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Finances

Bouteflika veut renforcer l’IGF

Flambée des cours de la pomme de terre

Barkat lance un défi aux importateurs 

Eaux minérales

Sellal relance son ultimatum

Rentrée universitaire 2006/2007

Satisfecit du ministère, crainte des étudiants

Université

Du nouveau pour la recherche scientifique

Air Algérie

«La compagnie se porte bien»

Après le raz-de-marée des pro-Benflis

Belkhadem neutralise les kasmate

Sur décision de Benbouzid

Ce matin, cours sur le 1er Novembre

Djilali Hadjadj, porte-parole de l’AACC,

«Le limogeage du wali d’El Tarf est une mesure très importante»

Filière algérienne des fruits et légumes

Un «Couloir vert» pour développer les exportations

Ain Zaouia,Tizi Ouzou

Attentat contre les services de sécurité

 

 30/10/06

 

Finances

Bouteflika veut renforcer l’IGF

Au chapitre du contrôle interne, le Président Bouteflika entend renforcer les missions et les capacités de l’Inspection générale des finances.

A noter, enfin, qu’entre autres actions de réformes évaluées, celle du renforcement du contrôle externe par l’Inspection générale des finances (IGF) lequel a  induit, d’une part, la mise à jour des textes la régissant pour adapter ses attributions et son mode de fonctionnement au nouvel environnement institutionnel et, d’autre part, l’amélioration de ses moyens opérationnels d’intervention. Les nouveaux statuts en cours d’élaboration doivent, par ailleurs, permettre l’adéquation des moyens humains avec le volume, la nature et la qualité de son plan de charge. C’est ce qui ressort de la poursuite des auditions des membres du gouvernement par le Président Bouteflika, consacré cette fois au secteur des Finances. Les actions engagées par le ministère des Finances, durant ces deux dernières années, ont consisté à moderniser l’administration des finances pour lui permettre d’assurer ses missions pérennes, notamment celle de gestion des finances publiques, devenue un des indicateurs fondamentaux dans l’évaluation de la gouvernance politique et économique des pays. Parallèlement, le programme de réforme financière, couvrant les secteurs bancaire et des assurances ainsi que le marché financier, s’est poursuivi et amplifié depuis 2004. Dans le domaine du renforcement de la stabilité et de la rentabilité du secteur bancaire, une série d’actions ont été menées, visant l’amélioration de la gouvernance des banques publiques et la qualité de l’intermédiation. La restructuration des banques s’opère à travers l’ouverture du capital du CPA et la spécialisation de deux banques, la Cnep orientée vers l’habitat, le financement de la construction et l’acquisition du logement et la BADR vers l’agriculture, la pêche et les industries périphériques. Le développement du crédit immobilier a été poursuivi par des actions visant le renforcement des dispositifs de financement du logement et le développement de la promotion immobilière, la réduction des coûts de la transaction par l’allègement de la charge fiscale sur les transactions immobilières et la finalisation des textes légaux et réglementaires relatifs notamment à l’hypothèque légale, la titrisation des créances hypothécaires et, enfin, la formation spécialisée dans les domaines du droit immobilier et foncier, de l’enquête foncière ainsi que de l’évaluation immobilière. La modernisation du système de paiement de masse a été poursuivie sous forme de projet intégré de toute la place dont la finalité est la mise en place d’une télécompensation des paiements de masse comprenant les virements de détail, les prélèvements, les chèques, les opérations de retrait et de paiement par cartes bancaires et les effets de commerce dématérialisés. Dans le secteur des assurances, la révision de l’ordonnance relative aux assurances par la loi promulguée en mars 2006, vise la stimulation de l’activité, la sécurité financière et la réorganisation de la supervision des sociétés d’assurances ainsi que le renforcement de la gouvernance des compagnies publiques d’assurances par la mise en place des contrats de performance pour les dirigeants de celles-ci. Au chapitre de la réforme fiscale, entamée en 1991, le remaniement du système fiscal pour le rendre similaire aux systèmes modernes d’imposition basés sur quatre catégories d’impôts, à savoir l’IRG, l’IBS, la TVA et l’impôt sur le capital. Elle a également simplifié et harmonisé les procédures fiscales avec l’institution du dossier fiscal unique, dans lequel sont classées et suivies toutes les déclarations d’un même contribuable. D’ici à 2009, l’Etat compte réaliser, également, 2 centres régionaux des impôts, 65 centres des impôts et 232 centres de proximité des impôts. L’institution douanière n’est pas en reste, vu que parmi les principales missions de cette administration, la surveillance des frontières demeure l’une des plus sensibles et des plus importantes. C’est ainsi que la loi de finances 2006 a déjà inscrit un certain nombre d’opérations au profit des services douaniers et particulièrement en matière d’infrastructures et de moyens d’intervention. Quant au dossier de la dette extérieure, le processus de remboursement par anticipation touche à sa fin. Aussi, à fin octobre 2006, l’Algérie aura remboursé 12,1 MDS USD (Club de Paris, Club de Londres, dette multilatérale) sur la base de 15 accords bilatéraux de remboursement anticipé total et 2 accords de remboursement anticipé partiel et a obtenu l’effacement de 4,73 MDS USD au titre de la dette envers la Russie. Pour le Président Bouteflika, le prélude à la réhabilitation et au renforcement de la planification dans notre système de gouvernance économique, est la «Modernisation des systèmes budgétaires» (MSB), programme de réforme du budget de l’Etat, caractérisé par l’élaboration du budget par objectif et par programme sur une base pluriannuelle, par une démarche centrée sur la responsabilisation des gestionnaires et le contrôle de la performance et par une amélioration du contenu pour une meilleure transparence de la décision et de la gestion budgétaire.      

Synthèse : Redouane A.

 

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Flambée des cours de la pomme de terre

Barkat lance un défi aux importateurs 

La flambée des prix de la pomme de terre qui a atteint les 130 DA dans les wilayas de l’ouest du pays continue de faire l’objet de déclarations  contradictoires des différents acteurs impliqués dans la production de ce produit de grande consommation. Cette situation  dure depuis plusieurs semaines sans que les autorités concernées ne soient capables de donner une explication  plausible à la flambée des prix.  A titre d’exemple, lors de son intervention en marge du premier Salon international des techniques de la filière des fruits et légumes, M. Barkat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural a, contrairement à ses habitudes, éludé les questions posées par la presse à ce propos. Il s’est contenté de lier les prix exorbitants de la pomme de terre  au mois de ramadan. «Le Algériens oublient souvent que les fruits et légumes obéissent aux saisons mais le mois de ramadan n’obéit pas à ces saisons», a-t-il expliqué avant de demander aux producteurs européens, qui étaient présents dans la salle, le prix de la pomme  de terre sur les marchés européens. Le ministre ira jusqu’à lancer un défi aux importateurs algériens les appelant à  importer la pomme de terre d’Europe. «Je pense qu’on a signé un accord d’association avec l’Europe en septembre 2005 qui stipule plus de liberté dans les activités de l’importation et de l’exportation. Celui qui peut ramener ce produit dont le prix a atteint 2,7 euros c’est-à-dire 270 DA, il n’a qu’à le faire», a-t-il lâché. Avant de poursuivre : «Ce que je peux vous dire c’est qu’il faut régulariser notre marché, savoir calibrer nos produits, avoir une bonne présentation de ces produits pour une meilleure activité d’exportation à l’étranger. Si les commerçants jouent le jeu, on peut exporter de grandes quantités, c’est à notre portée», a-t-il indiqué. Pour revenir à cette histoire de flambée des prix, le ministre a préféré laisser ça au temps. «Je vous donnerai rendez-vous dans deux ou trois semaines pour poser une nouvelle fois ce problème des prix», s’est-il contenté de dire. Ces réponses qui relèvent finalement des généralités n’ont pas apporté d’arguments fiables pour expliquer l’origine de la crise aiguë que connaît la filière de la pomme de terre en Algérie. En sa qualité de premier responsable du secteur, on ne saurait croire que M. Barkat ne dispose pas suffisamment de données sur la situation du marché où qu’il ne maîtrise pas le sujet ainsi que les tenants et les aboutissements de cette crise. De ce fait, sa proposition relative à la régularisation du marché suppose qu’un travail colossal doit être fait par le ministère du Commerce chargé de cet aspect technique. Ce qui veut dire aussi qu’il écarte totalement l’hypothèse relative aux problèmes de production  et des intermédiaires dans cette filière. Néanmoins, le ministre n’a, en aucun cas, sollicité l’intervention du département du Commerce pour imposer le contrôle. Ces propos officiels sont complètement contredits par les professionnels de la filière de la pomme de terre qui ont imputé la pénurie et par conséquent la flambée de son prix, au retard enregistré dans l’importation de semences. «Il n’y a pas eu suffisamment de production de pomme de terre de saison en raison du manque de semences sur le marché national. L’importation de ces dernières n’a pas été faite dans les délais, ce qui explique la faiblesse de la quantité de pommes de terre disponible sur le marché. La production a été ainsi réduite de tiers la saison écoulée», a expliqué Hadj Benaouda Fekih du groupe Hasnaoui. Ce même producteur a écarté toute possibilité de stockage de grandes quantités de pomme de terre, ce qui a été démontré par les brigades de contrôle qui, durant leurs tournées, n’ont rien trouvé dans les centres de stockage. Le recours à l’importation, ces jours-ci, est une solution suicidaire au vu de la cherté de la pomme de terre en Europe.  Comme solution à cette crise, M. Hadj Benaouda estime qu’il faut attendre la production de l’arrière saison. «C’est à partir du 20 novembre prochain qu’il va y avoir une abondance de la pomme de terre sur le marché et une baisse des prix», a-t-il expliqué.            

Nouria B.

 

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Eaux minérales

Sellal relance son ultimatum

Les exploitants des eaux minérales et des eaux de sources disposent d’un délai n’excédant pas le 31 décembre 2006 pour se conformer au cahier des charges établi par la commission nationale installée à cet effet depuis 2004. Une fois les exploitants agréés, ils sont sommés de conformer l’étiquetage de leurs produits aux normes de l’exploitation en clarifiant les caractéristiques de leurs produits sur l’étiquette et ce, dans un délai de six mois après l’obtention de l’agrément. C’est ce qu’a expliqué hier, Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, lors de son intervention à l’émission «En toute franchise» diffusée par la Chaîne III de la Radio nationale. Les contrevenants feront face à des poursuites judicaires. Le ministre a rappelé également, que dans le cadre de la rationalisation de la consommation de cette ressource, la gestion déléguée sera confiée aux entreprises qui seront retenues, à partir de janvier prochain. Les wilayas d’Oran, de Constantine et de Annaba en sus de celle d’Alger sont concernées par ces mesures. Le ministre rassurera toutefois qu’aucune augmentation n’est à l’ordre du jour pour le moment, mais «si la pression vient à augmenter, nous ne pourrons pas échapper à une hausse de la tarification». Evoquant le conflit opposant l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT) et le groupement d’entreprise italien Astaldi, le ministre a expliqué que celui-ci date de la décennie noire ayant contraint l’opérateur à renoncer à la réalisation du projet du barrage Kouidat Acerdoune à Bouira tel que convenu et à d’autres problèmes rencontrés dans la région. «L’ANBT a accepté d’aller à des instances internationales de juridiction. Le procès est en train de se faire, nous avons des avocats pour défendre nos intérêts», a dit par ailleurs M. Sellal. Concernant la vague de chaleur à laquelle fait face le pays, le ministre rassure que les réserves emmagasinées sont largement suffisantes.

F. Arab

 

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Rentrée universitaire 2006/2007

Satisfecit du ministère, crainte des étudiants

Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur, en revanche, tout marche à merveille.

La reprise des cours, samedi dernier à l’Université après un congé de plus de trois mois, aura suscité des avis différents entre les enseignants, le ministère et les étudiants. D’emblée, du côté du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), la possibilité de recourir à l’organisation des grèves n’est pas écartée, durant l’année universitaire en cours, si les revendications tant exprimées par celui-ci ne sont pas prises en charge, notamment les revendications socioprofessionnelles. Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur, en revanche, tout marche à merveille. Contacté par nos soins, hier, le chargé de communication au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djamel Benhamouda, nous a affirmé que «nonobstant le retard enregistré dans certains instituts où l’on poursuit les examens des synthèses et rattrapages, notamment à l‘Université des sciences et des technologies Houari-Boumediene, la reprise de l’année universitaire en cours a été entamée dans de bonnes conditions, avec notamment la réalisation de nouvelles infrastructures». Pour étayer ses propos, il nous apprendra que pour cette année, il y a eu la réalisation de 84 000 nouvelles places pédagogiques et quelque 38 000 nouveaux lits à travers tout le territoire national. A cela s’ajoute, précise encore notre interlocuteur, la sortie de 110 000 étudiants qui devront avoir leurs diplômes de fin d’études incessamment. Ces réalisations, encourageantes à plus d’un titre faut-il l’avouer, permettront aux nouveaux bacheliers notamment d’entamer leur cursus universitaire dans de bonnes conditions. Interrogé sur l’encadrement qui pourrait faire défaut en ce sens qu’un nombre important d’enseignants quitte, chaque année, notre pays, le chargé de communication de ce ministère  se veut rassurant. Il affirmera que «cette année, 46 000 nouveaux postes budgétaires ont été dégagés». Ce qui, selon lui, réduira un tant soit peu le manque d’encadrement. Sur la question des salaires impayés des mois de juin et juillet passés,

M. Benhamouda dira que ce problème est bel et bien réglé. «Les enseignants qui n’ont pas perçu leurs salaires de juin et juillet les ont touchés durant le mois de septembre. Il ne reste qu’une infime partie des enseignants qui vont toucher leur paye sous peu. Le règlement définitif de ce problème est en cours», avancera-t-il, confiant. Quant au statut particulier de l’enseignant universitaire, qui constitue la revendication principale des enseignants du supérieur, Djamel Benhamouda nous apprendra qu’«une commission mixte s’est réunie le 22 juillet dernier au cours de laquelle il a été décidé d’un avant-projet relatif au statut particulier de l’enseignant universitaire. Les textes d’application relatifs à cet avant-projet vont être connus dans un proche avenir». C’est dire que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tout misé pour une meilleure année universitaire. Ce qui constituera, à n’en plus douter, un avantage majeur et pour les étudiants et pour les enseignants de l’enseignement supérieur. Cependant, ces mesures prises par le ministère butent sur les retards enregistrés dans le déroulement des examens de rattrapage dans plusieurs instituts, notamment l’Institut des sciences maritimes, l’Institut de bibliothéconomie ainsi que celui de tamazight. Cet état de fait entache, il est vrai, la reprise des cours à l’université. Des étudiants de l’Institut des sciences maritimes nous ont fait savoir qu’«après avoir été entamés, les examens de rattrapage ont été bloqués, ce qui retardera encore davantage l’entame de l’année universitaire 2006/2007». Et au train où vont les choses, nous ont-ils fait savoir, «l’année universitaire ne commencera pas  de sitôt». C’est pourquoi il est important de mettre un terme à ces blocages qui ne cessent de se poser à chaque rentrée universitaire.

Djamel Oukali

 

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Université

Du nouveau pour la recherche scientifique

L’Université des sciences et des technologies Houari Boumediene (USTHB) de Bab Ezzouar vient d’être dotée d’un Campus numérique francophone (CNF).

Ce dernier a été inauguré, hier, par la rectrice de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), Mme Michèle Gendreau-Massaloux, en présence du recteur de l’USTHB,  Ben Ali Benzaghou ainsi que des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et les ambassadeurs de France, du Canada, de Belgique et de Suisse. Cet important espace technologique mis à la disposition des étudiants en post-graduation et aux chercheurs, comporte un cyberespace offrant l’accès libre à l’Internet, deux salles de formation pour permettre aux étudiants en cours de préparation d’un master ou d’un doctorat à distance d’assister à leurs cours et d’une salle de documentation. Pour le recteur de l’USTHB qui a souligné, lors de son allocution, la coopération solide et objective entre son université et l’AUF, le Campus en question se veut «un outil de dialogue entre la communauté universitaire et les chercheurs algériens, d’une part, et l’ensemble du réseau de l’AUF, d’autre part», a indiqué M. Benzaghou. Selon lui, cet espace «facilitera l’accès à l’information scientifique et technique et apportera une contribution significative à l’accès aux nouvelles possibilités qu’offre le réseau Internet», a-t-il encore enchaîné. Pour sa part, la rectrice de l’AUF, tout en soulignant l’adhésion de 34 universités algériennes à son agence, estime que «le CNF permettra aux étudiants conscients de leurs projets professionnels de chercher l’information en rapport avec leur sujet précis, et ce, dans différentes spécialités». De plus, Mme Massaloux ajoute que cet outil facilitera aux universitaires algériens de réaliser leurs cours à distance d’une manière virtuelle via le net et les mettre, poursuit-elle, en ligne afin d’être consultés par l’ensemble d’étudiants. Bien mieux, à en croire les dires de la rectrice de l’AUF, cet espace technologique offre l’opportunité aux étudiants désirant préparer un diplôme avec une reconnaissance d’une université étrangère, de s’inscrire à distance dans l’une des 50 spécialités proposées par le programme du CNF. De son côté, le chef du cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Brahim Osmane, en rappelant l’engagement du pays à consolider davantage la coopération entre le ministère et l’AUF, considère ce campus numérique comme un espace de production et de diffusion des savoirs et des informations par les technologies de l’information et de la communication. «Le CNF est un lieu d’accueil de chercheurs et d’étudiants qui a pour mission la mise en œuvre et le suivi des programmes de l’Agence universitaire francophone», dira le représentant du ministère.

M. Kechad

 

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Air Algérie

«La compagnie se porte bien»

Air Algérie se porte bien et n’est pas en phase de faillite, tient à préciser cette compagnie nationale dans un communiqué rendu public, hier. «Consciente des efforts permanents à déployer et sans tomber dans l’autosatisfaction, les moyens mis en œuvre et les résultats obtenus augurent d’un avenir prospère», souligne la direction générale de l’entreprise qui ajoute que sa situation financière est prospère depuis que celle-ci est passée à l’autonomie en 1997, ce qui s’oppose aux dires de ceux qui parlent de faillite de cette compagnie aérienne. La compagnie a démenti l’information selon laquelle le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, aurait demandé la formation de commissions de travail mixtes entre les cadres dirigeants d’Air Algérie et les syndicats du secteur indépendant ou relevant de la Centrale syndicale et que le ministre aurait mis en garde contre les risques de la faillite qui menacent cette entreprise nationale. Le communiqué d’Air Algérie rappelle également que la direction générale, les responsables de l’encadrement et l’ensemble des travailleurs ont engagé des actions et déployé des efforts pour «concrétiser dans des délais réduits»  le renouvellement de la flotte (26 appareils neufs) et la réalisation de nouvelles infrastructures de maintenance aéronautique. Dans ce contexte, le communiqué souligne que la compagnie poursuit son programme de modernisation et de mise à niveau en se dotant des outils de gestion de pointe, nouvelles technologies, utilisées dans les transports aériens. «Air Algérie a également entamé la processus de certification requis (EASA PART 145, IOSA/IATA et ISO 9001 version 2000) et d’implémentation d’un système qualité lui permettant de se hisser aux standards internationaux».

Irane Belkhedim

 

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Après le raz-de-marée des pro-Benflis

Belkhadem neutralise les kasmate

Le secrétariat exécutif du FLN s’est réuni hier sous la houlette de son secrétaire général.

La réunion, purement organique, était consacrée, selon M. Abada, à évaluer les résultats du processus de restructuration accompli jusque-là par le renouvellement des 15 mouhafadas du centre du pays et 4 de l’ouest accompli respectivement par Amar Saâdani et Saïd Bouhadja. Le quel renouvellement s’est soldé par une domination des militants qui s’identifie par l’aile pro-Benflis. Cette réunion devait discuter d’une nouvelle feuille de route face au refus de la répartition initiale et les déclarations du premier responsable de l’instance exécutive du FLN. A en croire ses dires,

M. Abada, chargé pour superviser l’opération dans les six wilayas du grand sud, entamera son parcours la semaine prochaine. Par ailleurs, le SG, Abdelaziz Belkhadem a laissé entendre à l’occasion de la cérémonie de félicitations de la fête de l’Aïd que «ce n’est pas aux kasmas et aux mouhafadas qu’il revient de désigner les candidats aux élections», précisant que «les critères de candidatures seront bientôt définis», exhortant les militants à «aider la direction dans le choix des meilleures compétences». Une attitude certes applaudie mais qui a provoqué des suées aux militants. Cette décision qui a coupé l’herbe sous les pieds des deux protagonistes mais qui conforte quelque peu les redresseurs qui vont redoubler de ténacité pour rebondir après que les pro-Benflis aient fait le plein au niveau des bureaux de kasmate et mouhafadate déjà installées. Le «pavé» de M. Belkhadem ne va pas sans laisser des remous à la base, animée par ce désir ardent de contrôler les listes. L’argument du SG du FLN réconforte assurément les redresseurs par ce qu’il a désigné par «processus de l’alternance au sein du parti». «Il n’y aura pas d’autre alternative», a-t-il appuyé samedi passé au siège du parti devant un parterre de militants venus des quatre coins du pays.

M. Belkhadem avait, par ailleurs anticipé en soutenant dans une interview accordée, il y a un an, qu’«il faut casser tous les monopoles». Avec l’approche des joutes électorales, il affiche une nette volonté d’aller droit dans la logique de sa conviction. Mais dans une étape cruciale que traverse le FLN, ira-t-il jusqu’au bout de cette obligation ? L’effet d’annonce ne tardera pas et la guéguerre autour des listes reprendra certainement d’une autre manière puisque les structures de base n’auront «aucun impact sur les listes de candidature». Le SG affiche une franche opposition aux militants saisonniers et les militants aisés («s’hab echkara») qui sponsorisent d’autres jeunes militants en leur payant les cotisations ou les supra-militants. Si M. Belkhadem veut assurer le bon choix «parmi des militants de principes, de niveaux et des crédibles», aura-t-il les coudés franche pour faire «des choix objectifs». M. Belkhadem a, faut-il avouer, trouvé un stratagème. A la lumière des AG annoncées pour dresser le bilan des mandats d’élus, les choses ne vont pas être faciles et la marge des uns et des autres est de plus en plus réduite.

Salah Bey

 

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Sur décision de Benbouzid

Ce matin, cours sur le 1er Novembre

A sa manière, le ministère de l’Education nationale veut marquer l’évènement de la célébration de la révolution algérienne. Dans une circulaire publiée hier, le département de

M. Benbouzid a demandé à toutes les directions de l’éducation à travers le territoire national de charger les enseignants de tous les établissements de l’éducation de dispenser aux élèves ce matin, un cours de sensibilisation sur «la portée et les objectifs de la glorieuse Révolution nationale». Le ministère a insisté sur «la nécessité d’accorder un intérêt soutenu à cet important évènement historique national» que représente l’anniversaire du déclenchement de la révolution nationale. il est également précisé que «la dispense d’un cours de sensibilisation sur la révolution du 1er Novembre, à l’occasion du 52e anniversaire de son déclenchement, vise à œuvrer à la consécration de ses valeurs intrinsèques, à la poursuite de l’ancrage du sens de patriotisme chez les générations montantes et au rappel des sacrifices consentis par leurs aînés pour le recouvrement de la liberté et de l’indépendance». L’initiative découle à ne pas en douter du souci de redorer le blason terni de la Révolution algérienne. En effet, de nombreux sondages effectués à la veille de cette date du 1er Novembre démontrent le peu d’intérêt manifesté par les nouvelles générations ignorant la chose historique. De la symbolique du 1er Novembre ne subsiste quasiment rien. Les jeunes d’aujourd’hui ne font plus secret de leur répulsion pour tout ce qui les renvoie à leur histoire. Nonobstant le fait que les moudjahidine ont une part de responsabilité dans cette situation, puisque nombre d’entre eux considèrent que parce qu’ayant contribué à la libération du pays, ils sont en droit aujourd’hui d’exiger une contrepartie matérielle à leur engagement, d’où du reste l’octroi de nombreux avantages et privilèges aux moudjahidine, nombre de sociologues expliquent cette répulsion par le fait que l’histoire de la révolution algérienne a été travestie au fil des ans. L’incapacité des historiens à procéder à la réécriture de cette tranche de l’histoire vécue entre le 1er-Novembre 1954 et le 5-Juillet 1962 témoigne au mieux de cette gêne que les Algériens, notamment les plus jeunes d’entre eux, ressentent à l’égard de leur histoire. Cette incapacité (voulue ?) s’est naturellement répercutée dans le contenu des manuels d’histoire. Dans le prolongement, l’enseignant dispense un cours insipide. Les témoignages apportés par quelques acteurs encore vivants de cette épopée peuvent contribuer à lever le voile sur les faits qui n’ont pas échappé à la tentation d’être travestis. Le cycle de conférences qu’organise aujourd’hui au lycée Hassiba-Ben Bouali le ministère de l’Education et qui sera animé notamment par des témoins vivants relève de cette prise de conscience quant à l’importance de donner la parole à ceux qui ont pris réellement part à la révolution enclenchée le

1er-Novembre 1954. Mais gageons que les jeunes ne se réconcilieront avec leur histoire qu’avec la décision de réviser la méthode d’enseignement et le contenu des manuels d’histoire.

Nadia K.

 

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Djilali Hadjadj, porte-parole de l’AACC,

«Le limogeage du wali d’El Tarf est une mesure très importante»

Le phénomène de la corruption prend de plus en plus des proportions alarmantes dans notre société. Il porte d’énormes préjudices à l’économie nationale.   

Une analyse spécifique de la législation algérienne en matière de lutte contre la corruption sera le point nodal d’un colloque relevant des activités régulières de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), qui se tiendra du 1er au

3 novembre.  Ayant pour  thème «Démocratie, citoyenneté et transparence » cette 4e édition  sera parrainée par la Fondation Friedrich Ebert et de l’Union européenne. Contacté, le porte parole de l’AACC, Djilali Hadjadj  revient sur cet évènement .  

 

Le Jour d’Algérie : quelles sont les nouveautés qui caractérisent cette 4e édition ?    

Djilali Hadjadj :A l’image des précédentes éditions, le colloque 2006 de l’AACC  veut contribuer à faire connaître les initiatives et expériences de lutte contre la corruption à travers ce qui est entrepris dans un certain nombre de pays et aussi de ce qui se fait en Algérie. Cette rencontre mettra la lumière sur les questions d’implication des citoyens dans la lutte, aussi bien que sur la prévention mais aussi et la dénonciation de cas précis.   

 

Existe-t-il des dispositifs mis en place pour contrecarrer ce phénomène menaçant en Algérie?    

Quoique l’Algérie ait ratifié les conventions avec les Nations Unies, il est à signaler, malheureusement, que l’application rigoureuse des lois n’est pas toujours à la hauteur. La loi du 20 février 2006 reste pratiquement insuffisante dans le domaine de la protection des dénonciateurs et des victimes de la corruption. Dans les autres pays et eu regard des conventions des Nations Unies ces derniers sont protégés par les lois.

 

Des experts nationaux et étrangers en la matière participeront à cette édition qui sera sanctionnée par des recommandations ? Quelle sera la priorité de l’heure ?

Les solutions, elles, existent bien évidemment. De hauts fonctionnaires de l’Etat portent atteinte à l’économie donc il faut bien les éliminer. Ce genre d’actions intervient à vrai dire à court terme mais aussi à long terme. Le limogeage du wali d’El Tarf, M. Djillali Aârar, est une mesure très importante qu’il faut  généraliser lorsque des cas de corruption sont avérés.

Propos recueillis Kahina Benarab

 

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Filière algérienne des fruits et légumes

Un «Couloir vert» pour développer les exportations

Un «Couloir vert» destiné à relancer les exportations d’un grand nombre de productions agricoles vers les pays situés au nord de la Méditerranée, en particulier, vient d’être créé à l’initiative du Chef du gouvernement. Il a pour vocation de faciliter toutes les démarches administratives pour tous les opérateurs nationaux susceptibles d’exporter des quantités de produits agricoles vers l’étranger, en particulier les pays européens.

Parmi les institutions qui ont été appelées à participer à ces opérations d’exportations et à faciliter les procédures aux opérateurs nationaux figurent, entre autres, les douanes, les services de contrôle phytosanitaire, les banques, les chambres d’agriculture ainsi que les ministères du Commerce et des Transports.

Ce couloir a été mis en place avec un numéro vert et des responsabilités personnalisées. M. Cherif Ould El Hochine, le président de la Chambre nationale d’agriculture signale que c’est à ce titre qu’a été organisé, à partir d’hier, le Salon international consacré à la filière fruits et légumes. Mais selon lui, un tel couloir risquerait de s’avérer inefficace si tous les organismes qui sont chargés de l’animer ne s’impliquent pas, totalement, «dans une démarche coordonnée».     

La production des fruits et des légumes, en Algérie, s’est, en effet, développée à un niveau tel qu’elle a acquis, désormais, les capacités quantitatives et qualitatives pour s’imposer sur les marchés à l’exportation, particulièrement pour ce qui concerne les produits primeurs.

Le Salon international consacré à cette filière vise, entre autres objectifs, à créer une synergie entre opérateurs algériens et français, en particulier, pour faciliter des partenariats dans le domaine des échanges de produits agricoles s’inscrivant dans la durée. 38 exposants algériens et étrangers confondus prennent part à cette manifestation organisée par la société française, LFL, (logistique fruits et légumes), en collaboration avec la Chambre nationale d’agriculture.

En apportant sa collaboration à l’organisation de ce salon, la CNA entend, contribuer, plus efficacement, au développement et à la valorisation de variétés agricoles adaptées à la consommation de pays situés sur l’autre rive de la Méditerranée et à faire en sorte que soient, notamment, relancés les investissements dans le secteur de l’agriculture.

Mahieddine Ahmed

 

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Ain Zaouia,Tizi Ouzou

Attentat contre les services de sécurité

Encore une fois la localité de Aïn Zaouia,à 35 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, a été la cible des groupes armés activant dans la région. En effet, dans la soirée du samedi à dimanche, aux environs de 21 h, les forces combinées qui opèrent au niveau du barrage fixe à la sortie du village en allant vers Boghni, ont essuyé une attaque qui a atteint grièvement un gendarme et deux citoyens qui se trouvaient dans un fourgon de transport. Les blessés ont été évacués sur l’hôpital Krim Belkacem de Draâ El Mizan. Leur vie n’est pas en danger, selon une source locale. Quant aux circonstances de  l’attaque, les assaillants ont été postés des deux cotés de la route pour prendre entre deux feux les éléments des forces combinées, ajoutent nos sources. Le lendemain, un renfort militaire a été dépêché sur les lieux, appuyé par un hélicoptère qui a bombardé le lieu dit El Mina du massif forestier de Boumahni et les forêts environnantes. Même la route reliant Draâ El Mozan et Tizi Ouzou via Ait Yahia Moussa a été fermée pendant plusieurs heures, hier.         

  1. M.

 

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