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Mouvement citoyen
Arrestation de
Bélaïd Abrika
Bélaïd Abrika,
figure de prou des aârouch et porte-parole du mouvement citoyen pour
le dialogue avec les représentants de l’Etat a été interpellé hier,
en compagnie des de deux autres délégués, en l’occurrence Ahmed
Amour de Tizi Rached et Mahendad Jugurtha de Mekla.
Selon les
témoignages recueillis au niveau de la permanence de la coordination
des aârchs, daïras et communes (CADC) de Tizi Ouzou,
l’interpellation a eu lieu vers 11 h. Une trentaine d’éléments de la
BMPJ arrivés à bord de deux fourgons et de deux Nissans ont pénétré
à l’intérieur du siège des aârouch, et procédé à l’interpellation de
Bélaïd Abrika et Mouloud Chebhab. Ce dernier qui a étépris pour
Yazid Kaci, un délégué de la commune de Tizi Ouzou a été libéré,
après vérirication de son identité au niveau de la Sûreté de wilaya
«on m’a pris pour Yazid Kaci», nous a déclaré Chebhab, un membre de
la commission solidarité, chargé du dossier des blessés des
événements du Printemps noir, nous fait savoir que Ahmed Amour,
membre lui aussi de la même commission, a été interpellé à
l’intérieur du siège de la wilaya, où il s’est rendu pour participer
à une réunion de la commission de solidarité avec les services de la
direction de l’action sociale Hamenad Jughurtha a été interpellé
quant à lui, à Mekla. Nous apprenons auprès des membres de laCADC
que les éléments de la BMPJ sont revenus une seconde fois au siège
des aârouch pour y chercher Yazi Kaci qui est nous dit-on «en
fuite». Ces interpellations interviennent deux jours après le
saccage par des représentants du mouvement citoyen et des jeunes du
village Issiakhem Oumedour (commune de Tizi Ouzou d’une plate-forme
réalisée au niveau de ce village dans le cadre d’un projet de
réalisation d’un campement de la Gendarmerie nationale. Des délégués
des aârouch, un mouvement, rappelons-le qui prône le départ du corps
de la gendarmerie de la Kabylie, accompagné de quelques jeunes et
membres des comités du village d’Issiakhem, ont détruit lundi passé
ladite palte-forme pour signifier ainsi leur refus de redéploiement
du corps de la gendarmerie. Un acte qui est qualifié de «destruction
des biens publics puni par la loi» apprend-on auprès d’un avocat qui
requiert l’anonymat; une plainte a été déposée par la daïra. L’APC
aurait également déposé plainte contre «X», selon certains délégués.
Aussitôt la nouvelle de l’arrestation répandue, des délégués ont
afflué vers le siège de la CADC Ali Gherbi, délégué de Béjaïa qui a
même fait le déplacement à Tizi Ouzou où il est arrivé en début
d’après-midi, avec dans ses bagages une déclaration du comité de la
société civile d’El Kseur datant du 28 novembre (soit une journée
avant l’interpellation. Dans ladite déclaration, les rédacteurs
condamnent «les tentatives de redéploiement du corps de la
gendarmerie dans la wilaya de Tizi Ouzou». Des délégués ont
improvisé un sit-in devant le siège du tribunal de Tizi Ouzou où les
trois délégués devraient être présents devant le procureur.
Au moment où nous
mettons sous presse, Abrika et ses amis étaient encore au niveau de
la Sûreté de wilaya. Un conclave extraordinaire pourrait se tenir
dans la soirée.
Zahra H.
Haut
Dans un message à la conférence de Calgary
Bouteflika
défend la nouvelle loi sur les hydrocarbures
Dans un message
adressé à la conférence de Calgary (Canada) sur «les ressources
naturelles et le développement économique en Afrique au 21e siècle»,
le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé, que
l’Algérie dispose d’un cadre macro-économique «stabilisé et des
moyens d’accumulation nécessaires à son développement» grâce aux
réformes engagées ces six dernières années.
La stratégie
adoptée par l’Algérie, a ajouté le chef de l’Etat, s’articule autour
de trois objectifs complémentaires, à savoir «l’ouverture économique
dans la transparence, la mise en place des instruments nécessaires à
la bonne gouvernance et l’adaptation de nos moyens de production aux
exigences de la compétitivité mondiale». Le président Bouteflika a
souligné que le «vaste programme de redressement national
d’ouverture et de modernisation économique, engagé par l’Algérie,
lui a permis, en restaurant les équilibres fondamentaux de son
économie, à stabiliser son taux de change, à réduire l’inflation et
à relancer sa croissance économique». Il a précisé que la réserve de
change, estimée à «70 milliards de dollars à la fin du 1er semestre
2006», atteindra «vraisemblablement plus de 100 milliards de
dollars» à la fin de la même année. Le président de la République a
rappelé que la dette extérieure «en très nette diminution» (9
milliards de dollars en juillet 2006), «représentera moins de 5
milliards de dollars à la fin de cette année», notant, par ailleurs,
que le taux de croissance économique, en nette progression, «a
atteint les 5%». Sur les ressources minérales, le président
Bouteflika a indiqué que la législation algérienne sur les
hydrocarbures, «tout en étant attractive, est dotée d’un système de
régulation à même de rationaliser l’exploitation de nos ressources
afin de garantir aux générations futures leur part de richesses
naturelles grâce à des mesures de préservation et de conservation de
nos gisements». «L’Etat, a-t-il affirmé, doit être garant de ces
mesures de sauvegarde. Il ne saurait donc être question d’un
effacement du rôle de l’Etat dans la défense de ce principe». «C’est
dans cette esprit que la nouvelle loi sur les hydrocarbures accorde
à la compagnie nationale Sonatrach une participation minimale et
systématique de 51% dans les contrats de recherche et/ou
d’exploitation ainsi que pour les transports par canalisations»,
a-t-il relevé. Le chef de l’Etat a indiqué que l’Algérie, qui a mis
en place un train de mesures légales et réglementaires encourageant
le partenariat, l’investissement direct et l’assistance technique,
oriente actuellement ses efforts «vers la levée des dernières
contraintes ou les blocages qui entravent encore la dynamique
économique
La nouvelle loi
algérienne sur les hydrocarbures ouvre la voie à la «concurrence
loyale» et à la «libre participation» des opérateurs privés à la
politique de développement du pays, a souligné le chef de l’Etat.
«Pour assurer les meilleures conditions d’accueil aux
investissements productifs, un programme de relance économique de
100 milliards de dollars a été consacré au développement des
infrastructures de base et à la formation des ressources humaines»,
a-t-il ajouté. Par ailleurs, le président Bouteflika a indiqué que
l’Algérie se situe au «premier rang» des partenaires du Canada en
Afrique et au Moyen-Orient, mais que les échanges entre les deux
pays «ne reflètent pas les vastes potentialités» des deux économies
«ni l’excellente qualité» des relations politiques entre l’Algérie
et le Canada. La conférence sur «les ressources naturelles et le
développement économique de l’Afrique du 21e siècle» se tient du 28
au 29 novembre dans la capitale pétrolière d’Alberta. Près de 200
chefs d’entreprise d’Amérique du Nord et d’Afrique prennent part aux
travaux de la conférence à laquelle l’Algérie est représentée par
son ambassade à Ottawa et une délégation de Sonatrach.
Amine B.
Haut
Algérie Presse Service
45 ans et pas
un cheveu blanc !
Des personnalités
témoins de la création de l’agence Algérie presse service (APS) et
d’anciens responsables ont retracé hier, au cours d’une conférence
les circonstances dans lesquelles est née l’agence et son
cheminement depuis le
1er décembre 1961.
La conférence tenue au siége de l’APS avec la collaboration de
l’association «Mechaâl Ech Chahid» a été l’occasion pour évoquer les
conditions du lancement de l’agence et rendre hommage à ceux qui
étaient à l’origine de sa création. M. Zoheir Ihadadène, professeur
universitaire, a rappelé les «circonstances difficiles» dans
lesquelles a été créée l’agence, et ce, en vue de «renforcer les
autres moyens de communication déjà existants». Pour ce faire, a
ajouté le conférencier, «chaque militant était aussi un
correspondant de l’agence pour collecter les informations en
relation avec la Révolution et les diffuser par la suite». M.
Abderahmane Laghouati a pour sa part, évoqué «le courage» et la
«volonté» des fondateurs, malgré les conditions difficiles dans
lesquelles ils travaillaient. D‘autres intervenants ont mis l’accent
sur la volonté des responsables de l’époque qui, à travers la
création de l’agence, tendaient notamment à étoffer le réseau des
transmissions pour le mettre au service de la Révolution. Le long
cheminement de l’APS et son avancée technologique a été également
évoqué par l’ancien directeur général de l’APS, Mohamed Merzoug qui
a souligné que les développements qu’a connus l’APS, tout au long de
son histoire, «sont le fruit d’efforts de tous les responsables qui
se sont succédé à la tête de l’entreprise».M. Merzoug a rappelé les
efforts consentis pour développer l’information régionale à travers
l’ouverture de bureaux dans toutes les wilayas du pays, le
renforcement du réseau extérieur avec la création de représentations
à l’étranger et l’ouverture de l’agence sur l’ensemble des pans de
la société dans le cadre de sa mission de service public. Pour sa
part, le directeur général de l’APS, Nacer Mehal, a tenu à rendre
hommage «à tous ceux qui ont bâti l’agence» , ainsi qu’aux «agences
de presse de pays frères et amis qui ont aidé l’APS, notamment
durant ses premières années d’existence».
Haut
Son BP a évalué hier les préparatifs pour les sénatoriales
Le MSP veut
améliorer son score
Si l’on croit le
premier vice-président du Mouvement de la société pour la paix, les
préparatifs vont bon train et le parti connaît déjà 20 de ses
candidats aux sénatoriales du
28 décembre.
Le secrétariat
exécutif du MSP s’est réuni hier sous la houlette de M. Soltani avec
pour ordre du jour le rapport sur sa dernière mission en Egypte et
en Turquie pour représenter l’Algérie au congrès de la jeunesse
arabe et le forum algéro-turc des affaires et surtout l’évaluation
de la préparation des candidatures aux futures sénatoriales et la
stratégie à adopter pour approcher le test électoral du 28 décembre
prochain. Le bureau politique du MSP devrait élaborer la feuille de
route électorale, à la lumière de l’évaluation définitive de la
commission nationale chargée des élections, la semaine prochaine. Au
MSP, la tendance est pour marquer des avancées notoires à la faveur
des sénatoriales pour lesquelles les bureaux de wilayas ont redoublé
de vitesse afin de réunir les meilleures conditions de participation
au prochain rendez-vous électoral. Si l’on croit le premier
vice-président du MSP, les préparatifs vont bon train et le parti
connaît déjà 20 de ses candidats aux sénatoriales du 28 décembre.
Mais la nuance est que les candidats MSP, conformément aux statuts
du parti, ne sont pas issus des primaires. Abderrahman Saïdi nous a
expliqué, dans un entretien téléphonique, que contrairement aux
autres formations politiques, le Mouvement adopte pour ce faire «un
mécanisme hybride entre la caution et la désignation des candidats
sans passer par l’urne». Des commissions électorales proposent deux
candidats «joker» au medjlis choura local qui décidera, sur étude de
leurs dossiers, de la suite à donner pour le candidat retenu. Avec
un collège de 1186 élus locaux 3e après le RND), le MSP se prépare,
selon son vice-président Saïdi, à défendre les chances de ses
prétendants notamment dans les fiefs traditionnels du MSP où le
collège compte affronter sereinement ces joutes électorales. Ainsi à
El Oued, Laghouat, Béchar et à un degré moindre Relizane, le MSP est
sûr de rééditer l’exploit réalisé trois fois de suite dans ces
wilayas. Le MSP pense préserver également ses chances à Aïn Defla,
Blida, Chlef et Relizane. «C’est très jouable !», a indiqué,
confiant, cheikh Abderrahmane Saïdi. Le MSP compte, pour rappel, 11
sénateurs dont trois mandataires doivent quitter leurs sièges du
Palais Zirout-Youcef à l’occasion du mandat de six ans qui arrive à
expiration. Théoriquement, le Mouvement de la société pour la paix
espère réaliser une meilleure moisson que celle de 2003 (trois
sièges). Selon les prévisions de M. Saïdi, du groupe parlementaire
en haute Chambre, le score sera assurément amélioré pour passer à
15-20 sénateurs et ce, en s’ouvrant sur les autres formations
politiques pour des alliances. Notre interlocuteur n’écarte pas des
possibilités offertes par les candidats rebelles du FLN, du FNA ou
le MRN divisé. Car selon l’orateur, «l’alliance est un bloc
politique pas partisan et chacun est libre d’adopter la démarche qui
l’arrange dans un esprit de compétition loyale». Le président
Soltani est attendu à la base, la semaine prochaine, dans certaines
wilayas pour sensibiliser son collège de la nécessité de se
mobiliser le jour J et remonter le moral de ses troupes.
Salah Bey
Haut
Sénatoriales
Les Algériens
indifférents
Les élections pour
le renouvellement partiel du conseil de la Nation (Sénat)
débuteront, comme prévu, le 28 décembre prochain. Dans les
états-majors des formations politiques, c’est déjà le branle-bas de
combat. Une échéance électorale que tous, Alliance présidentielle et
opposition, entendent mettre à profit dans l’espoir de peser sur
l’échiquier politique, d’autant plus que de loin, se profilent déjà
d’autres scrutins électoraux, trois fois plus importants que sont
les législatives et les locales. C’est là une occasion pour compter
ses troupes, mesurer sa force et, enfin, mettre au point sa
stratégie électorale en vue d’affronter une année 2007 des plus
cruciales avec un retour, en boule de neige, d’un FLN dont le seul
et unique souci est de «remettre» sous son joug toutes, vraiment
toutes les institutions de l’Etat. Normal donc pour que le scrutin
de décembre monopolise tout l’intérêt des partis en lice et, par
ricochet, celui de la presse qui a, elle, ouvert grandes ses
colonnes à ce qui ressemble bien à un événement politique. Mais
est-ce le même intérêt que partage l’opinion publique ? A défaut des
sondages et de là, d’une politique et, encore plus, d’une culture de
sondages, il est difficile d’approcher avec exactitude le regard que
les Algériens portent sur ce rendez-vous. Mais rien pourtant ne
laisse penser qu’il s’agit, pour une bonne majorité des citoyens,
d’une échéance de nature à susciter un quelconque intérêt. En
d’autres termes, les sénatoriales relèvent du cadet de leurs soucis.
Même si la nature de ce scrutin qui tranche avec les élections
classiques où le suffrage se fait par la voix des partis politiques
et celles des électeurs, explique, en partie, l’indifférence de la
rue, il faut dire que déjà, vis-à-vis des élections en général,
l’opinion publique reste à ce jour très méfiante. En quoi diable le
renouvellement, partiel qu’il est, des sièges de la deuxième Chambre
intéresse-t-il les
citoyens ? Quelles
seront les retombées directes et, voire même, indirectes sur les
eux? En quoi, disons-le tout net, réside l’utilité de la deuxième
Chambre du Parlement sur la vie publique si ce n’est, se borner,
très souvent, à donner un blanc-seing à des projets de loi ficelés,
des fois bien avant leur atterrissage à la première Chambre, l’APN ?
Autant de questions qu’on ne cesse de soulever depuis la création
même du Sénat. En tout cas, ce n’est pas demain que l’on s’apprête à
nettoyer les Ecuries d’Augias tant les choses et les problèmes
constitutionnels restent complexes. Reste la très opaque révision
constitutionnelle, où, si l’on connaît d’ores et déjà la nature
ultra-présidentielle de la mouture, rien n’a filtré jusqu’ici sur
l’avenir du Conseil de la nation. Dès lors, il ne faut ni être un
grand clerc ni le moins initié en politique pour voir plus clair le
très peu d’engouement engendré par ce rendez-vous qui, au final,
n’intéresse que ceux qui gravitent autour de la galaxie
politicienne.
Amine Goutali
Haut
RCD
Le congrès
compromis faute de cotisants ?
Incroyable mais
vrai! Un parti politique, le Rassemblement pour la culture et la
démocratie en l’occurrence, pourrait ne pas organiser son troisième
congrès qui devra se tenir les 8 et 9 février prochain. Les raisons,
qui seraient à l’origine de la suspension de ce rendez-vous,
évoquées par cette formation politique, sont d’ordre pécuniaire. Le
parti du docteur Sadi est-il aussi pauvre que cela pour s’en
remettre à ses militants ? Comment cette formation politique
prétend-elle prendre en main le destin d’un pays alors qu’elle ne
peut pas se prendre en charge? Dans un appel lancé par voie de
presse à ses militantes et militants, le RCD affirme qu’il a «besoin
de toutes celles et tous ceux qui adhèrent et portent le projet de
développement démocratique qui sera, à cette occasion, évalué et mis
à jour pour être, à nouveau, proposé à la nation comme parachèvement
du combat libérateur». Quand on sait que pratiquement la majorité de
tous les militants des partis politiques sont issus d’une couche
moyenne, l’on est tenté de se demander qu’elle serait la réaction
des militants du parti de Saïd Sadi. Par ailleurs, et pour faire
passer cet appel, ou plutôt cet SOS, le Rassemblement pour la
culture et la démocratie a indiqué que «cet objectif, conçu et
structuré par les militants, engage le destin de tous les patriotes
qui ont sauvé l’Algérie et qui, en dépit des difficultés de toutes
natures, ont continué à accomplir leur devoir dans la société civile
ou les institutions avec dignité». Mais bien sûr…
Maya O.
Haut
Tissemsilt et Tiaret
Les candidats
FLN connus
Supervisé par le
responsable de l’organique, les primaires qui ont eu lieu cette
semaine à la mouhafadha de Tiaret, ont été dominés par le postulant
du P/APW Kada Kadour qui a raflé pas moins de 80 voix pour
surclasser ses concurrents immédiats, loin derrière lui, comme c’est
le cas de Belmelka Djilali, membre de l’APW avec 14 voix et Cherbine
El Hadi membre de l’APC Naâma avec 12 voix. Pas moins de 8 candidats
étaient en lice. Ces primaires ont enregistré 20 abstentions. Par
ailleurs, c’est Mohamed Adli, P/APW qui défendra les chances du FLN
aux futures sénatoriales à la wilaya Tissemsilet. Il a classé
1er sur une liste
de cinq prétendants par un score de 63 voix. L’opération s’est
déroulée dans la transparence et une ambiance électorale électrique
digne des rendez-vous électoraux.
F. O.
Haut
D’éminents cancérologues se retrouvent à Alger
Un plan
national anti-cancer
Des experts
algériens et étrangers, notamment français, spécialisés dans les
thérapies de lutte contre le cancer sont réunis, depuis hier, à la
Bibliothèque nationale au titre des 2es Rencontres de cancérologie
maghrébine.
La réunion,
organisée par la Société algérienne d’oncologie médicale se
poursuivra durant la journée d’aujourd’hui. Elle regroupe des
membres de l’Institut national français du cancer et d’éminents
cancérologues algériens.
Entre autres
sujets, les discussions ont porté sur les conditions pouvant
favoriser un alignement des soins dispensés aux malades atteints du
cancer, outre Méditerranée, à ceux qui sont affectés par la même
pathologie en Algérie.
L’intérêt s’est
particulièrement focalisé sur l’expérience française d’institution
d’un Plan national de lutte contre le cancer et sur les possibilités
de pouvoir réaliser, en l’adaptant, la même expérience, en Algérie.
Compte tenu de ce qui a été fait, en ce sens, en France, le
Professeur Kamel Bouzid, Chef du service d’oncologie médicale au
Centre Pierre et Marie Curie d’Alger, souhaiterait voir s’établir,
dans le pays, un consensus de traitement et être proposée une
stratégie alternative de méthodes préventives à l’exemple de
l’introduction et de la généralisation de la vaccination pour
prévenir les cancers de l’utérus. «Il faudrait, a-t-il déclaré,
parvenir à assurer une formation adéquate aux personnels soignants
et faire en sorte que tous les cancéreux, au Maghreb, aient un même
accès aux soins». Le praticien a indiqué que l’Algérie compte
environ 125 000 cancéreux dont la moitié a été guérie alors que
l’autre moitié est constituée de malades sous traitement ou en phase
finale. Il a ajouté que 30 000 nouveaux cas de cancer sont
diagnostiqués chaque année. «Il s’agit, en général, de cancers du
col de l’utérus, du colon, de la vessie, du rectum et du colon et du
rectum en même temps». Le Professeur Bouzid a relevé que le Maroc,
où l’on compte le même nombre de cancéreux qu’en Algérie et la
Tunisie, où il en existe 10 000, l’épidémiologie tout comme la
fréquence de la maladie sont, pratiquement, les mêmes. Il a fait
référence, par ailleurs, à la construction de huit centres
anticancéreux dont la réception devrait avoir lieu en 2009 et qui
viendront s’ajouter aux quatre déjà existant. Le Docteur Ameur
Soltani, chirurgien et président de la Société algérienne
d’oncologie thoracique, a de son côté, indiqué que s’il n’est pas
rapidement mis en place un Plan national, intégré, de lutte contre
le cancer, «nous allons nous retrouver, d’ici une dizaine d’années,
avec des milliers de morts dus à cette
maladie». Il a
estimé, urgent, de mettre en place une méthodologie, pour mieux
cerner cette pathologie, des structures, aussi, à l’image d’un Plan
national anticancer avec des objectifs précis, quantifiés,
évaluables. «Il faut, par ailleurs, mettre en place une vraie
structure pour gérer ce plan, une structure contraignante pour tous
ceux qui y sont impliqués et relevant, directement, des plus hautes
autorités du pays».
Précisant les
propos formulés auparavant, il a considéré qu’il pourrait y avoir
des milliers de morts dus au cancer, dans une dizaine d’années,
parce que le problème de la prise en charge globale de tous les
aspects à l’origine et au traitement de cette maladie n’ont pas
encore été élaborés au niveau national. «Je reste persuadé, a-t-il
poursuivi, que seul un programme national de lutte, établi de
manière consensuelle, dans la clarté et la participation de tous,
est à même de nous permettre de mieux lutter contre cette
pathologie. Il ne s’agit pas seulement de donner les moyens mais de
faire en sorte que ceux-ci soient utilisés de manière judicieuse en
tenant compte de lignes directrices, clairement identifiées».
Ahmed
Mahieddine
Haut
Traumatologie
L’industrie
d’appareillage médical à la traîne
La situation de la
traumatologie en Algérie reste tributaire d’une industrie
d’appareillage médical propre à notre pays. C’est du moins le
constat fait par les médecins et les représentants des firmes
étrangères présentes en marge du 13e congrès national de la Société
algérienne de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sacot) dont
la clôture est prévue pour aujourd’hui au Palais de la culture à
Alger.
Pour faire face à
ce déficit, les acteurs du secteur recourent à l’importation des
implants et des outils de travail. Ce qui rend les choses plus
difficiles surtout que la chirurgie orthopédique est très sollicitée
dans notre société (les accidents de la route, la croissance
régulière des pathologies liées au vieillissement de la population,
rhumatismes, entre autres). En effet, l’importance est réelle car
l’OMS et l’Unesco considèrent que la période s’étalant entre 2000 et
2010, comme une décennie des os pour le bien-être de la société,
selon le president de Sacot, le professeur Khaznadar. Dans ce même
contexte, le president sortant, le professeur Hamdaoui a estimé que
la prise en charge des urgences en Algérie n’est pas tout à fait
réglée. Les spécialistes ne sont pas contents de cette situation
vis-à-vis des autorités malgré la régionalisation instituée, il y a
quelques années, régulant ainsi le flux des patients vers les grands
centres du Nord qui ne cessent de s’accroître. Le malade dans les
autres wilayas est transféré vers la capitale pour la moindre
fracture et des fois attend un an ou plus pour une prothèse. «On
peut tout faire en Algérie, il suffit de disposer de moyens»,
souligne ce professeur. Il y a lieu de signaler que le 13e congrès
de la Sacot est conjointement organisé avec l’Algérie de Médecine et
Traumatologie du Sport (Gemets). Pour cette organisation, son
président, le professeur Mameri estime que la tenue de ce congrès
est une occasion privilégiée pour débattre de tels sujets qui
restent intéressants, notamment sur la traumatologie du sport, pour
laquelle il atteste qu’«après tout, ce sont les chirurgiens
orthopédistes qui prennent en charge les sportifs blessés», une
idée, souligne-t-il qui a germé depuis 3 ans et concrétisée enfin.
Fariza Bouzidi
Haut
Gestion de l’eau à Oran, Annaba et Constantine
Six entreprises
européennes en course
L’Algérienne des
eaux (ADE) accueille aujourd’hui la cérémonie officielle de
l’ouverture des plis financiers relatifs à la gestion déléguée des
villes dans les wilayas d’Oran, Constantine et Annaba. Selon un
communiqué de presse du ministère des Ressources en eau, six
entreprises du continent européen sont encore en lice pour décrocher
le marché de la gestion déléguée du service d’alimentation en eau
potable (AEP) et de l’assainissement dans ces villes. Ces
entreprises, sélectionnées après avoir déposé leurs offres
techniques en septembre dernier, vont subir encore, aujourd’hui,
l’épreuve des offres financières à l’occasion de la séance
d’ouverture des plis. Il s’agit de l’entreprise allemande
Gelsenwasser, espagnole Agbar Water et de l’Amga d’Italie. Seront
concernées par cette ouverture des plis, trois entreprises
françaises, à savoir Veolia Water de France, la Société des eaux de
Marseille et l’entreprise Cascal, filiale de Bewater.
Trois autres
sociétés n’ont pas été retenues, lors de la sélection des offres
techniques, à savoir Canal Isabel II d’Espagne, pour
non-retrait du
cahier des charges, de SAUR international de France, et le
groupement allemand Hamburger- Wasserwerkel. Ces deux dernières
compagnies n’ont pas procédé au dépôt de leurs offres techniques à
la date limite du
20 septembre 2006.
A noter enfin que la commission d’évaluation des offres est composée
de représentants de l’ADE, de l’Office national d’assainissement
(ONA) et des directeurs de wilayas des trois villes concernées. Pour
rappel, la gestion déléguée de l’eau à Alger est confiée, depuis
mars dernier, à une société mixte composée de l’ADE, de l’ONA et de
la française Suez Environnement.
Nouria B.
Haut
Les terroristes privés d’armes
Les douilles
d’ogives transformées en lance-roquettes
Le terrorisme se
régénère, non seulement par le recrutement, de moindre importance en
effectifs, comparativement au début des années 1990, mais également
par la recherche continue de se doter en armement. C’est ainsi que
les services de sécurité ont découvert, au cours de différentes
opérations de ratissage, que les terroristes, en particulier les
éléments du GIA, récupèrent les douilles des ogives utilisées par
l’ANP dans les bombardements de casemates et de positions des
organisations terroristes dans les maquis. Ces douilles sont
utilisées par les terroristes dans la fabrication de lance-roquettes
artisanaux. Ces douilles d’ogives sont récupérées par les
terroristes pour leur matière résistant au feu et aux déflagrations,
explique-t-on, de source sécuritaire. Des douilles qui résistent aux
flammes dégagées par des tirs aux lance-roquettes de fabrication
artisanale.
Des opérations de
ratissage engagées sur les monts haouch Barbara, sur les hauteurs de
Benachour, dans la wilaya de Blida, avaient permis, par le passé, de
découvrir des lance-roquettes, parmi ceux utilisés dans le
bombardement de cette wilaya par le GIA, fabriqués à l’aide de métal
provenant, probablement, de ces douilles récupérées par les
terroristes.
Dans diverses
localités du pays, les militaires, en ratissage, ont découvert et
détruit de nombreux ateliers de fabrication de ces lance-roquettes
artisanaux ainsi que des bombes et des balles artisanales.
M. Abi
Haut
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