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Trois morts, plusieurs blessés et d’énormes dégâts matériels à
l’est d’Alger
La peur des
années 1990
Les deux
structures ciblées, deux commissariats, sont distants de quelques
kilomètres seulement.
Deux attentats à
la voiture piégée ont ciblé dans la nuit de dimanche à lundi les
deux structures de la Sûreté urbaine et la BMPJ de Reghaïa et
Dergana, causant la mort de trois personnes dont une femme, et
blessant 24 dont 9 grièvement. L’information confirmée par un
communiqué de la DGSN fait aussi état d’énormes dégâts matériels.
Les deux camions ont été volés il y a quinze jours, à en croire
des sources concordantes, du parc auto de l’APC de Boudouaou. Les
deux structures ciblées, deux commissariats, sont distants de
quelques kilomètres seulement.. La première déflagration a été
entendue hier à 23h50 sur un rayon de 50 km suivie d’une deuxième,
cinq minutes après, rompant la quiétude de la capitale et le
sommeil de centaines de milliers de citoyens de la banlieue-est de
la capitale. A Reghaïa, c’est l’explosion d’un petit camion piégé
de marque Toyota (Daihatsu), stationné en face d’un café à
proximité du siège de la 3e Sûreté urbaine, sis sur la RC 124 menant
vers Aïn Taya, qui a causé la mort de deux hommes. Six policiers ont
été gravement blessés au niveau de ce commissariat jouxtant le
groupement de la BMPJ relevant de la Sûreté de daïra de Rouiba. L’on
recense aussi d’importants dégâts. Dépêchée sur les lieux une
demi-heure après l’explosion, la police scientifique a trouvé des
débris de ferraille, de pneumatique et de verres noyés dans l’eau
qui coulait des canalisations souterraines éclatées sous l’effet de
l’explosion. Ces débris étaient parsemés sur plusieurs mètres du
lieu de la déflagration. Les habitations environnantes ont été
sérieusement endommagées, notamment les commerces en face du
commissariat ciblé.
15 véhicules
stationnés aux alentours ont été projetés des dizaines de mètres
plus loin, subissant d’importants dommages. Des témoins oculaires
racontent que trois personnes présumées être les auteurs de
l’attentat sortirent du café situé à quelques mètres du commissariat
sis à la rue Saïdani Allal et ont tiré sur les policiers en faction
à coups de mitraillette, afin de les repousser à l’intérieur du
siège dans l’espoir que l’explosion fasse un grand nombre de
victimes parmi les policiers. Alertés, ces derniers ont riposté en
direction des assaillants qui prirent la fuite à bord d’un véhicule
non encore identifié. On suppose qu’une fois repoussés, les
criminels ont pris la fuite à bord d’un véhicule qui les attendait
plus loin sur l’axe Reghaïa-Aïn Taya. C’est à partir de là qu’ils
ont actionné le détonateur provoquant ainsi l’explosion du camion
piégé. Mais c’est au lieu-dit Heurraga, de la cité très peuplée de
Benzerga, limitrophe de Dergana, cible du deuxième attentat, que
l’on a enregistré le plus de dégâts matériels. Les pompiers ont
repêché un corps de femme habitant une villa du voisinage immédiat
du commissariat, le camion piégé ayant été stationné dans une ruelle
proche. La bâtisse du commissariat, cible principale de l’acte, fut
entièrement détruite. Plusieurs autres demeures ont été gravement
endommagées. Fort heureusement que les deux attentats ont été
perpétrés au milieu de la nuit. Une heure où il n’y a pas grand
trafic. La DGSN a affirmé qu’«aussitôt après les explosions, une
opération de recherche a été déclenchée et une enquête a été ouverte
pour l’identification et l’arrestation des auteurs». Les structures
de police visées continuent, selon le même communiqué, de fournir
les prestations nécessaires aux citoyens et d’assurer leur sécurité
dans leur localité respective.
Amine B.
Haut
Nuit de psychose à Reghaïa
Il est près de
23h45. Reghaïa est une ville endormie, à l’exception des quelques
insomniaques qui luttent pour trouver le sommeil qui leur permettra
de se reposer un tant soit peu avant d’entamer, le lendemain, une
journée certainement plus rude que celle de la veille. Un bruit
assourdissant secoue le centre-ville et ses environs. C’est la
panique. La peur. Qu’est-ce que c’est ? Une question que se posent
les âmes réveillées. Elles ne savent pas exactement s’il s’agit d’un
tremblement de terre, car la secousse et le bruit sont identiques à
ceux vécus le 21 mai 2003 et ce n’est pas à un «Reghaïais» qu’on
apprend ce qu’est un tremblement de terre ! Ce n’est qu’au bout de
quelques secondes de réflexion permettant aux gens de rassembler
leurs esprits endormis par la fatigue d’une rude journée de travail
pour certains, pour d’autres de chômage et pour la plupart
certainement pleine de soucis et d’inquiétudes, que l’on se rend
compte qu’il s’agit finalement d’une bombe. Un engin vient
d’exploser au centre-ville de Réghaia et plus exactement à proximité
du commissariat de police. L’explosion est suivie de plusieurs
rafales. Un autre bruit retentit. Une autre bombe vient d’exploser à
Dergana, à quelques kilomètres seulement de Reghaïa.
Dans les bâtiments
des différentes cités de cette ville, les habitants ne savent pas
comment réagir. Ils ont peur. La peur serre leur ventre. L’on ne
sait plus quoi penser. Les terroristes sont de retour, pense
certainement la plus grande partie de la population de cette
localité qui a connu les affres du terrorisme. Non, dira la partie
qui veut garder son sang- froid. Ce n’est certainement qu’un acte
isolé. Les terroristes qui ont refusé «l’offre du Président, à
travers la charte pour la paix et la réconciliation nationale
plébiscitée par le référendum du 29 septembre 2005» veulent
certainement qu’on parle d’eux. Ils n’ont pas d’autres moyens pour
dire qu’ils sont là et qu’ils peuvent faire plus, si ce n’est le
recours à des attentats spectaculaires. Si les femmes sont restées à
la maison, les hommes ont investi la rue quelques minutes seulement
après l’explosion. Il faut savoir ce qui se passe. Les différentes
rafales ont contraint «les curieux» à rebrousser chemin. «Retournez
en arrière», «rentrez à la maison». Des conseils qu’on s’échange et
qui parviennent clairement aux oreilles de ceux qui sont restés à la
maison rongés par l’inquiétude. Ça parle à l’extérieur, ça court,
ça appelle sur les portables. Sur place, l’on apprend, selon les
témoignages recueillis, que la bombe a été dissimulée dans un camion
de marque Toyota stationné à côté d’un café à proximité du
commissariat de police. Les policiers ayant suspecté les terroristes
surpris en pleine besogne ont tiré en leur direction avant que
l’engin n’explose. Selon des témoignages, un citoyen aurait été
touché par des balles tirées lors de l’accrochage qui s’en est
suivi. Un autre, paraît-il, a été percuté de plein fouet par les
éclats de la bombe. Si la bombe de Reghaïa a fait deux victimes et
plusieurs blessés sans parler des véhicules endommagés et des dégâts
subis par les habitations, l’engin ayant explosé à Dergana a fait,
quant à lui, une victime de sexe féminin.
Les foules
commencent à se réunir dans les rues, discutent, commentent,
dénoncent. Plusieurs ne s’empêchent pas de se rapprocher des
éléments de la PJ pour s’enquérir des nouvelles. «Yakhi salamat ?».
Les gens craignent de renouer avec les bombes, le sang et la mort.
La nuit était très longue. L’angoisse, l’inquiétude et la peur
rongent les esprits. Aux premières heures de la matinée, le
périmètre est bouclé. Les obligations quotidiennes prennent le
dessus, il faut bien aller travailler ou étudier. On continue de
parler de la veille dans les bus, les cafés et les arrêts, histoire
d’atténuer la peur et d’essayer de comprendre ce qui est en train de
se passer réellement.
Fatima Arab
Haut
Issers
Explosion d’une
bombe
Dans la matinée
d’hier aux environs de 8 heures, une bombe a explosé dans la
localité des Issers et ses environs à quelque 35 km à l’Est du
chef-lieu de wilaya, Boumerdès. Les faits sont survenus à la sortie
sud de la ville des Issers sur la route nationale 68 reliant cette
localité à celle de Chabet El Ameur où une bombe enterrée sur la
chaussée a explosé au passage d’un véhicule appartenant à un
particulier causant de graves blessures au niveau du visage du
conducteur qui fut transporté à l’hôpital de Bordj Menaïel avant
d’être transféré sur Alger.
K. A.
Haut
Commentaire
La bombe
Chaque fois qu’ils
tentent de se remettre des années de violence passées, les Algériens
sont ramenés à la réalité. Une énième fois, ils ont vu leur quiétude
ébranlée par l’explosion, quasi-simultanée, de deux bombes dans les
localités de Reghaïa et de Dergana, situées toutes deux à l’est de
la capitale.
La répétitivité, à
quelques jours d’intervalle et en divers endroits du pays de ces
explosions, amène tout naturellement, à se poser des questions sur
les motivations de leurs auteurs dont il reste, par ailleurs,
toujours difficile, de déterminer le profil.
Pour certains, il
s’agit des irréductibles parmi les groupes armés. Pour d’autres, ce
sont encore les terroristes islamistes, libérés en quantité au titre
de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui sont
derrière de tels actes. D’autres, par contre, avancent une autre
hypothèse: ce sont les tenants de la mafia et des activités
informelles qui sont responsables. Selon leur version, en agissant
de la sorte, ceux-ci chercheraient à maintenir une sorte de pression
psychologique constante sur les citoyens et les services de sécurité
afin de les empêcher de s’intéresser de trop près à leurs grosses et
juteuses affaires.
D’autres, encore,
plus flegmatiques ou fatalistes, pensent qu’il n’y a pas lieu de
s’alarmer ni de dramatiser à outrance quand quelques bombes
explosant, ici et là, donnent lieu à des dégâts humains et matériels
minimes. Pour convaincre, ils tiennent à rappeler l’exemple de
l’Irak ou les explosions à la voiture piégée, devenues quotidiennes,
provoquent, d’un seul coup, la mort de dizaines de personnes. S’il
est, pour le moins, difficile d’abonder au bénéfice d’une version,
par rapport à une autre, il n’en reste pas moins que les engins qui
continuent à exploser ne sont pas faits pour rassurer les Algériens
et leur faire croire qu’ils sont, enfin, sortis de la zone des
tempêtes qui a emporté la vie de dizaines de milliers de leurs
compatriotes.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Affaire de détournement de 20 milliards de la BNA
Les principaux
accusés extradés du Maroc
Les ministres de
l’Intérieur et de la Justice ont également apposé leur paraphe sur
les trois décrets du chef de l’exécutif du royaume.
Les trois
Algériens impliqués dans l’affaire de détournement de 20 milliards
de dinars de la Banque Nationale d’Algérie (BNA), incarcérés depuis
janvier dernier à la prison civile de Salé (près de Rabat),
devraient être extradés dans les tout prochains jours du Maroc. Les
décrets d’extradition du territoire marocain des trois mis en cause,
notamment le principal accusé dans cette affaire répondant aux
initiales A.A.R, ont été signés, le 12 octobre dernier, par le Chef
du gouvernement marocain, Driss Jettou, précise t-on. Les ministres
de l’Intérieur et de la Justice ont également apposé leur paraphe
sur les trois décrets du chef de l’exécutif du royaume. La justice
algérienne avait, rappelons-le, émis un mandat d’arrêt international
contre ces trois individus, au mois de décembre 2005, et demandé
leur extradition aux autorités judiciaires marocaines, quelques
jours après leur arrestation à Casablanca. En effet, des sources
judiciaires marocaines avaient indiqué, au mois d’avril dernier lors
du procès des trois Algériens, que les trois prévenus seront
transférés en Algérie sur la base d’un décret d’extradition. La Cour
suprême marocaine avait statué sur cette affaire au bout de
plusieurs mois de procédure judiciaire en décidant l’extradition des
trois Algériens en question. Selon les termes de l’accord de
coopération judiciaire signé entre l’Algérie et le Maroc (1963), les
trois prévenus doivent être remis aux autorités requérantes dans un
délai d’un mois après la signature du décret d’extradition.
Pour rappel, les
trois accusés ont été arrêtés, début janvier dernier, à Casablanca,
où ils se sont installés depuis leur fuite, par la police judiciaire
marocaine, à la demande d’Interpol sur la base d’un mandat d’arrêt
international lancé contre eux par la justice algérienne. Outre les
trois prévenus, dix-sept autres personnes sont également impliquées
dans cette affaire de détournement de deniers publics au détriment
de la BNA à travers ses agences de Cherchell, Bouzaréah et celle de
Koléa d’où toutes les opérations délictueuses étaient orchestrées.
Selon le dossier
d’accusation, des personnes impliquées dans cette affaire sont
actuellement en fuite en Europe, notamment en
Grande-Bretagne.
M. Kechad
Haut
Quatre nouvelles incarcérations à la prison d’Oran
Le procès de
l’affaire BCIA se tiendra le 6 novembre
Le procès de
l’affaire de la Banque commerciale et industrielle (BCIA) est
programmé pour le 6 novembre prochain, au tribunal criminel d’Oran.
Quatre personnes ont été, récemment, emprisonnées dans cette
affaire, dans le cadre de ce procès, ajoutent nos sources qui
expliquent que ces «mis en cause ont été transférés des prisons de
Sig et de Mascara pour être détenus dans une prison à Oran en
perspective de ce procès». Ce sont, donc, poursuit-on, 20 personnes
sur les 32 accusés qui sont en détention préventive dans le cadre de
cette affaire. Ces quatre personnes venant s’ajouter à 16 autres
incarcérées. Parmi les accusés, on compte des responsables de la
BCIA, des fonctionnaires de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et
des commerçants. Par ailleurs, on nous a confirmé une information
parue dans notre journal, il y a plusieurs mois, selon laquelle un
commerçant accusé dans cette affaire a été extradé de France vers
l’Algérie. Le P-DG de la BCIA est, toujours, considéré comme étant
en fuite.
Le procès promet
des révélations et des rebondissements, selon des sources
judiciaires.
Pour rappel, se
basant sur l’article 156 de la loi 90-10 du 14 avril 1994 relatif à
la monnaie et au crédit, la commission bancaire avait décidé, en
août 2003, de retirer son agrément à cette banque et de procéder à
la nomination d’un liquidateur suite à la «situation d’illiquidité
et d’insolvabilité financière». Dans un communiqué rendu public, à
l’époque, la commission bancaire avait relevé «l’incapacité des
actionnaires, notamment la famille Kharroubi, de répondre aux
préoccupations de la loi en vigueur. Elle a aussi dénoncé le manque
de sincérité» des comptes de la BCIA établis par différents
commissaires aux comptes de cette banque. Le scandale financier des
traites avalisées par la BCIA et escomptées par la BEA aurait causé
un préjudice financier de l’ordre de 11,6 milliards de dinars. Le
gel des avoirs de la BCIA avait été la première mesure prise par
les autorités. La BEA avait rendu public, en 2003, un avis
d’opposition à toute transaction commerciale à l’encontre de 68
personnes morales et physiques. Cette banque détiendrait des
créances impayées qui se chiffrent à plusieurs milliards de dinars.
Tout avait, pourtant, commencé par un simple litige commercial.
M. A.
Haut
Cour suprême
Cinq ex-walis
dans le collimateur
Tandis que le
désormais ex-wali d’El Tarf a été mis sous contrôle judiciaire par
les magistrats près la Cour suprême, et limogé par le président de
la République, le dossier d’un ex-wali de Batna, celui démis de ses
fonctions par le premier magistrat du pays, en 1999, serait sur le
point d’être ficelé à la Cour suprême, apprenons-nous de source
proche de cette institution. Cet ex-wali est poursuivi pour
«mauvaise gestion», «dilapidation de deniers publics et de foncier
agricole». «Presque les mêmes accusations portées contre Bachir Frik,
ex-wali d’Oran, sont retenues contre cet ex-wali de Batna», ajoute
cette source. En tout, et depuis l’année 1999, prés d’une vingtaine
de walis ont été limogés par le président Abdelaziz Bouteflika, en
trois mouvements dans ce corps. Cinq parmi eux sont poursuivis en
justice. L’une des accusations portées à leur encontre serait,
ajoute, selon cette source, les «fausses déclarations du patrimoine
parues au Journal officiel en l’année 2000». La justice leur
reproche la «dissimulation» de biens immobiliers et financiers. A en
croire cette source, ces «fausses déclarations» ainsi que des
affaires de «surfacturations», dont est accusé Bouricha Mohamed,
ex-wali de Blida, compteraient parmi les précurseurs à des
instructions judiciaires et à des poursuites par la justice.
La «dilapidation
de foncier agricole de deniers publics» et la «mauvaise gestion»
sont les accusations qui reviennent souvent dans ces affaires dans
lesquelles sont impliquées ces ex-walis dont des signes de richesse
aux provenances non justifiées auraient, selon une source bien
informée, appuyé les dénonciations faites à leur encontre par
certains élus locaux qui refusaient d’avaliser des surfacturations,
comme ce fut le cas dans l’affaire de Bouricha, ex-wali de Blida.
Il est à noter,
selon une source bien informée, que les nouveaux codes des communes
et des wilayas gagneraient à protéger les emplois des fonctionnaires
des collectivités locales contre des licenciements abusifs puisque,
ajoute cette source, des centaines de fonctionnaires d’Assemblées
populaires communales (APC) ont été licenciés, illégalement et,
parfois, pour des motifs partisans, par certains élus locaux qui,
pourtant, ne disposent pas de ces prérogatives.
M. Abi
Haut
Affaire BRC
Chakib Khelil
évite le sujet
Au moment où tout
le monde s’attendait à une réaction de Chakib Khelil, ministre de
l’Energie et des Mines sur l’affaire BRC, qui défraye actuellement
la chronique, ce dernier n’a pas jugé utile de répondre à la
question d’une journaliste qui l’a interpellé sur le sujet.
Préférant s’attarder sur les détails portant sur l’organisation de
la troisième édition de la semaine de l’énergie (SAE 3), qui sera
organisée du 25 au 29 novembre à Oran, le ministre, qui s’exprimait
à l’occasion d’une conférence de presse, tenue hier au siège de son
département ministériel, a convié les journalistes à poser des
questions portant uniquement sur cet événement. Cet important
rendez-vous «interviendra une année après l’adoption de la loi sur
les hydrocarbures, qui parachève le nouvel édifice institutionnel du
secteur de l’énergie et des mines», a indiqué Chakib Khelil, Ce
carrefour d’échanges aura pour slogan «les réformes, stratégies,
opportunités, innovations». Il permettra aux sociétés
internationales ayant réalisé des investissements en Algérie de
partager leurs expériences et aux nouvelles sociétés de s’informer
sur les opportunités d’investissement. Outre les rencontres entre
les experts et dirigeants, le SAE3 sera «l’espace privilégié pour
échanger les expériences et débattre des possibilités de
développement dans le secteur de l’énergie». Selon le ministre, la
semaine de l’énergie sera constituée de trois
«grands
événements». Il s’agit des 7es Journées scientifiques et techniques
de Sonatrach (JST7) du 28 au 29 novembre, la 5e Condférence
stratégique internationale (CSI5) sur les opportunités
d’investissement dans le secteur de l’énergie en Algérie et la 3eme
exposition internationale sur le pétrole et le gaz (ALOGE3). Outre
les responsables du secteur, parmi les intervenants de ces
rencontres figure le Commissaire à l’énergie de l’UE, des
responsables de BP, Shell, Statoil, Repsol et Gaz Naturel et Snc
Lavalin.
K. S.
Haut
Tizi Ouzou
Transfert des
restes des ossements français
Son Excellence
l’ambassadeur de France en Algérie, M. Verdière, a présidé hier à
Tizi Ouzou la cérémonie officielle de l’opération de transfert des
restes des ossements du cimetière de Tadmaït vers celui de la ville
de Tizi Ouzou. Une opération finalisée, il y a quelques semaines,
puisque les dizaines de tombes de ressortissants français se
trouvant au niveau de la localité de Tadmaït ont fait l’objet de ce
transfert vers le cimetière chrétien situé à la nouvelle-ville de
Tizi Ouzou pour permettre la préservation et surtout un meilleur
entretien. Il a été relevé auparavant un certain délaissement de ces
lieux abritant les tombes des ressortissants français dans notre
pays. Cela facilitera aussi le déplacement aux familles françaises
devant se recueillir sur les tombes de leurs proches enterrés en
Algérie. Notons enfin, qu’à son arrivée dans la wilaya de Tizi Ouzou,
M. Verdière a été reçu par le wali, à la cité administrative.
H. M.
Haut
70 Algériens détenus en Espagne pour motif de terrorisme
La FEAAI
demande l’intervention de Belkhadem
«Nous demandons
aux autorités algériennes et au Chef du gouvernement plus
particulièrement de faire pression sur Madrid en ce qui concerne
les prisonniers algériens détenus dans les prisons espagnoles».
Tel a été le
message lancé hier, par les représentants de la Fédération
européenne des associations algériennes des immigrés (FEAAI) lors
d’un point de presse animé à la maison de la presse Tahar-Djaout. La
rencontre avec les médias algériens a été l’occasion de la présence
en Algérie du juge espagnol Balthazar Garçonne, chargé d’enquêter,
entre autres, sur les Algériens accusés de terrorisme et «qui est à
l’origine de l’incarcération de tous ceux que la fédération défend
aujourd’hui», indique Belmedahe Nouredine, président de
l’association. Au nombre de 70 au total, selon ses déclarations,
«ces Algériens détenus dans les prisons espagnoles méritent d’être
mieux défendus». A propos de défense, l’intervenant a tenu à
infirmer le fait que Farouk Ksentini «s’est constitué avocat de la
défense lors du procès de Brahimi Ahmed en Espagne», en soutenant
qu’il «s’est contenté d’assister aux deux audiences sans proférer
une seule parole, alors qu’il avait perçu 6000 euros auprès de la
famille de l’accusé, a qui il avait expliqué que cet argent couvrait
ses frais de déplacement en Espagne». En plus de cette précision,
appuyée par la sœur de Brahimi, présente à la conférence de presse,
le président de la fédération a quand même remercié Ksentini
«d’avoir clamé devant la presse en Algérie que Brahimi était
inoncent». Il a été demandé alors au président de la commission
nationale consultative de la promotion et protection des droits de
l’homme, aux responsables de l’observatoire national des droits de
l’homme et à la presse algérienne de continuer à défendre et à
soutenir l’ensemble des prisonniers algériens en Europe, dont
certains sont innocents. Abordant par ailleurs, un autre point,
celui «des mauvaises conditions d’accueil des voyageurs au port et à
l’aéroport d’Oran», les représentants de la fédération ont déploré
les agissements de certains services de l’Etat.
Intervenant à son
tour au nom de la fédération et en sa qualité de président de
l’association des émigrés algériens à Indaloussia, Berekia Saïd a
sollicité «l’intervention et en urgence des autorités algériennes
auprès des pays d’Europe pour que ces derniers accordent plus de
facilités aux Algériens demandeurs de visas». Car a-t-il dit, «il
s’agit aujourd’hui d’une question de vie ou de mort». Créée le 8
mai 2006, la fédération européenne des associations algériennes
compte déjà 47 associations implantées en Espagne. De nombreux
contacts ont été tissés en vue d’associer à l’idée un maximum d’ONG
en Europe et tout un travail est en phase d’être accompli pour
s’occuper de l’ensemble des prisonnier algériens détenus pour motifs
de terrorisme à travers l’Europe et à Guantanamo.
La fédération a
réussi à initier et lancer plusieurs projets sociaux et caritatifs
en Algérie, lesquels seront financés grâce au programme espagnol
d’aide international. «C’est la première fois que l’argent débité
des salaires des immigrés algériens et des espagnols, est investi en
Algérie. Tous les projets de ce type étaient destinés auparavent au
Maroc», a ajouté M. Belmedah
Habiba Ghrib
Haut
Education
Benbouzid
encourage les élèves à connaître leur Histoire
A la veille de la
célébration du 52e anniversaire du déclenchement de la guerre de
Libération du 1er Novembre 1954, le ministre de l’Education
nationale
M. Benbouzid, a
organisé, hier, au lycée Hassiba-Ben Bouali à Kouba (Alger) un cycle
de conférences animées par des témoins vivants de cette épopée
nationale. Le moudjahid Mustapha Zerkaoui en fait partie. Ce dernier
a passé, à cette occasion, en revue quelques grands événements qui
ont marqué la guerre de Libération depuis le début de la Révolution
jusqu’à l’obtention de l’indépendance et la souveraineté algérienne
après tant de sacrifices. De son côté, le ministre de l’Education
nationale n’a eu de cesse d’insister devant une assistance composée
des jeunes lycéens, sur la nécessité de connaître au mieux
l’histoire de l’Algérie, notamment les vies des moudjahidine. Dans
ce contexte, il précisera justement que son département compte
prendre des mesures, visant notamment l’organisation des ateliers et
des rencontres entre la famille révolutionnaire et les lycéens. Il
avancera même qu’un budget sera consacré à ce genre d’initiatives
pour encourager les élèves à faire des recherches dans l’histoire
d’avant, durant et après la révolution. «L’objectif est celui de
signifier l’enseignement de l’histoire qui reste une matière
essentielle à nos yeux», notera le ministre en signalant dans la
foulée la nécessité d’inculquer l’histoire algérienne aux élèves de
tous cycles confondus. Du même que les heures d’enseignement de
cette matière ont augmenté afin d’améliorer la méthode de
transmission en milieu scolaire.
Dans le cadre de
la réforme,
M. Benbouzid a
indiqué que son département a instruit l’ensemble des établissements
scolaires à instituer des cellules de recherche pour faire
connaître en profondeur l’histoire et organiser ensuite à la veille
de chaque célébration du 1er Novembre des concours et sélectionner
les meilleurs travaux de recherche et les
récompenser.
Kahina Benarab
Haut
Benbouzid sur la question des livres scolaires :
«Les livres
existent mais ils sont stockés»
Sur la question de
la rareté des manuels scolaires au niveau des établissements
scolaires, le ministre de l’Education nationale a soutenu le fait
que les manuels existent bel et bien en avançant, à ce sujet, que
les livres «sont stockés dans certaines écoles».
Il dira, par
ailleurs, que la confection des livres pour la rentrée prochaine est
en train de se faire en illustrant même par un chiffre de plus de 65
millions qui seront disponibles dès la prochaine rentrée. Le
problème, soulignera-t-il, se pose uniquement à Alger en raison,
estime-t-il, de la
récente division de l’Académie d’Alger en trois directions. En
estimant dans cette optique également que cette décentralisation va
gérer au mieux, au plus tard à partir de l’année prochaine,
plusieurs questions notamment celle de la distribution et de
l’organisation des manuels scolaires.
K. B.
Haut
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M.Merkouche
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