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Biskra
Ahmed Bey, un
oublié de l’histoire
La résistance
d’Ahmed Bey* a été marquée par l’unification des autochtones autour
de sa personne, pendant que l’épuisement gagnait le pouvoir ottoman,
notamment entre la période 1837 et 1848.
Les intervenants
au colloque historique de Biskra sur la résistance des Aurès au
temps de Hadj Ahmed Bey, ont recommandé samedi, davantage d’intérêts
pour cette personnalité marquante, qui a combattu la pénétration
coloniale au XIXe siècle et occupe une place de choix dans
l’histoire contemporaine de l’Algérie.
Le Dr Ahmed Taleb
Ibrahimi a intitulé sa communication «Ahmed Bey entre le soutien des
Aurès et la défaillance Ottomane».
La résistance
d’Ahmed Bey a été marquée par l’unification des autochtones autour
de sa personne, pendant que l’épuisement gagnait le pouvoir ottoman,
notamment entre la période 1837 et 1848, notait-il. Pour
l’intervenant, Ahmed Bey doit attirer davantage l’intérêt des
chercheurs et des académiciens car, c’était un homme d’Etat qui
s’entourait de savants. Ayant allégé les impôts et instauré une
justice, il était également un fin stratège militaire. Le Dr
Abdeldjalil Temimi de Tunisie, a intitulé sa communication «Hadj
Ahmed Bey, homme d’Etat et résistant de l’Algérie moderne».
Ce spécialiste de
l’histoire a noté que les documents historiques relatifs à Hadj
Ahmed Bey sont dispersés entre l’Algérie, la Tunisie et la Turquie
et méritent d’être connus par les historiens afin d’approfondir les
connaissances sur ce héros.
Georges Rassi, un
chercheur venu du Liban, a intitulé sa communication «Ahmed Bey le
résistant algérien ignoré des médias». Il a souligné dans ce
contexte que les historiens se doivent de mieux faire connaître
l’image d’un tel personnage historique qui a combattu pour les
Droits de l’homme, tout en observant le principe de la consultation
et en valorisant l’option de la réconciliation, face au
colonisateur.
Lors des débats,
l’accent a été mis sur les réformes entreprises par Ahmed Bey dans
les domaines économique, social et culturel.
Il est à souligner
que Hadj Ahmed Bey livra et remporta sa première bataille à
Constantine en 1836, contre les troupes commandées par le maréchal
Clauzel. Le 21 novembre 1836, un corps de 8 700 hommes arrive devant
Constantine.
L’armée française
entreprit deux assauts par le pont, mais ils se brisèrent devant la
porte d’EI Kantara. Battant en retraite, poursuivis par les
résistants algériens, les soldats français abandonnèrent sur le
terrain armes, bagages et blessés.
En 1837,
l’état-major français décida de mener une seconde expédition, qui
fut confiée au général comte de Damrémont. Celui-ci disposait de
20 000 hommes,
dont
16 000 combattants
sous le commandement du général Valée.
Le 13 octobre,
après une forte résistance, la ville finit par tomber entre les
mains de l’ennemi, qui subit pourtant de lourdes pertes.
Hadj Ahmed Bey
n’abandonna pas pour autant la lutte, et, ayant réussi à sortir de
la ville avec quelques cavaliers, il se rallia aux tribus de la
région et se dirigea vers les Aurès en passant par Biskra.
Il incita les
populations de la région à organiser la résistance pour paralyser
les mouvements de l’envahisseur.
Mais, de plus en
plus isolé et affaibli, il se rendit en juin 1848. En résidence
surveillée à Alger, il y mourut en 1850.
R. C.
* Source :
«Mémoires d’Algérie»
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Médias
La Radio
algérienne colle-t-elle aux mutations internationales ?
En poursuivant sa
politique d’adaptation sur tous les fronts, la Radio algérienne
a-t-elle réussi à coller à la réalité mondiale qu’imposent les
enjeux et défis de la communication? Rien n’est moins sûr dans la
mesure où nombre de régions ne sont pas encore dotées de leur chaîne
locale. Si le chemin parcouru par la Radio algérienne depuis 44 ans
renseigne sur «les efforts fournis dans ce domaine», à savoir la
création à ce jour de «32 Radios locales», à travers le pays, outre
les trois chaînes à diffusion nationale et internationale existant,
le pari n’est pas encore gagné dans la mesure où il s’agit de doter
chaque wilaya du pays de sa Radio locale à l’orée de l’année 2009.
Aussi, des projets sont inscrits dans ce cadre, avec «la création de
7 Radios avant la fin de 2007 et 9 autres deux années plus tard». De
plus, un effort doit être accompli dans l’augmentation du volume
horaire de diffusion, qui passera de 120 à 420 heures par jour pour
toutes les Radios, au moment où 10 Radios locales diffusent 17
heures par jour depuis septembre et 22 autres à peine 12 heures par
jour depuis juillet dernier. Par ailleurs, il est prévu – et pas
dans l’immédiat – la création d’une Radio internationale
d’information à diffusion numérique d’émissions en grande partie en
arabe, en français en espagnol et en anglais, selon les responsables
de l’Enrs.
S’exprimant à ce
sujet, le directeur général de l’ENRS faisait part de la mise en
place d’un programme comportant 10 opérations essentielles,
notamment la poursuite de la numérisation des différentes structures
techniques de la Radio. Ce programme concerne également les trois
Chaînes nationales et les Chaînes régionales ainsi que les Chaînes
thématiques (Radio du Coran et Radio culturelle).
R. C.
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