dessous maffieux et financiers du football algérien et un ministre de la Jeunesse et des Sports qui va encore plus loin dans la dénonciation en citant, des clubs, des matches et des noms. Yahia Guiddoum aura ainsi vidé son sac tout en faisant bien comprendre à qui de droit qu’il n’avait pas envie d’être un ¾ de ministre ni encore moins une moitié de ministre dont l’autorité s’arrête aux vastes grilles de la FAF dont il ne manquera pas de fustiger l’ensemble du staff dirigeant. Cette séance en plénière ne profitera évidemment qu’à ceux qui l’auront suivi en direct, pour les autres, c’est comme si elle n’avait jamais eu lieu.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Les Titres

 

Tripartite

L’heure de vérité

 

Les salariés sceptiques quant à son application

Le patronat accepte une hausse de 10 à 20%

 

Dans un contexte de concurrence mondiale

Djiar veut des médias publics efficaces

 

Ligne Ottawa-Alger

La piste Air Canada confirmée

 

Championnat national de football, (7e journée)

Le PAC confirme

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

 Son projet de parti contrecarré

Kébir seul et sans secours

Rabah Kébir devrait se mordre les doigts. Le «grand» parti, un sosie du FIS, qu’il entend créer après son retour d’exil, et dont l’annonce a fait les unes de la presse nationale et étrangère, ne verra jamais le jour. Telle est la sentence. Sans appel et ne souffre aucune nuance. Du mois si l’on croit, bien sûr, Dahou Ould Kablia. Car le ministre délégué aux Collectivités locales l’a bien déclaré mercredi à notre confrère Djazaïr News : «Il n’existe aucune volonté ni à notre niveau [ministère de l’Intérieur] ni au sein d’autres institutions de traiter de la création par Rabah Kébir d’une formation politique» a-t-il fait savoir. Et de deux, et de trois. Coup sur coup, les chances de voir l’ancien presque député de Skikda à la tête d’un FIS bis, sont sérieusement compromises. Pourtant l’intéressé, lui, depuis qu’il est ici, n’a cessé de clamer à qui veut l’entendre son retour à la politique sous la coupe d’une nouvelle formation islamiste, dont il s’est même permis le luxe de présenter quelques contours. Que s’est-il alors passé si le gouvernement qui avait au début observé une certaine prudence, a pris les devants en hypothéquant de la manière la plus officielle le projet fétiche de Kébir ? Le numéro deux de l’Intérieur n’avance aucun argument mais assure que si tel serait le cas, c’est-à-dire la création d’un nouveau parti, seule la décision du président de la République pourrait accréditer ou non une pareille éventualité. Ce qui n’est pas le cas, réplique aussitôt le ministre. « La question n’est pas à l’ordre du jour du chef de l’Etat» tranche-t-il comme pour mettre une sourdine à toutes les hypothèses qui voient la main de Bouteflika. Il faut dire que la sortie du ministre des Collectivités locales rejoint le discours musclé que le président a délivré contre le terrorisme.

Le paria

Kébir indésirable ? En tout cas, les animosités, voire parfois les foudres que ce dernier s’est attiré au sein même de sa famille politique, le laissent croire. Si le gouvernement le traite comme l’a souligné Ould Kablia «comme une personne condamnée à disparaî-tre de la scène publique et politique», ses anciens «frères» du FIS, eux, l’étiquettent tout en se gardant de citer le nom, de renégat. Toutes les grosses figures du FIS, depuis que Kébir a confié sa volonté de donner jour à un parti, ont sorti la grosse artillerie et chargé en ordre de bataille contre celui qu’Abdelkader Boukhamkham considère dans une interview qu’il a accordée jeudi dernier au quotidien Al Bilad comme «le fou de Bouira qui espérait la prophétie». Pas de blanc-seing non plus donc du côté de ses anciens compagnons. Si Ali Benhadj juge le projet de Kébir «mort-né», Boukhamkham l’accuse d’avoir «détourné le projet au profit de personnes qui travaillent dans l’ombre et ce, en raison de la notoriété qu’il s’est faite grâce au FIS». Clair, net et précis. Si ce dernier pense que Kébir reste libre de s’engager dans la voie qu’il souhaite, il ne saurait toutefois compter sur le noyau dur du FIS qui non seulement refusent, dans «sa configuration actuelle» la charte, qui, eux, nourrissent l’éternel rêve de donner une deuxième vie au FIS, le vrai, avec pour but, bien sur, l’instauration d’une république islamique. Quant à Rabah Kébir, il devrait vraiment se griffer la face.

Amine Goutali

 

 Accrochage au Mali

Mokhtar Belmokhtar abattu ?

L’alliance démocratique (malienne) du 23 mai pour le changement a annoncé, dans son «blog», en date du 27 septembre en cours, qu’un violent accrochage l’a opposé au groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) au sahara malien. Les ex-insurgés maliens de cette organisation rebelle annoncent que trois des «principaux chefs» du GSPC ont été tués lors de cet accrochage et que parmi eux, l’on compte «le remplaçant d’Abderrazak El Para» à la tête d’un groupe de terroristes sévissant dans le sud du pays. Aucune autre source n’a confirmé ou infirmé l’avènement de cet accrochage. Aucune identité des chefs du GSPC qui auraient été tués lors de cet accrochage n’a été déclinée. Reste à se demander pourquoi cette annonce est-elle dénuée de fondement ? Accusés de faire partie des courants islamistes de la région du Sahel, les responsables de l’alliance démocratique du 23 mai pour le changement voudraient, comme le dit l’auteur de l’information balancée sur le blog de cette organisation, prouver au monde que cette alliance n’a aucune relation avec les islamistes.

Les tribus nordiques du Mali viennent-elles, donc, d’entrer en guerre contre le terrorisme dans la région, en annonçant, à tort ou à raison, une attaque contre le GSPC ?

Longtemps accusées de complicité avec le terrorisme, ces tribus ont-elles décidé la guerre contre l’organisation terroriste d’Abou Mossaâb Abdelouadoud ? Cette information, si elle s’avère vraie, annoncerait un coup très dur pour le GSPC. Ce «remplaçant d’El Para» qui reste à identifier pourrait-il n’être que Mokhtar Belmokhtar, alias «le borgne», chef d’un groupe de terroristes du GSPC sévissant dans le banditisme et le trafic en tous genres au niveau de frontières ? Ce chef terroriste serait, en effet, encore en mesure d’affronter, même au Mali, une organisation paramilitaire, en dépit des pertes que l’ANP lui a fait subir, il y a plusieurs mois, non loin de Ghardaia, suite à l’embuscade qui a coûté la vie à 13 douaniers au sud du pays.

L’annonce de cet accrochage rappelle, en certains points, l’attaque annoncée par les autorités mauritaniennes de la caserne militaire Lembigui par des terroristes du GSPC. 

M. Abi

 

 Amplification des activités commerciales illicites

Qui protège la santé des consommateurs ?

Comme chaque fois, durant le mois de Ramadan, plusieurs commerçants dont les activités ont tendance, au cours de cette période particulière, à marquer le pas, prennent la décision de s'adonner à une activité de remplacement.

L’on assiste, en ce moment, à des spectacles auxquels tout un chacun s’est, à la longue, habitué de cafés, de pizzerias ou de locaux, jusqu’alors inoccupés, transformés en autant de commerce de pâtisseries traditionnelles, dont la consommation a tendance à croître, fortement, durant cet anniversaire religieux.

Les pouvoirs publics, comme ils ont pris l’habitude de le faire à la veille de cet évènement, se croient obligés, une fois de plus, d’adresser des mises en garde aux personnes de procéder, indûment, à des changements d’activité. Comme s’ils savaient, par avance, que celles-ci ne seront, généralement, pas suivies d’effets, beaucoup d’entre elles prennent le risque de ne pas accorder foi à ces menaces en choisissant d’y passer outre. Les centaines de commerces proposant des spécialités culinaires les plus diverses, qui ont poussé dans tous les quartiers de la capitale, renseignent, on ne

peut mieux, sur le peu de crédit accordé aux injonctions contenues dans le communiqué du ministère du Commerce qui continuent à être retransmis par les médias lourds.

En dehors d’un contrôle plus strict, l’une des solutions visant à maîtriser un phénomène, qui se répète chaque année aurait, peut-être, consisté à regrouper les marchands de pâtisseries, spécialement confectionnées à l’occasion des fêtes religieuses, sur des emplacements contrôlés et préalablement délimités à cet effet comme cela était le cas durant la période coloniale et quelques années après l’indépendance. A Alger, par exemple, la Place des Martyrs se transformait, l’espace du Ramadan, en une sorte d’immense marché aux gâteaux où, dans une ambiance festive et colorée, les Algérois venaient faire leurs emplettes de sucreries.  Ramadan n’est, d’ailleurs, pas la seule période propice aux personnes guettant le moindre moment favorable pour faire de bonnes affaires en s’adonnant à des activités qui leur sont légalement interdites. Dans quelques mois, à la veille de la célébration de l’Aïd el Kébir, de nombreux locaux situés en milieu urbain vont, à nouveau, se transformer en autant de bergeries proposant à la vente des moutons sur pied. L’année dernière, beaucoup de personnes, n’ayant aucun lien avec cette activité et profitant d’un sentiment d’impunité ambiant, avaient cru bon d’investir leurs économies dans le commerce des ovins. Certains de ces maquignons amateurs ont pu amasser des fortunes alors que d’autres, moins chanceux, se sont retrouvé à la tête d’un cheptel invendu qu’ils ont été obligés de céder, à vil prix, à des professionnels avertis.

Ces exemples obligent à dire que les autorités n’ont pas de réelle prise sur des situations qu’elles sont contraintes de subir faute de pouvoir y mettre un terme ou, tout au moins, les endiguer dans de larges proportions. Pour s’en convaincre, il y a lieu de rappeler la dimension qu’a pris, en Algérie, le secteur informel, dont on se demande comment il va pouvoir être pris en charge par les pouvoirs publics le moment venu, pour autant qu’elles ont décidé de lui trouver une solution pour en venir, définitivement, à bout.  Le contrôle des activités des marchés de produits alimentaires, celui de la qualité des denrées qui y sont proposées et des marges de prix qui leur sont appliquées devrait, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, être une préoccupation de tous les instants. Il s’agit d’une activité de santé et de salubrité publique sans la maîtrise de laquelle les autorités, au risque de se discréditer, ne sauraient continuer à parler de prévention sanitaire et de protection des consommateurs. Les nombreux cas d’intoxication et d’empoisonnement qui continuent à être rapportés des suites de l’absorption de produits alimentaires avariés, contaminés, ou bien parce qu’ils ont dépassé leur date limite de consommation, renseignent quand à la nécessité de mieux organiser l’activité de contrôle afin d’en faire un instrument rigoureux et permanent pour le bien-être et l’intérêt de la collectivité.   

Ahmed Mahieddine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

En clair, SVP

Trop de non-dits, trop d’énigmes, trop de démarches contraires

se téléscopent sous nos yeux, pour que cela puisse apparaître comme rassurant. Le dernier discours du Président de la République ajoute alors un peu plus à nos incertitudes, par la somme des affirmations inachevées et par celle des dénégations incomplètes.  Il est certes indéniable que la tâche de Abdelaziz Bouteflika n’est pas des plus aisées et qu’il doit naviguer au milieu d’une multitude d’intérêts divergents, les uns essayant de lui forcer la main pour aller dans un sens et les autres pour aller dans le sens tout à fait contraire. Au milieu d’une conjoncture internationale de moins en moins rassurante, avec une exacerbation des contradictions inter-impérialistes et la montée en puissance d’une nouvelle génération d’Etats plus forts économiquement et plus indépendants politiquement, moins enclins à se laisser marcher sur les pieds de la part de l’hyper-puissance du moment. Sur nombre de sujets, notre pays doit se positionner de façon claire, pour sauvegarder ses propres intérêts tout en ne se mettant pas entre le marteau et l’enclume. Il en est ainsi de la question de l’islamisme, et plus particulièrement du retour ou non des anciens du Fis à la vie politique; de la gestion stratégique de nos hydrocarbures et donc du sort de la loi qui devrait les prendre en charge, de notre adhésion ou non à l’OMC, de la privatisation ou non du secteur économique étatique et nombre de questions qui subissent le ballottement généralisé qui caractérise notre Etat depuis de trop nombreuses années. Un ballottement qui profite essentiellement aux requins de l’économie informelle et aux aventuriers politiques de tous bords qui en profitent pour construire de nouvelles féodalités et de nouvelles vassalités à l’ombre de l’incertitude ambiante. Aussi, lorsque le Président de la République affirme dans sa dernière intervention publique qu’il «est conscient du faux pas qui pourrait nous replonger dans la tragédie que nous avons vécue», que devons-nous honnêtement en comprendre alors que Rabah Kébir tient salon sous la garde vigilante de Madani Mezrag ? Les plus belles paroles du monde, si elles ne sont pas accompagnées des actes qu’il faut ne font qu’accentuer le trouble et ajouter à l’incertitude, au pire, elles susciteront le désintérêt d’une opinion qui est déjà en attente de propos plus radicaux aptes à lui faire reprendre goût à la politique. Et c’est là qu’est le danger.

 A. M.

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