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Drogue
Saisie de 4 300 kg de kif
Une
quantité de 4 359 kg de kif traité a été saisie et un
trafiquant arrêté lundi par les garde-frontières de
Oglat Lebraber (101 km au sud de Béchar), a-t-on appris
mardi de source sécuritaire. Un fusil d’assaut
kalachnikov, un chargeur de 26 balles et deux véhicules
tout-terrain ont été également saisis lors de cette
opération menée par les unités mobiles du 9e groupement
des garde-frontières de la Gendarmerie nationale, dans
une zone située sur le territoire de la commune de
Erg-Farradj, a ajouté la source. Deux autres trafiquants
impliqués dans cette affaire ont pris la fuite vers la
frontière marocaine, selon la même source.
Femmes victimes de violence
Un
centre pour la prise en charge
Un
centre de prise en charge des femmes victimes de
violence sera réalisé à Mostaganem le premier trimestre
2010, a-t-on indiqué mardi à la direction de l’action
sociale (DAS). Cette nouvelle structure, la seconde au
niveau de l’ouest du pays après celle de Tlemcen,
permettra la prise en charge des femmes battues en
milieu familial, à travers des séances de psychanalyse
menées par des spécialistes, pour déterminer les crises
psychiques dont elles souffrent et leur trouver des
solutions adéquates. Une ligne verte sera également mise
à leur disposition, tandis que des émissions
radiophoniques seront réalisées pour sensibiliser à la
gravité de ce fléau. Selon la même source, ce centre,
réalisé avec un «budget spécial», vise, dans les cas de
violences corporelles, à accompagner la femme battue à
porter plainte auprès des services concernés avant de la
transférer vers un centre hospitalier pour recevoir les
soins et ensuite la prendre en charge psychologiquement
au niveau du centre. L’encadrement sera confié à
un médecin généraliste, un psychologue, une assistante
sociale et un infirmier, a-t-on signalé.
Océan Indien
Capture d’un cargo par des pirates
La
police portuaire grecque a annoncé mardi qu’un cargo
grec avait été capturé par des pirates au large des
côtes des Seychelles dans l’océan Indien. Baptisé «Navios
Apollon», ce navire, battant pavillon panaméen, a été
pris d’assaut par une dizaine de pirates armés qui l’ont
occupé puis conduit au large des côtes somaliennes,
selon les autorités grecques. Ce cargo qui transportait
des engrais chimiques avait appareillé en Floride et se
rendait en Inde avec à son bord 18 membres d’équipage de
nationalité philippine, alors que le capitaine du bateau
est grec. Depuis janvier 2009, les pirates ont mené plus
de 180 attaques dans l’océan Indien et le golfe d’Aden,
soit un nombre en nette progression par rapport au bilan
de 2008 (134 attaques), selon un décompte de l’ONG
environnementale Ecoterra International qui suit depuis
le Kenya les actes de piraterie maritime. Face à la
recrudescence spectaculaire des attaques qui menacent le
golfe d’Aden, une des principales routes du commerce
maritime mondial, de nombreux pays ont dépêché des
navires de guerre au large de la Somalie.
La Question du jour
Dans le secret de l’isoloir
Les
sénatoriales de cette fin d’année ont été marquées par
le pacte conclu entre le RND et le PT – c’est ce grand
mot qui tend à prévaloir pour désigner ce qui n’est en
réalité qu’un accord électoral au terme duquel le PT
s’engage à donner ses voix au RND pour que celui-ci
obtienne un maximum de sièges au Sénat, et tienne son
rang. Il n’est question que de cela dans les médias, à
croire que cela constitue un jalon capital dans la vie
politique du pays, un tournant à partir duquel rien ne
sera plus comme avant. C’est dans ce style que Louisa
Hanoune en parle en tout cas. Pourtant, il n’est même
pas certain que l’engagement du PT soit honoré. Il
n’existe pas en effet de moyen garantissant que toutes
ses voix se porteront sur les candidats RND, qu’aucune
ne lui manquera au moment du scrutin, celui-ci devant
se faire à bulletin secret. Cela n’empêche toutefois
pas Louisa Hanoune d’être tout à fait sûre de son
affaire : un procédé, a-t-elle déclaré, aurait été mis
au point qui forcerait les plus réfractaires de ses
partisans à cette nouvelle alliance à respecter les
instructions de vote données par la direction.
C’est
bien la première fois qu’on entend un dirigeant de parti
tenir un langage de cette nature. Louisa Hanoune ne
semble pas même consciente de ce que signifie ce genre
de propos. Ç’aurait été le cas, le plus probable est
qu’elle aurait adopté un style moins vexant pour ceux
des membres de son parti concernés par ces sénatoriales.
A la limite, qu’ils soient enchantés par le pacte avec
le RND ou qu’ils s’y opposent au fond d’eux-mêmes. Quel
que soit en effet leur sentiment à cet égard, ils ne
peuvent que se rendre compte que Louisa Hanoune ne
professe pas à leur endroit une confiance à toute
épreuve. Qu’elle les croit capable de ne pas respecter
la ligne du parti, peut-être même de marchander leurs
voix, dont chacune, à ce qu’on raconte, vaudrait quelque
10 millions de centimes.
Si
maintenant on envisage en lui-même le procédé que
Louisa Hanoune se flatte d’avoir inventé pour faire
prévaloir la discipline électorale dans les rangs de son
parti, notre étonnement s’en trouve plus grand encore.
C’est que le vote à bulletin secret est fait pour que
chaque électeur soit seul avec sa conscience au moment
de voter. Toutes les techniques possibles et
imaginables pouvant briser ce secret se ramènent à une
seule et unique chose : faire en sorte que l’acte de
voter soit observé, surveillé, espionné, fliqué. Par un
moyen ou par un autre, par une présence humaine dans
l’isoloir, ou par l’intermédiaire d’un monitor
quelconque. Et dans tous les cas, il s’agit d’un viol
d’intimité.
Un
leader qui en vient à avertir de cette façon ceux de ses
partisans qui vont voter donne inévitablement à penser
qu’il gère son parti comme il l’aurait fait d’une
affaire personnelle. Il aurait donné des instructions
précises à ses collaborateurs, mais comme il craint que
malgré tout elles ne soient pas appliquées, il se serait
arrangé pour que chacun d’entre eux ne se trouve pas
seul au moment de l’exécution.
Par
ailleurs, on parle dans les journaux d’un pacte où la
contrepartie des voix du PT promises au RND prend la
forme d’un engagement de celui-ci à défendre des
principes auxquels le PT est particulièrement attaché.
Il y a à cet égard des commentaires de journaux
désarmants de naïveté. A les croire donc, le PT c’est le
bon samaritain qui donne ce qu’il possède en toute
propriété, ses voix en l’espèce, à un autre parti, qui
en a un besoin vital, à charge pour celui-ci de
respecter des principes, d’ailleurs si généraux et si
évidents qu’on se demande ce que le RND faisait donc
avant qu’il ne passe un pacte avec le PT.
L’une
des clauses du pacte, il y en aurait six en tout,
apparemment pour dire exactement la même chose, ferait
obligation au RND de défendre l’intégrité territoriale
et la souveraineté nationale en toutes circonstances,
quelle que soit la forme que prendrait l’agression.
Question : est-ce à dire qu’auparavant le RND était
disposé à faire bon marché de tout cela ? Qu’il a fallu
que Louisa Hanoune lui promette des voix pour qu’il se
convertisse vraiment au nationalisme, dont il s’est
pourtant toujours réclamé ?
Par
Mohamed Habili
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