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Opération de classement des structures hôtelières
«Elle sera relancée à la fin du mois de novembre»
Lancée
il y a une année, cette opération s’est soldée, selon le
ministre, par la fermeture provisoire de 103
établissements hôteliers pour
non-respect des textes réglementaires
Le
ministre du Tourisme, Noureddine Moussa, a exhorté hier
les inspecteurs du tourisme de toutes les wilayas à
intensifier le contrôle afin de relancer l’opération
d’assainissement, de classement et de reclassement des
structures hôtelières à partir de la fin du mois de
novembre, date de l’expiration du délai accordé aux
responsables de ces établissements pour se conformer à
la réglementation en vigueur. Le premier responsable du
secteur a appelé la commission nationale et les
commissions de wilayas installées à cet effet à
reprendre les missions et à investir le terrain. Lancée
il y a une année, cette opération s’est soldée, selon le
ministre, par la fermeture provisoire de 103
établissements hôteliers pour non-respect des textes
réglementaires gérant l’activité hôtelière, et la
réouverture de sept hôtels après la levée des réserves.
«Nous avons accordé un délai d’une année pour permettre
à tous les opérateurs privés de réhabiliter et de mettre
à niveau leurs hôtels. Ces opérateurs ont bénéficié de
toutes les conditions nécessaires pour réaliser des
travaux d’aménagement grâce à la signature d’une
convention entre le ministère du Tourisme et le CPA
ainsi que le Fonds de garantie des PME (FGAR)», a
indiqué le ministre à l’ouverture des travaux de la
journée d’étude regroupant les cadres du secteur,
organisée hier à Alger.
Toujours dans ce contexte, Noureddine Moussa a évoqué la
mise en chantier de deux textes de loi, à savoir la loi
n° 99-01 sur l’hôtellerie et la loi n°99-06 portant sur
les agences de voyage. «Nous avons trouvé des
difficultés pour l’application de ces deux lois sur le
terrain. Elles ont besoin d’un enrichissement, c’est
pour cela qu’on a appelé à ouvrir le débat avec les
acteurs de la société civile, les opérateurs et
investisseurs pour élaborer un bon texte», a précisé le
ministre.
Cette
rencontre a été consacrée à établir le bilan de
l’activité du secteur durant la saison écoulée. Le
nombre de touristes qui ont visité notre pays depuis
l’année 2000 a connu une croissance de 10% pour la
communauté algérienne établie à l’étranger et de 20%
pour les étrangers. En chiffres, cette hausse est
estimée à 1 442 000 touristes en 2004.
Plusieurs actions sont inscrites dans le cadre du
programme de développement du secteur. Il sera question
notamment de l’élaboration du schéma-directeur
d’aménagement touristique qui est en voie d’achèvement,
du lancement d’une étude sur le tourisme saharien et
national visant la création de cinq pôles touristiques.
Le ministre a indiqué que huit zones d’extension
touristiques ont été déclarées récemment biens de
l’Etat, ce qui offrira la liberté de choisir les projets
qui seront implantés dans ces zones. Toujours dans la
perspective du développement du secteur, le ministre a
indiqué que 40 hommes d’affaires étrangers ont été reçus
par son département. Sur le problème du foncier, M.
Moussa a précisé que 140 autorisations de construction
ont été délivrées aux investisseurs nationaux depuis
novembre 2005.
Les
régions du Sud ont bénéficié de deux milliards de dinars
pour la réhabilitation des établissements hôteliers dans
le cadre du programme de développement du Sud et des
Hauts
Plateaux.
Ces
actions seront appuyées par un travail de proximité
envers tous les acteurs concernés. Le ministre organise,
aujourd’hui, une réunion avec les directeurs des 14
wilayas du littoral pour évaluer la saison estivale 2006
et préparer celle de l’année prochaine.
Nouria B.
Des spécialistes en droit international au forum El
Moudjahid
«L’OMC
est une menace pour l’Algérie»
L’ouverture du pays à l’économie de marché et les règles
internationales régissant l’économie mondiale ont
constitué le gros des débats de la table ronde
organisée, hier, au centre de presse du quotidien El
Moudjahid. Débats animés par des spécialistes en
économie et en droit international. Intervenant en
premier aux travaux de cette rencontre, maître Miloud
Brahimi estime que l’adhésion de l’Algérie à
l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est plus qu’un
choix, une nécessité imposée par les nouvelles donnes
économiques. Ces orientations actuelles de l’économie
mondiale ont trait, indique ce spécialiste en droit
international, à la souveraineté politique de chaque
pays. Comme pour expliquer son point de vue, l’orateur
donne un exemple éloquent : selon lui, la récente
agression militaire commise «impunément» par Israël à
l’égard du peuple libanais et l’incapacité des Etats
arabes d’y faire face s’explique par l’isolement de ces
derniers de la communauté internationale. Pour reprendre
ses propos, M. Brahimi indique que «les petits pays
doivent s’intégrer dans la mondialisation. Les pays
arabes ont été absents de l’agression contre le Liban
parce qu’ils sont en marge des changements qui se
passent sur la scène internationale». Or, un autre point
de vue, opposé au premier, est développé lors des
débats, par le représentant du ministère du Commerce,
M.
Bennini. Ainsi donc, celui-ci trouve que la
mondialisation fait perdre aux Etats leur souveraineté
politique. A ses yeux, la souveraineté politique échappe
de plus en plus aux Etats en raison, bien entendu, des
effets de la mondialisation.
Dans
la foulée, le représentant du ministère constate qu’en
raison de l’absence des pays du tiers- monde, les règles
de fonctionnement de cette globalisation ne marchent pas
comme il se doit. Pour sa part, soutenant les dires de
son prédécesseur, M. Si Afif qui occupait le poste de
président de la commission chargée des affaires
étrangères à l’APN, indique que la mondialisation
constitue une véritable menace aux souverainetés
politiques des pays. En clair, il souligne que le droit
international est instrumentalisé par des pays
puissants. Cette instrumentalisation est le fait,
poursuit-il, des groupes d’intérêt. A ce propos, M. Si
Afif qui est actuellement membre du conseil national du
FLN, soutient que «les petits pays ne peuvent pas
défendre leurs intérêts économiques devant des cercles
puissants qui tentent d’imposer un modèle mondial». Plus
loin, le même intervenant ajoute que les différentes
interventions de l’OTAN, qui se font dans bon nombre de
pays, sous couvert d’actions humanitaires, ont des
objectifs purement politiques. Dans ce contexte,
évoquant le cas de l’Algérie qui s’apprête,
rappelons-le, à adhérer à l’OMC, M. Si Afif a soutenu
que l’«intégration du pays dans la mondialisation
constitue un danger, car nous risquons de perdre notre
souveraineté politique». Le même constat est fait par
maître Farouk Ksentini qui trouve que la mondialisation
est synonyme de l’«américanisation». Qui est à l’origine
de cette mondialisation? L’adhésion de l’Algérie à l’OMC
est-elle spontanée ou forcée ? Le pays sera-t-il un
membre influent au sein de cette organisation ? Ce sont
là autant de questions soulevées par l’avocat Chorfi,
lors de son intervention.
«Priorité à l’autonomie de décision économique pour
préserver la souveraineté politique», dira le
porte-parole du ministère du Commerce, tout en
regrettant l’existence, au pays, du marché informel qui
entrave aussi bien le développement économique du pays
que son efficacité dans la zone de libre-échange.
M.
Kechad
Médicament
Les
professionnels s’organisent
Une
commission nationale regroupant les professionnels du
médicament (pharmaciens, médecins et importateurs) sera
installée en décembre prochain à l’Union générale des
commerçants et artisans algériens. Sa mission :
réorganiser la distribution, la production et
l’importation des médicaments en Algérie, identifier les
problèmes rencontrés et proposer des solutions. «Chez
nous, la facture du médicament s’élève à plus de 700
millions de dollars annuellement, un marché qui
représente quelque 4 000 produits dont 15% seulement
sont produits partiellement ou entièrement localement»,
a indiqué Salim Berlat, directeur de la Société de
promotion médicale et scientifique de Constantine, lors
d’un point de presse qu’il a animé hier à Alger au siège
de l’UGCAA. Pour le conférencier, l’industrie du
médicament rencontre encore d’innombrables difficultés,
d’abord l’approvisionnement régulier et suffisant des
médicaments fait souvent défaut malgré l’importante
enveloppe financière consacrée par l’Etat et la
réglementation n’est pas toujours respectée. Ainsi, sur
les 400 grossistes du médicament que compte le pays, il
ne subsiste aujourd’hui que 180, les contrôles des
agents de la direction de la santé publique (DSP) ayant
mis à l’arrêt plusieurs d’entre eux.
«Le
nombre de médicaments périmés augmentent d’année en
année malgré les déclarations annuelles faites par les
officines et émises à la DSP, la direction des impôts et
la direction de l’environnement. A Constantine, entre 20
et 25% des médicaments sont perdus», a-t-il indiqué. Les
officines connaissent encore des difficultés de
stockage, insuffisances des moyens et non-respect des
normes requises et les pharmaciens ne sont pas encadrés
et manquent de formation. Le pays ne compte pas de
personnes spécialisées dans l’industrie pharmaceutique.
«Nous dépendons encore des grands laboratoires
étrangers, les programmes d’importation validés ne
répondent pas aux exigences des consommateurs. Les
opérateurs économiques intervenant dans l’importation
doivent mettre en place un système d’achat auprès des
sources multiples d’approvisionnement afin de minimiser
les coûts», propose-t-il, ajoutant que les investisseurs
étrangers doivent s’engager dans des actions de
partenariat. «Il y a des laboratoires qui nous vendent
leurs produits depuis l’Indépendance et qui n’ont jamais
pensé s’installer ici. Ce n’est pas normal !», conclut
M. Berlat.
Irane Belkhedim
Investissement et énergie
Les
ordonnances adoptées au Sénat
Les
membres du Conseil de la nation ont adopté, dimanche, le
texte de loi portant approbation de l’ordonnance
relative au développement de l’investissement lors d’une
séance plénière. Intervenant devant les membres du
Conseil de la nation, Abdelaziz Ziari, ministre des
Relations avec le Parlement a affirmé au nom de
Abdelhamid Temmar, ministre de la Participation et de la
Promotion des investissements, que «les études réalisées
sur le climat d’investissement ont révélé que les
entraves résident notamment dans la problématique du
foncier, la réforme du système bancaire, le renforcement
de la transparence et la compétitivité dans le domaine
de l’investissement». Les sénateurs membres du Conseil
de la nation ont adopté, dimanche, l’ordonnance n°06/10
du 29 juillet 2006, amendant l’ordonnance 05/07 du 28
avril 2005 relative aux hydrocarbures. Les nouveaux
amendements introduits par ce texte visent
l’élargissement et le renforcement du contrôle de l’Etat
sur les hydrocarbures, leur utilisation rationnelle et
leur régulation avec tous les opérateurs, y compris
Sonatrach, par le biais de l’Agence nationale de
valorisation des hydrocarbures (Alnaft) et l’agence de
régulation des hydrocarbures, tout en tenant à préserver
ces ressources pour les générations futures. Les
19
amendements contenus dans l’ordonnance concernent
notamment la recherche et l’exploitation des
hydrocarbures (articles 05, 32 et 48), l’acheminement
par oléoducs (articles 68, 69 et 70), le raffinage
(article 77) ainsi que l’article 58 amendé pour exclure
Sonatrach des mesures d’arbitrage international, en cas
de litige entre Alnaft et un des contractants.
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