Hommage à Mahmoudi

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30/12/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

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Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

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(19-11-07)

 

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(03-12-07)

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Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

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Aujourd'hui, début de la vaccination

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Ce n’est pas trop tôt…

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Personnel de santé des secteurs public, parapublic et privé (à partir d’aujourd’hui)

Les femmes enceintes (mercredi 6 janvier)

Personnel assurant le maintien des activités essentielles et stratégiques

Adultes et enfants atteints de pathologies chroniques

Enfants et adolescents âgés de plus de six mois à 24 ans

Entourage des nourrissons de moins de six mois

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Les Titres A La Une

 

Candidats aux sénatoriales

Jeu de coulisses

 

Transport des supporteurs vers l'Angola

Les sponsors ont offert 7 milliards

 

Les soldes d'hiver 

Affaires pour tous, rabais et anarchie

 

 Divers

 

Drogue

Saisie de 4 300 kg de kif

Une quantité de 4 359 kg de kif traité a été saisie et un trafiquant arrêté lundi par les garde-frontières de Oglat Lebraber (101 km au sud de Béchar), a-t-on appris mardi de source sécuritaire. Un fusil d’assaut kalachnikov, un chargeur de 26 balles et deux véhicules tout-terrain ont été également saisis lors de cette opération menée par les unités mobiles du 9e groupement des garde-frontières de la Gendarmerie nationale, dans une zone située sur le territoire de la commune de Erg-Farradj, a ajouté la source. Deux autres trafiquants impliqués dans cette affaire ont pris la fuite vers la frontière marocaine, selon la même source.

 

Femmes victimes de violence

Un centre pour la prise en charge

Un centre de prise en charge des femmes victimes de violence sera réalisé à Mostaganem le premier trimestre 2010, a-t-on indiqué mardi à la direction de l’action sociale (DAS).  Cette nouvelle structure, la seconde au niveau de l’ouest du pays après celle de Tlemcen, permettra la prise en charge des femmes battues en milieu familial, à travers des séances de psychanalyse menées par des spécialistes, pour déterminer les crises psychiques dont elles souffrent et leur trouver des solutions adéquates. Une ligne verte sera également mise à leur disposition, tandis que des émissions radiophoniques seront réalisées pour sensibiliser à la gravité de ce fléau.  Selon la même source, ce centre, réalisé avec un «budget spécial», vise, dans les cas de violences corporelles, à accompagner la femme battue à porter plainte auprès des services concernés avant de la transférer vers un centre hospitalier pour recevoir les soins et ensuite la prendre en charge psychologiquement au niveau du centre.       L’encadrement sera confié à un médecin généraliste, un psychologue, une assistante sociale et un infirmier, a-t-on signalé.

 

 

Océan Indien

Capture d’un cargo par des pirates

La police portuaire grecque a annoncé mardi qu’un cargo grec avait été capturé par des pirates au large des côtes des Seychelles dans l’océan Indien. Baptisé «Navios Apollon», ce navire, battant pavillon panaméen, a été pris d’assaut par une dizaine de pirates armés qui l’ont occupé puis conduit au large des côtes somaliennes, selon les autorités grecques. Ce cargo qui transportait des engrais chimiques avait appareillé en Floride et se rendait en Inde avec à son bord 18 membres d’équipage de nationalité philippine, alors que le capitaine du bateau est grec. Depuis janvier 2009, les pirates ont mené plus de 180 attaques dans l’océan Indien et le golfe d’Aden, soit un nombre en nette progression par rapport au bilan de 2008 (134 attaques), selon un décompte de l’ONG environnementale Ecoterra International qui suit depuis le Kenya les actes de piraterie maritime. Face à la recrudescence spectaculaire des attaques qui menacent le golfe d’Aden, une des principales routes du commerce maritime mondial, de nombreux pays ont dépêché des navires de guerre au large de la Somalie.

 

 

La Question du jour

Dans le secret de l’isoloir

Les sénatoriales de cette fin d’année ont été marquées par le pacte conclu entre le RND et le PT – c’est ce  grand mot qui tend à prévaloir pour désigner ce qui n’est en réalité qu’un accord électoral  au terme duquel le PT s’engage à donner ses voix  au RND pour que celui-ci obtienne un maximum de sièges au Sénat, et tienne son rang. Il n’est question que de cela dans les médias,  à croire que cela  constitue un jalon capital dans la vie politique du pays, un tournant à partir duquel rien ne sera plus comme avant.  C’est dans ce style que Louisa Hanoune en parle en tout cas. Pourtant, il n’est même pas certain que l’engagement du PT soit honoré. Il n’existe pas en effet de moyen garantissant que toutes ses voix se porteront sur les candidats RND, qu’aucune ne lui  manquera au moment du scrutin, celui-ci devant se faire à bulletin secret. Cela n’empêche toutefois pas  Louisa Hanoune d’être tout à fait sûre de son affaire : un procédé,  a-t-elle déclaré, aurait été mis au point qui forcerait les plus réfractaires de ses partisans  à cette nouvelle alliance à respecter les instructions de vote données par la direction.

C’est bien la première fois qu’on entend un dirigeant de parti tenir un langage de cette nature. Louisa Hanoune ne semble pas même consciente de ce que signifie ce genre de propos. Ç’aurait été le cas, le plus probable est qu’elle aurait adopté un style moins vexant pour ceux des membres de son parti concernés par ces sénatoriales. A la limite, qu’ils soient enchantés par le pacte avec le RND ou qu’ils s’y opposent au fond d’eux-mêmes. Quel que soit en effet leur sentiment à cet égard, ils ne peuvent que se rendre compte que Louisa Hanoune ne professe pas à leur endroit une confiance à toute épreuve. Qu’elle les croit capable de ne pas respecter la ligne du parti, peut-être même de marchander leurs voix, dont chacune, à ce qu’on raconte, vaudrait quelque 10 millions de centimes.

 Si maintenant on  envisage en lui-même le procédé que Louisa Hanoune se flatte d’avoir inventé pour faire prévaloir la discipline électorale dans les rangs de son parti, notre étonnement s’en trouve plus grand encore. C’est que le vote à bulletin secret est fait pour que chaque électeur soit seul avec sa conscience au moment de voter.  Toutes les techniques possibles et imaginables pouvant briser ce secret se ramènent à une seule et unique chose : faire en sorte  que l’acte de voter soit observé, surveillé, espionné,  fliqué. Par un moyen ou par un autre, par une présence humaine dans l’isoloir, ou par l’intermédiaire d’un monitor quelconque. Et dans tous les cas, il s’agit d’un viol d’intimité.

 Un leader qui en vient à avertir de cette façon ceux de ses partisans qui vont voter donne inévitablement à penser qu’il gère son parti comme il l’aurait fait d’une affaire personnelle. Il aurait donné des instructions précises à ses collaborateurs, mais comme il craint que  malgré tout elles ne soient pas appliquées, il se serait arrangé pour que chacun d’entre eux ne se trouve pas seul au moment de l’exécution.

 Par ailleurs, on parle dans les journaux d’un pacte où la contrepartie des voix du PT promises au RND  prend la forme d’un engagement de celui-ci à  défendre des principes auxquels le PT est particulièrement attaché. Il y a à cet égard des commentaires de journaux désarmants de naïveté. A les croire donc, le PT c’est le bon samaritain qui donne ce qu’il possède en toute propriété, ses voix en l’espèce, à un autre parti, qui en a un besoin vital, à charge pour celui-ci de respecter des principes, d’ailleurs si généraux et si évidents qu’on se demande ce que le RND faisait donc avant qu’il ne passe un pacte avec le PT.

 L’une des clauses du pacte, il y en aurait six en tout, apparemment pour dire exactement la même chose, ferait obligation au RND de défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale en toutes circonstances, quelle que soit la forme que prendrait l’agression. Question : est-ce à dire qu’auparavant le RND était disposé à faire bon marché de tout cela ? Qu’il a fallu que Louisa Hanoune lui promette des voix pour qu’il se convertisse vraiment au nationalisme, dont il s’est pourtant toujours réclamé ?

Par Mohamed Habili

 

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L'Edito Du Jour

Par

Aïssa Khelladi

Le meilleur vaccin est la vérité

La vaccination contre la grippe A/H1N1 commencera aujourd’hui en Algérie. Elle concernera un certain nombre de citoyens jugés prioritaires. Inutile de tenter de comprendre la logique qui a présidé aux choix de ces priorités. Par exemple, en quoi l’entourage d’un nourrisson de six mois est-il plus prioritaire que celui d’un nourrisson de sept mois ? Mais l’heure n’est pas à ce genre de débat, l’heure est à l’urgence. Après tant de retard inexplicable et inexpliqué, il faut agir. Le ministère de la Santé a été laissé seul organiser le sauvetage d’un peuple tout entier menacé par la pandémie d’un virus ravageur. Les autres responsables ont l’air de vaquer à leur occupation habituelle, comme si de rien n’était. Il y a même des élections sénatoriales. Dédramatiser un drame qui risque d’advenir à tout moment participe du souci de la dissimulation, et s’il peut être productif là (éviter les risques d’une psychose) il peut s’avérer contreproductif ici (une population insouciante est une population désarmée). L’idéal aurait été simplement de vacciner tout le monde à temps. On dispose à présent de la preuve que l’idéal n’est pas pour demain dans ce pays qui a failli disparaître à jamais en 1830 par absence de préparation. Rappelons-nous que le dégât du virus colonial a réduit le peuple algérien à deux millions d’individus affamés en 1870, sur les cinq millions qu’il comptait quarante ans plus tôt. Le général vietnamien Giap, vainqueur de Dien Bien Phu, aurait dû dire : «Les pays sous-développés sont de mauvais élèves, ils ne retiennent jamais les leçons de l’Histoire». Nous n’avons pas retenu les leçons de l’Histoire, cela paraît évident. Mais attendons pour voir le reste. Et espérons que pour cette fois-ci tout se passera bien. Le ministère de la Santé a indiqué dans un communiqué qu’il était prêt à tenir son calendrier des priorités. Il ne manquerait plus qu’il ne tienne pas ce qu’il a lui-même élaboré ! Cette façon de communiquer est un comble. Par ailleurs, le même ministère déclare aujourd’hui, sans aucune explication, le contraire de ce qu’il disait hier. A savoir qu’il appartenait aux laboratoires fournisseurs de vaccins d’analyser leurs produits. Cela relevait, paraît-il, de «leur absolue responsabilité». Maintenant on apprend que lesdites                     analyses, prélude à la campagne de vaccination qui débute, ont été accomplies par nos propres institutions (dont l’Institut Pasteur). Une telle contradiction peut être levée simplement en nous disant que puisque les laboratoires étrangers ne pouvaient répondre à nos demandes, l’urgence aidant, nous nous sommes rabattus sur nos propres structures. Cela impliquerait des risques, davantage de risques, que nous devons assumer, voilà tout. La vérité serait dite, et ceux qui veulent râler râlent à leur guise. Cela vaut toujours mieux qu’un mensonge car la vérité, en toutes circonstances ou presque, est le meilleur antidote aux virus. Et bonne année malgré tout.

A. K.

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