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Finances
Bouteflika veut
renforcer l’IGF
Au chapitre du
contrôle interne, le Président Bouteflika entend renforcer les
missions et les capacités de l’Inspection générale des finances.
A noter, enfin,
qu’entre autres actions de réformes évaluées, celle du renforcement
du contrôle externe par l’Inspection générale des finances (IGF)
lequel a induit, d’une part, la mise à jour des textes la régissant
pour adapter ses attributions et son mode de fonctionnement au
nouvel environnement institutionnel et, d’autre part, l’amélioration
de ses moyens opérationnels d’intervention. Les nouveaux statuts en
cours d’élaboration doivent, par ailleurs, permettre l’adéquation
des moyens humains avec le volume, la nature et la qualité de son
plan de charge. C’est ce qui ressort de la poursuite des auditions
des membres du gouvernement par le Président Bouteflika, consacré
cette fois au secteur des Finances. Les actions engagées par le
ministère des Finances, durant ces deux dernières années, ont
consisté à moderniser l’administration des finances pour lui
permettre d’assurer ses missions pérennes, notamment celle de
gestion des finances publiques, devenue un des indicateurs
fondamentaux dans l’évaluation de la gouvernance politique et
économique des pays. Parallèlement, le programme de réforme
financière, couvrant les secteurs bancaire et des assurances ainsi
que le marché financier, s’est poursuivi et amplifié depuis 2004.
Dans le domaine du renforcement de la stabilité et de la rentabilité
du secteur bancaire, une série d’actions ont été menées, visant
l’amélioration de la gouvernance des banques publiques et la qualité
de l’intermédiation. La restructuration des banques s’opère à
travers l’ouverture du capital du CPA et la spécialisation de deux
banques, la Cnep orientée vers l’habitat, le financement de la
construction et l’acquisition du logement et la BADR vers
l’agriculture, la pêche et les industries périphériques. Le
développement du crédit immobilier a été poursuivi par des actions
visant le renforcement des dispositifs de financement du logement et
le développement de la promotion immobilière, la réduction des coûts
de la transaction par l’allègement de la charge fiscale sur les
transactions immobilières et la finalisation des textes légaux et
réglementaires relatifs notamment à l’hypothèque légale, la
titrisation des créances hypothécaires et, enfin, la formation
spécialisée dans les domaines du droit immobilier et foncier, de
l’enquête foncière ainsi que de l’évaluation immobilière. La
modernisation du système de paiement de masse a été poursuivie sous
forme de projet intégré de toute la place dont la finalité est la
mise en place d’une télécompensation des paiements de masse
comprenant les virements de détail, les prélèvements, les chèques,
les opérations de retrait et de paiement par cartes bancaires et les
effets de commerce dématérialisés. Dans le secteur des assurances,
la révision de l’ordonnance relative aux assurances par la loi
promulguée en mars 2006, vise la stimulation de l’activité, la
sécurité financière et la réorganisation de la supervision des
sociétés d’assurances ainsi que le renforcement de la gouvernance
des compagnies publiques d’assurances par la mise en place des
contrats de performance pour les dirigeants de celles-ci. Au
chapitre de la réforme fiscale, entamée en 1991, le remaniement du
système fiscal pour le rendre similaire aux systèmes modernes
d’imposition basés sur quatre catégories d’impôts, à savoir l’IRG,
l’IBS, la TVA et l’impôt sur le capital. Elle a également simplifié
et harmonisé les procédures fiscales avec l’institution du dossier
fiscal unique, dans lequel sont classées et suivies toutes les
déclarations d’un même contribuable. D’ici à 2009, l’Etat compte
réaliser, également, 2 centres régionaux des impôts, 65 centres des
impôts et 232 centres de proximité des impôts. L’institution
douanière n’est pas en reste, vu que parmi les principales missions
de cette administration, la surveillance des frontières demeure
l’une des plus sensibles et des plus importantes. C’est ainsi que la
loi de finances 2006 a déjà inscrit un certain nombre d’opérations
au profit des services douaniers et particulièrement en matière
d’infrastructures et de moyens d’intervention. Quant au dossier de
la dette extérieure, le processus de remboursement par anticipation
touche à sa fin. Aussi, à fin octobre 2006, l’Algérie aura remboursé
12,1 MDS USD (Club de Paris, Club de Londres, dette multilatérale)
sur la base de 15 accords bilatéraux de remboursement anticipé total
et 2 accords de remboursement anticipé partiel et a obtenu
l’effacement de 4,73 MDS USD au titre de la dette envers la Russie.
Pour le Président Bouteflika, le prélude à la réhabilitation et au
renforcement de la planification dans notre système de gouvernance
économique, est la «Modernisation des systèmes budgétaires» (MSB),
programme de réforme du budget de l’Etat, caractérisé par
l’élaboration du budget par objectif et par programme sur une base
pluriannuelle, par une démarche centrée sur la responsabilisation
des gestionnaires et le contrôle de la performance et par une
amélioration du contenu pour une meilleure transparence de la
décision et de la gestion budgétaire.
Synthèse :
Redouane A.
Haut
Flambée des cours de la pomme de terre
Barkat lance un
défi aux importateurs
La flambée des
prix de la pomme de terre qui a atteint les 130 DA dans les wilayas
de l’ouest du pays continue de faire l’objet de déclarations
contradictoires des différents acteurs impliqués dans la production
de ce produit de grande consommation. Cette situation dure depuis
plusieurs semaines sans que les autorités concernées ne soient
capables de donner une explication plausible à la flambée des
prix. A titre d’exemple, lors de son intervention en marge du
premier Salon international des techniques de la filière des fruits
et légumes, M. Barkat, ministre de l’Agriculture et du Développement
rural a, contrairement à ses habitudes, éludé les questions posées
par la presse à ce propos. Il s’est contenté de lier les prix
exorbitants de la pomme de terre au mois de ramadan. «Le Algériens
oublient souvent que les fruits et légumes obéissent aux saisons
mais le mois de ramadan n’obéit pas à ces saisons», a-t-il expliqué
avant de demander aux producteurs européens, qui étaient présents
dans la salle, le prix de la pomme de terre sur les marchés
européens. Le ministre ira jusqu’à lancer un défi aux importateurs
algériens les appelant à importer la pomme de terre d’Europe. «Je
pense qu’on a signé un accord d’association avec l’Europe en
septembre 2005 qui stipule plus de liberté dans les activités de
l’importation et de l’exportation. Celui qui peut ramener ce produit
dont le prix a atteint 2,7 euros c’est-à-dire 270 DA, il n’a qu’à le
faire», a-t-il lâché. Avant de poursuivre : «Ce que je peux vous
dire c’est qu’il faut régulariser notre marché, savoir calibrer nos
produits, avoir une bonne présentation de ces produits pour une
meilleure activité d’exportation à l’étranger. Si les commerçants
jouent le jeu, on peut exporter de grandes quantités, c’est à notre
portée», a-t-il indiqué. Pour revenir à cette histoire de flambée
des prix, le ministre a préféré laisser ça au temps. «Je vous
donnerai rendez-vous dans deux ou trois semaines pour poser une
nouvelle fois ce problème des prix», s’est-il contenté de dire. Ces
réponses qui relèvent finalement des généralités n’ont pas apporté
d’arguments fiables pour expliquer l’origine de la crise aiguë que
connaît la filière de la pomme de terre en Algérie. En sa qualité de
premier responsable du secteur, on ne saurait croire que M. Barkat
ne dispose pas suffisamment de données sur la situation du marché où
qu’il ne maîtrise pas le sujet ainsi que les tenants et les
aboutissements de cette crise. De ce fait, sa proposition relative à
la régularisation du marché suppose qu’un travail colossal doit être
fait par le ministère du Commerce chargé de cet aspect technique. Ce
qui veut dire aussi qu’il écarte totalement l’hypothèse relative aux
problèmes de production et des intermédiaires dans cette filière.
Néanmoins, le ministre n’a, en aucun cas, sollicité l’intervention
du département du Commerce pour imposer le contrôle. Ces propos
officiels sont complètement contredits par les professionnels de la
filière de la pomme de terre qui ont imputé la pénurie et par
conséquent la flambée de son prix, au retard enregistré dans
l’importation de semences. «Il n’y a pas eu suffisamment de
production de pomme de terre de saison en raison du manque de
semences sur le marché national. L’importation de ces dernières n’a
pas été faite dans les délais, ce qui explique la faiblesse de la
quantité de pommes de terre disponible sur le marché. La production
a été ainsi réduite de tiers la saison écoulée», a expliqué Hadj
Benaouda Fekih du groupe Hasnaoui. Ce même producteur a écarté toute
possibilité de stockage de grandes quantités de pomme de terre, ce
qui a été démontré par les brigades de contrôle qui, durant leurs
tournées, n’ont rien trouvé dans les centres de stockage. Le recours
à l’importation, ces jours-ci, est une solution suicidaire au vu de
la cherté de la pomme de terre en Europe. Comme solution à cette
crise, M. Hadj Benaouda estime qu’il faut attendre la production de
l’arrière saison. «C’est à partir du 20 novembre prochain qu’il va y
avoir une abondance de la pomme de terre sur le marché et une baisse
des prix», a-t-il expliqué.
Nouria B.
Haut
Eaux minérales
Sellal relance
son ultimatum
Les exploitants
des eaux minérales et des eaux de sources disposent d’un délai
n’excédant pas le 31 décembre 2006 pour se conformer au cahier des
charges établi par la commission nationale installée à cet effet
depuis 2004. Une fois les exploitants agréés, ils sont sommés de
conformer l’étiquetage de leurs produits aux normes de
l’exploitation en clarifiant les caractéristiques de leurs produits
sur l’étiquette et ce, dans un délai de six mois après l’obtention
de l’agrément. C’est ce qu’a expliqué hier, Abdelmalek Sellal,
ministre des Ressources en eau, lors de son intervention à
l’émission «En toute franchise» diffusée par la Chaîne III de la
Radio nationale. Les contrevenants feront face à des poursuites
judicaires. Le ministre a rappelé également, que dans le cadre de la
rationalisation de la consommation de cette ressource, la gestion
déléguée sera confiée aux entreprises qui seront retenues, à partir
de janvier prochain. Les wilayas d’Oran, de Constantine et de Annaba
en sus de celle d’Alger sont concernées par ces mesures. Le ministre
rassurera toutefois qu’aucune augmentation n’est à l’ordre du jour
pour le moment, mais «si la pression vient à augmenter, nous ne
pourrons pas échapper à une hausse de la tarification». Evoquant le
conflit opposant l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT)
et le groupement d’entreprise italien Astaldi, le ministre a
expliqué que celui-ci date de la décennie noire ayant contraint
l’opérateur à renoncer à la réalisation du projet du barrage Kouidat
Acerdoune à Bouira tel que convenu et à d’autres problèmes
rencontrés dans la région. «L’ANBT a accepté d’aller à des instances
internationales de juridiction. Le procès est en train de se faire,
nous avons des avocats pour défendre nos intérêts», a dit par
ailleurs M. Sellal. Concernant la vague de chaleur à laquelle fait
face le pays, le ministre rassure que les réserves emmagasinées sont
largement suffisantes.
F. Arab
Haut
Rentrée universitaire 2006/2007
Satisfecit du
ministère, crainte des étudiants
Du côté du
ministère de l’Enseignement supérieur, en revanche, tout marche à
merveille.
La reprise des
cours, samedi dernier à l’Université après un congé de plus de trois
mois, aura suscité des avis différents entre les enseignants, le
ministère et les étudiants. D’emblée, du côté du Conseil national
des enseignants du supérieur (Cnes), la possibilité de recourir à
l’organisation des grèves n’est pas écartée, durant l’année
universitaire en cours, si les revendications tant exprimées par
celui-ci ne sont pas prises en charge, notamment les revendications
socioprofessionnelles. Du côté du ministère de l’Enseignement
supérieur, en revanche, tout marche à merveille. Contacté par nos
soins, hier, le chargé de communication au ministère de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djamel
Benhamouda, nous a affirmé que «nonobstant le retard enregistré dans
certains instituts où l’on poursuit les examens des synthèses et
rattrapages, notamment à l‘Université des sciences et des
technologies Houari-Boumediene, la reprise de l’année universitaire
en cours a été entamée dans de bonnes conditions, avec notamment la
réalisation de nouvelles infrastructures». Pour étayer ses propos,
il nous apprendra que pour cette année, il y a eu la réalisation de
84 000 nouvelles places pédagogiques et quelque 38 000 nouveaux lits
à travers tout le territoire national. A cela s’ajoute, précise
encore notre interlocuteur, la sortie de 110 000 étudiants qui
devront avoir leurs diplômes de fin d’études incessamment. Ces
réalisations, encourageantes à plus d’un titre faut-il l’avouer,
permettront aux nouveaux bacheliers notamment d’entamer leur cursus
universitaire dans de bonnes conditions. Interrogé sur l’encadrement
qui pourrait faire défaut en ce sens qu’un nombre important
d’enseignants quitte, chaque année, notre pays, le chargé de
communication de ce ministère se veut rassurant. Il affirmera que
«cette année, 46 000 nouveaux postes budgétaires ont été dégagés».
Ce qui, selon lui, réduira un tant soit peu le manque d’encadrement.
Sur la question des salaires impayés des mois de juin et juillet
passés,
M. Benhamouda dira
que ce problème est bel et bien réglé. «Les enseignants qui n’ont
pas perçu leurs salaires de juin et juillet les ont touchés durant
le mois de septembre. Il ne reste qu’une infime partie des
enseignants qui vont toucher leur paye sous peu. Le règlement
définitif de ce problème est en cours», avancera-t-il, confiant.
Quant au statut particulier de l’enseignant universitaire, qui
constitue la revendication principale des enseignants du supérieur,
Djamel Benhamouda nous apprendra qu’«une commission mixte s’est
réunie le 22 juillet dernier au cours de laquelle il a été décidé
d’un avant-projet relatif au statut particulier de l’enseignant
universitaire. Les textes d’application relatifs à cet avant-projet
vont être connus dans un proche avenir». C’est dire que le ministère
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tout
misé pour une meilleure année universitaire. Ce qui constituera, à
n’en plus douter, un avantage majeur et pour les étudiants et pour
les enseignants de l’enseignement supérieur. Cependant, ces mesures
prises par le ministère butent sur les retards enregistrés dans le
déroulement des examens de rattrapage dans plusieurs instituts,
notamment l’Institut des sciences maritimes, l’Institut de
bibliothéconomie ainsi que celui de tamazight. Cet état de fait
entache, il est vrai, la reprise des cours à l’université. Des
étudiants de l’Institut des sciences maritimes nous ont fait savoir
qu’«après avoir été entamés, les examens de rattrapage ont été
bloqués, ce qui retardera encore davantage l’entame de l’année
universitaire 2006/2007». Et au train où vont les choses, nous
ont-ils fait savoir, «l’année universitaire ne commencera pas de
sitôt». C’est pourquoi il est important de mettre un terme à ces
blocages qui ne cessent de se poser à chaque rentrée universitaire.
Djamel Oukali
Haut
Université
Du nouveau pour
la recherche scientifique
L’Université des
sciences et des technologies Houari Boumediene (USTHB) de Bab
Ezzouar vient d’être dotée d’un Campus numérique francophone (CNF).
Ce dernier a été
inauguré, hier, par la rectrice de l’Agence universitaire de la
francophonie (AUF), Mme Michèle Gendreau-Massaloux, en présence du
recteur de l’USTHB, Ben Ali Benzaghou ainsi que des représentants
du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique et les ambassadeurs de France, du Canada, de Belgique
et de Suisse. Cet important espace technologique mis à la
disposition des étudiants en post-graduation et aux chercheurs,
comporte un cyberespace offrant l’accès libre à l’Internet, deux
salles de formation pour permettre aux étudiants en cours de
préparation d’un master ou d’un doctorat à distance d’assister à
leurs cours et d’une salle de documentation. Pour le recteur de l’USTHB
qui a souligné, lors de son allocution, la coopération solide et
objective entre son université et l’AUF, le Campus en question se
veut «un outil de dialogue entre la communauté universitaire et les
chercheurs algériens, d’une part, et l’ensemble du réseau de l’AUF,
d’autre part», a indiqué M. Benzaghou. Selon lui, cet espace
«facilitera l’accès à l’information scientifique et technique et
apportera une contribution significative à l’accès aux nouvelles
possibilités qu’offre le réseau Internet», a-t-il encore enchaîné.
Pour sa part, la rectrice de l’AUF, tout en soulignant l’adhésion de
34 universités algériennes à son agence, estime que «le CNF
permettra aux étudiants conscients de leurs projets professionnels
de chercher l’information en rapport avec leur sujet précis, et ce,
dans différentes spécialités». De plus, Mme Massaloux ajoute que cet
outil facilitera aux universitaires algériens de réaliser leurs
cours à distance d’une manière virtuelle via le net et les mettre,
poursuit-elle, en ligne afin d’être consultés par l’ensemble
d’étudiants. Bien mieux, à en croire les dires de la rectrice de l’AUF,
cet espace technologique offre l’opportunité aux étudiants désirant
préparer un diplôme avec une reconnaissance d’une université
étrangère, de s’inscrire à distance dans l’une des 50 spécialités
proposées par le programme du CNF. De son côté, le chef du cabinet
du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, Brahim Osmane, en rappelant l’engagement du pays à
consolider davantage la coopération entre le ministère et l’AUF,
considère ce campus numérique comme un espace de production et de
diffusion des savoirs et des informations par les technologies de
l’information et de la communication. «Le CNF est un lieu d’accueil
de chercheurs et d’étudiants qui a pour mission la mise en œuvre et
le suivi des programmes de l’Agence universitaire francophone», dira
le représentant du ministère.
M. Kechad
Haut
Air Algérie
«La compagnie
se porte bien»
Air Algérie se
porte bien et n’est pas en phase de faillite, tient à préciser cette
compagnie nationale dans un communiqué rendu public, hier.
«Consciente des efforts permanents à déployer et sans tomber dans
l’autosatisfaction, les moyens mis en œuvre et les résultats obtenus
augurent d’un avenir prospère», souligne la direction générale de
l’entreprise qui ajoute que sa situation financière est prospère
depuis que celle-ci est passée à l’autonomie en 1997, ce qui
s’oppose aux dires de ceux qui parlent de faillite de cette
compagnie aérienne. La compagnie a démenti l’information selon
laquelle le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, aurait
demandé la formation de commissions de travail mixtes entre les
cadres dirigeants d’Air Algérie et les syndicats du secteur
indépendant ou relevant de la Centrale syndicale et que le ministre
aurait mis en garde contre les risques de la faillite qui menacent
cette entreprise nationale. Le communiqué d’Air Algérie rappelle
également que la direction générale, les responsables de
l’encadrement et l’ensemble des travailleurs ont engagé des actions
et déployé des efforts pour «concrétiser dans des délais réduits»
le renouvellement de la flotte (26 appareils neufs) et la
réalisation de nouvelles infrastructures de maintenance
aéronautique. Dans ce contexte, le communiqué souligne que la
compagnie poursuit son programme de modernisation et de mise à
niveau en se dotant des outils de gestion de pointe, nouvelles
technologies, utilisées dans les transports aériens. «Air Algérie a
également entamé la processus de certification requis (EASA PART
145, IOSA/IATA et ISO 9001 version 2000) et d’implémentation d’un
système qualité lui permettant de se hisser aux standards
internationaux».
Irane Belkhedim
Haut
Après le raz-de-marée des pro-Benflis
Belkhadem
neutralise les kasmate
Le secrétariat
exécutif du FLN s’est réuni hier sous la houlette de son secrétaire
général.
La réunion,
purement organique, était consacrée, selon M. Abada, à évaluer les
résultats du processus de restructuration accompli jusque-là par le
renouvellement des 15 mouhafadas du centre du pays et 4 de l’ouest
accompli respectivement par Amar Saâdani et Saïd Bouhadja. Le quel
renouvellement s’est soldé par une domination des militants qui
s’identifie par l’aile pro-Benflis. Cette réunion devait discuter
d’une nouvelle feuille de route face au refus de la répartition
initiale et les déclarations du premier responsable de l’instance
exécutive du FLN. A en croire ses dires,
M. Abada, chargé
pour superviser l’opération dans les six wilayas du grand sud,
entamera son parcours la semaine prochaine. Par ailleurs, le SG,
Abdelaziz Belkhadem a laissé entendre à l’occasion de la cérémonie
de félicitations de la fête de l’Aïd que «ce n’est pas aux kasmas et
aux mouhafadas qu’il revient de désigner les candidats aux
élections», précisant que «les critères de candidatures seront
bientôt définis», exhortant les militants à «aider la direction dans
le choix des meilleures compétences». Une attitude certes applaudie
mais qui a provoqué des suées aux militants. Cette décision qui a
coupé l’herbe sous les pieds des deux protagonistes mais qui
conforte quelque peu les redresseurs qui vont redoubler de ténacité
pour rebondir après que les pro-Benflis aient fait le plein au
niveau des bureaux de kasmate et mouhafadate déjà installées. Le
«pavé» de M. Belkhadem ne va pas sans laisser des remous à la base,
animée par ce désir ardent de contrôler les listes. L’argument du SG
du FLN réconforte assurément les redresseurs par ce qu’il a désigné
par «processus de l’alternance au sein du parti». «Il n’y aura pas
d’autre alternative», a-t-il appuyé samedi passé au siège du parti
devant un parterre de militants venus des quatre coins du pays.
M. Belkhadem
avait, par ailleurs anticipé en soutenant dans une interview
accordée, il y a un an, qu’«il faut casser tous les monopoles». Avec
l’approche des joutes électorales, il affiche une nette volonté
d’aller droit dans la logique de sa conviction. Mais dans une étape
cruciale que traverse le FLN, ira-t-il jusqu’au bout de cette
obligation ? L’effet d’annonce ne tardera pas et la guéguerre autour
des listes reprendra certainement d’une autre manière puisque les
structures de base n’auront «aucun impact sur les listes de
candidature». Le SG affiche une franche opposition aux militants
saisonniers et les militants aisés («s’hab echkara») qui
sponsorisent d’autres jeunes militants en leur payant les
cotisations ou les supra-militants. Si M. Belkhadem veut assurer le
bon choix «parmi des militants de principes, de niveaux et des
crédibles», aura-t-il les coudés franche pour faire «des choix
objectifs». M. Belkhadem a, faut-il avouer, trouvé un stratagème. A
la lumière des AG annoncées pour dresser le bilan des mandats
d’élus, les choses ne vont pas être faciles et la marge des uns et
des autres est de plus en plus réduite.
Salah Bey
Haut
Sur décision de Benbouzid
Ce matin, cours
sur le 1er Novembre
A sa manière, le
ministère de l’Education nationale veut marquer l’évènement de la
célébration de la révolution algérienne. Dans une circulaire publiée
hier, le département de
M. Benbouzid a
demandé à toutes les directions de l’éducation à travers le
territoire national de charger les enseignants de tous les
établissements de l’éducation de dispenser aux élèves ce matin, un
cours de sensibilisation sur «la portée et les objectifs de la
glorieuse Révolution nationale». Le ministère a insisté sur «la
nécessité d’accorder un intérêt soutenu à cet important évènement
historique national» que représente l’anniversaire du déclenchement
de la révolution nationale. il est également précisé que «la
dispense d’un cours de sensibilisation sur la révolution du 1er
Novembre, à l’occasion du 52e anniversaire de son déclenchement,
vise à œuvrer à la consécration de ses valeurs intrinsèques, à la
poursuite de l’ancrage du sens de patriotisme chez les générations
montantes et au rappel des sacrifices consentis par leurs aînés pour
le recouvrement de la liberté et de l’indépendance». L’initiative
découle à ne pas en douter du souci de redorer le blason terni de la
Révolution algérienne. En effet, de nombreux sondages effectués à la
veille de cette date du 1er Novembre démontrent le peu d’intérêt
manifesté par les nouvelles générations ignorant la chose
historique. De la symbolique du 1er Novembre ne subsiste quasiment
rien. Les jeunes d’aujourd’hui ne font plus secret de leur répulsion
pour tout ce qui les renvoie à leur histoire. Nonobstant le fait que
les moudjahidine ont une part de responsabilité dans cette
situation, puisque nombre d’entre eux considèrent que parce qu’ayant
contribué à la libération du pays, ils sont en droit aujourd’hui
d’exiger une contrepartie matérielle à leur engagement, d’où du
reste l’octroi de nombreux avantages et privilèges aux moudjahidine,
nombre de sociologues expliquent cette répulsion par le fait que
l’histoire de la révolution algérienne a été travestie au fil des
ans. L’incapacité des historiens à procéder à la réécriture de cette
tranche de l’histoire vécue entre le 1er-Novembre 1954 et le
5-Juillet 1962 témoigne au mieux de cette gêne que les Algériens,
notamment les plus jeunes d’entre eux, ressentent à l’égard de leur
histoire. Cette incapacité (voulue ?) s’est naturellement répercutée
dans le contenu des manuels d’histoire. Dans le prolongement,
l’enseignant dispense un cours insipide. Les témoignages apportés
par quelques acteurs encore vivants de cette épopée peuvent
contribuer à lever le voile sur les faits qui n’ont pas échappé à la
tentation d’être travestis. Le cycle de conférences qu’organise
aujourd’hui au lycée Hassiba-Ben Bouali le ministère de l’Education
et qui sera animé notamment par des témoins vivants relève de cette
prise de conscience quant à l’importance de donner la parole à ceux
qui ont pris réellement part à la révolution enclenchée le
1er-Novembre 1954.
Mais gageons que les jeunes ne se réconcilieront avec leur histoire
qu’avec la décision de réviser la méthode d’enseignement et le
contenu des manuels d’histoire.
Nadia K.
Haut
Djilali Hadjadj, porte-parole de l’AACC,
«Le limogeage
du wali d’El Tarf est une mesure très importante»
Le phénomène de la
corruption prend de plus en plus des proportions alarmantes dans
notre société. Il porte d’énormes préjudices à l’économie
nationale.
Une analyse
spécifique de la législation algérienne en matière de lutte contre
la corruption sera le point nodal d’un colloque relevant des
activités régulières de l’Association algérienne de lutte contre la
corruption (AACC), qui se tiendra du 1er au
3 novembre. Ayant
pour thème «Démocratie, citoyenneté et transparence » cette 4e
édition sera parrainée par la Fondation Friedrich Ebert et de
l’Union européenne. Contacté, le porte parole de l’AACC, Djilali
Hadjadj revient sur cet évènement .
Le Jour
d’Algérie : quelles sont les nouveautés qui caractérisent cette 4e
édition ?
Djilali Hadjadj :A
l’image des précédentes éditions, le colloque 2006 de l’AACC veut
contribuer à faire connaître les initiatives et expériences de lutte
contre la corruption à travers ce qui est entrepris dans un certain
nombre de pays et aussi de ce qui se fait en Algérie. Cette
rencontre mettra la lumière sur les questions d’implication des
citoyens dans la lutte, aussi bien que sur la prévention mais aussi
et la dénonciation de cas précis.
Existe-t-il des
dispositifs mis en place pour contrecarrer ce phénomène menaçant en
Algérie?
Quoique l’Algérie
ait ratifié les conventions avec les Nations Unies, il est à
signaler, malheureusement, que l’application rigoureuse des lois
n’est pas toujours à la hauteur. La loi du 20 février 2006 reste
pratiquement insuffisante dans le domaine de la protection des
dénonciateurs et des victimes de la corruption. Dans les autres pays
et eu regard des conventions des Nations Unies ces derniers sont
protégés par les lois.
Des experts
nationaux et étrangers en la matière participeront à cette édition
qui sera sanctionnée par des recommandations ? Quelle sera la
priorité de l’heure ?
Les solutions,
elles, existent bien évidemment. De hauts fonctionnaires de l’Etat
portent atteinte à l’économie donc il faut bien les éliminer. Ce
genre d’actions intervient à vrai dire à court terme mais aussi à
long terme. Le limogeage du wali d’El Tarf, M. Djillali Aârar, est
une mesure très importante qu’il faut généraliser lorsque des cas
de corruption sont avérés.
Propos
recueillis Kahina Benarab
Haut
Filière algérienne des fruits et légumes
Un «Couloir
vert» pour développer les exportations
Un «Couloir vert»
destiné à relancer les exportations d’un grand nombre de productions
agricoles vers les pays situés au nord de la Méditerranée, en
particulier, vient d’être créé à l’initiative du Chef du
gouvernement. Il a pour vocation de faciliter toutes les démarches
administratives pour tous les opérateurs nationaux susceptibles
d’exporter des quantités de produits agricoles vers l’étranger, en
particulier les pays européens.
Parmi les
institutions qui ont été appelées à participer à ces opérations
d’exportations et à faciliter les procédures aux opérateurs
nationaux figurent, entre autres, les douanes, les services de
contrôle phytosanitaire, les banques, les chambres d’agriculture
ainsi que les ministères du Commerce et des Transports.
Ce couloir a été
mis en place avec un numéro vert et des responsabilités
personnalisées. M. Cherif Ould El Hochine, le président de la
Chambre nationale d’agriculture signale que c’est à ce titre qu’a
été organisé, à partir d’hier, le Salon international consacré à la
filière fruits et légumes. Mais selon lui, un tel couloir risquerait
de s’avérer inefficace si tous les organismes qui sont chargés de
l’animer ne s’impliquent pas, totalement, «dans une démarche
coordonnée».
La production des
fruits et des légumes, en Algérie, s’est, en effet, développée à un
niveau tel qu’elle a acquis, désormais, les capacités quantitatives
et qualitatives pour s’imposer sur les marchés à l’exportation,
particulièrement pour ce qui concerne les produits primeurs.
Le Salon
international consacré à cette filière vise, entre autres objectifs,
à créer une synergie entre opérateurs algériens et français, en
particulier, pour faciliter des partenariats dans le domaine des
échanges de produits agricoles s’inscrivant dans la durée. 38
exposants algériens et étrangers confondus prennent part à cette
manifestation organisée par la société française, LFL, (logistique
fruits et légumes), en collaboration avec la Chambre nationale
d’agriculture.
En apportant sa
collaboration à l’organisation de ce salon, la CNA entend,
contribuer, plus efficacement, au développement et à la valorisation
de variétés agricoles adaptées à la consommation de pays situés sur
l’autre rive de la Méditerranée et à faire en sorte que soient,
notamment, relancés les investissements dans le secteur de
l’agriculture.
Mahieddine
Ahmed
Haut
Ain Zaouia,Tizi Ouzou
Attentat contre
les services de sécurité
Encore une fois la
localité de Aïn Zaouia,à 35 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, a
été la cible des groupes armés activant dans la région. En effet,
dans la soirée du samedi à dimanche, aux environs de 21 h, les
forces combinées qui opèrent au niveau du barrage fixe à la sortie
du village en allant vers Boghni, ont essuyé une attaque qui a
atteint grièvement un gendarme et deux citoyens qui se trouvaient
dans un fourgon de transport. Les blessés ont été évacués sur
l’hôpital Krim Belkacem de Draâ El Mizan. Leur vie n’est pas en
danger, selon une source locale. Quant aux circonstances de
l’attaque, les assaillants ont été postés des deux cotés de la route
pour prendre entre deux feux les éléments des forces combinées,
ajoutent nos sources. Le lendemain, un renfort militaire a été
dépêché sur les lieux, appuyé par un hélicoptère qui a bombardé le
lieu dit El Mina du massif forestier de Boumahni et les forêts
environnantes. Même la route reliant Draâ El Mozan et Tizi Ouzou via
Ait Yahia Moussa a été fermée pendant plusieurs heures,
hier.
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M.
Haut
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