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Ahmed Bey, un oublié de l’histoire

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La Radio algérienne colle-t-elle aux mutations internationales ?

 

 30/10/06

 

 Biskra

Ahmed Bey, un oublié de l’histoire

La résistance d’Ahmed Bey* a été marquée par l’unification des autochtones autour de sa personne, pendant que l’épuisement gagnait le pouvoir ottoman, notamment entre la période 1837 et 1848.

Les intervenants au colloque historique de Biskra sur la résistance des Aurès au temps de Hadj Ahmed Bey, ont recommandé samedi, davantage d’intérêts pour cette personnalité marquante, qui a combattu la pénétration coloniale au XIXe siècle et occupe une place de choix dans l’histoire contemporaine de l’Algérie.

Le Dr Ahmed Taleb Ibrahimi a intitulé sa communication «Ahmed Bey entre le soutien des Aurès et la défaillance Ottomane».

La résistance d’Ahmed Bey a été marquée par l’unification des autochtones autour de sa personne, pendant que l’épuisement gagnait le pouvoir ottoman, notamment entre la période 1837 et 1848, notait-il. Pour l’intervenant, Ahmed Bey doit attirer davantage l’intérêt des chercheurs et des académiciens car, c’était un homme d’Etat qui s’entourait de savants. Ayant allégé les impôts et instauré une justice, il était également un fin stratège militaire. Le Dr Abdeldjalil Temimi de Tunisie, a intitulé sa communication «Hadj Ahmed Bey, homme d’Etat et résistant de l’Algérie moderne».

Ce spécialiste de l’histoire a noté que les documents historiques relatifs à Hadj Ahmed Bey sont dispersés entre l’Algérie, la Tunisie et la Turquie et méritent d’être connus par les historiens afin d’approfondir les connaissances sur ce héros.

Georges Rassi, un chercheur venu du Liban, a intitulé sa communication «Ahmed Bey le résistant algérien ignoré des médias».  Il a souligné dans ce contexte que les historiens se doivent de mieux faire connaître l’image d’un tel personnage historique qui a combattu pour les Droits de l’homme, tout en observant le principe de la consultation et en valorisant l’option de la réconciliation, face au colonisateur.

Lors des débats, l’accent a été mis sur les réformes entreprises par Ahmed Bey dans les domaines économique, social et culturel.

Il est à souligner que Hadj Ahmed Bey  livra et remporta sa première bataille à Constantine en 1836, contre les troupes commandées par le maréchal Clauzel. Le 21 novembre 1836, un corps de 8 700 hommes arrive devant Constantine.

L’armée française entreprit deux assauts par le pont, mais ils se brisèrent devant la porte d’EI Kantara. Battant en retraite, poursuivis par les résistants algériens, les soldats français abandonnèrent sur le terrain armes, bagages et blessés.

En 1837, l’état-major français décida de mener une seconde expédition, qui fut confiée au général comte de Damrémont. Celui-ci disposait de

20 000 hommes, dont

16 000 combattants sous le commandement du général Valée.

Le 13 octobre, après une forte résistance, la ville finit par tomber entre les mains de l’ennemi, qui subit pourtant de lourdes pertes.

Hadj Ahmed Bey n’abandonna pas pour autant la lutte, et, ayant réussi à sortir de la ville avec quelques cavaliers, il se rallia aux tribus de la région et se dirigea vers les Aurès en passant par Biskra.

Il incita les populations de la région à organiser la résistance pour paralyser les mouvements de l’envahisseur.

Mais, de plus en plus isolé et affaibli, il se rendit en juin 1848. En résidence surveillée à Alger, il y mourut en 1850.

R. C.

* Source : «Mémoires d’Algérie»

 

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La Radio algérienne colle-t-elle aux mutations internationales ?

En poursuivant sa politique d’adaptation sur tous les fronts, la Radio algérienne a-t-elle réussi à coller à la réalité mondiale qu’imposent les enjeux et défis de la communication? Rien n’est moins sûr dans la mesure où nombre de régions ne sont pas encore dotées de leur chaîne locale. Si le chemin parcouru par la Radio algérienne depuis 44 ans renseigne sur «les efforts fournis dans ce domaine», à savoir  la création à ce jour de «32 Radios locales»,  à travers le pays, outre les trois chaînes à diffusion nationale et internationale existant, le pari n’est pas encore gagné dans la mesure où il s’agit de doter chaque wilaya du pays de sa Radio locale à l’orée de l’année 2009. Aussi, des projets sont inscrits dans ce cadre, avec «la création de 7 Radios avant la fin de 2007 et 9 autres deux années plus tard». De plus, un effort doit être accompli dans l’augmentation du volume horaire de diffusion, qui passera de 120 à 420 heures par jour pour toutes les Radios, au moment où 10 Radios locales diffusent 17 heures par jour depuis septembre et 22 autres à peine 12 heures par jour depuis juillet dernier. Par ailleurs, il est prévu – et pas dans l’immédiat – la création d’une Radio internationale d’information à diffusion numérique d’émissions en grande partie en arabe, en français en espagnol et en anglais, selon les responsables de l’Enrs.

S’exprimant à ce sujet, le directeur général de l’ENRS faisait part de la mise en place d’un programme comportant 10 opérations essentielles, notamment la poursuite de la numérisation des différentes structures techniques de la Radio. Ce programme concerne également les trois Chaînes nationales et les Chaînes régionales ainsi que les Chaînes thématiques (Radio du Coran et Radio culturelle).

R. C.

 

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