SOMMAIRE

LA UNE Enfin, entre autres actions de réformes évaluées, celle du renforcement du contrôle externe par l'Inspection générale des finances (IGF) lequel a induit, d'une part, la mise à jour des textes la régissant pour adapter ses attributions et son mode de fonctionnement au nouvel environnement institutionnel et, d'autre part, l'amélioration de ses moyens opérationnels d'intervention.

31/10/06

 

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Hadidi Bouabdellah

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Saha Aidkoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un Aid Moubarek

 

 

Aïch etchouf

 

La provoc’ !

En décidant l’incarcération de Cheb Mami avant-hier à Paris, les autorités françaises viennent de franchir un pas supplémentaire dans la provocation à l’égard de l’Algérie tout entière, tant il est vrai qu’on ne jette pas ainsi en prison une icône nationale qui plus est ami personnel du Président Abdelaziz Bouteflika. La mise en examen étant déjà largement suffisante en pareil cas, il ne faut pas chercher très loin pour comprendre l’excès de zèle d’une justice française par ailleurs accusée de laxisme par son propre ministre de l’Intérieur lorsqu’il s’agit de juger les vrais criminels. Toujours est-il que cette affaire est appelée à connaître des développements qui n’iront certainement pas dans le sens d’un réchauffement des relations entre l’Algérie et la France si ce n’est à une détérioration dont on se demande à qui elle peut véritablement profiter. Avec cette manie de tout expliquer en France par la problématique de l’élection présidentielle de 2007, il faut bien envisager que l’un des courants en lice, le PS pour ne pas le nommer, veuille faire des relations avec l’Algérie une carte électorale gagnante.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois morts, plusieurs blessés et d’énormes dégâts matériels à l’est d’Alger

La peur

des années 90

Deux attentats à la voiture piégée ont ciblé dans la nuit de dimanche à lundi les deux structures de la Sûreté urbaine et la BMPJ de Reghaia et Dergana, causant la mort de trois personnes dont une femme, et blessant  24  dont neuf grièvement. L’information confirmée par un communiqué de la DGSN fait aussi état d’énormes dégâts matériels.

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hjghjghj

 Les Titres

 

Cour suprême

Cinq ex-walis dans le collimateur

 

70 Algériens détenus en Espagne pour motif de terrorisme

La FEAAI demande l’intervention de Belkhadem

 

Affaire de détournement de 20 milliards de la BNA

Les principaux accusés extradés du Maroc

 

Quatre nouvelles incarcérations à la prison d’Oran

Le procès de l’affaire BCIA se tiendra le 6 novembre

 

Affaire BRC

Chakib Khelil évite le sujet

 

 Le Trait d'Abi  

 

 Divers

 

Opération de classement des structures hôtelières

«Elle sera relancée à la fin du mois de novembre»

Lancée il y a une année, cette opération s’est soldée, selon le ministre, par la fermeture provisoire de 103 établissements hôteliers pour

non-respect des textes réglementaires

Le ministre du Tourisme, Noureddine Moussa, a exhorté hier les inspecteurs du tourisme de toutes les wilayas à intensifier le contrôle afin de relancer l’opération d’assainissement, de classement et de reclassement des structures hôtelières à partir de la fin du mois de novembre, date de l’expiration du délai accordé aux responsables de ces établissements pour se conformer à la réglementation en vigueur. Le premier responsable du secteur a appelé la commission nationale et les commissions de wilayas installées à cet effet à reprendre les missions et à investir le terrain. Lancée il y a une année, cette opération s’est soldée, selon le ministre, par la fermeture provisoire de 103 établissements hôteliers pour non-respect des textes réglementaires gérant l’activité hôtelière, et la réouverture de sept hôtels après la levée des réserves. «Nous avons accordé un délai d’une année pour permettre à tous les opérateurs privés de réhabiliter et de mettre à niveau leurs hôtels. Ces opérateurs ont bénéficié de toutes les conditions nécessaires pour réaliser des travaux d’aménagement grâce à la signature d’une convention entre le ministère du Tourisme et le CPA ainsi que le Fonds de garantie des PME (FGAR)», a indiqué le ministre à l’ouverture des travaux de la journée d’étude regroupant les cadres du secteur, organisée hier à Alger.

Toujours dans ce contexte, Noureddine Moussa a évoqué la mise en chantier de deux textes de loi, à savoir la loi n° 99-01 sur l’hôtellerie et la loi n°99-06 portant sur les agences de voyage. «Nous avons trouvé des difficultés pour l’application de ces deux lois sur le terrain. Elles ont besoin d’un enrichissement, c’est pour cela qu’on a appelé à ouvrir le débat avec les acteurs de la société civile, les opérateurs et investisseurs pour élaborer un bon texte», a précisé le ministre. 

Cette rencontre a été consacrée à établir le bilan de l’activité du secteur durant la saison écoulée. Le nombre de touristes qui ont visité notre pays depuis l’année 2000 a connu une croissance de 10% pour la communauté algérienne établie à l’étranger et de 20% pour les étrangers. En chiffres, cette hausse est estimée à 1 442 000 touristes en 2004.

Plusieurs actions sont inscrites dans le cadre du programme de développement du secteur. Il sera question notamment de l’élaboration du schéma-directeur d’aménagement touristique qui est en voie d’achèvement, du lancement d’une étude sur le tourisme saharien et national visant la création de cinq pôles touristiques. Le ministre a indiqué que huit zones d’extension touristiques ont été déclarées récemment biens de l’Etat, ce qui offrira la liberté de choisir les projets qui seront implantés dans ces zones. Toujours dans la perspective du développement du secteur, le ministre a indiqué que 40 hommes d’affaires étrangers ont été reçus par son département. Sur le problème du foncier, M. Moussa a précisé que 140 autorisations de construction ont été délivrées aux investisseurs nationaux depuis novembre 2005.

Les régions du Sud ont bénéficié de deux milliards de dinars pour la réhabilitation des établissements hôteliers dans le cadre du programme de développement du Sud et des

Hauts Plateaux.

Ces actions seront appuyées par un travail de proximité envers tous les acteurs concernés. Le ministre organise, aujourd’hui, une réunion avec les directeurs des 14 wilayas du littoral pour évaluer la saison estivale 2006 et préparer celle de l’année prochaine.       

Nouria B.

 

Des spécialistes en droit international au forum El Moudjahid

«L’OMC est une menace pour l’Algérie»

L’ouverture du pays à l’économie de marché et les règles internationales régissant l’économie mondiale ont constitué le gros des débats de la table ronde organisée, hier, au centre de presse du quotidien El Moudjahid. Débats animés par des spécialistes en économie et en droit international. Intervenant en premier aux travaux de cette rencontre, maître Miloud Brahimi estime que l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est plus qu’un choix, une nécessité imposée par les nouvelles donnes économiques. Ces orientations actuelles de l’économie mondiale ont trait, indique ce spécialiste en droit international, à la souveraineté politique de chaque pays. Comme pour expliquer son point de vue, l’orateur donne un exemple éloquent : selon lui, la récente agression militaire commise «impunément»  par Israël à l’égard du peuple libanais et l’incapacité des Etats arabes d’y faire face s’explique par l’isolement de ces derniers de la communauté internationale. Pour reprendre ses propos, M. Brahimi indique que «les petits pays doivent s’intégrer dans la mondialisation. Les pays arabes ont été absents de l’agression contre le Liban parce qu’ils sont en marge des changements qui se passent sur la scène internationale». Or, un autre point de vue, opposé au premier, est développé lors des débats, par le représentant du ministère du Commerce,

M. Bennini. Ainsi donc, celui-ci trouve que la mondialisation fait perdre aux Etats leur souveraineté politique. A ses yeux, la souveraineté politique échappe de plus en plus aux Etats en raison, bien entendu, des effets de la mondialisation.

Dans la foulée, le représentant du ministère constate qu’en raison de l’absence des pays du tiers- monde, les règles de fonctionnement de cette globalisation ne marchent pas comme il se doit. Pour sa part, soutenant les dires de son prédécesseur, M. Si Afif qui occupait le poste de président de la commission chargée des affaires étrangères à l’APN, indique que la mondialisation constitue une véritable menace aux souverainetés politiques des pays. En clair, il souligne que le droit international est instrumentalisé par des pays puissants. Cette instrumentalisation est le fait, poursuit-il, des groupes d’intérêt. A ce propos, M. Si Afif qui est actuellement membre du conseil national du FLN, soutient que «les petits pays ne peuvent pas défendre leurs intérêts économiques devant des cercles puissants qui tentent d’imposer un modèle mondial». Plus loin, le même intervenant ajoute que les différentes interventions de l’OTAN, qui se font dans bon nombre de pays, sous couvert d’actions humanitaires, ont des objectifs purement politiques. Dans ce contexte, évoquant le cas de l’Algérie qui s’apprête, rappelons-le, à adhérer  à l’OMC, M. Si Afif a soutenu que l’«intégration du pays dans la mondialisation constitue un danger, car nous risquons de perdre notre souveraineté politique». Le même constat est fait par maître Farouk Ksentini qui trouve que la mondialisation est synonyme de l’«américanisation». Qui est à l’origine de cette mondialisation?  L’adhésion de l’Algérie à l’OMC est-elle spontanée ou forcée ? Le pays sera-t-il un membre influent au sein de cette organisation ? Ce sont là autant de questions soulevées par l’avocat Chorfi, lors de son intervention.

«Priorité à l’autonomie de décision économique pour préserver la souveraineté politique», dira le porte-parole du ministère du Commerce, tout en regrettant l’existence, au pays, du marché informel qui entrave aussi bien le développement économique du pays que son efficacité dans la zone de libre-échange.

M. Kechad

 

Médicament

Les professionnels s’organisent

Une commission nationale regroupant les professionnels du médicament (pharmaciens, médecins et importateurs) sera installée en décembre prochain à l’Union générale des commerçants et artisans algériens. Sa mission : réorganiser la distribution, la production et l’importation des médicaments en Algérie, identifier les problèmes rencontrés et proposer des solutions. «Chez nous, la facture du médicament s’élève à plus de 700 millions de dollars annuellement, un marché qui représente quelque 4 000 produits dont 15% seulement sont produits partiellement ou entièrement localement», a indiqué  Salim Berlat, directeur de la Société de promotion médicale et scientifique de Constantine, lors d’un point de presse qu’il a animé hier à Alger au siège de l’UGCAA.  Pour le conférencier, l’industrie du médicament rencontre encore d’innombrables difficultés, d’abord l’approvisionnement régulier et suffisant des médicaments fait souvent défaut malgré l’importante enveloppe financière consacrée par l’Etat et la réglementation n’est pas toujours respectée. Ainsi, sur les 400 grossistes du médicament que compte le pays, il ne subsiste aujourd’hui que 180, les contrôles des agents de la direction de la santé publique (DSP) ayant mis à l’arrêt plusieurs d’entre eux.

«Le nombre de médicaments périmés augmentent d’année en année malgré les déclarations annuelles faites par les officines et émises à la DSP, la direction des impôts et la direction de l’environnement. A Constantine, entre 20 et 25% des médicaments sont perdus», a-t-il indiqué. Les officines connaissent encore des difficultés de stockage, insuffisances des moyens et non-respect des normes requises et les pharmaciens ne sont pas encadrés et manquent de formation. Le pays ne compte pas de personnes spécialisées dans l’industrie pharmaceutique. «Nous dépendons encore des grands laboratoires étrangers, les programmes d’importation validés ne répondent pas aux exigences des consommateurs. Les opérateurs économiques intervenant dans l’importation doivent mettre en place un système d’achat auprès des sources multiples d’approvisionnement afin de minimiser les coûts», propose-t-il, ajoutant que les investisseurs étrangers doivent s’engager dans des actions de partenariat. «Il y a des  laboratoires qui nous vendent leurs produits depuis l’Indépendance et qui n’ont jamais pensé s’installer ici. Ce n’est pas normal !», conclut M. Berlat.

Irane Belkhedim

 

Investissement et énergie

Les ordonnances adoptées au Sénat

Les membres du Conseil de la nation ont adopté, dimanche, le texte de loi portant approbation de l’ordonnance relative au développement de l’investissement lors d’une séance plénière. Intervenant devant les membres du Conseil de la nation, Abdelaziz Ziari, ministre des Relations avec le Parlement a affirmé au nom de  Abdelhamid Temmar, ministre de la Participation et de la Promotion des investissements, que «les études réalisées sur le climat d’investissement ont révélé que les entraves résident notamment dans la problématique du foncier, la réforme du système bancaire, le renforcement de la transparence et la compétitivité dans le domaine de l’investissement». Les sénateurs membres du Conseil de la nation ont adopté, dimanche, l’ordonnance n°06/10 du 29 juillet 2006, amendant l’ordonnance 05/07 du 28 avril 2005 relative aux hydrocarbures. Les nouveaux amendements introduits par ce texte visent l’élargissement et le renforcement du contrôle de l’Etat sur les hydrocarbures, leur utilisation rationnelle et leur régulation avec tous les opérateurs, y compris Sonatrach, par le biais de l’Agence nationale de valorisation des hydrocarbures (Alnaft) et l’agence de régulation des hydrocarbures, tout en tenant à préserver ces ressources pour les générations futures. Les

19 amendements contenus dans l’ordonnance concernent notamment la recherche et l’exploitation des hydrocarbures (articles 05, 32 et 48), l’acheminement par oléoducs (articles 68, 69 et 70), le raffinage (article 77) ainsi que l’article 58 amendé pour exclure Sonatrach des mesures d’arbitrage international, en cas de litige entre Alnaft et un des contractants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Affaire à suivre

Par delà les légitimes craintes que suscite la personne de Rabah Kébir en sa qualité de figure de proue du Fis dissous, il faut bien admettre que l’homme a réussi là où tous les autres ont lamentablement échoué. Il a pu en l’espace de quelques jours seulement faire bouger à son rythme, une scène politique amorphe depuis de nombreuses années maintenant. Cela ne tient évidemment pas qu’aux circonstances dans lesquelles Kébir est entré au pays, bien que cela joue beaucoup aussi, mais il faut dire que son discours suscite un certain intérêt qui n’est pas que de circonstance. En évitant d’évoquer la mise en place d’une dawla islamya, pour lui préférer un Etat moderne et démocratique, il ne pouvait évidemment qu’éveiller la curiosité de tous, de ses détracteurs, comme de ses fidèles. Toute la question étant de savoir jusqu’où peut-on croire un homme politique qui a visiblement appris à mieux la pratiquer et qui prend des risques certains en rompant aussi crûment avec son ancien parti et avec ses dirigeants «légitimes». Rabah Kébir joue-t-il au démocrate ou l’est-il vraiment devenu ? La question mérite que l’on s’y attarde, même s’il ne faut pas non plus verser dans le travers qui consiste à considérer ses nouvelles prises de position comme un label de modernité et de progressisme. Démocrate, peut-être, mais assurément islamiste toujours. Le fait est que ce nouveau positionnement politique contraint chacun d’entre nous à analyser avec un peu plus d’objectivité, le processus de normalisation du phénomène Fis qui est en train de se mettre en route sous la férule de l’exilé d’Aix-la-Chapelle, et de toute évidence en accord, pour ne pas dire plus, avec les plus hautes autorités du pays. Cela va-t-il dans le sens des intérêts de la société algérienne, oui ou non ? D’autant que tout cela se produit dans le cadre d’un contexte légal sévèrement balisé par une charte pour la paix et la réconciliation nationale et par des textes d’application qui ont clairement situé les responsabilités des uns et des autres dans la tragédie des années 90 et qui ferment la porte à toute nouvelle aventure, pilotée par des aventuriers ou des inconscients, type Ali Benhadj et Anouar Haddam. L’issue ménagée autour de Rabah Kébir et de Madani Mezrag semblant de surcroît parfaitement maîtrisée par les sphères habilitées à le faire, reste à savoir comment vont réagir les troupes fissistes face au marché qui leur est proposé : faire de la politique mais dans le strict cadre des lois de la République ou rester à l’écart ad vitam eternam. Le choix pour la première option nous permettant à tous de lever l’hypothèque Fis une bonne fois pour toutes et de supprimer ce statut de martyr que beaucoup traînent avec une espèce de délectation morbide. Tout en veillant bien sûr à ne jamais laisser la violence repoindre le bout du nez, même par la plus anodine des déclarations.  

A. M.

 

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