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Trois morts, plusieurs blessés et d’énormes dégâts matériels à l’est d’Alger

La peur des années 1990

Nuit de psychose à Reghaïa

Issers

Explosion d’une bombe

Commentaire

La bombe

Affaire de détournement de 20 milliards de la BNA

Les principaux accusés extradés du Maroc

Quatre nouvelles incarcérations à la prison d’Oran

Le procès de l’affaire BCIA se tiendra le 6 novembre

Cour suprême

Cinq ex-walis dans le collimateur

Affaire BRC

Chakib Khelil évite le sujet 

Tizi Ouzou

Transfert des restes des ossements français

70 Algériens détenus en Espagne pour motif de terrorisme

La FEAAI demande l’intervention de Belkhadem

Education

Benbouzid encourage les élèves à connaître leur Histoire

Benbouzid sur la question des livres scolaires :

«Les livres existent mais ils sont stockés»

 

 31/10/06

 

Trois morts, plusieurs blessés et d’énormes dégâts matériels à l’est d’Alger

La peur des années 1990

Les deux structures   ciblées, deux commissariats, sont distants de quelques kilomètres seulement. 

Deux attentats à la voiture piégée ont ciblé dans la nuit de dimanche à lundi les deux structures de la Sûreté urbaine et la BMPJ de Reghaïa et Dergana, causant la mort de trois personnes dont une femme, et blessant  24  dont 9 grièvement. L’information confirmée par un communiqué de la DGSN fait aussi état d’énormes dégâts matériels. Les deux camions  ont été  volés il y a quinze jours, à en croire des sources concordantes, du parc auto de l’APC de Boudouaou. Les deux structures   ciblées, deux commissariats, sont distants de quelques kilomètres seulement.. La première déflagration a été entendue hier à 23h50 sur un rayon de 50 km suivie d’une deuxième, cinq minutes après, rompant  la quiétude de la capitale et le sommeil de centaines de milliers de citoyens de la banlieue-est de la capitale. A Reghaïa, c’est  l’explosion d’un petit camion piégé de marque Toyota (Daihatsu),  stationné en face d’un café à proximité du siège de la 3e Sûreté urbaine, sis sur la RC 124 menant vers Aïn Taya, qui a causé la mort de deux hommes. Six policiers ont été gravement blessés au niveau de ce commissariat jouxtant le groupement de la BMPJ relevant de la Sûreté de daïra de Rouiba. L’on recense aussi d’importants dégâts. Dépêchée sur les lieux une demi-heure après l’explosion, la police scientifique a trouvé des débris de ferraille, de pneumatique et de verres noyés dans l’eau qui coulait des canalisations souterraines éclatées sous l’effet de l’explosion. Ces débris étaient parsemés sur plusieurs mètres du lieu de la déflagration. Les habitations environnantes ont été sérieusement endommagées, notamment les commerces en face du commissariat ciblé. 

15 véhicules stationnés aux alentours ont été projetés des dizaines de mètres plus loin, subissant d’importants dommages. Des témoins oculaires racontent que trois personnes  présumées être les auteurs de l’attentat sortirent du café situé à quelques mètres du commissariat sis à la rue Saïdani Allal et ont tiré sur les policiers en faction  à coups de mitraillette, afin de les repousser à l’intérieur du siège dans l’espoir que  l’explosion fasse un grand nombre de victimes parmi les policiers. Alertés, ces derniers  ont riposté en direction des assaillants qui prirent la fuite à bord d’un véhicule non encore identifié. On suppose qu’une fois repoussés, les criminels ont pris la fuite à bord d’un véhicule qui les attendait plus loin  sur l’axe Reghaïa-Aïn Taya. C’est à partir de là  qu’ils ont actionné le détonateur provoquant ainsi l’explosion du camion piégé. Mais c’est au lieu-dit Heurraga, de la cité très peuplée de Benzerga, limitrophe de Dergana, cible du deuxième attentat,  que l’on a enregistré le plus de dégâts matériels. Les pompiers ont repêché un corps de femme habitant une villa du voisinage immédiat du commissariat, le camion piégé ayant été stationné dans une ruelle proche. La bâtisse du commissariat, cible principale de l’acte, fut entièrement détruite. Plusieurs autres demeures ont été gravement endommagées.  Fort heureusement que les deux attentats ont été perpétrés au milieu de la nuit. Une heure où il n’y a pas grand trafic. La DGSN a affirmé qu’«aussitôt après les explosions, une opération de recherche a été déclenchée et une enquête a été ouverte pour l’identification  et l’arrestation des auteurs». Les structures de police visées continuent, selon le même communiqué, de fournir les prestations nécessaires aux citoyens et d’assurer leur sécurité dans leur localité respective.

Amine B.

 

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Nuit de psychose à Reghaïa

Il est près de 23h45. Reghaïa est une ville endormie, à l’exception des quelques insomniaques qui luttent pour trouver le sommeil qui leur permettra de se reposer un tant soit peu avant d’entamer, le lendemain, une journée certainement plus rude que celle de la veille. Un bruit assourdissant secoue le centre-ville et ses environs. C’est la panique. La peur. Qu’est-ce que c’est ? Une question que se posent les âmes réveillées. Elles ne savent pas exactement s’il s’agit d’un tremblement de terre, car la secousse et le bruit sont identiques à ceux vécus le 21 mai 2003 et ce n’est pas à un «Reghaïais» qu’on apprend ce qu’est un tremblement de terre !  Ce n’est qu’au bout de quelques secondes de réflexion permettant aux gens de rassembler leurs esprits endormis par la fatigue d’une rude journée de travail pour certains, pour d’autres de chômage et pour la plupart certainement pleine de soucis et d’inquiétudes, que l’on se rend compte qu’il s’agit finalement d’une bombe. Un engin vient d’exploser au centre-ville de Réghaia et plus exactement à proximité du commissariat de police. L’explosion est suivie de plusieurs rafales. Un autre bruit retentit. Une autre bombe vient d’exploser à Dergana, à quelques kilomètres seulement de Reghaïa.

Dans les bâtiments des différentes cités de cette ville, les habitants ne savent pas comment réagir. Ils ont peur. La peur serre leur ventre. L’on ne sait plus quoi penser. Les terroristes sont de retour, pense certainement la plus grande partie de la population de cette localité qui a connu  les affres du terrorisme. Non, dira la partie qui veut garder son sang- froid. Ce n’est certainement qu’un acte isolé. Les terroristes qui ont refusé «l’offre du Président, à travers la charte pour la paix et la réconciliation nationale plébiscitée par le référendum du 29  septembre 2005» veulent certainement qu’on parle d’eux. Ils n’ont pas d’autres moyens pour dire qu’ils sont là et qu’ils peuvent faire plus, si ce n’est le recours à des attentats spectaculaires. Si les femmes sont restées à la maison, les hommes ont investi la rue quelques minutes seulement après l’explosion. Il faut savoir ce qui se passe. Les différentes rafales ont contraint «les curieux» à rebrousser chemin. «Retournez en arrière», «rentrez à la maison». Des conseils qu’on s’échange et qui parviennent clairement aux oreilles de ceux qui sont restés à la maison rongés  par l’inquiétude.  Ça parle à l’extérieur, ça court, ça appelle sur les portables. Sur place, l’on apprend, selon les témoignages recueillis, que la bombe a été dissimulée dans un camion de marque Toyota stationné à côté d’un café à proximité du commissariat de police. Les policiers ayant suspecté les terroristes surpris en pleine besogne ont tiré en leur direction avant que l’engin n’explose. Selon des témoignages, un citoyen aurait été touché par des balles tirées lors de l’accrochage qui s’en est suivi. Un autre, paraît-il, a été percuté de plein fouet par les éclats de la bombe. Si la bombe de Reghaïa a fait deux victimes  et plusieurs blessés sans parler des véhicules endommagés et des dégâts subis par les habitations, l’engin ayant explosé à Dergana a fait, quant à lui, une victime de sexe féminin.

Les foules commencent à se réunir dans les rues, discutent, commentent, dénoncent. Plusieurs ne s’empêchent pas de se rapprocher des éléments de la PJ pour s’enquérir des nouvelles. «Yakhi salamat ?». Les gens craignent de renouer avec les bombes, le sang et la mort. La nuit était très longue. L’angoisse, l’inquiétude et la peur rongent les esprits. Aux premières heures de la matinée, le périmètre est bouclé. Les obligations quotidiennes prennent le dessus, il faut bien aller travailler ou étudier. On continue de parler de la veille dans les bus, les cafés et  les arrêts, histoire d’atténuer la peur et d’essayer de comprendre ce qui est en train de se passer réellement.           

Fatima Arab

 

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Issers

Explosion d’une bombe

 Dans la matinée d’hier aux environs de 8 heures, une bombe a explosé dans la localité des Issers et ses environs à quelque 35 km à l’Est du chef-lieu de wilaya, Boumerdès. Les faits sont survenus à la sortie sud de la ville des Issers sur la route nationale 68 reliant cette localité à celle de Chabet El Ameur où une bombe enterrée sur la chaussée a explosé au passage d’un véhicule appartenant à un particulier causant de graves blessures au niveau du visage du conducteur qui fut transporté à l’hôpital de Bordj Menaïel avant d’être transféré sur Alger.

K. A.

 

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Commentaire

La bombe

Chaque fois qu’ils tentent de se remettre des années de violence passées, les Algériens sont ramenés à la réalité. Une énième fois, ils ont vu leur quiétude ébranlée par l’explosion, quasi-simultanée, de deux bombes dans les localités de Reghaïa et de Dergana, situées toutes deux à l’est de la capitale.

La répétitivité, à quelques jours d’intervalle et en divers endroits du pays de ces explosions, amène tout naturellement, à se poser des questions sur les motivations de leurs auteurs dont il reste, par ailleurs, toujours difficile, de déterminer le profil.

Pour certains, il s’agit des irréductibles parmi les groupes armés. Pour d’autres, ce sont encore les terroristes islamistes, libérés en quantité au titre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui sont derrière de tels actes. D’autres, par contre,  avancent une autre hypothèse: ce sont les tenants de la mafia et des activités informelles qui sont responsables. Selon leur version, en agissant de la sorte, ceux-ci chercheraient à maintenir une sorte de pression psychologique constante sur les citoyens et les services de sécurité afin de les empêcher de s’intéresser de trop près à leurs grosses et juteuses affaires.

D’autres, encore, plus flegmatiques ou fatalistes, pensent qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer ni de dramatiser à outrance quand quelques bombes explosant, ici et là, donnent lieu à des dégâts humains et matériels minimes. Pour convaincre, ils tiennent à rappeler l’exemple de l’Irak ou les explosions à la voiture piégée, devenues quotidiennes, provoquent, d’un seul coup, la mort de dizaines de personnes. S’il est, pour le moins, difficile d’abonder au bénéfice d’une version, par rapport à une autre, il n’en reste pas moins que les engins qui continuent à exploser ne sont pas faits pour rassurer les Algériens et leur faire croire qu’ils sont, enfin, sortis de la zone des tempêtes qui a emporté la vie de dizaines de milliers de leurs compatriotes.

Ahmed Mahieddine

 

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Affaire de détournement de 20 milliards de la BNA

Les principaux accusés extradés du Maroc

Les ministres de l’Intérieur et de la Justice ont également apposé leur paraphe sur les trois décrets du chef de l’exécutif du royaume.

Les trois Algériens impliqués dans l’affaire de détournement de 20 milliards de dinars de la Banque Nationale d’Algérie (BNA), incarcérés depuis janvier dernier à la prison civile de Salé (près de Rabat), devraient être extradés dans les tout prochains jours du Maroc. Les décrets d’extradition du territoire marocain des trois mis en cause, notamment le principal accusé dans cette affaire répondant aux initiales A.A.R, ont été signés, le 12 octobre dernier, par le Chef du gouvernement marocain, Driss Jettou, précise t-on. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice ont également apposé leur paraphe sur les trois décrets du chef de l’exécutif du royaume. La justice algérienne avait, rappelons-le, émis un mandat d’arrêt international contre ces trois individus, au mois de décembre 2005, et demandé leur extradition aux autorités judiciaires marocaines, quelques jours après leur arrestation à Casablanca. En effet, des sources judiciaires marocaines avaient indiqué, au mois d’avril dernier lors du procès des trois Algériens, que les trois prévenus seront transférés en Algérie sur la base d’un décret d’extradition. La Cour suprême marocaine avait statué sur cette affaire au bout de plusieurs mois de procédure judiciaire en décidant l’extradition des trois Algériens en question. Selon les termes de l’accord de coopération judiciaire signé entre l’Algérie et le Maroc (1963), les trois prévenus doivent être remis aux autorités requérantes dans un délai d’un mois après la signature du décret d’extradition.

Pour rappel, les trois accusés ont été arrêtés, début janvier dernier, à Casablanca, où ils se sont installés depuis leur fuite, par la police judiciaire marocaine, à la demande d’Interpol sur la base d’un mandat d’arrêt international lancé contre eux par la justice algérienne. Outre les trois prévenus, dix-sept autres personnes sont également impliquées dans cette affaire de détournement de deniers publics au détriment de la BNA à travers ses agences de Cherchell, Bouzaréah et celle de Koléa d’où toutes les opérations délictueuses étaient orchestrées.

Selon le dossier d’accusation, des personnes impliquées dans cette affaire sont actuellement en fuite en Europe, notamment en

Grande-Bretagne.       

M. Kechad

 

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Quatre nouvelles incarcérations à la prison d’Oran

Le procès de l’affaire BCIA se tiendra le 6 novembre

Le procès de l’affaire de la Banque commerciale et industrielle (BCIA) est programmé pour le 6 novembre prochain, au tribunal criminel d’Oran. Quatre personnes ont été, récemment, emprisonnées dans cette affaire, dans le cadre de ce procès, ajoutent nos sources qui expliquent que ces «mis en cause ont été transférés des prisons de Sig et de Mascara pour être détenus dans une prison à Oran en perspective de ce procès». Ce sont, donc, poursuit-on, 20 personnes sur les 32 accusés qui sont en détention préventive dans le cadre de cette affaire. Ces quatre personnes venant s’ajouter à 16 autres incarcérées. Parmi les accusés, on compte des responsables de la BCIA, des fonctionnaires de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et des commerçants. Par ailleurs, on nous a confirmé une information parue dans notre journal, il y a plusieurs mois, selon laquelle un commerçant accusé dans cette affaire a été extradé de France vers l’Algérie. Le P-DG de la BCIA est, toujours, considéré comme étant en fuite.

Le procès promet des révélations et des rebondissements, selon des sources judiciaires.

Pour rappel, se basant sur l’article 156 de la loi 90-10 du 14 avril 1994 relatif à la monnaie et au crédit, la commission bancaire avait décidé, en août 2003, de retirer son agrément à cette banque et de procéder à la nomination d’un liquidateur suite à la «situation d’illiquidité et d’insolvabilité financière». Dans un communiqué rendu public, à l’époque, la commission bancaire avait relevé  «l’incapacité des actionnaires, notamment la famille Kharroubi, de répondre aux préoccupations de la loi en vigueur. Elle a aussi  dénoncé le manque de sincérité» des comptes de la BCIA établis par différents commissaires aux comptes de cette banque. Le scandale financier des traites avalisées par la BCIA et escomptées par la BEA aurait causé un préjudice financier de l’ordre de 11,6 milliards de dinars. Le gel des avoirs de la BCIA avait  été la première mesure prise par les autorités. La BEA avait rendu public, en 2003, un avis d’opposition à toute transaction commerciale à l’encontre de 68 personnes morales et physiques. Cette banque détiendrait des créances impayées qui se chiffrent à plusieurs milliards de dinars. Tout avait, pourtant, commencé par un simple litige commercial.

M. A.

 

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Cour suprême

Cinq ex-walis dans le collimateur

Tandis que le désormais ex-wali d’El Tarf  a été mis sous contrôle judiciaire par les magistrats près la Cour suprême, et limogé par le président de la République, le dossier d’un ex-wali de Batna, celui démis de ses fonctions par le premier magistrat du pays, en 1999, serait sur le point d’être ficelé à la Cour suprême, apprenons-nous de source proche de cette institution. Cet ex-wali est poursuivi pour «mauvaise gestion», «dilapidation de deniers publics et de foncier agricole». «Presque les mêmes accusations portées contre Bachir Frik, ex-wali d’Oran, sont retenues contre cet ex-wali de Batna», ajoute cette source. En tout, et depuis l’année 1999, prés d’une vingtaine de walis ont été limogés par le président Abdelaziz Bouteflika, en trois mouvements dans ce corps. Cinq parmi eux sont poursuivis en justice. L’une des accusations portées à leur encontre serait, ajoute, selon cette source, les «fausses déclarations du patrimoine parues au Journal officiel en l’année 2000». La justice leur reproche la «dissimulation» de biens immobiliers et financiers. A en croire cette source, ces «fausses déclarations» ainsi que des affaires de «surfacturations», dont est accusé Bouricha Mohamed, ex-wali de Blida, compteraient parmi les précurseurs à des instructions judiciaires et à des poursuites par la justice.

La «dilapidation de foncier agricole de deniers publics» et la «mauvaise gestion» sont les accusations qui reviennent souvent dans ces affaires dans lesquelles sont impliquées ces ex-walis dont des signes de richesse aux provenances non justifiées auraient, selon une source bien informée, appuyé les dénonciations faites à leur encontre par certains élus locaux qui refusaient d’avaliser des surfacturations, comme ce fut le cas dans l’affaire de Bouricha, ex-wali de Blida.

Il est à noter, selon une source bien informée, que les nouveaux codes des communes et des wilayas gagneraient à protéger les emplois des fonctionnaires des collectivités locales contre des licenciements abusifs puisque, ajoute cette source, des centaines de fonctionnaires d’Assemblées populaires communales (APC) ont été licenciés, illégalement et, parfois, pour des motifs partisans, par certains élus locaux qui, pourtant, ne disposent pas de ces prérogatives.  

M. Abi

 

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Affaire BRC

Chakib Khelil évite le sujet 

Au moment où tout le monde s’attendait à une réaction de Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines sur l’affaire BRC, qui défraye actuellement la chronique, ce dernier n’a pas jugé utile de répondre à la question d’une journaliste  qui l’a interpellé sur le sujet. Préférant s’attarder sur les détails portant sur l’organisation de la troisième édition de la semaine de l’énergie (SAE 3), qui sera organisée du 25 au 29 novembre à Oran, le ministre, qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse, tenue hier au siège de son département ministériel, a convié les journalistes à poser des questions portant uniquement sur cet événement. Cet important rendez-vous «interviendra une année après l’adoption de la loi sur les hydrocarbures, qui parachève le nouvel édifice institutionnel du secteur de l’énergie et des mines», a indiqué Chakib Khelil, Ce carrefour d’échanges aura pour slogan «les réformes, stratégies, opportunités, innovations». Il permettra aux sociétés internationales ayant réalisé des investissements en Algérie de partager leurs expériences et aux nouvelles sociétés de s’informer sur les opportunités d’investissement. Outre les rencontres entre les experts et dirigeants, le SAE3 sera «l’espace privilégié pour échanger les expériences et débattre des possibilités de développement dans le secteur de l’énergie». Selon le ministre, la semaine de l’énergie sera constituée de trois

«grands événements». Il s’agit des 7es Journées scientifiques et techniques de Sonatrach (JST7) du 28 au 29 novembre, la 5e Condférence stratégique internationale  (CSI5) sur les opportunités d’investissement dans le secteur de l’énergie en Algérie et la 3eme exposition internationale sur le pétrole et le gaz (ALOGE3). Outre les responsables du secteur, parmi les intervenants de ces rencontres figure le Commissaire à l’énergie de l’UE, des responsables de BP, Shell, Statoil, Repsol et Gaz Naturel et Snc Lavalin. 

K. S.

 

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Tizi Ouzou

Transfert des restes des ossements français

Son Excellence l’ambassadeur de France en Algérie, M. Verdière, a présidé hier à Tizi Ouzou la cérémonie officielle de l’opération de transfert des restes des ossements du cimetière de Tadmaït vers celui de la ville de Tizi Ouzou. Une opération finalisée, il y a quelques semaines, puisque les dizaines de tombes de ressortissants français se trouvant au niveau de la localité de Tadmaït ont fait l’objet de ce transfert vers le cimetière chrétien situé à la nouvelle-ville de Tizi Ouzou pour permettre la préservation et surtout un meilleur entretien. Il a été relevé auparavant un certain délaissement de ces lieux abritant les tombes des ressortissants français dans notre pays. Cela facilitera aussi le déplacement aux familles françaises devant se recueillir sur les tombes de leurs proches enterrés en Algérie. Notons enfin, qu’à son arrivée dans la wilaya de Tizi Ouzou, M. Verdière a été reçu par le wali, à la cité administrative.

H. M.

 

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70 Algériens détenus en Espagne pour motif de terrorisme

La FEAAI demande l’intervention de Belkhadem

 «Nous demandons aux autorités algériennes et au Chef du gouvernement plus particulièrement  de faire pression sur Madrid  en ce qui concerne les prisonniers algériens détenus dans les prisons espagnoles».

Tel a été le message lancé hier, par les représentants de la Fédération européenne des associations algériennes des immigrés (FEAAI) lors d’un point de presse animé à la maison de la presse Tahar-Djaout. La rencontre avec les médias algériens a été l’occasion de la présence en Algérie du juge espagnol Balthazar Garçonne, chargé d’enquêter, entre autres, sur les Algériens accusés de terrorisme et «qui est à l’origine de l’incarcération de tous ceux que la fédération défend aujourd’hui», indique Belmedahe  Nouredine, président de l’association. Au nombre de 70 au total, selon ses déclarations, «ces Algériens détenus dans les prisons espagnoles méritent d’être mieux défendus». A propos de défense, l’intervenant a tenu à infirmer le fait que Farouk Ksentini «s’est constitué avocat de la défense lors du procès de Brahimi Ahmed en Espagne», en soutenant qu’il «s’est contenté d’assister aux deux audiences sans proférer une seule parole, alors qu’il avait perçu 6000 euros auprès de la famille de l’accusé, a qui il avait expliqué que cet argent couvrait ses frais de déplacement en Espagne». En plus de cette précision, appuyée par la sœur de Brahimi, présente à la conférence de presse, le président de la fédération a quand même remercié Ksentini «d’avoir clamé devant la presse en Algérie que Brahimi était inoncent».  Il a été demandé alors au président de la commission nationale consultative de la promotion et protection des droits de l’homme, aux responsables de l’observatoire national des droits de l’homme et à la presse algérienne de continuer à défendre et à soutenir l’ensemble des prisonniers algériens en Europe, dont certains sont innocents. Abordant par ailleurs, un autre point, celui «des mauvaises conditions d’accueil des voyageurs au port et à l’aéroport d’Oran», les représentants de la fédération ont déploré les agissements de certains  services de l’Etat.

 Intervenant à son tour au nom de la fédération et en sa qualité de président de l’association des émigrés algériens à Indaloussia, Berekia Saïd a sollicité «l’intervention et en urgence des autorités algériennes auprès des pays d’Europe pour que ces derniers accordent plus de facilités aux Algériens demandeurs de visas». Car a-t-il dit, «il s’agit aujourd’hui d’une question de vie ou de mort».  Créée le 8 mai 2006, la fédération européenne des associations algériennes compte déjà 47 associations implantées en Espagne. De nombreux contacts ont été tissés en vue d’associer à l’idée un maximum d’ONG en Europe et tout un travail est en phase d’être accompli pour s’occuper de l’ensemble des prisonnier algériens détenus pour motifs de terrorisme à travers l’Europe et à Guantanamo.

 La fédération a réussi à initier et lancer plusieurs projets sociaux et caritatifs en Algérie, lesquels seront  financés grâce au programme espagnol d’aide international. «C’est la première fois que l’argent débité des salaires des immigrés algériens et des espagnols, est investi en Algérie. Tous les projets de ce type étaient destinés auparavent au Maroc», a ajouté M. Belmedah        

Habiba Ghrib

 

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Education

Benbouzid encourage les élèves à connaître leur Histoire

A la veille de la célébration du 52e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération du 1er Novembre 1954, le ministre de l’Education nationale

M. Benbouzid, a organisé, hier, au lycée Hassiba-Ben Bouali à Kouba (Alger) un cycle de conférences animées par des témoins vivants de cette épopée nationale. Le moudjahid Mustapha Zerkaoui en fait partie. Ce dernier a passé, à cette occasion, en revue quelques grands événements qui ont marqué la guerre de Libération depuis le début de la Révolution jusqu’à l’obtention de l’indépendance et la souveraineté algérienne après tant de sacrifices. De son côté, le ministre de l’Education nationale n’a eu de cesse d’insister devant une assistance composée des jeunes lycéens, sur la nécessité  de connaître au mieux l’histoire de l’Algérie, notamment les vies des moudjahidine. Dans ce contexte, il précisera justement que son département compte prendre des mesures, visant notamment l’organisation des ateliers et des rencontres entre la famille révolutionnaire et les lycéens. Il avancera même qu’un budget sera consacré à ce genre d’initiatives pour encourager les élèves à faire des recherches dans l’histoire d’avant, durant et après la révolution. «L’objectif est celui de signifier l’enseignement de l’histoire qui reste une matière essentielle à nos yeux», notera le ministre en signalant dans la foulée la nécessité d’inculquer l’histoire algérienne aux élèves de tous cycles confondus. Du même que les heures d’enseignement de cette matière ont augmenté afin d’améliorer la méthode de transmission en milieu scolaire.

Dans le cadre de la réforme,

M. Benbouzid a indiqué que son département a instruit l’ensemble des établissements scolaires à instituer des cellules de recherche pour faire  connaître en profondeur l’histoire et organiser ensuite à la veille de chaque célébration du 1er Novembre des concours et sélectionner les meilleurs travaux de recherche et les récompenser.                       

Kahina Benarab

 

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Benbouzid sur la question des livres scolaires :

«Les livres existent mais ils sont stockés»  

Sur la question de la rareté des manuels scolaires au niveau des établissements scolaires, le ministre de l’Education nationale a soutenu le fait que les manuels existent bel et bien en avançant, à ce sujet, que les livres «sont stockés dans certaines écoles». 

Il dira, par ailleurs, que la confection des livres pour la rentrée prochaine est en train de se faire en illustrant même par un chiffre de plus de 65 millions qui seront disponibles dès la prochaine rentrée. Le problème, soulignera-t-il, se pose uniquement à Alger en raison,

estime-t-il, de la récente division de l’Académie d’Alger en trois directions. En estimant dans cette optique également que cette décentralisation va gérer au mieux, au plus tard à partir de l’année prochaine, plusieurs questions notamment celle de la distribution et de l’organisation des manuels scolaires.                         

K. B.

 

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